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Test de l'iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular

Stéphane Moussie | | 18:10 |  4

L'édition 2013 de l'iPad mini Wi-Fi + Cellular est une mise à jour majeure à double titre. Cet iPad mini gagne non seulement un écran Retina, mais aussi la compatibilité 4G LTE avec les réseaux français. La tablette mobile ultime ?

Un iPad mini Retina...

L’iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular est quasiment identique en tout point au modèle exclusivement Wi-Fi (lire : Test de l’iPad mini Retina). On retrouve son excellente fabrication (coque en aluminium, façade en verre) et les mêmes dimensions (200 x 134,7 x 7,5 mm). Toutefois, la tablette a pris de l’embonpoint. Elle pèse 341 g, contre 331 g pour le Retina Wi-Fi et seulement 312 g pour le Wi-Fi + Cellular de l’année dernière. Mis bout à bout, ces grammes supplémentaires finissent par se faire sentir. Si vous avez utilisé régulièrement un iPad mini de première génération — que ce soit une version Wi-Fi ou Wi-Fi + Cellular, il n’y a que 4 g d’écart —, vous serez certainement surpris lors de votre première prise en main du nouveau modèle Cellular. La différence de poids est sensible.

Ne chargeons pas la barque non plus (elle l’est déjà assez comme ça), cette surcharge n’enlève rien à la mobilité de cet iPad. Il reste toujours bien plus léger que son grand frère, l’iPad Air (469 g en Wi-Fi et 478 g en Cellular), qui a pourtant fait l’objet d’une impressionnante cure d’amincissement. Et comparé aux autres tablettes, il se situe toujours entre la Nexus 7 2013 (290 g) et le Kindle Fire HDX 8,9" (374 g). De plus, s’il s’agit de votre premier iPad mini, vous ne serez pas surpris par son poids.

Un iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular sur un Kindle Fire HDX 8,9 et un iPad Air

La nouveauté majeure de cet iPad, avec la 4G LTE sur laquelle nous reviendrons plus tard, c’est son écran Retina. Il affiche une définition de 2 048 x 1 536 pixels pour une résolution de 326 ppp. C’est la même résolution que la famille d’iPhone 5 et supérieure à l’iPad Air (264 ppp). Les bénéfices de ce type d’écran sont connus : les pixels individuels ne sont pas distinguables à l’œil nu et les couleurs sont plus contrastées et plus vives. En résumé, l’écran est plus agréable à regarder, aussi bien pour du texte que pour des photos. Difficile de s’en passer une fois qu’on y a goûté.

À gauche, un iPad mini 2012. À droite, un iPad mini Retina — clic pour agrandir

Si cet écran Retina offre un meilleur confort visuel, il n’est pas non plus sans défaut. DisplayMate, une entreprise spécialisée dans l’analyse d’écran, a démontré que le respect des couleurs était très largement perfectible. Son gamut est de 63 % seulement, alors que les Nexus 7 2013 et Kindle Fire HDX 7 sont quasi parfaites à ce sujet (lire : iPad mini : un écran Retina moins bon que l’iPad Air).

Autre point noir de cet écran, la rétention d’image (aussi appelée ghosting ou burning), ce phénomène visuel qui laisse à l’écran une trace de ce qui était affiché auparavant (lire : L’iPad mini Retina affiche aussi des images fantômes). L’iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular que nous avons dans les mains est sujet à ce phénomène, comme permet de le diagnostiquer ce test. Après avoir affiché un damier pendant 10 minutes, la page web affiche un fond gris. On peut alors voir sur notre modèle des cases sur ce fond qui devrait être uni.

Image fantôme sur un iPad mini Retina — clic pour agrandir

Ce phénomène de rétention d’image ne touche pas tous les iPad mini Retina. Sur les trois tablettes que nous avons à la rédaction, seul le modèle Wi-Fi + Cellular est concerné. Si vous jugez le phénomène dérangeant, vous pouvez demander un remplacement. Pour notre part, il n’a en rien gêné notre utilisation. À vrai dire, si nous n’avions pas effectué le test du damier (qui ne correspond pas à un usage habituel de la tablette), nous ne nous serions certainement pas aperçus de cette rétention d’image.

Même chose pour la fidélité des couleurs. À moins d’avoir vraiment besoin d’un respect parfait des couleurs (ce qui peut être le cas pour un photographe), l’écran Retina de l’iPad mini va satisfaire la très grande majorité des utilisateurs.

Si les défauts de cet écran sont donc à relativiser — ils n’apparaîtront qu’aux yeux des utilisateurs les plus scrupuleux —, il n’en reste pas moins que la concurrence (Nexus 7, Kindle Fire HDX 7" et 8,9 ") propose mieux et à moins cher.

Évidemment pas de surprise concernant les performances, ce modèle Cellular est strictement identique au Wi-Fi. La puce A7 (deux coeurs cadencés à 1,3 GHz) permet à la petite tablette de faire un grand bond avant qui se ressent spécialement dans les jeux. Il n’y a plus de plantages dans les jeux gourmands et les temps de chargement sont plus courts. Une excellente nouvelle.

La connexion Wi-Fi a également été améliorée. On reste sur du Wi-Fi 802.11n, mais celui-ci est boosté par la technologie MIMO censée multiplier les débits par deux. Là encore, sans surprise, pas de différence entre les deux modèles de l’iPad mini Retina. On frôle les 100 Mbit/s en débit descendant et les 45 Mbit/s en montant. Qu’en est-il de la connectivité cellulaire ?

