La sélection cannoise relance la polémique sur la chronologie des médias

Nicolas Furno | | 10:43 |  25

Comme tous les ans, le Délégué général du Festival de Cannes a présenté la sélection de films qui participeront à la compétition. Cette année, la sélection annoncée par Thierry Frémaux a relancé une vieille polémique française, puisque deux films sur les dix-huit sélectionnés appartiennent à Netflix. The Meyerowitz Stories réalisé par Noah Baumbach et Okja de Bong Joon-ho sont prévus pour sortir sur le service de streaming dans le courant de l’année.

Après Snowpiercer, le Transperceneige, Bong Joon-ho a de nouveau travaillé avec Tilda Swinton sur Okja. Cliquer pour agrandir

C’est la première fois qu’un film original Netflix a été sélectionné à Cannes, ce qui est une reconnaissance du travail mené par l’entreprise américaine en faveur des contenus originaux. Pour les abonnés du monde entier, ce sera l’assurance de voir une œuvre sélectionnée au festival très rapidement après sa diffusion sur la Croisette, et sans avoir à payer davantage que leur forfait mensuel.

Dans le monde entier… sauf peut-être en France, à nouveau. La chronologie des médias qui régit le rythme des sorties dans l’Hexagone empêche Netflix de proposer ses propres films pendant 36 mois si l’entreprise souhaite les diffuser dans les cinémas. Pour tous ses autres films originaux, le service a fait le choix de se passer de sorties en salles pour les proposer uniquement à ses abonnés. Mais cette mise en avant procurée par la sélection officielle du Festival de Cannes fait grincer des dents dans le milieu.

Dès le départ, Thierry Frémaux a annoncé que des négociations étaient en cours pour permettre à ces deux longs-métrages de sortir en salles, contrairement à ce qui était prévu. La Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) a publié dans la foulée un communiqué de presse pour peser dans la demande. Pour faire simple, cette organisation qui regroupe les salles de cinéma françaises et leur donne une voix unique voudrait que tous les films diffusés pendant le Festival de Cannes bénéficient d’une sortie au cinéma. Et donc, qu’ils entrent dans le cadre de la chronologie des médias.

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Ce n’est pas la première fois que la question s’est posée. L’an dernier, Netflix avait acheté les droits de diffusion de Divines, un long-métrage français récompensé de la Caméra d’Or lors de l’édition 2016 du Festival de Cannes. Le film est sorti en salles à la fin de l’été 2016 et il est disponible depuis le mois de novembre sur Netflix partout sauf en France, où il devra attendre 2019.

La situation est un petit peu différente pour les longs-métrages de Bong Joon-ho et Noah Baumbach toutefois, puisque Netflix est cette fois le seul acteur, à la fois producteur et distributeur exclusif. Rien n’oblige l’Américain a écouter la FNCF ou le Directeur Général du Festival et les deux films peuvent très bien être proposés dès cette année en streaming en France. À condition toutefois de refuser une sortie en salles, c’est la règle.

Sauf que d’après Variety, Netflix chercherait bien à trouver un accord pour diffuser les deux films dans les salles françaises. Est-ce que le géant de la SVOD cherche une solution intermédiaire, avec une sortie dans quelques salles pour satisfaire les cinéphiles sans entrer dans le cadre de la chronologie des médias ? Ce serait techniquement possible, mais peut-être aussi que le service ne veut pas se mettre à dos l’industrie du cinéma français, préfère respecter la législation et faire patienter 36 mois de plus ses clients français.

Pourra-t-on rapidement voir les films Netflix en France ?

À l’heure des bilans, les utilisateurs français du service seront les premiers perdants si Netflix cède. Mais aussi peut-être les films, comme le rappelle justement ZDNet. Le site a analysé les chiffres de tous les films sélectionnés par le Festival de Cannes en 2016 et seul Juste la fin du monde de Xavier Dolan a dépassé le million d’entrées. La majorité n’a pas séduit 500 000 spectateurs et six longs-métrages ont rassemblé moins de 100 000 personnes dans les salles.

