Les emojis « famille » d'iOS 👪 remplacés par une version simplifiée parce que pas assez inclusifs

Pierre Dandumont |

Avec iOS 17.4, dont la version (presque) finale est sortie hier, il y a une petite nouveauté qui n'est pas liée au DMA européen ; les emojis « famille » ont été simplifiés. Jusqu'à maintenant, chez Apple (mais aussi avec d'autres OS), ils représentaient différentes combinaisons possibles et reprenaient le design des autres personnages. Nous avions déjà parlé des nouveaux emojis lors de la sortie des premières bêtas, mais le cas de la famille est particulier.

Champignon brun 🍄🟫, phénix 🐦🔥, citron vert 🍋🟩: les nouveaux emojis d

Champignon brun 🍄🟫, phénix 🐦🔥, citron vert 🍋🟩: les nouveaux emojis d'iOS 17.4

Chez Apple, il y avait 26 possibilités1 et contrairement à d'autres emojis, ils n'existent qu'avec une face jaune. Il ne s'agit pas d'un choix d'Apple mais bien de la recommandation du standard Unicode, géré par le consortium du même nom. À partir d'iOS 17.4, il n'y a plus que quatre possibilités, avec un design nettement plus simple qui semble venir du fond des âges : un ou deux adultes, et un ou deux enfants. Ce choix peut sembler réduire l'inclusivité, mais sa raison d'être est paradoxale : le choix a été réduit spécifiquement parce que les 26 possibilités n'étaient pas assez inclusives.

Avant (en haut), après (en bas)

En restant sur une définition assez limitée de la famille (avec au maximum deux enfants dans les emojis, pour des raisons évidentes de lisibilité), mais en proposant différentes teintes et combinaisons pour la peau, le nombre de variations possibles passe à 7 230, comme l'indique ce document du consortium Unicode.

Un choix pragmatique, peut-être lié aux contraintes techniques

La nouvelle version semble pragmatique : avec des icônes assez impersonnelles, le problème des teintes de peau ou du genre des personnes se pose moins. Mais il y a aussi probablement une question technique. Pour bien comprendre, il faut partir de l'Unicode : il s'agit d'un identifiant (qui contient au moins 16 bits) attribué à chaque caractère (une évolution de l'ASCII, qui était stocké sur 8 bits, pour les plus vieux d'entre vous). Les emojis font partie de l'Unicode avec des dizaines d'autres glyphes et pour simplifier les choses dans certains cas, le consortium a choisi de proposer des emojis dits composites. L'emoji d'un père et son fils (👨‍👦) se compose en réalité de l'identifiant de l'homme (👨) et du garçon (👦). Ajouter des milliers d'emojis ne pose donc pas de soucis pour l'encodage lui-même : il s'agit essentiellement de combinaisons supplémentaires.

Mais au niveau du système d'exploitation, qui affiche les emojis, c'est différent. Chez Apple, il s'agit d'un fichier qui contient toutes les possibilités sous forme d'images et une personne a dû dessiner chaque version. Pour vous donner une idée du travail nécessaire et de la place nécessaire sur nos SSD, le fichier Apple Color Emoji.ttf de macOS Sonoma (14.3) pèse 189,8 Mo, soit plus qu'un système d'exploitation comme Mac OS 9. Et ajouter un peu plus de 7 000 images augmenterait évidemment largement la taille de ce fichier.

Pratiquement 200 Mo.

Dans les faits, nous ne pouvons pas deviner si le choix d'Apple est temporaire (pour des raisons pragmatiques) ou amené à durer, mais il faut tout de même constater une chose : la nouvelle version des emojis « famille » jure avec le reste des emojis.


