Timeline : Un mois avec l’iPhone SE

Avec l’iPhone, on a toujours été habitué à voir plus grand. Mais peut-on revenir à quelque chose de plus petit ? Pendant un mois, je vais troquer mon iPhone 6s Plus pour un iPhone SE. Pour le meilleur et pour le pire…

Quel avenir pour l’iPhone SE ?

La gamme iPhone a donc largement évolué la semaine dernière avec l’arrivée de l’iPhone 7 Plus et de l’iPhone 7. Les changements annoncés par Apple signent également la fin de carrière de l’iPhone 6 et 6 Plus après deux ans de bons et loyaux services.

En ce qui concerne l’iPhone SE, rien n’a changé ou presque si ce n’est la baisse de prix du 64 Go. Il n’y a plus que 60 € d’écart entre les deux modèles. Une bonne manière d’inciter les gens à opter pour le modèle haut de gamme.

Alors que reste-t-il à l’iPhone SE ? Ses atouts n’ont pas changé (son format, son prix, son poids…). Cela reste également dans cette gamme un modèle avec une très bonne autonomie, même si l’iPhone 7 semble avoir fait des progrès. Concernant ce dernier, ce sera sans doute l’un des principaux écueils lors de notre test tant l’iPhone 6s montrait rapidement ses limites de ce point de vue. Enfin, pour les ronchons, on précisera que l’iPhone SE possède toujours une prise jack.

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Si l’iPhone SE conserve ses avantages, certains de ses points faibles sont plus criants que jamais. Les améliorations apportées aux écrans des iPhone 7 par exemple devraient rendre le contraste encore plus saisissant. Mais après tout, tout cela est bien normal. La technologie évolue. La semaine dernière, c’était au tour des grands modèles. Un jour, ce sera on l’espère à nouveau le tour du SE.

Avec le recul, l’iPhone SE est un succès sur le plan commercial. Selon une étude récente de Kantar, c’était le troisième téléphone le plus vendu aux Etats-Unis entre mai et juillet avec une part de marché de 5 %. Seuls les Galaxy S7 et iPhone 6s ont fait mieux. Il faudra voir si ce succès perdure, mais cela montre que le marché pour un smartphone petit format existe encore.

La vraie question est de savoir comment Apple va s'y prendre pour faire évoluer son smartphone. Elle a plusieurs moyens à sa disposition, mais il lui faudra répondre à une question importante, celle du timing. Aura-t-on le droit à une mise à jour annuelle comme ses grands frères ? Ou tous les deux ans ? Conservera-t-il son petit créneau du printemps ?

Le scénario optimiste serait qu’Apple mette à jour son smartphone de manière fréquente. Mais connaissant la firme de Cupertino, on a comme un doute. Reste ensuite la question du design. Est-ce qu’elle s’accrochera au design actuel ou est-ce qu’elle se rapprochera des modèles actuels ? Un iPhone 7 "mini" pourrait apporter quelques avantages notamment en ce qui concerne l’étanchéité.

L’autre scénario jamais évoqué à ce jour par les sites de rumeur, serait que pour les dix ans de l’iPhone, Apple présente une toute nouvelle gamme qui irait du 4” au 5,5”. Après tout, on peut toujours rêver !

C’était le dernier billet de cette timeline. Vous avez été très nombreux à la suivre ! Nous vous en remercions et nous n’hésiterons pas à l’avenir à faire des articles spécifiques à l’iPhone SE !

iOS 10 malmène les petits écrans

Ce n’est plus qu’une question de jours : iOS 10 est quasiment finalisé et devrait être disponible au téléchargement mi-septembre.

Sur bien des points, iOS 10 est une excellente mise à jour. Le logiciel système d’Apple gagne en fonctions, est toujours plus pratique, sans pour autant sacrifier les performances.

