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Waze va devenir plus intelligent et surtout beaucoup moins bavard

Nadim Lefebvre

lundi 13 juillet à 15:02

App Store

Les annonces vocales de Waze peuvent rapidement devenir envahissantes, surtout lorsqu'elles interrompent un podcast ou de la musique. Google déploie justement plusieurs nouveautés destinées à rendre son GPS plus naturel à utiliser. Au programme : une meilleure intégration de Gemini, des itinéraires plus personnalisés et un nouveau mode qui limite les alertes inutiles.

Image : appshunter.io/ Unsplash

Parler à son GPS devient utile

Waze s'appuyait déjà timidement sur Gemini pour la déclaration d'incidents, mais l'application passe désormais la seconde. Il devient possible de signaler des erreurs sur la carte de manière beaucoup plus naturelle. Un simple « la route est barrée ici » lancé à la volée suffit. L'assistant comprend le contexte, géolocalise la requête et transmet l'information aux éditeurs locaux qui se chargeront de valider la modification de la cartographie.

La recherche de destination gagne aussi en souplesse. Au lieu de saisir le nom exact d'un établissement, il devient possible de demander à voix haute un café ouvert à proximité ou une station-service sur son itinéraire. Gemini mouline le tout et sort une liste de propositions pertinentes vers lesquelles lancer la navigation. Cette fonction bien pratique est pour l'heure déployée en version bêta à l'échelle mondiale.

Waze contournera les rues que vous détestez

Google fait la promesse d'une navigation qui s'adapte au conducteur, et pas l'inverse. Jusqu'à présent, Waze était prêt à vous faire traverser trois zones pavillonnaires et multiplier les priorités à droite dans le seul but de gratter quarante secondes sur le temps de trajet estimé. L'application va dorénavant apprendre de vos habitudes.

Comment Waze calcule votre heure d

Comment Waze calcule votre heure d'arrivée à destination

Si vous privilégiez systématiquement les grands axes fluides malgré un très léger détour, le GPS finira par mémoriser ce comportement pour vous proposer cet itinéraire en priorité. Évidemment, pour ceux qui n'ont pas envie que Google scrute leurs habitudes de conduite à la loupe, cette personnalisation reste une simple option désactivable dans les réglages.

Le silence est d'or

C'est incontestablement la nouveauté qui va sauver le plus de tympans (et de nerfs). Les développeurs ont eu la riche idée d'intégrer un mode « moins bavard ». Une fois l'option cochée, Waze se met en retrait et ne prend la parole que si c'est absolument nécessaire. Ainsi, les alertes de sécurité immédiates ou les changements de direction un peu complexes restent activés, mais l'application vous épargne les notifications superflues du type « véhicule arrêté sur le bas-côté dans trois kilomètres ».

Le réglage est en cours de déploiement pour tout le monde sur iOS, et on se demande franchement pourquoi il n'existait pas plus tôt. De fait, Waze se rapprocherait du comportement d’Apple Plans qui est beaucoup moins bavard par défaut.

Un mode moto, mais pas encore en Europe

Enfin, Google travaille sur un mode spécialement conçu pour les motards. Celui-ci proposera des itinéraires mieux adaptés aux deux-roues et mettra davantage en avant certains dangers, comme les nids-de-poule, les dos-d'âne ou les ponts étroits.

Cette fonction n'est toutefois pas encore disponible partout. Son déploiement débute dans plusieurs pays d'Amérique latine et d'Asie, tandis que les utilisateurs européens devront patienter.

Impôts, carte grise, procuration : l’État planche sur une « super-app » du service public

Félix Cattafesta

lundi 13 juillet à 12:09

App Store

Le gouvernement veut faciliter la vie numérique des Français. Selon les informations d'Acteurs Publics, l'État plancherait sur une application permettant d'effectuer tout un tas de démarches en ligne, allant du changement de carte grise à une demande de procuration. Les travaux auraient été lancés il y a quelques mois, et des tests auraient été réalisés auprès de quelques administrations.

