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Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?

Christophe Laporte

dimanche 25 janvier à 06:56

App Store

Un épisode neigeux relativement important est sur le point de toucher une bonne partie des États-Unis. À cette occasion, la plupart des applications météo sont pointées du doigt en raison d'estimations de chutes de neige jugées très « aléatoires ».

Image : Clay LeConey / Unsplash

Un « désastre » pour la profession

L’application Météo d'Apple est particulièrement visée par les professionnels du secteur. Marc Weinberg, météorologue pour la chaîne WDRB dans le Kentucky, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux cette semaine :

« Je pense que plus de 95 % de la communauté météorologique serait ravie de voir Apple Weather disparaître. Cette application est tout simplement un désastre pour notre profession. »

Le problème, dans le fond, est vieux comme le monde, ou du moins aussi vieux que les algorithmes de prédiction automatisés.

La nuance humaine face aux données brutes

Lorsqu'un météorologue prépare une prévision, il ne se contente pas de lire un graphique. Il analyse et croise les données de multiples modèles météo — qui sont mis à jour plusieurs fois par jour — tout en s'appuyant sur les directives du National Weather Service.

Surtout, les experts attendent généralement le dernier moment pour avancer des chiffres précis sur l’accumulation de neige. Entre les premiers signes d'une perturbation et son arrivée réelle, les variables s'ajustent constamment. Un bon météorologue s'abstient d'ailleurs de publier des données brutes sur les réseaux sociaux pour éviter de céder au sensationnalisme ou de provoquer une panique inutile.

L’app Météo d’Apple et ses prévisions à venir pour New York

Apple Météo, de son côté, n'a aucun scrupule à vous afficher des prévisions de neige totales jusqu'à dix jours à l'avance. Le souci, c'est que les modèles numériques n'ont aucune prise réelle sur les spécificités d'un système dépressionnaire aussi loin dans le temps. C’est là que le bât blesse : on voit fleurir sur X ou Facebook des captures d'écran de l’app météo d’Apple prédisant plus de 75 cm de neige sur la côte Est, là où la réalité sera sans doute bien différente.

Le manque de contexte, le péché originel d'Apple

Un article du New York Times publié hier souligne que ce manque de fiabilité vient du fait que la plupart des apps météo ne prennent pas en compte toutes les nuances nécessaires.

Là où un humain fait la synthèse, de nombreuses applications se contentent de régurgiter les résultats d'un seul modèle de prévision. L'application d'Apple, comme d’autres, récupère des données brutes et les livre directement au creux de votre main, mais sans le contexte qui permettrait d'envisager d'autres scénarios. Parfois, l'algorithme tombe juste par chance ; souvent, il passe totalement à côté de la plaque.

Sur son site web, Apple détaille pourtant ses sources, citant le National Weather Service, The Weather Channel ou encore la NOAA. Mais le problème reste entier : Apple Weather se contente d'ingérer ces informations et de les présenter sans aucun filtre critique. Pour une application utilisée par des millions de personnes chaque matin, ce manque de discernement commence à sérieusement agacer ceux dont c'est le métier.

En tant qu’utilisateur, on ne peut que vous recommander l’application Carrot Weather, qui a le mérite de pouvoir jongler entre différents modèles de prévisions. Selon votre position géographique, certains s'avèrent bien plus précis que d'autres. Mais surtout vous avez la possibilité de passer facilement d’un modèle à l’autre pour affiner votre propre jugement sur l'évolution du ciel à venir.

Dans un registre un peu plus simple, l’app Hello Weather reprend le même principe, avec l’avantage notable de proposer les prévisions de The Weather Company, qui reste l’une des références absolues du secteur.

Quoi qu’il en soit, et le conseil vaut d'autant plus pour l'application native d’Apple : ne prenez jamais pour argent comptant ce qui est annoncé au-delà de deux ou trois jours.

