Les professionnels passant leurs journées à discuter via Google Meet peuvent désormais poursuivre leurs réunions dans leur voiture. Google a annoncé que sa plateforme de visioconférence était désormais compatible avec CarPlay. Une version Android Auto arrivera « prochainement ».
Google Meet dans CarPlay. Image Google
Google a adapté l’interface à l’habitacle d’un véhicule, avec une approche logiquement minimaliste. Seules les informations essentielles sont affichées, comme le nom de la réunion ou des participants, ainsi que quelques commandes de base. La vidéo est totalement absente : seul l’audio est pris en charge afin de limiter les distractions au volant.
Concrètement, l’utilisateur peut rejoindre une réunion planifiée ou basculer vers un appel en cours directement depuis l’interface de la voiture. Il est également possible de couper ou réactiver son micro facilement, tandis que des notifications vocales viennent signaler les événements importants comme l’arrivée de nouveaux participants.
Certaines fonctions restent logiquement indisponibles. Un organisateur ne peut pas accepter ou refuser des participants depuis sa voiture, et des outils comme lever la main, les questions-réponses, les sondages ou encore le chat ne sont pas accessibles. Les présentations et la vidéo des autres intervenants ne sont pas affichées non plus.
Google Meet dans CarPlay. Image Google
La nouveauté est en cours de déploiement pour tous les clients Google Workspace, les abonnés à Workspace Individual et les utilisateurs disposant d'un compte Google personnel. L’app nécessite au minimum iOS 17.
Home Assistant a sorti sa première mise à jour du printemps et comme souvent, la nouvelle version contient une longue liste de nouveautés, décrites sur le blog officiel du projet. La principale pour avril est… l’infrarouge, une vieille technologie adoptée par la domotique ouverte justement parce qu’elle est ancienne et omniprésente. Avec un émetteur infrarouge associé à l’installation, il devient possible de transmettre des commandes par ce biais et contrôler des appareils qui ne sont pas connectés, comme de vieux téléviseurs, un climatiseur sans Wi-Fi ou encore un ventilateur.
Image iGeneration.
Pour envoyer les ondes, Home Assistant 2026.4 nécessite un émetteur infrarouge géré par ESPHome, un projet ouvert basé sur des microcontrôleurs ESP32. Les plus bricoleurs pourront acheter le nécessaire et se créer un émetteur. Sinon, la solution officielle recommandée pour le moment est le boîtier XIAO Smart IR Mate, qui prend la forme d’un petit palet noir alimenté en USB. Le produit n’est pas en stock lors de la publication, mais vous pouvez laisser une adresse e-mail pour savoir quand une commande sera possible.
Si une configuration restera nécessaire pour son bon fonctionnement avec la domotique, tout peut se faire en quelques clics depuis ce site web, c’est l’un des gros avantages d’ESPHome. Home Assistant devra ensuite savoir quelles commandes transmettre et c’est pourquoi il faudra s’attendre à de nouvelles intégrations dédiées à des marques. Pour débuter, les téléviseurs LG sont pris en charge par cette première intégration, à configurer une fois le matériel en place. L’infrarouge ne fonctionne que dans un seul sens, si bien que la domotique ne peut pas savoir si la commande a correctement été reçue. Néanmoins, cela reste utile pour intégrer à son installation bon nombre de produits qui resteraient à l’écart autrement.
Le résultat, avec l’intégration LG infrarouge en place et la possibilité de contrôler un téléviseur non connecté depuis la domotique. Image Home Assistant.
Des automatisations toujours simplifiées
Le grand mouvement des simplifications pour les automatisations se poursuit avec cette mise à jour. Depuis la version 2025.12 sortie il y a quelques mois, les créateurs de Home Assistant mettent en place une nouvelle solution pour créer des automatisations, avec des déclencheurs et conditions qui se basent sur des concepts faciles à comprendre. Au lieu d’utiliser l’état d’une entité, on peut déclencher une automatisation dès qu’une fenêtre s’ouvre dans une zone ou si une personne arrive à la maison. Pour rappel, il faut activer cette nouvelle gestion dans les fonctionnalités expérimentales (lien direct), même si on se rapproche manifestement de la version finale.
