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La TNT par satellite va évoluer et rendre obsolètes les décodeurs actuels

Pierre Dandumont

lundi 29 juin à 11:30

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Par définition, la TNT (télévision numérique terrestre) est normalement transmise par voie hertzienne. Mais en pratique, SFR diffuse la TNT sur le câble (littéralement) et il existe deux offres par satellites pour ceux qui ne peuvent pas recevoir la TNT par les airs de façon classique. La première est Fransat, diffusée sur Eutelsat 5 West B, la seconde TNT Sat, diffusée sur Astra 19,2° Est. Et TNT Sat va évoluer et rendre obsolètes certains décodeurs.

La TNT gratuite par satellite demande un paiement de 18 € de façon régulière.

Actuellement, la réception de TNT Sat nécessite un décodeur certifié : vous ne pouvez pas placer la carte dans n'importe quel téléviseur équipé d'un tuner DVB-S2 (la norme pour le satellite). La carte elle-même est vendue 18 € et a une durée de vie de quelques années (le site ne le précise pas, c'est habituellement quatre ans).

Des décodeurs à remplacer

Selon Tele Satellite Numerique, TNT Sat va passer du H.264 employé actuellement au HEVC (H.265), pour notamment proposer des chaînes en Ultra HD (4K). De plus, la norme employée pour le chiffrement va être modifiée : TNT Sat utilise actuellement Viaccess, et va passer sur Nagra. Ces deux changements impliquent qu'il va donc falloir remplacer les décodeurs incompatibles avec le HEVC (la majorité) et remplacer les cartes d'accès, qui vont passer sur une durée de vie de trois ans (au lieu de quatre).

Un décodeur certifié TNT Sat, bientôt obsolète.

La transition elle-même n'a pas encore été détaillée par le groupe Canal+, qui gère TNT Sat. Si l'émission en HEVC est attendue pour 2026, une période de transition avec une double diffusion devrait être de la partie pour éviter de laisser les décodeurs actuels sur le carreau directement. Compte tenu de la durée de validité des cartes, une fin de transition vers 2029 ou 2030 semble plausible.

Pour les abonnés, il faudra donc probablement renouveler la carte mais surtout changer de décodeur dans une bonne partie des cas. Il y a tout de même une bonne nouvelle : nos confrères indiquent que le groupe Canal+ pourrait (re)proposer un module PCMCIA. Il avait proposé pendant un temps un module de ce type avant de l'abandonner, mais le changement de norme pourrait donc le faire revenir. C'est un choix qui simplifie les choses pour une bonne partie des utilisateurs : il évite le décodeur externe à brancher en HDMI.

Un décodeur PCMCIA à insérer dans le téléviseur.

La majorité des téléviseurs modernes dispose d'un emplacement pour un module PCMCIA (le format physique) à la norme CI+ (Common Interface) qui permet l'installation d'un décodeur. Une fois la carte d'accès insérée dans le décodeur, il est possible de recevoir TNT Sat avec n'importe quel téléviseur équipé d'un tuner DVB-S2 (satellite) et capable de décoder le HEVC, la majorité des modèles depuis une grosse dizaine d'années. Cette méthode élimine donc le décodeur externe mais permet aussi de passer par la télécommande du téléviseur pour changer de chaîne. Si vous ne savez pas si votre téléviseur a un tuner DVB-S2, il faut vérifier la présence d'une prise F à visser à l’arrière, elle indique généralement sa présence (ou aller consulter la fiche technique). Les téléviseurs modernes ont souvent une triple compatibilité (DVB-T2 pour le hertzien, -C pour le câble et -S2 pour le satellite). Attention, le prix de ces décodeurs PCMCIA reste assez élevé : comptez 150 €.

