Après l’arnaque au faux conseiller bancaire, les arnaqueurs passent à la vitesse supérieure et appellent désormais leurs victimes directement via FaceTime. Apple et la Federal Trade Commission (FTC) américaine viennent de sonner l’alerte et rappellent que les entreprises n’effectuent pas d’appels FaceTime non sollicités pour demander des informations sensibles, comme des mots de passe, des codes de vérification ou des virements.
Comment fonctionne l’arnaque ? L’une des plus populaires commence par l’envoi d’un SMS à la victime, l’alertant d’une activité frauduleuse sur son compte ou sa carte bancaire. Le malandrin la pousse à poursuivre la conversation au téléphone, puis carrément à activer FaceTime pour des « vérifications supplémentaires ».
Une pratique qui permet à l’arnaqueur de mettre la victime en confiance, mais aussi de lui demander de partager son écran. Il pourra ainsi facilement noter tout un tas d’informations personnelles et de codes, ou l’inciter à effectuer des virements frauduleux.
Si c'est assez classique, l’article décrit également une autre arnaque, cette fois-ci liée à un faux support technique. Ici aussi, un message est envoyé, indiquant qu’il faut immédiatement parler à un conseiller. Celui-ci appelle ensuite via FaceTime et demande à effectuer certaines manipulations. Il peut, au passage, observer des numéros de compte, des mots de passe ou d’autres informations sensibles.
La FTC affirme que les choses vont assez loin. Certains malfaiteurs se font carrément passer pour la police, arborant un faux badge ou apparaissant en uniforme. D’autres se lancent dans une arnaque sentimentale plus classique en initiant une « romance » avec la victime avant de lui demander d’envoyer de l’argent.
Rien ne dit que ce type d’arnaque soit populaire en France, mais on peut craindre qu’il ne finisse par arriver chez nous. Rappelons donc quelques conseils de base : ne partagez jamais votre écran avec un inconnu, ne communiquez jamais vos mots de passe ou vos codes de vérification et, si quelqu’un prétendant travailler pour votre banque vous appelle pour vous demander d’effectuer des manipulations sensibles, raccrochez et rappelez le numéro officiel.
Dans ce qui promet d'être la bataille judiciaire de l'année entre Apple et OpenAI, un troisième acteur va inévitablement chercher à tirer la couverture à lui. Il s'agit, on vous le donne dans le mille, d'Elon Musk. Le patron de X s'est d'ailleurs déjà illustré avec son tact habituel, promettant la prison à son « meilleur ami » de trente ans, Sam Altman.
Si Elon Musk aura le droit à un rôle secondaire, ce n'est pas parce qu'il crie le plus fort sur X, bien aidé par les algorithmes, mais parce qu'il s'était opposé l'année dernière à l'accord liant OpenAI et Apple.
Retour en arrière : en août 2025, le milliardaire s'en prenait ouvertement à Apple et OpenAI en accusant les deux entreprises de favoriser artificiellement ChatGPT au détriment de Grok, le chatbot de xAI. Il reprochait notamment à la Pomme de mettre davantage ChatGPT en avant sur l'App Store, et surtout d'en avoir fait le seul service d'IA générative intégré à Siri et aux fonctions d'Apple Intelligence. Une alliance qui, selon lui, donnait à OpenAI un accès privilégié à des centaines de millions d'utilisateurs d'iPhone, tout en empêchant les concurrents de se développer dans des conditions équitables.
La rancœur s'était matérialisée par une plainte antitrust conjointe de xAI et X contre les deux géants, les accusant de chercher ensemble à protéger leurs positions dominantes dans les smartphones et l'intelligence artificielle. L'argumentaire restait toutefois fragile : Grok avait déjà atteint de très bonnes places dans les classements de l'App Store, tandis qu'Apple affirmait que ses sélections éditoriales étaient impartiales et que son accord avec OpenAI n'était pas exclusif. Derrière la bataille juridique, il y avait donc aussi un conflit commercial évident : Musk dirigeait directement l'un des principaux concurrents de ChatGPT.