Il faut dire que la sélection est souvent composée de « petits » films, ou en tout cas un cinéma d’auteur qui ne bénéficie que d’une sortie limitée. Quelques salles, souvent surtout parisiennes, et très peu de spectateurs pour venir les voir. Netflix leur offrirait une audience nettement plus large (bientôt 100 millions d'abonnés dans le monde) et surtout une durée de vie plus longue. Le calendrier des sorties au cinéma est souvent très rapide et seuls les blockbusters tiennent plus de deux ou trois semaines à l’affiche. À l’inverse, le catalogue d’œuvres qui parviennent au service de streaming reste sur le service en permanence, sans aucune contrainte.

En contrepartie, les sorties de films originaux sur Netflix sont plus discrètes, pour ne pas dire encore invisibles. On parle beaucoup des séries de l’Américain, moins des longs-métrages, pourtant déjà bien nombreux. IndieWire cite en guise d’exemple le cas de Tramps, une œuvre d’Adam Leon qui sortira vendredi prochain dans le monde entier, exclusivement sur Netflix.

Le site indique que ce film indépendant aurait mérité l’attention d’une sortie nationale et critique aussi Netflix pour son manque d’attention pour ses créations originales. Il faut bien reconnaître que l’interface a tendance à les noyer un petit peu et à mettre sur le même plan les plus grands films et les séries plus légères. Le problème ne va qu’en s’aggravant, alors que le service multiplie les acquisitions et les projets originaux et on peut avoir le sentiment de rater la majorité de ce qui se passe.

C’est un problème dans l’ancien modèle où la sortie cinéma était le pic d’attention pour un long-métrage, mais les films originaux Netflix resteront nettement plus longtemps sur le service que dans les salles, s’ils étaient sortis au cinéma. Certes, ils sont un peu perdus au milieu de tout le reste, mais ce n’est qu’un problème d’interface qui peut être réglé. Et puis le service parie avant tout sur les recommandations personnalisées qui sont, certes, encore largement perfectibles, mais une bonne solution en théorie. Et rien n’interdit la presse et les critiques de s’y intéresser, même s’ils ont privilégié les sorties en bonne et due forme jusque-là.

Ces longs-métrages ne seront plus appréciés sur le grand écran d’un cinéma, avec un projecteur (en théorie) calibré à la perfection pour une qualité d’image (théoriquement) parfaite. C’est un fait, mais ce n’est pas un argument suffisant pour une bonne partie des spectateurs, sans compter que la réalité est parfois éloignée de la théorie. L’usage évolue et on regarde de plus en plus de vidéos sur nos smartphones ou au moins sur un téléviseur.

Netflix permet, aussi, de regarder les vieux épisodes de Star Trek sur un smartphone.

L’expérience du cinéma restera toujours différente, ne serait-ce que pour sa capacité à enfermer les spectateurs dans une bulle (plus ou moins) coupée du monde. Ceux qui apprécient cette expérience devraient toujours pouvoir en profiter et Netflix en a certainement conscience. Outre-Atlantique, le service a d’ailleurs signé un accord pour diffuser certains de ses longs-métrages dans les salles iPic, un réseau qui a fait le pari du haut de gamme. Netflix a aussi réitéré dans ses derniers résultats trimestriels qu'il était ouvert à l'idée d'une sortie simultanée dans les salles.

Netflix pourrait proposer une sortie en même temps sur son service et dans les salles de cinéma. Ou au minimum, une sortie cinéma suivie d’une mise à disposition en streaming. Malheureusement, même si c’était son souhait, c’est totalement impossible en France, chronologie des médias oblige. Et même si certains souhaitent la modifier, ce serait uniquement pour réduire le délai entre la salle et le streaming de 36 mois à 25 mois.

Avant la sélection cannoise et la polémique, Netflix avait prévu de sortir Okja sur son site le 28 juin 2017, y compris en France. The Meyerowitz Stories n’a pas encore de date de sortie fixe, mais il était prévu au départ pour 2017. Rappelons aussi que le service a acheté les droits sur le prochain film de Martin Scorsese, The Irishman. Sa sortie est prévue pour le moment pour 2019.


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25 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar macosZ 18/04/2017 - 10:48 via iGeneration pour iOS

Au lieu de t'ouvrir a un potentiel d'abonnés Netflix (toujours curieux de voir les productions Netflix) tu te cantonnes à quelques milliers d'entrée au mieux en salles

Pas de doutes on défend la culture chez nous

avatar C1rc3@0rc 18/04/2017 - 11:22

@macosZ

Faut pas confondre promotion et protection de la culture et defense d'interets commerciaux privés...
Le systeme qui a cours en France n'est certainement pas créé pour promouvoir la culture française et encore moins l'art.
C'est juste un systeme absurde qui est la pour maintenir en vie et en croissance artificielle un modele archaique et sclerosé. Bien sur, cela permet a une certaine clique de toucher des rentes juteuses, mais cela c'est au détriment de l'art, des artiste et de la culture.

