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NDS4iOS émule les jeux DS sans jailbreak

Les émulateurs de consoles, autres que ceux officiels proposés par les éditeurs comme Sega, n'ont pas bonne presse du côté d'Apple. L'App Store en refuse systématiquement l'entrée même s'il arrive parfois qu'un petit malin parvienne à se faufiler entre les mailles du filet (mais il est rapidement repéré par la patrouille et supprimé manu militari). Il en va ainsi des jeux Nintendo : pour jouer à super Mario, Mario Kart, Pokémon et consorts, il faut soit s'acheter une console du constructeur, soit ronger son frein et croiser les doigts pour que Nintendo s'intéresse aux plateformes mobiles (lire : Nintendo ne reste pas immobile). Ou alors, se lancer dans un jailbreak afin d'installer sur son terminal iOS un des nombreux émulateurs disponibles.

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En février cependant, l'application GBA4iOS 2.0 a rebattu les cartes. Ce logiciel s'installe en effet sur un iPhone ou un iPad standard, sans en passer par l'App Store. L'astuce est simple : l'application bénéficiait d'un certificat entreprise Apple, du même genre que ceux utilisés par les sociétés pour permettre l'installation d'applications maison sur les terminaux de leurs employés. Grâce à ce certificat, pas besoin d'en passer par l'App Store et la validation tatillonne du logiciel (lire : GBA4iOS 2.0 : un émulateur Game Boy sur iPhone et iPad sans jailbreak). Dès qu'Apple a eu vent de l'affaire, elle a révoqué le fameux certificat de GBA4iOS, mais il reste possible d'installer et d'utiliser l'émulateur en modifiant la date de l'appareil iOS.

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Si GBA4iOS propose d'émuler des jeux Game Boy et Game Boy Advance, NDS4iOS permet de jouer à des titres Nintendo DS. Le catalogue de jeux est plus récent (avec des titres comme Pokémon Pearl, Final Fantasy XII ou bien évidemment Mario Kart DS) et les graphismes plus élaborés; mais cet émulateur, que l'on pourra installer sur un iPhone ou iPad sans jailbreak, est loin de tirer parti des capacités de son hôte : la plupart des jeux se révèlent lents et mal adaptés au format, même si l'on retrouve les deux écrans typiques de la console tactile. L'app comprend néanmoins des réglages afin d'optimiser au mieux les jeux mais il reste un gros travail pour rendre l'expérience agréable.

Attention, à l'instar de GBA4iOS, il faudra modifier la date pour utiliser NDS4iOS (8 février, en l'occurrence).



Webn.es : un émulateur NES dans Safari

Webn.es est un moyen simple et inédit de jouer à la NES. Sans installer d'application et sans jailbreaker l'iPhone, il est possible de profiter des anciens hits vidéoludiques des années 80. Seul un navigateur web est nécessaire.

Webn.es est facile à utiliser : on saisit l'URL dans Safari mobile et c'est tout. Par défaut, plusieurs jeux "fait maison" sont jouables. Tetramino est par exemple un bon clone du célèbre Tetris. Cependant, le principal intérêt est ailleurs. Grâce au bouton "+" situé en haut à droite de la page, il est possible d'ajouter ses propres ROMs.

En mode portrait...

Il suffit de lier sa Dropbox qui comprend les fichiers à Webn.es, et les jeux s'ajoutent automatiquement à Webn.es. Il est conseillé de créer un dossier spécifique pour l'occasion. L'émulateur ne gère que les fichiers possédant une extension .nes

... et en paysage.

La qualité et la vitesse de l'émulation sont correctes sans être exceptionnels. Il ne faut pas s'attendre à retrouver toutes les sensations d'antan. Toutefois, le tour de force réalisé par Webn.es est remarquable et mérite que l'on s'y intéresse.

[Via : iDownloadBlog]



Nintendo ne reste pas immobile

La conférence de Nintendo donnée aux investisseurs cette nuit était particulièrement attendue. Après l'annonce de pertes records dûes notamment à des ventes catastrophiques de Wii U, l'entreprise allait-elle prendre un virage historique en sortant des applications sur smartphone, comme le Nikkei le rapportait ?

Photo Sergey Galyonkin CC BY-SA

« C'est notre volonté de sortir des applications qui attireront l'attention des consommateurs sur notre proposition de jeux », a confirmé le PDG de Nintendo. « Je n'ai mis aucune restriction à l'équipe de développement, pas même celle de faire des jeux ou d'utiliser nos personnages ». Il ne faut toutefois pas s'attendre à un vrai Mario, ces applications ludiques ou de services serviront avant tout à promouvoir les produits Nintendo.

