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« Welcome to New York » bouscule la chronologie des médias

À moins d’un mois de l’ouverture, la sélection du Festival de Cannes a été publiée hier dans la journée. Plusieurs films attendus étaient présents dans cette sélection, mais pas Welcome to New York, le dernier long-métrage d’Abel Ferrara qui faisait pourtant partie des favoris. Un choix surprenant, mais qui a une explication assez simple : le film inspiré par l’affaire DSK ne sortira pas au cinéma, ce qui l’interdit a priori de sélection cannoise.

Première image du film — © Wild Bunch Distribution

Dans une interview donnée au journal Le Monde, les deux coproducteurs du film — Vincent Maraval et Brahim Chioua — expliquent leur choix. Plutôt que de passer par le système traditionnel avec une sortie en salles, suivie six mois après par une sortie à la vente, douze mois après par une diffusion à la télévision et plusieurs mois encore après une sortie sur les plateformes de streaming, ils ont choisi de passer directement par internet. Les raisons sont à la fois pratiques et politiques.

Le sujet de Welcome to New York appelle à la polémique et les producteurs estiment, sans doute à raison d’ailleurs, qu’un grand nombre de spectateurs voudra le voir par curiosité. Si le film sortait en salles quelque temps après Cannes, comme c’est souvent le cas, le piratage serait sûrement très important. Les deux producteurs précisent par ailleurs qu’ils pensent toucher beaucoup plus de monde en passant par internet. Dans les salles, le long-métrage serait diffusé sur 200 à 250 salles "seulement", alors qu’il y a 20 millions de clients potentiels chaque jour sur internet.

Au-delà de ces raisons pratiques, Vincent Maraval entend faire de ce film le porte-étendard de sa lutte contre le financement du cinéma en France. En décembre 2012, il avait suscité une polémique en critiquant les salaires des acteurs français et plus largement ce système où les productions ne sont pas financées grâce aux entrées dans les salles, mais par les apports des chaînes de télévision et de l’État. En conséquence, Welcome to New York n’a pas été financé du tout en France, mais exclusivement aux États-Unis. Sans cela, le film aurait été contraint de sortir en salles, même si ce n’était que dans une salle pour une séance par jour (on parle alors de sortie technique).

Tournage du film à New York : Gérard Depardieu interprète Dominique Strauss-Khan, Jacqueline Bisset joue le rôle d’Anne Sinclair.

Le financement est un point, mais la motivation essentielle pour court-circuiter les salles de cinéma est la fameuse "chronologie des médias" française. La sortie d’un film est très encadrée et il faut respecter un grand nombre de règles, tant sur le plan du calendrier que sur des aspects techniques. Ainsi, on ne peut pas faire de publicité à la télévision pour une œuvre qui vient de sortir au cinéma, ce qui explique que l’on n’en voit que pour les sorties à la vente, six mois après.

Welcome to New York devrait bénéficier d’une large campagne publicitaire, mais le vrai problème au fond, c’est que le film ne peut pas sortir au cinéma et sur internet en même temps. Il a fallu choisir et les producteurs ont choisi la VOD : pour 7 € environ, on devrait pouvoir le regarder via l’iTunes Store, mais aussi sur les plateformes de Free, d’Orange et d’autres encore. Ajoutons que le film d’Abel Ferrara devrait sortir pendant le Festival de Cannes, dans un petit mois donc.

Il sera intéressant de suivre cette sortie pas comme les autres, notamment pour savoir si on peut rentabiliser une production cinématographique sans respecter la méthode traditionnelle. On note au passage qu’à un mois de la sortie, on ne sait rien, ou presque, sur le long-métrage : il n’y a qu’un synopsis, une affiche et une photo, mais pas de bande-annonce et très peu d’informations. Une stratégie de discrétion qui pourrait faire son effet sur internet.

Abel Ferrara

Au-delà de l’aspect financier, Welcome to New York devrait ajouter de l’eau au moulin de tous ceux qui veulent ajouter de la souplesse au cinéma français. Comme le rappelle Brahim Chioua en fin d’interview, l’idée n’est pas que tous les films sortent dans les salles et sur internet en même temps, mais plutôt que ce soit possible. Rappelons que cette chronologie des médias contraignante est le principal blocage à l’arrivée d’une offre comme Netflix en France.

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Des stations françaises intéressées par iTunes Radio

L'arrivée d'iTunes Radio en France se prépare et notamment chez certaines stations de radio. Fun et Virgin aimeraient disposer d'un emplacement spécifique dans cette section afin d'y diffuser des playlistes, comme le fait NRJ sur son site avec ses multiples webradios thématiques (via @sylvaintrinel). Autres détails des discussions, l'un ou l'autre des partenaires d'Apple pourrait jouer sur ses antennes une sorte de Top des morceaux d'iTunes Radio. Toujours d'après la même source, le service d'Apple serait activé dans l'hexagone pour la rentrée de septembre.

