OmniFocus 4 se dévoile sur iOS avec une toute nouvelle interface

Nicolas Furno |

OmniFocus, le gestionnaire de tâches proposé par The Omni Group, va bientôt passer la quatrième. Une mise à jour majeure est prévue par l’entreprise pour toutes les plateformes où l’app est disponible et c’est la version iOS qui se dévoile en premier, avec une bêta proposée sur invitation dans TestFlight.

Sur les iPhone et iPad, cette mise à jour dévoile une toute nouvelle interface qui a pour but d’égaliser l’app iOS avec la version macOS. Jusque-là, OmniFocus disposait de plusieurs fonctions exclusives sur le Mac, dont le mode Focus qui permet de n’afficher qu’une partie des tâches selon le critère de votre choix. Sur la capture, le mode permet de filtrer les tâches associées au mot-clé travail et de masquer toutes les autres, par exemple.

OmniFocus 4 sur un iPad, avec le mode focus, exclusivité du Mac qui va arriver sur iOS avec cette mise à jour.

L’interface a aussi été repensée, avec une barre latérale sur l’iPad qui peut être entièrement repliée pour gagner de la place sur le contenu. Plusieurs composants ont été revus sur tous les appareils iOS, par exemple pour pouvoir modifier un élément sans quitter la vue « Outline » ou encore pour bénéficier de fonctions supplémentaires dans la présentation des tâches et les champs affichés.

C’est une grosse mise à jour qui ne sortira pas avant quelques mois — The Omni Group se contente de promettre une sortie d’ici la fin de l’année — et qui sera disponible également sur macOS et le web. Ceux qui ont opté pour la formule d’abonnement en bénéficieront automatiquement, mais la mise à jour sera payante pour les clients qui préfèrent le modèle de la licence finale, avec une réduction de 50 % pour ceux qui disposaient d’une licence précédente.

En attendant la sortie, l’app iOS peut être testée sur TestFlight, mais il faut désormais prendre son mal en patience en s’inscrivant sur une liste d’attente. Plusieurs fonctions sont toujours en développement et ne sont pas prêtes dès aujourd’hui, en revanche la bêta ne devrait pas poser de problème pour se synchroniser avec OmniFocus 3.

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Cloud gaming : le service Blacknut disponible sur iPhone et iPad

Stéphane Moussie |

Le service français de cloud gaming Blacknut est maintenant disponible sur iPhone et iPad. Comme GeForce Now ou le Xbox Game Pass avant lui, Blacknut fait son entrée sur iOS sans passer par l'App Store, dont les règles sont inadaptées pour un service de ce type. C'est donc par l'intermédiaire d'une web app que les utilisateurs iOS peuvent accéder à l'offre.

Blacknut vise plus les familles que les hardcore gamers : on peut créer jusqu'à cinq profils, un contrôle parental est disponible et le catalogue est très grand public. Le service revendique un catalogue de 500 jeux, soit cinq fois plus que le cloud du Xbox Game Pass, mais les titres ne sont pas aussi prestigieux.

Sur iOS, Blacknut est compatible avec les manettes Bluetooth et propose une manette virtuelle pour dépanner. Cette version iOS est pour l'instant en bêta. L'éditeur annonce d'ores et déjà que des corrections (problèmes d'audio sur certains jeux) et des améliorations (optimisation du passage mode portrait au mode paysage, adaptation de la manette virtuelle en fonction des jeux) sont à venir.

Le service est disponible sur à peu près toutes les autres plateformes : PC, Mac, Android, Fire TV, Google TV… Mais comme GeForce Now ou Stadia, il est absent de l'Apple TV, où le seul point d'entrée est l'App Store. Une connexion internet d'au moins 6 Mb/s est requise et il est conseillé de se connecter en Ethernet ou sur un réseau Wi-Fi 5 GHz.

Blacknut coûte 14,99 €/mois, soit 2 € de plus que le Xbox Game Pass Ultimate. Les trois premiers mois sont à moitié prix avec le code promo BIENVENUE3M21.

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Domotique : ne dites plus CHIP et ZigBee, mais Matter et Connectivity Standards Alliance

Nicolas Furno |

Deux changements de nom ont été annoncés hier dans le petit monde de la domotique. Le projet Connected Home over IP, ou CHIP pour les intimes, s’est trouvé un nom définitif et ce sera « Matter ». Quant à la ZigBee Alliance, elle change de rôle en devenant la Connectivity Standards Alliance (CSA), un groupe en charge de tous les standards de connectivité domotique et plus seulement d’un seul standard.

Une ampoule qui porte le nouveau logo Matter (image Matter).

