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Fin de partie pour Lyf, l’alternative à Apple Pay portée par le Crédit Mutuel et BNP Paribas

Félix Cattafesta

jeudi 05 février à 12:13

Services

En 2017, les applications Fivory et Wa! fusionnaient pour donner Lyf Pay, une alternative à Apple Pay portée par BNP Paribas, le Crédit Mutuel et plusieurs acteurs de la grande distribution. Ce portefeuille électronique permet de payer par QR Code en magasin ou à table, mais aussi de créer des cagnottes. La proposition n’a pas eu le succès escompté : l’entreprise a commencé à tirer le rideau le 23 janvier dernier selon les Échos.

Image Lyf

La mauvaise nouvelle a été confirmée par le compte LinkedIn de Lyf hier. « Malgré l’engagement et les compétences de nos équipes, et malgré le soutien financier et commercial de nos deux actionnaires principaux, la dynamique de développement des usages ne nous a pas permis d’atteindre le seuil de rentabilité », explique l’entreprise. Ses activités vont être progressivement arrêtées « au cours des prochains mois ».

Lyf avait quelques arguments à faire valoir pour se démarquer. Son système de portefeuille électronique regroupait plusieurs moyens de paiement ainsi que des cartes de fidélité. Il était possible d’effectuer des paiements entre particuliers. Le patron de Lyf Christophe Dolique rappelle aux Échos que l’entreprise a innové sur plusieurs points :

Nous avons été les premiers sur l'encaissement par QR Code avec les cartes de fidélité, les premiers à faire du paiement 'cashless' dans les festivals, nous avons développé le paiement à table, le paiement par plaque d'immatriculation, le 'scan & go'. Toutes ces innovations vont essaimer.

Malheureusement, le cœur du concept reposait sur un QR Code a présenter en caisse et à faire scanner, ce qui est beaucoup moins pratique qu’Apple ou Google Pay. Les autres fonctions ont subi la concurrence de services comme Lydia. À trop vouloir en faire, Lyf ne s’est finalement démarqué sur aucun plan.

Lyf Pay, un nouveau concurrent à Apple Pay porté par des banques et des distributeurs

Lyf Pay, un nouveau concurrent à Apple Pay porté par des banques et des distributeurs

Selon Les Échos, les pertes ont dépassé les 180 millions d'euros depuis son lancement. Lyf employait un peu moins de 50 salariés. Ce n’est pas la seule fintech à avoir mis la clef sous la porte ces dernières années : le Crédit Mutuel Arkéa a fermé son service Pumpkin en 2022, tandis que la Société Générale a annoncé la vente de Treezor.

Promo : le boîtier SSD et lecteur SD magnétique pour iPhone tombe à 27 €

Christophe Laporte

jeudi 05 février à 11:47

Accessoires

Depuis que l'iPhone a enfin embrassé l'USB-C, les accessoiristes s'en donnent à cœur joie pour combler les manques de stockage du smartphone d'Apple. Parmi les solutions les plus originales, le petit boîtier magnétique d'Orico fait son retour en promotion. Habituellement vendu une trentaine d'euros, il s'affiche aujourd'hui à 27 € sur Amazon.

Un couteau suisse au dos de l'iPhone

Ce petit accessoire joue sur deux tableaux. D'un côté, il sert de lecteur de cartes classique (SD et microSD), ce qui s'avère salvateur pour décharger les clichés d'un appareil photo ou d'un drone directement sur son iPhone lors d'une virée en extérieur.

De l'autre, il se transforme en véritable unité de stockage externe puisqu'il peut accueillir un petit SSD NVMe M.2 (aux formats 2230 ou 2242). Pour le remplir, il faudra toutefois repasser à la caisse : le boîtier est certes abordable, mais le stockage reste un budget à part entière. Comptez un peu plus d'une centaine d'euros pour dénicher un module SSD de 1 To. L'addition grimpe vite, mais le confort d'un stockage intégré et invisible au dos de l'appareil est à ce prix.

Attention au goulot d'étranglement

L'idée de fixer le boîtier magnétiquement façon MagSafe est séduisante, d'autant qu'un port USB-C latéral permet de charger l'iPhone tout en travaillant. Mais attention, la vitesse de transfert dépendra avant tout de votre modèle de téléphone :

  • iPhone 15/16/17 Pro : Vous profitez de l'USB 3 (10 Gb/s), de quoi exploiter les débits du SSD pour du montage vidéo ou des transferts lourds.
  • iPhone 15/16 "standard" : Vous restez bridé par l'USB 2 (480 Mb/s) de l'appareil. Dans ce cas, l'intérêt d'un SSD ultra-rapide s'évapore, même si la solution reste pratique pour du stockage de secours.

