Depuis quelques années maintenant, Apple suit une routine (presque) immuable : la société annonce ses iPhone en septembre pour un lancement de toute la gamme à l'automne (avec parfois quelques semaines de délai), et propose ensuite éventuellement une sortie mineure au printemps, que ce soit un iPhone SE, un iPhone "e" ou simplement une variante avec une nouvelle couleur pour l'iPhone de l'année (comme en 2023 avec l'iPhone 14 jaune). Pour 2026, les rumeurs semblent pourtant s'accorder sur un point : Apple devrait modifier son planning.

L’iPhone 18 standard ne sortirait vraiment pas avant le printemps 2027
Rien n'est évidemment officiel (et rien ne le sera avant septembre 2026), mais Apple devrait, selon différentes sources, lancer les iPhone 18 Pro, 18 Pro Max et un iPhone pliant à l'automne 2026, mais pas d'iPhone 18. Ce dernier attendrait le printemps 2027, en même temps qu'un probable iPhone 18e et un iPhone Air 2, qui semble toujours prévu.
Les fabricants Android suivraient déjà
Selon Digital Chat Station sur Weibo, les fabricants de smartphones Android vont suivre Apple… qui ne l'a pas encore fait, donc. Trêve de moqueries, et soyons réalistes sur le sujet. Premièrement, de nombreux fabricants séparent déjà en partie les gammes. Samsung, par exemple, tend à annoncer les Galaxy S — toutes les variantes — aux environs du Mobile World Congress, en février ou en mars. Les modèles pliants, eux, attendent généralement l'été (souvent en juillet). Si Samsung devait changer et suivre Apple, on pourrait imaginer un lancement des Galaxy S 27 classiques séparé de celui des modèles Ultra (Samsung a visiblement abandonné le Edge). Selon le fuiteur, d'autres marques vont suivre la même voie et étaler les sorties.

Dans la pratique, il est probable que les raisons pour ces décalages soient les mêmes que pour Apple, en réalité : la crise des semi-conducteurs. Les fabricants de smartphones ont besoin de RAM, de mémoire flash et de puces haut de gamme, gravées dans les technologies les plus récentes. Et actuellement, il y a de fortes tensions sur l'approvisionnement (et le prix) de la RAM, tout comme sur celui de la mémoire flash. Le problème se pose aussi sur la fabrication des puces : les chaînes de production de TSMC (pour Apple) doivent aussi s'occuper des prochaines puces de Nvidia, et la demande est très forte.
Nvidia remplacerait Apple dans le cœur de TSMC et deviendrait son meilleur client
Ce sont trois problèmes qui touchent tous les fabricants de smartphones, spécialement sur les modèles haut de gamme : ils ont les mêmes besoins qu'Apple. Pour un lancement réussi, il faut assez d'appareils en stock… et donc de grandes quantités de RAM, mémoire flash et puces. En étalant les sorties, les fabricants peuvent tenter de régler en partie les soucis de pénurie, même si les prix élevés seront toujours bien présents.
Les smartphones d'entrée de gamme, eux, sont paradoxalement moins touchés : ils prennent de plein fouet la hausse des prix, mais pas forcément les soucis de production, étant donné qu'ils reposent souvent sur des puces plus anciennes ou gravées dans des technologies moins récentes.











