Traçage : les limites de l'application anglaise pourraient être celles de StopCovid

Mickaël Bazoge |

L'application StopCovid du gouvernement français devrait entrer en phase de test dans le courant de la semaine prochaine, avec la version finale prévue pour le 2 juin1. Le Royaume-Uni va de son côté lancer l'expérimentation de sa propre application de traçage des contacts, NHS COVID-19, sur l'île de Wight qui compte 140 000 habitants. L'objectif est de la proposer à l'échelle du pays dans deux à trois semaines après le test.

Comme la France, le Royaume-Uni a décliné l'API Exposure Notification développée par Apple et Google, qui s'appuie sur un modèle décentralisé inspiré des travaux du DP-3T européen (lire : Entre Bubble et Apollo, la petite histoire du traçage commun d'Apple et de Google). D'autres pays, dont l'Allemagne, ont finalement décidé d'utiliser les outils des deux constructeurs américains.

L'approche centralisée vs l'approche décentralisée (infographie NHS).

Si l'approche centralisée est similaire des deux côtés de la Manche, il est à l'heure actuelle impossible de comparer les deux applications, mais on en sait davantage sur ce qui mijote au sein du NHSX, le labo R&D du système de santé britannique. Après téléchargement et consentement (sur la base du volontariat), NHS COVID-19 attribue à l'appareil un identifiant ID numérique persistant. Puis, chaque jour, elle génère un identifiant aléatoire qui est envoyé aux autres smartphones sur lesquels l'app est installée, tandis que l'appareil de l'utilisateur recueille les identifiants des smartphones à proximité.

Dès qu'un utilisateur signale qu'il a été testé positif au COVID-19, la base de données des contacts enregistrés par son smartphone va être envoyée sur le serveur du NHS. Tous ceux qui ont été en contact avec cette personne contaminée recevront alors une notification. Leurs données seront également téléversées vers le NHS, puisqu'eux aussi sont susceptibles d'avoir contaminé d'autres personnes2. C'est le modèle centralisé.

Le modèle décentralisé promu par Apple et par Google a un défaut, selon Cédric O le secrétaire d'État au numérique : en substance, le smartphone contient la liste de tous les crypto-identifiants des personnes contaminées à l'instant t, relève-t-il dans son billet Medium. Le protocole ROBERT, sur lequel le gouvernement français s'appuie pour StopCovid, utilise un serveur central qui stocke ces identifiants, il est « sensible en termes de données médicales et rend significativement plus compliquée l’identification dans la vie réelle des personnes malades par des hackers malveillants ».

Bien sûr, cela implique d'avoir confiance dans les services de l'État qui récupèrent non seulement l'identifiant de la personne contaminée, mais aussi ceux des contacts rencontrés et qui ont pu être contaminées à leur tour. Sans verser dans la paranoïa ou le complotisme, les pseudonymes générés par le serveur peuvent être interceptés par des malandrins.

La sécurité de NHS COVID-19 est sujette à caution puisque le serveur anglais utilise des identifiants pseudonymisés fixes (ROBERT prévoit de renouveler régulièrement ces identifiants et on peut espérer que la question de la sécurité du serveur sera particulièrement bétonnée), qui peuvent donc éventuellement permettre de remonter jusqu'aux utilisateurs et même à leur localisation, puisqu'ils doivent préciser la moitié de leur code postal. Le labo anglais a également indiqué qu'il pourrait demander un accès plus complet aux données de l'utilisateur, dont sa localisation.

C'est là que le bât blesse pour ce qui concerne l'app anglaise : la liste des différentes interactions enregistrées durant les 28 jours qui précèdent le signalement de diagnostic positif ne peut pas être supprimée. Mieux, ou pire selon le point de vue, le NHSX peut exploiter ces données à d'autres fins, mais toujours en lien avec la santé publique. Évidemment, on n'est pas obligé de voir le mal tout le temps, mais cela n'aide pas à avoir confiance dans l'application.

C'est d'autant plus vrai que ni le code source de NHS COVID-19, ni son modèle de sécurité n'ont été publiés. En attendant que ces informations puissent être examinées, il subsiste un problème de confiance. Côté français, Cédric O a également promis la diffusion du code de StopCovid en open source « dès qu'il aura atteint une certaine maturité ». L'exigence de transparence s'appliquera « à l’ensemble de l’architecture du système, jusqu’au serveur back-end » et un comité de suivi sera mis en place.

