Développeurs



Un million d'applications Android et iOS

Selon AppsFire, un million d'applications auraient été développées pour l'App Store d'Apple et l'Android Market de Google. De ce million, environ 800 000 seraient toujours actives.

Environ 520 000 applications auraient été développées pour iOS depuis l'ouverture de l'App Store, alors qu'environ 480 000 applications auraient été développées pour la plateforme Android. Le taux d'abandon est cependant plus fort sur l'Android Market : seules 283 000 applications Android seraient toujours actives.

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L'App Store compterait quant à lui plus de 463 000 apps. Ces données doivent rester au conditionnel : 148Apps estime que 593 000 applications ont été développées pour iOS, 33 000 de plus que selon AppsFire. Les différentes sociétés semblent au contraire s'accorder sur les chiffres d'Android : l'approximation semble donc valable et permet de juger des forces en présence.

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800 000 applications sont donc disponibles sur les deux plateformes dominant le marché du smartphone : d'ici la fin de l'année, ce chiffre pourrait atteindre le million. Avec un double problème de taille : il est de moins en moins facile pour le développeur de se faire une place au soleil, et il est moins en moins facile pour le client de s'y retrouver. Les inconvénients des avantages de ces vitrines que sont les boutiques d'applications…



Lodsys s'épuise

Patent-troll lié à Intellectual Ventures, Lodsys a attaqué en mai dernier plusieurs développeurs iOS de stature modeste pour violation de quatre brevets, notamment autour du concept d'achat in-app. Quelques jours plus tard, Apple répondait à Lodsys : détentrice d'une licence sur ces brevets, la firme de Cupertino estime couvrir les développeurs et invitait Lodsys à retirer ses plaintes.

La missive d'Apple a été certainement suffisante pour rassurer les développeurs, mais pas pour impressionner Lodsys, qui s'estime dans son bon droit. La société unipersonnelle dont le fonds de commerce est l'exploitation de licences sur des brevets sans pour autant créer de la propriété intellectuelle supplémentaire, la définition même du patent-troll, a étendu ses plaintes auprès des développeurs Android, puis auprès de studios plus importants comme Rovio, Square Enix, Atari, Take Two ou même Electronic Arts.

L'opposition entre Apple et Lodsys est une affaire d'interprétation : la licence qu'Apple possède sur les brevets de Lodsys couvre-t-elle les développeurs iOS ? Apple estime que la technologie in-app mise à disposition des développeurs est une fonction d'iOS, qui lui appartient : les développeurs utilisant cette brique sont protégés. Lodsys n'est pas de cet avis, et a une grande marge de manœuvre. Apple ne peut en effet pas se défendre en attaquant Lodsys : la plupart des contrats de licence contiennent une clause de non-agression. Apple ne peut rien faire d'autre que de demander à intervenir juridiquement dans l'affaire, une procédure spécifique qui lui permet d'être associée aux sociétés attaquées par Lodsys et de défendre son point de vue en audience parce cette poursuite couvre une technologie pour laquelle elle possède une licence et parce qu'elle cause du tort à sa plateforme.

Lodsys redoute évidemment que la cour accède à cette demande : depuis plusieurs semaines, les deux sociétés s'affrontent publiquement courrier contre courrier, chacune pour défendre son bout de pain. Le dernier courrier en date, envoyé au début du mois et publié hier, montre Lodsys à bout de souffle, sans réel argument (offrir une licence à Apple ne ferait pas de Lodsys une société offrant des licences, défense absurde alors que c'est son fonds de commerce ; la demande d'Apple serait nulle et non avenue car les développeurs ayant contre-attaqué mettraient à mal la validité des brevets, ce qui est après tout la base des contre-attaques). Un essoufflement qui pourrait accélérer l'intervention d'Apple dans l'affaire, et donc hâter sa résolution.

[Lodsys sur-reply to Apple in lawsuit vs. Combay et. al. via Electronista]



iEmu : un projet d'émulateur iOS multiplateforme

iEmu n'est pour l'heure qu'au stade du projet Kickstarter, mais il devrait s'agir à terme d'un émulateur iOS multiplateforme. Apple fournit avec ses outils de développement un simulateur qui fonctionne très bien, mais uniquement sur Mac OS X. iEmu devrait être capable de fonctionner sur Mac, mais aussi sur Windows, Linux et même des plateformes mobiles comme Android ou même iOS.