  1. Deux pères et un fils; une mère et un fils; une mère, un père et deux fils; une mère, un père et deux filles; deux mères et un fils; une mère, un père, un fils et une fille; une mère et une fille; trois personnes non binaires; deux mères et deux filles; deux pères et une fille; un père et un fils; un père et une fille; deux mères et une fille; un père et deux fils; une mère et deux filles; une mère et deux fils; une mère, un père et un fils; une mère, un père et une fille; deux mères et deux fils; deux pères et deux filles; deux pères et deux fils; un père et deux filles; deux pères, un fils et une fille; un père, un fils, une fille; une mère, un fils et une fille; deux mères, un fils et une fille.  ↩︎

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La publicité dans Prime Video arrivera à partir du 9 avril en France

Nicolas Furno |

Amazon a envoyé un mail aux clients de Prime Video en Europe, ou en tout cas en France, pour les prévenir de l’arrivée des publicités dans l’offre de base du service de streaming. Ce n’est pas une surprise, on savait depuis la fin de l’année dernière que c’était l’intention du numéro un du commerce et la seule inconnue était la date de mise en place dans les pays qui n’étaient pas concernés initialement. On sait désormais que ce sera à partir du mardi 9 avril 2024 en France et dans d’autres pays européens.

Le mail envoyé par Amazon.

La communication prend la peine de préciser qu’il y aura « de la publicité en quantité limitée », même si le point de comparaison semble être la télévision à l’ancienne, ce qui n’est pas rassurant, mais l’entreprise revendique aussi moins de coupures pub que les services concurrents. Amazon explique ainsi : « Nous visons à avoir sensiblement moins de publicités que la télévision linéaire classique et les autres services de streaming. » Il faudra attendre le mois d’avril pour savoir à quoi s’en tenir, sachant que tous les abonnés actuels auront des publicités par défaut.

La formule de base, qui ne change pas de prix souligne Prime Video, affichera en effet désormais des publicités. Pour les retirer, il faudra ajouter 1,99 € par mois et il est possible de s’abonner dès maintenant à cette adresse. Les prélèvements ne commenceront pas avant le mois d’avril et s’abonner dès maintenant ne semble rien apporter de particulier, puisqu’il n’y a pas de promotion de lancement. Ces 2 € viendront naturellement s’ajouter au prix de base de Prime Video, qui est inclus dans l’offre Amazon Prime facturée 6,99 € par mois en France.

Retirer les publicités coûtera 1,99 € par mois, en plus de l’abonnement de base.

Pas un mot à ce stade sur la qualité des séries et films diffusés par Prime Video. Dans les pays qui ont eu droit à la publicité avant nous, la formule de base a perdu le Dolby Vision (image) et le Dolby Atmos (audio), même si les flux restent avec une image 4K et avec du son 5.1. Le plus logique serait que tous les abonnés perdent les codecs Dolby plus avancés sans payer, mais la discrétion d’Amazon sur ce point est notable.

Pour finir, une bonne nouvelle si vous nous lisez depuis la Belgique, le Luxembourg ou les Pays-Bas : dans ces trois pays, Prime Video restera sans publicité pour le moment. On imagine qu’Amazon n’a pas suffisamment de contenus publicitaires adaptés à ces pays à présenter.

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L'émulation de la Switch s'éloigne de l'iPhone : Nintendo attaque Yuzu

Pierre Dandumont |

Depuis l'annonce de l'ouverture de l'iPhone avec le DMA, certains attendent impatiemment la possibilité de lancer des émulateurs facilement sous iOS. Mais plus l'échéance approche, plus cette possibilité devient illusoire. Si nous avons déjà parlé des limites d'iOS qui rendent certains émulateurs inexploitables en l'état, comme Dolphin1, un autre problème est au cœur de l'actualité : Nintendo attaque Yuzu, un émulateur de Nintendo Switch.

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L'ouverture de l'iPhone en Europe ne profitera pas à Dolphin et à certains émulateurs

Yuzu, donc, est un émulateur de Nintendo Switch, une console encore en vente et qui rapporte toujours des millions à Nintendo. S'il est développé pour Windows, GNU/Linux et Android, il existe déjà un portage pour iOS, que certains imaginaient bien arriver dans les stores alternatifs européens. Mais Nintendo a donc attaqué récemment les développeurs de cet émulateur, comme rapporté par Stephen Totilo sur X.