Satoru Iwata a réaffirmé que « les consoles et les jeux sont le coeur de métier de Nintendo [et que] cela ne changera pas ». Autrement dit les applications sur mobile serviront de mise en bouche plutôt que substitut. « On peut davantage surprendre en combinant les technologies matérielles et logicielles, c'est pour cela que nous continuerons sur les deux volets », a expliqué le PDG qui va baisser son salaire de moitié au cours des cinq prochains mois.

La stratégie de Nintendo pour redresser la barre, c'est pêle-mêle de se recentrer sur ses personnages emblématiques, de développer des titres qui exploitent pleinement le GamePad de la Wii U, de rapprocher la Wii U et la 3DS au niveau logiciel et aussi un programme « Quality of Life ». Le groupe veut réitérer l'incroyable succès du Wii Fit (plus de 40 millions d'exemplaires vendus) en se penchant de nouveau sur le secteur du bien-être. Nintendo réserve ses annonces concrètes sur le sujet pour plus tard dans l'année, mais on peut d'ores et déjà s'attendre à de nouveaux accessoires et logiciels dédiés à la santé.

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[Source : WSJ]



Et si Nintendo se tournait vers iOS ?

On le sait tous, le monde du jeu mobile d’aujourd’hui est bien différent de celui d’il y a 10 ans. Les smartphones sont devenus de très bons partenaires capables de rivaliser avec les consoles portables.

Nintendo a annoncé la semaine dernière par suprise la 2DS, une console à 130$ visant à rattraper les ventes décevantes de sa 3DS. Pour John Gruber, blogueur avisé du monde Apple, la 2DS n'est pas la bonne réponse pour redresser la barre. La cible visée par Nintendo reste la même, mais le design et la légitimité du produit font débat. La marque pionnière du domaine vidéoludique ne séduit plus et on est en droit de se demander si elle n’a pas trop tiré sur la corde.


Nintendo 2DS

Avec la Game Boy, la NES et la Wii, entre autres, elle a réussi à s’imposer sur le marché. Mais cet âge d'or est passé et l’avenir semble beaucoup moins radieux. Les ventes de la 3DS décevantes comparées à celle de la DS (33 millions d’unités vendues contre 43 millions au bout de deux ans et demi) et le démarrage catastrophique de la Wii U (moins de 4 millions d’unités contre 10 millions pour la Wii), couplé à la défection de certains gros éditeurs, interrogent sur le futur de Nintendo.

Un des problèmes des consoles du géniteur de Mario, c'est son interactivité tactile. Innovante à l’arrivée de la DS, elle commence à accuser un sérieux coup de vieux. La définition de 320x240 pixels de l'écran tactile de la 3DS/2DS est insuffisante et le besoin d’un stylet pour l'utiliser correctement ne rattrape pas plus la fonctionnalité. C’est sympa au début mais on s’en lasse à la longue, préférant utiliser son doigt. Malheureusement, l’exercice est encore plus fastidieux et peu précis… Et si vous croyez que la Wii U améliore les choses avec son GamePad, c’est raté.


"Apple DSi" - Photo René Schäfer CC

Nintendo devrait-il adopter une autre stratégie pour continuer d’exister ? Pourquoi ne pas développer sur une autre plate-forme comme iOS afin de se remettre sur pied ? Prenons un Mario Kart sur iPhone, par exemple. Si le constructeur s’investit dans un projet comme celui-ci, il pourrait toucher un plus grand nombre de personnes. L’intéressé pourrait fixer un prix de vente élevé grâce à son prestige, et si le public est réceptif, c'est le succès ! Le risque est minime comparé au développement d’un nouvel appareil.

On compare parfois Nintendo à Apple, les deux sociétés contrôlant à la fois le matériel et le logiciel. Apple a su faire des concessions quand elle en avait besoin. Pour imposer l'iPod, elle a sorti iTunes sur Windows. Le succès n'est pas assuré à chaque fois, à l'image de Safari qui n'a pas percé sur le système de Microsoft, et il est vrai que maitriser le hardware et le software est un très bon choix en terme d’optimisation et de possibilités, mais il ne faut pas toujours rester sur ses acquis et essayer d’aller chercher de bonnes idées ailleurs. Nintendo pourrait aisément se placer sur le développement de jeux mobile, sans pour autant sacrifier sur la qualité.

