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Android va bientôt raccrocher au nez des faux conseillers bancaires

Félix Cattafesta

mercredi 13 mai à 16:55

Android

Google veut en finir avec les arnaques aux faux conseillers bancaires. Si Android a déjà des protections contre ce type d’attaque, le système va bientôt s’améliorer. Mountain View a annoncé qu’Android allait bientôt pouvoir bloquer automatiquement les appels frauduleux prétendant provenir d'une banque ou d'un établissement financier.

Les arnaques au faux conseiller sont très efficaces. En pratique, un malandrin vous appelle en se faisant passer pour un conseiller de votre banque. Il prétexte généralement des opérations en cours, qu’il faut annuler au plus vite… souvent en manipulant sa victime pour lui faire faire des virements externes. Ces arnaques sont d’autant plus crédibles que les malfaiteurs usurpent des numéros officiels et connaissent déjà des informations sur leur victime, ce qui aide à les mettre en confiance.

Google a annoncé s’associer à plusieurs banques et sociétés financières pour lutter contre ce type d'appels. En coulisse, Android va vérifier auprès de l'application concernée si un appel officiel est en cours ou non. Si une application bancaire signale qu'elle ne vous appelle pas, Android raccrochera automatiquement. Même chose si un escroc usurpe le numéro officiel d’une banque alors que celui-ci est censé être appelable seulement par les clients.

Cette nouvelle protection n’est pas infaillible, car elle suppose que vous soyez connecté à l’app de votre banque sur votre téléphone et que l’établissement ait un partenariat avec Google. Elle devrait cependant donner un bon coup de main, d’autant plus qu’elle va être déployée sur les appareils ayant Android 11 ou plus. La nouveauté arrivera dans les semaines qui viennent en partenariat avec Revolut, Itaú et Nubank, mais d’autres établissements devraient suivre.

Sur un autre registre, Google veut compliquer la tâche d’un voleur ayant physiquement mis la main sur votre smartphone. La fonction Marquer comme perdu de Localiser mon appareil pourra exiger un déverrouillage biométrique en plus d’un code ou d’un schéma. Elle pourra aussi masquer les réglages rapides et empêcher de nouvelles connexions Wi-Fi ou Bluetooth pour bloquer les voleurs.

Android pourra bientôt générer des widgets sur mesure grâce à Gemini

Félix Cattafesta

mercredi 13 mai à 16:01

Android

Google accélère avec l’IA pour les utilisateurs d’Android. L’entreprise a profité de son Android Show pour annoncer de nouvelles fonctionnalités qui arriveront prochainement sur le système mobile. Le tout frais « Gemini Intelligence sur Android » va infuser dans Chrome comme dans la dictée vocale, et permettra même de créer des widgets.

Images Google

L’outil le plus intéressant est sans doute celui permettant de créer un widget sur simple demande. Google prend l’exemple de quelqu’un aimant préparer ses repas à l’avance sur plusieurs jours : il lui suffira de demander au système de créer un widget suggérant « trois recettes riches en protéines chaque semaine » avant de regarder apparaître un tableau de bord personnalisé et redimensionnable.

Dans un autre style, l’entreprise cite l’exemple d’un cycliste voulant un widget météo affichant précisément la vitesse du vent et de la pluie afin de mieux planifier ses sorties. La nouveauté sera également présente sur les montres Wear OS compatibles avec Gemini Intelligence.

Mountain View a sinon annoncé Rambler, qui promet d’améliorer la dictée. L’idée est de proposer un outil s’adaptant à la façon de parler des utilisateurs, supprimant les « euh », « ah » et autres tics de langage. Google assure qu’il peut passer d'une langue à l'autre de manière fluide au sein d'un même message.

Rambler, le nouveau système de dictée, en action. Vidéo Google.