Les émulateurs sont légaux

Soyons clairs sur un point dès le départ : un émulateur est légal tant qu'il n'utilise pas du code protégé. Typiquement, vous pouvez développer un émulateur de PlayStation, mais pas fournir le BIOS de la console, qui lui permet de démarrer. De même, vous avez le droit d'effectuer une copie de sauvegarde de vos propres jeux, mais pas de télécharger une ROM, même si vous possédez le jeu en question.

Un jeu Nintendo émulé par Yuzu.

Dans le cas de Yuzu, Nintendo attaque les développeurs pour une incitation au piratage, en profitant d'une sorte de faille. Yuzu lui-même n'est pas illégal, mais pour lancer des jeux Nintendo Switch, vous devez faire une copie de vos jeux et donc pirater votre console. Qui plus est, vous avez aussi besoin d'une console pour récupérer les clés de chiffrement et le BIOS. Et c'est sur ce point que Nintendo attaque : la société argue que les instructions pour récupérer les clés et copier les jeux sont une incitation au piratage à grande échelle. Et si Nintendo arrive à prouver que Yuzu a été pensé essentiellement pour pirater des jeux Switch, l'émulateur pourrait aussi avoir des problèmes avec le DMCA américain. En effet, une des sections de cette loi vise spécifiquement les solutions pensées pour contourner les protections contre la copie.

C'est un cas spécifique à Yuzu et aux consoles « modernes », qui n'est par ailleurs pas applicable aux anciennes plateformes pour une raison simple : les données ne sont pas chiffrées. Nintendo (ou d'autres) ne pourraient par exemple pas passer par cette voie pour tenter d'interdire un émulateur de NES, car il n'y a pas de protection contre la copie2. Dans tous les cas, comme l'explique The Verge, Nintendo pourrait parfaitement gagner dans le cas présent.

Enfin, les demandes de Nintendo signeraient probablement en partie la fin de Yuzu : la société veut récupérer les URL liées à l'émulateur, tous les comptes sur les médias sociaux, la destruction des disques durs contenant le code de Yuzu — qui est open source — et bien évidemment des dommages et intérêts. La société indique par exemple avoir perdu beaucoup d'argent avec la mise à disposition de The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom avant la sortie officielle (il aurait été téléchargé plus d'un million de fois) et notant que le financement participatif des développeurs de Yuzu avait doublé au même moment, ce qui est un lien évident d'incitation au piratage pour Nintendo.

Dans tous les cas, ce genre d'attaque de la part de Nintendo risque évidemment de refroidir ceux qui comptaient développer des émulateurs de consoles, et surtout de ralentir l'arrivée des émulateurs en question dans des magasins en ligne, que ce soit chez Apple avec le DMA en Europe ou même sur Steam, comme récemment avec Dolphin.

Dolphin, l

Dolphin, l'émulateur de Wii, n'arrivera pas sur Steam


  1. Un émulateur qui simule le Game Cube et la Wii de Nintendo  ↩︎

  2. Plus exactement, l'émulateur ne doit pas contourner des clés de chiffrement, même si Nintendo protégeait ses cartouches.  ↩︎

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Google Maps est censé afficher l’itinéraire en cours dans les activités en direct

Nicolas Furno |

Google Maps propose enfin une option pour bénéficier des activités en direct d’iOS lors d’un itinéraire. Cette fonctionnalité a été annoncée par le géant de la recherche il y a plus d’un an et elle vient seulement de faire son apparition, après un faux départ l’été dernier. Enfin, l’option adéquate est désormais présente dans l’app, comme nous avons pu le constater sur trois iPhone. Pour autant, la fonctionnalité n’est pas (encore ?) entièrement au rendez-vous pour le moment.

L’option à activer dans les réglages de Google Maps à gauche, l’activité en direct inutile à droite.

L’option à activer devrait être visible dans les paramètres de Google Maps. Ouvrez la section « Navigation », puis faites défiler jusqu’à « Itinéraire en un clin d'œil pendant la navigation » qui devrait s’afficher juste sous celle dédiée au stationnement. Cochez l’option et lorsque vous lancerez un itinéraire, vous devriez désormais pouvoir le retrouver dans la Dynamic Island des iPhone 14 Pro, 15 et 15 Pro. Le conditionnel est de mise, car cela n’a pas fonctionné pendant nos essais.