... en 4G LTE

Plus petit et plus léger qu’un iPad 9,7", l’iPad mini dispose d’un format idéal en situation de mobilité. Dans un bus, dans un parc, au café, l’iPad mini permet d’en faire autant que son grand frère avec un encombrement réduit — sur ce point, il faut reconnaître que l’iPad Air a fortement réduit l’écart (lire : Test de l’iPad Air ).

Photo TAK. CC BY

Si vous cherchez un iPad pour une utilisation principalement en déplacement (et que vous avez besoin d’être connecté au Net), l’iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular est tout indiqué. La prise en charge des réseaux cellulaires donne à cet iPad son indépendance vis-à-vis des réseaux Wi-Fi et d’un éventuel iPhone en mode modem.

Ses antennes sont situées derrière la bande en plastique qui laisse passer les ondes sans fil et qui le distingue du modèle Wi-Fi. La carte nano-SIM s’insère de la même manière que sur iPhone, à l’aide d’un petit tiroir situé sur la tranche.

À l’instar de l’iPad Air Cellular, l’iPad mini Retina Cellular prend en charge les réseaux 4G LTE de tous les opérateurs français, mais aussi d’une trentaine d’autres pays. La génération précédente était limitée en France aux réseaux H+ (42 Mbit/s). Depuis le 1er octobre, l’iPad mini Cellular 2012 est tout de même compatible avec le réseau 4G LTE de Bouygues Telecom (lire : Bouygues Telecom lance son réseau 4G LTE « national »). En revanche, il restera bel et bien privé de compatibilité avec les autres opérateurs.

Le nouvel iPad mini Cellular a donc l’avantage d’être compatible avec tous les opérateurs français. Nous l’avons ainsi testé avec Bouygues Telecom et SFR dans différents endroits de Lyon.

Alors que les opérateurs communiquent sur des débits de 115 ou 150 Mbit/s, l’iPad n’a jamais dépassé les 50 Mbit/s au cours de ces différents tests de débit (la moyenne se situe autour 45 Mbit/s). Décevant ? Pas tant que ça. Il faut comparer ces résultats avec ceux de l’iPad mini Cellular de l’année dernière connecté en H+. Les débits tournaient alors autour de 10 Mbit/s. Autrement dit, les débits cellulaires sont multipliés par 4 grâce à la 4G. Le gain est bien visible dans toutes les opérations : surf sur le web, lecture de vidéos ou de musique en streaming, téléchargement...

Comparé à l’iPhone 5s, l’iPad s’est révélé un peu moins rapide en téléchargement (5 Mbit/s de moins en moyenne), mais bien plus performant en upload (environ deux fois plus rapide).

Outre l’intérêt de la 4G LTE pour l’iPad mini lui-même, la tablette peut aussi servir de point d’accès Internet bien plus endurant que l’iPhone.

Sur le même sujet :
- Orange, SFR et Bouygues : le guide des offres 3G et 4G LTE pour iPad

Autonomie

Concernant l’autonomie, Apple annonce 10 heures en Wi-Fi et 9 heures en réseau cellulaire. Dans les faits, cet iPad mini fait même mieux. Utilisée exclusivement en 4G LTE, la tablette a tenu environ 10 heures. Comme on a déjà pu le constater avec l’iPad Air, les puces 4G LTE consomment moins que les puces 3G. En Wi-Fi, on atteint 11 heures.


Conclusion

Il suffit de voir que cet iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular élimine deux des trois points négatifs de son prédécesseur pour voir à quel point il s’agit d’une réussite. La tablette est dotée d’un écran Retina, qui, même s’il est perfectible (respect des couleurs, rétention d’image), apporte un vrai confort. La prise en charge de la 4G LTE chez tous les opérateurs en France et dans une trentaine de pays est une vraie avancée pour cette tablette si facile à glisser dans un sac.

Reste alors un point négatif, le prix. On se plaignait déjà l’année dernière d’un prix salé, qui était alors de 469 €. Il faut maintenant dépenser 519 € au minimum. Un tarif encore plus salé donc, mais il s’agit d’un investissement plus pérenne. Avec son processeur A7, son écran Retina et sa compatibilité 4G LTE, cet iPad aura une bonne durée de vie.

8.5
10
iPad mini Retina Wi-Fi + Cellular de Apple 2013-12-02t18:10:44+01:00 Stéphane Moussie Configuration
- Écran Retina

- Excellentes performances

- Très bonne autonomie

- Connectivité 4G LTE
- Prix

4 Commentaires

avatar Abyssale 02/12/2013 - 23:09

Exactement l'engin qu'il me faut ! ^_^

Je vais attendre que les fêtes de fin d'année soient passées, histoire de ne pas courir après la disponibilité qui risque d'être aléatoire ces prochains temps, mais c'est sûr, cette petite tablette sera mienne !

Mon iPad mini 1ère génération est déjà en vente, en tout cas !

avatar florian2010 02/12/2013 - 19:53

Cool ! Merci pour ce test ! ;-)

avatar mononokehime 03/12/2013 - 12:37

"Alors que les opérateurs communiquent sur des débits de 115 ou 150 Mbit/s, l’iPad n’a jamais dépassé les 50 Mbit/s au cours de ces différents tests de débit"

Ce débit est très très bon. En effet, ces 115/150 Mbs est le débit total que l'on peut obtenir sur une cellule 4G, lorsqu'on s'y trouve seul et dans des conditions de transmission idéales (à côté de l'antenne + sans perturbations). Il faut donc comprendre que le débit de 115/150 est partagé entre tous les clients ayant un trafic simultané sur une cellule et que le débit peut être de plus dégradé à force qu'on s'éloigne de l'antenne.

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