Promo : la station BoostCharge de Belkin pour un iPhone, une Apple Watch et des AirPods, à 50 € au lieu de 130

Nicolas Furno

lundi 29 juin à 10:28

Accessoires

Vous cherchez un support de table de nuit ou de bureau pour charger tous vos appareils Apple ? La station BoostCharge conçue par Belkin ambitionne de répondre à ce besoin avec trois surfaces de charge spécifiques : un support MagSafe 2 pour un iPhone (ou un autre smartphone compatible avec la norme), un galet de charge pour Apple Watch et enfin une surface Qi classique pensée pour les boîtiers d’écouteurs comme les AirPods. Le produit est actuellement vendu 50 €, alors que Belkin en demandait 130 € à sa sortie, son meilleur prix sur Amazon.

Image Belkin/iGeneration.
Image Belkin/iGeneration.

À ce tarif, vous aurez un support d’ancienne génération, ce qui ne l’empêche pas d’offrir d’excellentes prestations. Son chargeur MagSafe est également certifié Qi2 et il affiche une puissance maximale de 15 W. Même si la norme permet de monter plus haut, c’est un bon compromis pour les iPhone, d’autant que les modèles plus puissants nécessitent souvent un refroidissement actif, c’est-à-dire un ventilateur. Seuls les iPhone les plus récents savent gérer plus de 15 W et si c’est pour une charge nocturne, cette limite ne sera pas gênante.

Le galet pour Apple Watch gère la charge rapide des modèles récents, ce qui permet de remplir rapidement sa montre, le temps d’une douche ou juste avant de dormir. La zone de charge en Qi classique se limite à 5 W, ce qui est bien assez pour tous les AirPods actuellement sur le marché.

Pour alimenter tous ces éléments, Belkin fournit un adaptateur secteur de 40 W. Seul défaut notable, le support n’utilise pas d’USB-C, c’est un connecteur rond au bout du câble solidaire du chargeur. Selon vos usages, ce ne sera pas forcément un problème, mais c’est un point à garder en tête. Le BoostCharge Pro est un autre support du fabricant qui corrige ce défaut en optant pour de l’USB-C, tout en ajoutant un support MagSafe orientable. On peut l’acheter en ce moment à 80 € au lieu de 150.

Test du Belkin Boost Charge Pro : une bien belle station de recharge MagSafe

Test du Belkin Boost Charge Pro : une bien belle station de recharge MagSafe

Le BoostCharge tout court est vendu à 50 € en noir comme en blanc. Inutile d’être abonné Prime pour en bénéficier, c’est une offre ouverte à tout le monde. Amazon indique que la promotion sera maintenue jusqu’à épuisement des stocks et jusqu’au 6 juillet au plus tard.

Grosse panne en cours sur le réseau mobile d’Orange 🆕

Nicolas Furno

lundi 29 juin à 09:54

Télécoms

Vous êtes chez Orange ou Sosh et vous n’avez plus de réseau mobile ? Vous n’êtes pas seul, il semble bien que l’opérateur historique subisse une grosse panne en ce moment. C’est ce que m’indique mon collègue Félix en vadrouille à Paris aujourd’hui : il a noté une coupure totale survenue ce matin à 8 heures pile et il a perdu tout accès au réseau cellulaire pendant quelques minutes. Depuis, son iPhone affiche bien un accès à la 5G, même s’il n’a pas accès à internet pour autant depuis le réseau cellulaire d’Orange.

Une antenne penchée sur un ciel orangé, allégorie. Image iGeneration, photo de base Alin Andersen sur Unsplash.
Une antenne penchée sur un ciel orangé, allégorie. Image iGeneration, photo de base Alin Andersen sur Unsplash.

Il est manifestement loin d’être un cas isolé, comme en témoigne le site Downdetector, qui signale bien une grande vague de problèmes, remontés par des utilisateurs depuis environ 6 heures ce matin. Pour l’heure, le graphique continue de monter fortement, suggérant que la panne est loin d’être réglée.

Depuis mon village breton, le réseau 5G semble encore fonctionner normalement au moment où j’écris ces lignes, si bien que le défaut est peut-être limité sur le plan géographique. On note toutefois que Downdetector a des signalements sur tout le territoire et vos témoignages vont dans ce sens. Même si tous les abonnés Orange ne sont pas nécessairement touchés, il y a des problèmes depuis à peu près partout dans l’Hexagone.