« Les escrocs pensent que tout le monde est escroc »
Cette offensive avait poussé, à l'automne dernier, Apple à monter au créneau. Ce fut d'ailleurs avec le recul la dernière fois que la firme de Cupertino prit la défense de son partenaire.
Face aux accusations de manipulation de l'App Store formulées par Musk, John Gruber résumait parfaitement la situation sur Daring Fireball en pointant du doigt l'hypocrisie de la démarche :
« Musk prétend que la liste des applications les plus téléchargées est elle aussi truquée. C'est de la pure projection. Si Musk dirigeait un App Store populaire, il pèserait de tout son poids pour s'assurer que ses propres applications soient toujours en tête de liste. C'est exactement ce qu'il a fait avec son compte personnel, et avec les comptes alignés sur ses positions politiques, sur Twitter/X. Parce que c'est ce qu'il ferait lui-même, il pense que c'est ce que fait Apple. Je pense sincèrement qu'il croit que les classements de l'App Store sont arrangés, et que Grok est du mauvais côté de la barrière. Les escrocs pensent que tout le monde est escroc. Ce n'est qu'une des nombreuses preuves que Musk ne tourne pas rond. »
Et le blogueur d'ajouter, non sans ironie, que Musk pourrait bien finir par laisser tomber cette plainte, lui qui ne doit plus vraiment craindre aujourd'hui qu'Apple favorise en sous-main les affaires d'OpenAI.
L'App Store, un juge de paix impassible
Alors, comme l'a fait noter John Gruber, si l'on est un brin paranoïaque comme Elon Musk, on se dit qu'Apple va régler ses comptes en interne avec OpenAI et faire disparaître ChatGPT des hautes sphères du classement de l'App Store.
Il n'en est rien. Comme le montre cette capture d'écran prise ce matin, ChatGPT occupe toujours la tête du classement des téléchargements des applications gratuites sur l'App Store. Au passage, il est intéressant de noter que Claude et Gemini occupent respectivement seulement la 10e et 11e position du classement américain. Grok AI, pour sa part, n'est même pas dans le top 25.
C'est un mouvement dont on ne peut que se féliciter. Apple est en train de poser, brique par brique, les fondations nécessaires pour protéger ses utilisateurs face aux innombrables arnaques qui pullulent en ligne. Une lutte de tous les instants qui va franchir un nouveau cap avec les prochaines mises à jour d'iOS.
Dans iOS 26.6, actuellement en bêta, Apple s'apprête à introduire une nouvelle alerte ciblant spécifiquement les iMessages malveillants. La trouvaille, confirmée par des bouts de code dans la cinquième bêta du système et illustrée par une maquette partagée sur X par l'utilisateur @limpless_skelly, se présente sous la forme d'une notification contextuelle.
Le message a le mérite d'être clair : il avertit l'utilisateur que le contenu reçu pourrait endommager son iPhone ou compromettre sa vie privée. Face à cette menace, le système propose de partager le message incriminé avec Apple afin d'aider à prévenir de futures attaques. Trois options s'offrent alors à la victime potentielle : « Plus tard », « Partager avec Apple », ou « Ne pas signaler ».
Reste à déterminer quels critères exacts déclencheront ce pop-up. Il s'agit très probablement d'une réponse directe de Cupertino aux tentatives de hameçonnage complexes et autres failles sophistiquées qui visent régulièrement l'application Messages. On se souvient qu'Apple avait déjà intégré le système de sécurité par bac à sable « BlastDoor » avec iOS 14.
Hélas, ce garde-fou n'avait pas pu empêcher une redoutable attaque invisible en 2021, capable de s'infiltrer silencieusement pour installer des logiciels espions à l'insu de sa cible. Depuis, la Pomme a multiplié les parades, du mode Isolement à la vérification des clés de contact iMessage, en passant par un filtrage plus strict des indésirables.
