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La production de l’iPhone des 20 ans se préparerait déjà

Félix Cattafesta

mardi 14 juillet à 16:58

iPhone

Apple préparerait un iPhone spécial pour célébrer les 20 ans du téléphone, un anniversaire qui tombera l’année prochaine. La Pomme voudrait refaire le coup de l’iPhone X avec un design entièrement renouvelé, et le projet avancerait bon train : selon le fuiteur chinois Fixed Focus Digital, l’un des sites destinés à sa fabrication aurait déjà été rénové. Il attendrait désormais le lancement des opérations d’usinage.

Concept Ice Universe

Ce mystérieux « iPhone 20 » privilégierait le verre, avec une coque aux courbes plus prononcées et un écran s’étendant presque jusqu’aux extrémités de l’appareil. La qualité de fabrication se situerait, selon la source, à peu près au niveau de celle du premier iPhone Air, sans que l’on sache précisément ce que recouvre cette comparaison.

Voici l

Voici l'iPhone des 20 ans (enfin presque)

Le verre serait donc un élément primordial de l'appareil, mais le fuiteur ne donne pas le nom du fournisseur chargé de produire ces éléments. MacRumors relève toutefois que Lens Technology produit déjà des verres de protection pour l’iPhone et que l’entreprise a repris à Catcher Technology des usines spécialisées dans l’assemblage de cadres métalliques et de dos en verre, ce qui pourrait en faire l’un des acteurs susceptibles de participer au projet.

Difficile de savoir si Fixed Focus Digital dit vrai, celui-ci s'étant parfois trompé par le passé. Cette préparation ne signifie pas que le design est définitivement arrêté ni que la production d’essai a commencé : les fournisseurs d’Apple peuvent réaménager leurs installations alors que le développement se poursuit, et certains équipements autrefois employés pour les iPhone Pro à dos en verre pourraient être adaptés au nouveau modèle. Apple ne lance généralement ses premiers essais que quelques mois avant la commercialisation, et il s’agirait donc plutôt d’une première étape de réoutillage des chaînes.

iPhone des 20 ans : l’écran débordant se précise, entre micro‑courbure et dalle plus fine

iPhone des 20 ans : l’écran débordant se précise, entre micro‑courbure et dalle plus fine

D’après de précédentes indiscrétions, Apple chercherait à concevoir un smartphone dépourvu de toute découpe visible en façade, quitte à dissimuler la caméra et les capteurs de Face ID sous la dalle. Le verre pourrait envelopper les quatre côtés du téléphone, même si l’on ignore encore s’il s’agirait d’un écran réellement incurvé ou d’une dalle plate recouverte d’une pièce de verre moulée. La présentation de cet iPhone anniversaire est attendue à l’automne 2027, vingt ans après la commercialisation du premier modèle en 2007.

En Chine, la crainte d’une hausse des prix donne un coup de fouet à l’iPhone

Félix Cattafesta

mardi 14 juillet à 14:48

iPhone

Apple a retrouvé une solide dynamique sur le marché chinois des smartphones au deuxième trimestre. Alors que les livraisons totales ont reculé de 4,3 % sur un an pour atteindre environ 66 millions d’unités, l’iPhone a enregistré une progression de 24,4 % selon IDC, soit la plus forte croissance parmi les principaux constructeurs. Cette performance permet à la marque américaine de porter sa part de marché à 18,1 % dans l'Empire du milieu. Apple et Huawei sont les deux seuls grands acteurs à avoir progressé au cours du trimestre.

Image Apple

La progression d'Apple contraste fortement avec les difficultés rencontrées par la plupart des fabricants Android. Xiaomi a vu ses livraisons chuter de 21,7 %, tandis qu’Oppo et Vivo ont respectivement reculé de 9,7 % et 11,4 %. Selon IDC, la hausse du coût des mémoires et d’autres composants a poussé plusieurs marques à augmenter leurs prix ou à réduire leur offre d’entrée de gamme, freinant les renouvellements d’appareils. Apple, en maintenant des prix stables, a su capter une partie de cette demande hésitante.

Apple n’a toutefois pas seulement bénéficié de tarifs inchangés et de promotions ciblées. Les premiers avertissements concernant de possibles hausses de prix au second semestre auraient également poussé une partie des consommateurs à avancer leur achat. Les clients encore hésitants auraient ainsi préféré se tourner vers la gamme actuelle plutôt que de patienter jusqu’à l’arrivée de modèles potentiellement plus chers.

