Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

"Le meilleur moment pour changer de smartphone, c'était hier"

Christophe Laporte

samedi 13 juin à 09:30

Ailleurs

« Si vous songez à remplacer votre téléphone, le meilleur moment, c'était hier. » Cette petite phrase, lâchée en mars dernier par Carl Pei, patron et cocréateur de Nothing, n'a jamais résonné avec autant d'acuité. Alors que la fin de l'année approche, le dirigeant jette un pavé dans la mare et donne des exemples très concrets de la manière dont la flambée des composants bouscule son entreprise. Et par ricochet, toute l'industrie.

La RAM, ce composant qui flambe

Le cœur du problème ? La mémoire vive bien sûr ! Sur X, Carl Pei a livré des chiffres qui donnent le tournis. Pour le Phone (4a), le modèle abordable de milieu de gamme de la marque vendu 400 € environ, le coût de la mémoire a tout simplement doublé entre le moment où la décision de le concevoir a été prise et son lancement. Pire encore, ces tarifs ont à nouveau doublé depuis.

Aujourd'hui, la RAM peut représenter à elle seule plus de 50 % du coût de fabrication d'un nouveau smartphone. Une situation intenable à long terme. « Les prix des téléphones augmentent, et ils continueront de grimper jusqu'à l'année prochaine », prévient le fondateur de Nothing. Et il n'est pas le seul à tirer la sonnette d'alarme : des géants comme Samsung et Google s'apprêtent, eux aussi, à revoir leurs grilles tarifaires à la hausse pour absorber le choc lié à ces coûts de mémoire.

Face à une telle inflation, le réflexe naturel des constructeurs serait d'anticiper et d'acheter en masse pour se constituer des stocks avant la prochaine hausse. Sauf que la réalité industrielle fonctionne différemment. Carl Pei le rappelle sèchement : l'anticipation n'a plus cours. En période de pénurie, la mémoire ne s'achète pas, elle s'alloue. Les fabricants doivent se contenter des volumes qu'on veut bien leur céder, et ce, au tarif en vigueur. On prend ce que l'on nous donne.

Pour le consommateur, la conclusion est brutale. Si vous repoussez l'achat de votre prochain terminal en espérant faire une bonne affaire sous le sapin, vous risquez de déchanter. La période des fêtes de fin d'année n'offrira pas les rabais massifs auxquels le marché nous a habitués. Selon lui, le meilleur moment pour s'équiper, c'était hier, la deuxième meilleure fenêtre de tir, c'est aujourd'hui.

Apple, un funambule face à la crise

Du côté de Cupertino, la crise a été gérée avec une certaine habileté jusqu'à présent. Apple a certes augmenté ses prix, mais en prenant soin de faire passer la pilule par une hausse bienvenue de la capacité de stockage de ses iPhone. Si la Pomme a pu se montrer plus agressive sur sa politique tarifaire que de coutume, c'est en partie parce qu'elle a accumulé de vastes stocks de RAM très tôt l'année dernière, jouant de sa phénoménale force de frappe financière.

La flambée du prix de la RAM sera l’un des premiers casse-têtes de John Ternus

La flambée du prix de la RAM sera l’un des premiers casse-têtes de John Ternus

Reste que la réalité finit toujours par rattraper les meilleurs stratèges. L'entreprise a récemment reconnu que ce phénomène macroéconomique la touchait de plus en plus rudement, et que l'impact sur ses marges devrait inéluctablement s'accélérer dans les trimestres à venir.

iOS 27 coupe le cordon pour de bon avec son propre mode de récupération

Christophe Laporte

samedi 13 juin à 08:45

iOS

Les frontières entre iOS et macOS n'en finissent plus de s'estomper. Avec iOS 27, Apple vient de faire sauter l'une des dernières digues séparant les deux plateformes.

Sur Mac, en cas de pépin, la partition de restauration a toujours été là pour donner un coup de main et sauver la mise. Sur iPhone ou iPad, en revanche, lorsque les choses tournent mal (même si cela reste rare), le moindre déraillement sérieux nécessite de fouiller dans ses tiroirs à la recherche d'un câble pour s'en remettre à un ordinateur. Avec iOS 27 et iPadOS 27, tout ceci fait désormais partie du passé : le système mobile d'Apple dispose, lui aussi, de son propre mode de récupération autonome.

L'idée de cette nouvelle fonctionnalité est d'offrir à l'iPhone et à l'iPad un environnement de secours doté de sa propre interface, capable de démarrer sans avoir à charger le système d'exploitation dans son intégralité. Une petite roue de secours intégrée, en somme.

Son fonctionnement est d'ailleurs directement calqué sur ce que l'on connaît déjà avec les Mac équipés de puces Apple Silicon. Pour y accéder, la manœuvre est d'une simplicité enfantine : une fois l'appareil complètement éteint, il suffit de maintenir le bouton latéral enfoncé pour le rallumer. Oubliez le relâchement habituel à l'apparition du logo Apple. Continuez de presser le bouton jusqu'à ce qu'une barre de progression fasse son apparition à l'écran. Quelques secondes plus tard, le mode de récupération prend le relais.

