Les créateurs de contenu sont souvent confrontés à un choix embêtant : faut-il filmer en format vertical pour une vidéo ou à l’horizontal pour une story ? L’app DualShot Recorder propose de ne plus choisir. Elle se base sur le capteur ultra-grand-angle des iPhone pour enregistrer dans les deux sens afin d’obtenir deux fichiers en une seule prise.
Le fonctionnement est simple. En mode « double », on peut voir le rendu vertical en grand et le format horizontal dans une petite fenêtre. Plusieurs réglages sont disponibles, comme la qualité de la vidéo (4K ou 1080p), le nombre d’images par seconde ou le format de sortie (.mov ou .mp4). La qualité du rendu dépendra évidemment de votre génération d’iPhone : l’ultra grand-angle de mon 15 Pro Max ne me permet de filmer qu’en 1080p. Les fichiers sont ensuite directement enregistrés séparément dans la photothèque.
D’autres fonctions attendues sont également présentes. Il est possible d’activer le flash, et l’app vous donne une estimation du temps d’enregistrement restant. On pourra également enregistrer avec un seul capteur si besoin. Le développeur insiste sur l’absence de publicité de cette app sans abonnement.
L’app en action pour présenter le TRMNL, un écran E Ink. Vidéo MacGeneration
De ce que j’ai testé, le résultat est plutôt bon : les deux vidéos sont sans saccades et incluent l’audio. Évidemment, il faudra un appareil avec un ultra grand-angle pour en profiter : l’iPhone Air ou les iPhone 16e/17e ne sont pas pris en charge. L’app coûte 10 € en achat unique sur l’App Store et nécessite iOS 17.6 sur un iPhone XS. Une déclinaison Android est également en préparation.
C’est un ajout pratique que l’on aimerait bien voir arriver nativement sur iOS. Apple joue déjà sur ce terrain avec la gamme iPhone 17, qui peut filmer à la fois avec la caméra arrière et frontale. Une telle fonction pourrait lui permettre de démarquer encore plus l’iPhone Pro comme modèle de référence pour les créateurs de contenu.
Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour les utilisateurs de l’application carte Vitale. La bonne nouvelle, c’est que les « anciens » utilisateurs peuvent finalement activer l’authentification biométrique. Depuis la version 7.9.6 sortie mi-mars, les personnes qui se servent de l’application depuis plus de quatre mois (avant le 17 novembre 2025 pour être précis) peuvent désormais la déverrouiller avec Face ID ou Touch ID.
Jusque-là, cette option était réservée aux utilisateurs récents, ceux ayant adopté l’app à partir du 17 novembre. Si vous êtes concerné par ce changement, un message dans l’application vous proposera d’effectuer une mise à jour interne avant d’activer la biométrie.
Proposition d’activation de Face ID pour les anciens utilisateurs. Image iGeneration.
La mauvaise nouvelle concerne le code d’accès indispensable. Le code à six chiffres utilisé jusqu’ici est remplacé par un mot de passe complexe (au moins 10 caractères, avec une majuscule, un chiffre…). Ce mot de passe n’est pas un problème en soi : le problème, c’est que l’application impose un clavier personnalisé absolument horrible.
Certainement implémenté pour renforcer la sécurité (il est impossible d’en faire une capture d’écran), ce clavier produit en réalité l’effet inverse. Le champ de saisie ne peut pas être sélectionné : impossible donc de coller un mot de passe ou d’utiliser un gestionnaire comme d’habitude. Il faut obligatoirement taper les caractères sur ce clavier maison, dont la disposition diffère un peu de celle d’iOS au passage. Sans remplissage automatique, on est tenté de choisir un mot de passe plus simple à mémoriser et donc potentiellement moins sécurisé.
Le clavier de l’application carte Vitale.
Pire encore, ce clavier custom n’est pas compatible avec VoiceOver. Comme France Identité avec son pavé numérique non accessible, l’application carte Vitale exclut donc les personnes malvoyantes ou non-voyantes. Un comble pour une application censée faciliter le parcours de soin !
Il faut toutefois noter qu’une fois que le mot de passe est défini, on peut ouvrir l’application à chaque coup avec Face ID ou Touch ID. A priori, aucune saisie régulière du mot de passe n’est exigée. La première configuration reste néanmoins bloquante pour certains utilisateurs et frustrante pour tout le monde en cas de réinstallation.
Les professionnels passant leurs journées à discuter via Google Meet peuvent désormais poursuivre leurs réunions dans leur voiture. Google a annoncé que sa plateforme de visioconférence était désormais compatible avec CarPlay. Une version Android Auto arrivera « prochainement ».
Google Meet dans CarPlay. Image Google
Google a adapté l’interface à l’habitacle d’un véhicule, avec une approche logiquement minimaliste. Seules les informations essentielles sont affichées, comme le nom de la réunion ou des participants, ainsi que quelques commandes de base. La vidéo est totalement absente : seul l’audio est pris en charge afin de limiter les distractions au volant.
