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Microsoft a failli mettre la main sur la division mobile de Nokia

En quelque sorte, Microsoft et Nokia ont décidé d’unir leur destin dans l’industrie des terminaux mobiles. Pour certains observateurs, l’alliance stratégique entre les deux groupes n’a pas été assez loin, les deux groupes auraient dû tout simplement fusionner. Et c’est bien ce qu’il a failli se passer tout récemment.

Le Wall Street Journal révèle que Microsoft était ces dernières semaines en discussions avancées afin d’acheter la division de terminaux mobiles du Finlandais. Les négociations auraient eu lieu ce mois et auraient finalement échoué. Selon une source proche du dossier, il est très peu probable que les discussions reprennent.

Une telle acquisition aurait à ne pas en douter marqué l’industrie des télécoms. Microsoft aurait ainsi accéléré sa mutation de manière spectaculaire. Souvent présenté comme le géant du logiciel, Redmond se serait rapproché un peu plus du modèle prôné par Apple, qui consiste à maîtriser le logiciel, le matériel et maintenant les services.

Sur le plan financier, l’accord n’avait rien d’insurmontable. La capitalisation boursière de Nokia est de 14 milliards de dollars environ. Microsoft aurait pu piocher dans ses réserves de cash - 66 milliards de dollars - qu’elle a en dehors des États-Unis et qu’elle ne souhaite pas rapatrier - tout comme Apple - pour des raisons fiscales.

Les deux entreprises ont noué un accord stratégique autour de Windows Phone il y a plus de deux ans. Si cette collaboration a donné naissance à des produits intéressants, le succès commercial n’est sans doute pas aussi important que les deux sociétés l’auraient espéré. Au premier trimestre, la part de marché de Windows Phone était de 3,2 % au niveau mondial.



Surface RT : Microsoft casse les prix pour l’éducation

Microsoft a décidé de casser les prix concernant la Surface RT 32 Go. Elle sera vendue à compter du 24 juin 199 $. Avec clavier, elle sera proposée au prix de 249 $. Il y a cependant un grand “mais”, cette offre est réservée au secteur de l’éducation.

On ignore s’il s’agit pour Microsoft d’entrer coûte que coûte sur le marché de l’éducation, qui est dominé de la tête et des épaules par l’iPad d’Apple ou si c’est une façon détournée d’écouler ses stocks de tablettes qui lui restent sur les bras.

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une opération très agressive. Dans le commerce, la tablette de Microsoft est vendue dans le meilleur des cas un peu moins de 500 €.

[Via : ZDNet / Crédit photo : @MathieuFlex]



Office 365 sortira le 18 juin sur l'App Store français

Office 365 sera disponible sur l'App Store français le 18 juin, vient d'indiquer par communiqué de presse Microsoft. 136 autres pays seront également servis en même temps. L'éditeur a sorti ce matin ce client mobile pour Office 365, sa suite bureautique par abonnement, sur l'App Store américain (lire : Office Mobile disponible sur l'App Store US).

À partir de mardi prochain, les utilisateurs français d'Office 365 pourront visualiser et éditer leurs documents Word, Excel et PowerPoint sur leur iPhone. L'application est réservée au smartphone d'Apple, et Microsoft ne prévoit pas de faire de version iPad — pour ne pas concurrencer les Surface et autres tablettes Windows 8/RT ?



Office Mobile disponible sur l'App Store US [MàJ]

Microsoft a publié une nouvelle application dans l'App Store américain. Office Mobile for Office 365 subscribers offre un accès aux documents stockés sur le cloud de Microsoft, mais l'application est réservée aux abonnés Office 365. Si vous n'êtes pas abonné, vous pouvez le faire dans l'application, sous la forme d'un abonnement in-app : il faut compter 80 € l'année. À ce prix là, vous pourrez installer la suite Office sur cinq ordinateurs, et Microsoft vous offre 20 Go de stockage en ligne.