Au-delà des approches et de leur mise en œuvre, il reste aussi à régler le problème technique du Bluetooth qui, sur iOS comme sur Android érige des barrières élevées pour empêcher les apps de faire n'importe quoi. L'API d'Apple et de Google permet la transmission et la réception des signaux Bluetooth, même si l'application est en arrière plan, loin tout au fond du panneau multitâche. Et même si le smartphone est en veille.

Mais voilà, sur iOS comme sur Android (depuis la version 8), ce fonctionnement est soit interdit, soit limité. Cela réduit à néant le bon fonctionnement et la pertinence même d'une application de traçage des contacts, comme on le voit avec l'app australienne COVIDSafe qui repose sur le même principe que NHS COVID-19 : dès qu'elle disparait de l'écran ou dès que l'iPhone est en veille, l'application arrête de diffuser ses signaux.

Le NHSX a annoncé avoir déniché une parade pour l'iPhone : l'application « écoute » passivement les autres appareils Bluetooth qui passent à proximité. Lors d'un contact, l'app sort de sa léthargie afin de récupérer les signaux et envoyer le sien, et aussi pour déterminer la durée du contact et établir la distance entre les deux personnes. Le problème de ce sparadrap, c'est que si une app iOS en arrière-plan (ou avec l'iPhone en veille) peut écouter les signaux, elle ne peut pas en émettre.

Dit autrement, deux utilisateurs d'iPhone avec leur smartphone en poche (donc en veille) ne pourront pas communiquer les signaux de l'application. Il faudrait une troisième personne possédant un appareil Android un peu ancien, qui lui est en mesure d'émettre des signaux tout le temps ; auquel cas, il sera en mesure d'éveiller les deux iPhone qui, dès lors, pourront s'envoyer et recevoir des informations… Pour StopCovid, Cédric O a fait miroiter une application pour iPhone « satisfaisante ». Si la solution technique est identique à celle du Royaume-Uni, l'utilité de l'application sera quasiment nulle.

L'application géorgienne Stop Covid (hum…) a trouvé une parade amusante pour rester au premier plan : au bout de quelques secondes, elle affiche un fond noir qui donne l'impression que l'iPhone est en veille ! Pour « réveiller » le smartphone, il faut appuyer un moment sur l'écran.

On verra rapidement ce que les forts en thème de l'Inria et de ses partenaires auront trouvé pour rendre l'application iOS viable. À en croire le secrétaire d'État au numérique qui s'est exprimé ce matin sur le sujet, Apple a refusé de donner les clés du Bluetooth de l'iPhone, ce qui a provoqué une menace bizarre de la part de Cédric O (« on saura s'en souvenir le moment venu » ?!).


  1. Encore faut-il que StopCovid passe sous les fourches caudines du débat et du vote des parlementaires, comme promis par le Premier ministre.  ↩

  2. L'app anglaise permet à l'utilisateur de signaler des symptômes du COVID-19, ce qui risque de multiplier les fausses alertes. Surtout quand on sait que le virus provoque une toux et de la fièvre, des symptômes assez courants.  ↩

avatar Adodane | 

@FloMo

“Les seules données qui sortent vont dans un cloud qui est géré par une gouvernementales.
C’est juste un « passe-plat ».”

Le cloud n’est pas géré par Apple/Google mais par les institutions/gouvernement ?

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Absolument.

En tant que « développeur » de l’app, le gouvernement gère les données qui sortent de l’app (sauf le Bluetooth, qui est l’affaire des utilisateurs)

Dans son code d’exemple, Apple fournit un « faux » serveur.
Et la partie configuration des paramètres pour déterminer le risque peut être intégrée à l’app ou alimentée par un serveur gouvernemental.

avatar Adodane | 

@FloMo

Ce n’est pas ce qui se parlait au début, et je ne vois l’information nulle part que cette base de données serait la propriété des gouvernements.

Les développeurs gèrent ce qui sort de l’appli mais pas ce qui sort ni ce qui arrive de l’API de À/G. Il y a une couche logicielle ( propriétaire) entre l’application et les données.

