Très courants dans de nombreux pays, les ventilateurs sont étonnamment rares sur les plafonds français. Pourtant, ils ont de solides atouts à faire valoir : pas très chers à l’achat comme à l’usage et faciles à installer, ils améliorent le confort intérieur de manière significative, en été bien sûr, mais aussi en hiver. Cela faisait des années que je voulais tester et nous avons fini par sauter le pas il y a quelques mois, en équipant notre salon d’un grand ventilateur de plafond qui tourne sans interruption en cette période de fortes chaleurs.
Il est connecté, bien évidemment, ce qui justifie l’existence de ce test. Faute de compatibilité avec le standard Matter, le WIND MODERN L de la marque CREATE (que de majuscules…) intègre une puce Wi-Fi et repose sur l’API de Tuya, très courante dans le monde de la domotique. Pour environ 150 €, que vaut ce produit ? Découvrons-le ensemble.
Une installation assez simple à la place d’un éclairage au plafond
Contrairement à un modèle de bureau ou un appareil sur pied, un ventilateur de plafond doit être installé au préalable. Comme l’objectif est de faire tourner de grandes pales au-dessus de la tête des occupants, l’idée est de le faire avec un maximum de soin, pour s’assurer notamment qu’il ne tombera pas à cause d’une fixation trop légère. Je ne vais pas me lancer dans un tutoriel bricolage, car cet aspect dépend trop de votre configuration. Il faut surtout soigner la mise en œuvre sur les plafonds de plâtre, où des renforts peuvent être nécessaires.
Dans notre cas, nous avons eu de la chance. Ayant découvert les poutres du salon, nous avons pu le fixer directement dans du bois bien dur. Cela nous a grandement facilité le travail, tout comme la présence de la source d’énergie pile à l’endroit où l’on voulait installer l’appareil. C’est l’autre point à ne pas perdre de vue : une alimentation doit être à proximité et dans l’idéal, le ventilateur remplacera directement l’éclairage de la pièce. La plupart des fabricants ont des modèles avec éclairage intégré et c’est bien le cas de celui que nous avons acheté.
Ceci posé, l’installation est assez simple, même s’il est préférable de le faire à deux. La plus grosse difficulté sur notre exemplaire venait du guide de montage pas entièrement traduit et pas très clair, mais en prenant notre temps et en improvisant un petit peu (ceci n’est pas un conseil juridique), on s’en est sorti (à peu près) aisément. Les normes imposent de laisser au moins 2,3 m d’espace avec le sol et il faut aussi prévoir au moins 76 cm entre le bout des pales et les murs et autres meubles sur le côté. Enfin, si le ventilateur est de classe 1, un raccordement à la terre est obligatoire, ce qui peut poser problème si l’électricité du logement n’est pas récente.
Le choix d’un ventilateur dépend d’abord de l’esthétique choisie : pour nous, c’est bois sombre et noir, un ensemble qui nous plait bien et qui colle au style de la pièce. Au passage, j’ai été agréablement surpris par la qualité de l’ensemble, avec un corps en métal assez lourd (5 kg sur la balance) qui respire la qualité et du vrai bois pour les pales. Même si c’est une essence très légère qui a été teintée, cela fait illusion vu du sol. Au-delà de l’aspect visuel qui variera pour tout le monde, on s’aperçoit vite que tous les modèles sur le marché sont très similaires.
Le moteur DC s’est imposé à l’heure actuelle, ce qui est tant mieux, car il baisse la consommation et le niveau sonore, tout en pouvant inverser son sens de rotation. La majorité des modèles repose aussi sur trois éléments, ce qui est amplement suffisant grâce aux progrès techniques, notamment sur le design des pales. C’est d’autant plus vrai que ce Wind Modern L, un grand ventilateur dont le diamètre dépasse le mètre et demi une fois assemblé. D’autres options plus raisonnables existent et Create propose aussi une variante de taille moyenne, avec un diamètre réduit d’environ 20 cm.













