Windows phone 7



Nokia a débauché Richard Kerris

Richard KerrisTrois jours après avoir quitté son poste de vice-président en charge des relations développeurs chez HP/Palm, Richard Kerris a rejoint Nokia, où il occupera un poste similaire (directeur mondial des relations développeurs). Il semble que la firme finlandaise ait tout simplement débauché Richard Kerris : il avait motivé son départ de HP, après seulement neuf mois, par la mention d'une offre qu'il ne « pouvait pas refuser ».

Il aura la charge des relations avec les développeurs de l'ensemble des plateformes mobiles utilisées par Nokia, Windows Phone 7 étant logiquement sa priorité. Kerris est un expert des relations avec les développeurs : c'était notamment sa tâche chez Apple entre 2001 et 2007, à une époque où le Mac a atteint ses plus bas niveaux de parts de marché.

Richard Kerris est un énième cadre des équipes webOS à quitter le navire, alors que HP a procédé au licenciement de 525 membres de sa division mobile. L'avenir de webOS est de plus en plus flou.

[Via All Things D]



Lumia : Nokia annonce « les premiers vrais Windows Phone »

À l'occasion du Nokia World, Stephen Elop a présenté les premiers smartphones Windows Phone 7 du fabricant finlandais, ou, selon lui « les premiers vrais Windows Phone ». Nokia a une latitude que les autres partenaires de Microsoft n'ont pas, mais ces premiers appareils sont de simples smartphones sous Windows Phone 7 Mango — le Nokia Lumia 800 est même, à vrai dire, un Nokia N9 sous WP7.

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Orange : le salut de Windows Phone passe par Nokia

Les smartphones Windows Phone 7 sont ceux qui sont les moins vendus par Orange. Dans un entretien à Cnet, Yves Maître, vice-président d'Orange en charge des appareils et du multimédia mobile, s'avoue déçu par les ventes des smartphones équipés de l'OS mobile de Microsoft, qui se vendent moins que les BlackBerry, les iPhone, et les Androphones. La moitié des téléphones mobiles vendus par Orange sont des smartphones. Il a néanmoins l'espoir que Nokia permette à Windows Phone de reprendre des couleurs.

Selon Maître, le fabricant finlandais pourrait offrir un écrin à la hauteur de l'OS de Microsoft : « utiliser un téléphone Nokia, c'est comme conduire une Mercedes » explique-t-il, en faisait référence à l'image de marque de la firme d'Espoo. Maître est par le passé intervenu à la Nokia World, conférence londonienne pendant laquelle Nokia devrait présenter la semaine prochaine son premier smartphone sous Windows Phone 7, le Nokia Sabre (processeur 1,4 GHz, écran 3,7", WP 7.5 Mango).

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C'est à cette occasion qu'il pourra juger des chances de Nokia à catalyser l'écosystème Windows Phone 7 : « si Nokia/Microsoft ne réussit pas en Europe, ce sera difficile de réussir ailleurs ». La zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), sur laquelle est présente Orange, reste le principal marché de Nokia. « D'ici [le MWC de Barcelone], nous saurons si Microsoft est encore dans le jeu — ou pas » conclut Maître : si les clients ne sont toujours pas au rendez-vous d'ici février 2012, Orange pourrait tout simplement décider d'arrêter de commercialiser des smartphones WP7.



Dell arrêterait temporairement ses smartphones

Dell aurait décidé d'interrompre temporairement la sortie de nouveaux smartphones sous Windows Phone ou sous Android. Le constructeur texan aurait d'ores et déjà annulé la sortie de quelques modèles, dont le Wrigley, un smartphone Windows Phone 7 qui aurait constitué un successeur au Venue Pro.

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Dell aurait choisi d'attendre au moins Windows Phone 8 pour sortir à nouveau un terminal mobile utilisant le système de Microsoft. Le constructeur était totalement absent pour la sortie de Mango, dernière mise à jour majeure et Windows Phone 8 n'est pas attendu avant la fin de l'année 2012…

Ce ne serait pas mieux côté Android. Les smartphones actuels seraient peu à peu retirés et ils ne seraient pas remplacés : la seule sortie connue à ce jour est ainsi limitée au Japon. À l'image de HP, Dell a manifestement du mal à se faire une place sur le marché déjà bien encombré des smartphones. Aucun modèle du constructeur texan n'a ainsi réussi à se faire une véritable place.

[Via : Electronista]



Windows Phone 7.5 Mango arrive avec quelques surprises

Windows Phone 7.5 Mango arrive avec quelques surprisesCertains envoient des invitations à la presse (lire : Let's talk iPhone : le special event le 4 octobre), d'autres envoient la dernière mise à jour de leur OS mobile : comme prévu, Microsoft a lancé le déploiement de Windows Phone 7.5 Mango. Cette mise à jour, qui est disponible simultanément chez tous les partenaires (opérateurs et fabricants) de Microsoft, sera distribuée progressivement aux utilisateurs pendant les quatre prochaines semaines.