L'accessoire étant livré avec son câble USB-C, rien ne vous empêche de le recycler sur un iPad ou un Mac pour gagner quelques gigaoctets à moindres frais.

Domotique : le pari Matter et Thread d’IKEA débute dans la douleur

Nicolas Furno

jeudi 05 février à 08:52

Domotique

IKEA lance depuis quelques mois une toute nouvelle gamme domotique qui est particulièrement intéressante, à la fois par ses prix très doux et par sa compatibilité native avec Matter. Ces appareils se connectent en Thread à la plateforme domotique de votre choix, sans même nécessiter un pont propriétaire, ce qui est un argument séduisant pour bon nombre d’utilisateurs. Pour autant, ce lancement est compliqué, avec de multiples retards et des produits qui sont toujours disponibles en pointillés dans les magasins et sur internet. Plus gênant, les premiers clients ne sont pas tous satisfaits et des bugs semblent encore subsister.

De nombreux bugs se cachent derrière les nouveaux produits connectés d’IKEA. Image iGeneration.

Nos confrères de The Verge listent quelques témoignages d’utilisateurs qui ont du mal à connecter leurs appareils à la domotique, tout en faisant part de leurs propres problèmes rencontrés pendant des tests. De mon côté, je n’ai actuellement que trois produits IKEA de dernière génération et ils se sont connectés sans encombre : le capteur de qualité d’air ALPSTUGA dont j’ai déjà publié le test et deux ampoules KAJPLATS qui sont en cours d’évaluation. Je les utilise principalement avec Home Assistant et ils sont reliés en Thread, sur un réseau généré notamment par des routeurs de bordure Apple (une Apple TV reliée en Ethernet et un HomePod mini).

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Je précise tous ces points, car ils ont probablement leur importance. Le choix d’opter pour Matter via Thread est tourné vers l’avenir, mais IKEA fait encore partie des pionniers dans le domaine, une phrase assez triste à écrire en 2026, quand on pense que les deux standards existent depuis plusieurs années. Malgré tout, il n’y a pas encore eu de déploiement à grande échelle de cette configuration et le géant suédois de l’ameublement sera certainement le premier à faire entrer ces deux technologies dans de nombreux foyers.

Le code Matter permet de relier directement cet appareil IKEA à la domotique, en théorie du moins. Image iGeneration.

Jennifer Pattison Tuohy a contacté IKEA pour l’interroger sur les témoignages de clients mécontents et sur sa propre expérience. La journaliste de The Verge a obtenu une réponse de David Granath, responsable de la gamme maison connectée pour l’entreprise. Il confirme être au courant de ces problèmes de jeunesse et il promet des améliorations à venir, tout en notant qu’ils restent minoritaires.

Le lancement de notre gamme Matter était très attendu et, pour la majorité des clients, les produits fonctionnent de manière fluide, comme prévu. Cela dit, nous savons que certains clients rencontrent des problèmes de connexion lors de la configuration de leurs appareils dans certains environnements domestiques, et nous prenons cela très au sérieux. Nous avons une équipe dédiée qui examine les problèmes signalés et travaille en étroite collaboration avec nos partenaires de l’écosystème ainsi qu’avec la Connectivity Standards Alliance afin de mieux comprendre les difficultés et d’améliorer l’expérience.

La Connectivity Standards Alliance, CSA pour les intimes, est l’alliance derrière Matter et s’il la mentionne dans sa réponse, c’est certainement parce que le standard lui-même est encore jeune et doit s’améliorer. Chaque plateforme de domotique gère cette brique à sa manière et avec des disparités importantes. On en a d’ailleurs eu un exemple flagrant avec l’ajout des interrupteurs dans Google Home seulement cette semaine, alors qu’ils sont normalement gérés par Matter depuis le premier jour. On imagine qu’une partie de la clientèle IKEA a pu acheter les télécommandes BILRESA en pensant les utiliser chez Google.