La hausse de prix d’Apple épargne encore l’iPhone, l’Apple Watch et les AirPods

La hausse de prix d’Apple épargne encore l’iPhone, l’Apple Watch et les AirPods

Huawei demeure néanmoins le leader du marché avec 22,6 % de parts de marché. Le constructeur chinois a lui aussi bénéficié d’une croissance proche de 20 %, portée par son écosystème et la fidélité de sa clientèle. Pour Apple, cette dynamique montre que les consommateurs chinois restent disposés à investir dans des smartphones haut de gamme lorsque la proposition de valeur demeure compétitive, malgré un environnement économique plus incertain.

IDC souligne également que le marché chinois enregistre son cinquième trimestre consécutif de baisse en glissement annuel. Les expéditions du premier semestre ont diminué de 4,2 % par rapport à la même période de 2025. Le ralentissement des effets des subventions publiques à l’achat et la prudence persistante des consommateurs continuent de peser sur la demande, renforçant la concentration du marché autour des principaux acteurs. Les six premiers fabricants représentent désormais près de 96 % des livraisons de smartphones en Chine.

Portée par l’iPhone 17 et les subventions, l

Portée par l’iPhone 17 et les subventions, l'iPhone rebondit en Chine

Pour Apple, ces résultats constituent un signal encourageant. Dans un marché globalement en contraction, l’iPhone gagne du terrain grâce à une stratégie tarifaire stable et à une demande soutenue sur le segment premium. Reste à voir si la Pomme n'augmentera pas les prix de ses smartphones à la rentrée, comme elle l'a fait avec le reste de son catalogue.

Faux banquier, faux policier : Apple sonne l’alerte face aux arnaques qui se multiplient sur FaceTime

Félix Cattafesta

mardi 14 juillet à 10:20

Ailleurs

Après l’arnaque au faux conseiller bancaire, les arnaqueurs passent à la vitesse supérieure et appellent désormais leurs victimes directement via FaceTime. Apple et la Federal Trade Commission (FTC) américaine viennent de sonner l’alerte et rappellent que les entreprises n’effectuent pas d’appels FaceTime non sollicités pour demander des informations sensibles, comme des mots de passe, des codes de vérification ou des virements.

Image Pexels/Kaboompics

Comment fonctionne l’arnaque ? L’une des plus populaires commence par l’envoi d’un SMS à la victime, l’alertant d’une activité frauduleuse sur son compte ou sa carte bancaire. Le malandrin la pousse à poursuivre la conversation au téléphone, puis carrément à activer FaceTime pour des « vérifications supplémentaires ».

Une pratique qui permet à l’arnaqueur de mettre la victime en confiance, mais aussi de lui demander de partager son écran. Il pourra ainsi facilement noter tout un tas d’informations personnelles et de codes, ou l’inciter à effectuer des virements frauduleux.

Si c'est assez classique, l’article décrit également une autre arnaque, cette fois-ci liée à un faux support technique. Ici aussi, un message est envoyé, indiquant qu’il faut immédiatement parler à un conseiller. Celui-ci appelle ensuite via FaceTime et demande à effectuer certaines manipulations. Il peut, au passage, observer des numéros de compte, des mots de passe ou d’autres informations sensibles.

La FTC affirme que les choses vont assez loin. Certains malfaiteurs se font carrément passer pour la police, arborant un faux badge ou apparaissant en uniforme. D’autres se lancent dans une arnaque sentimentale plus classique en initiant une « romance » avec la victime avant de lui demander d’envoyer de l’argent.

Rien ne dit que ce type d’arnaque soit populaire en France, mais on peut craindre qu’il ne finisse par arriver chez nous. Rappelons donc quelques conseils de base : ne partagez jamais votre écran avec un inconnu, ne communiquez jamais vos mots de passe ou vos codes de vérification et, si quelqu’un prétendant travailler pour votre banque vous appelle pour vous demander d’effectuer des manipulations sensibles, raccrochez et rappelez le numéro officiel.