Il n'y a qu'a voir l'effondrement de l'usage du français et de l'accés a des elements culturels sur Internet pour comprendre qu'il faut changer radicalement de strategie si il y a une vraie volonté de promouvoir la culture et les artistes français.
Pour l'instant le systeme ne fait qu'engraisser des apparatchik de l'industrie du divertissement. Ce qu'il faut soutenir c'est l'artiste, pas l'industrie.

Une question de fond a se pose c'est pourquoi vouloir une sortie initiale en salle?
L'interet d'une salle c'est de remplir les sieges, non?
Aujourd'hui on a un tarif du billet qui est de plus en plus elevé, avec pour seule "promesse" une bande annonce trompeuse et des critiques "professionnelles" qui sont au mieux deconnectées du spectateur. Si on veut aller voir un film, il faut payer les yeux fermer, sans avoir de possibilité d'etre remboursé si le film est mauvais ou que sa promotion est mensongère. Ce qui est la situation la plus commune!

Avec les producteurs/diffuseurs comme Netflix, le cout par produit est le meme. Si un film recoit de bonnes critiques des spectateurs de Netflix c'est pas de la manipulation. Mettre ensuite un film Netflix en salle, ça demande peu de promotion et cela assure d'une clientele qui sera satisfaite.

Les salles ne sont plus aujourd'hui les sites de diffusion principaux. Ce sont des lieux de consommations secondaires ou l'on cherche une autre expérience que celle du visionnage simple.
Aux salles de faire cette evolution.

avatar jerry75 18/04/2017 - 11:38 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Je ne suis pas vraiment d'accord avec toi. Aujourdhui le cinéma coûte 20€/mois en illimité pour beaucoup de monde ( carte UGC ou Gaumontpathé ). C'est du binge watching aussi, même si cela reste plus compliqué d'aller dans une salle de ciné que d'allumer son poste de Telé.

Après je trouve cette chronologie des médias ridicule.
Heureusement il est de plus en plus facile de la contourner ! Personne ne décidera à ma place ce que je peux regarder ou pas.

avatar C1rc3@0rc 18/04/2017 - 12:14

@jerry75

Je ne vois pas avec quel partie de mon propos tu n'es pas d'accord?

Mais dans ton discours il y a un element que tu oublis dans l'histoire: celui qui paye le plus cher la place de cinema, c'est pas le spectateur, c'est l'annonceur!

Car lorsque tu vas au cinéma, tu dois ingurgiter 20 min de publicité coincé sur ton siege.
La principale source de revenus de cette industrie ici encore c'est la publicité.
Et toi, tu es le produit qui en plus paye sa place pour voir toute cette pub

La chronologie des media est la pour assurer l'exposition maximale a la publicité.

Quant au modèle de l'abonnement, il est largement rentable pour les salles et n'a rien a voir avec le binge watching.
Quand tu es dans ton salon devant ton Apple TV a regarder Netflix, tu peux enchainer 5 episodes par soirée, sans la moindre publicité. Tu restes dans un fil artistique.

Quant tu vas au cinéma, c'est pour voir un film, qui va arriver apres 20 min de pub au minimum. Tu ne peux pas enchainer les films.

Si tu regardes la TV, la tu vas pouvoir enchainer les emissions et series, saucissonées par des heures de publicités...

Et si tu te poses la question du niveau de revenus de la publicité dans le cinema, rappelles toi que le principal modèle économique sur le Net, sur la TV, sur la radio, dans la presse,... c'est la publicité!