Les applis seront juste des skins en fait, aucun contrôle sur les données.

avatar Florent Morin | 

@Adodane

La documentation complète :

https://www.apple.com/covid19/contacttracing/

Le code source de démo avec la partie serveur :

https://developer.apple.com/documentation/exposurenotification/building_...

Tout y est.

Les identifiants sont générés par l’appareil. Mais cela ne va pas sur les serveurs d’Apple ou Google.
Quand vous ouvrez vos résultats médicaux sur un iPhone ou un Android, ni Apple ni Google n’y a accès. Ils pourraient, mais ne le font pas. Et ils connaîtraient tout de votre santé. Sans effort.
Là, c’est juste un identifiant anonyme aléatoire. Qui doit être protégé de l’app. Car l’app s’expose au risque.

avatar raoolito | 

@FloMo

merci pour ces explications !
mais.. mais , pourquoi j'ai l'impression de les découvrir dans vos commentaires? Ai-je mal lu les articles sur ce sujet dans MacG :) ?

en tous cas ca fera reference pour moi maintenant, merci !

avatar Florent Morin | 

@raoolito

Avec plaisir. 😁

avatar webHAL1 | 

@FloMo :
« Ils pourraient, mais ne le font pas [...] »

Et ça, on en est sûrs parce que...? Leur API a-t-elle pu être revue par des experts indépendants ?

avatar Adodane | 

@FloMo

Google et Apple ne collectent AUCUNE donnée dans cette histoire ?

avatar Florent Morin | 

@Adodane

Aucune. Ce sont les organisations gouvernementales qui s’en chargent. Elles stockent et transmettent les données.

avatar byte_order | 

@FloMo
> A contrario, l’approche décentralisée n’expose « que » les informations utiles.

Euh, non.

Les seules informations utiles sont celles des pseudonymes des personnes testés positives depuis que *vous*, vous avez croisé récemment. Ni plus ni moins.

Hors l'approche décentralisée rapatrie localement une liste bien plus énorme de pseudonymes de gens contaminés, pas uniquement ceux que vous avez croisé.

Il n'y a donc pas *que* les données utiles qui sont exposées, là non plus.

Je trouvais que vous aviez un biais dans votre article, et vos commentaires semblent le confirmer. L'objectivité est difficile, mais devrait rester un guide.

avatar Florent Morin | 

@byte_order

On part d’hypothèses différentes.

Évidemment, si l’app est bien cloisonnée tel que promis par Apple et Google, il y a moins de risque à ne transmettre que les contacts.

Mais si un attaquant s’introduit dans l’app ou sur le réseau de la cible, comme c’est le cas dans la plupart des attaques, l’effet est inverse car l’identifiant du malade est intercepté (généré sur un serveur et téléchargé par l’app) ainsi que ceux de ses contacts.

Peut-être que le protocole Apple pourrait n’envoyer que la liste des contacts plutôt que la liste des identifiants. Mais c’est risqué. Le problème de la liste des contacts est que le contact n’a pas donné son consentement.

En considérant le risque, je reste sur l’idée que le mieux est d’envoyer des fausses informations.
Et là, il manque un petit quelque-chose du côté des API Apple. Mais elles ne sont de toutes manières pas définitives après exploration du code.

avatar byte_order | 

@Steve Molle |
> « Confiance dans les services de l’état...»
> Vous avez confiance en Sibeth, Castaner, Darmanin ou Penicaud vous ????

Le cas échéant, aurez-vous confiance dans le personnel de l’hôpital, le SAMU, les pompiers, les gendarmes ?

Les services de l'Etat ne se limitent pas aux membres du gouvernement !

avatar Steve Molle | 

Je ne vais pas te donner un cours sur le fonctionnement de l'Etat...ça ne sert à rien. J'ai appris que les endoctrinés du bulbe, surtout les macronnards, sont obtus comme jamais. Même les communistes ou les sarkosystes n'étaient pas aussi lobotomisés. Et puis c'est vrai que le pouvoir de décision d'une infirmière de CHU ou d'un DSI de préfecture dans ce projet est colossal.