Avec cette version, Home Assistant va encore un petit peu plus loin, en réunissant des catégories d’appareils proches, tout en étant jusque-là traités séparément. Ainsi, vous pouvez déclencher une automatisation dès qu’une ouverture se ferme dans une zone et cela fonctionnera aussi bien pour une fenêtre associée à un capteur d’ouverture que pour la porte d’un garage. Autre exemple, vous pouvez activer des actions à partir d’un seuil de température, en se basant sur les thermomètres dans la zone comme sur la mesure relevée par les thermostats. Dans le jargon technique, on parle de domaines, qui sont ainsi regroupés en un seul bloc plus facile à comprendre.
Exemple d’automatisation simplifiée avec le nouveau mécanisme, ici pour ouvrir tous les volets quand de la lumière est détectée à l’extérieur, à condition qu’une personne soit présente. Les traductions ne sont pas encore finalisées, c’est une bêta, mais c’est une simplification considérable de ce que l’on pouvait faire auparavant. Image iGeneration.
La mise à jour complète aussi le nombre de déclencheurs dans plusieurs domaines, par exemple en permettant de définir un seuil et même une zone de déclenchement pour la température et l’humidité, y compris en se basant sur d’autres entités. On peut dès lors imaginer des automatisations qui se déclenchent s’il y a une différence entre la température intérieure et extérieure. Si c’était déjà possible, cela nécessitait bien plus d’opérations.
Autres nouveautés
Dans la longue liste de changements, Home Assistant peut maintenant gérer les codes des serrures Matter associées à un pavé numérique, même si cela ne semble pas (encore ?) fonctionner avec l’U200 d’Aqara qui entre pourtant dans cette catégorie. Il y a aussi plusieurs ajustements visuels, dont la possibilité d’ajouter une couleur de fond dans les sections des tableaux de bord, ce qui peut servir à mieux les distinguer. La gestion des couleurs favorites, que l’on pouvait déjà mémoriser pour les éclairages, a été améliorée avec la possibilité de les afficher sur un tableau de bord, avec une nouvelle option sur les cartes dédiées.
Cette gestion des favoris a été par ailleurs étendue aux ouvertures et aux valves. Si vous avez des volets connectés qui remontent le pourcentage d’ouverture, vous pouvez ainsi leur demander directement une ouverture à 25 ou 50 %, ou même n’importe quelle valeur qui a du sens pour vous. Ces favoris peuvent eux aussi être affichés sur le tableau de bord, ce qui évite d’avoir à créer des scripts ou des cartes complexes pour activer des positions spécifiques.
Les positions favorites d’un volet, avec le menu dédié pour les modifier. Ici, j’ai déjà ajouté une ouverture à 15 % à la liste par défaut. Image iGeneration.
Mieux, Home Assistant 2026.4 a prévu un mécanisme pour copier les favoris d’une entité pour les coller sur une autre, ce qui est bien utile pour gérer rapidement plusieurs appareils. Comme toujours, la lecture complète de la liste de nouveautés est intéressante si vous ne voulez rien rater et découvrir de nouvelles fonctionnalités.
Si vous trouvez que le châssis en titane de l’iPhone 17 Pro manque singulièrement de relief, le studio Caviar a, comme à son habitude, la solution la plus extravagante et la plus coûteuse du marché. Pour sa nouvelle collection baptisée « JOBS », le customiseur de luxe ne s’est pas contenté de recouvrir le dernier fleuron d’Apple d’or ou de diamants. Cette fois, c’est une véritable relique qui est encastrée dans le dos de l’appareil : un morceau authentique du célèbre col roulé noir porté par le cofondateur d'Apple.
Un fragment textile au cœur de la Pomme
Le concept frôle le fétichisme, mais Caviar le présente comme l’hommage ultime au smartphone original. Pour un ticket d'entrée fixé à 9 630 dollars, l’acquéreur s’offre un iPhone dont le logo arrière abrite, sous un minuscule insert carré, un fragment de tissu ayant appartenu à Steve Jobs. Selon le certificat d’authenticité fourni, le vêtement proviendrait de l’époque NeXT.
