Android Pie est déjà installé sur plus de 75 % des Pixel

Stéphane Moussie |

Apple a annoncé la semaine dernière que 53 % des iPhone et iPad en circulation étaient déjà sous iOS 12 ? On fait mieux chez Google, a répondu en substance Rick Osterloh, le responsable du matériel de Mountain View. Plus de 75 % des possesseurs de Pixel utilisent déjà Android Pie, la dernière version en date, a-t-il répliqué sur Twitter.

Un bon chiffre, c’est vrai, mais difficilement comparable à celui d’Apple. L’écosystème iOS comporte plus d’un milliard de terminaux actifs, quand le parc de Pixel se limite à quelques millions d’unités (Google ne communique pas de chiffres, mais IDC estime qu’il s’en est vendu 3,9 millions l’année dernière).

Si on prend l’écosystème Android dans son ensemble, c’est beaucoup moins reluisant. Android Pie (9.0) n’apparaît même pas dans les statistiques d’utilisation sur Google Play arrêtées à fin septembre. C’est Android Nougat (7.0 et 7.1), sorti en 2016, qui est le plus présent sur les appareils. Oreo (8.x) est même toujours derrière Marshmallow (6.0).

Mais attention, la comparaison immédiate avec iOS n’est pas pertinente non plus. Autant iOS est un système monolithique, autant Android est plus modulaire et Google fait passer beaucoup de mises à jour via ses Google Play Services indépendants des versions majeures d’Android.

En revanche, on peut comparer l’adoption d’Android Pie sur les Pixel et dans le reste de l’univers Android, et se rendre compte du gouffre qui sépare ces deux parties. Ce n’est qu’en contrôlant toute la chaîne, comme Apple le fait, que Google parvient finalement à proposer rapidement les mises à jour du système sur les terminaux.

L’éditeur s’emploie aussi à améliorer la situation pour l’ensemble de l’écosystème, avec notamment Project Treble qui rend l’architecture plus modulaire, mais s’il y a du mieux (une poignée de terminaux tiers sont rapidement mis à jour), il reste toujours énormément de progrès à faire.

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Facebook prépare un nouvel appareil pour collecter toujours plus de données

Mickaël Bazoge |

Elle ne va pas être facile à vendre, la gamme Portal d’écrans connectés de Facebook. Déjà, à la base, l’épouvantable réputation du réseau social en matière de respect de la vie privée constituait un gros handicap pour ces appareils dévoilés tout récemment. Mais en plus, Facebook a fait une cachotterie qui donne encore moins confiance en ces produits.

Les Portal, dont l’utilisation principale est de passer des appels vidéo, n’affichent aucune publicité. Le constructeur avait promis qu’aucune donnée ne serait collectée de l’usage des appareils (ni le journal des appels, ni l’utilisation d’applications comme l’écoute de Spotify, par exemple) pour afficher des publicités ciblées sur d’autres services Facebook.

Patatras ! Ce soir, Facebook opère un remarquable rétro-pédalage auprès de Recode : les Portal ayant été développés à partir de l’infrastructure de Messenger, l’entreprise admet qu’elle récolte le même type de données que lorsqu’on utilise l’application de messagerie. À savoir la durée et la fréquence des appels, l’utilisation d’autres apps et d’autres informations qui peuvent aider au ciblage publicitaire des utilisateurs.

Ces derniers ne verront pas de réclames dans leur Portal, en revanche quand ils utiliseront Facebook, WhatsApp, Instagram ou un autre service du réseau social sur un smartphone ou un PC, ils pourront se faire servir des pubs en lien avec l’usage de leur écran connecté. Qui est donc considéré par Facebook comme un flux de données supplémentaire.

Le fameux cache de la caméra du Portal.

Ce n’est guère étonnant après tout, le modèle économique de l’entreprise reposant sur l’exploitation des données des utilisateurs. Il y a eu confusion au moment de la présentation des Portal, ce qui ajoute à la méfiance presque naturelle que beaucoup d’utilisateurs de Facebook nourrissent envers le réseau. Les Portal partent donc d’un bien mauvais pied, malgré les efforts de leur créateur qui a même imaginé un cache permettant de masquer la caméra en façade de ses appareils…

Malgré la controverse sur l’exploitation des données, Facebook n’en a pas terminé avec les produits matériels. Selon Cheddar, la société développe un boîtier TV équipé d’une caméra. « Ripley », le nom de code de cet appareil, s’appuie sur les mêmes technologies que les deux Portal, sauf que l’écran intégré est remplacé par le téléviseur.

Ce boîtier, qui pourrait être annoncé au printemps prochain, servirait de porte d’entrée aux services vidéo de Facebook, à commencer par Watch qui est une sorte de YouTube.

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Pataquès au Brésil avec le changement d’heure

Mickaël Bazoge |

Les changements d’heure, c’est toujours une période un peu difficile à franchir chez Apple. Chaque année, on a en effet droit à des bugs liés à l’heure qu’on ajoute ou retranche de l’horloge. La saison des problèmes a commencé tôt, avec le cadran Infographe de l’Apple Watch qui a perdu les pédales en Australie en raison du passage à l’heure d’été.