Une boîte à outils complète et sans fil à la patte

Une fois dans cette interface de la dernière chance, le menu propose plusieurs bouées de sauvetage. On y retrouve l'Assistant de récupération pour tenter des réparations automatisées, la Mise à jour logicielle, un Mode diagnostic, l'incontournable Effacement complet du contenu et des réglages, et le Mode de récupération classique.

Apple a soigné les détails pour que l'expérience reste fluide même en plein naufrage. L'appareil se connecte automatiquement à vos réseaux Wi-Fi connus et affiche le pourcentage de batterie restant dans le coin supérieur de l'écran. Un bouton d'alimentation, logé dans la barre d'outils, permet également de tenter un redémarrage classique à tout moment.

Si ces manipulations de l'extrême restent, fort heureusement, exceptionnelles, elles changent complètement la donne en cas d'accident industriel. On pense notamment à une mise à jour logicielle qui échoue lamentablement parce que la batterie a rendu l'âme en cours de route.

Les amateurs de bêtas estivales apprécieront particulièrement l'initiative. Jusqu'à présent, un système instable plongeant l'iPhone dans une boucle de redémarrage nécessitait un passage obligé par le fastidieux mode DFU depuis un Mac ou un PC. Désormais, l'Assistant de récupération devrait permettre de réinstaller la dernière version stable d'iOS en parfaite autonomie. De quoi tester les prochaines préversions avec un filet de sécurité autrement plus rassurant.

Source :

Bouygues Telecom fait payer son app b.tv pour Apple TV, 5 €/mois

Pierre Dandumont

vendredi 12 juin à 19:16

Apple TV

Il y a quelques jours, Bouygues Telecom a revu entièrement son app Apple TV (b.tv). L'interface change, l'organisation change… et elle devient surtout payante pour une bonne partie des utilisateurs.

La nouvelle app.

Le cas est un peu particulier : jusqu'à maintenant, il y avait une sorte de tolérance de la part de Bouygues Telecom, qui permettait l'accès à l'app dans tous ses abonnements. Mais depuis le lancement de son offre multi-écrans en mars 2026, ce n'est plus contractuellement gratuit. Et l'arrivée de la nouvelle app a visiblement modifié la façon de gérer le tout.

La nouvelle app.

Un accès gratuit sans décodeur, sinon 5 € par mois

L'offre de Bouygues est un peu compliquée, mais il y a un point à retenir : par défaut, vous n'aurez qu'un accès à la télévision, qui peut être votre app Apple TV si vous n'avez pas de décodeur branché. L'option multi-écrans, facturée 5 €/mois, permet cinq appareils simultanément. Dans les faits, son prix varie : 9 €/mois avec les offres Must, 5 € pour la majorité des abonnés, 5 € pour les abonnés à un forfait mobile Bouygues Telecom, 3 € pour ceux qui sont chez B&You. La page de support indique qu'elle est gratuite pour les clients Bbox Ultym et les abonnés avec un forfait mobile qui dépasse 250 Go pour le quota.

L'app indique les appareils connectés.

Notons que dans notre cas, avec une offre Ultym, l'option est bien notée payante.

Bouygues Telecom lance une nouvelle option TV payante et augmente le prix de ses abonnements fibre

Bouygues Telecom lance une nouvelle option TV payante et augmente le prix de ses abonnements fibre

Dans tous les cas, ce changement passe mal chez certains abonnés, étant donné que SFR ou Free offrent ce service à leurs abonnés.

iOS 26 est installé sur 79 % des iPhone actifs, en léger retrait par rapport à iOS 18

Stéphane Moussie

vendredi 12 juin à 18:35

iOS

Neuf mois après son lancement, iOS 26 est installé sur la grande majorité des iPhone en activité. Son taux d’adoption est toutefois légèrement inférieur à celui d’iOS 18 à la même période l’an dernier. Selon les derniers chiffres publiés par Apple, 79 % des iPhone ayant accédé à l’App Store le 7 juin étaient sous iOS 26. À la même période en 2025, 81 % des iPhone tournaient sur iOS 18.

Deux iPhone sous iOS 26. Image iGeneration.

L’écart est similaire lorsqu’on ne prend en compte que les modèles commercialisés au cours des quatre dernières années. Dans cette catégorie, 86 % des iPhone utilisent iOS 26, contre 88 % pour iOS 18 un an plus tôt.