Seule petite ombre au tableau : sur le plan visuel, cette nouvelle alerte dans son état actuel rappelle fâcheusement les fenêtres frauduleuses que l'on croise parfois au détour d'une navigation sur Safari. De quoi semer la confusion dans l'esprit des utilisateurs les moins avertis, qui pourraient hésiter à interagir avec une notification pourtant légitime.
Trust Insights : l'analyse locale pour déjouer l'ingénierie sociale
En parallèle de ces mesures visibles, Apple travaille avec iOS 27 sur un nouveau framework particulièrement prometteur. Baptisé Trust Insights, il permet sur le papier de contrer les redoutables attaques d'ingénierie sociale en temps réel.
La grande force de Trust Insights est de fonctionner principalement en local, directement sur l'appareil. Son rôle est de mouliner tout un tas de signaux silencieux en analysant « les schémas d'interaction, le timing, le contexte et les données de base des capteurs ».
Concrètement, si le système flaire que l'utilisateur est sous l'emprise d'un escroc comme par exemple un faux conseiller bancaire qui le guide pas à pas au téléphone pour réaliser un virement, Trust Insights tire la sonnette d'alarme et attribue un niveau de risque, moyen ou élevé. La balle est ensuite dans le camp de l'application concernée, qui est libre d'agir en conséquence : elle peut afficher des avertissements bloquants, imposer un délai de sécurité avant de valider l'action, ou exiger des étapes de vérification supplémentaires. Une approche dynamique et comportementale qui pourrait bien limiter la casse de manière significative.
Après une année chargée ayant notamment apporté le Liquid Glass, Apple a levé le pied sur les nouveautés avec iOS 27, concentrant surtout ses efforts sur les corrections de bugs. Cela ne veut pas pour autant dire que rien ne change après l'installation de la mise à jour : jetons ensemble un coup d'œil aux 5 grosses nouveautés d'iOS 27.
Image iGeneration
Essayer les nouveaux outils dans Photos
Ceux ayant un iPhone compatible avec Apple Intelligence (iPhone 15 Pro Max ou plus récent) auront tout intérêt à passer une tête dans l'application Photos. Celle-ci a gagné trois nouveaux outils très intéressants : on peut ainsi étendre une photo hors de son cadre, modifier sa perspective ou effacer des éléments grâce à une gomme magique bien plus efficace.
L'éditeur d'images de Photos a gagné quelques outils. Image iGeneration
Il y a de quoi s'amuser tant ces outils sont impressionnants la première fois que l'on s'en sert. Et quitte à être dans l'app Photos, n'hésitez pas à jeter un œil aux autres nouveautés, comme la possibilité de personnaliser les diaporamas, d'ajouter des mots-clefs ou encore de partager ses albums avec Windows/Android.
Image Playground n'avait pas vraiment impressionné dans ses premières versions, et Apple compte bien corriger le tir sous iOS 27. L'app peut désormais générer des images réalistes beaucoup plus intéressantes. Elle peut être utilisée pour créer des fonds d'écran ou bien retoucher des photos de ses proches.
Image Playground sur iOS 27. Image iGeneration
Les Genmojis ont également été améliorés et sont maintenant légèrement plus accessibles, Apple proposant par exemple de fusionner deux emojis directement depuis le clavier. Le rendu est plus convaincant, iOS 27 permettant d'affiner ses créations en décrivant les changements à apporter.
Cartes devient un peu plus utile sur iOS 27. L'app peut maintenant créer des pass à partir de n'importe quel code QR. Autrement dit, vous pourrez enfin y ajouter votre carte de salle de sport ou cette carte de fidélité jusqu'à présent impossible à intégrer au système d'Apple.
La création d'un pass personnalisé dans Cartes. Image iGeneration
Cupertino a fait les choses bien, proposant trois types de pass et plusieurs options de personnalisation. On peut ajuster les informations affichées, mais aussi les couleurs ou le fond. Cartes a au passage droit à quelques améliorations, avec une nouvelle interface pour les paiements sur le web et dans les apps ainsi que la prise en charge du suivi de commande Amazon.
