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Free Mobile laisse entendre que sa « révolution mobile » pourrait viser les voyageurs

Stéphane Moussie

lundi 30 mars à 16:23

Télécoms

À la veille de sa conférence de presse, durant laquelle il promet une « nouvelle révolution mobile », Free Mobile fait monter la pression. L’opérateur a publié sur les réseaux sociaux une image montrant une main tenant un smartphone (un iPhone 12 (PRODUCT)RED, sûrement pour être raccord avec son logo) ainsi que la poignée d’une valise.

Image Free

De quoi alimenter les spéculations autour d’éventuelles améliorations en matière d’itinérance, avec par exemple l’ajout de destinations encore absentes, notamment le Japon, car on croit distinguer des idéogrammes à l’arrière-plan. Reste que le forfait à 19,99 €/mois est déjà bien fourni sur ce terrain (35 Go utilisables depuis 117 pays) et que cela paraît léger comme « révolution ».

Dans la thématique du voyage, on peut aussi évoquer un éventuel partenariat avec Starlink. Mais l’opérateur avait lui-même refroidi cette piste en début d’année. Interrogé par Frandroid, son directeur du cœur de réseau soulignait que la technologie Direct to Cell de Starlink se limitait encore principalement aux SMS et aux communications d’urgence. « On trouve que l’offre n’est pas encore assez alléchante […] Ça nous semble un peu limité pour du grand public », indiquait-il. Cette technologie progresse néanmoins : aux États-Unis et au Japon, la connexion satellitaire permet aussi d’utiliser quelques applications.

Et si la révolution de Free Mobile était une connexion satellitaire ?

Et si la révolution de Free Mobile était une connexion satellitaire ?

Autre piste : un appareil inédit, comme un routeur 5G, Free ayant fait savoir il y a quelque temps qu’un nouvel appareil était en préparation. Bref, le flou reste entier et l’opérateur fait monter la mayonnaise, une stratégie qu’il maîtrise bien, mais qui comporte un petit risque : décevoir en promettant une « révolution mobile » qui n’en serait pas vraiment une. Nous serons sur place pour suivre la conférence à partir de 9 h 30 et vous rapporter toutes les annonces.

ChatGPT, Gemini et Copilot s’invitent enfin dans CarPlay avec iOS 26.4

Félix Cattafesta

lundi 30 mars à 15:57

iOS

ChatGPT et les autres assistants IA sont enfin utilisables via CarPlay. Ce changement mis en place grâce à iOS 26.4 a été repéré par Macotakara. Le tout passe par un widget pouvant être ajouté via les Réglages, dans la rubrique Général, CarPlay, Ma voiture puis Widgets.

Les trois widgets. Image iGeneration

Il s'agit de widgets initialement conçus pour iOS qui ont été adaptés pour CarPlay et qui rendent l'utilisation possible en voiture. Le guide de développement de CarPlay avait vendu la mèche le mois dernier, confirmant que Siri ne serait bientôt plus le seul assistant utilisable dans son véhicule. L’app ne peut pas pour autant contrôler certaines fonctions de la voiture (climatisation, vitres), et Siri garde l’avantage étant donné qu’il n’est pas possible de dire « Dis ChatGPT » pour invoquer le service d’OpenAI.

CarPlay s’ouvre enfin aux chatbots : ChatGPT et Claude s’invitent sur votre tableau de bord

CarPlay s’ouvre enfin aux chatbots : ChatGPT et Claude s’invitent sur votre tableau de bord

Il ne s'agit pas d'une intégration très poussée, car il n'y a pas de véritable app CarPlay. Il s'agit donc plus d'un raccourci qu'autre chose. L’entreprise de Sam Altman n’est pas la seule à s’être engouffrée dans la brèche : Microsoft propose également son Copilot pour CarPlay. Selon Macotakara, ChatGPT nécessite de maintenir le bouton vocal enfoncé, tandis que Microsoft Copilot peut être utilisé avec une simple pression pour activer le contrôle vocal. Gemini a aussi droit à son widget dédié.

D’autres développeurs se sont également intéressés à cette ouverture. DriveSpeak permet de discuter avec Gemini via une app à l’interface optimisée pour CarPlay pouvant garder une copie de la conversation. L’app prend en charge l’envoi de fichier et les calendriers. Attention cependant, car l’utilisation gratuite est limitée à 5 minutes : il faudra s’abonner pour aller plus loin. On la réservera donc aux utilisateurs les plus exigeants.

