Airzone Cloud a annoncé à ses clients une mauvaise nouvelle par mail : à compter d’octobre 2026, une partie des fonctionnalités jusque-là gratuites nécessiteront un abonnement. Il faudra payer 48 € par an et par installation pour continuer à utiliser toutes les fonctions, dont le contrôle à distance et l’affichage des données historiques pour les pompes à chaleur et autres équipements qui reposent sur cette solution. Les commandes en local et la programmation continueront de fonctionner gratuitement, fort heureusement, mais la nouveauté reste pénalisante pour tous ceux qui dépendaient de l’app Airzone pour ajuster la consigne.
Partenaire de plus de 200 fabricants de pompes à chaleur et systèmes de climatisation, Airzone est une solution clé en main utilisée par de nombreux installateurs. L’entreprise espagnole fondée il y a près de 40 ans a développé toute une série de produits et accessoires pour les systèmes de chauffage et climatisation, en particulier pour les configurations « gainables » avec contrôle par pièce. Dans ces installations que l’on trouve surtout dans le neuf, les flux d’air sont envoyés par un appareil central (un plénum) dans des gaines qui vont dans chaque pièce.
Quand on choisit cette option, les installateurs optent souvent pour le système Easyzone, qui combine registres motorisés pour ouvrir ou fermer les gaines à des thermostats installés dans chaque pièce. Airzone permet aussi de gérer ces mécanismes depuis son app et par le biais de ses serveurs, grâce à sa solution Cloud. À cet égard, l’entreprise concurrence directement des services comme ceux de tado° ou Netatmo, sauf que c’est lié à un matériel spécifique, en général installé en même temps que le dispositif de chauffage.
À compter du mois d’octobre, seul le contrôle en local sera encore proposé sans surcoût. Depuis un smartphone relié au Wi-Fi chez soi, on pourra ajuster les consignes et créer des programmations, qui seront enregistrées dans les appareils Airzone et se déclencheront ensuite automatiquement. On pourra aussi recevoir des notifications et consulter l’état de la pompe à chaleur à distance. En revanche, pour ajuster un paramètre hors de chez soi, il faudra maintenant payer les 48 € par an demandés par le fabricant. D’autres fonctions seront aussi modifiées sur la formule gratuite : un seul jour de données pour les graphiques intégrés (1 à 3 ans selon les données avec l’abonnement), désactivation des automatisations ou encore du suivi de la consommation. La liste complète est proposée à cette adresse.
On parlait de tado° plus tôt, cette liste est très similaire à celle de l’entreprise allemande. Tout ce qui touche l’accès distant ainsi que la consommation énergétique relèveront de l’abonnement payant. À ce sujet, le fabricant fait miroiter des économies qui peuvent atteindre 100 € par an, notamment en tenant compte des tarifs d’électricité ajustés en temps réel dans certains pays. De quoi rentabiliser ce « Plan Cloud », même s’il faudra vérifier si ces gains se retrouvent à l’usage. Les clients qui ne paient pas auront en tout cas une expérience limitée. Elle pourra suffire dans bien des cas, mais reste gênante si on comptait sur l’app Airzone pour activer le chauffage avant de rentrer de vacances, par exemple.
Soulignons toutefois que l’accès local devrait aussi rester en place pour la domotique, une différence majeure avec tado°. En effet, Airzone s’intègre localement à différentes plateformes, dont Home Assistant ou encore Jeedom, et cette intégration ne devrait pas être perturbée par le lancement de l’abonnement. Grâce à elle, le contrôle à distance et les automatisations devraient rester possibles sans frais. Faute d’intégration HomeKit (et encore moins Matter), ça ne sera pas possible pour Maison d’Apple.
Airzone a prévu un essai gratuit de six mois pour tous ceux qui activeront le Plan Cloud. Au-delà, cela coûtera 48 € par an, sans possibilité de se limiter à quelques mois d’hiver comme chez tado°. L’abonnement se renouvellera automatiquement chaque année et même si l’offre est sans engagement, on ne pourra pas se faire rembourser l’année en cours une fois le paiement effectué.
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