Gemini va aussi s’inviter dans Chrome sur Android comme assistant de navigation. En touchant l’icône Gemini, l’utilisateur pourra interroger la page ouverte, obtenir le résumé d’un long article ou demander des explications sur un sujet complexe sans quitter le navigateur. Google indique aussi que Gemini pourra aider à accomplir certaines petites actions liées à ses apps, comme ajouter un événement au calendrier ou envoyer une liste dans Keep. D’autres fonctions plus agentiques ont été annoncées, qui sont pour l’instant réservées aux États-Unis et aux abonnés AI Pro et Ultra.

Gemini Intelligence sur Android va être déployé par vagues à partir de cet été. Google va commencer par les derniers téléphones Galaxy et Pixel avant de le proposer plus largement sur d’autres appareils dans l’année. Ce ne sont pas les seules nouveautés attendues sur Android : Google Maps va avoir droit à une grosse refonte avec des environnements en 3D, et Gemini va pouvoir automatiser différentes actions. Les emojis vont gagner un nouveau look se rapprochant de celui d’Apple, tandis que l’interopérabilité avec iOS va être améliorée.

Le portage de Control pour iPhone est une réussite, avec de beaux effet de ray tracing

Pierre Dandumont

mercredi 13 mai à 15:50

App Store

Plus d'un an après la version Mac (on vous fait grâce de la date de sortie sur PC…), le jeu Control est arrivé sur iPhone, iPad et Vision Pro. Les spécialistes de Digital Foundry, comme souvent avec les jeux AAA qui sortent sur iPhone, se sont penchés sur les performances du jeu.

Control débarque sur Vision Pro avec du ray tracing, mais aussi sur iPhone et iPad

Control débarque sur Vision Pro avec du ray tracing, mais aussi sur iPhone et iPad

Nos confrères ont testé avec un iPhone 17 Pro, et ils considèrent que le jeu fonctionne mieux que sur une PlayStation 4 de 2013. Une des raisons vient d'un des défauts de la console de Sony : son CPU anémique qui a posé de nombreux soucis aux développeurs au fil des années.

iPhone vs. PS4. Image Digital Foundry.

La version iPhone 17 Pro est calculée en 476p et tente de rester à 30 images/s, et deux technologies d'Apple améliorent ensuite le rendu. La première est l'agrandissement de MetalFX, qui permet de passer le jeu 952p sur l'écran du smartphone. La seconde est l'interpolation d'image de MetalFX, une nouveauté de Metal 4. Elle permet de passer à 60 images/s avec des images générées par IA, qui donnent une impression de fluidité, même si la mécanique du jeu reste à 30 images/s. De plus, ils notent que le jeu passe sous 60 image/s dans ce cas avec quelques erreurs visuelles si les mouvements sont rapides.

Avec Metal 4, Apple fait jeu égal avec les API graphiques des PC

Avec Metal 4, Apple fait jeu égal avec les API graphiques des PC

L'iPhone 17 Pro arrive tout de même à rester devant la console car il a un processeur qui évite les ralentissements dans certains endroits, un écran plus petit que celui habituellement couplé à une console de salon qui permet de cacher la misère du rendu en 476p et des reflets gérés par les unités de ray tracing de la puce d'Apple. Nos confrères indiquent que même si l'iPhone 15 Pro prend en théorie en charge la technologie, elle n'est pas active. Ils notent tout de même que le jeu peut être instable dans certains cas et que couper les effets de ray tracing règle généralement le problème. Enfin, les performances sont bonnes sur les iPad, même si l'activation de tous les effets visuels sur un iPad Pro M5 impose une définition de départ assez faible et un agrandissement important.

Les reflets (à droite) du ray tracing. Image Digital Foundry.

Mais compte tenu du prix du jeu (6 €) et du fait que c'est un portage extrêmement réussi, le résultat est plutôt positif, selon eux.