DriveSpeak

Les applications d'IA comme DriveSpeak doivent s'ouvrir directement en mode vocal et ne pourront afficher ni texte ni image afin de limiter au maximum les distractions. Avec iOS 26.4, Apple a aussi ajouté un nouveau widget pour les musiques d’ambiance.

iOS 26.4 : Apple Podcasts passe à la vidéo, mais oublie les chapitres

Félix Cattafesta

lundi 30 mars à 12:54

Services

Apple Podcasts a droit à un coup de frais avec iOS 26.4. L’application prend désormais mieux en charge les podcasts vidéo : il est possible de passer facilement de la version audio à la déclinaison vidéo grâce à un nouveau bouton sur le lecteur, le tout en direct sans interrompre le programme.

Images iGeneration

Cette possibilité est mise en avant par l’apparition d’une nouvelle catégorie de podcasts optimisés dans l’onglet Nouveautés. Les contenus compatibles sont d’ailleurs bien mis en valeur sur cette page à l'occasion du lancement. Pour les autres, un petit badge « vidéo » apparaît désormais sur les pages des émissions et des épisodes.

Apple Podcasts va mieux prendre en charge les podcasts vidéo avec iOS 26.4

Apple Podcasts va mieux prendre en charge les podcasts vidéo avec iOS 26.4

L’intégration est plutôt bien faite avec un mode Picture in Picture ou la possibilité de télécharger la vidéo pour la regarder hors-ligne. Tout cela s’intègre à l’app de manière naturelle, et la Pomme affiche quelques explications au premier lancement sous iOS 26.4.

Cependant, Apple a encore quelques points à améliorer. Si la fonction est proposée sur iPhone, iPad, Vision Pro et la version web, elle ne l’est pas sur Mac. Le passage à la vidéo entraîne la disparition des chapitres, ce qui sera un problème pour ceux préférant simplement écouter leurs émissions. Enfin, la transcription n’est plus dynamique en suivant les paroles des animateurs, ce qui est une régression.

Lors de la présentation de sa nouveauté, Apple avait également mis en avant un nouveau modèle publicitaire. L’app va proposer aux créateurs d’intégrer des publicités de manière dynamique, y compris des messages lus par l’animateur. Les détails sont présents sur le site dédié d’Apple.

Netflix chamboule son lecteur vidéo sur Apple TV et bouscule les repères de la plateforme

Stéphane Moussie

lundi 30 mars à 12:45

Apple TV

Sans crier gare, Netflix a récemment modifié en profondeur son lecteur vidéo sur Apple TV. Alors qu’il reprenait jusque-là l’interface native de tvOS, il s’en éloigne complètement maintenant et ce n’est pas forcément pour le meilleur.

Nouveau lecteur vidéo Netflix sur Apple TV. Image iGeneration.

Le service a ajouté deux boutons en haut de l’écran : Quitter (alors que le bouton retour de la Siri Remote remplit déjà ce rôle) et Reprendre depuis le début, dont le libellé est d’ailleurs tronqué. Sous la barre de progression figurent désormais différentes combinaisons audio et sous-titres (par exemple « français », « anglais VO avec sous-titres »…), ce qui a l'avantage de faciliter l’accès aux réglages les plus courants.

À l’inverse, certaines actions deviennent moins directes. Auparavant, un clic à gauche ou à droite sur le clickpad permettait d’avancer ou de reculer immédiatement de 10 secondes. Désormais, ce geste met la lecture en pause et affiche des vignettes. Il faut un clic supplémentaire pour se déplacer dans la vidéo.

Pour reculer ou avancer de 10 secondes, il faut passer par cette étape intermédiaire. Image iGeneration.

Le nouveau lecteur semble aussi avoir cassé l’intégration avec l’iPhone. Jusqu’ici, la lecture d’un contenu sur l’Apple TV faisait apparaître un widget sur l’écran verrouillé avec le nom du programme, la position de lecture et les commandes. Cet affichage a disparu. Le blogueur John Gruber a également noté que les raccourcis d’accessibilité, comme le triple clic sur le bouton Menu pour activer les sous-titres, ne sont plus pris en charge.

Ces changements irritent une partie des utilisateurs, d’autant que Netflix ne propose aucune option pour revenir en arrière. La situation rappelle celle du nouveau lecteur vidéo de Canal+, qui a lui aussi bousculé les habitudes en ajoutant des étapes supplémentaires pour certaines actions.