Apple n'a pas fondamentalement revu son interface cette année, mais a tout de même apporté quelques modifications bienvenues. Le Liquid Glass a droit à quelques changements : il est plus personnalisable, avec des boutons aux contours plus tranchés et des icônes plus travaillées. L'icône de batterie a également été revue.
iOS 27 permet de cacher l'horloge principale. Image iGeneration
De son côté, l'écran verrouillé est maintenant plus personnalisable. On peut par exemple opter pour une horloge mini afin de mettre en avant son fond d'écran. L'écran d'accueil peut accueillir des widgets au format XXL occupant quasiment tout l'espace.
Si vous n'avez jamais eu le courage de vous intéresser à Raccourcis, c'est le moment : l'app est désormais beaucoup plus puissante grâce à Apple Intelligence. Il suffit de décrire une automatisation de façon simple pour que le système crée le raccourci à votre place.
Création d'un raccourci dans iOS 27. Image iGeneration
On peut par exemple demander « Allume les lumières dès que je rentre à la maison et envoie un message à ma sœur pour lui dire que je suis rentré », et le raccourci sera mis sur pied sans avoir à mettre les mains dans le cambouis. La nouveauté est difficile à louper dans l'app, avec un gros bouton « + » sur la page d'accueil affichant un champ de texte.
La grosse nouveauté cette année est Siri AI, qui n'est malheureusement pas disponible en français dans l'immédiat et dont on ne sait pas quand il sortira dans l'UE. Il reste possible de l'essayer si vous avez un compte App Store situé en dehors de l'Union européenne. Cependant, il faudra passer Siri et votre téléphone en anglais.
Le nouveau Siri. Image iGeneration
L'expérience est amusante, mais pas vraiment pratique au quotidien. Si on peut écrire en français dans la nouvelle app Siri, il faut prendre l'habitude de parler à voix haute en anglais. Cela permet tout de même d'avoir un avant-goût de ce que proposera le nouvel assistant.
C'est le grand soir : Apple vient de publier la première bêta publique d'iOS 27 ! Autrement dit, plus besoin d'un compte développeur pour essayer les changements apportés par cette nouvelle génération de système, qui sortira officiellement pour tous en septembre. tvOS et watchOS 27 ont également droit à une bêta publique.
Image iGeneration
Si vous voulez l'essayer, il vous suffit de rejoindre le programme de logiciels bêta d’Apple avant de vous rendre dans les Réglages de votre appareil. Sur iPhone, direction la rubrique Général puis Mise à jour logicielle avant de choisir Mise à jour bêta en haut. Sélectionnez le bon canal, puis revenez en arrière : la bêta devrait vous être proposée. N'oubliez pas de faire une sauvegarde avant l'installation.
iOS 27 n'a pas relevé la barrière à l'entrée, et si votre téléphone est compatible avec iOS 26, il l'est avec iOS 27 (il faut au minimum un iPhone 11). Les choses sont un peu plus compliquées sur iPad, plusieurs modèles ayant été laissés sur le côté cette année.
Cette révision se concentre principalement sur l'optimisation et la suppression de bugs. Le gros morceau sera Siri AI, un nouvel assistant carburant à l'IA qui n'est pour le moment pas disponible dans l'UE ou en Français. En attendant, la mise à jour apporte quelques nouveaux outils dans Photos pour les appareils compatibles Apple Intelligence. Image Playground a lui aussi été amélioré et peut désormais générer des images réalistes. FaceTime prend en charge les deux caméras de l'iPhone en même temps sur les modèles les plus récents.
Au niveau des petites nouveautés, on notera aussi la possibilité d'ajouter des cartes personnalisées dans Cartes. Apple a également peaufiné son Liquid Glass et ajouté un système de raccourcis par IA. Il y a aussi quelques changements dans Localiser, tandis qu'Apple Intelligence peut décrire les vidéos des caméras de surveillance.