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Le lent déclin des consoles portables

Les consoles portables sont au mieux en train de devenir une niche. Elles ne parviennent plus à capter l’attention des utilisateurs qui jouent de plus en plus avec leurs smartphones.

Résultat, pour la première fois, les dépenses en matière de jeux sur iOS durant les trois premiers mois de l’année ont dépassé celles pour l’ensemble des consoles de jeu portables. Et ce n’est pas fini si l’on en croit IDC qui estime qu’au deuxième trimestre, ce sera au tour de Google Play de les dépasser. La plate-forme de téléchargement de Google connaît une croissance similaire à celle de l’App Store.

Le calvaire de Nintendo

Ce désamour pour les consoles portables pénalise notamment Nintendo qui a fait le choix de rester à l’écart du marché des smartphones (lire : Nintendo ne veut toujours pas du smartphone). Et pour ne rien arranger, les ventes de la Wii U sont mauvaises au point que les éditeurs sont en train de revoir leur stratégie.

Dans une série de tweets, effacés depuis, l’un des ingénieurs logiciels d’Electronic Arts Sports n’a pas maché ses mots : “La Wii U est merdique. Moins puissante qu’une Xbox 360. Mauvaise boutique en ligne.” Et de conclure en qualifiant Nintendo de “mort-vivant”.

Bob Summerwill, à l’origine de ces amabilités, ne semble pas porter Nintendo dans son coeur. En réponse à un tweet, il affirme notamment qu’aucun éditeur tiers ne parvient à faire de l’argent sur la plate-forme du japonais. Enfin, il conseille à Nintendo de faire comme Sega dans les années 90 à savoir arrêter de faire des consoles et se contenter de faire des jeux sur d’autres consoles.

En début de semaine, un porte-parole d’Electronic Arts, Jeff Brown, avait déclaré à Kokatu qu’aucun jeu n’était en développement sur la console de Nintendo.

Depuis, l’éditeur a souhaité calmer le jeu affirmant qu’il avait déjà sorti plusieurs titres pour la Wii U l’année dernière. Et si EA n’a pas annoncé de nouveaux titres pour la console de Nintendo cette année, cela ne présage en rien de la stratégie du groupe à venir…

image : Kotaku



Nintendo veut séduire les développeurs iOS et Android

Nintendo cherche à attirer les développeurs de jeux iOS et Android en leur proposant des « outils de conversion professionnels ». Il s’agit, selon le Japan Times, de relancer l’intérêt pour la Wii U en lui apportant des jeux à la fois emblématiques et adaptés à son contrôleur en forme de tablette.

La Wii U peine pour le moment à convaincre, la faute sans doute à un catalogue pauvre — une lacune qui pourrait être comblée en récupérant de nombreux jeux très populaires sur les autres plateformes et en les vendant à un prix faible. Nintendo n’a vendu que 3,45 millions d’exemplaires de sa nouvelle console, deux millions de moins que prévu.

PopCap, qui a annoncé que Plants vs. Zombies 2 serait disponible au mois de juillet, fera peut-être partie des studios courtisés. Le très populaire Plants vs. Zombies est en effet disponible sur toutes les plateformes… sauf la Nintendo Wii.

[Via AppleInsider]



Le Pokédex est disponible en français

Voilà une nouvelle qui devrait plaire à tous les amateurs de Pokémon, cette série de jeux de combats entre créatures fantastiques conçue par Nintendo au milieu des années 1990. Après une sortie limitée au Japon et en japonais (lire : Nintendo publie l’encyclopédie Pokémon au Japon), le Pokédex pour iOS [1.1 – Français – 1,79 € – iPhone/iPad – iOS 6 – 469 Mo – The Pokemon Company] est désormais disponible dans tous les App Store et traduit en français.

Le Pokédex rassemble toutes les informations sur tous les Pokémon existants, rien que ça. Cette véritable encyclopédie permet de tout connaître sur toutes ces bestioles énigmatiques. Pokédex pour iOS dispose d’ailleurs d’un moteur de recherche pour trouver plus facilement le Pokémon qu’il vous faut.

Pokédex for iOS est une application conçue pour les derniers épisodes de Pokémon (noir et blanc). Les autres épisodes doivent être débloqués sous la forme de quatre achats in-app de 5,49 € l’un. Autant dire que la facture peut très vite devenir salée (23,75 € en tout) : parents, attention à vos enfants…

L’application est universelle et traduite en français, de l’interface au contenu. Pokédex for iPhone nécessite au minimum iOS 6 et fonctionne sur tous les terminaux iOS compatibles (iPhone 3GS, iPod touch 4G et iPad 2 au minimum).