L’iPhone SE tourne comme une horloge avec la bêta actuelle. J’ai commencé à utiliser le successeur d’iOS 9 depuis le début du mois d’aout. Tout au long du processus de bêta, je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers. C’est même plutôt le contraire. Sous iOS 9, le Bluetooth ne me donnait pas entière satisfaction. Par exemple, mon Apple Watch perdait fréquemment la connexion. Autre souci constaté : mon casque ne se connectait pas automatiquement au téléphone quand je l’allumais. Tous ces soucis ont complètement disparu. Un bon point pour iOS 10 !

Il y a quelques désagréments toutefois au quotidien. Pour une raison que j’ignore (je n'ai pas encore cherché à creuser le sujet), mais mon doigt touche souvent par inadvertance la flèche et le nom de l’app permettant de revenir à l’application précédente. J’ignore ce qui a changé précisément, mais cela ne m’arrivait pas de mémoire fréquemment avec iOS 9.

Par contre, et certains n'ont pas manqué de me le faire remarquer dans les commentaires, j’avais évoqué la protubérance de certaines interfaces dans iOS 10. Pour expliquer mes craintes, j’avais utilisé les captures d’écran de Musique pour iOS 9 et iOS 10 sur un iPhone 6s Plus. Sachant qu’on était à la première bêta, je ne voulais pas à l’époque tirer de conclusions définitives. Mais après huit bêtas, on peut commencer à se poser des questions.

Sur iOS 10… — Cliquer pour agrandir
… sur iOS 9. — Cliquer pour agrandir

Tout ou presque prend plus de place avec iOS 10. À bien des moments, on a l’impression que le successeur d’iOS 9 a été conçu avant tout pour les modèles 4,7” et 5,5”. Dans un sens, c’est assez étonnant. Alors qu’Apple a remis au goût du jour les petits formats sur le plan matériel, elle fait quasiment tout l’inverse d’un point de vue logiciel.

Petite précision : toutes les captures que vous verrez ont été prises alors que mon iPhone est paramétré pour afficher du texte avec la taille de caractère la plus petite possible. Là où c’est énervant, c’est que souvent, ce sont des petits détails.

L’exemple le plus frappant comme on l’évoquait plus haut, c’est l’application Musique. Alors, on va dire que je la critique beaucoup et pourtant, dans l’absolu, je la trouve bien meilleure que sa prédécesseure.

Mais certains détails sont cocasses. Cette version permet de consulter encore plus facilement l’historique de ses recherches. Mais les textes sont tellement gros qu’il n'est possible que d’afficher les trois ou quatre dernières recherches, sans défiler l'écran. Indiscutablement, il y a moyen de mieux faire.

Même désagrément lorsque l’on cherche à savoir la musique ou le podcast qu’on est en train d’écouter quand le téléphone sort de veille. C’est quasi-impossible de le savoir d’un coup d’œil, il faut attendre que le texte défile gentiment, contrairement à iOS 9.

Lorsqu’on a un petit écran, il convient d’occuper au mieux l’espace. Dans certaines applications, Apple n’affiche pas les mêmes informations sur un petit et grand iPhone. L’un des exemples les plus connus concerne Messages. Dans la liste principale, les visages n’apparaissent pas sur les iPhone 4”. Ce qui est regrettable, c’est qu’Apple n’ait pas conservé cette philosophie sous iOS 10.

Dans une conversation, iOS 10 affiche le visage de son correspondant sur l’iPhone SE. Et lorsque l’on déplie le clavier, l’espace restant est réduit au minimum.

Mail souffre également de ce souci, mais une vue compacte permet d’amoindrir le problème.

Autre petite chose embêtante : l’utilisation des panneaux, comme dans Plans, qui dans l’absolu sont très pratiques. Le souci vient davantage de la taille de la police qui est assez peu adaptée. Au final, là encore on affiche moins de résultats.

Ce ne sont que quelques exemples. Mais il faut bien dire qu’avec iOS 10, on se sent plus à l’étroit. C’est regrettable, mais en ce qui me concerne, ce n’est pas non plus rédhibitoire. Mais ce qui est rageant, c’est que pas mal de ces soucis peuvent être réglés assez facilement. Espérons qu’Apple revoie sa copie dans une mise à jour prochaine d’iOS 10.