Adaptée à l'iPhone uniquement, l'application offre un accès à tous vos documents en ligne (SkyDrive, SkyDrive Pro ou SharePoint pris en charge), mais il ne s'agit pas que d'un outil de visualisation. On peut également éditer les fichiers Word, Excel et PowerPoint et Microsoft indique que la mise en forme doit rester strictement identique sur l'iPhone, par rapport à la version créée sur ordinateur. Il faudra vérifier si, sur ce point, l'éditeur fait mieux qu'Apple et iWork.

Office Mobile propose une interface optimisée pour le petit écran de l'iPhone, mais l'absence de version iPad est regrettable, même si on imagine qu'elle n'est que temporaire. L'application intègre en revanche toutes les fonctions spécifiques du nuage de Microsoft : quand on ouvre un document lu sur un autre appareil, on peut continuer directement la lecture au même endroit. Autre fonction, mais qui nécessite cette fois Office 2013 sur un PC, on peut accéder aux documents récents, les derniers modifiés et lus. Le suivi de modification est de la partie et on peut facilement partager un fichier, par mail ou via le cloud.

Sans abonnement Office 365, l'application par ailleurs gratuite est totalement inutile. Notons à ce sujet que Microsoft a cédé face à Apple et intègre des achats in-app : une première, alors que SkyDrive [3.0.1 – Français – Gratuit – iPhone/iPad – Microsoft Corporation] n'en bénéficie toujours pas. Seul l'abonnement annuel est proposé dans l'application, mais on peut souscrire sur le site à un abonnement mensuel (10 € par mois) et même essayer le service gratuitement pendant un mois, à condition de renseigner un moyen de paiement.

[MàJ 14/06/2013@12h53] : The Verge indique que l'application sera disponible à l'international dans les prochains jours. Le site précise par ailleurs qu'une application iPad n'est pas prévue par Microsoft, qui semble réserver l'édition de documents Office à ses propres tablettes.



Microsoft ajoute Outlook et Office à certaines tablettes

Microsoft va muscler l'offre logicielle de ses tablettes et celles de ses partenaires. Il faut y voir la volonté à la fois de les rendre plus attractives auprès des clients en les dotant de logiciels absents sur iOS et Android, et d'obtenir les faveurs des fabricants.

Sur les tablettes équipées de Windows RT, Outlook 2013 sera désormais fourni. Jusqu'à présent, ces tablettes étaient livrées avec la suite Office RT mais sans le client de courrier électronique qui en fait partie (une app de mail plus sommaire est néanmoins présente). Une anomalie qui sera réparée cet automne avec la mise à jour Windows 8.1 RT.

Autre concession, cette fois sur les tablettes x86, Office 2013 "Famille et Etudiant" sera maintenant livré au lieu d'être une option payante à 139€.

Mais encore faut-il prendre la bonne tablette. Car pour ne pas rendre les choses trop simples pour les clients, seules les tablettes Windows de petit format - avec un écran inférieur à 10" - embarqueront la suite bureautique. Acer en a par exemple présenté une de 8,1" avec son Iconia W3 vendue 329€. Il y aura donc deux types de tablettes Windows 8.1 : celles avec et celles sans Office.



Microsoft baisserait le coût de Windows RT

Microsoft prévoit d'abaisser le coût de la licence de Windows RT pour les futures petites tablettes, a appris Bloomberg. Le prix de cette licence et la proportion de cette baisse ne sont pas connus, mais l'objectif est évident : stimuler l'intérêt des fabricants pour RT et espérer qu'ils proposeront des modèles à des prix attractifs.

Il n'y a actuellement que Microsoft qui propose véritablement une tablette sur Windows RT avec l'une de ses Surface. Dell s'y essaye modérément et devrait néanmoins continuer, HTC aurait abandonné le projet d'un modèle grand format mais préparerait une 7".