Alors t'imagines bien que l'annonceur va payer une fortune pour placer son produit devant les yeux grand ouvert d'un spectateur coincé et engoncé dans son fauteuil de cinema!

avatar hirtrey 18/04/2017 - 13:46 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Pour info avec Gaumontpathé les places sont numérotés donc tu peux arrivé 15 min après l'heure. Solution pour zapper les pub.

avatar bibyfok 18/04/2017 - 10:49

La chronologie des média est l'une des seule chose qui fait que l'on pirate en France.

avatar C1rc3@0rc 18/04/2017 - 12:15

Je dirais plutôt que c'est une des dernières raisons qui pousse a chercher a obtenir les films hors du carcan commercial conventionnel.

il y a d'abord la perte de qualité et la standardisation a la "junk food": aujourd'hui de plus en plus de produits cinématographiques voient leurs principaux composants etre des adjuvants, colorants et autres exhausteurs de gouts (effets speciaux) au détriment des elements nutritifs (scenario, construction, interpretation,...)

Il y a ensuite l'exageration des tarifs pratiqués et qui relèvent d'un modèle de paiement par visionnage. Sachant que la plus grosse part des recettes vient de la publicité.

Il y a les multiples contraintes de distribution qu'ils faut accepter et qui rendent l'acquisition et le visionnage (les DRM n'etant pas des moindres)

Il y a aussi le zonage ( arbitraire sans fond légale s'opposant a toutes les réglementations internationales, a commencer par l'OMC et se contrefichant de la reconnaissance des Nations par l'ONU...)

Il y a encore la charge publicitaire. Car des que l'on passe par un modèle commercial conventionnel, on est exposé a une pollution publicitaire épuisante.

avatar Lubi974 18/04/2017 - 11:05 via iGeneration pour iOS

Non mais qu'on enterre cette chronologie des médias. C'est totalement inutile et contre productif pour l'industrie et le consommateur. On consomme différemment aujourd'hui.

Pour ma part, ca ne me convient plus de rester planter sur un siège inconfortable sans pouvoir faire de pause ou regarder la suite plus tard. Le prix de la place, le déplacement jusqu'au cinéma, la file d'attente, la réservation de la place, avoir la bonne place c'est une perte de temps et d'argent. En prime, j'ai pas de place pour mes jambes... même dans ces cinémas digne de ce nom.

Je suis pas antisocial ou flemmard mais bon si je vais au cinéma... c'est pas pour souffrir ok ?! (Comprendra qui pourra ! 😂😅🤣✌️)

avatar remids 18/04/2017 - 11:06 via iGeneration pour iOS

@Lubi974

Je partage. Pas de place pour les jambes, absolument!

avatar reborn 18/04/2017 - 11:08 via iGeneration pour iOS

@Lubi974

Je dirais même "okay" 😅

avatar iTroll 18/04/2017 - 11:14 (edité)

Je comprends parfaitement et c'est pour cela que je ne mets pas les pieds au cinéma, surtout qu'une télé HD 65" coute "pas cher" de nos jours (ou un projecteur).

avatar remids 18/04/2017 - 11:05 via iGeneration pour iOS

Je ne comprends pas: payer 9€ pour Netflix en illimité, ou 12€ pour aller voir un film en salle avec 25 minutes de pub avant... que choisir?

avatar lll 18/04/2017 - 11:08

Avis un peu partiel : tu as l'installation audio et vidéo d'un cinéma digne de ce nom chez toi ? :)

avatar C1rc3@0rc 18/04/2017 - 11:56

@ remids

Tu payes 9€ pour Netflix, c'est un fait.

Mais le prix d'une place de cinema n'est pas 12€...
En fait je suis toujours surpris de cette méconnaissance, mais il faut se rappeler d'une chose c'est que si Netflix n'impose pas d'exposition publicitaire, pour les autres media, l'exposition publicitaire est la principale source de revenus!

Lorsqu'on va a une séance de cinéma on paye 12€. Mais on va aussi s'enfiler 20 minutes de publicité.
Et la rentabilité d'un film c'est pas directement le nombre d'entrées, mais les recettes publicitaires!
Car au final, celui qui paye le plus cher la place de cinema, c'est l'annonceur...
Et le spectateur, pour l'industrie du divertissement c'est le produit qu'ils vendent a l'annonceur!

