Logiciels

Hangovr : une app à consommer avec modération

Hangovr [1.0 - Français - Gratuit (achats in-app) - iPhone/iPad - iOS 7 - absolutLabs.] (« gueule de bois » en français) et son slogan (« L'appli des sportifs du samedi soir ») ne laisse planer aucun doute sur son concept : il s'agit d'une collection de mini-jeux à boire, même si à l'ouverture un panneau prévient que le logiciel « n'est pas destiné à être utilisé avec des boissons alcoolisées ». Un message un peu hypocrite quand tout laisse penser le contraire, mais les développeurs ont préféré jouer la carte de la prudence : Apple interdit les applications encourageant la consommation d'alcool. Nous avons repoussé les limites du journalisme d'investigation et avons passé une soirée autour du logiciel, accompagné de quelques amis solides du coude.

Test de RollerCoaster Tycoon 4

RollerCoaster Tycoon® 4 Mobile™ [1.0.0 – Français – 2,69 € – iPhone/iPad – 68,3 Mo - Atari] est disponible sur l’App Store et cette version mobile, adaptée aux iPhone autant qu’aux iPad, est aussi un tout nouveau jeu dans la licence des RollerCoaster. Si ce nom ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit d’une licence de jeux de gestion où l’objectif est de gérer un parc d’attractions.

Les jeux originaux étaient bien connus des amateurs du genre pour leur contrôle, presque sans limites, proposé aux joueurs. On devait tout gérer, des chemins qui composent le parc, aux différentes boutiques et manèges qui s’y trouvent. Mais le clou du spectacle, ce sont les montagnes russes bien sûr. Les premiers RollerCoaster Tycoon offraient, là encore, un niveau de contrôle aussi large que possible pour vous permettre de tout faire, quitte à faire n’importe quoi. Si on ne faisait pas attention, on pouvait facilement tuer des visiteurs ce qui, même dans un jeu, n’est jamais une bonne chose…

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Quinze ans après la sortie du premier volet, c’est Atari qui reprend le flambeau avec ce nouveau titre. Comme son nom l’indique, RollerCoaster Tycoon 4 Mobile est un jeu conçu pour une utilisation sur des appareils mobiles. De fait, même si on a l’impression en regardant les captures d’écran et en lisant la description de l’App Store que l’on retrouvera l’expérience de jeu des premiers volets, ce n’est absolument pas le cas.

Pour adapter le concept aux conditions d’utilisation des appareils mobiles et surtout aux tendances du moment, l’éditeur a effectué de nombreux changements qui, à n’en pas douter, déplairont aux fans de la licence. Ainsi, cette version ne propose qu’un seul paysage, un champ vert sans relief à perte de vue. Il n’y a pas non plus de saisons (eh non, on ne peut plus vendre de parapluies…) et le jeu est beaucoup plus simple d’accès.

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Que RollerCoaster Tycoon 4 Mobile ne soit plus un jeu de gestion à réserver aux seuls experts du genre, ce n’est sans doute pas plus mal. On regrette en revanche que l’éditeur ait totalement cédé aux sirènes du modèle freemium, au point de faire de son jeu quasiment un clone de Clash of Clans et de tous les jeux similaires. Outre le prix de base, le titre intègre une boutique d’achats in-app qui permet d’acheter les deux monnaies internes, à la fois des pièces et des tickets.

Ces monnaies servent à acheter des attractions et on en obtient grâce aux visiteurs, jusque-là rien de choquant. Si les achats in-app ne servaient qu’à accélérer et simplifier le titre, on n’aurait rien à redire, mais Atari a aussi choisi d’introduire la notion de temps. Toute construction prend ainsi du temps et il faudra vite patienter plusieurs heures pour obtenir une attraction ou améliorer un hôtel, sauf bien sûr si on paie. En fait, on passe son temps à attendre dans ce jeu, comme dans trop de freemiums modernes. On gagne très peu d’argent par le gameplay de base, si bien que le gros joueur n’aura d’autre choix que de passer à la caisse.

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RollerCoaster Tycoon 4 Mobile a été adapté, coûte que coûte, à la modernité qui passe aussi par l’intégration sociale. Ainsi, on vous incite très fortement à connecter votre compte Facebook et très régulièrement par la suite, vous aurez un pop-up qui affichera ce que vous faites sur le réseau social. C’est pénible, car même si c’est une option, le jeu la met trop en avant pour qu’on puisse l’oublier facilement. Gageons que la majorité des joueurs finira, de guerre las, par accepter l’ajout du réseau social.

