L’une des premières décisions spectaculaires que l’Europe a prises lorsqu'elle a commencé à réglementer le marché des technologies, c’est d’avoir voulu généraliser l’USB-C (ou d'avoir voulu la peau du Lightning, c’est selon les points de vue) pour la recharge. Avec le recul, c’est sans doute l’une des meilleures résolutions qu’elle ait prises dans le domaine (il n’y en a pas forcément beaucoup).
Faites ce que je dis, pas ce que…
Seulement voilà, trêve de mauvais esprit, l'ironie du sort vient parfois rattraper les législateurs. Dans le cadre de sa campagne #ProtectWhatMatters, la Commission européenne vient en effet de commettre une belle petite bourde marketing à ce sujet. Lors d'un événement organisé hier, elle a cru bon d'offrir à des journalistes et des influenceurs un kit « microphone cravate sans-fil » qui se branche… exclusivement en Lightning. Forcément, le choix de cette connectique, théoriquement poussée vers la sortie par Bruxelles, a surpris plus d’un invité, à commencer par Audrey Vuetaz, journaliste chez Public Sénat.
Image : Audrey Vuetaz / X
Le symbole fait déjà désordre, mais le tableau ne s'arrête pas là. Pour ne rien arranger à l'affaire, ce produit de la marque Devia provient d’un constructeur chinois. Ce dernier, visiblement soucieux de la réglementation européenne, propose bien entendu un modèle USB-C à son catalogue. Toutefois, comme l’ont constaté nos confrères de Numerama, cette déclinaison est tout simplement plus chère. Un petit détail tarifaire qui a sans doute pesé dans la balance au moment de la commande.
L'iPhone toujours roi dans les milieux médiatiques
Si l'explication budgétaire prête à sourire, l’anecdote n’amusera peut-être pas beaucoup du côté de Cupertino. Elle révèle néanmoins une réalité tenace : dans les milieux médiatiques, la part de marché de l'iPhone reste si importante qu'elle justifie l'achat d'accessoires Lightning par ceux-là mêmes qui tentent de l'enterrer.
Image : EU
Reste que derrière cet amusant faux pas logistique, le fond de l’événement mérite d’être souligné. Plus sérieusement, ce kit a été distribué dans le cadre de la campagne européenne « Protect What Matters », une initiative de communication de la Commission destinée à rappeler que la démocratie ne se résume pas à des institutions : elle repose aussi sur une presse libre, la liberté d’expression, l’indépendance de la recherche et la capacité des citoyens à accéder à une information fiable. Dans ce cadre, Bruxelles met notamment en avant ses actions contre la désinformation, les ingérences étrangères et les procédures abusives visant à intimider journalistes et défenseurs des droits.
Tout récemment, on se demandait quand Gemini allait enfin débarquer sur CarPlay. Ses rivaux n’ont pas perdu de temps et peuvent d’ores et déjà être sollicités à tout moment lors d’un trajet. Si l’on en croit les trouvailles de MacRumors, l'attente touche à sa fin. Le géant du web semble toutefois vouloir s’y prendre un peu différemment en réservant, pour commencer du moins, son intelligence artificielle à Google Maps.
L’IA de Google prend le volant
En fouillant dans les entrailles de l'application, nos confrères ont déniché des lignes de code qui ne laissent guère de place au doute. Gemini s'apprête à faire son nid directement dans l'interface de navigation sur l'écran de votre véhicule. Concrètement, après avoir simplement accepté les nouvelles conditions d'utilisation depuis l'iPhone, le conducteur pourra demander de vive voix à l'assistant de le guider vers une destination spécifique ou d'obtenir des détails pointus sur son itinéraire.
Cette évolution vient transposer sur le tableau de bord des capacités conversationnelles déjà présentes sur smartphone, notamment pour répondre à des requêtes complexes sur le monde réel et les lieux environnants.