Google Maps se glisse bien dans la Dynamic Island dès lors que l’app passe à l’arrière-plan pendant un itinéraire. Une icône en forme de flèche s’affiche bien sur le côté gauche et un tap ouvre l’app au premier plan, jusqu’ici tout va bien. Sauf que l’on devrait avoir un aperçu de l’itinéraire à suivre avec un tap prolongé et cela ne fonctionne pas. Il n’y a rien non plus sur l’écran verrouillé d’iOS, ce qui est pourtant peut-être le plus utile avec les activités en direct.

En bref, si l’option est désormais présente, il semble bien qu’elle ne fonctionne pas comme prévu. À moins que Google n’ait pas compris du tout l’intérêt des activités en direct, ce qui serait quand même gênant si longtemps après leur présentation. Quoi qu’il en soit, on espère que des mises à jour sont prévues pour améliorer cela, cette fonctionnalité d’iOS est très pratique pour suivre un itinéraire du coin de l’œil.

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DMA : lancer ses web apps en Europe reste possible grâce à un oubli d'Apple

Félix Cattafesta |

iOS 17.4 va enterrer les web apps en Europe. Depuis la première version bêta du système, ces applications ont perdu de nombreux avantages et s’ouvrent désormais au côté d’autres onglets du navigateur par défaut. Un changement qui a cassé plusieurs services comme Xcloud ou Geforce Now, basés sur cette alternative afin d’être présents sur iOS sans passer par l’App Store. Or, il y a un trou dans la raquette d’Apple : il n’est pas très compliqué de lancer une web app sur un iPhone européen, même sur la version release candidate d’iOS 17.4 qui vient de sortir.

L’avertissement d’iOS 17.4 a été traduit en français dans la RC.

Ce bridage des web app va s’appliquer uniquement en Europe, et les utilisateurs d’autres pays pourront donc continuer d’en profiter de manière classique. Pour discerner si un iPhone est européen, Apple a mis en place un système complexe se basant sur l’adresse associée à l’identifiant Apple, la région sélectionnée dans les réglages et le pays dans lequel se trouve actuellement l’utilisateur. Ce mécanisme devrait être correctement instauré dans la release candidate d’iOS 17.4 publiée hier, une mise à jour habituellement identique à la version finale qui devrait arriver en début de semaine prochaine.

Sideloading : comment Apple va s’assurer que votre iPhone est bien européen

Sideloading : comment Apple va s’assurer que votre iPhone est bien européen

Tout n’est visiblement pas prêt du côté de Cupertino, et nous avons eu la surprise de constater que les web apps pouvaient encore très bien se lancer sur nos iPhone achetés dans un Apple Store français. Après quelques essais, il semble qu’un simple compte App Store hors UE suffise à duper le système pour lui faire croire que le téléphone se trouve en dehors du Vieux Continent. Se connecter à un compte américain permet de facilement lancer une web app, sans même avoir à bidouiller avec un VPN ou à redémarrer son iPhone après la connexion.

Cette faille est étonnante de simplicité, et nous avions initialement étudié plusieurs pistes : iPhone acheté à l’étranger, présence d’un clavier américain, voyage récent hors UE… Rien de tout cela n’est nécessaire, il suffit donc de se créer un second compte Apple dédié à ses achats App Store pour récupérer l’accès complet aux web apps. Utiliser un compte étranger fait également disparaître certains avertissements d’installation de l’App Store.

L'app Xbox Cloud Gaming alors que l'iPhone est connecté à un compte App Store américain (à gauche) et sans compte connecté (à droite), sur la RC d’iOS 17.4.

On peut imaginer que la faille sera bouchée prochainement, mais il reste surprenant de voir un bug si évident dans une release candidate. Apple a pourtant plusieurs moyens de savoir que nous sommes bien en France, l’entreprise ayant ajouté un marqueur d’identification du pays avec iOS 16.2. Nos téléphones sont tous réglés sur la région France, avec une interface dans la langue de Molière et un réseau mobile fourni par un opérateur français.