Image : France Identité

En pratique, il suffirait de se connecter à cette « méga-app » via FranceConnect pour accéder à différentes démarches en ligne. Le média cite notamment la déclaration de revenus, le signalement d’un mariage ou d’un déménagement, la déclaration de la perte d’un véhicule, la modification d’une carte grise ou encore l’établissement d’une procuration. L’application s’appellerait AMI, pour « Application mobile interministérielle ». Elle serait développée par la Direction interministérielle du numérique (Dinum) et la Direction de l’information légale et administrative (Dila).

L'idée serait aussi de rendre l'usager plus proactif vis à vis de l'administration. AMI pourrait ainsi faire des recommandations selon sa localisation et lui proposer des démarches. En cas de déménagement, un utilisateur pourrait par exemple être orienté vers les services publics de sa nouvelle commune, comme la mairie ou les établissements scolaires, et être accompagné dans ses démarches.

Le gouvernement chercherait à proposer une application simple et capable de conserver certaines données personnelles déjà communiquées par l’utilisateur. Des formulaires pourraient ainsi être préremplis. Pour limiter la circulation des informations sensibles, un maximum de données serait stocké localement sur le téléphone plutôt que transmis à des serveurs. Un système de notifications est également en cours de test pour suivre les procédures en temps réel. L'objectif serait aussi d'éviter que l'utilisateur ait à s'identifier sur FranceConnect à chaque démarche.

L'identification passerait par FranceConnect. Image MacGeneration

La Dinum a confirmé le projet en assurant « ne pas vouloir réinventer la roue ». Le projet reposerait donc sur des services existants, que les administrations pourraient connecter à un socle commun. La majorité des démarches concernées sont déjà accessibles depuis le site Service public, qui centralise les informations et procédures administratives. L’application offrirait toutefois une vision globale des démarches en cours, accompagnée d’informations personnalisées et actualisées.

Plusieurs pistes d’amélioration sont déjà à l’étude. Certaines parties de l’application pourraient notamment intégrer un service de discussion instantanée afin de répondre plus rapidement aux questions des utilisateurs. À plus long terme, l’application pourrait également s’ouvrir à ProConnect, le pendant professionnel de FranceConnect, afin de permettre, par exemple, la gestion de démarches liées à une association.

Une version alpha est testée depuis janvier 2026. Selon Acteurs publics, les premiers utilisateurs pourraient accéder à l’application en octobre 2026 si le calendrier prévu est respecté.

Les forfaits offrent de plus en plus de données, mais la consommation moyenne reste sous 20 Go par mois et les envois de SMS chutent

Pierre Dandumont

lundi 13 juillet à 11:20

Télécoms

C'est un paradoxe assez connu dans le monde de la téléphonie mobile : si les forfaits augmentent régulièrement la limite sur la quantité de données transférées par mois, la consommation moyenne, elle, évolue un peu moins rapidement (même si elle ne stagne pas). Le dernier rapport de l'Arcep le montre bien : les clients des opérateurs de téléphonie mobile ont transféré 4,4 Eo de données (exaoctets), soit 4,4 milliards de Go, au premier trimestre 2026. La moyenne, elle, est de 18,4 Go par carte SIM.

La consommation moyenne est de 18,4 Go. Image Arcep.

C'est une valeur finalement assez faible, quand de nombreux forfaits proposent une enveloppe largement plus élevée, mais il s'agit d'une moyenne : de nombreux utilisateurs consomment plus… et d'autres consomment moins, étant donné que les forfaits les moins onéreux se limitent parfois à quelques gigaoctets (1 Go chez Free pour 2 €). Sur le site d'Orange, les forfaits mis en avant offrent 130, 200 ou 250 Go, alors que Free montre des abonnements avec 110 et 350 Go (et même de l'illimité). Bouygues Telecom montre des forfaits qui vont de 20 à 250 Go, et SFR va de 80 à 250 Go.