avatar Inconnu-Soldat | 

Petite leçon :
L'état dans un temps extrêmement court a réussi l'exploit de faire passer de 5000 lits à 10500 lits de réanimation.
L'Etat, en respectant les lois, les décrets, a dans un temps extraordinairement court débloqué et fait verser pour près de 30 milliards de fonds à 11 millions de personnes en chômage partiels, versé des primes aux plus démunis (RSA, personne âgées, étudiants), aux PME et TPE, artisans et indépendants (sommes données), ouverts des places pour les sans papiers et les sans abris.
Début de la liste des actions de l'Etat depuis début janvier :
• 2 janvier : Début de veille au Centre opérationnel de réception et de régulation des urgences sanitaires et sociales (CORRUSS)
• 10 janvier : Envoi aux Agences Régionales de Santé - ARS, aux sociétés savantes (urgentistes, SAMU, infectiologues) de fiches de conduites à tenir et de définition de cas par le ministère des Solidarités et de la Santé. Lancement d’une surveillance spécifique au COVID-19
• 14 janvier : Sensibilisation des établissements hospitaliers, médico-sociaux et des professionnels de santé libéraux, à la situation et aux recommandations sanitaires.
• 22 janvier : Activation de CORRUSS en niveau 2 de mobilisation renforcé
• 23 janvier : Mise en place d’un dispositif de suivi et de réponse aux préoccupations des Français présents en Chine par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en coordination avec l’Ambassade de France à Pékin et l’ensemble des consulats généraux en Chine.
• 24 janvier : Confirmation des premiers cas confirmés de Coronavirus COVID-19 par Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la Santé.
• 24 janvier : Déploiement de flyers et d’affiches d’information en français, anglais et mandarin dans les aéroports.
• 25 janvier : Mise en place d’une procédure d’identification et de suivi des cas contacts personnalisée et quotidienne via les ARS.

avatar Inconnu-Soldat | 

• 25 janvier : Mise en place d’un accueil spécifique des voyageurs en provenance de Chine, Hong-Kong et Macao à Paris Charles de Gaulle et Saint-Denis de la Réunion assuré par des personnels d’associations agréées de sécurité civile en lien avec le service médical de l’aéroport, renforcés de professionnels de santé médicaux et paramédicaux issus de la réserve sanitaire du ministère des Solidarités et de la Santé.
• 26 janvier 2020 : Première Réunion interministérielle présidée par le Premier Ministre.
• 27 janvier :
• Développement d’un test diagnostic rapide par l’institut Pasteur permettant de donner un résultat en quelques heures ;
• Activation du Centre de Crise Sanitaire, le 27 janvier 2020
• 31 janvier : Première opération de retour des ressortissants français vivant dans la province de Hubei, par vol direct depuis Wuhan accompagné d’une équipe médicale et confinement des passagers pendant 14 jours à Carry-le-Rouet.
• 2 février : Deuxième opération de retour des ressortissants français de Hubei et confinement des passagers à Aix-en-Provence.
• 8 février : Apparition d’un cluster (regroupement de plusieurs cas autour d’un cas initial) en Haute-Savoie. Les cinq cas confirmés de Coronavirus COVID-19, quatre adultes et un enfant, ont été hospitalisés ainsi que six autres contacts proches. Une cellule de crise est mise en place par l’Agence Régionale de Santé d’Auvergne-Rhône-Alpes pour suivre la situation et retrouver l’ensemble des cas contacts. Les trois établissements scolaires fréquentés par l’enfant malade ont été fermés pendant deux semaines par mesure de précaution et pour mener les investigations nécessaires (test diagnostic). L’opération de recherche et de tests auprès des cas contacts est engagée immédiatement.
• 9 février : Un centre de consultation exceptionnel est installé dans la salle d’animation de la commune de Contamines-Montjoie afin de dépister les enfants de l’école où était scolarisé l’enfant malade.