Pire que Maison ? Google Home découvre enfin les interrupteurs connectés

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S’il n’entre pas dans les détails des bugs qui restent à corriger chez IKEA, j’ai noté sur les trois produits installés chez moi que des mises à jour du firmware étaient en attente à chaque fois, preuve que des changements sont apportés et que tout n’est pas encore finalisé. Ce n’est pas suffisant malgré tout pour corriger tous les soucis, si bien que le responsable d’IKEA renvoie vers cette page (proposée seulement en anglais), qui liste quelques pistes à explorer en cas d’anomalie.

Puisque ces produits dépendent d’un réseau Thread existant, il y a de nombreuses sources potentielles de dysfonctionnements. La passerelle DIRIGERA n’est pas nécessaire, mon installation en est la preuve, si bien que la qualité du réseau maillé dédié à la domotique dépend des routeurs de bordure tiers, comme ceux d’Apple (HomePod mini, HomePod 2 ou Apple TV 4K avec Ethernet) ou d’une autre marque. Néanmoins, même avec le pont de connexion d’IKEA, tout n’est pas parfait, comme en témoigne Cécile sur le Discord du Club iGen. Fortement équipée en produits TRÅDFRI, l’ancienne gamme domotique d’IKEA qui reposait sur du Zigbee au lieu de Thread, elle a été si déçue des latences et bugs des nouveaux produits qu’elle les a ramenés au magasin.

La nouvelle gamme a du mal à trouver sa place chez notre lectrice, pourtant entièrement équipée en produits IKEA. Merci Cécile pour la photo.

Difficile de savoir ce qui se passe dans son cas, même si je peux imaginer que le routeur de bordure intégré à la passerelle DIRIGERA puisse être en cause. Souffre-t-il lui-même de bugs ou bien sa puissance est-elle amoindrie par rapport au coordinateur Zigbee que l’on trouve également dans le pont ? Quoi qu’il en soit, c’est une preuve supplémentaire que la transition ne se fait pas aussi en douceur qu’IKEA l’aurait souhaité.

D’après ma propre expérience, je recommanderais malgré tout ces nouveaux produits si vous cherchez un équipement pas trop cher et que vous ne voulez pas ajouter un pont propriétaire pour la domotique. En gardant toutefois à l’esprit qu’il reste quelques défaillances à corriger.

Autonomie : l’iPhone 17 Pro Max et l'iPhone 17 dominent la concurrence (malgré une capacité inférieure)

Christophe Laporte

jeudi 05 février à 07:05

iPhone

Si vous souhaitez acheter un smartphone pour son autonomie, achetez un iPhone ! Cette phrase aurait pu faire sourire il y a quelques années en arrière, lorsqu’Apple était obsédée par la finesse de ses appareils au détriment de l'endurance. Mais en 2026, le constat est implacable : avec OnePlus, Apple est la marque qui tire le mieux son épingle du jeu dans ce domaine. La performance est d’autant plus appréciable que les iPhone sont loin d’afficher les plus grosses batteries du marché et n’embarquent pas encore toutes les dernières technologies à la mode.

Image : iGeneration

Pour arriver à ce constat, nos confrères de CNET ont testé pas moins de 35 smartphones passés entre leurs mains l'an dernier.

Le sacre de l'optimisation « maison »

Dans ce classement 2025/2026, c’est l’iPhone 17 Pro Max qui trône au sommet. Facturé à partir de 1 479 € (1 199 $ HT), il est certes le modèle le plus onéreux du top 5, mais il prouve que la débauche de puissance ne nuit pas à l'endurance. Avec sa batterie de 5 088 mAh, il n’est pourtant pas le mieux doté sur le papier. Sa victoire, il la doit avant tout à l’intégration verticale : la puce A19 Pro et iOS 26 forment un duo d’une efficacité redoutable que la concurrence peine encore à égaler.

Juste derrière, on assiste à un match serré. L’iPhone 17 de base et le OnePlus 15 se partagent la deuxième marche du podium. Le cas de l'iPhone 17 est d'ailleurs le plus probant : malgré la plus petite capacité de batterie de tout le classement, il parvient à devancer des monstres d'énergie. À l’inverse, le OnePlus 15 mise sur la force brute avec l’une des plus grosses capacités recensées.