Le thermomètre ThermoScan 7+ de Braun est enfin compatible avec Santé

Christophe Laporte

samedi 24 janvier à 23:00

Accessoires

C’est dommage, mais l’Apple Watch et sa mesure de la température corporelle n’ont pas totalement remplacé le thermomètre classique. Une mesure par jour, quand on est malade, c’est parfois insuffisant… Le bon vieux thermomètre auriculaire a encore de beaux jours devant lui. 

Image : Braun

Cela n’empêche pas certains modèles d’être connectés. Braun commercialise depuis quelque temps le ThermoScan® 7+ connect, un thermomètre auriculaire capable de transférer vos mesures vers un iPhone. Le fabricant propose une application plutôt complète, avec des profils pour chaque membre de la famille, et un suivi de l’évolution de la température au fil du temps.

L’app peut également vous aider à interpréter certains résultats. Cela peut être utile quand on manque d’expérience avec de jeunes enfants par exemple.

Le chaînon manquant : l'intégration HealthKit

Et si ce thermomètre est connecté, il n’en oublie pas l’essentiel : il embarque aussi un écran pour lire immédiatement la température, sans forcément dégainer son smartphone.

Jusqu’ici, la proposition de Braun était très intéressante sur le papier… mais souffrait d’un défaut gênant : l’absence de compatibilité avec l’app Santé d’Apple. La dernière mise à jour de l’app vient corriger le tir. Vos données de température peuvent désormais être envoyées directement dans la base de données d’Apple. Le Braun ThermoScan® 7+ connect est vendu 60 €.

Source :

Soldes : les quatre barres lumineuses Philips Hue Play à 145 € (- 45 %) 🆕

Stéphane Moussie

samedi 24 janvier à 23:00

Domotique

À l’occasion des soldes, vous pouvez acquérir quatre barres lumineuses Philips Hue Play à moitié prix. Le pack est vendu par Darty sur Rakuten à 159 €. En saisissant le code « DECO15 » au moment de la commande, la facture tombe à 145 €. Si vous ne voulez pas passer par Rakuten pour x ou y raison, le lot est directement disponible chez Darty à 159 €.

Les Philips Hue Play sont des barres lumineuses destinées à créer une ambiance particulière dans son salon ou dans n’importe quelle autre pièce. Elles peuvent par exemple être posées à côté ou derrière un téléviseur pour créer une ambiance tamisée. Un support et des adhésifs sont même fournis pour les fixer directement sur une télé. En les jumelant au boîtier Hue Play HDMI Sync Box 8K, on peut alors recréer l’effet Ambilight des téléviseurs Philips.

Les barres Philips Hue Play peuvent se positionner à la verticale ou bien à plat. Elles nécessitent un pont de connexion. Si vous n’en avez pas, le Hub Bridge standard est actuellement en promo à 44 € au lieu de 59 € sur Amazon et le nouveau Hue Bridge Pro coûte 89 €.

Test du boîtier Philips Hue Play HDMI Sync Box 8K : l

Test du boîtier Philips Hue Play HDMI Sync Box 8K : l'Ambilight sans TV Ambilight

Quand Craig Federighi a dit non à un Springboard piloté par l’IA

Christophe Laporte

samedi 24 janvier à 07:22

iOS

S’il y a bien un point commun à tous les hauts responsables d’Apple, c’est leur prudence. Un qualificatif qui revient souvent lorsque l’on évoque les personnalités de Tim Cook, John Ternus ou encore Craig Federighi. Ce dernier a d’ailleurs souvent fait preuve de prudence en matière d’IA, quand ses collaborateurs lui suggéraient des idées.

Craig Federighi lors de l’annonce d’Apple Intelligence à la WWDC 2024. Image Apple/MacGeneration

Le veto sur l'écran d'accueil "intelligent"

Une anecdote récemment rapportée par The Information illustre parfaitement cette tension interne. Des ingénieurs d'Apple ont soumis l'idée d'une fonctionnalité radicale : laisser l'IA réorganiser l'écran d'accueil de l'iPhone en temps réel. Selon ce projet, vos applications les plus utilisées seraient remontées dynamiquement en tête de liste en fonction de votre contexte et de vos habitudes.