Google accélère avec Android Auto

Pierre Dandumont

mercredi 13 mai à 12:55

Android

Dans les voitures, il y a trois écoles pour les interfaces : celle du constructeur, celle d'Apple avec CarPlay ou Android Auto. Et Google vient d'annoncer des changements pour son interface, en suivant un peu Apple. Android Auto va en effet gagner des widgets (comme CarPlay en 2025) et la prise en charge de différents formats d'écran. Les écrans (très) larges, circulaires ou avec des formats atypiques vont être pris en charge sans bandes noires.

Un écran rond. Image Google.

Google va mettre en place son nouveau langage visuel, Material 3 Expressive, et en profite donc pour ajouter une nouveauté pratique, vue aussi dans CarPlay : les widgets. Ils permettent d'accéder rapidement à certaines tâches sur l'écran d'accueil, et ouvrir une porte de garage connectée depuis l'écran d'une voiture devient enfin une réalité. Google Maps passe aussi à la 3D, un changement qui va simplifier la lecture dans certains cas. Comme pour CarPlay, les mises à jour d'Android Auto ne dépendent pas de votre véhicule directement mais bien de votre smartphone. Un véhicule compatible Android Auto devrait donc obtenir les nouveautés, même si certaines dépendent tout de même du matériel.

Des widgets. Image Google.
CarPlay se modernise avec iOS 26 : on fait le tour de toutes les nouveautés

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Des vidéos dans la voiture, à l'arrêt

Apple a annoncé AirPlay dans les voitures, mais rien n'est en place actuellement. Du côté de Google, c'est évidemment YouTube qui est mis en avant. À l'arrêt, il va devenir possible de regarder des vidéos sur l'écran du véhicule, à 60 images/s. Mais dès que le véhicule est en mouvement, l'image va être désactivée pour ne garder que le son. Google annonce que la HD ne sera proposée que sur certains modèles de chez BMW, Ford, Genesis, Hyundai, Kia, Mahindra, Mercedes, Renault, Skoda, Tata et Volvo, les autres se contenteront d'un flux de qualité plus faible. Ce n'est pas nécessairement un problème, étant donné que la définition des écrans des voitures est rarement élevée. Même chose pour l'audio : Android Auto va prendre en charge le Dolby Atmos mais uniquement dans des véhicules compatibles, probablement équipés de plusieurs haut-parleurs. Google cite notamment BMW, Genesis, Mahindra, Mercedes, Renault, Skoda, Tata et Volvo.

De la vidéo dans la voiture. Image Google.
CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

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Profiter des véhicules qui utilisent Android Automotive

Android Auto peut même dans certains cas profiter des véhicules qui fonctionnent sous Android, avec par exemple, la possibilité de déterminer la voie sur laquelle vous vous trouvez avec les informations issues des caméras du véhicule. Il faut bien différencier Android Auto, qui est une interface qui est exécutée sur votre smartphone, d'Android Automotive (ou Google Built-in), qui est un système d'exploitation qui fonctionne dans le véhicule. Dans certains cas, les deux systèmes d'exploitation peuvent communiquer, mais la mise en place des nouveautés va dépendre du constructeur du véhicule dans le cas d'Android Automotive.

Google Maps en 3D va profiter d'Android Automotive. Image Google.

Le gros morceau reste évidemment l'intégration de Gemini, l'IA maison de Google. Elle remplace Google Assistant dans certains modèles, avec des traitements en local pour une meilleure compréhension des demandes. L'interface va être déployée tant dans Android Auto que dans Android Automotive, avec la possibilité dans ce cas de poser des questions sur le véhicule lui-même.

Avez-vous toujours rêvé de demander à votre voiture si un téléviseur de 65 pouces entre dans le coffre ? Image Google.

Google ne donne pas de date précise pour le déploiement de cette nouvelle version d'Android Auto. Elle va probablement dépendre des smartphones mais aussi — dans le cas d'Android Automotive — des fabricants de véhicules. Et chez certains, l'attente peut parfois être longue.

