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Apple s'attaque à votre salon et à votre visage : les six révolutions en préparation

Christophe Laporte

vendredi 24 avril à 08:50

Domotique

Si le renouvellement annuel de l'iPhone est réglé comme du papier à musique, l'émergence de catégories de produits inédites reste, en théorie, un événement rare à Cupertino. Le dernier saut dans l'inconnu remonte à 2024 avec le lancement du Vision Pro.

Alors que John Ternus s’apprête à prendre les rênes d’Apple dans quelques mois, nous pourrions assister, selon Mark Gurman, à une accélération de l’histoire. Lors d'une récente intervention chez TBPN, le journaliste de Bloomberg a dressé la liste des six chantiers majeurs qui occupent actuellement les ingénieurs de l'Apple Park. Entre réalité augmentée, robotique domestique et intelligence artificielle, Apple s'apprête à sortir de sa zone de confort. Si ces projets ont déjà fait l’objet de bruits de couloir, les mettre bout à bout permet de dessiner précisément ce qui se profile à court et moyen terme.

Le futur se porte sur le nez (et autour du cou)

L'offensive la plus immédiate concerne les wearables. Le projet le plus ambitieux reste sans doute celui des lunettes connectées. Ces « Apple Glasses », légères et pensées pour le quotidien, ne devraient pas pointer le bout de leur nez avant 2027, même si une présentation en fin d'année prochaine n'est pas totalement exclue. Dans le même sillage, Apple planche sur un « pendentif » intelligent, un nouveau type d'accessoire dédié à l'IA. Apple réussira-t-elle là où les Humane AI Pin et autres Rabbit R1 ont échoué ?

Ces deux produits partageraient une philosophie commune : une dépendance étroite à l'iPhone. Pour conserver une finesse acceptable et une autonomie décente, ils délégueraient l'essentiel du traitement des données au smartphone resté dans la poche. Quant aux AirPods dopés à l'IA également mentionnés par l'analyste, on peut se demander s'ils constituent vraiment une nouvelle catégorie ou s'ils ne sont que l'évolution logique d'un accessoire déjà hégémonique.

Portrait d’un « Apple Pin » : à quoi faut-il s’attendre pour le futur compagnon de l’iPhone ?

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Les AirPods Ultra compatibles avec Apple Intelligence et l

Les AirPods Ultra compatibles avec Apple Intelligence et l'intelligence visuelle ?

Domotique et robotique : l'assaut du salon

L'autre grand pilier de cette stratégie concerne la maison connectée, un secteur où Apple a encore tout à prouver face à Amazon ou Google. Le projet le plus mûr semble être le « HomePad », cet écran intelligent qui pourrait être la vedette de l'automne prochain, possiblement aux côtés de l'iPhone 18. Pour compléter cet écosystème, une caméra de sécurité signée Apple ferait également son apparition avant la fin de l'année, promettant une intégration logicielle aux petits oignons.

Le projet le plus futuriste demeure toutefois le robot domestique. Ce terminal hybride, doté d'un bras robotisé et d'un écran, représenterait la première véritable incursion de la marque dans la robotique grand public. Initialement prévu pour 2027, Mark Gurman tempère toutefois les ardeurs en précisant que le calendrier pourrait glisser vers 2028.

Domotique : le mystérieux capteur d’Apple commence à faire parler de lui

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HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile

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Après une période de consolidation centrée sur les services et les puces Apple Silicon, Cupertino semble enfin prête à multiplier les prises de risques matérielles. Vu sous cet angle, il est assez cohérent que le successeur de Tim Cook soit John Ternus, l'homme du hardware !

Oliver Schusser (Apple Music) : « Le gratuit a été une terrible idée »

Christophe Laporte

vendredi 24 avril à 06:59

Services

Le patron d'Apple Music, Oliver Schusser, s'est longuement confié à Billboard Pro. Entre le regret des exclusivités, la charge contre le modèle "freemium" et la montée en puissance de l'IA, le responsable d'Apple défend une vision du streaming où la qualité prime sur le volume.

Oliver Schusser - image : Apple

Oliver Schusser n'est pas du genre à mâcher ses mots. Dans un entretien accordé à Billboard Pro, le patron d'Apple Music a balayé l'actualité des services de streaming, martelant ce qui fait, selon lui, la singularité de la Pomme face à une concurrence souvent jugée trop complaisante.

La fin des exclusivités et la perte de la « magie »

C’est un changement de paradigme qu’Apple a fini par accepter, non sans amertume : la fin des albums exclusifs. Pour Schusser, cette décision des labels nuit à l'industrie. « Je le regrette, car il y a un réel danger que la sortie d'un album ne soit plus aussi spéciale qu'avant », explique-t-il.