Le (difficile) retour à l’iPhone 6s

Pendant des semaines et des semaines, l’iPhone SE a été mon téléphone principal. Mais l’iPhone 6s n’était jamais trop loin. Et si je suis très satisfait de l’iPhone SE au quotidien, je n’étais pas totalement décidé sur le modèle que j’allais adopter à long terme.

Pendant deux trois semaines, j’ai donc beaucoup alterné entre les deux téléphones, puis j'ai utilisé le 6s comme téléphone principal. Soit dit en passant, c’est dans ces moments-là qu’on se rend compte à quel point le passage d’un iPhone à l’autre est long et fastidieux si l’on possède pas mal de données sur son terminal.

Les restaurations fastidieuses d’iOS

Sur le papier, la restauration par iCloud est une solution incroyablement pratique : vous pouvez la faire où vous voulez tant que vous avez une bonne connexion Wi-Fi. Ça, c’est pour la théorie. Dans la pratique, cela dépend beaucoup de la qualité de la connexion entre votre fournisseur d’accès et les serveurs d’Apple. Il m’est arrivé qu’une restauration prenne plusieurs heures.

Si l’on a beaucoup moqué Free pour la qualité de sa liaison avec YouTube, il y aurait beaucoup à dire sur Orange. Aux heures de pointe, télécharger une application depuis une connexion Orange (avec fibre optique) peut prendre plusieurs minutes. Le problème s’était notamment manifesté en mars où il était quasiment impossible d’accéder aux serveurs d’Apple depuis une connexion Orange (lire : Orange : les ralentissements sur l’App Store sont terminés). Reste qu’assez régulièrement, on observe de grosses lenteurs. Pour un opérateur qui se veut premium, cela fait désordre.

Au passage, si vous avez un Mac en trop avec pas mal d’espace de stockage, on ne recommandera jamais assez l’installation d’OS X Server. La fonction, permettant de garder en cache vos téléchargements sur les boutiques Apple et vos données sur iCloud, est très pratique et très simple à mettre en oeuvre. Une case à cocher grosso modo (lire : Zoom sur la mise en cache d’OS X Server).

L’option iTunes peut être très efficace quand elle veut bien marcher. Pour une raison qui m’échappe, j’ai souvent eu des messages d’erreur du logiciel alors que le processus de sauvegarde avait commencé depuis un bon moment.

Quelle que soit la méthode utilisée, il y a ensuite dans les premiers jours un processus d’optimisation (Photothèque iCloud, indexation Spotlight, mécanisme de géolocalisation) qui a dans un premier temps un petit impact sur l’autonomie et les performances.

iPhone 6s : un téléphone que l’on voudrait aimer

Sur bien des points, l’iPhone 6s ne manque pas de qualité. Comme j’ai pu l’expliquer par le passé, son écran Retina HD est de bien meilleure qualité. Cela rend certaines applications, notamment Instagram, beaucoup plus plaisantes à utiliser. On se surprend à redécouvrir certaines fonctionnalités au passage comme 3D Touch. Mon impression initiale n’a pas changé. C’est quelque chose de pratique, mais pas d’indispensable (lire : iPhone SE : et l’absence de 3D Touch ?). Dans une poche, son format n’est pas gênant à condition qu’on l’utilise sans étui ou avec un étui très fin. Son Bluetooth marche mieux aussi que celui du SE.

Mais quand on a pris goût à l’iPhone SE, il a deux défauts rédhibitoires. Cela en surprendra peut-être certains, mais son poids me perturbe beaucoup. 143 grammes pour un smartphone, c’est assez lourd. Il n’y a que 14 grammes d’écart avec l’iPhone 6. 14 grammes, cela n’a l’air de rien, mais l’iPhone 6 est plus agréable à manipuler.