avatar Inconnu-Soldat | 

• 9 février : Troisième opération de retour de ressortissants français de Hubei sur un vol britannique.
• 13 février : Activation du plan ORSAN qui vise à organiser la mobilisation du système de santé pour se préparer à une éventuelle circulation active du Coronavirus COVID-19 sur le territoire français.
• 14 février : Levée des mesures de confinement pour les passagers du premier vol de retour des Français de Wuhan suite à la fin de la période d’incubation de 14 jours et la réalisation de tests de diagnostic revenus négatifs.
• 14 février : Premier décès en France d’un patient âgé de 80 ans hospitalisé en France des suites du Coronavirus COVID-19.
• 16 février : Levée des mesures de confinement pour les passagers du deuxième vol de retour.
• 17 février : Envoi d’un guide pratique aux professionnels de santé par le ministère des Solidarités et de la Santé.
• 18 février : Confirmation de trois passagers Français atteints de Coronavirus COVID-19 à bord du paquebot de croisière Diamond Princess en confinement au large du Japon.
• 19 février : Envoi de fret médical en solidarité avec la Chine à destination des structures hospitalières de Wuhan et de la province du Hubei.
• 21 février : Quatrième opération de retour de Français, Européens et ayants-droit.
• 21 février : Rencontre de M. Bruno Le Maire et Mme Agnès Pannier-Runacher avec les acteurs économiques nationaux sur les conséquences de l’épidémie de Coronavirus COVID-19.
• 23 février : Levée des mesures de confinement pour les passagers du troisième vol de retour.
• 23 février : déclenchement du plan ORSAN
• 24 février : Activation de 70 établissements de santé siège d’un SAMU. 107 établissements de santé sont donc en capacité d’accueillir des patients atteints de Coronavirus COVID-19 soit au moins un par département métropolitain et d’Outre-mer.

avatar J'en_crois Pas_mes yeux | 

@Inconnu-Soldat
Il y a un effet "saturation" avec cette longue liste.
Ce qu'il faut comprendre, c'est la tache inimaginable à laquelle ont eu à faire face les gouvernements du monde entier. Bon s'il s'agit de condamner le gouvernement pour ses actions, ou s'il s'agit de le dédouaner : ça ne m'intéresse pas. Ceux qui le souhaitent compteront les points à la fin de la partie. S'il y a des fautes_erreurs à souligner, c'est pour éviter de les reproduire. Pourquoi l'erreur du Match de foot et des élections municipales n'ont pas appris au gouvernement que les dates de confinement et les exceptions sont problématiques ! (voir les changement de date du déconfinement pour des questions religieuses)
Saturation de ta longue liste : chaque point que tu soulèves devrait être un point de départ pour une réflexion critique et non une approbation bêlante ou une attaque hystérique.

avatar Steve Molle | 

@Inconnu-Soldat

Oui oui tu as déjà utilisé tes éléments de langage pris des réseaux marcheurs. Je l’ai vu tourner...Bien essayé mais un peu gros.

avatar J'en_crois Pas_mes yeux | 

@Inconnu-Soldat
"25 janvier : Mise en place d’une procédure d’identification et de suivi des cas contacts personnalisée et quotidienne via les ARS."
Faux, mais
Certainement le point le plus important qui mériterait d'être développé.
Nombre d'infectés dont une procédure d'identification des contacts a été effectuée ? Nombre statistique de contacts par infecté ? Pourcentage des contacts révélés ayant subi un test de présence du Virus ? résultat des tests ? Pourcentage des porteurs de virus ayant été correctement isolés ?
L'application ainsi que l'identification des contacts n'ont aucun intérêt ! Si l'ensemble des points précédent n'ont pas été correctement établis.
En conclusion NON, il n'y a pas eu réellement le "25 janvier : Mise en place d’une procédure d’identification et de suivi des cas contacts personnalisée et quotidienne via les ARS."
C'est logique : ça prend du temps. Mais la langue de bois et les affirmations délirantes ne sont pas de bon effet pour établir la confiance.
Avant de tenter de nous vendre une appli (ou quoi que ce soi)jouer la transparence : que peut-on chercher de manière efficace avec ou sans appli : combien de contacts faut-il enquêter ? Combien de tests ? A-t-on les moyens disponibles ? Quel politique pour les contaminés ? Quels obligation de se faire tester ? Carottes ? Bâtons ? Confiance ?

Je comprends l'impossibilité d'un gouvernement d'évoquer ces problématiques. Comment ferait-il confiance à un peuple aussi infantile ?