Elle est aussi à nuancer sur deux points. Premièrement, les utilisateurs de forfaits 4G sont légèrement plus bas que la moyenne (18,2 Go) alors que ceux équipés d'un forfait 5G consomment 26,2 Go en moyenne. C'est assez logique, les forfaits 5G sont généralement plus chers et choisis par des personnes qui pensent (en partie à raison) qu'elles ont de plus gros besoins. Les cartes dédiées à Internet (par exemple pour un iPad) ont une consommation légèrement plus élevée (19,8 Go), là encore probablement parce que les personnes qui choisissent une de ces offres ont des besoins précis.

La consommation moyenne est en hausse. Image Arcep.

L'augmentation de la consommation reste assez élevée, avec une consommation moyenne en hausse de 8,2 % sur un an, mais la courbe tend tout de même à aller vers un plateau. Dans les faits, la consommation moyenne de données a tout de même un peu plus que doublé depuis le premier trimestre 2021, en partie parce que les forfaits d'entrée de gamme ont gagné une enveloppe plus large, tout comme les cartes prépayées. En se concentrant uniquement sur les personnes équipées d'un forfait 4G, on passe de 11,4 Go à 18,2 Go en moyenne.

Des appels en baisse

Les Français appellent moins selon l'Arcep, mais la diminution est faible : -0,7 % sur un an au global, -1,8 % sur les appels liés à des forfaits. Le temps passé au téléphone est en moyenne de 3 h 36 tout de même avec un forfait. On peut aussi noter que la VoLTE (voix en 4G) est largement majoritaire : 70 % des appels utilisent le réseau 4G. Les appels en Wi-Fi, eux, représentent environ 9 % des appels, et nous pouvons en déduire (même si l'Arcep ne l'indique pas) que 20 % environ des appels passent encore par les réseaux 2G et 3G, en voie de disparition. Enfin, 86 % des appels sont effectués entre deux appareils mobiles, 11 % d'un fixe à un appareil mobile et le reste comprend les appels de et vers la France depuis un mobile.

La 4G est largement majoritaire sur les appels. Image Arcep.

L'arrivée des messages RCS avec iOS 18 fin 2024 a continué à réduire les parts de marché des SMS. La moyenne du nombre de SMS envoyés depuis une carte SIM mobile est de seulement 54 (moins de deux par jour). C'est 26,9 % de moins qu'il y a un an. Pour les MMS, on descend à 5 par mois en moyenne. La chute est assez vertigineuse en cinq ans : on est passé de 134 SMS mensuels à 54.

Le nombre de SMS envoyés diminue de trimestre en trimestre.

Source :

Image d'ouverture : DaraDaraDara, CC BY-SA 4.0.

Un bidouilleur débloque Stage Manager sur iPhone sous iOS 27

Félix Cattafesta

lundi 13 juillet à 09:37

iOS

La scène du jailbreak a beau avoir du plomb dans l’aile, de nombreux bidouilleurs continuent d’explorer iOS pour en détourner certaines fonctions. C’est le cas du chercheur en sécurité @0xjohnny, qui affirme avoir trouvé un moyen d’activer sur un iPhone le système de multitâche Stage Manager de l’iPad. Il a ainsi partagé une vidéo montrant Stage Manager tournant sur un iPhone 17 Pro Max, le tout sous la troisième bêta d'iOS 27.

Le résultat semble plutôt fonctionnel. On peut voir le chercheur redimensionner les fenêtres et les superposer, comme avec Stage Manager sur iPad. Les trois boutons colorés placés en haut à gauche sont également présents, tout comme la vue d’ensemble des applications ouvertes. Le dock allongé reprend lui aussi l’apparence de celui d’iPadOS et se masque lorsqu’une fenêtre vient le recouvrir.