Mais je reconnais que ce point est bien peu de chose à côté de l’autonomie. Un véritable alcoolique, qui ne peut s’empêcher de solliciter la batterie. Quand on est habitué à l’iPhone SE ou aux modèles Plus, il y a un côté frustrant de voir les pourcentages d’autonomie s’égrener à toute vitesse dès qu’on commence à l’utiliser.

Non seulement la batterie fond comme neige au soleil, mais le téléphone a tendance à rapidement chauffer. C’est particulièrement vrai l’été. D'une part ce n’est pas agréable, d'autre part les batteries n’aiment pas. D’ailleurs, les housses dans ces cas-là peuvent s’avérer presque contre-productives !

Pour pallier ce problème, j’ai tenté plusieurs étuis-batteries dont celui d’Apple. C’est une solution radicale pour régler les problèmes d’autonomie, mais d’un point de vue encombrement, c’est rédhibitoire. Autant prendre un iPhone 6s Plus.

En commercialisant cet étui qui ne démérite pas (lire notre test), Apple a implicitement reconnu les problèmes d’autonomie du 6s.

En fin de compte, ce qui fait la force de l’iPhone SE, et c’est sans doute pour cela qu’il me plait tant, c’est qu'il s'agit d'un smartphone particulièrement bien équilibré. Soit tout le contraire de 6s, qui est une voiture sportive à qui on aurait oublié de mettre un réservoir suffisant. Et c’est bien dommage, car si l’on met de côté ce défaut, c’est un téléphone convaincant.

Au passage, c’est peut-être un peu tôt pour prendre des paris, mais vu que la cuvée 2016 n’apportera pas de véritable changement au niveau du design, je ne serai pas étonné que le successeur de l’iPhone 6s offre une bien meilleure autonomie.

Un si petit clavier

A la rédaction, mon iPhone SE suscite un certain étonnement et un certain intérêt. En fait, je suis l’un des rares à ne pas être passé sous iOS 10, et par conséquent, on vient souvent me voir pour regarder comment telle ou telle fonctionnalité a évolué entre iOS 9 et iOS 10.

Mais à chaque fois, on regarde mon smartphone avec un drôle d’intérêt. Et j’ai toujours le droit plus ou moins aux mêmes questions, surtout si la personne possède un iPhone 6/6s Plus.

Celle qui revient le plus souvent concerne le clavier. Est-ce que j’arrive à taper aussi vite que sur un modèle 4,7” ou 5,5” ? Pour être franc, il est assez difficile de donner une réponse claire. Je n’ai pas mené de tests « scientifiques » pour savoir si je tape plus vite avec tel ou tel terminal.

Lors des premiers jours avec l’iPhone SE, j’avais téléchargé des apps permettant d’estimer sa vitesse de frappe. A l’époque, j’avais obtenu des résultats un peu meilleurs sur le 6s.

Il est certain qu’au début, ma vitesse de frappe était moindre sur le SE. Mais avec un peu d’entrainement et la force de l’habitude, je ne ressens plus de véritable différence.

Surtout, dans un premier temps, j’ai redécouvert une vieille astuce que j’avais à l’époque de l’iPhone 5/5s pour diminuer de manière assez importante mon taux d’erreur. Je n’ai jamais vraiment cherché à comprendre pourquoi, mais lorsque j’utilisais un bumper avec cet iPhone, je faisais beaucoup moins de fautes. Peut-être que le fait d’écarter très légèrement la distance entre les doigts de mes deux mains a un impact favorable.

Bref, quoi qu’il en soit, le bumper m’a énormément aidé dans un premier temps à faire moins de fautes. Mais aujourd’hui, avec ou sans, je n’ai pas l’impression d’être moins rapide qu’avant. Et il y a même des avantages : avec le SE, il est bien plus simple de taper des textes courts à une main. A ce propos, on aimerait bien que Microsoft se donne la peine de sortir une version française de Word Flow, son fameux clavier qui permet d’écrire notamment à une main !

iOS 10 et l'iPhone SE

Apple a donc présenté la semaine dernière iOS 10 et son cortège de nouveautés. Alors, pour les possesseurs d’iPhone SE, qu’est-ce que cela va changer ?

