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Home Assistant 2026.5 ouvre la domotique aux vieux protocoles : ondes radio et port série

Nicolas Furno

jeudi 07 mai à 19:15

Domotique

Home Assistant poursuit son retour dans le passé, avec l’objectif de rendre compatibles davantage d’appareils non connectés. Après l’infrarouge le mois dernier, la mise à jour du mois de mai se penche sur deux anciennes méthodes de communication encore présentes dans nos logements : les ondes radio et la communication par le biais du port série. C’est loin d’être la seule nouveauté au programme de la nouvelle version, alors sans plus tarder, voici tout ce qui est intéressant dans Home Assistant 2026.5.

Ondes radio et port série : intégrer l’existant à la domotique moderne

L’un des crédos de Home Assistant est sans conteste de s’ouvrir à un maximum d’appareils. Contrairement à HomeKit, soumis à un long processus de certification et qui ne gère qu’une poignée de catégories de produits, l’objectif ici est de prendre en charge tous les équipements d’une maison. Y compris ceux qui ne sont pas connectés d’une manière traditionnelle, en Wi-Fi, Zigbee, Bluetooth ou encore Thread, mais qui peuvent être contrôlés malgré tout. La mise à jour précédente avait ainsi ajouté l’infrarouge à son arc, pour envoyer des commandes à un téléviseur ou un ventilateur depuis sa maison connectée.

Home Assistant 2026.4 (re)fait la part belle à l’infrarouge

Home Assistant 2026.4 (re)fait la part belle à l’infrarouge

Ce mois-ci, deux options ont été ajoutées avec les ondes RF et le port série. La première est la plus courante, puisque de nombreux équipements exploitent encore cette technologie pour un contrôle distant. La catégorie la plus fréquemment croisée est sans doute celle des portes de garage, même si on retrouve aussi ces ondes sur des volets (l’ancienne technologie RTS de Somfy) ou encore des ventilateurs au plafond. Dès lors que vous avez une télécommande sans émetteur infrarouge, il s’agit certainement d’une communication RF et Home Assistant saura à l’avenir la gérer. L’interface série est surtout utilisée dans le monde du home-cinéma et on la retrouve en particulier dans des amplificateurs.

Le modèle est similaire pour toutes ces connexions à l’ancienne. Home Assistant ajoute les fondations nécessaires que de futures intégrations pourront exploiter pour ajouter la compatibilité avec des appareils. Pour le dire autrement, ces mises à jour posent les bases techniques, mais les avantages concrets ne seront pas forcément visibles dès le départ. Pour les ondes radio, deux matériels sont pris en charge pour commencer : un ESP32 associé à un module CC1101 (autour de 3 €) pour les bricoleurs, ou alors le RM4 Pro de Broadlink (45 €) pour une solution clé en main (on sera alors limités à la bande des 433 MHz). Côté série, on peut utiliser un câble relié directement à Home Assistant en USB, ou bien configurer un ESP32 avec le nouveau composant Serial Proxy.

Deux intégrations exploitent les ondes RF dans Home Assistant 2026.5, d’autres suivront par la suite : Honeywell String Lights (éclairages surtout vendus aux États-Unis) et Novy (hottes très haut de gamme). Côté port série, la liste est toute aussi courte : Denon RS232 et Russound RIO, toutes deux dans le monde du home-cinéma. Les développeurs précisent qu’ils travailleront dans les prochains mois pour rendre ces fonctionnalités plus accessibles, à la fois avec de nouvelles intégrations et aussi un processus de mise en place simplifié. C’est surtout vrai pour le port série, qui nécessite encore de mettre les mains dans le cambouis virtuel.

DJI annonce l'Osmo Mobile 8P : un stabilisateur DockKit avec une télécommande amovible dotée d'un écran

Pierre Dandumont

jeudi 07 mai à 17:45

Accessoires

DJI vient d'annoncer un nouveau stabilisateur dans sa gamme, l'Osmo Mobile 8P. Cette évolution de l'Osmo Mobile 8 garde de nombreuses fonctions, comme la compatibilité avec DockiKit, la fonction de suivi d'Apple intégrée dans les iPhone. La nouvelle version 8P ajoute quelques fioritures, mais la principale est l'Osmo FrameTap. Il s'agit d'un petit écran portable qui fournit un retour visuel.

La télécommande amovible. Image DJI.

L'Osmo FrameTap est un module de commande amovible, qui fait office de télécommande. Il se détache du corps du stabilisateur pour vous fournir un retour pour le cadrage, alors que les versions précédentes des stabilisateurs, elles, ne le proposent qu'avec une Apple Watch. L'écran est tactile et il y a un joystick qui permet de commander le smartphone pour la mise au point ou pour le cadrage quand vous n'êtes pas devant l'écran. L'autonomie n'est pas annoncée, et le module se fixe magnétiquement.