10 % des utilisateurs auront ainsi accès à cette mise à jour cette semaine, puis 25 % la semaine prochaine si aucun problème n'est détecté. Les autres y auront le droit dans la foulée. L'agenda de Microsoft indique qu'en France, la mise à jour a été distribuée à SFR (sauf pour le Samsung Omnia 7) et Orange, sans mention de Bouygues Telecom.

Cette mise à jour arrive avec quelques surprises : en plus des nouveautés déjà annoncées (lire : Microsoft détaille Windows Phone 7 "Mango"), Microsoft a ajouté un système de messagerie vocale visuelle et une fonction de modem 3G permettant de connecter jusqu'à cinq appareils. Ce sera aux opérateurs de décider s'ils souhaitent activer ou non cette fonction sur leurs réseaux.

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Windows Phone « Mango » sera disponible dans une à deux semaines

Windows PhoneWindows Phone 7.5, nom de code « Mango », sera disponible d'ici une à deux semaines. Eric Hautala, manager général de Windows Phone en charge des relations clientèle, a confirmé que la mise à jour serait déployée progressivement, selon les termes d'un calendrier dépendant des modèles et des opérateurs.

Mango apporte de nombreuses nouveautés, parmi lesquelles un système de multitâche assez semblable dans l'esprit à celui d'iOS, une version mobile d'IE9, l'intégration native de Twitter ou encore de nouvelles fonctions dans Bing (lire : Microsoft détaille Windows Phone 7 Mango). Pour préparer l'arrivée de Mango sur Mac, il faudra télécharger Windows Phone Connector 2.0 (lire : Windows Phone Connector 2.0 compatible "Mango").



Viré pour avoir donné 8/10 à un Windows Phone

Chez Microsoft, on essaie tant bien que mal à se mettre à la culture du secret qui a fait le succès d’Apple ces dernières années. Alors, on n’hésite pas à virer les personnes qui ont tendance à parler un peu trop.

Le motif de licenciement de Joe Marini est pour le moins original, enfin la première partie : mauvaise utilisation des réseaux sociaux et divulgation d'informations confidentielles. Son grand tort ? Avoir donné ses impressions sur Twitter sur un prototype de smartphone Nokia équipé de Windows Phone 7.

Sa critique n’était pourtant pas mauvaise, il donnait volontiers un bon 8 sur 10 au modèle qu’il venait de tester. Enthousiaste en ce qui concerne le design de l’appareil, il estimait également que le capteur était de bonne facture. Autre bon point : le smartphone était très réactif. Sa seule critique concernait l’écran qui était trop petit à son goût.

Joe Marini travaillait pour Microsoft depuis 2003. Il a joué un grand rôle notamment dans le développement d’Internet Explorer 9 pour Windows Phone 7. Auparavant, il y a une bonne dizaine d’années, il faisait partie chez Macromedia de l’équipe de développement qui créa Dreamweaver.

Il y a toutefois encore des petites différences entre Microsoft et Apple. Si cette situation s’était produite chez Apple, l’homme aurait quitté son poste sur le champ. Mariani a continué à travailler pour Microsoft pendant un mois et a même animé des conférences lors de l’événement Microsoft Build qui avait lieu la semaine dernière. D’autre part, jamais Apple n’aurait indiqué par voie de presse que l’un de ses employés a été viré pour ce motif. On l’aurait comme toujours appris via le réseau social Linkedin.

Plus sérieusement, Redmond est de plus en plus tatillon sur le sujet. WinRumors rapporte que deux autres personnes ont été remerciées cette année, car elles avaient divulgué certaines informations confidentielles relatives à Windows 8. Les temps changent !



Windows Phone : ça ira mieux demain

On reconnaîtra à Steve Ballmer une constance dans la franchise quant à l'accueil fait aux premiers Windows Phone. Comme cet été, le patron de Microsoft a de nouveau reconnu que les ventes n'avaient pas été exceptionnelles, mais toujours sans les illustrer par des chiffres.

«Nous n'en avons pas vendu autant que je l'aurai souhaité pour la première année de commercialisation » a-t-il déclaré lors d'une conférence devant des analystes et investisseurs. “ Je ne dis pas que j'adore la place où nous nous trouvons aujourd'hui, mais je suis optimiste sur celle que nous pouvons avoir».

Il y a même une certaine humilité sinon un pragmatisme dans son estimation des chances de renverser la vapeur du jour au lendemain, puisqu'il estime Microsoft capable de devenir un très robuste « troisième écosystème dans le monde des smartphones ». Nokia devrait l'y aider, ou du moins Microsoft en attend beaucoup

« Nous avons un partenaire matériel dédié qui est complètement engagé sur Windows Phone. Ils travaillent exactement de la manière que nous avions décrite, en essayant d'aller sur de nouveaux marchés, de trouver de nouveaux paliers tarifaires, ils réfléchissent à de nouveaux designs matériels. Ils ne font rien avec Android, ou bla bla bla blabla [sic]. Nos intérêts autour de l'innovation sont parfaitement aligné ».