Pour être franc, je me suis bien gardé d’installer iOS 10 sur mon « outil de travail ». Comme chaque année, j’attendrai qu’on soit bien avancé dans la période de test pour me jeter à l’eau. Cela ne m’a pas empêché de jouer avec sur un iPhone 6 de test.

En matière de performances, il ne devrait y avoir aucun souci. L’iPhone SE partage le même processeur que la gamme 6s. D’autre part, pour une première bêta, iOS 10 est de manière générale assez réactif.

Sur notre sujet consacré à iOS 10 sur nos forums, la seule chose qui revient, c’est le problème des notifications enrichies. Pour exploiter cette fonctionnalité, il faut avoir un terminal compatible 3D Touch. Mais il s’agit d’une situation provisoire, Apple doit ajouter une interaction différente pour les autres appareils dans une prochaine bêta. La seule différence, outre le geste, devrait être l’absence de vibration lorsqu'on les déclenche.

Sans surprise, Apple a profité de cette version pour ajouter du 3D Touch un peu partout. Est-ce que cela rend cette fonctionnalité plus incontournable que dans iOS 9 ? Je ne pense pas, mais je manque encore de recul pour avoir un avis définitif sur la question.

Ma seule petite inquiétude au final concerne certains éléments d’interface. Au début de cette timeline, j’avais insisté sur le fait que l’écran 4” n’était aucunement gênant en lui-même à condition que les développeurs jouent le jeu.

La nouvelle application Musique ne semble justement pas jouer le jeu. Lors de notre aperçu, Mickael écrivait : l’Apple Music d’iOS 10 se présente plutôt comme une sorte de magazine numérique, avec des "gros titres" en haut d’écran qui affichent très clairement les différents menus disponibles. Ces titres prennent néanmoins beaucoup de place, y compris sur un iPhone 6s Plus… Globalement, on scrolle et on balaie beaucoup plus sous iOS 10.

Sur iOS 10… — Cliquer pour agrandir
… sur iOS 9. — Cliquer pour agrandir

Sachant que l’aperçu a été mené sur un iPhone 6s Plus, on peut se poser des questions sur ce que cela donne avec un iPhone SE.

Après, il faut savoir raison garder et se rappeler qu’il s’agit d’une première bêta. Les développeurs d’Apple ont encore largement le temps de rectifier le tir. Surtout que cette version de Musique, qui au passage a été entièrement réécrite en Swift, possède certains atouts comme une plus grande clarté. On se gardera bien de tirer des conclusions hâtives !

Le gros problème de l’iPhone SE

Lorsque j'ai commencé à utiliser iPhone SE au quotidien, ma plus grande interrogation était de savoir si j'allais parvenir à me faire à son petit écran. Avec le recul, et comme je l'ai expliqué auparavant, la taille de l'écran n'est pas du tout un problème. J'ai rarement l'impression d'être vraiment à l'étroit. Par contre, ce qui me perturbe à chaque fois, c'est la qualité de l'écran de ce modèle.

Non pas qu'il soit foncièrement mauvais — que les choses soient claires — mais il souffre tout simplement de son âge. Si la partie CPU et photo du SE n'a rien à envier aux iPhone 2015, et si la partie réseau est au niveau des iPhone sortis en 2014, son écran nous ramène au 5s qui a vu le jour en 2013. Et trois ans dans ce domaine, c'est long, très long même !

Mettez côte à côte un iPhone SE et un iPhone 6s et la différence saute aux yeux. Le petit téléphone fait tout pâlichon, alors qu'au contraire, son grand frère donne l'impression d'avoir entre les mains un halo de lumière quand il sort de veille.