On se dirige maintenant vers le Brésil, où un certain nombre d’utilisateurs d’iPhone mais aussi de smartphones Android ont eu la mauvaise surprise de se faire réveiller par leurs appareils une heure trop tôt ce lundi 15 octobre. Il y a manifestement eu un pataquès : le passage à l’heure d’été, habituellement fixé au troisième dimanche d’octobre au pays (le 15 octobre en 2017), a été repoussé cette année au premier dimanche du mois (le 2 novembre).

L’objectif de ce changement était d’améliorer la participation au premier tour de l’élection présidentielle brésilienne (qui a eu lieu… le 7 octobre, une semaine avant le passage « normal » à l'heure d'été). Mais au début du mois, le ministère de l’Éducation a demandé et obtenu un nouveau report du passage à l’heure d’été au 18 novembre, en raison de la tenue d’examens.

Pour une raison ou pour une autre, certains appareils iOS et Android ont conservé la date du 15 octobre (celle de 2017) pour le changement d’heure. D’où le petit coup de chaud de ce lundi… Le bug a touché une petite partie des utilisateurs de l’opérateur TIM, qui a rapidement résolu son problème d’horloge.

Rappelons que le changement d’heure (on passe à l’heure d’hiver par chez nous) aura lieu en France le 28 octobre. On croise les doigts pour qu’aucune catastrophe ne survienne.

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Amazon se jette à l’eau avec une nouvelle liseuse Kindle Paperwhite

Mickaël Bazoge |

Oui, il sont toujours là les amateurs de lecture sur liseuses ! Les tablettes ont beau se montrer toujours plus performantes, leurs écrans très lumineux ne sauraient égaler la douceur produite par la technologie e-ink, qui est ce qui se rapproche le plus d’un rendu papier. Amazon continue d’investir dans ce marché avec sa gamme Kindle, qui s’enrichit aujourd’hui d’un nouveau modèle Paperwhite.

Cette liseuse milieu de gamme s’offre la résistance à l’eau (certifiée IPX8, elle tient une heure dans deux mètres d’eau comme l’Oasis), un meilleur rétro-éclairage (5 LED au lieu de 4), le double de stockage avec 8 Go (il y a même un modèle doté de 32 Go), et le support du Bluetooth pour écouter des livres audio.

On conserve l’écran tactile de 6 pouces (300 pixels par pouce) et une batterie bonne pour des « semaines de lecture ». Amazon a revu l’écran d’accueil qui propose des suggestions de bouquins ; une nouvelle fonction permet de conserver plusieurs profils de réglages. Les prix sont de 130 € pour la version 8 Go, Wi-Fi, et avec publicités (140 € pour la mouture sans réclame). Le modèle 32 Go est facturé à partir de 160 €. Les premières livraisons débutent le 7 novembre.

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Vers une hausse du prix des smartphones Android à cause des nouvelles dispositions de Google en Europe

Mickaël Bazoge |

En juillet, la Commission européenne bouclait son enquête au long cours sur Android. Selon Bruxelles, Google a indument profité de la position dominante de son système d’exploitation ; en guise de réparation, le régulateur européen a infligé une amende de 4,3 milliards d’euros.

La semaine dernière, le moteur de recherche faisait appel de cette décision auprès de la Cour de justice de l’Union européenne. Mais l’entreprise ne s’est pas arrêtée là. Google a aussi planché sur de nouvelles pratiques qui lui permettront de se conformer à la décision de la Commission, le temps que l’appel soit jugé.

Trois mesures sont mises en place pour les constructeurs d’appareils Android commercialisant leurs produits dans l’espace économique européen. La première, c’est que les fabricants partenaires d’Android qui distribuent les applications de Google dans leurs appareils pourront aussi concevoir et commercialiser des appareils (smartphones et tablettes) équipés d’un fork Android.

Deuxième disposition, et c’est sans doute celle qui fera le plus débat, Google accepte que les constructeurs aient la possibilité de ne pas installer ni le navigateur Chrome, ni l’app Google Recherche dans leurs appareils. Jusqu’à présent, si un fabricant voulait proposer à ses clients le Play Store et Google Maps, il n’avait pas le choix que d’installer aussi Chrome et Recherche, autrement dit le pain et le beurre de Google.

Le revers de la médaille, c’est que Google va mettre en place une licence pour les smartphones et les tablettes qui seront vendus en Europe. La présence obligatoire de Recherche et de Chrome finance le développement et la distribution gratuite d’Android, explique Hiroshi Lockheime, le vice-président plateformes et écosystèmes du moteur de recherche.

Sans ces apps, l’équilibre financier de l’ensemble Android en prend un coup… et aussi un coût, qui sera épongé par les constructeurs ! Ces derniers ne manqueront sans doute pas de répercuter les frais de cette licence sur leurs clients. Le système Android demeure « gratuit et open source » — reste à savoir si les constructeurs qui accepteront d’installer Chrome et l’app Recherche seront eux aussi touchés par cette licence. A priori, on comprend qu’ils devront passer à la caisse mais cela demande des éclaircissements.