Capture site Downdetector.
Capture site Downdetector.

Avez-vous des difficultés pour accéder à internet chez Orange ? N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires… si vous avez aussi du Wi-Fi pour nous lire ! 🙃

Mise à jour à 09h51 : Orange a communiqué sur X pour confirmer l’existence d’un « incident technique » qui peut concerner la 4G, la 5G et même l’itinérance. L’opérateur historique se contente de noter que ses équipes travaillent pour corriger le problème et revenir à la normale dès que possible, sans esquisser de planning à ce stade.

Voici l’intégralité de son message :

Depuis ce matin, un incident technique affecte une partie des services mobiles d’Orange, avec des perturbations sur la 4G, la 5G, le roaming ainsi que certains services destinés aux entreprises.

Les équipes techniques sont pleinement mobilisées pour analyser la situation et rétablir le service au plus vite.

Orange présente ses excuses auprès des clients concernés.

Promo : le lot de 4 AirTags chute à 74,99 €, soit moins de 19 € la balise

Félix Cattafesta

lundi 29 juin à 09:47

Accessoires

Grosse promo sur les AirTags ce matin chez JoyBuy ! La plateforme propose le pack de 4 balises à 74,99 €, soit 18 € pièce. Il s'agit de la première génération de l'accessoire, ce qui n'est pas très grave au vu du prix : les différences entre les deux restent minimes.

Un AirTag. Image iGeneration

Notons que JoyBuy indique que cette offre est réservée à l'application. Le numéro de modèles est MX542ZM/A, ce qui correspond bien aux AirTag 1. Si vraiment vous tenez à avoir des AirTags 2, Amazon comme JoyBuy proposent le lot de 4 pour 84,99 €, soit 10 € de plus (ou 29 % de moins que chez Apple). La balise à l'unité est sinon vendue 21,99 €.

Quelle est la différence entre l'AirTag 1 et l'AirTag 2 ? La seconde génération améliore le repérage des objets perdus à courte distance et gagne en efficacité grâce à une portée Bluetooth plus généreuse ainsi qu'une fonction Localisation précise plus performante. Le haut-parleur a été renforcé pour être plus facile à entendre. Des améliorations pratiques qui ne rendent pas pour autant la première version obsolète..

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Notons qu'il est possible d'obtenir des traqueurs connectés pour moins cher en se tournant vers les revendeurs. Ugreen propose par exemple son FineTrack Tag à 27 € le lot de 4 dans une offre limitée sur Amazon. C'est un peu moins précis, mais la recharge se fait en USB-C au lieu d'une pile. Au vu du prix, ça sera très bien pour des objets à suivre occasionnellement comme une valise en soute.

Image Ugreen

La marque affiche également une ristourne sur son FineTrack Slim au format carte de crédit, qui sera plus pratique à glisser dans un porte-monnaie. Il se recharge en Qi et a une autonomie d'un an. Notons qu'il a aussi l'avantage d'être étanche et certifié IP68. Le produit est actuellement facturé 17,99 €, soit 40 % de moins qu'au lancement.

Cannabis : la fuite d’une application met en danger près d’un million d’identités

Christophe Laporte

lundi 29 juin à 07:59

App Store

Il ne se passe plus une semaine, ou presque, sans que l'on ne découvre une faille de sécurité d'ampleur. Cette fois, le bilan est particulièrement lourd : près d'un million de pièces d'identité et de passeports ont été potentiellement exposés aux quatre vents sur le web. L'origine de cette fuite ? PuffPal, une application permettant de simplifier l'accès aux clubs de cannabis en Espagne. Comme la législation l'exige, ces établissements sont strictement réservés aux personnes majeures, imposant de facto une vérification d'identité à l'entrée.

Image : cubebcn

Une numérisation pratique, mais à quel prix ?

