À force de voir cartonner Stranger Things sur Netflix, et toute la hype que la série à amené avec elle, il fallait bien qu’un constructeur décide de jouer sur le thème, d’autant qu’il ne faut pas grand chose pour les pousser sur la voie de la nostalgie. C’est maintenant fait avec le dernier appareil photo/caméra de Fuji, l’Instax Mini Evo Cinema.

Dès le départ, l’inspiration est clairement visible : la gamme Instax a beau être faite d’appareils photo mêlés à une petite imprimante intégrée, l’Instax Mini Evo Cinema fait plutôt penser à une caméra Super 8. Fuji a d’ailleurs indiqué s’être servi de la Fujica Single-8 pour le design, caméra de la marque sortie en 1965. Tout y est, de la forme générale jusqu’au design des touches et molettes, et même l’écran est bien intégré pour ne pas casser le design, prenant la place normalement dédiée au viseur.
Mais la marque ne s’est pas arrêtée en si bon chemin pour faire remonter les souvenirs. Avec sa molette sur le côté, étrangement graduée de 1930 à 2020, l'utilisateur peut choisir différents effets sensés représenter différentes époques auxquelles une photo ou une vidéo pourrait avoir été prise : 1960 rappellera les caméras Super-8 (jusqu’au son de la caméra pendant la prise de vue), 1970 s’inspire d’un vieil écran cathodique, etc.

Les effets sont appliqués non seulement à la vidéo que vous tournez avec l’appareil, mais aussi aux photos, ou encore aux tirages sortis à partir de la vidéo tournée : quand vous imprimez une capture de celle-ci, non seulement l’effet de la photo suit celui utilisé pour la vidéo, mais en plus permet d’insérer un QR-Code menant directement à la page sur laquelle vous aurez pris soin d’uploader la vidéo grâce à l’app installée sur votre smartphone. Cette dernière vous permettra même d’apporter quelques retouches, comme l’ajout d’un titre raccord avec la période utilisée, ou l’ajout d’une petite séquence de « crédits » à la fin de votre vidéo.

Fuji a poussé le vice jusqu’aux accessoires de l’appareil, allant d’un viseur à attacher devant l’écran pour aller jusqu’au bout de l’esprit Super-8 jusqu’à la petite housse, en passant par une poignée à attacher sous l’appareil.
Si les fonctions intégrées sont plus un gadget qu’autre chose, l’appareil en lui-même paraît en tout cas très bien réalisé, ce qui ne choquera personne pour une marque comme Fujifilm, qui a maintenant plusieurs décennies d’expérience dans le domaine. Les effets ne justifient pas à eux seuls d’acheter un tel appareil, mais si le tarif (non encore dévoilé) est raccord avec la qualité de construction, cet appareil pourrait aider la marque à surfer sur l’engouement actuel pour tout ce qui touche au rétro, accentué par le final de la série à succès de Netflix. Sa commercialisation commencera au Japon à un tarif non précisé à partir du 30 janvier 2026, sans plus d'indications pour le reste du monde.


















