L’Europe avance sur son projet d’harmonisation de la vérification de l’âge en ligne. Lors d’une récente conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a indiqué que le lancement d’une application dédiée approchait. Testée depuis l’an dernier dans plusieurs pays, elle serait désormais « techniquement prête ».

L’application pourrait permettre de prouver son âge auprès d’un service en ligne sans transmettre davantage de données personnelles. Ce projet avait été dévoilé en 2025 : la France et l’Espagne ont participé aux expérimentations, aux côtés de la Grèce, du Danemark et de l’Italie. L’annonce intervient alors que plusieurs pays de l’Union européenne souhaitent durcir l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.
L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
L’application, open source, pourra être initialisée à partir d’un passeport ou d’une carte d’identité afin de générer une preuve d’âge réutilisable, sans transmettre la pièce elle-même à chaque service en ligne. Ursula von der Leyen a assuré que le dispositif respecterait « les plus hauts standards » en matière de vie privée, tandis que la vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique a affirmé que chacun garderait le contrôle de ses données.
Le fonctionnement sera simple et également utilisable dans d’autres contextes, par exemple pour accéder aux sites pornographiques, ceux de vente d'alcool ou encore les plateformes de jeux d'argent. L’outil sera adapté aux différentes législations des pays de l’Union européenne, l’âge de la majorité numérique n’étant pas le même partout.
Ce chantier s’inscrit plus largement dans le cadre du Digital Services Act (DSA). Le règlement impose aux plateformes accessibles aux mineurs de garantir un niveau élevé de sécurité, de protection de la vie privée et de sûreté. La Commission présente justement cette application comme un outil destiné à faciliter l’application de ces règles, en particulier pour l’accès à des services réservés aux adultes. Les plateformes pourront s’appuyer « facilement » sur cet outil, ce qui ne leur laissera « plus d’excuse » selon Ursula von der Leyen.