Moyennant un compte iTunes américain, iTunes Radio est opérationnel en France et traduit depuis le lancement d'iOS 7

Dans sa version américaine, iTunes Radio s'est déjà ouvert à une station tout ce qu'il y a de plus traditionnelle avec NPR. La radio publique américaine trouve là un débouché supplémentaire pour ses émissions tandis que les utilisateurs d'iTunes Radio peuvent écouter autre chose qu'une succession sans fin de morceaux de musique.

NPR s'écoute en direct, sans contrôle sur la lecture, comme avec les autres contenus d'iTunes Radio



iTunes Radio : Apple prépare un lancement outre Manche

iTunes Radio n'aura jamais été aussi proche de la France… même si pour le moment, le service de radios personnalisées semble surtout s'intéresser à la Grande-Bretagne ! Paul Wright, un des directeurs d'iAd pour l'Europe, a récemment rendu visite à des agences marketing outre Manche, afin de discuter d'iTunes Radio. L'info tient sur la tranche d'un tweet d'Hannah Allen, responsable marketing pour l'agence OMD basée à Londres. Évidemment, la rencontre n'a pas été officialisée du côté d'Apple.

Paul Wright a justement été directeur numérique chez OMD, un poste qui va certainement aider les relations à venir avec Apple. Cette agence n'est d'ailleurs pas inconnue des services de Cupertino : OMD a géré les portefeuilles de Pepsi et de Nissan lors du lancement d'iTunes Radio en septembre dernier (lire : Radio iTunes a rempli ses premiers objectifs publicitaires).

Actuellement, iTunes Radio est disponible aux États-Unis et en Australie. Il arrive parfois que le service apparaisse par inadvertance en France, mais rien ne sort des stations du service.

[Via : 9To5 Mac]



iTunes Radio ne fait pas la promotion d'un concurrent

iTunes Radio n'est pas nécessairement le service de streaming musical le plus populaire aux États-Unis (du moins, les maisons de disques ne sont plus si emballées, lire : Apple envisagerait une refonte de l'offre musicale de l'iTunes Store), ce qui a certainement un impact sur la décision d'un annonceur de miser ses deniers dans de la publicité destinée aux auditeurs des stations d'iTunes. Et pourtant, iAd a cessé de diffuser une campagne publicitaire provenant de Bloom.fm.

Apple aurait décidé qu'au vu de l'activité de cette start-up londonienne, mieux valait ne plus lui ouvrir les ondes d'iTunes Radio : Bloom.fm est un service de streaming musical à l'offre proche de celle d'Apple. De l'écoute gratuite via des stations personnalisées, mais également des abonnements qui offrent l'accès à un catalogue de 22 millions de morceaux (la société a mis au point un système de « prêt » de chansons à partir d'1 livre par mois).

Bien qu'iTunes Radio se cantonne à deux pays actuellement (les États-Unis et l'Australie), et que Bloom ne soit disponible qu'en Grande-Bretagne, le service a depuis le lancement des radios iTunes dépensé 2 000 livres par mois pour se faire connaitre sur le réseau d'Apple. Mais d'après le Guardian, iAd a mis fin au contrat publicitaire sans explication…

iTunes Radio apparait sporadiquement en français.

Ce qui représente une opportunité pour la petite start-up qui depuis, court les rédactions pour se faire connaître - avec moins d'un million d'abonnés, Bloom est loin en effet des cadors du secteur du streaming musical, et un peu de pub sur le dos d'Apple est toujours bon à prendre. L'entreprise ne s'en prive pas : cette interdiction sur iAd est rien moins que « flatteuse » d'après un porte-parole. Elle semble surtout annoncer le lancement à venir d'iTunes Radio outre Manche.



Des offres d'emploi pour le renouveau d'iTunes

Apple prépare un sérieux lifting de l'iTunes Store. Le succès des offres d'écoute en streaming pousse Cupertino à repenser le modèle économique de sa boutique de musique en ligne, qui en lançant iTunes Radio l'année dernière, espérait enrayer le déclin des ventes de morceaux et d'albums. Ça n'a malheureusement pas été le cas : seulement 1 à 2% des utilisateurs du service achètent le titre écouté gratuitement. C'est pourquoi Apple planche aussi sur des options radicales, comme le développement d'une déclinaison Android d'iTunes, ainsi que d'un « vrai » service de streaming musical à la Spotify (lire : Un iTunes Store pour Android et un service de streaming à la Spotify ?)… sans oublier l'ouverture possible d'une boutique de musique en haute définition.

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De profonds changements sont donc en cours chez Apple afin de séduire à nouveau de nouveaux consommateurs. Il n'est donc guère étonnant de voir de nouvelles offres d'emploi apparaître sur le site d'Apple, parmi lesquels des ingénieurs logiciel pour iTunes, pour iTunes Radio, ainsi que pour la plateforme de recommandations d'iTunes. Ce dernier sera en charge de travailler sur l'amélioration des fonctions de découverte sur l'iTunes Store, l'App Store et l'iBookstore, avec une équipe à qui l'on doit des services comme Genius et iTunes Match.

Il ne faudrait cependant pas tenter de trop décoder l'avenir d'iTunes dans ces offres d'emploi, Apple embauchant en continu pour maintenir et améliorer ses boutiques de contenus. Néanmoins, à la lumière des dernières rumeurs, il est difficile de ne pas y déceler le signe des bouleversements à venir.