S’il reconnaît que des superstars comme Taylor Swift ou Harry Styles parviennent encore à créer l'événement par leur seule aura, il déplore que le traditionnel « vendredi des sorties » ait perdu de sa superbe. « Il y a dix ou vingt ans, c'était magique. Aujourd'hui, sans exclusivité, les services de streaming s'investissent moins pour crier sur tous les toits qu'un projet est disponible. C'est ainsi, je ne peux pas tout changer dans cette industrie, même si beaucoup de choses me déplaisent. »

Le péché originel du streaming gratuit

Si Apple Music refuse toujours de proposer une version gratuite financée par la publicité (contrairement à Spotify ou Deezer), c'est par conviction. « Je pense que le "gratuit" a été une terrible idée. Nous sommes le seul service sans palier gratuit, et croyez-le ou non, nous en sommes très fiers », assène Schusser.

Image : Deezer

Pour lui, le modèle gratuit tire tout le secteur vers le bas. Non seulement les revenus générés sont dérisoires, mais cela empêche les services payants de fixer un prix juste : « Pourquoi les gens s'abonnent-ils massivement à la vidéo (Netflix, Disney+) ? Parce que le contenu n'y est pas disponible gratuitement. La musique, elle, doit perpétuellement lutter contre la gratuité. »

Les services de musique ne devraient pas proposer d’offre gratuite, selon le patron d’Apple Music

Les services de musique ne devraient pas proposer d’offre gratuite, selon le patron d’Apple Music

Audio Spatial : le matériel au service de l'oreille

Sur le plan technique, Oliver Schusser préfère l'émotion à la fiche technique. S'il concède que le Lossless (l'audio sans perte) est un argument marketing réclamé par les labels, il rappelle une réalité physique : le Lossless ne fonctionne pas en Bluetooth. « La grande majorité des gens utilisent des AirPods ou des casques sans fil. Ils ne voient aucune différence. »

Image : Apple

La véritable révolution, c’est l’Audio Spatial. En mariant le matériel (AirPods, iPhone) et le logiciel, Apple a créé selon lui un nouveau standard, le premier d'envergure depuis le passage du mono au stéréo. « Nous voulions que tout le monde, pas seulement les puristes, entende la différence. » Un effort de titan qui a nécessité de mettre à jour des milliers de studios et de former les ingénieurs du son à ce nouveau « canevas » sonore.

L’IA et le spectre de la fraude

Le sujet de l’Intelligence Artificielle est sans doute le plus brûlant. Aujourd’hui, plus d’un tiers des morceaux soumis chaque mois à Apple Music sont générés à 100 % par l’IA.

Pourtant, l'engouement des auditeurs reste marginal : ces titres représentent moins de 0,5 % des écoutes. Pour Schusser, ce décalage est la preuve que la musique reste, dans l'esprit du public, un art humain. Mais cette prolifération de fichiers générés par algorithme nourrit un fléau : la fraude. « Il y a une corrélation directe entre l'IA et la fraude aux écoutes », note Schusser.

Apple a donc développé ses propres outils internes pour identifier quel modèle d'IA a été utilisé pour chaque morceau. Pour protéger le « pool » de rémunération des vrais artistes, la Pomme a doublé cette année les pénalités financières contre les fraudeurs. Une méthode musclée qui aurait permis une baisse de 60 % de la fraude constatée sur la plateforme.

Pour conclure, Oliver Schusser plaide pour une reprise en main collective. Il appelle à la création d'un consortium industriel réunissant labels, plateformes, mais surtout artistes et auteurs. L'objectif ? Définir enfin ce qu'est la musique à l'ère des algorithmes.

« Il n'y a rien de mal à ce que des artistes utilisent l'IA, même à 100 %, mais quelqu'un doit décider de ce qui est de l'IA et de ce qui ne l'est pas », insiste-t-il. En imposant des « marqueurs » aux fournisseurs de contenus, Apple cherche à sanctuariser la création. C’est tout l’enjeu pour Cupertino : s'assurer que la musique ne devienne pas un simple « contenu » industriel, mais reste cette forme d'art capable de créer la magie qu'Oliver Schusser semble tant craindre de voir disparaître.

Selon le CEO de Perplexity, l’iPhone restera indéboulonnable malgré la montée de l’IA

Greg Onizuka

jeudi 23 avril à 20:45

iPhone

Avec la montée de l’intelligence artificielle, certains pensent au paradigme suivant : la fin du smartphone. C’est ainsi que certaines entreprises comme OpenAI travaillent d’arrache-pied pour tenter de trouver le prochain appareil qui sera capable de faire tomber l’iPhone (et ses camarades Android) de son piédestal, permettant à celui qui emportera la mise de devenir le « prochain Apple » (si tout se passe bien).