Tout cela pourrait encore être excusé si le cœur de la licence, la construction des montagnes russes, était respecté. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait le cas. Certes, comme on peut le voir sur ces illustrations, on peut toujours construire les grands huit les plus fous, mais ce mécanisme a été si simplifié qu’il en perd tout son intérêt. Jugez plutôt : vous ne pouvez créer qu’un seul type de tronçon, en montée ou en descente. Vous ne pouvez pas faire d’erreur, si la vitesse obtenue en descente n’est pas suffisante pour remonter, les voitures seront automatiquement remorquées. C’est absurde et on peut ainsi obtenir une montagne russe avec des sections à l’envers empruntées au pas.

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À trop vouloir simplifier le titre, l’éditeur en a retiré, à notre avis, tout son intérêt. Une attraction ajoute des points de satisfaction que vous ne pouvez plus, par la suite, perdre. En clair, il suffit de les multiplier dans votre parc pour réussir… et faire preuve d’une patience infinie le temps que d’obtenir suffisamment de pièces pour continuer à construire.

RollerCoaster Tycoon 4 Mobile plaira peut-être à tous ceux qui n’ont pas connu les jeux originaux et qui n’attendent rien de plus qu’un freemium comme l’App Store en compte des dizaines et des dizaines aujourd’hui. Sous cet angle, le jeu n’est sans doute pas mauvais et l’éditeur a pensé à ajouter des petits jeux pour gagner plus facilement de l’argent. Dans la capture suivante par exemple, on doit composer des burgers le plus rapidement possible.

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Si vous aimez les jeux de gestion toutefois, passez votre chemin, ce nouveau volet de la saga devrait vous décevoir. Et si vous cherchez un bon jeu de gestion, l’adaptation iOS du célèbre Transport Tycoon [1.1.0 / Démo – Français – 5,99 € – iPhone/iPad – 265 Mo - 31x Limited] est solide et même si le titre a vieilli visuellement, il est totalement dépourvu d’achats in-app et reste aussi difficile que l’original. Une valeur sûre, en espérant que le premier ou le deuxième RollerCoaster Tycoon connaisse, un jour, le même type d’adaptation…

Test de Trials Frontier

La saga des Trials, depuis ses premiers vrombissements sur PC et Mac dans les années 2000, a donné naissance à de multiples avatars — notamment sous forme de jeux Flash gratuits. Trials Frontier [2.0.0 – Français – Gratuit (achats in-app) – iPhone/iPad – 94,3 Mo – Ubisoft] est le portage iOS d’une franchise connue et reconnue, dont le principe est simple : arriver au bout de la course malgré le relief accidenté du terrain, qui malmène méchamment votre moto… mais vous permet d’effectuer des figures qui vous apporteront un meilleur score. Simple, donc, mais addictif, la « faute » à des contrôles volontairement difficiles à manipuler.

Après une rapide prise en main, vous vous retrouvez dans un village digne d’un western spaghetti, mais un western se déroulant dans un futur où l’humanité a frôlé l’extinction et vit dans des ruines. Le jeu en lui-même est plutôt sympathique : les graphismes à l’esthétique un peu cartoon apportent une certaine fraîcheur, un côté décalé souligné par la bande-son aux accents de far-west post-apocalyptique. L’esthétique des personnages que l’on rencontre peut rappeler celle de Bastion, et leurs personnalités attachantes renouvellent l’intérêt de l’histoire sans trop de difficulté.

Chacun de ses personnages aura une ou plusieurs courses à vous proposer, assorties parfois de défis supplémentaires (cascades, etc.). Il faut absolument remporter les courses pour obtenir les récompenses promises : on ne peut courir que si l’on a de l’essence, et on ne peut gagner qu’en améliorant son véhicule avec de l’expérience… ou de l’argent.

Les détracteurs du freemium y trouveront forcément à redire, d’autant que forcément, l’essence s’épuise toute seule au bout d’un certain nombre de courses. Avant de courir à nouveau, le joueur devra attendre (longtemps) que son réservoir soit rempli, ou bien payer de la monnaie réelle pour débloquer la monnaie virtuelle que sont les gemmes et s’offrir un plein.

À mesure que la difficulté augmente, le besoin d’ajouter des améliorations sur le véhicule augmente aussi, tout comme le temps que l’on doit passer à jouer pour gagner de l’expérience… et à attendre l’approvisionnement en essence. C’est évidemment un « pousse au crime », un moyen de favoriser les achats in-app. Rien qu’on n’ait déjà vu dans le freemium, mais on comprendra la frustration de voir un jeu en Flash entièrement gratuit devenir une pompe à fric une fois porté sur les appareils iOS.