C’est ici que les archivistes pointilleux pourraient tiquer. Si Caviar affirme que la pièce de tissu est liée à la présentation de l’ordinateur NeXT le 12 octobre 1988, les images de l’époque montrent un Steve Jobs en smoking impeccable. Il semble toutefois que le col roulé, devenu son uniforme indissociable, ait fait son apparition dans son vestiaire quotidien peu de temps après, durant ses années à la tête de la firme au cube noir. Le design de l'appareil, bicolore et mêlant titane argenté et base noire traitée en PVD, se veut une réinterprétation luxueuse de la silhouette de l'iPhone « 2G » de 2007, complétée par une gravure de la signature du patron.
Du silicium d'époque et de l'or massif
Pour ceux qui préfèrent le silicium au textile, Caviar décline son concept avec le modèle « iPhone 2007 ». Ici, l'exclusivité grimpe encore d'un cran avec un prix de départ affiché à 10 770 dollars. À ce tarif, l'insert dans le logo Apple n'est plus un bout de tissu, mais un fragment authentique de la carte mère d’un iPhone de première génération. Visuellement, le travail est plus technique : des gravures complexes représentant les circuits du smartphone original irradient depuis le centre de la face arrière.
Pour les budgets « modestes » (tout est relatif chez Caviar) le studio propose les éditions « Black Apple » et « Golden Apple ». On abandonne ici les reliques historiques pour des matériaux contemporains. Le châssis se pare d'une fibre de carbone à la texture complexe et facettée. La version dorée, facturée 8 200 dollars, se distingue par un logo Apple en relief coulé dans de l’or massif 18 carats, tandis que la version noire, plus sobre, s’affiche à 6 770 dollars.
Comme souvent avec ces créations, la rareté fait office de levier marketing. Pour le modèle JOBS, seules neuf unités ont été produites, un clin d’œil au 9 janvier, date de la présentation de l'iPhone par Steve Jobs. Chaque exemplaire est livré dans un écrin luxueux incluant une « clé Caviar » spécifique et un fond d'écran exclusif.
Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne resterait déjà plus que deux exemplaires disponibles pour la version intégrant le col roulé…
Le bras de fer continue entre Apple et la Russie : après le retrait de nombreuses apps suite aux sanctions prises par l’Occident, le blocage de FaceTime, voici venir la nouvelle étape, avec le blocage de tous les paiements sur l’App Store, ni plus ni moins.
Les autorités russes ont récemment pris la décision au travers du Roskomnadzor (l’autorité des communications russe) de bloquer les paiements sur l’App Store faits à partir des opérateurs téléphoniques. En effet, dans le pays, un grand nombre d’utilisateurs ont pris l’habitude de recharger leur compte App Store ou de régler leurs achats d’apps directement depuis leur opérateur téléphonique, sur leur facture mobile.
Pourquoi prendre une telle décision ? Les autorités russes souhaitent tordre le bras d’Apple pour forcer l’entreprise à réinstaurer les apps enlevées suite aux sanctions occidentales, mais ce n’est pas le seul grief : elles accusent Apple de ne pas vouloir installer par défaut sur les appareils du pays le « RuStore », magasin d’applications officiellement approuvées par l’État, mais aussi de ne pas avoir supprimé toutes les apps considérées comme interdites par le gouvernement (en grande majorité des VPN).
Le Roskomnadzor a donc décidé de bloquer les paiements par opérateur sur l’App Store à partir du 1er avril, pour inciter Apple à se plier aux décisions gouvernementales. Pari gagné ? Au contraire, perdu : en réponse, Apple a décidé de fermer les paiements au complet !