Et cela vaut pour tous les media de la chaine... jusqu'a Netflix.
Car si l'industrie veut maintenir une chronologie des média c'est uniquement pour disposer d'un systeme d'exposition multiple aux matraquages publicitaires.

avatar ancampolo 18/04/2017 - 11:08 via iGeneration pour iOS

Plus de chronologie chacun fait ce qu'il veut ce qui va forcer les cinema gaumont pathe a se calmer sur les prix 12,50€ pour un film c est n'importe quoi une place de cine devrait être a 8€ grand max.

avatar iPop 18/04/2017 - 11:14 via iGeneration pour iOS

@ancampolo

C'est toi qui le dit, bientôt 20, 30, etc...

avatar heero 18/04/2017 - 11:27

moi je trouve bien d'utiliser les deux

12,99/mois pour la 4K/hd illimité chez Netflix et
18,90/mois pour de l'illimité chez UGC :-)

avatar huexley 18/04/2017 - 11:48

C'est bien beau les abo illimités, mais quand tu habites dans la campagne et le ciné près de chez toi ressemble à un drap tendu… Comment dire…

avatar alan1bangkok 18/04/2017 - 11:57 via iGeneration pour iOS

Le piratage n'est pas près de disparaître ...

avatar marc_os 18/04/2017 - 12:53

« C’est la première fois qu’un film original Netflix a été sélectionné à Cannes »

FAUX ! Il ne s'agit pas d'un « film original Netflix » !!!!
Netflix n'est que le DISTRIBUTEUR exclusif (apparemment) du film, mais pas le PRODUCTEUR !
Le producteur (celui qui a investi de l'argent), où plutôt les producteurs sont :
Noah Baumbach, Scott Rudin, Lila Yacoub et Eli Bush
avec comme producteurs associés : Catherine Farrell et Jason Sack
C'est pourtant pas bien difficile à vérifier !
Cf. : https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Meyerowitz_Stories
http://www.imdb.com/title/tt5536736/
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=245697.html
Du coup, tout commentaire fait en croyant cette information erronée ne peut qu'être biaisé.

avatar jfvit77 18/04/2017 - 13:17 via iGeneration pour iOS

Chronologie des médias:

1.
Le film sort en salle 📽

2.
4 mois: vente libre à un prix exorbitant 💿

2.1.
4mois et 1 jour: film dispo en bonne qualité video sur le net en streaming illégal ou téléchargement illégal gratuitement. 💻

3.
10-12 mois selon accord: diffusion sur chaîne de TV payante cinéma (que de moins en moins de monde utilise, suffit de voir les résultats en chute libre de canal+)📺

4.
22 mois: télévision payante et non payante cinéma 📺

5.
30 mois: n'importe quelle chaîne de TV 📺

6.
36 mois: VOD par abonnement type Netflix...📲

Petite conclusion:
Si on veux voir un film de manière simple: on a le choix entre aller au cinéma pendant les toutes premières semaines de la sorti du film.
Ou alors attendre 36 mois pour qu'il soit enfin dispo sur un service par abonnements.

J'exclu d'office les DVD et Blu-ray car par expérience, auprès de mes fréquentations et connaissances (moyenne d'âge entre 20 et 30ans), le simple fait de ne pas avoir le film tout de suite à disposition est un frein, quand tu veux regardée un film à 22h et que tu veux le commencer à 22h15, c'est pas envisageable ou simplement un dimanche avec les magasins fermés...
Sans parler des pc qui on de moins en moins de lecteur optique. Le support physique est obsolète pour nombreux d'entre nous.
Par contre, une majorité de mon entourage est abonné à netflix bizarrement! 😱

Du coup, je pense que cette chronologie des médias poussent elle même les gens vers la partie 2.1! D'autant que très souvent il suffit de mettre le titre du film dans Google pour y avoir accès!

avatar joshual 19/04/2017 - 02:07 via iGeneration pour iOS

@jfvit77

Sans compter que si tu regarde les vo ou vostfr, c'est souvent pas la peine d attendre 4 mois.

avatar harisson 18/04/2017 - 13:54

On peut remarquer aussi la montée en puissance de Netflix et Amazon dans les différents événements liés aux cinema et séries.
Cette chronologie des médias n'a pas "aidé" les vidéo-clubs et sera probablement contestée par ces plateformes, surtout quand ils auront mis en place leurs systèmes aux us (sorties simultanées cross-media).

avatar Ryo Saeba 19/04/2017 - 11:14

J'arrêterai d'acheter des Blu-ray le jour où la VoD proposera la même qualité d'image et de son. Comme nous en sommes encore très loin, ma vidéothèque de Blu-ray a encore le temps de grossir.

avatar zearnal 19/04/2017 - 11:20

Il faut impérativement abroger cette aberration obsolète qu'est la chronologie des médias.