L’addictivité de Trials Frontier est quelque peu artificielle, donc. Pour autant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Il est moins difficile à manipuler que ses prédécesseurs, ce qui n’est pas une mauvaise idée pour ceux qui jouent sur leur iPhone. On peut aussi finir le jeu sans rien acheter, même si c’est plus long et plus pénible. Reste que l’on s’amuse tout de même beaucoup à faire valdinguer son deux-roues dans tous les sens, sans être certain de ce à quoi ressemblera l’atterrissage.

Même s’il n’est pas vraiment gratuit donc, il serait dommage de passer à côté Trials Frontier, qui est un bon moment de casual gaming.

Test de FTL: Faster Than Light

Issu d'une campagne de financement participatif, FTL: Faster than Light a rencontré un grand succès à sa sortie sur ordinateur en 2012. Deux ans plus tard, la simulation de vaisseau spatial de Subset Games atterit sur iPad. FTL : Faster than Light vous embarque dans un space opera passionnant et dangereux. Aux commandes d’un vaisseau largement personnalisable, votre mission est de prévenir la Fédération de l’invasion imminente de la flotte Rebelle.

Le portage iOS était très attendu par ceux qui préfèrent jouer sur tablette plutôt que PC. Cette version est-elle à la hauteur ? La profondeur du gameplay est-elle bien retranscrite ? La réponse dans notre test.

Test d’Oceanhorn

L’App Store a transformé les appareils iOS en consoles de jeu portables. Mais à mesure que cet App Store se remplit de jeux exclusifs et de franchises à succès, l’absence de grands noms du jeu vidéo se fait de plus en plus sentir. Les licences de Nintendo sont peut-être les plus demandées  — les milliers de méthodes plus ou moins orthodoxes imaginées pour faire fonctionner Pokémon ou Zelda sur son iPhone en témoignent. Oceanhorn pourrait bien convaincre les fans de Zelda, justement. Du moins c’est ce qu’on comprend en lisant les critiques élogieuses de ce petit RPG, sorti il y a quelques semaines, exclusivement sur iOS. Hommage original ou vulgaire plagiat ? La réponse dans notre test.


Lecture différée : comparatif d'Instapaper, Readability et Pocket

Les applications de « lecture différée » ont le vent en poupe : Instapaper, qui a créé le genre en 2008 a depuis été rejoint par Readability et Pocket (ex-Read it Later). Bien que semblables, ces trois applications ne font pas tout à fait la même chose, et ont chacune un modèle économique différent. Laquelle choisir ? Éléments de réponse dans notre aperçu :
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Test d'iPhoto pour iOS

Avec iPhoto pour iOS, Apple finit de porter la suite iLife sur iPhone, iPod touch et iPad. iPhoto ne remplace pas l'application Photos incluse dans iOS, mais est une application payante qui allie gestion, retouche et partage de photographies dans une interface unifiée. iPhoto est-il aussi bon que toutes les applications séparées qu'il entend remplacer ? La réponse dans notre test !

iOS 5 : tout ce qu'il faut savoir sur les nouveautés

Pour la nouvelle version de son système d'exploitation mobile, Apple promet pas moins de 200 nouveautés. Comme toujours, la liste contient de vraies nouveautés significatives et des petits ajouts beaucoup plus insignifiants. Que faut-il retenir d'iOS 5 ? Aperçu complet des nouveautés les plus intéressantes.

Comparatif GPS 2011 : Navigon MobileNavigator, CoPilot Live Premium, TomTom et Mappy GPS

Alors que beaucoup de monde va se retrouver sur la route en ce mois d’août, nous avons décidé de renouveler notre comparatif GPS. Pendant plusieurs semaines, nous avons testé les logiciels suivants : Navigon MobileNavigator 1.8.2, TomTom 1.8, CoPilot Live Premium 9 et Mappy GPS 1.3. Alors, lequel choisir, lequel correspond à vos besoins ? La réponse dans notre comparatif !

Prise en main de GarageBand pour iPad

La sortie de GarageBand pour iPad a été une petite surprise, et la démonstration sur scène a carrément impressionné. À seulement 3,99 € alors que la plupart des applications musicales pour iPad valent deux ou trois fois plus, GarageBand se veut être une application amusante pour les débutants et un petit studio de production pour les musiciens en vadrouille. L'accord parfait ? La réponse dans notre test !