Reprenons point par point. CHIP est le nom d’un groupe de travail mené par tous les grands acteurs du marché, d’Apple à Google en passant par Amazon, IKEA, Legrand, Somfy, Signify (Hue)… Son objectif est de définir un nouveau standard pour connecter tous les objets qui composent une installation domotique et ainsi offrir une solution interopérable. Les premiers produits compatibles avec ce protocole arriveront dans les prochains mois et ils adopteront le nom de Matter ainsi qu’un nouveau logo.

Quant au ZigBee, c’est un protocole de communication qui existe depuis plusieurs années et qui est largement utilisé dans le monde de la domotique. C’est lui que l’on retrouve notamment pour les ampoules Hue, l’écosystème TRÅDFRI d’IKEA ou encore celui d’Aqara. Ce protocole a servi de base pour créer Thread, un protocole compatible Matter et qui est poussé notamment par Apple :

L’alliance qui a créé ce protocole veut occuper une place centrale en devenant la Connectivity Standards Alliance (CSA). C’est au sein de cette nouvelle alliance que le Matter va évoluer, aux côtés du ZigBee qui ne disparaîtra pas du jour au lendemain.

Capture d’écran du nouveau site de la CSA.

Ces changements de noms ne changent rien sur le fond, mais c’est la dernière étape pour la sortie des premiers produits Matter. Le logo officiel apparaîtra sur des produits de domotique d’ici la fin de l’année, même si le plus gros devrait arriver en 2022. On trouvera à côté du logo un code numérique assez similaire à celui des appareils HomeKit — Apple a participé activement au développement de ces nouveaux standards.

Par ailleurs, des produits existants qui reposent sur du ZigBee pourront être « convertis » en produits Matter avec une simple mise à jour. Signify a annoncé que ce sera le cas pour les éclairages Hue et il ne sera même pas nécessaire d’acheter un nouveau pont de connexion.

Pour finir, Matter promet aussi du nouveau sur l’interopérabilité entre les écosystèmes de domotique. Un produit Matter pourra toujours communiquer avec un autre produit Matter, mais il reste le problème des échanges entre écosystèmes, que ce soit HomeKit, Alexa ou Google Home. Les détails ne sont pas encore connus, mais une solution sera proposée pour que les appareils associés à un écosystème soient aussi accessibles depuis un autre écosystème, sans avoir à les ajouter de chaque côté.

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Apple chiffre ses efforts contre la fraude sur l'App Store

Florian Innocente |

Alors que l'App Store est au cœur des débats du procès qui oppose Apple à Epic, la Pomme a publié un long argumentaire, à destination des développeurs, sur ses efforts pour lutter contre la fraude et les escroqueries sur sa plateforme de distribution d'apps.

Il faut rappeler, pour le contexte, qu'Epic espère obtenir de la justice que les éditeurs puissent utiliser d'autres systèmes de paiement que celui d'Apple et que l'App Store ne soit plus la seule source pour le téléchargements d'apps iOS. À l'inverse, Apple défend son approche du tout intégré.

Dans ce communiqué en forme de bilan annuel, elle évalue, pour 2020, à 1,5 milliard de dollars les pertes évitées chez ses utilisateurs grâce aux efforts de ses équipes pour déjouer des tentatives d'escroquerie, de détournement d'informations, etc.

Son équipe de validation est une « ligne de défense essentielle » par l'étude qu'elle fait des apps soumises à l'App Store. En 2020, 180 000 développeurs ont été assistés pour lancer leur app, indique Apple.

Presque 1 million de nouvelles apps et autant de mises à jour ont été rejetées ou retirées du Store car elles contrevenaient aux consignes de présence, ou qu'elles révélaient des bugs de fonctionnement, ou des lacunes dans la modération de leurs utilisateurs.

48 000 apps furent rejetées l'année dernière pour avoir délibérément inclus des fonctions cachées et 150 000 autres n'étaient que des imitations ou copies d'apps légitimes et ne faisaient que spammer le catalogue de l'App Store. Quand elles n'essayaient pas de leurrer l'utilisateur pour l'amener à faire des achats ou lui soutirer plus d'informations personnelles que nécessaire.

Certaines apps déguisées en logiciels tout à fait acceptables lorsqu'ils passent la validation se transforment en tout autre chose une fois leur disponibilité assurée sur la plateforme :

Apple a rejeté ou supprimé des applications qui ont changé de fonctionnalité après leur examen pour devenir des applications de jeu en argent réel, des émetteurs de prêts prédateurs et des espaces de pornographie; pour fournir des codes facilitant l'achat de médicaments; ou pour récompenser des utilisateurs pour la diffusion de contenus illicites et pornographiques au travers de chats vidéo.

Les faux avis sur des apps sont également surveillés par des équipes assistées de logiciels d'intelligence artificielle et d'apprentissage automatique. Depuis 2020, Apple dit avoir traité plus d'un milliard de notes, 100 millions de commentaires et 250 millions d'entre eux ont été supprimés.