Comme preuve de la vitalité de Windows Phone, le patron de Microsoft a également cité l'arrivée en premier sur cette plateforme d'Internet Explorer 9 ou de l'adaptation de DirectX. Il faut aussi mentionner la sortie attendue ces prochains jours de Windows Phone 7.5.

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[via AllThingsD]



Google/Motorola : Microsoft vante sa neutralité

http://static.igen.fr/img/2011/8/lees_webgauche-20110816-094245.jpgSans trop de surprises, Microsoft a tenté de tourner à son avantage l'annonce du rachat de Motorola Mobility par Google. L'angle choisi est simple, Microsoft traite ses partenaires à égalité. “Investir dans un écosystème mobile vaste et véritablement ouvert est important pour l'industrie et les consommateurs, et Windows Phone est désormais la seule plateforme qui le fait avec des chances égales pour tous les partenaires” a déclaré Andrew Lees, le président de la division Windows Phone chez Microsoft.

Microsoft, qui ne fabrique pas de mobile, peut ainsi faire valoir sa neutralité comparé à un Google qui pourrait avoir la tentation de favoriser sa future filiale, bien que ses responsables s'en soient défendus (lire Google achète Motorola).

L'ouverture vantée par Microsoft a néanmoins quelques limites. L'éditeur ne publie pas le code source de son OS et les fabricants sont tenus de respecter un cahier des charges assez strict (cependant Google tient lui aussi les rênes de sa plateforme d'une manière assez ferme, lire Google plus strict sur l'utilisation d'Android). L'alliance avec Nokia a également donné l'impression que celui-ci avait obtenu de Microsoft quelques privilèges, comme de pouvoir davantage personnaliser le contenu du téléphone.

Quoi qu'il en soit, Microsoft peut jouer la carte d'une alternative à Android, voire d'une sortie de secours, auprès de fabricants inquiets de la future situation de leur concurrent Motorola.

Peter Chou, le patron d'HTC, s'est à nouveau exprimé sur ce rachat, affirmant que cela ne changeait rien “C'est un développement positif pour l'écosystème Android, et nous pensons qu'il est bénéfique pour la promotion des téléphones Android. Le partenariat entre HTC et Google reste solide et ne sera pas affecté par cette acquisition”. Une déclaration (un peu) moins convenue que celles données hier - avec une unanimité mécanique et un peu trop belle - par les partenaires de Google, et qui n'abordaient que le sujet des brevets.

Mais HTC a cela de particulier qu'il compte déjà quatre Windows Phone dans sa gamme. Leurs ventes ne sont certainement pas du même niveau que leurs voisins sur Android, mais au moins le constructeur a-t-il une gamme hétérogène.

Cette annonce de Google devrait amener Microsoft à redoubler d'énergie pour attirer de nouveaux partenaire ou renforcer les liens existants. Et Windows Phone en a besoin. Steve Ballmer, à la mi-juillet, lors de la Microsoft Worldwide Partner Conference avait fait un point très franc et non dénué d'humour sur la part de marché de son OS mobile (pour lequel aucun chiffre de vente a jamais été donné), en déclarantEn un an, nous sommes passés de très petit à… très petit”.



Motorola pense à passer à Windows Phone 7

skitchedSanjay Jha, le PDG de Motorola, s'est déclaré ouvert à la conception de smartphones sous Windows Phone 7 — Motorola, rappelons-le, doit son retour au premier plan à Android, qu'elle a contribué à populariser avec sa série Droid/Milestone. Fierce Wireless (via) rapporte ses propos tenus lors de la Oppenheimer Technology & Communications : « je crois que nous sommes tout à fait ouverts à l'idée d'utiliser la plateforme Windows Phone ».

Jha indique qu'une transition d'Android vers une autre plateforme n'est pas exclue : si « [Motorola est] pour le moment entièrement dévolue à Android », Jha est ouvert à l'utilisation d'autres OS. Windows Phone tient la corde : « il faudrait évaluer la pertinence d'une migration d'Android vers Windows Phone : si les performances de Windows Phone devaient être satisfaisantes, alors nous envisagerions cette hypothèse ».

La stratégie de Microsoft serait-elle en train de payer ? La firme de Redmond a porté plainte contre plusieurs fabricants de smartphones sous Android pour violation de brevets, rendant de facto Android payant. HTC reverse ainsi 5 $ par smartphone Android vendu à Microsoft (lire : Microsoft gagne trois fois plus d'argent avec Android qu'avec Windows Phone 7). Google perd ainsi l'argument de la gratuité : quitte à payer, autant payer celui qui peut aussi le mieux protéger sur le front juridique, et ce n'est pas non plus Google, dont le portefeuille de brevets est mince (lire : Android et les brevets : une lettre ouverte de Google en forme d'écran de fumée). Cette stratégie est sans aucun doute cynique, mais elle pourrait expliquer la porte qu'entrouvre le PDG de Motorola : sa société a été attaquée par Microsoft pour violation de brevets couvrant la synchronisation des courriels, contacts, calendriers et réunions notamment.