Les autres grands fabricants se sont dit déçus par les premières méventes (Samsung, Toshiba) ou n'ont montré aucun intérêt à se lancer (HP, Acer, Asus). Non qu'ils se soient tenus à l'écart de Windows. Ils ont tout simplement préféré la version 8 standard… lorsqu'ils ne se lancent pas dans des produits hybrides (et à la pérennité tout aussi incertaine) avec Windows 8 et Android sur la même machine (lire Asus fusionne souris et trackpad, Windows et Android).



YouTube sur Windows Phone : Microsoft et Google parviennent à un compromis

YouTube

Microsoft et Google travailleront finalement ensemble « à mettre à jour la nouvelle application YouTube pour Windows Phone afin de la mettre en conformité avec les conditions d’utilisation de l’API de YouTube, notamment en ajoutant les publicités, dans les prochaines semaines. » Ainsi se conclut une semaine de bras de fer entre les deux sociétés sans que ni l’une ni l’autre ne l’emporte tout à fait.

Microsoft a pris un risque calculé en développant elle-même un client « officiel » YouTube : Google n’aurait pu s’y attaquer frontalement sans apporter la preuve que son « ouverture » n’est rien de plus qu’une posture. La firme de Mountain View a dû se rabattre derrière l’argument de la violation des conditions d’utilisation de l’API de YouTube, demandant la coopération de Microsoft plutôt que de lui couper directement l’accès.

Au lendemain des déclarations de Larry Page appelant à « une meilleure interopérabilité », la défense de Microsoft était cousue de fil blanc : à Google de lui donner les moyens de mettre en conformité son application. La prochaine mise à jour du client YouTube pour Windows Phone devrait perdre en fonctions, l’affichage de publicités nécessitant de passer par une API iframe peu flexible.

Mais Microsoft a réussi son pari et pourra donc continuer à proposer une véritable application, et non pas un simple signet comme avant. Google voit son travail de sape de Windows Phone en partie contrecarré, mais récupère le contrôle de cette app : elle pourrait donc se contenter du strict minimum et continuer à narguer Microsoft, nouvel ennemi n° 1 de la firme de Mountain View.



Microsoft a de grands objectifs pour ses Surface

Microsoft déborderait d'ambition pour imposer ses tablettes Surface, non seulement face à la concurrence des autres plateformes, mais aussi à l'intérieur de l'écosystème Windows. Le journaliste Paul Thurrott relaie d'abord des indiscrétions reçues de deux sources.

Microsoft entend maintenir une part de marché de 50% pour ses Surface parmi les différents partenaires engagés dans la fabrication de tablettes Windows. Quand bien même davantage de modèles tiers arriveraient sur le marché, Microsoft n'entend pas laisser reculer les ventes de ses propres tablettes.

Ce partage n'est pas inédit, IDC avait calculé qu'au premier trimestre 2013, les Surface s'étaient autant vendues que ses concurrentes sur Windows, avec 900 000 unités environ de chaque côté (lire Une petite Surface serait présentée fin juin).

Une troisième source, décrite comme fiable, mais unique, a fourni d'autres données à Thurrott, une liste d'objectifs que se serait fixés Microsoft pour ses tablettes.

Des ventes de 25 millions d'unités sur son année fiscale 2014 qui démarre le 1er juillet. C'est donc 25 fois plus que sur le premier trimestre de cette année, une période pendant laquelle 19,5 millions d'iPad sont partis chez les distributeurs et les clients. Cela reste peu face aux acteurs dominants, c'est énorme face aux performances passées.

Sur le marché de l'entreprise, fort de la présence de Windows sur ces matériels, Microsoft entend devenir le fournisseur numéro 1 pendant cette année à venir. Dans la vente auprès du grand public, il vise la seconde place. Dans l'éducation son premier objectif est, au minimum, de répondre à tout appel d'offres qui se présente. Enfin, il entend faire de sa Surface le choix prioritaire des acheteurs pour les circuits de distribution face aux tablettes de ses partenaires. Etant à la fois concepteur du matériel et de son OS, Microsoft est certainement pour ce dernier point une valeur plus sûre.