470 000 comptes développeurs ont été fermés en 2020 pour avoir enfreint délibérément les règles de l'App Store et 205 000 ont été rejetés pour des questions de fraude.

De même, sur la partie paiement, Apple avance ses chiffres, comme ces 3 millions de cartes volées qui ont été repérées l'année dernière et bloquées afin d'empêcher leur utilisation pour des achats sur l'App Store.

Il n'y a pas vraiment d'auto-critique dans ce texte, alors que des développeurs se plaignent fréquemment de défauts et erreurs dans certaines validations faites par l'App Store et de manipulations par des apps parasites.

On aura compris qu'Apple cherche d'abord à montrer l'ampleur des tâches qu'elle affronte chaque jour. Et de prouver aux développeurs — cela se comprend en creux — que toute plateforme de distribution alternative aurait du pain sur la planche pour garantir la sécurité des contenus et de son fonctionnement…

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Plans : Apple lance en France sa collecte d'images par des piétons

Florian Innocente |

En plus des voitures blanches d'Apple Maps on va désormais croiser des personnes lestées d'un gros sac à dos surmonté de caméras et de capteurs, parcourant les zones piétonnes pour photographier et cartographier les environs immédiats.

Cela devrait servir à Look Around, la version Apple de Google Street View qui est peu à peu sorti des États-Unis (lire aussi Plans : Apple semble placer les lieux à la main sur ses photos de rue). Sur le Vieux continent, Plans au Royaume-Uni et en Irlande a commencé à en bénéficier.

2018 à San Francisco, via MacRumors

Apple indique, dans son planning de collecte d'images pour alimenter les cartes de Plans, que celle-ci va se faire à pied dans huit régions :

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

Il semble que les voitures ne circulent plus depuis avril, en tout cas leur calendrier actuel ne va pas au-delà.

En Europe, la collecte à pied concerne aussi Monaco (depuis ce mois-ci), l'Irlande (depuis avril), l'Italie (depuis octobre 2020), l'Allemagne (depuis mars dernier). En Australie ça a commencé depuis février et au Japon en mars.

C'est en novembre 2018, aux États-Unis, que les premières images de cet équipement de collecte en mode piéton ont commencé à apparaître. Il est possible que l'attirail ait évolué depuis.

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iPad Pro M1 : des scores Geekbench à rendre jaloux un MacBook Pro 16"

Florian Innocente |

L'affirmation d'Apple selon laquelle les iPad Pro équipés d'un processeurs M1 peuvent être jusqu'à 50 % plus véloces que leurs prédécesseurs sur A12Z Bionic se retrouve dans les premiers résultats de tests Geekbench publiés en ligne et repérés par MacRumors.

Pour faire court, en multicœur, l'iPad Pro M1 se cale assez logiquement au niveau d'un MacBook Air M1. Mais la nouvelle tablette se retrouve aussi 56 % plus rapide que la précédente, et elle devance légèrement le plus gros des MacBook Pro 16" Core i9 avec 6 % de performances en plus.

Sur 5 synthèses de résultats, l'iPad Pro M1 affiche ainsi un score moyen de 7 284, l'iPad Pro A12Z Bionic de 4 656, le MacBook Air M1 de 7 378 et le MacBook Pro 16" de 6 845.

En test monocœur, le nouvel iPad Pro obtient une moyenne de 1 701 contre 1 091 pour la même séquence d'opérations sur le MacBook Pro 16". C'est presque 56 % de mieux. Enfin, dans les tests graphiques, le score Metal de cet iPad Pro M1 grimpe à 20 578 en moyenne contre 11 500 pour son prédécesseur, ce qui équivaut à un bond de quelque 78 %.

Avec une sortie commerciale ce 21 mai, on devrait voir les premiers tests de ce bolide paraître à partir de mercredi prochain.

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AirTag : 48h entre Lyon et Marseille avec un mouchard

Florian Innocente |

Lors de notre test des AirTags nous avions observé le comportement prévu lorsqu'on se promène avec une balise qui n'est pas la sienne, autrement dit un mouchard potentiel. L'occasion s'est à nouveau présentée sur l'espace d'un week-end entre Lyon et Marseille. Vendredi après-midi, je glisse dans mes affaires un AirTag précédemment configuré avec le compte d'une personne qui ne sera pas du voyage.

Vendredi : Lyon-Marseille

Départ de Lyon sur les coups de 16h et arrivée à Marseille un peu avant 20h. Comme on le voit dans la capture de gauche ci-dessous, la présence de l'AirTag ne m'est signalée qu'à 23h. Dans les écrans suivants on apprend que la première détection a eu lieu bien avant le départ, vers 8h40. Mais l'iPhone a attendu la fin de soirée pour me prévenir.

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