La télécommande pour les selfies. Image DJI.

Dans les autres différences par rapport à l'Osmo Mobile 8 que nous avons testé, il y a un poids légèrement plus élevé (386 grammes vs. 370 grammes), un trépied légèrement plus large une fois déployé (avec un rayon de 97 mm contre 77 mm) et la possibilité d'installer un module de suivi de seconde génération, essentiellement utile avec les smartphones Android et les iPhone qui ne prennent pas en charge DockKit. Il est optionnel, vaut 50 € et améliore le suivi de certains objets, comme les véhicules.

Image DJI.

Certains des accessoires des Osmo Mobile 7 et 8 (comme la bride magnétique, pratique avec les iPhone) sont compatibles, et le modèle Osmo Mobile 8P est un peu plus onéreux. Le modèle 8 classique démarre à 109 € en version de base (sans accessoires) et est à 159 € avec le module de suivi classique. Le nouveau modèle est à 159 € avec sa télécommande et à 189 € avec le nouveau module de suivi.

Test du Osmo Mobile 8 : le stabilisateur de DJI s

Test du Osmo Mobile 8 : le stabilisateur de DJI s'ouvre à DockKit, pour un suivi dans toutes les apps

Dans l'ensemble, les nouveautés ne justifient pas le changement si vous avez déjà le modèle précédent mais sont intéressantes pour ceux qui n'ont pas encore de stabilisateur. L'écran de contrôle est une bonne idée qui va simplifier le cadrage pour les photos de groupe, surtout pour ceux qui n'ont pas d'Apple Watch.

Belkin casse le prix de ses chargeurs MagSafe et Qi2 25 W pour iPhone

Félix Cattafesta

jeudi 07 mai à 16:38

Accessoires

C’est le moment de craquer pour une station de charge MagSafe. Amazon propose aujourd’hui plusieurs remises sur des accessoires de Belkin. La station 3-en-1 Qi2 BoostCharge passe par exemple de 130 € à son lancement à seulement 65 €, soit 50 % de remise. L’accessoire est disponible à ce prix en noir ou blanc.

La station 3-en-1 de Belkin à 65 €. Image Belkin

C’est un achat intéressant : la recharge magnétique est rapide, montant jusqu’à 15 W sur n’importe quel iPhone compatible MagSafe. On pourra également y poser un boîtier d’AirPods et n’importe quelle Apple Watch, y compris les différentes Ultra. La version sans le galet pour montre tombe de son côté à 45€ au lieu de 60 €, soit 25 % de remise.

Encore plus compacte, on notera que la station BoostCharge Pro passe de 50 € à seulement 33 €. L’accessoire est plus discret mais n’a été pensé que pour recharger un iPhone. Son bras peut être incliné entre 0° et 70°, tandis que la tête est également inclinable. Il est disponible en noir et en blanc, mais est dans tous les cas livré sans adaptateur secteur. Si vous en avez besoin, Belkin propose un bloc 25 W pour 15 € au lieu de 20 €.

La station de charge plus simple à 33 €. Image Belkin

Si vous cherchez un simple chargeur facile à transporter, on notera que le simple support MagSafe de Belkin tombe à 15 € au lieu de 22 €. Il est livré avec un adaptateur secteur USB-C de 20 W et un câble de 1,5 m. Un accessoire que l’on pourra facilement garder au fond du sac ou d’une valise.

Notons que ce n’est pas le plus rapide. Sur les iPhone 16 et 17, il est possible de dépasser le MagSafe avec le Qi2 25W. Belkin propose justement une remise sur son câble avec béquille : il revient à 23 € au lieu de 30 €, soit 23 % de moins. Une bonne affaire si vous avez un téléphone récent pour un câble qui restera plus efficace sur le long terme.

Le DJ IA de Spotify parle maintenant français

Félix Cattafesta

jeudi 07 mai à 15:36

Services

Après une tournée de chauffe aux États-Unis et au Canada, le DJ de Spotify est désormais disponible en bêta dans l’Hexagone pour les abonnés Premium. Pour rappel, il s’agit d’une fonction basée sur l’IA créant une playlist que Spotify estime adaptée aux goûts de l'utilisateur. Celle-ci est entrecoupée de commentaires d’un vrai-faux DJ avec une voix se voulant réaliste.

Image iGeneration

La nouveauté prend la forme d’une playlist interactive. Vous pouvez demander un morceau au DJ de vive voix ou à l’écrit, qui va alors le jouer et faire des commentaires. On peut sinon demander un style plus général et découvrir des suggestions, en profitant de fondus enchaînés entre les morceaux. L'entreprise a indiqué que les DJ IA portent des noms et avaient des personnalités différentes selon leur langue respective. En France, il s’agit de DJ Maïa.