Si Google appuie sur l'accélérateur aujourd'hui, c'est avant tout parce qu'Apple a ouvert les portes de CarPlay aux applications vocales tierces depuis iOS 26.4. La firme de Mountain View a tout intérêt à s'engouffrer rapidement dans la brèche, d'autant que des acteurs comme ChatGPT, Perplexity ou encore Grok ont déjà pris leurs marques sur le système embarqué de la Pomme.
La fonctionnalité n'est pas encore activée du côté des serveurs de Google, mais les fondations étant solidement posées dans l'application, le grand déploiement ne devrait être qu'une question de jours.
Apple distribue ce soir les versions finales d’iOS 26.5, d’iPadOS 26.5 et de tous les autres OS 26.5, comme macOS 26.5 et watchOS 26.5. Après quelques semaines de développement, cette mise à jour mineure du système mobile conçu par la Pomme sera sans doute la dernière avant de découvrir les OS 27 dans un petit mois, à l’occasion de la WWDC 2026. En attendant, vous pourrez explorer quelques ajouts sympathiques dans cette nouvelle version.
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Notons d’emblée qu’il manque LA grosse nouveauté que l’on a un temps attendue pour le printemps : pas de nouveau Siri au programme. Apple va probablement attendre les OS 27 pour fournir un nouvel assistant enfin intelligent (🤞), il faudra se contenter du bon vieux Siri pour le moment.
Si vous préférez l’image et l’audio au texte, mon collègue Félix a résumé les principales nouveautés d’iOS 26.5 dans cette brève vidéo.
Nouveau fond d’écran Pride
Comme chaque année, Apple propose un nouveau fond d’écran « Pride » pour accompagner la version x.5 qui sort courant mai. On dispose ainsi d’une nouvelle option dans iOS 26.5 comme iPadOS 26.5, avec des bandes colorées et de multiples paramètres. Si votre iPhone dispose d’un écran toujours allumé, le jeu entre le mode veille et actif est particulièrement joli. Les traits colorés tranchent bien sur le fond noir permis par l’OLED et ils se transforment en bandes aux couleurs bien vives quand on active l’appareil.
Apple fournit onze variantes et permet même de créer la sienne, en combinant douze couleurs différentes. En plus de la célébration des minorités LGBTQIA+, c’est une bonne manière de se créer un fond d’écran original, sur le thème de votre choix.
Le chiffrement de bout en bout s’active pour RCS, mais pas encore en France
L’autre nouveauté importante des OS 26.5 concerne RCS, ce standard qui doit progressivement remplacer les SMS pour échanger des messages sans passer par un service tiers. La grosse étape à venir est le chiffrement de bout en bout et Apple a confirmé que cette mise à jour l’activera enfin pour les utilisateurs, après plusieurs mois de tests. D’ailleurs, même si le déploiement se fera pour tout le monde, la fonction reste présentée comme une bêta.
iOS n’est pas le seul dans l’équation et il faudra faire preuve d’un petit peu plus de patience pour en bénéficier en France. En effet, le chiffrement de bout en bout devra être activé sur toute la chaîne pour devenir une réalité. Si Messages est enfin prêt avec les OS 26.5, les opérateurs mobiles devront mettre à jour leur infrastructure et la messagerie côté Android devra, elle aussi, gérer la fonctionnalité. Apple indique à ce sujet qu’il est nécessaire d’utiliser l’app Messages fournie par Google sur Android, ce qui veut dire que les messageries tierces ne sont pas concernées à ce stade.
Du côté des opérateurs, on pensait être bien servi en France, puisqu’on avait croisé les acteurs nationaux pendant les bêtas d’iOS 26.4. Hélas, Apple tient une liste d’opérateurs compatibles à jour et sur les 17 en Europe, il n’y en a aucun en France. Si vous nous lisez depuis la Belgique, vous aurez plus de chance : Orange, Proximus et Telenet proposent les RCS chiffrés de bout en bout dès aujourd’hui. En Allemagne, il y a 1&1, O2 et Telekom tandis que l’Espagne en compte pas moins de quatre : O2, Orange, Pepephone et Yoigo. Dans le reste de l’Europe, on note T-Mobile en République tchèque, Cosmote en Grèce, Slovak Telekom en Slovaquie et enfin 3, BT et EE au Royaume-Uni.