Dans notre prise en main initiale de l’iPhone SE, on faisait déjà une comparaison qui me parait avec le recul tout à fait pertinente :

« La dalle du SE est un peu plus jaune que celle de l’iPhone 6s, cela rappelle un peu la différence qu’il peut y avoir entre l’écran d’un MacBook Air et un écran de Mac plus moderne. Ce n’est pas rédhibitoire et il faut vraiment poser un autre iPhone à côté pour percevoir la différence. Malgré tout, cela n’ira pas en s’arrangeant. »

Cette différence se vérifie dans les caractéristiques techniques données par Apple. Quand l'iPhone 6s affiche un contraste de 1400:1, celui du SE se limite à 800:1. L'un des autres avantages mis en avant par Apple, c'est que les iPhone de dernière génération sont équipés de pixels à double transistor, pour augmenter les angles de vision.

L'écran Retina HD des iPhone 6(s) est beaucoup plus flatteur, mais on ne peut pas le résumer à cela. Je me suis retrouvé, notamment en extérieur, à avoir du mal à lire ce qui était affiché à l'écran de l'iPhone SE, sans forcément être en plein soleil. Les reflets sont aussi une plus grande gêne, et l'utilisation avec des lunettes de soleil est à nouveau un problème. En effet, l'iPhone SE ne dispose pas du filtre polarisant ajouté il y a deux ans.

L’écran des iPhone 6 et 6s a beaucoup progressé sur le plan technique, pas celui de l’iPhone SE.
L’écran des iPhone 6 et 6s a beaucoup progressé sur le plan technique, pas celui de l’iPhone SE.

Cette différence entre les deux écrans, on la sent également avec la luminosité de l'écran. Souvent, sur mon iPhone 6s, elle était réglée au minimum ou pas loin. Ce réglage était également adopté pour des questions d'autonomie. Là, je me retrouve beaucoup plus fréquemment avec une luminosité réglée à 50 % ou plus.

Si vous n'avez jamais utilisé d'iPhone 6 ou 6s, vous ne connaissez pas l'écran Retina HD et cela ne sera certainement pas gênant. Par contre, si vous avez pratiqué un iPhone récent et que vous louchez vers le SE, c'est de mon point de vue l'élément le plus problématique.

Les écrans : le vrai point faible des iPhone ?

Pour finir, une petite digression de manière générale sur les écrans des iPhone. Quand on compare les modèles actuels avec la concurrence, on pointe souvent du doigt l'appareil photo, un domaine dans lequel Apple a longtemps été en avance et où elle a fini par se faire rattraper. Mais on ne s’intéresse peut-être pas assez aux écrans.

À vrai dire, je ne me fais pas trop de soucis pour l'appareil photo. Non seulement Apple a un certain savoir-faire dans le domaine, mais l'acquisition de Linx avec ses doubles capteurs doit lui permettre de faire quelque chose d'intéressant.

Là où je suis plus inquiet, c'est sur le terrain des écrans. Des tests ont révélé que l'écran du Galaxy S7 était le meilleur du marché. Sans entrer dans des considérations trop techniques, entre sa définition très élevée et sa technologie OLED, il est très très séduisant. Et quand on l’a entre les mains, c’est la première chose que l’on remarque. Manifestement, Apple a décidé elle aussi de passer à l'OLED, mais l'entreprise se heurte à des problèmes de volume et ne pourra faire la transition qu'en 2017, voire en 2018.

L'Apple Watch est le seul produit Apple qui exploite un écran OLED.
L'Apple Watch est le seul produit Apple qui exploite un écran OLED.

Apple va certainement tout mettre en œuvre d'ici là pour tenir la comparaison, notamment en incluant la technologie True Tone que l'on trouve dans les iPad Pro 9,7 pouces. Est-ce que ce sera suffisant ?

Reste que la technologie OLED n'a pas que des avantages. Les écrans qui l'exploitent vieillissent moins bien et ont une durée de vie inférieure aux écrans LCD. Mais ces défauts ont tendance à disparaitre au fil des générations. Le consortium en charge de l’OLED assure que désormais bon nombre d’écrans OLED ont une durée de vie en utilisation supérieure à 50 000 heures soit quasiment 6 ans.

iPhone SE : les petites régressions

Quand on est habitué aux grands modèles de la famille, repartir avec un iPhone SE, c’est également revenir en arrière sur quelques points. L’absence de 3D Touch ne me dérange pas trop ( à l’exception de la fonction TouchPad), mais au quotidien, il y a quelques fonctionnalités qui me manquent :

1/Pas de baromètre et donc Santé est incapable de compter le nombre d’étages que je gravis chaque jour.