L’iPhone, indéboulonnable appareil du quotidien ? Image MacGeneration.

Dans cette course au prochain wearable qui changera tout (et Apple est également dans la course avec les rumeurs d’AirPods avec caméra, les lunettes connectées ou encore le pendentif), le co-fondateur et CEO de Perplexity Aravind Srinivas porte une voix singulièrement différente des autres : pour lui, l’iPhone gagnera encore plus de poids avec la montée de l’IA intégrée.

Pour lui, l’iPhone n’est en aucun cas perturbé par la montée de l’IA, et au contraire, une IA de plus en plus performante lui permettra de devenir encore plus incontournable comme « passeport numérique ». Et même si Srinivas cite l’iPhone en exemple, sa logique s’étend en réalité au smartphone en général : plus l’IA devient centrale, plus le terminal principal du quotidien devient stratégique.

Mieux encore, pour lui le retard pris par Apple n’est pas si alarmant : il part du principe que pour donner encore plus de pouvoir à une intelligence artificielle, l’utilisateur mettra en avant le matériel, mais surtout le respect de la vie privée et le contrôle absolu sur les données qu’il partage avec l’IA. Dans ces conditions, pour Aravind Srinivas, l’iPhone est l’appareil le plus indiqué pour devenir incontournable : l’appareil contient déjà les moyens de paiement, les identités, les données de santé, les communications ou encore les photos privées des utilisateurs. Et dans un monde où pour aller plus loin dans l’aide au consommateur les IA devront demander accès à des données toujours plus intimes, Apple et sa mise en avant de la protection de la vie privée depuis des années maintenant a un coup d’avance par rapport à la concurrence.

De la même manière, il considère qu’Apple est en bon chemin concernant les calculs sur l’appareil lui-même : là où la majorité des LLM fonctionnent par le cloud, Cupertino n’a jamais caché son intention de vouloir faire autant que possible les calculs sur l’appareil du client, et fait tout pour que les puces Apple Silicon soient les meilleures dans le domaine. Pour Srinivas, c’est encore une fois du pain bénit concernant la protection de la vie privée : à partir du moment où l’IA utilise une puce intégrée à l’appareil, les données restent en local, et ne vont pas se balader sur un serveur quelconque. Et en cas de besoin, Apple devrait s’appuyer sur ses propres serveurs pour le Private Cloud Compute, plutôt que de faire appel à des prestataires type OpenAI ou Anthropic. Le tout‑local restera de toute façon longtemps impossible pour certains usages, mais Apple veut que le cloud ne soit qu’un prolongement chiffré et contrôlé de l’appareil, et non le centre de gravité des données.

Pour compléter le tableau, Apple contrôlant à la fois le matériel et le logiciel, elle reste selon lui la plus à même d’offrir des garanties de respect de la vie privée à ses utilisateurs, là où des marques comme Samsung ou autres doivent s’appuyer sur des partenaires extérieurs pour la majorité des tâches d’intelligence artificielle, et sont de toute façon basées sur un système qui ne leur appartient pas, en dehors des Google Pixel. Et même pour Google, il y a des limites : le système leur appartient, mais pas la puce sur laquelle il tourne, contrairement à Apple qui conçoit à la fois iOS mais aussi les SoC Ax.

Le nouveau Siri serait la star de la WWDC 2026, avant sa sortie avec iOS 27

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L’avenir donnera-t-il raison à Aravind Srivinas ? Rien n’est écrit, mais une chose est sûre : les annonces de fuites de données sur divers services sont quasi quotidiennes, et dans cet environnement inquiétant, l’utilisateur aura toujours plus confiance en un appareil qui fait ses calculs en local en priorité plutôt qu’à un service entièrement externalisé. Et sur ce point, Apple a clairement une carte à jouer… tant qu’elle ne se laisse pas rattraper par ses concurrents, qui eux aussi misent sur le calcul local. Google pousse déjà ses puces Tensor dans les Pixel, Intel et Qualcomm multiplient les cœurs d’IA dédiés dans leurs SoC et plates-formes PC, et Nvidia comme d’autres musclent leurs architectures pour l’IA personnelle, avec des GPU et solutions locales capables de faire tourner des modèles autrefois réservés au cloud.

Bons plans sur JoyBuy : AirTag à 10 €, AirPods 4 avec ANC à 100 € et AirPods Max à 400 € 🆕

Stéphane Moussie

jeudi 23 avril à 19:03

Accessoires

JoyBuy s’apprête à casser les prix de plusieurs produits Apple. À partir de 20 h aujourd’hui, le nouveau concurrent d’Amazon va vendre l’AirTag de première génération à seulement 9,99 €, un prix record. Il existe bien d’autres traceurs compatibles Localiser à ce tarif, mais l’AirTag a l’avantage de prendre en charge la localisation précise grâce à sa puce UWB. L’offre sera limitée à 5 pièces par compte.