Apple justifie l’abandon des web app en Europe par des raisons de sécurité. Si iOS n’utilisait jusqu’à présent que le moteur maison WebKit pour la navigation web, le futur règlement des marchés numériques (DMA) va forcer Cupertino à prendre en charge les moteurs de navigateurs alternatifs. Or, l’entreprise a déclaré que ce changement posait trop de problèmes au niveau de la sécurité des web apps, qui pourraient potentiellement adopter un comportement malveillant en passant par des moteurs sur lesquels elle n’a pas la main. Face à ce risque, Apple a donc préféré arrêter la prise en charge des web app en Europe, justifiant sa décision par un faible taux d’utilisation et des changements technologiques trop compliqués.

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Les apps de visioconférence peuvent bien désactiver par défaut les réactions avec iOS 17.4

Nicolas Furno |

Introduits avec iOS 17 et macOS Sonoma, les réactions dans les apps de visioconférence peuvent être amusants quand ils sont voulus, mais l’expérience a prouvé qu’ils sont régulièrement déclenchés à l’insu des intervenants et parfois dans des situations gênantes. Pour ne rien arranger, ces effets 3D étaient activés par défaut dans toutes les apps de visioconférence et pas seulement dans FaceTime. Ça ne sera plus nécessairement le cas avec iOS 17.4, même si fidèle à ses habitudes, Apple n’a pas ajouté de réglage destiné à ses utilisateurs.

Comme le détaille MacRumors qui confirme par là-même sa propre rumeur, il s’agit en réalité d’une nouveauté destinée aux développeurs. À partir d’iOS 17.4, les concepteurs d’apps de visioconférence peuvent choisir de désactiver les réactions par défaut. Ils doivent ajouter un nouveau paramètre à leur app pour que les réactions ne s’activent plus sans que leurs utilisateurs le souhaitent. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne pourront plus les utiliser si c’est le cas.

En effet, ce réglage ne désactive pas entièrement les réactions en visioconférence, il agit uniquement sur leur activation par défaut. On imagine que les apps utilisées dans des contextes professionnels opteront rapidement pour le nouveau paramètre et désactiveront au départ les réactions. Cette nouveauté d’iOS 17 étant contrôlée par le système, vous pourrez toujours les réactiver si vous le souhaitez dans le centre de contrôle.

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Si votre iPhone fait tourner iOS 17, il devrait être compatible avec iOS 18

Félix Cattafesta |

iOS 18 sera sans doute une mise à jour majeure pour l’iPhone, et celle-ci devrait tourner sur les téléphones compatibles avec iOS 17. MacRumors explique avoir aperçu un tweet d’une source fiable affirmant que le prochain système nécessiterait au minimum une puce A12 Bionic. Il serait donc compatible avec les iPhone XR, XS et SE de deuxième génération. Logiquement, les téléphones plus récents seraient eux aussi compatibles.

Si c’est une bonne nouvelle, il y aurait en revanche un peu de casse côté tablettes. iPadOS 18 abandonnerait la puce A10X Fusion que l’on trouve dans l’iPad Pro 10,5" et dans le modèle 12,9" de deuxième génération, deux machines sorties en 2017. On peut imaginer que la puce A10 Fusion sera elle aussi délaissée, la mise à jour laissant sur le carreau les iPad 6 et 7. Si la rumeur vise juste, il faudra donc au minimum un iPad Pro sorti en 2018 ou un iPad Air/mini de 2019. Pour l’iPad de base, les modèles vendus en 2020 seraient compatibles.

Attention, car cette compatibilité généreuse ne signifie pas pour autant que toutes les fonctions tourneront sur les engins les plus anciens. iOS 17 réserve par exemple ses nouveaux effets vidéos aux iPhone 12 ou plus. Cupertino va visiblement mettre le paquet sur l’intelligence artificielle générative cette année, avec des moteurs qui pourraient tourner partiellement en local (et donc demander pas mal de puissance). On devrait en savoir plus lors de la prochaine WWDC, qui a traditionnellement lieu au printemps.

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