2/Le haut-parleur est moins puissant et de moins bonne qualité. Et sous la douche, on s’en aperçoit rapidement (l'iPhone étant en dehors de la douche, évidemment)…

3/Je ne sais si je dois le relier à l’iPhone SE, mais je constate ces derniers temps des sautes de connexion relativement fréquentes avec mon Apple Watch.

C'est décidé, j'arrête de prendre les escaliers !
C'est décidé, j'arrête de prendre les escaliers !

Autre régression souvent citée : c’est le retour à la première génération de capteur Touch ID. À titre personnel, j’ai toujours été surpris par les débats endiablés que pouvait susciter à la rédaction l’absence notamment de Touch ID 2 sur la gamme iPad Pro.

Ce n’est que mon expérience, mais j’ai toujours été très satisfait par Touch ID. La deuxième génération que j’ai pu tester pendant quelques mois marche encore mieux et est encore plus rapide. D’une certaine manière, elle est même trop rapide.

Nombreux sont les utilisateurs qui avaient pris l’habitude d’appuyer un court instant sur le bouton Touch ID pour sortir l’iPhone de veille afin de jeter un oeil aux notifications. Avec Touch ID 2, on a à peine effleuré le bouton que le terminal est déjà déverrouillé, prêt à l’utilisation. Bref, impossible ou presque de consulter rapidement ses petits messages ou l’heure en appuyant brièvement sur le bouton home.

Alors, peut-être que ce surcroit de vitesse est précieux dans certains cas. Je pense à Apple Pay notamment, mais faute de pouvoir essayer…

Mais bon, la différence n’est pas non plus extraordinaire. Ce n’est pas comme quand on est passé des disques durs aux SSD. Personnellement, je classe volontiers le passage de Touch ID 2 à Touch ID au rayon des petits reculs qui franchement ne me dérangent pas du tout. La prochaine fois, nous aurons par contre l’occasion d’évoquer ce qui est selon moi la grande régression lorsque l’on passe d’un 6s à un SE (et ce n’est pas la taille de l’écran…).

iPhone SE : et l’absence de 3D Touch ?

La principale lacune de l’iPhone SE par rapport à ses grands frères, c’est l’absence de 3D Touch. C’est une lacune, mais cela a également de bon côté : 3D Touch est en bonne partie responsable de la prise de poids (14 grammes) de la famille 6s.

À chaque fois que j’ai l’occasion de reprendre un iPhone 6s dans les mains, son poids me fait tiquer. Si l’on met de côté les modèles Plus, l’iPhone 6s est à ce jour l’iPhone le plus lourd de l’histoire. Ce qui n’était pas le cas de son prédécesseur cela dit en passant.

Mais pour en revenir à 3D Touch, est-ce que son absence me dérange ? Précisons d’emblée que je n’ai jamais été un gros utilisateur de cette technologie. Mais chaque profil d’utilisateur est différent.

Pour être honnête, Quick Actions, je ne m’en suis quasiment jamais servi. Je lance pratiquement toujours mes apps avec Spotlight, sans doute une habitude héritée du Mac.

En plusieurs semaines d’utilisation, j’ai tenté une fois machinalement de lancer Peek & Pop. Mais je me suis rendu compte après vérification que l’aperçu que j’essayais de déclencher n’existait pas.