Mise à jour le 24 avril 🆕

On s’est un peu fait rouler dans la farine : quasiment personne, nous compris, n’a pu profiter des promotions. Contrairement à ce que JoyBuy fait parfois, ces offres n’étaient pas limitées à cinq unités par compte, mais à cinq unités en tout et pour tout. Autant dire une quantité dérisoire pour une plateforme de cette envergure. De plus, le soi-disant système de réservation n’a servi à rien : les produits n’étaient absolument pas réservés à leur tarif promotionnel. Toutes nos excuses pour ce faux bon plan. Nous serons désormais vigilants à ne plus mettre en avant des promotions avec un stock aussi ridicule.

Ce soir également, JoyBuy va proposer les AirPods 4 avec réduction de bruit active à 99 €, soit une réduction exceptionnelle de 50 %. On a déjà vu les AirPods 4 standards à ce prix, mais jamais la version plus avancée, qui atténue les sons environnants et qui permet l’usage de la fonction Traduction en direct. Leur boîtier est également plus complet : il accepte la recharge sans fil et intègre un haut-parleur pour faciliter la localisation avec la détection de proximité. Si vous voulez faire du stock pour les anniversaires à venir et Noël, sachez qu’il ne sera pas possible d’acheter plus de 5 paires d’écouteurs par compte.

Test des AirPods 4 : double dose de confort

Test des AirPods 4 : double dose de confort

De plus, on pourra trouver l’Apple Pencil Pro à 109 € (- 40 €) et l’AirPods Max USB-C à 399 € (- 160 €) en couleur lumière stellaire. Il s’agit de l’AirPods Max de première génération qui n’a pas toutes les fonctionnalités du nouveau modèle, mais le prix peut le rendre attractif pour qui est prêt à pardonner ses défauts.

Test des AirPods Max à port USB-C : qui peut le moins peut le moins

Test des AirPods Max à port USB-C : qui peut le moins peut le moins

Ces promotions seront donc disponibles à partir de 20 h. En passant par l’application de la plateforme, il est possible de « réserver » dès maintenant les produits. D’après le service client, il s’agit d’une véritable réservation, néanmoins on ne connaît pas la durée de celle-ci. Mieux vaut être prêt à commander à 20 h pétante. En appuyant sur le bouton « Rappelez-moi », l’application propose d’ailleurs d’ajouter un rappel dans le calendrier de son iPhone.

Qui est Joybuy, ce nouveau concurrent de taille pour Amazon ?

Qui est Joybuy, ce nouveau concurrent de taille pour Amazon ?

FocusFlight : un minuteur Pomodoro taillé pour les passionnés d’aviation

Félix Cattafesta

jeudi 23 avril à 17:08

App Store

Vous avez du mal à rester concentré ? Vous avez un faible pour le domaine de l’aviation ? Voici une application parfaite pour vous : FocusFlight. Ce minuteur pour la méthode Pomodoro vous invite à prendre place dans un avion et à effectuer un (faux) vol pendant votre période de travail. L’app est bien fichue, regorgeant de jolis effets et de petits détails.

Le concept est original : vous commencez par choisir un aéroport, puis une destination. Le minuteur est lié à la ville que vous visez, un Paris Nice durant une heure là où les vols internationaux vous occuperont bien plus longtemps. L’app vous laisse choisir votre place et indiquer ce sur quoi vous souhaitez vous concentrer avant de vous donner un petit billet, qui s’ajoutera à votre historique.

Pendant le vol, il est possible d’activer un mode « avion » évitant les distractions. Le système se base sur les modes de concentration d’Apple pour bloquer d’éventuelles notifications. Il est possible de regarder par le hublot et de jouer des sons relaxants (moteur, pluie, vagues…).

L’app prend en charge de nombreuses API d’Apple : le mode En Veille s’active quand l’iPhone charge, le temps restant s’affiche dans la Dynamic Island et les Activités en Direct sont au rendez-vous. FocusFlight est globalement bien finie, intégrant également un système de rappel et plusieurs types de cartes.

L’app est téléchargeable gratuitement avec les fonctions de base, mais l’abonnement apporte plusieurs aspects intéressants exploitant à fond les outils d’iOS pour en profiter à 100 %. Il est facturé 19 € par an ou 36 € en licence classique. On regrettera qu’aucune traduction française ne soit disponible pour le moment, mais on peut espérer que cela arrivera par la suite.