avatar Inconnu-Soldat | 

@J'en_crois Pas_mes yeux
Mon gars, une étude de l'institut pasteur à partir des souches de virus a prouvé que les premiers clusters en France ont été suivis, que toutes les personnes joignables et identifiables l'ont été. Evitez donc de faire, vous de la propagande. En Allemagne, seuls 1 % des contaminés en début d'épidémie ont été testés. Ce qui veut dire que la légende comme quoi l'Allemagne a pu faire dévier l'épidémie par ses tests et son suivi des cas voisins est une vaste blague. Tous les premiers clusters en France ont été maîtrisés. Et pour savoir alors pourquoi il y a eu une telle épidémie, vous n'avez qu'à chercher quels événements en France ont eu lieu susceptibles de l'enclencher, analyser les faits, les chiffres.
En France il y a eu moins de tests mais énormément de diagnostics cliniques.
En plus vous devriez vous informer. En ce qui concerne ce suivi tout a été dit, expliqué et réexpliqué. Le calcul a été fait (la raison de ces cartes) : le nombre de nouveaux cas potentiels par semaine et donc le nombre nécessaire de personnes de cette brigade sanitaire et si les conséquences d'un taux de contamination d'un département est supérieur à la capacité des services de réanimation alors il reste rouge. Vous êtes tout simplement extraordinaire. Vous émettez une hypothèse, sans même avoir écouté ce qu'il s'est dit, et à partir de cette hypothèse totalement bidonnée vous vous attaquez au pouvoir. Oui le pouvoir a dit combien de test seraient nécessaires, oui il a dit combien de personnes nécessaires il faudrait pour aller chercher toutes les contaminations secondaires. Oui il a mis en place une capacité de 750 000 tests par semaine dont l'usage des laboratoires vétérinaires qui ont affirmé en faire 500 000, bop de la polie, de l'armée, des hôpitaux et civils. Ce n'est pas parce vous en êtes ignorant que cela n'existe pas ni n'a été dit. Vos créez une légende ce qui est extraordinaire tant l'information est publique et abondante.

avatar Inconnu-Soldat | 

• 24 février : Augmentation des capacités de diagnostic biologique et commande de plusieurs millions de masques FFP2 supplémentaires pour les professionnels de santé.
• 25 février : Déploiement d’affiches d’information sur le Coronavirus COVID-19 dans les gares.

26 février premier décès enregistré sur le sol français (hormis le Chinois de 80 ans venant de Chine).

• 26 février : 200 membres du personnel hospitalier de l’Oise sont confinés chez eux. Premier confinement local
• 26 février : 200 millions de masques sont commandés.
• 28 février : Déclaration du coronavirus COVID-19 comme “cas de force majeure” pour les entreprises.
• 28 février : Diffusion de spot radio et télévision de prévention.
• 29 février : Tenus d’un conseil de défense et d’un conseil des ministres exceptionnels sous l’autorité du président de la République, consacrés au coronavirus. Officialisation du passage du stade 1 au stade 2 du plan de prévention et de gestion de la crise sanitaire impliquant de prendre de nouvelles mesures afin de limiter la diffusion du virus.
• 29 février : déclenchement du stade 2 de plan ORSAN (100 contaminés avérés 2 décès).
• 29 février : Interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes en espace clos.
• 2 mars : Bpifrance est désormais garante des prêts demandés par les PME afin de les accompagner dans la gestion de la situation
• 2 mars : Dans le Morbihan, qui compte 19 malades, dix écoles primaires et sept établissements du secondaire des communes concernées sont fermés par arrêté préfectoral. Nouveau confinement local
• 3 mars : Mise en place d’une cellule de continuité économique au ministère de l’Economie et des Finances
• 6 mars : Activation du plan blanc dans les hôpitaux et du plan bleu dans les EHPAD
• 6 mars : Publication du décret encadrant les prix de vente du gel hydro-alcoolique.

avatar Inconnu-Soldat | 

• 8 mars : Dans divers départements et en Corse les établissements scolaires et les crèches sont fermées, les rassemblement de plus de 50 personnes sont interdits.
• 8 mars : Interdiction au niveau national des rassemblements de plus de 1000 personnes non indispensables à la continuité de la vie de la Nation
• 9 mars : Diffusion d’une circulaire du ministre de l’Intérieur pour garantir la sécurité et la sincérité des opérations de vote ainsi que des mesures de précautions sanitaires avant les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars.
• 12 mars :
• Annonce de la fermeture à partir du lundi 16 mars des crèches, écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre, et mise en place d’un service de garde, région par région, pour les personnels qui sont indispensables à la gestion de la crise sanitaire.
• Mobilisation des médecins, des soignants, mais aussi d’étudiants et de jeunes retraités, et report des soins non essentiels et opérations non urgentes à l’hôpital.
• Prolongement de deux mois de la trêve hivernale.
• Mise en oeuvre d’un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel, avec prise en charge par l’Etat de l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux.
• Possibilité de reporter le paiement des cotisations et impôts dus en mars pour toutes les entreprises qui le souhaitent sans justification, ni pénalité.
• 13 mars : Interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes
• 14 mars : Passage en stade 3