Le classement des smartphones avec la meilleure autonomie
Rang Modèle Prix (HT) Capacité Batterie Silicium-Carbone
1 🏆 iPhone 17 Pro Max 1 199 $ 5 088 mAh Non
2 iPhone 17 829 $ 3 692 mAh Non
2 OnePlus 15 900 $ 7 300 mAh Oui
3 Poco F7 Ultra 649 $ 5 600 mAh Oui
4 iPhone 17 Pro 1 099 $ 4 252 mAh Non
5 Motorola Edge (2025) 550 $ 5 200 mAh Non
5 Moto G Stylus (2025) 400 $ 5 000 mAh Non
5 OnePlus 13R 600 $ 6 000 mAh Oui
5 OnePlus 15R 700 $ 7 400 mAh Oui

La percée du silicium-carbone

Si Apple brille par son logiciel, OnePlus impressionne par son matériel. La marque chinoise place trois modèles dans le haut du panier grâce à l'adoption généralisée des batteries silicium-carbone. Cette technologie permet d'intégrer des capacités bien plus importantes dans un châssis identique sans l'épaissir. Dans ce peloton de tête, seul le Poco F7 Ultra parvient à jouer sur ce terrain avec une technologie similaire pour un prix bien plus agressif.

La batterie de l’iPhone 17 - image : iFixit

L’iPhone 17 Pro s’adjuge quant à lui la quatrième place, confirmant au passage que le « petit » modèle Pro n’a plus à rougir face à son grand frère en termes de solidité. La suite du classement est nettement plus hétéroclite avec une cinquième position partagée par plusieurs appareils. On y retrouve un mélange surprenant entre le milieu de gamme de Motorola — représenté par les Moto G Stylus et Edge (édition 2025) — et les déclinaisons « R » de chez OnePlus, les 13R et 15R.

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

Streaming et endurance : deux salles, deux ambiances

Le protocole de test s’est divisé en deux étapes : le streaming vidéo intensif et un test de « stress » simulant un usage quotidien varié.

Sur le streaming vidéo (luminosité au maximum via Wi-Fi), l’iPhone 17 Pro Max reste intouchable. On notera toutefois la bonne surprise du Samsung Galaxy S25 Plus. S’il accroche une cinquième place honorable sur ce test précis, le navire amiral de Samsung s’effondre malheureusement dès que les tâches deviennent plus gourmandes.

Lors du test d’endurance de 45 minutes (mêlant jeu, réseaux sociaux et appels vidéo), Apple réalise un véritable tir groupé. Derrière le 17 Pro Max, on retrouve trois autres iPhone, dont l’étonnant iPhone 16E. Les Pixel 10 et 10 Pro Fold de Google s’en sortent également avec les honneurs, tout comme le Motorola Razr 2025, prouvant au passage que les pliables ne sont plus les parents pauvres de l’autonomie.

Image : CNET

L’autonomie d’un smartphone ne se résume pas à sa batterie

Comme nous le rappelons régulièrement, la capacité brute exprimée en mAh n’est qu’une partie de l’équation. La qualité du signal réseau, la luminosité de la dalle et, surtout, votre propre usage quotidien sont des variables déterminantes. Mais au final, c’est bien la symbiose entre le processeur et le logiciel qui permet à un iPhone de durer plus longtemps qu’un smartphone Android doté d’un réservoir bien plus conséquent.

Ce qui est d’autant plus intéressant pour Apple, c’est qu’elle dispose d’une bonne marge d’amélioration à court terme. La gamme iPhone 18 devrait voir la généralisation des puces modem « maison », qui brillent par leur frugalité énergétique. Enfin, l’adoption future de ces batteries en silicium-carbone pourrait offrir à Cupertino encore plus de latitude : soit pour pousser l'autonomie vers de nouveaux sommets, soit pour affiner encore un peu plus ses châssis. La balle est dans le camp de Tim Cook

Le mode Isolement de l’iPhone, boss final du déverrouillage pour le FBI

Greg Onizuka

mercredi 04 février à 22:30

iOS

De temps en temps, le FBI (et les quelques autres agences à trois lettres qui parsèment les USA) se retrouvent le bec dans l’eau face aux verrouillages des iPhone, bien plus souvent que face à Android. Il y a quelques temps (déjà 10 ans...), c’était le cas d’un iPhone 5c qui était devenu emblématique, et si les cas sont moins médiatisés depuis quelques années, ce n’est pas pour autant que l’agence fédérale décapsule tous les smartphones de Cupertino, loin de là.

Ce mode semble être particulièrement casse-pieds pour le FBI. Captures MacGeneration.