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Le nouveau profil RCS ajoute d’autres fonctionnalités, en plus de la sécurisation. Édition et suppression des messages après envoi, amélioration des réactions entre plateformes tierces ou encore possibilité de répondre directement à un message devraient ainsi être au programme. De quoi rapprocher les échanges avec Android de ce que l’on connaît côté iMessage, même s’il reste encore de nombreux éléments à ajouter pour Apple.
Il y a plusieurs autres petits changements à souligner. L’un d’eux n’est pas si mineur, mais il ne concernera qu’une minorité d’entre vous au départ : avec les OS 26.5, Apple prépare le terrain pour commencer à afficher des publicités dans Plans dès cet été. Seuls les États-Unis auront droit à cette « nouveauté » dans un premier temps, si bien que notre expérience ne devrait pas changer depuis le reste du monde. Cela n’a pas été le cas pendant les bêtas, en tout cas, puisque la section « Lieux suggérés » qui s’affiche outre-Atlantique est restée invisible en Europe.
Les « lieux suggérés » de Plans sous iOS 26.5, préparatifs à l’introduction de la publicité et une nouveauté que l’on n’a pas en Europe. Image MacRumors.
Parmi les autres nouveautés relevées pendant les bêtas, signalons quelques changements liés aux accessoires. D’une part, le Magic Keyboard d’Apple se synchronise plus facilement avec les iPhone grâce à au port USB-C. Dans le même temps, les accessoires tiers auront aussi un meilleur accès à iOS, cette fois dans le cadre du DMA européen.
Il y a aussi des modifications mineures dans Rappels et probablement quelques autres évolutions que l’on a ratées. Si vous en repérez, n’hésitez pas à les signaler dans les commentaires.
Comme toute mise à jour, celle-ci contient des correctifs de sécurité. iOS 26.5 est généreuse en la matière, avec plus de 50 bugs et vulnérabilités signalés par Apple ! Dans le lot, tout n’est pas forcément majeur et il n’y a aucune faille de sécurité exploitée connue. Malgré tout, si vous hésitiez à mettre à jour, voilà un bon argument pour le faire…
Notes de version
Voici les notes de version pour iOS 26.5, fournies par Apple :
Cette mise à jour apporte les améliorations suivantes :
Les messages RCS chiffrés de bout en bout (bêta) sont disponibles dans Messages avec les opérateurs pris en charge et seront déployés progressivement.
Le fond d'écran « Luminance Pride » qui réfracte dynamiquement un spectre de couleurs est disponible en téléchargement.
La version finale d’iOS 26.5 porte le numéro de build 23F77. C’est exactement le même que celui de la RC2 sortie en toute fin de semaine dernière. Si vous êtes sur le canal des bêtas, vous n’aurez ainsi rien à télécharger de plus ce soir, c’est exactement la même version.
Quelqu’un avait oublié tvOS 26.5 ? Presque pas l’auteur de ces lignes ! La mise à jour distribuée ce soir « permet d’améliorer la stabilité et les performances », nous dit Apple. Pas de jaloux : les HomePod ont également droit à une version 26.5 de leur logiciel et le programme est tout aussi passionnant.
C’est vraiment un soir de mises à jour pour (presque) tout le monde dans l’écosystème Apple ! Outre les OS 26.5 réservés aux appareils les plus récents, l’entreprise a aussi diffusé plusieurs correctifs mineurs pour ses produits incompatibles avec la dernière version. Cela concerne autant des iPhone, des iPad que des Mac et comme il s’agit de patchs de sécurité, mieux vaut les appliquer sans trop tarder.
L’iPhone XR a reçu une mise à jour ce soir, alors qu’il approche son huitième anniversaire. Image iGeneration.