Source :

Les classements de l’App Store mettent Elon Musk face à ses contradictions

Christophe Laporte

mardi 14 juillet à 08:39

App Store

Dans ce qui promet d'être la bataille judiciaire de l'année entre Apple et OpenAI, un troisième acteur va inévitablement chercher à tirer la couverture à lui. Il s'agit, on vous le donne dans le mille, d'Elon Musk. Le patron de X s'est d'ailleurs déjà illustré avec son tact habituel, promettant la prison à son « meilleur ami » de trente ans, Sam Altman.

Image : ilgmyzin - Unsplash

Si Elon Musk aura le droit à un rôle secondaire, ce n'est pas parce qu'il crie le plus fort sur X, bien aidé par les algorithmes, mais parce qu'il s'était opposé l'année dernière à l'accord liant OpenAI et Apple.

Apple contre OpenAI : les dessous d’une guerre qui ne fait que commencer

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Un parfum d'antitrust et de jalousie commerciale

Retour en arrière : en août 2025, le milliardaire s'en prenait ouvertement à Apple et OpenAI en accusant les deux entreprises de favoriser artificiellement ChatGPT au détriment de Grok, le chatbot de xAI. Il reprochait notamment à la Pomme de mettre davantage ChatGPT en avant sur l'App Store, et surtout d'en avoir fait le seul service d'IA générative intégré à Siri et aux fonctions d'Apple Intelligence. Une alliance qui, selon lui, donnait à OpenAI un accès privilégié à des centaines de millions d'utilisateurs d'iPhone, tout en empêchant les concurrents de se développer dans des conditions équitables.

Elon Musk porte plainte contre Apple et OpenAI pour entente illégale

Elon Musk porte plainte contre Apple et OpenAI pour entente illégale

La rancœur s'était matérialisée par une plainte antitrust conjointe de xAI et X contre les deux géants, les accusant de chercher ensemble à protéger leurs positions dominantes dans les smartphones et l'intelligence artificielle. L'argumentaire restait toutefois fragile : Grok avait déjà atteint de très bonnes places dans les classements de l'App Store, tandis qu'Apple affirmait que ses sélections éditoriales étaient impartiales et que son accord avec OpenAI n'était pas exclusif. Derrière la bataille juridique, il y avait donc aussi un conflit commercial évident : Musk dirigeait directement l'un des principaux concurrents de ChatGPT.

« Les escrocs pensent que tout le monde est escroc »

Cette offensive avait poussé, à l'automne dernier, Apple à monter au créneau. Ce fut d'ailleurs avec le recul la dernière fois que la firme de Cupertino prit la défense de son partenaire.

Apple répond aux accusations d’Elon Musk et assure que l’App Store est « équitable et impartial »

Apple répond aux accusations d’Elon Musk et assure que l’App Store est « équitable et impartial »

Face aux accusations de manipulation de l'App Store formulées par Musk, John Gruber résumait parfaitement la situation sur Daring Fireball en pointant du doigt l'hypocrisie de la démarche :

« Musk prétend que la liste des applications les plus téléchargées est elle aussi truquée. C'est de la pure projection. Si Musk dirigeait un App Store populaire, il pèserait de tout son poids pour s'assurer que ses propres applications soient toujours en tête de liste. C'est exactement ce qu'il a fait avec son compte personnel, et avec les comptes alignés sur ses positions politiques, sur Twitter/X. Parce que c'est ce qu'il ferait lui-même, il pense que c'est ce que fait Apple. Je pense sincèrement qu'il croit que les classements de l'App Store sont arrangés, et que Grok est du mauvais côté de la barrière. Les escrocs pensent que tout le monde est escroc. Ce n'est qu'une des nombreuses preuves que Musk ne tourne pas rond. »

Et le blogueur d'ajouter, non sans ironie, que Musk pourrait bien finir par laisser tomber cette plainte, lui qui ne doit plus vraiment craindre aujourd'hui qu'Apple favorise en sous-main les affaires d'OpenAI.

L'App Store, un juge de paix impassible

Alors, comme l'a fait noter John Gruber, si l'on est un brin paranoïaque comme Elon Musk, on se dit qu'Apple va régler ses comptes en interne avec OpenAI et faire disparaître ChatGPT des hautes sphères du classement de l'App Store.