Nintendo publie l'encyclopédie Pokémon au Japon

Nintendo n'a adapté aucun de ses jeux à l'App Store et l'entreprise japonaise a toujours tenu à maintenir l'exclusivité de son catalogue à ses consoles de jeu. Après un premier essai l'été dernier, le spécialiste du jeu a toutefois décidé de renouveler l'expérience en publiant dans l'App Store une application pour iPhone et iPad.

Le ポケモン図鑑 for iOS (App Store japonais) n'est pas un jeu toutefois, il s'agit en fait du Pokédex, soit l'encyclopédie des Pokémon. Grâce à cette application, les fans sauront tout sur toutes les créatures bizarres qui s'affrontent dans le jeu. On est encore loin du jeu complet, sur ce point Nintendo reste manifestement inflexible.

L'application est vendue 1,69 € au Japon, mais il faut ensuite acheter des livres pour accéder au contenu : au total, il en coûtera 21,69 €, soit environ 7 € de plus que la version 3DS. Inutile de vous précipiter toutefois, le Pokédex n'est vendu que dans l'App Store japonais et il n'est pas traduit.

[Via : Puissance Nintendo]



Nintendo n'a pas attendu l'iPad pour la Wii U

Satoru Iwata, le PDG de Nintendo, a accordé une interview au Figaro dans laquelle il aborde — un peu — les smartphones et Apple.

À la question de savoir si la Wii U — une console équipée d'une sorte de tablette pour jouer — est une réponse à la percée des tablettes et de l'iPad, Iwata dément : « Nous avons commencé à travailler au Game Pad [la tablette de la Wii U, ndr] dès 2008, deux ans avant la sortie de l'iPad. Nous n'avons donc pas été inspirés par la percée des tablettes. Mais comme nous avons montré la Wii U l'an dernier, certaines personnes ont pensé que nous avions été guidés par Apple. »

Quant aux smartphones qui sont de plus en plus populaires et qui pourraient grapiller des joueurs aux consoles portables, Nintendo entend lutter par l'innovation : « Du fait de l'explosion du nombre de mobiles, nous aurions alors dû perdre la partie dans les consoles de jeux por­tables. Mais la Game Boy s'est très bien vendue. C'est la raison pour laquelle nous avons investi dans la DS avec son écran tactile, et dans la 3DS, en relief. Nous devions apporter quelque chose de plus aux consommateurs par rapport aux smartphones. »

Et Iwata d'indiquer que les jeux de Nintendo seront plus « sociaux » : « Nous devons trouver un moyen pour tirer avantage des relations entre les jeux vidéo et les réseaux sociaux. [...] C'est également la raison pour laquelle nous avons décidé de faire en sorte que l'expérience d'un joueur se transforme en une expérience sociale. Nous lançons ainsi notre réseau Miiverse pour mettre en relation des joueurs. »

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La Nintendo Wii U plus en détails

Avant le début de l'E3, le plus gros salon dédié au jeu vidéo, Nintendo a fait hier soir une pré-conférence. Satoru Iwata, président de Nintendo, est revenu sur la prochaine console du constructeur : la Wii U.

Pas de révélations fracassantes, Iwata s'est surtout attaché à expliquer les possibilités offertes par la Wii U et la vision de Nintendo. Malgré tout quelques nouveaux détails ont vu le jour.

Le Wii U GamePad, le nom officiel de la fameuse tablette, a été légèrement revu depuis sa première présentation à l'E3 l'année dernière. Il dispose maintenant de vrais joysticks, d'un bouton pour activer sa fonction télécommande et d'une puce NFC.

Une seconde manette a fait son apparition : le Wii U Pro Controller qui fait indéniablement penser au joypad de la Xbox 360.

Autre annonce d'Iwata : Miiverse, une sorte de réseau social à base de Mii, ces avatars déjà disponibles sur Wii. Il sera possible par exemple de mettre en pause un jeu et demander à ses contacts comment battre un boss via un système de messagerie.

Miiverse sera également disponible sur smartphone et ordinateurs en passant par un navigateur web. Sur ce côté social et connecté, Nintendo ne fait que rattraper son retard sur le Xbox Live de Microsoft et le Sony Entertainment Network.

De nombreuses zones d'ombres entourent encore la Wii U, comme l'autonomie de la tablette, les jeux disponibles à sa sortie, le niveau d'indépendance de la tablette vis-à-vis du boitier connecté au téléviseur, etc. Autant de questions auquel devra répondre Nintendo demain lors de sa conférence E3.

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