L'idée de départ de la société irlandaise Nefos Solutions, l'éditeur derrière l'application, avait tout pour plaire sur le papier. L'entreprise fournit à ces clubs l'infrastructure logicielle gérant les ventes, la comptabilité et, surtout, les admissions.

Au lieu de devoir présenter physiquement une pièce d'identité à chaque visite, la solution permettait au personnel d'accueil de numériser les passeports et de prendre des selfies, le tout étant stocké sur les serveurs cloud de Nefos. Côté client, l'application optionnelle PuffPal générait un simple code QR pour accélérer l'accès. Pratique pour fluidifier les files d'attente, certes, mais la sécurité n'était manifestement pas inscrite au cahier des charges.

Un désastre sécuritaire absolu

C'est en décompilant l'application que le chercheur en sécurité Sammy Azdoufal a découvert l'ampleur des dégâts. Sa lecture du code source s'est rapidement transformée en cauchemar pour la protection des données. L'infrastructure de Nefos brillait par son absence totale de sécurisation sérieuse. Première trouvaille édifiante : une clé secrète de la plateforme de paiement Stripe traînait en clair dans l'application.

Mais le pire restait à venir. Le chercheur s'est aperçu qu'il suffisait de modifier un simple chiffre dans une requête pour accéder au profil complet de n'importe quel membre. Nom, adresse personnelle, numéro de téléphone, préférences de consommation et, bien évidemment, les pièces d'identité numérisées : tout était en libre accès. Plus effarant encore, les passeports et permis de conduire étaient hébergés sur des URL publiques d'une simplicité enfantine, sans la moindre protection ou authentification. Sachant que ces clubs téléversaient environ 5 000 nouvelles pièces d'identité chaque jour sur ces adresses non sécurisées, le vivier de données sensibles était gigantesque.

Le chercheur a compilé quelques informations par rapport aux données qu'il a récupérées.

L'audit ne s'arrête pas là. Un portail d'administration était accessible depuis le web public, tandis que les comptes des clubs eux-mêmes étaient protégés par des mots de passe d'une faiblesse telle qu'une carte graphique moderne aurait pu les casser en quelques minutes. Enfin, même les échanges de messages privés entre les établissements et les clients via PuffPal étaient totalement vulnérables.

L’inertie coupable et le rôle des géants de la tech

Face à des failles d'une telle gravité, on aurait pu s'attendre à une réaction immédiate. Il n'en fut rien. Nefos a mis un mois entier avant de prendre véritablement la mesure du problème. L'entreprise a fini par couper l'intégralité du système PuffPal ainsi que ses API vulnérables le temps de colmater les brèches. Selon les dernières vérifications effectuées le 10 juin par Sammy Azdoufal, les images et les données personnelles semblent enfin inaccessibles. De son côté, l'éditeur a informé les autorités locales et affirme assumer ses responsabilités, s'exposant à de lourdes amendes tout en promettant d'informer les utilisateurs lésés.

Si l'anecdote du club de cannabis peut prêter à sourire de prime abord, les conséquences n'en demeurent pas moins dramatiques. Le trafic de passeports est un marché noir extrêmement juteux et particulièrement destructeur pour les victimes d'usurpation d'identité.

Plus largement, cette affaire soulève des questions fondamentales sur notre écosystème mobile. Faut-il qu'Apple, dans son fameux processus de validation de l'App Store, se penche plus en profondeur sur l'architecture sécuritaire des applications qu'elle héberge ? La firme de Cupertino en a-t-elle seulement la légitimité, et un tel contrôle pourrait-il réellement être efficace face à des services liés au cloud ?

En fin de compte, cette énième fuite — qui fait écho à des problématiques similaires sur la vérification d'âge des sites pour adultes — démontre l'urgence d'une réponse systémique. Il est grand temps que les éditeurs de systèmes d'exploitation se réunissent pour proposer un standard universel et sécurisé. Une solution native permettant de certifier la majorité d'un utilisateur de manière certaine, sans avoir à confier son passeport au premier développeur venu.

Source :