Dans l’industrie très disputée des consoles de jeu, Nintendo faisait jusqu’ici figure d’irréductible. Le constructeur japonais restait en effet l’un des derniers grands acteurs du marché à ne pas avoir retouché le prix de sa nouvelle console.
Une hausse inévitable face à la réalité du marché
Ces derniers jours, le prix de la Switch 2 agitait d'ailleurs le petit monde des analystes, beaucoup estimant que la machine, maintenue à son tarif de lancement, était désormais vendue à perte. Le sujet est particulièrement sensible du côté de Kyoto : s'agissant de la console la plus onéreuse jamais commercialisée par la firme, une révision à la hausse risquait de briser net la dynamique de la demande. Une inquiétude d'autant plus vive que le modèle économique de Nintendo repose encore largement sur la rentabilité de son matériel, à l'inverse de ses concurrents directs davantage tournés vers les services.
Le constructeur a finalement tranché et annonce que sa console s'affichera à 499,99 € en Europe à compter du 1er septembre. Cette augmentation que l'on qualifiera de modérée (une hausse de 30 € sur le Vieux Continent) en dit toutefois long sur les étroites marges de manœuvre de l'entreprise. Au passage, pour ceux que cela intéresse, le pack Nintendo Switch 2 + Mario Kart World est vendu actuellement 435 € sur Amazon.
Il faut dire qu'avec sa nouvelle console, Nintendo est victime d’un mauvais alignement des planètes dont elle n'est pas tout à fait responsable. Entre l'envolée du coût des composants, littéralement aspirés par le boom de l'intelligence artificielle, et le lancement malheureux de la machine aux toutes premières heures de la guerre commerciale de Donald Trump, la conjoncture n’est décidément pas du côté de Mario.
Malgré ces vents contraires, Nintendo indique avoir écoulé près de 19,9 millions de Switch 2 depuis le lancement de la machine. Pour l’année en cours, l'objectif reste solide : Nintendo espère en distribuer 16,5 millions d'exemplaires supplémentaires.



