Ces prétentions, non confirmées, s'accordent néanmoins avec la nouvelle campagne initiée depuis hier qui s'attaque à l'iPad. Pour le moment les produits tiers sont mis en avant aux côtés de la Surface Pro. Sur cette année fiscale, Microsoft souhaiterait privilégier la Surface et vanter les matériels et services maison qui fonctionnent autour. Une nouvelle Surface au moins devrait naturellement arriver, on parle d'une version autour de 8".

Cet effort marketing pour promouvoir les Surface est évalué à 4,4 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros). Cela passera aussi par une distribution dans davantage de pays encore. Chez Microsoft, le « succès de Surface est une priorité ».



Tablettes et téléphones, Microsoft est à fond dans la comparaison

Que ce soit sur les téléphones ou les tablettes, Microsoft est en position de (lointain) challenger, ses dernières publicités ne le cachent pas. Depuis hier il se frotte au champion des tablettes par des comparatifs face à l'iPad (lire Microsoft lance une pub comparative iPad/Windows).

Le deuxième clip mis en ligne pour démontrer la supériorité des solutions Windows 8 appuie sur les mêmes points : l'affichage de deux applications simultanément à l'écran ; l'accès à plus d'imprimantes, un port SD Card intégré, l'existence d'Office. Comme toute publicité, son auteur choisit ce qui l'arrange, rien de surprenant.

La question à ce stade est peut-être de savoir si ces lacunes de l'iPad en sont de réelles. Personne ne se plaindra d'avoir Office sur iPad - c'est mal engagé sur le court terme à en juger par ces campagnes - mais son absence a-t-elle handicapé à ce point les ventes d'Apple ? Les capacités d'impression et de déchargement des photos sont-elles des problématiques fortes exprimées lors d'une étude de Microsoft ou des axes retenus à défaut de mieux (catalogue logiciel, jeux, périphériques adaptés, etc) ? Est-ce que l'on décharge si souvent des photos sur son iPad que l'absence d'un connecteur intégré soit une vraie lacune au quotidien ? Microsoft répond par la positive.

Dans la mise en image de ce duel, Microsoft a fait un petit pas en arrière en supprimant de sa page hier un élément graphique illustrant la différence entre les 9,7" de l'iPad et les 10,1" de l'Asus VivoTab Smart. Une représentation passablement déformée de la réalité tant la différence entre les deux tailles était exagérée (via curi.us & DF).

L'autre front ouvert est en direction des téléphones. La bataille est conduite avec les derniers Lumia de Nokia et leur bonne tenue lors de prise de photos en basse lumière. C'est peut-être le seul véritable argument technique de ces appareils capable d'offrir une valeur ajoutée sur ses concurrents. Le Lumia 920 équipé de Windows Phone est confronté à ses deux plus féroces adversaires - le Galaxy S4 et l'iPhone 5 - au travers d'une séance de photos nocturne.



Microsoft modifie son YouTube pour Windows Phone

Microsoft a en partie répondu aux demandes de Google sur l'application non officielle de YouTube pour Windows Phone. Dans la liste des doléances transmises par Google sur les fonctions posant problème, figurait celle sur le téléchargement des vidéos sur le téléphone. Il n'est plus possible de le faire depuis la mise à jour maintenant proposée.

Ensuite, cette application, réalisée par Microsoft pour pallier l'absence de client officiel, respecte les réglages de diffusion des éditeurs vers tel ou tel support.

La principale revendication de Google pour que l'application soit retirée du téléchargement et désactivée sur les téléphones qui l'utilisent d'ici au 22 mai n'a donc pas été satisfaite.

Quant à la question de l'affichage des publicités associées aux clips, elle n'est toujours pas tranchée, Microsoft continuant de réclamer un droit d'utilisation des API de Google pour prendre en charge ces contenus. Dans une déclaration, Microsoft explique qu'il est en contact avec son concurrent et qu'il espère toujours un accord autour de ce logiciel (lire aussi Microsoft réplique à Google sur YouTube pour Windows Phone et Google demande le retrait de l'app YouTube de Microsoft).