App Canal+ sur Apple TV : le nouveau lecteur vidéo, compatible Picture in picture, en cours de déploiement

App Canal+ sur Apple TV : le nouveau lecteur vidéo, compatible Picture in picture, en cours de déploiement

Le problème de fond, c’est la multiplication des lecteurs propriétaires. Celui de Netflix ne fonctionne pas comme celui de Canal+, ni comme celui de l’app Apple TV. Résultat, il faut s’adapter à chaque service, ce qui devient vite fastidieux, surtout lorsque les interfaces évoluent sans prévenir et sans possibilité de personnalisation. Dans ce capharnaüm, il faut tout de même souligner que quelques-uns, notamment Arte, ne réinventent pas la roue et collent au lecteur natif.

Le player natif de tvOS. Image Apple.

John Gruber estime qu'Apple aurait dû imposer son lecteur maison dès l’ouverture de tvOS aux apps tierces, il y a une dizaine d’années. Le contrôle de la lecture y aurait gagné en cohérence, c’est vrai. Néanmoins, le player natif n’était pas exempt de défauts non plus à ses débuts : on se souvient de ses panneaux envahissants qui descendaient du haut de l’écran. En réalité, il est nécessaire qu’Apple laisse une certaine liberté aux développeurs pour gérer des usages spécifiques qu’elle n’a pas prévu, comme le zapping de chaînes en direct. Dans le meilleur des cas, les lecteurs tiers peuvent même introduire des innovations ensuite reprises par Apple.

À défaut d’imposer son propre player, Apple pourrait au moins exiger le respect de certaines bases : compatibilité avec les raccourcis d’accessibilité, prise en compte des fonctions des télécommandes… On regrette par exemple que le geste circulaire de la Siri Remote en aluminium, qui permet de faire défiler la timeline comme on le ferait avec la molette d’un iPod, soit royalement ignoré par Canal+ et vienne de disparaître de Netflix.

WordPress, GitHub et bouts de ficelle : la nouvelle app de la Maison-Blanche fait débat

Félix Cattafesta

lundi 30 mars à 12:04

App Store

Le gouvernement américain a récemment sorti une nouvelle application mobile, promettant d’offrir aux Américains « un accès direct à la Maison-Blanche » et leur permettant de « faire abstraction du bruit ambiant grâce à des informations en temps réel, sans filtre, provenant directement de la source ». Un développeur s’est amusé à décompiler la version Android et a remarqué de nombreuses failles de sécurité. Notamment, l’app contient du code susceptible d’envoyer la position exacte de l’utilisateur à des serveurs externes toutes les 5 à 10 minutes.

Image Maison-Blanche

Dans son billet de blog, Thereallo explique que l’application créée en React Native repose sur un backend WordPress. Elle embarque un système de WebViews pour les liens tiers. Visiblement, elle injecte au passage du CSS et du JavaScript sur les sites tiers pour supprimer les demandes de connexion, d’acceptation des cookies et même… les paywall. Une pratique intrusive, qui altère le fonctionnement normal des sites et soulève des questions juridiques comme techniques.

L’application adopte une approche particulièrement invasive au niveau de suivi. En plus de contenir du code qui peut transmettre la position de l’utilisateur à intervalles réguliers, elle semble collecter divers identifiants techniques permettant un suivi précis des comportements. Ces données, croisées avec l’activité au sein de l’app et les contenus consultés, peuvent potentiellement dresser un profil détaillé de chaque utilisateur.

De plus, l’app utilise un lecteur vidéo YouTube… trouvé sur GitHub. Une intégration problématique pour une app gouvernementale : si le compte GitHub de son développeur venait à être compromis, la personne le contrôlant pourrait envoyer du HTML et du JavaScript à tous les utilisateurs via une WebView. Un vecteur d’attaque classique, mais ici particulièrement sensible compte tenu du contexte.

La page de l’app sur le Google Play. Image MacGeneration

Par ailleurs, les adresses e-mail sont transmises à Mailchimp, les images sont hébergées sur Uploadcare, et une intégration Truth Social est codée en dur avec des URL statiques. Autrement dit, une partie significative des services repose sur des infrastructures externes, hors du périmètre gouvernemental. Un choix qui multiplie les dépendances et les surfaces d’exposition.

Enfin, l’app ne met pas en œuvre de « certificate pinning », une sécurité pourtant standard sur Android comme sur iOS pour renforcer la confiance dans les connexions HTTPS. Sans ce mécanisme, l’application fait aveuglément confiance aux certificats du système. Résultat : un pirate sur un réseau Wi-Fi public pourrait s'interposer entre l'utilisateur et le serveur pour intercepter des données privées ou injecter de fausses informations directement dans l'interface.