Ebook



iBookstore : l'offre du Département de la Justice pour restaurer la concurrence

Le Département de la Justice américaine a publié les termes d'une proposition d'accord qui pourrait clore l'affaire des tarifs pratiqués sur l'iBoosktore et des accords négociés entre Apple et les éditeurs. Ces solutions sont proposées par le gouvernement, avec le soutien de 33 procureurs généraux et la juge Cote qui dirige le procès devra décider de leur adoption.

Les éditeurs pour leur part ont déjà signé un arrangement avec le gouvernement et plusieurs États. Apple avait refusé. Elle a récemment été déclarée coupable d'entente illégale sur les prix et elle a fait appel aussitôt, réfutant tout agissement coupable.

Apple, selon les termes proposés, doit rompre les contrats signés avec les cinq éditeurs pointés du doigt et s'abstenir pendant cinq ans de tout nouvel accord qui lui éviterait de se retrouver en concurrence sur les prix. Il lui serait interdit aussi de négocier des accords avec des fournisseurs d'autres types de contenus que les livres et qui auraient pour conséquence de faire monter les prix.

Afin de « remettre à zéro » les compteurs de la concurrence tels qu'ils étaient avant cette affaire, le DOJ va plus loin et propose qu'Apple autorise Amazon et Barnes & Noble - les principaux librairies américains - à insérer des liens dans leurs applications iOS, vers leurs propres boutiques.

Ceci afin que les clients puissent comparer les prix entre ces plateformes et l'iBookstore (où Apple prélève ses 30% sur chaque vente). Cette disposition, qui va certainement hérisser Apple, serait mise en place pendant deux ans. Une clause signée entre les éditeurs et Apple prévoyait en effet que les autres plateformes ne pouvaient proposer des livres moins chers que sur l'iBookstore sauf à ce que celui-ci en profite aussi.

Le DOJ souhaite également qu'un superviseur externe, mais payé par Apple, soit désigné pour servir de relai avec un représentant du gouvernement spécialisé dans la lutte antitrust, afin de veiller à la bonne application de cet accord s'il venait à être signé. Il faut ajouter à cela une amende que d'aucuns ont évalué à un peu moins de 500 millions de dollars (les éditeurs ont déjà payé collectivement 166 millions).

image : MobyLives



Penguin rejoint l'accord signé entre Bruxelles, Apple et des éditeurs d'ebooks

L'éditeur anglais Penguin a accepté de revoir les termes de la commercialisation de ses ouvrages électroniques sur les différentes plateformes Internet. Penguin s'est rangé dans le même sillon que les quatre autres éditeurs sur lesquels Bruxelles enquêtait depuis 2012, nourrissant des soupçons d'entente commerciale illégale avec Apple.

En décembre, la Commission avait défait l'accord qui liait ces sociétés, avec comme objectif d'introduire une concurrence plus marquée sur les prix des e-books.

Dans un communiqué, la Commission explique que Penguin rejoint les termes de ce nouvel accord, et a proposé de laisser aux détaillants la liberté d'accorder des remises de prix sur les livres numériques, sous certaines conditions, pendant une période de deux ans ; de résilier les contrats d'agence signés avec Apple, Amazon et d'autres.

« À la suite de notre décision de décembre 2012, les engagements sont désormais juridiquement contraignants pour Apple et les cinq éditeurs, notamment Penguin, ce qui permet de rétablir les conditions d'une libre concurrence sur le marché des livres numériques », a déclaré Joaquín Almunia, vice-président de la Commission chargée de la politique de concurrence.

Aux États-Unis le même dossier est allé jusqu'au procès - ce qu'ont évité Apple et les éditeurs en Europe - avec pour le moment une défaite d'Apple, qui a décidé à la suite de ce verdict de faire appel (lire iBookstore : Apple perd son procès face au Département américain de la justice).



eBooks : Tim Cook appelé à témoigner devant la justice

Tim Cook devra témoigner dans l'enquête qui oppose Apple au Département de la justice américaine sur la manière dont ont été fixés le prix des livres électroniques.

Apple est la seule aujourd'hui à se défendre dans ce dossier, les éditeurs ayant tous fini par négocier un compromis avec le gouvernement fédéral ainsi qu'avec la plupart des états américains (lire eBook : Apple reste seule face au Département de la Justice). Un procès est prévu pour juin.

Une juge du district de Manhattan a décidé que le patron d'Apple devrait se plier à cet exercice durant une audition prévue pour durer quatre heures, indique Reuters.