Pour rappel, c’est l’iPhone 5c de Syed Rizwan Farook, l’un des auteurs de l’attentat de décembre 2015 à San Bernardino qui a mis en lumière les solides sécurités intégrées aux iPhone et à iOS pour protéger les données du client, au point que même le FBI s’y est cassé les dents.

Le FBI raconte au compte-gouttes sa technique d

Le FBI raconte au compte-gouttes sa technique d'accès à l'iPhone 5c

Au final, l’agence a certes réussi à mettre la main sur les données contenues dans l’appareil, mais seulement après plusieurs mois de tentatives infructueuses et un appel à l’aide officiel d’Apple, qui est restée inflexible sur le sujet. Pour Cupertino, il était hors de question de dévoiler la moindre faille exploitable de ses téléphones, même si la direction d’Apple comprenait les bonnes intentions dans l’affaire : montrer qu’une faille existe, même sans la dévoiler, aurait poussé tous les hackers du monde à la course à l’exploit.

Le mode Lockdown, ou mode hardcore pour les agences ?

Dans le cadre d’une perquisition chez la journaliste Hannah Natanson, soupçonnée d’avoir participé à la fuite de documents classifiés, le FBI a saisi un iPhone, deux ordinateurs portables et une montre connectée. Et comme le rapporte 404media, le smartphone semble donner du fil à retordre aux analystes de l’agence, et le communiqué du FBI Computer Analysis Response Team est là pour en attester :

L’iPhone étant en mode Lockdown, le CART [pour Computer Analysis Response Team, NDLA] n’a pas pu extraire les données de l’appareil.

Le FBI recueille toutes les données possibles permettant de confirmer la source d’une fuite provenant du Pentagone concernant la réorganisation de l’appareil militaire américain. Soupçonnant Aurelio Perez-Lugones d’être la taupe utilisée par la journaliste, l’accès aux données du téléphone de cette dernière serait bien utile pour confirmer ces soupçons, et apporter des preuves devant la justice. Manque de chance, celui-ci « a été trouvé allumé et en charge, son affichage indiquant que l’iPhone était en mode Lockdown ».

Apple dévoile un « mode Lockdown » pour limiter au maximum les attaques sur iPhone et Mac

Apple dévoile un « mode Lockdown » pour limiter au maximum les attaques sur iPhone et Mac

Ce mode, autrement appelé mode « Isolement » en français, a été créé par Apple suite à l’affaire du logiciel Pegasus mis au point par l’entreprise israélienne NSO Group. Celui-ci permettait d’entrer dans l’iPhone de la cible souhaitée sans intervention de celle-ci, simplement par l’envoi d’un message piégé. Le logiciel permettait ensuite de récupérer autant d’info que le souhaitait le commanditaire, sans se faire repérer en dehors d’unités spécialisées. Apple décrit elle même ce mode comme étant spécifiquement créé « pour réduire la surface d’attaque qui pourrait potentiellement être exploitée par des logiciels espions mercenaires hautement ciblés, certaines apps, certains sites web et certaines fonctionnalités sont strictement limités pour des raisons de sécurité, et certaines expériences peuvent ne pas être disponibles du tout ».

Grâce à iOS 12, Apple bloque les extractions de données des boîtiers GrayKey

Grâce à iOS 12, Apple bloque les extractions de données des boîtiers GrayKey

Entre autres, la connexion au moindre appareil externe, que ce soit un ordinateur ou une clé USB, nécessite que l’iPhone soit déverrouillé pour être acceptée. Voilà qui complique la tâche au FBI, la quasi totalité des outils permettant de percer les sécurités d’Apple, comme ceux de Cellebrite ou Graykey par exemple, nécessitant d’être physiquement connecté à l’iPhone.

Les iPhone ont aussi acquis discrètement une autre fonction de protection, redémarrant l’appareil quand il n’a pas été utilisé pendant une période donnée, rendant toute tentative d’intrusion bien plus complexe.

Petite cerise sur le gâteau (ou caillou dans la chaussure, selon l’angle sous lequel on voit la chose), l’iPhone ne serait pas le seul appareil qui donne du fil à retordre au FBI : la journaliste possédait aussi un MacBook Pro, dont les autorités n’ont toujours pas réussi à faire une image du contenu pour le moment... décidément, les mesures de sécurité d’Apple semblent bien coriaces.