De mon point de vue, la fonctionnalité la plus pratique et qui me manque un peu, c’est la possibilité avec 3D Touch de déplacer rapidement et précisément le curseur dans un texte. Pour moi, c’est clairement un manque…

Mais pour être franc, j’aurai sans doute été beaucoup plus chagriné par l’absence des Live Photos. C’est une fonctionnalité tout à fait futile, mais que voulez-vous, cela plait beaucoup aux enfants…

iPhone SE : une autonomie à toute épreuve

En vacances, les iPhone sont particulièrement sollicités : photos et vidéos, recherches d’informations sur le web, géolocalisations fréquentes pour aller d’un point à l’autre, téléchargements d’apps spécifiques, réseaux sociaux… Bref, tout y passe. Et si en plus, vous êtes à l’étranger, votre téléphone risque de changer fréquemment d’opérateur pour ne rien arranger.

Bref, votre iPhone ne chôme pas et c’est dans ces moments-là qu’on voit l’indicateur de batterie baisser à toute allure. En commercialisant sa Smart Battery Case, Apple a avoué quelque part que ce n’était pas le point fort de l’iPhone 6s. Tim Cook a lui-même reconnu que cet accessoire était très pratique lors d’une virée en week-end.

On a eu l’occasion d’insister dessus lors de notre test de l’iPhone SE, il s’agit du smartphone Apple avec la meilleure autonomie en usage réel. Et j’ai eu l’occasion de le vérifier la semaine dernière pendant trois à quatre jours.

Alors, je n’ai pas fait de tests scientifiques, mais j’ai fini la première journée — en soirée autour de 22h — à 19 % alors que l’iPhone SE avait été mis toute la journée à rude épreuve. Ce qui est d’autant plus impressionnant, c’est que je n’ai pas cherché à mettre en place une quelconque stratégie pour gagner de l’autonomie. Je n’avais pas coupé le push mail par exemple.

Le lendemain, même expérience, mais avec un iPhone 6s tout en ayant une activité moins soutenue. À 18 heures, il était déjà sous les 20 %. Trois heures plus tard, il sombrait dans une veille profonde…

Lors de mon périple, j’ai croisé l’une de ces bornes qui permettent de recharger son smartphone. L’idée ne m’est pas du tout venue de faire le plein : j’étais ce jour-là avec mon iPhone SE. Si j’avais été avec mon 6s en revanche…

iPhone SE : l’iPod classic de la gamme iPhone ?

En début d’année, nous vous avions demandé quel était selon vous le meilleur iPhone de tous les temps. On ne savait pas spécialement à quoi s’attendre lorsque nous avons posté ce sondage. Avec 22 % des voix, c’est le 5s qui s'est imposé. Si l’on prend en compte les voix grappillées par l’iPhone 5, on arrive même à 28 %.

C’est très personnel comme avis, mais d’un point de vue esthétique, je trouve que c’est le plus réussi avec l’iPhone 4/4s. Quoi qu’il en soit, il y a quelque chose de très troublant à revenir à un format qu’on a utilisé pendant deux longues années.

Avec l'iPhone SE, on retrouve rapidement certains réflexes, les bonnes choses et les moins bonnes de ce design. L’un des aspects très pratiques de ce modèle, c’est la position du bouton de mise en veille situé sur la partie supérieure de l’appareil. Tellement plus pratique que sur les modèles de la série 6. On est sûr de ne pas le confondre avec un bouton de volume.

L’autre sensation agréable, c’est de ne plus sentir son iPhone dans la poche. À tel point d’ailleurs que l’un de mes collègues avait oublié de le prendre lors de son test… On n’a pas l’impression de se trimballer une télécommande comme avec le 6 Plus. Et avec l’été qui approche, ce sera sans doute de plus en plus appréciable.

C’est également bête à dire, mais on retrouve le plaisir d’utiliser l’iPhone à une main, sans avoir peur de le faire tomber. C’est aussi très appréciable dans les transports en commun. On retrouve dans tous les sens du terme une certaine légèreté, surtout par rapport aux modèles de la gamme 6s qui ont eu la mauvaise idée de prendre un peu de poids.

Bref, à l’image de l’iPod classic, ce modèle est désormais un incontournable. Et un incontournable qui vieillit plutôt bien : le design de l’iPhone 5 fêtera ses quatre ans à la rentrée.

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