Pour l'avocat d'Apple, le gouvernement ne fait « qu'aller à la pêche » en espérant trouver de quoi étoffer son dossier d'accusation. 11 cadres d'Apple ont déjà déposé ou vont le faire. La participation de Cook n'apporterait rien de plus, selon le cabinet qui défend les intérêts d'Apple. Tim Cook a expliqué dans une réponse écrite qu'il n'avait joué aucun rôle significatif dans cette opération autour de l'iBookstore.

Pour la juge, la disparition de Steve Jobs justifie la demande du Département de la justice. Ce dernier estime qu'il y a peut-être quelque chose à apprendre des conversations privées qui ont eu lieu entre Jobs et Cook. Du fait de leur proximité et des responsabilités de Cook à l'époque, le sujet a très probablement été abordé. Cook est dès lors considéré comme l'ultime source potentielle d'informations supplémentaires et encore inédites.



eBook : Apple reste seule face au Département de la Justice

Apple reste seule à affronter le Département de la justice américain (DoJ) qui l'accuse d'entente avec des éditeurs sur le prix des livres électroniques. Un procès est prévu en juin. Macmillan, qui restait solidaire d'Apple, a finalement signé un accord à l'amiable pour s'extraire de cette enquête ouverte en avril 2012.

L'éditeur a justifié cette décision par le risque d'encourir une amende élevée, quand bien même une issue favorable était envisageable. Cet éditeur avait été précédé dans sa démarche en septembre dernier par Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster et un règlement est en cours avec Penguin.

En Europe, une enquête similaire s'est conclue à la mi-décembre par l'abandon du contrat d'agence qui liait Apple et ses partenaires (lire eBooks : Bruxelles défait l'accord entre Apple et les éditeurs de livres).

L'année dernière aussi, 49 états américains avaient attaqué ces éditeurs pour les mêmes raisons, avec pour effet la signature d'un accord et le paiement de 69 millions de dollars sous la forme de remboursements de quelques centimes ou dollars aux clients des plateformes de ventes en ligne pour des achats d'ebook de ces éditeurs effectués entre avril 2010 et mai 2012.

Sauf à ce qu'Apple jette finalement l'éponge, un procès pour antitrust se tiendra aux États-Unis en juin prochain, où elle se défendra seule. Jusque-là, Apple a toujours contesté très vigoureusement les conclusions du DoJ (lire ebooks : Apple, Penguin et Macmillan retoquent l'enquête du Département de la Justice).

En mai 2012 elle les avait qualifiées « d'absurdes », de « fondamentalement erronées », estimant que les enquêteurs avaient ignoré certains éléments allant à l'encontre de leurs certitudes et de les accuser de se ranger aux côtés d'un monopole plutôt que de défendre la concurrence.

« Le gouvernement part d'un principe erroné selon lequel le "marché" des eBooks se caractérisait avant l'arrivée d'Apple par une "concurrence robuste sur les prix". C'est ignorer un fait simple et incontestable : avant 2010, il n'y avait pas de véritable concurrence, il n'y avait qu'Amazon.

À cette époque, lorsqu'Apple est entrée sur le marché, Amazon vendait environ 9 livres électroniques sur 10 et son influence sur les prix et la sélection des produits était quasi absolue. L'arrivée d'Apple a entraîné une considérable croissance dans le choix et la variété de l'offre en livres numériques, dans les ventes et elle a amélioré la qualité de lecture des ebooks.

C'est la preuve d'un marché dynamique et concurrentiel. Ces faits gênants sont ignorés dans la plainte. Au lieu de cela, le gouvernement met l'accent sur l'augmentation des prix pour une poignée de titres. La plainte ne dit aucunement que tous les livres numériques, ou même la plupart, ont augmenté après l'entrée d'Apple sur le marché. »

Amazon était à nouveau cité dans un autre passage « Sans l'entrée d'Apple, la distribution d'ebook serait essentiellement sous le contrôle d'un seul distributeur (Amazon), qui posséderait alors un pouvoir quasi illimité sur ce domaine. Apple a offert à tous les éditeurs, grands ou petits, les mêmes possibilités de l'utiliser comme agent pour vendre des livres électroniques directement aux consommateurs, par le biais de l'iBookstore et selon des conditions non discriminatoires. »

Le DoJ juge pour sa part qu'Apple et les éditeurs avaient convenu d'un modèle d'agence qui avait eu pour effet d'augmenter les prix des eBook, les faisant passer du prix généralement appliqué de 9,99$ à une fourchette de 12,99$ à 14,99$.

Avant Apple et son iBookstore, c'est Amazon qui décidait de son prix de vente sur son site. Il cassait les prix, quitte à perdre de l'argent sur le contenu, afin de populariser son Kindle. Au grand dam des éditeurs qui y voyaient une insupportable concurrence face aux tarifs des versions papier notamment et pour leurs libraires.