Concrètement, l’utilisateur peut rejoindre une réunion planifiée ou basculer vers un appel en cours directement depuis l’interface de la voiture. Il est également possible de couper ou réactiver son micro facilement, tandis que des notifications vocales viennent signaler les événements importants comme l’arrivée de nouveaux participants.
Certaines fonctions restent logiquement indisponibles. Un organisateur ne peut pas accepter ou refuser des participants depuis sa voiture, et des outils comme lever la main, les questions-réponses, les sondages ou encore le chat ne sont pas accessibles. Les présentations et la vidéo des autres intervenants ne sont pas affichées non plus.
Google Meet dans CarPlay. Image Google
La nouveauté est en cours de déploiement pour tous les clients Google Workspace, les abonnés à Workspace Individual et les utilisateurs disposant d'un compte Google personnel. L’app nécessite au minimum iOS 17.
Home Assistant a sorti sa première mise à jour du printemps et comme souvent, la nouvelle version contient une longue liste de nouveautés, décrites sur le blog officiel du projet. La principale pour avril est… l’infrarouge, une vieille technologie adoptée par la domotique ouverte justement parce qu’elle est ancienne et omniprésente. Avec un émetteur infrarouge associé à l’installation, il devient possible de transmettre des commandes par ce biais et contrôler des appareils qui ne sont pas connectés, comme de vieux téléviseurs, un climatiseur sans Wi-Fi ou encore un ventilateur.
Image iGeneration.
Pour envoyer les ondes, Home Assistant 2026.4 nécessite un émetteur infrarouge géré par ESPHome, un projet ouvert basé sur des microcontrôleurs ESP32. Les plus bricoleurs pourront acheter le nécessaire et se créer un émetteur. Sinon, la solution officielle recommandée pour le moment est le boîtier XIAO Smart IR Mate, qui prend la forme d’un petit palet noir alimenté en USB. Le produit n’est pas en stock lors de la publication, mais vous pouvez laisser une adresse e-mail pour savoir quand une commande sera possible.
Si une configuration restera nécessaire pour son bon fonctionnement avec la domotique, tout peut se faire en quelques clics depuis ce site web, c’est l’un des gros avantages d’ESPHome. Home Assistant devra ensuite savoir quelles commandes transmettre et c’est pourquoi il faudra s’attendre à de nouvelles intégrations dédiées à des marques. Pour débuter, les téléviseurs LG sont pris en charge par cette première intégration, à configurer une fois le matériel en place. L’infrarouge ne fonctionne que dans un seul sens, si bien que la domotique ne peut pas savoir si la commande a correctement été reçue. Néanmoins, cela reste utile pour intégrer à son installation bon nombre de produits qui resteraient à l’écart autrement.
Le résultat, avec l’intégration LG infrarouge en place et la possibilité de contrôler un téléviseur non connecté depuis la domotique. Image Home Assistant.
Des automatisations toujours simplifiées
Le grand mouvement des simplifications pour les automatisations se poursuit avec cette mise à jour. Depuis la version 2025.12 sortie il y a quelques mois, les créateurs de Home Assistant mettent en place une nouvelle solution pour créer des automatisations, avec des déclencheurs et conditions qui se basent sur des concepts faciles à comprendre. Au lieu d’utiliser l’état d’une entité, on peut déclencher une automatisation dès qu’une fenêtre s’ouvre dans une zone ou si une personne arrive à la maison. Pour rappel, il faut activer cette nouvelle gestion dans les fonctionnalités expérimentales (lien direct), même si on se rapproche manifestement de la version finale.
Avec cette version, Home Assistant va encore un petit peu plus loin, en réunissant des catégories d’appareils proches, tout en étant jusque-là traités séparément. Ainsi, vous pouvez déclencher une automatisation dès qu’une ouverture se ferme dans une zone et cela fonctionnera aussi bien pour une fenêtre associée à un capteur d’ouverture que pour la porte d’un garage. Autre exemple, vous pouvez activer des actions à partir d’un seuil de température, en se basant sur les thermomètres dans la zone comme sur la mesure relevée par les thermostats. Dans le jargon technique, on parle de domaines, qui sont ainsi regroupés en un seul bloc plus facile à comprendre.
Exemple d’automatisation simplifiée avec le nouveau mécanisme, ici pour ouvrir tous les volets quand de la lumière est détectée à l’extérieur, à condition qu’une personne soit présente. Les traductions ne sont pas encore finalisées, c’est une bêta, mais c’est une simplification considérable de ce que l’on pouvait faire auparavant. Image iGeneration.
La mise à jour complète aussi le nombre de déclencheurs dans plusieurs domaines, par exemple en permettant de définir un seuil et même une zone de déclenchement pour la température et l’humidité, y compris en se basant sur d’autres entités. On peut dès lors imaginer des automatisations qui se déclenchent s’il y a une différence entre la température intérieure et extérieure. Si c’était déjà possible, cela nécessitait bien plus d’opérations.