Cette petite différence peut s’expliquer par le fait qu’iOS 26 a laissé de côté quelques modèles (iPhone XS, XS Max et XR), ce qui n’était pas le cas d’iOS 18. De plus, Apple a proposé plus longtemps que prévu des mises à jour d’iOS 18 pour les terminaux compatibles avec iOS 26. Comme iOS 27 sera installable sur tous les iPhone sous iOS 26, il sera intéressant d'observer si la courbe d'adoption repart à la hausse l’année prochaine.

iOS 27 : tous les iPhone compatibles iOS 26 sont reconduits cette année

iOS 27 : tous les iPhone compatibles iOS 26 sont reconduits cette année

Du côté des tablettes, iPadOS 26 affiche lui aussi un léger retard par rapport à son prédécesseur. Le système est installé sur 68 % des iPad actifs, soit trois points de moins qu’iPadOS 18 à la même époque l’an dernier. Pour les iPad lancés au cours des quatre dernières années, le taux d’adoption atteint 79 %, contre 81 % pour la version précédente.

Ces indicateurs permettent notamment aux développeurs de déterminer à quel moment ils peuvent abandonner une ancienne version d’iOS sans se couper d'une part trop importante d'utilisateurs. En s’en tenant à iOS 18 et iPhone 26, ils touchent déjà 93 % des iPhone en activité.

Notes fait une (toute petite) place au Markdown dans les OS 27

Nicolas Furno

vendredi 12 juin à 17:16

iOS

Le Markdown a la cote en ce moment, sans doute propulsé par les IA qui en génèrent à la pelle. Ce langage créé dans les années 2000 pour ne pas avoir à écrire de texte directement en HTML a d’abord été pensé pour tous ceux qui publient sur le web, dont l’auteur de ces lignes. Il gagne petit à petit en popularité, au point qu’Apple a ajouté une nouvelle fonctionnalité liée au Markdown dans son gestionnaire de notes. Avec les OS 27, on peut désormais copier le contenu d’une note dans cette syntaxe, de quoi plus aisément passer dans un éditeur de texte ou bien le coller dans un formulaire web qui la gère.

Voici une note concoctée pour les besoins de cet article. À droite, la nouvelle option ajoutée à iOS 27 pour copier le contenu en Markdown. Image iGeneration.
Voici une note concoctée pour les besoins de cet article. À droite, la nouvelle option ajoutée à iOS 27 pour copier le contenu en Markdown. Image iGeneration.

Notes ne devient pas un éditeur Markdown avec les OS 27, l’ajout est assez minimal. L’app travaille toujours sur du texte mis en forme, avec du WYSIWYG : si vous activez le mode gras, les mots seront visibles en gras dans la note. Rien ne change de ce côté et si vous n’avez pas besoin de plus, vous pouvez ignorer la discrète nouveauté.

Si vous le souhaitez, sélectionnez tout ou partie d’une note et dans le menu contextuel, utilisez la nouvelle option pour copier le texte en tant que Markdown. Le presse-papier recevra alors le texte correctement formaté dans ce mode, sans mise en forme visible, mais avec les marqueurs nécessaires pour les titres, la mise en forme ou encore les liens et images. J’ai copié ma note de test dans le langage de balisage et en collant le résultat dans iA Writer, mon éditeur de texte de prédilection, je peux confirmer que la syntaxe est correcte.

Le résultat de la note copiée en Markdown depuis Notes, collée ici dans iA Writer. Tout y est, même l’image à la fin, bien qu’il faudra gérer le fichier associé pour conserver l’illustration. Image iGeneration.
Le résultat de la note copiée en Markdown depuis Notes, collée ici dans iA Writer. Tout y est, même l’image à la fin, bien qu’il faudra gérer le fichier associé pour conserver l’illustration. Image iGeneration.

La prise en charge de cette syntaxe fonctionne dans les deux sens, sans option cette fois. Si vous copiez du Markdown, vous pouvez le coller dans Notes et obtenir du texte correctement formaté. Dans la première bêta d’iOS 27, j’ai noté plusieurs erreurs en faisant l’aller-et-retour Notes > iA > Notes, ce qui est assez étonnant. C’est une bêta bien sûr, et Apple a le temps de corriger les bugs, en l’occurrence pour mieux gérer toutes les possibilités offertes par le Markdown en matière de mise en forme.

macOS 27 bénéficie aussi de la nouveauté, même si la commande pour copier le Markdown est bizarrement absente du menu contextuel à ce stade. On peut toutefois la retrouver la barre des menus et cela fonctionne aussi bien que sur iOS 27. De la même manière, vous pouvez coller du texte formaté avec le langage et Notes se chargera de le convertir à la volée.

La commande pour copier du Markdown est présente dans les menus de Notes sous macOS Golden Gate. Image iGeneration.
La commande pour copier du Markdown est présente dans les menus de Notes sous macOS Golden Gate. Image iGeneration.

Enfin, on peut relever que l’action dans Raccourcis qui permet de créer une note a été mise à jour pour gérer le Markdown. Une nouvelle option permet d’effectuer la conversion par ce biais, si c’est nécessaire.