Apple, avec son modèle d'agence, redonnait la main aux éditeurs dans le choix de leurs tarifs sur sa plateforme. À la condition que l'iBookstore bénéficie automatiquement de remises décidées sur d'autres plateformes de vente en ligne.



BiblioTech : une future bibliothèque sans livres au Texas

Le comté de Bexar au Texas travaille à ce qui pourrait être la première bibliothèque sans livres du pays. Ce projet baptisé "BiblioTech" va être prochainement présenté aux autorités locales et, s'il est validé, permettra de tester cette idée avant un éventuel déploiement.

« Si vous avez envie de savoir à quoi cela pourrait ressembler, allez dans un Apple Store. » a déclaré le responsable du comté, Nelson Wolff au San Antonio Express. Le rendu d'artiste réalisé pour cette bibliothèque appuie cette description…

Ce responsable dit avoir pensé à ce type de bibliothèque à la lecture de la biographie de Steve Jobs, et d'imaginer d'autres implantations dans les zones de banlieues éloignées « Il ne s'agit pas de remplacer le système des bibliothèques municipales, mais de l'améliorer. Les gens voudront toujours des livres, mais ce n'est pas ce que nous proposerons dans la nôtre ».

Cette initiative qui veut épouser l'évolution des technologies s'inscrit aussi dans une démarche d'économies budgétaires face à l'augmentation de la contribution demandée par la ville voisine de San Antonio aux habitants de ce comté qui veulent profiter de ses services.

Le volet technique n'est guère détaillé. L'article explique que 100 liseuses d'une valeur de 100$ (à ce tarif on verrait bien des Kindle, mais ce n'est pas précisé) seraient proposées pour des périodes de prêts de 15 jours. Passé ce délai, elles deviendraient temporairement inutilisables, limitant l'intérêt pour un emprunteur de vouloir la garder.

La BiblioTech sera ouverte jusqu'à 20h et le projet envisage de consacrer au départ 250 000$ (187 000€) à l'acquisition de 10 000 titres.

Ce principe de bibliothèque prêtant des liseuses n'est pas inédit aux États-Unis. L'article cite d'autres exemples, dont un où les livres sont revenus par la suite et un autre qui ne put voir le jour du fait d'une opposition à son principe. Mais l'initiative de ce comté serait la première par son ampleur..

[via Gizmodo]

Tags:


iBookstore : quel est l'essai le plus vendu cette année ?

Est-ce que l'arrivée de l'iPad mini donnera un coup de fouet aux ventes de livres sur iTunes ? À voir. En attendant, ceux-ci figurent comme d'habitude dans les différents classements 2012 établis depuis hier par Apple dans sa boutique (lire aussi Day One nommée app OS X de l’année par Apple & Airbnb app iPhone de l'année et Paper app iPad de l'année).

Quels romans ont le plus été achetés dans l'iBookstore cette année ? Trois titres à "lecture" rapide figurent en tête de cette catégorie : le best-seller Cinquante nuances de Grey d'EL James [11,99€] ; 7 ans après… de Guillaume Musso [11,39€] et Si c'était à refaire de Marc Levy [14,99€].

Dans la section Essais, bonne surprise (et autopromo) on trouve Les Nouveautés d'OS X Mountain Lion édité par nos soins [3,99€], suivi de la biographie de Steve Jobs par Walter Isaacson [10,99€] et à nouveau une production maison en troisième position avec Les nouveautés d'iOS 6 [3,99€] (et merci à nos lecteurs qui les ont achetés).

Dans les livres gratuits, c'est un recueil humoristique qui est logé à la première place : 101 blagues à mourir de rire puis Les Fables de La Fontaine et enfin, surprise (quoique), iPad : le Guide de l'utilisateur proposé par Apple.

Enfin, au rayon livres audio, c'est le texte intégral de l'Art de la Guerre de Sun Tzu qui est en tête [5,99€] suivi par La clé pour vivre selon la Loi de l'Attraction de J. Canfields/D.D Watkins [9,99€] et L'art de la méditation de Matthieu Ricard [9,99€].



eBooks : Bruxelles défait l'accord entre Apple et les éditeurs de livres

La commission de Bruxelles, Apple et cinq éditeurs de livres ont formalisé un accord et l'enquête pour entente et abus de position dominante est close. Les grandes lignes en avaient été révélées il y a un mois (lire Antitrust : Bruxelles accepterait la proposition d'Apple et des éditeurs).



ebook : Amazon contraint Sony à l’ouverture

Sony a été une des premières sociétés à vendre des livres électroniques au grand public. Son terminal, le Reader, est proposé depuis 2009 aux USA, puis il a été vendu également en Europe et au Japon.