Autres nouveautés
Dans la longue liste de changements, Home Assistant peut maintenant gérer les codes des serrures Matter associées à un pavé numérique, même si cela ne semble pas (encore ?) fonctionner avec l’U200 d’Aqara qui entre pourtant dans cette catégorie. Il y a aussi plusieurs ajustements visuels, dont la possibilité d’ajouter une couleur de fond dans les sections des tableaux de bord, ce qui peut servir à mieux les distinguer. La gestion des couleurs favorites, que l’on pouvait déjà mémoriser pour les éclairages, a été améliorée avec la possibilité de les afficher sur un tableau de bord, avec une nouvelle option sur les cartes dédiées.
Cette gestion des favoris a été par ailleurs étendue aux ouvertures et aux valves. Si vous avez des volets connectés qui remontent le pourcentage d’ouverture, vous pouvez ainsi leur demander directement une ouverture à 25 ou 50 %, ou même n’importe quelle valeur qui a du sens pour vous. Ces favoris peuvent eux aussi être affichés sur le tableau de bord, ce qui évite d’avoir à créer des scripts ou des cartes complexes pour activer des positions spécifiques.
Les positions favorites d’un volet, avec le menu dédié pour les modifier. Ici, j’ai déjà ajouté une ouverture à 15 % à la liste par défaut. Image iGeneration.
Mieux, Home Assistant 2026.4 a prévu un mécanisme pour copier les favoris d’une entité pour les coller sur une autre, ce qui est bien utile pour gérer rapidement plusieurs appareils. Comme toujours, la lecture complète de la liste de nouveautés est intéressante si vous ne voulez rien rater et découvrir de nouvelles fonctionnalités.
Si vous trouvez que le châssis en titane de l’iPhone 17 Pro manque singulièrement de relief, le studio Caviar a, comme à son habitude, la solution la plus extravagante et la plus coûteuse du marché. Pour sa nouvelle collection baptisée « JOBS », le customiseur de luxe ne s’est pas contenté de recouvrir le dernier fleuron d’Apple d’or ou de diamants. Cette fois, c’est une véritable relique qui est encastrée dans le dos de l’appareil : un morceau authentique du célèbre col roulé noir porté par le cofondateur d'Apple.
Un fragment textile au cœur de la Pomme
Le concept frôle le fétichisme, mais Caviar le présente comme l’hommage ultime au smartphone original. Pour un ticket d'entrée fixé à 9 630 dollars, l’acquéreur s’offre un iPhone dont le logo arrière abrite, sous un minuscule insert carré, un fragment de tissu ayant appartenu à Steve Jobs. Selon le certificat d’authenticité fourni, le vêtement proviendrait de l’époque NeXT.
C’est ici que les archivistes pointilleux pourraient tiquer. Si Caviar affirme que la pièce de tissu est liée à la présentation de l’ordinateur NeXT le 12 octobre 1988, les images de l’époque montrent un Steve Jobs en smoking impeccable. Il semble toutefois que le col roulé, devenu son uniforme indissociable, ait fait son apparition dans son vestiaire quotidien peu de temps après, durant ses années à la tête de la firme au cube noir. Le design de l'appareil, bicolore et mêlant titane argenté et base noire traitée en PVD, se veut une réinterprétation luxueuse de la silhouette de l'iPhone « 2G » de 2007, complétée par une gravure de la signature du patron.
Du silicium d'époque et de l'or massif
Pour ceux qui préfèrent le silicium au textile, Caviar décline son concept avec le modèle « iPhone 2007 ». Ici, l'exclusivité grimpe encore d'un cran avec un prix de départ affiché à 10 770 dollars. À ce tarif, l'insert dans le logo Apple n'est plus un bout de tissu, mais un fragment authentique de la carte mère d’un iPhone de première génération. Visuellement, le travail est plus technique : des gravures complexes représentant les circuits du smartphone original irradient depuis le centre de la face arrière.
Pour les budgets « modestes » (tout est relatif chez Caviar) le studio propose les éditions « Black Apple » et « Golden Apple ». On abandonne ici les reliques historiques pour des matériaux contemporains. Le châssis se pare d'une fibre de carbone à la texture complexe et facettée. La version dorée, facturée 8 200 dollars, se distingue par un logo Apple en relief coulé dans de l’or massif 18 carats, tandis que la version noire, plus sobre, s’affiche à 6 770 dollars.
Comme souvent avec ces créations, la rareté fait office de levier marketing. Pour le modèle JOBS, seules neuf unités ont été produites, un clin d’œil au 9 janvier, date de la présentation de l'iPhone par Steve Jobs. Chaque exemplaire est livré dans un écrin luxueux incluant une « clé Caviar » spécifique et un fond d'écran exclusif.
Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne resterait déjà plus que deux exemplaires disponibles pour la version intégrant le col roulé…