Le concepteur du projet donne plusieurs pistes pour exploiter iEmu : développer et déboguer des applications iOS sur toutes les plateformes ou bien permettre aux experts en sécurité d'analyser des malwares iOS dans un environnement sécurisé. Le logiciel sera libre et gratuit et son développeur promet donner des informations sur son travail qui nécessite de pratiquer du reverse-engineering sur les terminaux iOS.

Comme l'indique bien ce tableau, la route est encore longue avant de voir le projet aboutir. Le projet Kickstarter doit permettre de financer ses avancées en permettant au concepteur de s'y consacrer entièrement. Pour obtenir les premières versions bêta, vous devez promettre au moins 100 $ sur l'objectif de 20 000 $ fixé par le développeur d'iEmu.

iEmu



iOS 5 retire l'accès à l'UDID pour les développeurs

Tous les terminaux iOS sont identifiés par un UDID, un identifiant unique et anonyme qui servait aux développeurs à identifier votre appareil. L'UDID était utile notamment pour associer des informations à votre terminal sans créer de compte pour autant. Cet identifiant sert également aux régies de publicité mobile : AdMob notamment utilise l'UDID comme un cookie sur un navigateur. Grâce à lui, la régie sait exactement les publicités que vous avez vues, celles que vous avez tapotées et ajuste en fonction les publicités affichées.

UDID

C'est sans doute pour éviter ce type d'utilisation qu'Apple désactive l'accès à l'UDID d'un terminal pour les développeurs dans iOS 5. L'identifiant ne disparaît pas, on pourra toujours le retrouver dans iTunes par exemple et l'envoyer à un développeur pour récupérer une application avant sa commercialisation. Ce qui change, c'est que les développeurs ne peuvent plus l'utiliser dans leurs applications.

Pour remplacer l'UDID, Apple suggère de créer un identifiant unique par application. L'entreprise fournit d'ailleurs le code nécessaire (ci-dessous), si bien que le changement ne devrait pas être trop pénible pour les développeurs. Seule contrainte supplémentaire : le code généré devra être stocké sur le terminal, dans le trousseau d'accès par exemple. L'identifiant sera alors maintenu tant que l'utilisateur met à jour son terminal ou le restaure à partir d'une sauvegarde existante. Si l'utilisateur repart de zéro néanmoins, l'identifiant généré changera. C'est de toute manière la seule manière autorisée par Apple, l'utilisation d'un élément matériel (comme l'adresse MAC qui est elle aussi unique) n'étant pas acceptée.

iOS 5 identifiant code

L'abandon de l'accès à l'UDID est une contrainte pour les développeurs et surtout pour les régies publicitaires, mais c'est plutôt un avantage pour les utilisateurs. Bien qu'anonyme, cet identifiant permettait de fait d'identifier un terminal et donc son utilisateur : un accès simple à l'UDID pouvait être considéré comme une atteinte à la vie privée. Reste qu'a priori, Apple y a toujours accès pour iAd, son réseau de publicités ou pour le Game Center, réseau social dédié aux jeux.

[Via : TechCrunch et TUAW]



iTunes Connect simplifie les modifications de métadonnées

Apple a mis à jour iTunes Connect, l'interface de gestion des applications iOS pour les développeurs. Si une application est refusée au cours du processus de validation pour mauvaises métadonnées (informations associées à une application, comme les tags), le développeur n'aura pas besoin de soumettre à nouveau l'application entière et refaire tout le processus de validation. iTunes Connect permet désormais de corriger directement les données qui posent problème, simplifiant ainsi la vie des développeurs.

iTunes Connect

Autre nouveauté qui devrait les aider : la modification de l'identifiant d'une application (Bundle ID) est possible, mais dans certains cas seulement. La modification doit être effectuée avant envoi de l'application pour validation et elle n'est possible que pour les applications n'utilisant ni les publicités iAd, ni le Game Center.



Google règle les retards de paiement sur l'Android Market

android-marketComme le rapporte le Register, Google a accumulé un retard certain sur le paiement des revenus dus aux développeurs vendant leurs applications par le biais de l'Android Market. Le problème, qui remonte à la fin de l'année 2010, toucherait notamment les ventes effectuées par le biais de l'interface Web de la boutique d'apps d'Android, ventes qui seraient mal comptabilisées.

Google est néanmoins conscient du problème et travaille à la résoudre. 9to5 Google note ainsi la réponse d'un employé sur les forums développeurs de l'Android Market indiquant que les relevés de septembre intègreront les sommes manquantes. Le problème n'est pas limité à Google, mais semble plutôt être un inconvénient des systèmes de distribution centralisés connaissant de très forts volumes de vente : le moindre décalage dans la prise en compte d'une commande entraîne le décalage de toute la comptabilité, et des paiements à rebours. Les développeurs indépendants et les petites structures souffrent évidemment de cet élastique financier mettant à mal leur stabilité.