Craig Federighi à la tête de l’IA d’Apple : un pilote chevronné, mais trop prudent ?

Craig Federighi à la tête de l’IA d’Apple : un pilote chevronné, mais trop prudent ?

La réponse de Craig Federighi ? Un "non" catégorique. Pour le patron du logiciel, une telle interface risquerait surtout de perdre l’utilisateur. La stabilité du Springboard est un dogme chez Apple : les utilisateurs s'attendent à retrouver leurs icônes là où ils les ont déposées. Federighi s'est également montré inquiet face à l'imprévisibilité de l'IA, exigeant des réponses claires sur le comportement des fonctionnalités lors des revues de design — des réponses que les modèles d'apprentissage automatique sont souvent bien incapables de fournir avec certitude.

La rigueur du code contre l'aléa des modèles

Pour ceux qui côtoient Federighi, le constat est limpide : il perçoit l'IA comme une technologie risquée et difficile à dompter. Il préfère de loin un logiciel régi par des règles strictes et prévisibles plutôt que des modèles qui apprennent et s'adaptent de manière autonome, au risque de créer une expérience utilisateur mouvante.

Pourtant, iOS ne part pas d'une page blanche. Le système dispose déjà de mécanismes de suggestion, que ce soit via Siri ou le défilement intelligent des widgets. Mais la proposition refusée par Federighi allait bien plus loin : elle visait à confier l'entièreté de la personnalisation de l'écran à l'intuition d'iOS.

Mon écran d’accueil : Nicolas et les apps choisies par Siri

Mon écran d’accueil : Nicolas et les apps choisies par Siri

Le spectre du cadran Siri

Cette méfiance n'est pas totalement infondée si l'on regarde dans le rétroviseur de l'Apple Watch. Prometteur sur le papier, le cadran Siri, qui tentait justement d'afficher les informations pertinentes au bon moment, n'a jamais réussi à convaincre.

Le cadran Siri - image : iGeneration

Trop brouillon, souvent à côté de la plaque, il a fini par être rangé au placard des bonnes idées mal exécutées. Visiblement, Craig Federighi n'est pas pressé de répéter la même erreur sur l'écran d'accueil de l'iPhone.

watchOS 11 enterre le cadran Siri

watchOS 11 enterre le cadran Siri

Free TV : une mise à jour pour faire oublier les outils de debug

Christophe Laporte

samedi 24 janvier à 06:16

Apple TV

D'ordinaire, les mises à jour d'applications sur tvOS passent inaperçues, s'installant discrètement en arrière-plan. Mais la semaine dernière, Free a eu la main un peu lourde sur le code : les développeurs ont manifestement oublié de retirer un panneau de débogage avant de pousser la version en production.

Image : Max.VDB

Les abonnés utilisant l'Apple TV ont ainsi eu la surprise de voir apparaître un mystérieux encadré intitulé « Anti ad skipping manager ». Ce panneau, qui trônait fièrement dans le coin supérieur droit de l'écran, affichait ce qui ressemble fort aux horaires des pages de publicités prévues sur le programme en cours. Pratique pour les ingénieurs de l'opérateur, nettement moins pour l'utilisateur qui souhaite simplement profiter de son film sans pollution visuelle.

Retour à la normale avec la version 2.35.1

Si vous faites partie des malchanceux qui voient encore des métadonnées s'afficher par-dessus votre série, rassurez-vous : l’opérateur a rectifié le tir. Une nouvelle mouture de l'application est disponible pour corriger cette petite erreur de manipulation.

Pour retrouver un écran propre, direction l'App Store de votre Apple TV pour forcer la mise à jour. Assurez-vous de bien avoir installé la version 2.35.1 (227) de Free TV. Une fois l'opération effectuée, les outils de développement retourneront là où ils n'auraient jamais dû sortir : dans les coulisses du logiciel.

L’Apple TV n’est plus proposée par Free pour le moment

L’Apple TV n’est plus proposée par Free pour le moment