Côté iPhone et iPad, voici toutes les versions distribuées ce soir, avec les appareils qui peuvent les installer :
18.7.9 : iPhone XS, iPhone XS Max, iPhone XR et iPad 7e génération ;
17.7.11 : iPad Pro 12.9" 2e génération, iPad Pro 10.5", et iPad 6e génération ;
16.7.16 : iPhone 8, iPhone 8 Plus, iPhone X, iPad 5e génération, iPad Pro 9.7" et iPad Pro 12.9" 1e génération ;
15.8.8 : iPhone 6s (tous les modèles), iPhone 7 (tous les modèles), iPhone SE 1e génération, iPad Air 2, iPad mini 4e génération et iPod touch 7e génération ;
Cette fois en effet, Apple réserve les mises à jour uniquement aux appareils trop anciens pour iOS 26. Les appareils compatibles avec la dernière version de son système mobile n’auront pas droit aux correctifs du jour si leurs utilisateurs ont choisi de rester sur une ancienne variante. C’est rarissime qu’Apple agisse différemment, même si cela arrive pour des failles activement exploitées. Récemment, c’est iOS 18.7.7 qui a ainsi bénéficié d’une sortie élargie, une exception et non la règle. iOS 18.7.9 n’est ainsi pas proposée aux autres appareils que ceux listés plus tôt.
Les correctifs cités par Apple impliquent notamment les notifications. D’après l’entreprise, des « notifications marquées pour suppression pouvaient être conservées de manière inattendue sur l’appareil », un comportement inattendu sans constituer une faille majeure pour autant.
Du côté du Mac, Apple distribue aussi macOS 15.7.7 (Sequoia) ainsi que macOS 14.8.7 (Sonoma). Le programme est cette fois bien plus complet, avec de multiples bugs et failles corrigés. Plusieurs d’entre elles concernent des accès en théorie protégés à des données sensibles, alors encore une fois, n’attendez pas trop pour les installer.
BirdyChat est officiellement ouverte en Europe. Ce nom vous est inconnu, et pourtant cette messagerie est déjà installée sur votre iPhone d’une certaine manière, puisqu’elle est accessible via WhatsApp. Elle n’appartient pas à Meta, mais elle profite du DMA pour se faire une petite place dans l’application ultra populaire.
Dans le cadre de cette loi européenne, WhatsApp doit en effet devenir interopérable avec les messageries tierces qui en font la demande et qui respectent certaines conditions techniques. Avec Haiket, un autre service encore très confidentiel, BirdyChat fait partie des deux premières intégrations. Nous avons essayé cette compatibilité croisée.
Une messagerie orientée productivité
D’un côté, nous avons créé un compte sur l’application BirdyChat. L’inscription est très simple : il suffit de fournir une adresse email, de saisir le code à six chiffres reçu, puis d’indiquer son prénom et son nom. Par défaut, l’interopérabilité avec WhatsApp n’est pas activée. Il faut se rendre dans les réglages de son compte et activer l’option Join WhatsApp Network > Enable.
Dans l’app BirdyChat, activation de l’interopérabilité avec WhatsApp. Image iGeneration.
L’application précise que les échanges sont chiffrés de bout en bout, comme les conversations classiques entre membres WhatsApp, et que cette intégration est réservée à l’Espace économique européen, c’est-à-dire l’Union européenne et une poignée d’autres pays.
Tant qu’on est dans BirdyChat, autant s’y arrêter un instant. Son nom et son logo évoquent clairement le regretté Twitter, ce qui n’a sans doute rien d’un hasard : c’est une manière un peu roublarde d’attirer l’attention. Cette messagerie a été créée par deux entrepreneurs lettons et se présente comme un outil pensé avant tout pour les professionnels. Elle adopte effectivement une approche un peu différente des messageries classiques puisque les conversations sont envisagées comme des tâches à traiter. Cela rappelle feu Mailbox, qui appliquait une logique similaire aux emails.