Mais ce départ en pôle position n’a pas réussi au japonais : seul un million de terminaux auraient réussi à trouver preneurs, et le nombre réellement en activité actuellement serait assez réduit… A titre de comparaison, on se rappellera qu’Amazon aurait vendu plus de 10 millions de Kindle (la firme ne communique pas ses chiffres) !

C’est d’ailleurs les grandes manœuvres d’Amazon, en train de préparer le lancement de son service de distribution d’ebooks en japonais dans l’Archipel, qui auraient eu l’effet d’un coup de pied dans la termitière Sony. La menace de l’arrivée de ce concurrent redoutable a forcé le géant de l’électronique à revoir son business modèle pour adopter quelque chose de profondément éloigné de l’ADN du groupe japonais : l’ouverture vers d'autres OS ou des formats non-propriétaires.

Pour assurer la pérennité du système de distribution des livres électroniques qu’il a mis en place depuis quelques années, Sony a du revoir sa copie. Les ebooks vendus par Amazon peuvent être lus sur différentes tablettes et smartphones — mais ils n'en restent pas moins propriétaires pour autant, pas de salut sans l'application Kindle. Par contre, chez Sony, un livre électronique n’est utilisable que sur un appareil Reader et quelques autres produits de Sony.

Un membre du département Relations publiques l’a clairement annoncé à la presse nippone : « Nous voulons attirer de nombreux utilisateurs et accroître les ventes de contenus [de notre plate-forme Reader Store] ». Le Reader Store sera ainsi disponible pour d’autres appareils que le Reader. Notamment, à partir de la fin juin, les livres électroniques du Reader Store seront utilisables sur la gamme XPeria de Sony tournant sous Android. Et à l’automne, la révolution se poursuivra : ce seront même les tablettes et smartphones provenant d’autres constructeurs que Sony qui pourront enfin les utiliser, les acheter et les lire.

Cette transformation était pour le moins urgente. Les autres entreprises nippones ayant mis en place après Sony une plate-forme de ventes en ligne de livres électroniques, tel Sharp ou Toshiba, proposent déjà leurs contenus pour les terminaux mobiles fabriqués par d’autres constructeurs. Sony était le dernier des dinosaures enfermés dans sa tour d’ivoire. Mais ce virage à 180° arrive très tardivement, et d’aucuns se demandent s’il n’est pas déjà trop tard pour l’avenir de Sony dans la distribution des livres électroniques en ligne…



Hachette : 2 000 ebooks au prix de livres de poche

L'éditeur Hachette Livre a annoncé hier qu'il avait baissé le prix de 2 000 de ses ebooks. Les 2 000 titres édités en grand format concernés sont dès à présent disponibles au même prix que les livres de poche. Cette nouvelle tarification ne concerne pour le moment que les œuvres de littérature du groupe sorties au format poche.

Hachette Livre est impliqué dans une affaire d'entente illicite sur les prix des ebooks impliquant Apple et quatre autres éditeurs. L'éditeur français a signé un accord avec le Département de la Justice américain (lire : Antitrust : Trois éditeurs de livres signent un accord avec le DoJ).

[Via Les Echos]

Tags: ,


Bientôt de la pub dans les ebooks avec Yahoo ?

Pour l'heure, la publicité dans le domaine des ebooks se limitent surtout à des offres spéciales sur les écrans de veille de certains Kindle. En contrepartie de ces écrans parés de pubs, Amazon offre une réduction sur le prix du Kindle.

Le marché de la publicité dans le monde des livres numériques pourrait évoluer — et prendre une tournure plus intrusive — à la vue de deux brevets déposés par Yahoo. La firme américaine a déposé ces deux brevets en septembre 2010 — ils ont été rendus publics au début du mois — indiquant une solution pour insérer de la publicité dans les ebooks.

Les brevets décrivent un système où le prix de l'ebook acheté dépendrait de la quantité de publicité affichée. Autrement dit, plus vous avez de publicités intégrées à votre ebook, moins vous le paierez cher.

La publicité pourrait prendre la forme de liens hypertextes intégrés sur le texte de l'ebook, de bandeaux publicitaires ou même de « contenus dynamiques » tel que des vidéos. Les annonces seraient contextualisées en fonction du thème du livre, d'un chapitre, d'une phrase ou même d'un mot.

Une difficulté de taille pour Yahoo serait à relever néanmoins : Amazon et Apple contrôlent fermement leurs plateforme respective, Kindle et iBooks, et on les voit mal laisser entrer Yahoo dans leurs systèmes pour venir gagner de l'argent.

Toujours est-il que Yahoo possède bien ces brevets. Reste à voir ce que l'entreprise en fera...

[ Via BBC ]

Tags: ,