Google va également proposer des licences séparées pour l’app Recherche et Chrome. Enfin, le groupe met en place des accords commerciaux pour ses partenaires concernant la pré-installation non exclusive de Chrome et de Recherche. Dans ce cadre, Google laissera la possibilité aux fabricants de glisser leurs propres apps à côté de celles du moteur, comme c’est le cas actuellement.

Ces nouvelles dispositions entreront en vigueur à compter du 29 octobre. En attendant d’en savoir un peu plus, en particulier sur le montant des frais en eux-mêmes, il faudra économiser un peu plus si l’on souhaite s’offrir un smartphone Android en Europe en fin d’année.

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Smartphones pliables : un brevet chez Apple, des précisions chez Samsung

Mickaël Bazoge |

Après les très grands écrans, la prochaine tendance que Samsung aimerait impulser sur le marché de la mobilité, c’est celui des smartphones pliables. Le constructeur coréen ne s’en cache pas : oui, il travaille sur un tel appareil. Reste à savoir à quoi il ressemblera, et quand il sera dévoilé au monde…

Concept : Android Authority.

DJ Koh, le grand patron de la branche mobile de Samsung, a donné quelques indications à Cnet. L’écran du smartphone (le Galaxy X ?) peut se déplier pour se transformer en tablette, offrant ainsi des fonctions multi-tâche. Une rumeur annonçait un produit doté d’une dalle OLED de 7 pouces à plier « par le milieu ».

Une fois plié sur lui-même, cet appareil présenterait un second écran ; à l’arrière du boîtier, des appareils photo prendraient place (lire : Le smartphone pliable de Samsung attendu en 2019 devrait coûter un bras). Le terminal pourrait être dévoilé le 7 novembre, lors du keynote de la conférence des développeurs de Samsung.

Mais attention, Koh ne veut pas se contenter de présenter un concept alléchant sur le papier mais sans intérêt pour l’utilisateur. « Quand nous lancerons un téléphone pliable, cela doit avoir un intérêt pour le client. Si l’expérience utilisateur n’est pas au niveau de nos standards, je ne veux pas vendre ce genre de produits », explique-t-il à Cnet.

Au vu du prix attendu (au-delà des 1 500 $, selon un bruit de couloir), ce smartphone d’un nouveau genre se destine à un marché de niche. Mais comme cela avait été le cas avec le Galaxy Edge et son unique bord d’écran descendant sur la tranche, les technologies à l’œuvre dans le Galaxy X ont vocation à se retrouver ailleurs, dans des produits plus abordables.

Samsung n’est pas le seul à s’intéresser à ce form-factor innovant. Huawei serait aussi sur les rangs… et peut-être Apple aussi ? La Pomme s’y prépare en tout cas, via ce nouveau brevet (via) qui décrit plusieurs moyens d’exploiter une charnière et un écran pliable dans un appareil mobile.

Apple ne laisse rien au hasard en imaginant un appareil capable de se replier sur lui-même en deux voire en trois parties, de se présenter sous la forme d’un ordinateur portable ou d’un petit téléviseur.

Une fois replié en trois parties, cet iPhone tiendra facilement au creux de la main…

Rien ne dit bien sûr qu’Apple tirera quelque chose de concret d’une telle invention. Aux dernières nouvelles, LG plancherait sur un écran pliable pour un iPhone qui sortirait en 2020.

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L’émoji bagel d’iOS 12.1 est beaucoup plus appétissant 🤤

Mickaël Bazoge |

Dans la vie en général, on peut rire de tout, sauf de deux trucs : la bouffe et les émojis. Alors imaginez la polémique qu’Apple aurait essuyée si d’aventure le constructeur n’avait pas modifié son émoji bagel !

La deuxième bêta d’iOS 12.1 inaugurait 70 nouveaux émojis, dont le fameux bagel, véritable institution culinaire notamment en Amérique du Nord. Or, scandale : le petit pain rond avec un trou au milieu n’avait rien de franchement appétissant, on l’imaginait tout droit sorti du four industriel d’une banale chaîne de grande distribution triste, grise et sans âme.

Apple a dû sentir le souffle chaud de la controverse souffler sur sa nuque. La bêta 4 rattrape le coup avec un nouveau design pour le bagel : celui-ci donne sérieusement plus envie avec une texture plus proche de ce qu’on est en droit d’attendre du petit pain. Apple a même étalé du fromage à la crème à l’intérieur, une attention délicate. Ouf 😬 !

Emojipedia, qui rapporte l’heureuse nouvelle, partage les émojis bagel d’autres éditeurs et constructeurs. Ils font vraiment pitié à voir.

Plus généralement, les émojis de bouffe ne sont pas à prendre à la légère. On se rappelle du débat intense autour du vilain burger de Google (avec le fromage en bas, mais quelle idée) que le moteur de recherche a promptement corrigé. Il y avait aussi eu au menu une discussion vive autour de la triste salade veggie du même Google.

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