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Quanta : un nouvel accord de licence sur Android pour Microsoft

QuantaMicrosoft gagne trois fois plus d'argent avec Android qu'avec Windows Phone 7, par le biais d'accords de licence : chaque appareil HTC et Samsung vendu rapporte quelque dollars à la firme de Redmond, au titre de l'utilisation de technologies brevetées. Cette manne financière en roue libre n'est semble-t-il pas près de s'arrêter : Microsoft a annoncé la signature d'un nouvel accord de licence autour d'Android, cette fois-ci avec Quanta Computers.

Si ni le montant de cet accord, ni son contenu précis n'ont été dévoilés, on suppose que les brevets mis en jeu sont les mêmes que ceux impliqués dans le procès de Microsoft contre Motorola, et les accords de licence entre Microsoft et Samsung, HTC, Wistron et General Dynamics Itronix. Couvrant des aspects aussi basiques que l'affichage du changement du niveau de batterie et du signal cellulaire ou la manière de synchroniser courriers, contacts et agendas, ces brevets sont pour ainsi dire impossibles à éviter : leurs technologies sont mises à disposition dans le cadre d'accords de licence aux termes justes, raisonnables et non-discriminatoires (FRAND).

On ne sait pas exactement ce que cet accord couvre. S'il se limite aux smartphones, tablettes et ordinateurs sous Android et Chrome OS vendus sous le nom de Quanta, les revenus tirés par Microsoft seront limités. Mais Quanta est aussi un sous-traitant de premier ordre fabricant les appareils de quelques uns des plus grands acteurs de la mobilité — récemment la BlackBerry Playbook et l'Amazon Kindle Fire. De quoi peut-être réactiver la guerre idéologique ouverte avec Google, qui accuse Microsoft d'« extorsion » sur Android (lire : Google : « Microsoft pratique l'extorsion sur Android »).



PlayBook : Quanta réduit la voilure

S’il fallait encore une preuve que la PlayBook est très en deçà des objectifs initiaux de Research In Motion (RIM), il faut la chercher chez les sous-traitants.

Quanta vient de licencier 1000 personnes qui travaillaient sur les chaînes de production de la PlayBook, soit quasiment la moitié des effectifs. Pour répondre aux demandes de RIM qui voulaient notamment éviter les contre-façons, Quanta Computer avait installé les chaines de production dans une usine au nord de Taiwan, et non en Chine.

En avril, Research In Motion (RIM) espérait vendre entre 4 et 5 millions de PlayBook sur l’année. Au final, on est très loin du compte. Au premier semestre, la société canadienne a fourni 800 000 tablettes à ses partenaires. Actuellement, elle envoie chaque mois à son réseau de distribution environ 100 000 PlayBook.

Cette décision a été prise par Quanta afin de minimiser ses pertes. Digitimes à l’origine de ces révélations, précise que Research In Motion (RIM) n’a pas l’intention pour le moment de quitter le marché des tablettes.

Le sous-traitant a confirmé les licenciements en cours, mais n’a pas souhaité commenter les autres informations publiées par Digitimes.

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