Test du P100 d’Aqara, un capteur d’ouverture Matter pas comme les autres

Nicolas Furno

mercredi 13 mai à 12:20

Accessoire

Aqara commercialise un nouveau produit assez étonnant avec le P100. Vendu 30 € seulement, ce module compatible Matter peut servir à identifier l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre, avec un tout nouveau mécanisme qui ne dépend pas d’un aimant. Cela explique son design très original et assez moderne, surtout en noir, mais ce n’est pas tout. En le reliant à un hub Zigbee maison, il permet d’aller bien plus loin en couvrant d’autres usages variés, du changement d’orientation aux vibrations en passant par la détection des chutes.

Contrairement à ce que la boîte du P100 laisse entendre, on n’achète qu’un seul module à la fois, soit blanc, soit noir. Image iGeneration.
Contrairement à ce que la boîte du P100 laisse entendre, on n’achète qu’un seul module à la fois, soit blanc, soit noir. Image iGeneration.

Un deux-en-un pour le moins intrigant, que le constructeur m’a envoyé pour que je puisse vérifier à quoi il pouvait bien servir au quotidien. Après quelques jours à tout tester, découvrons ce que vaut le P100, avec et sans Matter.

Avec Matter, un détecteur d’ouverture sans aimant

Dans son usage le plus simple, le P100 est un petit capteur d’ouverture (4,5 cm de haut, 3,1 cm de large et 1,3 cm d’épaisseur) qui ne dépend pas d’un aimant. Traditionnellement, ce type de produit repose sur deux composants distincts : un module principal avec l’électronique et l’alimentation, ainsi qu’un aimant qui doit être positionné bien en face. Quand les deux sont alignés, l’accessoire remonte un état fermé et vice-versa : c’est simple, pas coûteux et surtout très fiable.

Ce design « historique » a quand même quelques inconvénients, en particulier lors de l’installation. S’il faut non seulement avoir la place pour positionner les deux éléments, il faut aussi les aligner parfaitement, ce qui n’est pas toujours possible. Selon l’ouvrant à équiper, l’aimant ne pourra pas toujours être installé bien en face du module principal. Les fenêtres neuves installées chez moi ont des montants trop épais pour bon nombre de capteurs d’ouverture classiques, par exemple. Si l’on se débrouille toujours, Aqara promet une solution plus élégante pour ce genre de situations.

Le contenu de la boîte est simplifié : un seul module P100, associé à un petit peu de documentation et un jeu de double-face supplémentaire. Image iGeneration.
Le contenu de la boîte est simplifié : un seul module P100, associé à un petit peu de documentation et un jeu de double-face supplémentaire. Image iGeneration.

Faute d’aimants, le P100 identifie l’ouverture en se basant sur « une détection à 9 axes » associée à des « algorithmes d’IA », d’après le constructeur. Concrètement, le module combine un accéléromètre sur trois axes, un gyroscope sur trois axes et un magnétomètre également sur trois axes, d’où les neuf en tout. Grâce à cet ensemble, il peut surveiller les accélérations et vibrations (accéléromètre) ainsi que les rotations et changements d’orientation (gyroscope), tandis que la boussole lui donne un repère spatial général.

Ces données nourrissent des algorithmes maison qui identifient à tout moment le statut d’un ouvrant. J’ai testé sur deux portes différentes, avec des résultats quasiment aussi bons qu’en utilisant la méthode traditionnelle. « Quasiment », car le P100 ne sait pas gérer le cas des portes entrouvertes, là où l’aimant apporte une réponse binaire. Néanmoins, j’ai pu vérifier que cela fonctionnait correctement en usage courant et même en essayant de duper le capteur. Ce n’est vraiment qu’en fermant presque la porte, tout en laissant un très mince filet, que le produit d’Aqara peut considérer à tort qu’elle est fermée. À l’usage, ce n’est pas forcément gênant et la simplicité d’installation ou le design moderne de ce produit peuvent compenser ce défaut.

Le P100 en tant que détecteur d’ouverture. Il y a un petit peu de latence, surtout à la fermeture, mais l’accessoire est très fiable. Image iGeneration.