Comment a-t-il réussi son coup ? Le bidouilleur affirme avoir découvert une faille permettant à une application de contourner les restrictions du bac à sable d’iOS. Celle-ci lui donnerait la possibilité de modifier MobileGestalt, un composant interne qu’Apple utilise pour communiquer au système différentes informations sur l’appareil et les fonctions qu’il prend en charge. Il aurait ainsi pu modifier certaines capacités déclarées par l’iPhone afin de déverrouiller des éléments normalement réservés à d’autres appareils, dont Stage Manager.

@0xjohnny explique avoir trouvé la faille grâce à GPT-5.6, lancé il y a peu. S'il n'a pas partagé la pirouette, il a également montré qu'elle fonctionnait en activant la Dynamic Island sur un iPhone 11.

La démonstration est amusante, mais Stage Manager n’a évidemment pas été adapté par Apple à l’écran d’un iPhone. L’interface risque donc de rester peu pratique au quotidien, même si elle semble fonctionner dans la vidéo. Il faut également garder à l’esprit que la faille revendiquée et son ampleur n’ont pas été vérifiées indépendamment.

Le multitâche pourrait néanmoins évoluer sur iOS dans les prochains mois. Selon plusieurs rumeurs, Apple préparerait un mode baptisé « Parallel View » pour son futur iPhone pliable. Celui-ci permettrait aux applications de s’adapter automatiquement aux différents formats de l’écran, sans contraindre les développeurs à reprendre entièrement leur code.

En Apple Store, l'iPhone 16 va définitivement pousser les vieux terminaux vers la sortie

Christophe Laporte

lundi 13 juillet à 06:55

Services

C'est devenu un grand classique. À la fin de chaque special event, Apple ne manque jamais de clamer fièrement que son événement a été « entièrement filmé à l'iPhone ». Bientôt, la Pomme pourrait se targuer d'un exploit similaire dans ses propres boutiques : affirmer haut et fort que le seul et unique terminal de paiement autorisé en Apple Store n'est autre que son smartphone. Car jusqu'à présent, au moment d'encaisser le client, les employés jonglaient encore entre des terminaux spécifiques et de simples iPhone.

Les vieux terminaux Isaac bientôt à la retraite

La firme de Cupertino a pourtant amorcé cette transition il y a déjà quelques années. L'objectif était de se débarrasser progressivement de ses terminaux de paiement maison — ces iPhone modifiés et enchâssés dans un boîtier imposant que l'on surnomme en interne « Isaac » — au profit d'appareils classiques exploitant la technologie Tap to Pay.

Si vous avez fait un saut dans un Apple Store récemment, il y a d'ailleurs de fortes chances que vous ayez réglé vos achats en approchant votre carte d'un iPhone 14 tout ce qu'il y a de plus banal. Mais dans les faits, la transition n'était pas achevée : de nombreuses boutiques ont dû garder sous le coude ces bons vieux terminaux Isaac équipés d'un lecteur de carte Bluetooth greffé au dos.

Image : iGeneration

L'iPhone 16 réconcilie Tap to Pay et cartes métalliques

Pourquoi cette cohabitation prolongée ? La raison est bassement technique : le système Tap to Pay de l'iPhone 14 se montre parfois un brin capricieux. Il a notamment la fâcheuse tendance à bouder les cartes bancaires en métal, à l'image des prestigieuses American Express Platinum ou Chase Sapphire Reserve. Un comble, surtout pour une frange de la clientèle d'Apple.

C'est là que l'iPhone 16 entre en piste. Apple s'est rendu compte que son avant-dernière génération de smartphones gérait ces cartes métalliques récalcitrantes de manière bien plus fiable, rendant enfin caduc le besoin pour ses employés de trimballer du matériel d'encaissement dédié.

Conséquence logique : dans les jours et semaines à venir, le constructeur va drastiquement réduire le nombre de lecteurs Isaac en circulation et doter un maximum de ses spécialistes d'iPhone 16. De quoi faire la promotion de sa technologie Tap to Pay chaque jour, auprès de dizaines de milliers de clients potentiels.