Il n'en est rien. Comme le montre cette capture d'écran prise ce matin, ChatGPT occupe toujours la tête du classement des téléchargements des applications gratuites sur l'App Store. Au passage, il est intéressant de noter que Claude et Gemini occupent respectivement seulement la 10e et 11e position du classement américain. Grok AI, pour sa part, n'est même pas dans le top 25.

Arnaques en ligne : le grand coup de balai d'Apple se prépare dans iOS

Christophe Laporte

mardi 14 juillet à 06:33

iOS

C'est un mouvement dont on ne peut que se féliciter. Apple est en train de poser, brique par brique, les fondations nécessaires pour protéger ses utilisateurs face aux innombrables arnaques qui pullulent en ligne. Une lutte de tous les instants qui va franchir un nouveau cap avec les prochaines mises à jour d'iOS.

Image : Brett Jordan - Unsplash
Une cinquième bêta pour iOS 26.6, macOS 26.6 et les autres 🆕

Une cinquième bêta pour iOS 26.6, macOS 26.6 et les autres 🆕

Un garde-fou supplémentaire dans Messages

Dans iOS 26.6, actuellement en bêta, Apple s'apprête à introduire une nouvelle alerte ciblant spécifiquement les iMessages malveillants. La trouvaille, confirmée par des bouts de code dans la cinquième bêta du système et illustrée par une maquette partagée sur X par l'utilisateur @limpless_skelly, se présente sous la forme d'une notification contextuelle.

Le message a le mérite d'être clair : il avertit l'utilisateur que le contenu reçu pourrait endommager son iPhone ou compromettre sa vie privée. Face à cette menace, le système propose de partager le message incriminé avec Apple afin d'aider à prévenir de futures attaques. Trois options s'offrent alors à la victime potentielle : « Plus tard », « Partager avec Apple », ou « Ne pas signaler ».

Reste à déterminer quels critères exacts déclencheront ce pop-up. Il s'agit très probablement d'une réponse directe de Cupertino aux tentatives de hameçonnage complexes et autres failles sophistiquées qui visent régulièrement l'application Messages. On se souvient qu'Apple avait déjà intégré le système de sécurité par bac à sable « BlastDoor » avec iOS 14.

« BlastDoor », une nouvelle protection pour iMessage dans iOS 14

« BlastDoor », une nouvelle protection pour iMessage dans iOS 14

Hélas, ce garde-fou n'avait pas pu empêcher une redoutable attaque invisible en 2021, capable de s'infiltrer silencieusement pour installer des logiciels espions à l'insu de sa cible. Depuis, la Pomme a multiplié les parades, du mode Isolement à la vérification des clés de contact iMessage, en passant par un filtrage plus strict des indésirables.

Seule petite ombre au tableau : sur le plan visuel, cette nouvelle alerte dans son état actuel rappelle fâcheusement les fenêtres frauduleuses que l'on croise parfois au détour d'une navigation sur Safari. De quoi semer la confusion dans l'esprit des utilisateurs les moins avertis, qui pourraient hésiter à interagir avec une notification pourtant légitime.

Trust Insights : l'analyse locale pour déjouer l'ingénierie sociale

En parallèle de ces mesures visibles, Apple travaille avec iOS 27 sur un nouveau framework particulièrement prometteur. Baptisé Trust Insights, il permet sur le papier de contrer les redoutables attaques d'ingénierie sociale en temps réel.

iOS 27 : comment le nouveau framework Trust Insights veut vous sauver des arnaques 2.0

iOS 27 : comment le nouveau framework Trust Insights veut vous sauver des arnaques 2.0

La grande force de Trust Insights est de fonctionner principalement en local, directement sur l'appareil. Son rôle est de mouliner tout un tas de signaux silencieux en analysant « les schémas d'interaction, le timing, le contexte et les données de base des capteurs ».

Concrètement, si le système flaire que l'utilisateur est sous l'emprise d'un escroc comme par exemple un faux conseiller bancaire qui le guide pas à pas au téléphone pour réaliser un virement, Trust Insights tire la sonnette d'alarme et attribue un niveau de risque, moyen ou élevé. La balle est ensuite dans le camp de l'application concernée, qui est libre d'agir en conséquence : elle peut afficher des avertissements bloquants, imposer un délai de sécurité avant de valider l'action, ou exiger des étapes de vérification supplémentaires. Une approche dynamique et comportementale qui pourrait bien limiter la casse de manière significative.