La fonction donne un côté radio surprenant dans lequel le présentateur vous tutoie. Les réponses tombent parfois juste, parfois à côté de la plaque : quand nous avons demandé « du rock des années 2000 peu connu », le DJ nous a passé… Radiohead. Spotify indique que les données vocales seront utilisées pour « améliorer l’expérience Spotify », mais permet de la désactiver dans les Préférences.

Le DJ de Spotify a progressé depuis ses débuts en 2023. Il se contentait initialement de faire des commentaires entre deux pistes choisies par l’utilisateur. L’entreprise a ensuite ajouté la possibilité de parler avec lui pour changer l’ambiance ou le style. En plus de la France, la fonction a également été déployée dans d’autres pays où elle comprend également l’allemand, l’italien et le portugais brésilien.

"DJ" de Spotify : de l

"DJ" de Spotify : de l'OpenAI pour une playlist personnalisée et commentée

La nouveauté est accessible en tapant « DJ » dans la barre de recherche de Spotify avant d’appuyer sur le bouton correspondant. Un bouton DJ devrait sinon avoir fait son apparition en bas à droite de l’écran. Ce n’est pas la seule fonction d’IA de Spotify, qui permet aussi de créer des playlists à thème en les décrivant de manière textuelle dans certains pays.

Google refuse d’ajouter une touche de Liquid Glass dans ses Pixel

Nicolas Furno

jeudi 07 mai à 12:18

Android

En réponse à un internaute qui proposait le concept d’une interface Liquid Glass à la sauce Android, Sameer Samat a répondu sans aucune ambiguïté : « Certainement pas ! Vous êtes complètement déchaînés. 😂 » À quelques jours de la Google I/O 2026 pendant laquelle son entreprise présentera ses nouveautés pour le mobile, le président de l’écosystème Android ne laisse aucune place au doute… avec un petit tacle contre le design imaginé par Apple au passage ?

Le concept d’Android version Liquid Glass proposé par @micetor@x.

Sa réponse ne surprendra évidemment personne. Google développe depuis plusieurs années sa propre interface, dont la dernière variante bizarrement nommée Material 3 Expressive a été présentée l’an dernier seulement. Le géant de la recherche est parti dans une direction bien différente de celle d’Apple : nulle transparence ici, mais des formes originales, pour ne pas dire bizarres. À l’inverse de la Pomme qui impose un design très cadré, son concurrent joue la carte de la personnalisation et permet à ses utilisateurs de créer des variations radicales s’ils le souhaitent.

Google lève le voile sur la nouvelle interface « Material Three Expressive » d’Android 16

Google lève le voile sur la nouvelle interface « Material Three Expressive » d’Android 16

Dans ce contexte, il était assez évident qu’Android 17 n’allait pas abandonner ces années de travail pour recopier l’interface d’iOS 26. C’est d’autant moins surprenant que Liquid Glass n’a pas tout à fait remporté le succès escompté depuis Cupertino. Au contraire, la nouvelle présentation en transparence imaginée par les équipes d’Alan Dye a été souvent critiquée et même si un retour en arrière est impensable pour iOS 27, on peut souligner le départ du principal promoteur de Liquid Glass en fin d’année dernière.

Meta récupère Alan Dye, responsable des interfaces depuis 2010 et n°2 du design d’Apple

Meta récupère Alan Dye, responsable des interfaces depuis 2010 et n°2 du design d’Apple

Que Sameer Samat se moque ou non, l’interface par défaut du système mobile de Google ne devrait en tout cas pas changer cette année, du moins pas dans cette direction. Reste que cette présentation n’est pas tellement utilisée dans le monde Android et ce refus concernera surtout les Pixel. Comme le souligne 9to5Google, d’autres marques créent leur propre interface et n’hésitent pas à reprendre des idées du côté d’Apple, quand elles ne copient tout simplement pas ce que l’iPhone propose.

Le fabricant chinois Vivo s

Le fabricant chinois Vivo s'inspire fortement du Liquid Glass pour son futur OriginOS 6

C’est le 12 mai, mardi prochain donc, que Google devrait présenter toutes ses nouveautés pour Android, en amont de la Google I/O. Comme l’an dernier, l’entreprise organise un « Android Show » dédié à son système mobile, alors que sa conférence développeurs sera bien plus générale. Google a promis que ce sera « l’une des années les plus importantes de l’histoire d’Android », rien que ça ! Vous pouvez naturellement compter sur nous pour un retour sur les annonces de cet événement.