17 mars premier jour du confinement national

• 17 mars : Restriction des déplacements au strict minimum
• 17 mars : Fermeture des frontières de l’espace Schengen
• 17 mars : Activation de la cellule interministérielle de crise par le Premier ministre

avatar Inconnu-Soldat | 

• 18 mars : 1ère mission entre Mulhouse et Toulon d’un A330 de l’armée de l’air équipé du kit MORPHEE (Module de Réanimation pour Patient à Haute Élongation d'Évacuation) pour le transfert de 6 patients vers les hôpitaux de Laveran et de Sainte Anne.
• 19 mars la DGA (laboratoires de l’armée) a déjà testé 700 échantillons de masques alternatifs.
• 20 mars : Mobilisation du porte-hélicoptère amphibie “Tonnerre” de la Marine nationale pour l’évacuation des patients en réanimation en Corse vers des établissements de santé du continent
• 21 mars :
• Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran annonce que des commandes de plus de 250 millions de masques ont été signées et seront livrées progressivement.
• 2ème mission MORPHEE entre Mulhouse et Bordeaux pour le transfert par A330 de l’armée de l’air de 6 patients vers l’hôpital Pellegrin.
• 22 mars :
• Adoption de l'état d’urgence sanitaire pour deux mois
• 12 patients atteints du coronavirus ont été évacués de Corse à bord du “Tonnerre” pour être admis dans plusieurs hôpitaux des Bouches-du-Rhône.
• 22 patients hospitalisés dans le Grand Est et placés sous assistance respiratoire seront accueillis dans des hôpitaux situés dans trois pays frontaliers de la France : en Allemagne, en Suisse et au Luxembourg.
• 23 mars : Installation d’un hôpital de campagne militaire à Mulhouse.
• 24 mars : 3e mission MORPHEE entre Mulhouse et Brest pour le transfert par A330 de l’armée de l’air de 6 patients.
• 25 mars :
• Affrètement d’un TGV médicalisé entre Mulhouse et les Pays de la Loire.
• Adoption de 25 ordonnances dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire en conseil des ministres.

avatar byte_order | 

@Steve Molle

Relisez-vous.
Vous demandiez qui pouvait avoir confiance dans les services de l'Etat.
C'est vous qui avez fait le raccourçi services de l'etat = gouvernement, pas moi.
Venez pas vous plaindre maintenant qu'on ose vous rappelez que vous faites très probablement bien plus confiance que vous le croyez à tout plein de services de l'Etat.

Mais jamais vous ne le reconnaîtrez, vu la bile que vous versez depuis quelque temps, le collage d'étiquette, l'insulte à 2 balles, les attaques personnelles, vous êtes du genre a ne pas avoir l’honnête de reconnaître avoir fait un commentaire amalgamant.

Je vous souhaite donc une bonne poursuite de confinement, que je vous souhaite la plus longue possible, pour le bien du plus grand nombre.

avatar C2SC3S | 

@Steve Molle

J’aurais / aurais-je plus confiance en Meluche, Corbières, Quatennens et Obono ?

avatar Steve Molle | 

@C2SC3S

La question ne se pose pas, ce ne sont pas eux aux manettes à ma connaissance.

avatar YAZombie | 

La question se pose évidemment s'ils étaient l'alternative et si l'on considère qu'on n'a pas la moindre idée si une autre équipe aurait fait mieux. Sans parler des résultats de la majeure partie des pays de l'OCDE, à quelques exceptions notables. Tu ne parles pas dans un vide ne t'en déplaise. Ça n'empêche en rien de critiquer, ça permet juste d'avoir un strict minimum de décence et de modération dans ses propos. Surtout quand on serait bien incapable de prendre soi-même un millième de ces responsabilités.

avatar Steve Molle | 

@YAZombie

Même une chèvre aurait fait mieux. Le confinement total c’est la mesure 0 d’une telle crise. Remballe ta carte lrem et paie toi une conscience.

avatar Sindanárië | 

@Steve Molle

"Remballe ta carte lrem et paie toi une conscience."