Ainsi en 2009, plusieurs développeurs s'étaient plaints des retards de paiement accumulés par Apple sur l'App Store (lire : Apple ne paierait pas tous les développeurs iPhone). Les développeurs avaient à l'époque envisagé une action en justice, ils pensent aujourd'hui plutôt à se constituer en association pour faire valoir leurs droits à une meilleure communication et à un traitement plus équitable de la part d'Apple, Google et les autres gérants de boutiques géantes.



iOS 5 : Apple fait la chasse aux resquilleurs

Apple est semble-t-il en train de faire la chasse aux développeurs iOS ayant vendu des « droits à l'installation d'iOS 5 ». Chaque compte développeur iOS peut enregistrer les identifiants uniques de 100 appareils iOS : une fois dans le système, ces appareils peuvent notamment utiliser les versions bêta d'iOS. L'enregistrement ne peut pas être modifié ou supprimé pendant un an : les places sont donc limitées.

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Certains monnayent ces slots, une opération lucrative qui a donné naissance à une petite industrie : parmi quelques sites français qui proposent cette opération, les tarifs varient du simple ou triple, avec un moyenne autour de 6 à 7 €. À 6,50 € le slot, la plus-value dépasse les 550 € par compte. Ce ne sont plus simplement des développeurs qui font montre de complaisance, mais de simples profiteurs qui ont bien compris l'intérêt de multiplier les abonnements au programme développeurs d'Apple et de revendre ces slots.

En vertu des conditions générales d'utilisation de ce programme développeurs, Apple a donc décidé de désactiver les comptes suspects, après avoir enquête et envoyé des courriels à leurs détenteurs. La fermeture d'un compte entraîne la désactivation des appareils liés : ceux qui pensaient avoir été plus malins que le système, mais aussi ceux qui pensaient faire une bonne affaire sans connaître tous les détails, se retrouvent avec une brique qui ne peut être que restaurée.

Notez que si vous êtes développeurs et possédez une licence légitime d'iOS 5 que la bêta 1 a expiré la semaine dernière, la bêta 2 hier. Pour éviter de vous retrouver vous aussi avec une brique, n'oubliez pas de mettre à jour votre appareil.

[Via AppleInsider]



Développeurs : d'iOS à Android

Co-fondateur de Spotlight Mobile, Nick Farina a décidé de porter son application de micro-géolocalisation, Meridian [1.1.1 – US – Gratuit – Spotlight Mobile, Inc.], d'iOS vers Android. Ce faisant, il explique ce qu'il a apprécié dans le développement sur Android, et ce qu'il a moins apprécié, du point de vue d'un développeur iOS.

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Unity 3.4 se met au gyromètre

Le moteur de jeu Unity sert de base à de nombreux jeux dans l'App Store, dont de gros titres comme le récent Order & Chaos© Online [1.0.2 – Français – 5,49 € – iPhone/iPad – 594 Mo – Gameloft S.A.] de Gameloft.

Unity

Ce moteur est proposé sur de multiples plateformes, dont iOS. Unity est désormais capable de gérer le gyromètre des terminaux iOS les plus récents, de quoi améliorer la précision des jeux utilisant l'accéléromètre. La liste des nouveautés est de toute manière extrêmement longue, on notera notamment des améliorations dans le rendu de l'eau. Les jeux utilisant Unity devraient rapidement profiter de ces nouvelles fonctionnalitées.

[Via : Touch Arcade]



Lodsys en remet une couche

Patent-troll patenté, Lodsys continue à attaquer des développeurs indépendants d'applications mobiles sur la base de son brevet pouvant faire référence à un système d'achat in-app. Après une première vague touchant iOS, une deuxième touchant Android, et une troisième contre de plus gros studios, Lodsys a enclenché une nouvelle campagne d'envoi de sommations.

AppleInsider cite ainsi l'exemple de Sunstorm Interactive, un studio qui a réalisé une cinquantaine de petits jeux pour iPhone et iPad. Son président, Anthony Campiti, se lamente : « j'ai suivi l'évolution de l'affaire Lodsys, en me demandant quand est-ce qu'ils nous contacteraient. C'est arrivé aujourd'hui. » On attend toujours une première décision de justice, alors que Wulven Games est la première société ayant semble-t-il cédé et signé un accord de licence.