[Via : 9To5Mac]



Deezer assouplit l'accès gratuit et fait tester son client Mac

Deezer se glisse dans les pas de Spotify en revenant à son tour sur les contraintes d'écoutes imposées à l'origine par les labels. La limite de 10h d'écoute mensuelle est levée pour les utilisateurs de la formule gratuite. Cet obstacle est retiré mais compensé par la diffusion régulière de messages publicitaires toutes les heures. Pour les ôter, il y a toujours les formules payantes à 5 et 10€, sans engagement.

Deezer sur OS X - via Pocket-lint

Les applications mobiles s'ouvrent également aux utilisateurs non payants. Il y a ici aussi de la pub et il faudra s'en tenir à des radios ou listes de lecture thématiques dont les morceaux sont imposés par le service. Les goûts de l'utilisateur servent cependant à calibrer au mieux les titres joués. Il faut naturellement accepter de payer pour obtenir une complète liberté de choix musicaux et retirer ces sponsors.

Enfin, les utilisateurs Mac devaient pouvoir tester la version bêta de l'application OS X s'ils ont la formule Premium +. La version PC suivra dans un second temps.

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Le nouveau Spotify se déploie sur les Mac et PC

La nouvelle interface de Spotify continue de se propager chez les utilisateurs de Mac et de PC. Cela peut valoir la peine de réouvrir l'application pour tester sa présence, mais tout le monde n'y a pas encore droit. On retrouve le style déjà appliqué à la version iOS au début du mois (lire Spotify renouvelle son interface), avec des icônes aplaties et une tonalité complètement sombre qui met bien en avant les contenus (merci Flavien).

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25 BD en téléchargement gratuit sur l'iBooks Store

Deux douzaines de BD sont proposées gratuitement sur l'iBooks Store. Des titres assez variés qui permettront avant toute chose de se faire une idée concrète du confort de lecture (ou pas) de ce type de contenus sur un appareil iOS. L'opération est annoncée comme temporaire.

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Parmi les 25 titres, on trouve un épisode de XIII, de la Proie, des Gnomes de Troy, de Cité 14, etc. Toujours des volumes avec leur tome 1, fort heureusement.

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Kickstarter mis en avant sur l’iTunes Store

Les films et les vidéos représentent la deuxième catégorie la plus populaire des projets financés sur les plates-formes de « crowdfunding » (Kickstarter, Indiegogo…), la première revenant aux « jeux ». En faisant appel directement aux fans des metteurs en scène sans qu’ils aient à passer par les fourches caudines des studios, ou en permettant aux jeunes réalisateurs de monter leurs premiers projets, ces sites de financement collaboratif offrent des solutions alternatives aux solutions classiques (studios et boites de production vidéo, fonds et aides institutionnelles…etc.).

Kickstarter, le site le plus célèbre, a ainsi levé 200 millions de dollars à travers 33 000 projets de films/vidéos. Parmi ceux-ci, on notera ceux des réalisateurs Rob Thomas (Veronica Mars, qui a été le premier projet à atteindre aussi rapidement un million de dollars de promesses de financement, le premier également à atteindre 2 millions de dollars dès son deuxième jour de campagne, et 5,7 millions au final, grâce au soutien de 91 000 supporters), Zach Braff (Wish I Was Here ) ou encore Spike Lee (Oldboy).

Kickstarter a ouvert il y a peu une page sur le site américain d’iTunes qui propose à l’achat ou à la location les films ou documentaires ayant fait appel aux internautes via le site internet pour financer leur projet. Toutes ces vidéos, précédemment éparpillées à travers l’iTunes Store, sont désormais rassemblées en une seule page. Des informations sur les vidéos, les acteurs… ainsi que des bandes-annonces y sont également proposés. L’iTunes Store est désormais un site de distribution incontournable pour les films et les vidéos, au même titre que pour la musique. Le magasin en ligne d’Apple représente 67 % du marché des émissions TV acquis sous forme numérique selon le NPD Group, et 65 % du marché des films.



Out Among the Stars, un inédit de Johnny Cash sur l’iTunes Store

Les fans de Johnny Cash n’auront pas manqué la sortie de Out Among the Stars, album posthume du célèbre chanteur de country. Vendu 10,99 €, il est proposé — comme le reste du catalogue du man in black — en version Masterisée pour iTunes.

Out Among the Stars est composé d’enregistrements réalisés en 1981 et 1984 sous la houlette de Billy Sherrill, célèbre producteur qui a revitalisé le Nashville Sound. Rejetés par Columbia Records, ils ont disparu lorsque la maison de disque s’est séparée de Cash en 1986.

Mais Cash avait l’habitude de consciencieusement archiver tout ce qui lui passait entre les mains : son fils John Carter Cash a fini par retrouver les bandes en 2012. Quelques-uns des musiciens originaux ont contribué à la restauration de certains passages, où l’on entend parfois la voix de June Carter Cash, la femme de Johnny Cash.