Dans une note sur son site, Cupertino a annoncé qu’à partir du 1er avril 2026, il sera désormais impossible d’utiliser le moindre moyen de paiement sur l’App Store ou tout autre service de la marque en Russie. Aucun service n’est épargné, comme en atteste la liste :
Apple Arcade
Apple Fitness+
Apple Music
Apple Podcasts
Apple One
achats et abonnements sur l’App Store
achats et abonnements sur Apple TV
achats sur iTunes
iCloud+
achats de sonneries
En résumé, il est donc impossible de procéder au moindre achat d’articles ou d’abonnements sur les services Apple depuis le 1er avril dans le pays. Apple précise que tout crédit restant sur le compte pourra être utilisé pour des achats, et que les codes promotionnels seront toujours fonctionnels. Les utilisateurs devraient donc pouvoir continuer à utiliser les services Apple grâce aux cartes cadeau. Cependant, les utilisateurs devront ruser pour en obtenir : la plupart des canaux d’achat officiels de cartes cadeau Apple sont fermés dans le pays depuis plusieurs mois, dans le contexte du conflit ukrainien.
Si le compte comporte des abonnements payants, Apple précise que ceux-ci se termineront automatiquement si le crédit sur le compte est insuffisant pour les renouveler. Concernant les comptes iCloud+, s’ils venaient à être résiliés, les données resteront accessibles à l’utilisateur après l’arrêt des services.
Le Basic-1GS Gen5 est un module conçu par Sonoff qui combine deux atouts intéressants. Le « mode magique » du fabricant est très pratique pour les installations en va-et-vient et il est compatible avec Matter. C’est une évolution du BASICR4 installé chez moi et testé il y a deux ans, avec un avantage important : celui de pouvoir s’intégrer directement à l’application Maison d’Apple grâce au standard.
Le Basic Gen5 en place, planqué derrière l’abat-jour de mon palier toujours pas rénové. C’est moche, mais ça fonctionne parfaitement et ça ne se voit pas au quotidien. Image iGeneration.
Vendu autour de 6 € seulement, c’est sur le papier une excellente option pour connecter un va-et-vient, sans avoir à modifier en profondeur l’installation électrique. Pari réussi ? Voyons-le ensemble.
Un petit module à installer près de l’éclairage
Un rappel s’impose peut-être pour commencer. J’avais longuement détaillé le problème des installations électriques en « va-et-vient » dans le test du produit d’ancienne génération et sans reprendre toute l’explication, voici un résumé. Dans la configuration la plus simple, un interrupteur mural contrôle un seul circuit électrique, qui est soit allumé, soit éteint. Quand on veut deux interrupteurs pour gérer le même circuit, on met alors en place un va-et-vient, avec un lien physique entre les deux modules de contrôle. On parle alors de « navettes », qui s’assurent qu’une pression sur n’importe quel interrupteur basculera le circuit électrique derrière et allumera ou éteindra correctement la lumière à chaque fois.
La boîte du nouveau module met en avant la connexion avec Matter en Wi-Fi. Image iGeneration.
On peut aisément remplacer un interrupteur classique par un modèle connecté, ou alors ajouter un module derrière un interrupteur classique pour le relier à la domotique. Dans ce cas, les pressions sur le bouton allumeront et éteindront la lumière comme avant et on peut en plus agir sur la partie connectée pour basculer l’éclairage depuis son smartphone, un assistant vocal ou des automatisations. La situation se complique avec un va-et-vient, car il faut gérer deux interrupteurs en parallèle. Si l’on peut évidemment installer deux modules connectés avec des automatisations pour les lier, c’est une option coûteuse et inefficace.
La solution magique de Sonoff est bien plus maligne. En ajoutant un simple fil derrière l’un des deux interrupteurs muraux, le module va percevoir la micro-coupure liée à un clic sur le bouton et basculer le circuit électrique associé. Concrètement, on peut alors toujours utiliser les contrôles physiques tout en agissant sur l’éclairage depuis la domotique. Pour tous les détails, je vous renvoie vers le test du BASICR4, dont les explications techniques restent d’actualité.
Pour une première installation, il faudra déboîter l’un des interrupteurs dans le va-et-vient pour ajouter un fil de phase au dos. Grâce à lui, le Basic Gen5 restera alimenté en permanence, ce qui est essentiel puisque c’est lui qui contrôlera le circuit électrique et non plus directement les interrupteurs. Le produit de Sonoff recevra toujours de l’électricité de la maison et il allumera ou éteindra les ampoules reliées à lui. Il doit ainsi être placé après les interrupteurs et avant l’éclairage.