C’est bien de coller des étiquettes 🏷 , mais ça serait mieux de les mettre sur des valises 🧳
😌

avatar cherbourg | 

@Steve Molle

Vous aviez confiance dans les gouvernements précédents ?

avatar freewheelinfranklin | 

@Steve Molle

Oui.

avatar MonsieurX | 

Le propre d’une « application » est qu’elle est « installable ». Pour les personnes peu-enclines, comme pour les trollers-fou des forums : personne ne pourra vous obliger à installer une application que vous ne voulez pas : FIN DE L’HISTOIRE

avatar Sindanárië | 
avatar DrStrange | 

Cette histoire me fait penser à une personne qui avait installé un cheval de Troie dans le système informatique de loterie américaine (l’équivalent de EuroMillion) lui permettant certains jours, sélectionné par ses soins, de prévoir le tirage et donc rafler la mise.
Une personne mal intentionnée, impliquée dans le développement de l’app, si elle le désire, peut toujours arriver à ses fins.

avatar Florent Morin | 

@DrStrange

D’où l’importance d’utiliser des API qui limitent la manipulation de données sensibles par le développeur. Comme celle fournie par Apple, qui en plus désactive le GPS.

avatar Sindanárië | 

@FloMo

👍🏽

avatar YAZombie | 

Tu es sûr que ce n'est pas une légende urbaine? J'ai cherché "Lottery" "trojan horse" dans google et rien trouvé.

avatar hirtrey | 

L’objectivité de l’auteur de l’article est pas vraiment développé, tout dans la critique

avatar Mickaël Bazoge | 

@hirtrey

Alors vraiment, je n’ai aucune préférence ni pour l’une ni pour l’autre des solutions. Personnellement, je trouve que sur le principe, une application de traçage c’est une bonne idée et ça peut être utile, mais les deux modèles ont des défauts et des atouts… Il se trouve qu’on a plus de recul sur les apps de type « centralisé », donc on peut les critiquer plus facilement. Et leurs défauts sautent un petit peu aux yeux…

avatar hirtrey | 

@MickaëlBazoge

“On verra rapidement ce que les forts en thème de l'Inria et de ses partenaires auront trouvé pour rendre l'application iOS viable“

avatar Mickaël Bazoge | 

@hirtrey

Bin ok, je vois pas le mal ?

avatar sebasto72 | 

@MickaëlBazoge

Yenapa.

avatar raoolito | 

@MickaëlBazoge

c'est vrai que sur le sujet de l'app, on sent une forme de grogne dans les articles. Maintenant, je le suis aussi, quelque soit la méthode choisie, celle d'apple pourra etre interopérable avec l'europe centrale, et pas celle franco francaise d'ici.
je comprend le geste, mais la finalité m'echappe.
et ca enerve un peu j'avoue.

avatar francoismarty | 

Ca ne se ressent pas vraiment en lisant vos articles sur le sujet.
Vous ne mettez en avant que les défauts de la solution centralisée, jamais ses avantages.

avatar YAZombie | 

Parce que les défauts la rendent totalement inutile. L'option API n'est peut-être pas parfaite, mais elle satisfait les Allemands bien plus soucieux que les Français sur le respect de la vie privée.
Qu'y a-t-il à défendre à une solution qui n'est, tout simplement, pas viable? On croirait une autolyse à petit feu…

avatar francoismarty | 

Pas plus inutile que celle d'Apple et Google.
Peut-être moins pratique en l'état actuel, si Apple et Google ne font pas preuve d'un peu de souplesse.

avatar Adodane | 

@MickaëlBazoge

Les deux sont centralisées sauf que une est un cloud privé, propriétaire et basé à l’étranger.

avatar Adodane | 

Je sens que stop-covid est le nouveau puta-click de macgé 💁‍♀️

avatar Mickaël Bazoge | 

@Adodane

C’est le flux de l’actualité 🙄 C’est normal qu’on parle de ce truc alors qu’on est en pleine phase de développement… Dans un autre genre c’est comme quand on nous reprochait de trop parler de l’Apple Watch avant sa sortie.

avatar YAZombie | 

En tout cas on n'est pas près de manquer de relous bien prompts à la projection.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR