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Netflix améliore son outil qui mesure la qualité des vidéos, pour vous offrir des images de meilleure qualité

Pierre Dandumont

mercredi 01 juillet à 18:45

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Avez-vous déjà essayé de mesurer la qualité d'une vidéo ? Vous pouvez certes vérifier si des artefacts sont visibles, changer le câble HDMI ou le câble secteur pour espérer que la scène s'ouvre et même demander à votre femme si elle voit la différence. 1Ou tout simplement passer par un média physique, réputé meilleur. Mais vous pouvez aussi, comme Netflix, développer des outils pour une mesure à peu près factuelle, ou tout du moins automatisée. C'est la raison d'être du VMAF (Video Multimethod Assessment Fusion), une méthode open source qui passe de la v0 à la v1.

Une représentation un peu simplifiée du but du VMAF : trouver le meilleur compromis entre débit et définition. Image Netflix.

Le but du VMAF est de trouver le bon compromis entre la qualité perçue et la bande passante, le nerf de la guerre. Un débit plus faible permet une meilleure stabilité chez les utilisateurs, réduit les coûts chez Netflix et améliore globalement l'expérience… tant que l'image reste acceptable. Le problème de la v0 du VMAF, selon Netflix, c'est que la méthode tend à privilégier un flux en haute définition avec un débit bas à un flux basse définition avec un débit élevé, ce qui n'est pas toujours souhaitable. Dans le premier cas, on se retrouve plus fréquemment avec des artefacts de compression (les fameux macroblocs), dans le second, l'image est moins nette et le résultat est en partie dépendant du matériel. Un flux avec une définition plus faible peut être acceptable sur un petit téléviseur ou un smartphone, ou même sur un téléviseur avec un bon upscale, mais à l'inverse peut devenir gênant sur un grand écran.

Un usage très concret : optimiser ce qu'on regarde

Les outils peuvent sembler inutiles, et vous pouvez vous demander pourquoi Netflix voudrait noter la qualité des vidéos. La raison est très concrète : trouver le meilleur compromis pour la diffusion. Si encoder avec un débit élevé comme sur les disques optiques est une solution qui peut sembler valable, elle ne l'est pas : tout le monde n'a pas une connexion à plusieurs dizaines de mégabits/s pour regarder un film en 1080p. Netflix (et les autres services) utilisent donc le VMAF avec différentes versions d'un contenu (code, débit, définition, etc.) pour essayer de trouver le sweet spot, c'est-à-dire le compromis entre la bande passante, la définition et la qualité perçue. Le but n'est pas d'obtenir un résultat totalement parfait (c'est le créneau des disques et de certaines offres spécifiques) mais bien quelque chose de satisfaisant dans la majorité des cas.

Une des raisons est que la base du VMAF est une personne qui regarde un contenu en 1080p dans une pièce standard à une distance qui est de l'ordre de trois fois la hauteur de l'écran (un téléviseur de 55 pouces à 2 mètres pour se donner une idée). Dans la v1, ce point a été modifié, avec une adaptation plus fine au contenu, parce que (par exemple) les artefacts de compression sont moins visibles sur un smartphone à cause de la taille réduite des écrans.

L'analyse ne prend évidemment pas en compte ceux qui scrutent les pixels en cherchant celui qui n'a pas la bonne couleur. Image Netflix.

VMAF v1 prend aussi en compte le banding, ce problème qui arrive parfois sur des dégradés qui sont affichés avec des bandes séparées bien visibles et les artefacts liés à la couleur (chroma), qui touchent parfois le rouge. Avec VMAF v1, des outils pour simuler l'absence d'améliorations sont aussi présents par défaut. Si beaucoup de téléviseurs disposent de modules d'upscale et d'améliorations de l'image performantes, ce n'est pas systématique, et les outils sont donc plus efficace en partant du principe que les améliorations en question sont absentes.

Que préférez-vous ? (Image Netflix.

Dans la pratique, le nouveau modèle prend donc en compte un utilisateur qui a un téléviseur 1080p, un smartphone (avec une distance de cinq fois la hauteur ici) et un écran 4K. Le calcul se fait ici sur une distance identique au 1080p (trois fois la hauteur) mais aussi avec une valeur plus faible (1,5x), probablement pour des raisons pragmatiques : la taille des salons n'augmente pas en parallèle de la diagonale des téléviseurs.

Selon Netflix, VMAF v1 offre un meilleur résultat que VMAF v0 et (surtout) le fait plus rapidement. Il y a toujours des optimisations et des changements à prévoir pour prendre en compte certaines évolutions modernes, mais c'est une avancée intéressante pour une tâche souvent invisible mais importante.


  1. Soyons clairs : c'est de l'ironie sur certains adeptes de l'audio, pas du sexisme au premier degré.  ↩︎

Apple lèverait le pied sur la production de l’iPhone 17

Stéphane Moussie

mercredi 01 juillet à 17:26

iPhone

Après des ventes records, la demande semble se calmer pour l’iPhone 17. Selon Fixed Focus Digital, qui a généralement de bonnes infos, Apple a demandé à ses sous-traitants de réduire la production 15 %. Le leaker ajoute que d’autres fabricants ont eux aussi revu leurs livraisons à la baisse, de 15 à 30 %.

iPhone 17. Image Apple/iGeneration.

Cette réduction de la production est peut-être une conséquence de la hausse des prix, même si l’iPhone y a échappé pour le moment. Elle peut aussi tout simplement s’expliquer par le cycle de vie habituel du modèle standard. À environ trois mois du renouvellement de la gamme, il est normal que les ventes de l’iPhone classique ralentissent.

Mais les clients savent-ils que l’iPhone 18 standard n’arriverait pas avant l’année prochaine ? Pas sûr. Selon de multiples rumeurs, l’iPhone 17 pourrait en effet connaître une carrière plus longue que ses prédécesseurs. Apple repousserait le lancement de l’iPhone 18 au printemps 2027 afin de laisser le champ libre aux iPhone 18 Pro et Ultra.

iPhone 17 : vers un record de longévité ?

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Philips communique sur la dernière mise à jour du pont Hue Bridge Pro, qui a parfois transformé l'appareil en presse-papiers 🆕

Pierre Dandumont

mercredi 01 juillet à 17:05

Domotique

Mise à jour du 1er juillet 2026 : selon HueBlog, Philip a communiqué sur le sujet. Dixit la marque, le problème n'aurait touché qu'une centaine de personnes dans le monde (dont au moins un de nos lecteurs, donc). Le problème viendrait paradoxalement des personnes qui ont désactivé les mises à jour automatiques (nous avons supprimé cette recommandation dans la suite) : la société a identifié un problème qui peut amener un problème lors d'une mise à jour manuelle depuis une version trop ancienne du firmware. Rien n'indique que les personnes touchées pourront réinstaller un firmware et la seule solution risque malheureusement d'être un remplacement et une reconfiguration du pont.

Version originale : C'est Greg, un de nos lecteurs, qui nous a prévenus, et d'autres personnes sur Reddit et parmi les lecteurs de HueBlog sont touchées : la dernière mise à jour en date du pont de connexion Hue Bridge Pro peut le transformer en presser-papiers. Les symptômes, qui ne touchent pas tous les utilisateurs (le nôtre fonctionne) sont simples à voir : lors de la mise à jour, les LED de l'appareil passent au rouge et restent de cette couleur.

Si c'est rouge, c'est trop tard. Image Signify. Montage iGeneration.

C'est visiblement la version 2071353020, dont le déploiement a commencé le 4 juin 2026, qui pose des soucis. Même si vous avez laissé les mises à jour automatiques, le pont n'a pas nécessairement reçu la mise à jour : la marque tend à pousser les mises à jour par vague et à étendre la mise à disposition, pour éviter de saturer les serveurs.

Test du Hue Bridge Pro : des fonctions qui ressemblent à des gadgets et des défauts pour le pont du futur

Test du Hue Bridge Pro : des fonctions qui ressemblent à des gadgets et des défauts pour le pont du futur

Il faut tout de même noter que ce n'est pas le seul bug qui touche cette mise à jour. Nos confrères ont noté que la mise à jour en question nécessitait chez certains une reconnexion du pont au réseau. Nous avons été touchés par ce bug précis, qui se règle très facilement : un passage dans l'app Hue et une reconnexion avec une pression sur le bouton du pont.

Un pont inutilisable

Le problème principal, c'est qu'une fois que la LED reste rouge, le pont est inaccessible et il semble donc impossible de forcer une autre mise à jour. Si Signify a conseillé à Greg d'attendre une mise à jour automatique, il est dubitatif : le pont ne semble pas se connecter à Internet et ne peut donc pas récupérer une éventuelle mise à jour corrective.

Avec un peu de chance, la prise USB-C permet une remise à zéro du firmware.

Une fois le pont en panne, un autre problème se pose : Signify ne propose pas de sauvegardes pour les données liées à ses ponts. En cas de changement de pont, tout est à refaire : appairage, configuration des interrupteurs, des automatisations, etc. Pour les personnes qui ont beaucoup d'accessoires et qui sont passées sur le Bridge Pro justement pour cette raison, c'est évidemment une perte de temps importante.

Reste à voir si Signify a une solution pour la remise en état : il existe peut-être un mode équivalent au DFU des iPhone pour restaurer le pont en filaire (par exemple en USB-C) sans perdre les données enregistrées. Et comme le notent nos confrères, une fonction qui permet de sauvegarder la structure du réseau Zigbee serait la bienvenue. Et si cet article avait été écrit par mon collègue Nicolas, la conclusion serait évidemment d'utiliser Home Assistant, qui propose des fonctions de sauvegarde. Et en fait, c'est aussi (presque) la mienne.

Découvrez Home Assistant : sauvegarde, accès distant et autres options avancées

Découvrez Home Assistant : sauvegarde, accès distant et autres options avancées

La vraie conclusion, si votre pont n'est pas encore à jour, est de désactiver les mises à jour automatiques temporairement dans l'app Hue, en attendant une communication de la part de la marque et éventuellement un firmware corrigé. L'option se trouve dans Paramètres > Mise à jour du logiciel > Mises à jour automatiques.

Deux offres avec quatre traqueurs en promotion : vous préférez le prix ou l'autonomie ?

Pierre Dandumont

mercredi 01 juillet à 16:10

Accessoires

Dans le monde des traqueurs pour iOS, l'AirTag est évidemment la star, tant pour ses fonctions que parce qu'il a une pomme sur sa coque. Mais à 120 € les quatre (84 € en promotion), le traqueur d'Apple est cher. Il y a deux promotions pour le moment pour ceux qui veulent plusieurs traqueurs et peuvent se passer de la localisation précise en UWB. La première offre est sur un modèle noname, vendu 13,53 € pour quatre. C'est du basique, l'alimentation passe par une pile CR2032 et l'autonomie est probablement assez faible, comme dans tous les modèles de ce type (de l'ordre de six mois au mieux). Mais à à peine 3 € pièce, il est difficile de faire la fine bouche.

Quatre traqueurs à 13,5 €.

La seconde offre est sur un modèle Ugreen, en format jeton. Il s'agit d'un modèle doté d'une batterie rechargeable en USB-C et pas d'une pile CR2032. La marque annonce un an d'autonomie sur la batterie et nos essais en cours tendant à prouver que les valeurs d'Ugreen sont tout à fait honnêtes. Les quatre traqueurs sont livrés avec un câble USB-A vers USB-C pour la recharge, mais n'importe quel câble peut évidemment faire l'affaire. Les modèles d'Ugreen sont plus chers, certes, mais à 27 € en promotion, on est sous le prix public d'un seul AirTag.

Quatre traqueurs Ugreen à 27 €.
On a testé la véritable autonomie des traqueurs Bluetooth et des AirTags, et il y a des surprises

On a testé la véritable autonomie des traqueurs Bluetooth et des AirTags, et il y a des surprises

Une faille dans AirDrop permet de bloquer plusieurs technologies Apple en même temps (AirPlay, Continuité, etc.)

Pierre Dandumont

mercredi 01 juillet à 15:20

iOS

Des chercheurs viennent de mettre en avant une faille dans AirDrop, la technologie Apple qui permet de transférer des fichiers entre deux appareils. Sur les appareils où AirDrop est réglé pour accepter les messages de n'importe qui (ce qui n'est pas le comportement par défaut), la faille permet de bloquer différentes autres technologies Apple.

Trois failles iOS.

Le papier a été prépublié sur arXiv. Arash Ale Ebrahim et Nils Ole Tippenhauer montrent qu'il est possible d'envoyer des données qui vont faire planter le démon sharingd. Un démon est un logiciel qui tourne en permanence en arrière-plan, et sharingd s'occupe notamment d'AirDrop (pour détecter des envois) mais aussi d'AirPlay, de Handoff, du presse-papiers universel ou de l'accès à la caméra d'un iPhone (Continuité) et quelques autres. Une fois sharingd bloqué, les fonctions en question sont inutilisables.

L'icône d'AirDrop.

Ils expliquent qu'ils ont analysé le protocole d'Apple et découvert trois attaques possibles. La société a été prévenue et les corrections sont en cours, selon eux. Les trois reposent sur un prérequis, donc : AirDrop doit être accessible à tout le monde, ce qui n'est pas le cas par défaut. Et sur les iPhone, Apple ne permet d'activer cette possibilité que pour dix minutes. Une fois le démon bloqué, macOS ou iOS le relance automatiquement, mais l'attaquant — s'il est encore proche — peut le rebloquer directement.

Les chercheurs indiquent que la première faille touche iOS 15 (à jour), iOS 18 (à jour), iOS 26 (version .3) et macOS 26.3. iOS 16, dans sa dernière version à jour, n'est pas touché. La seconde touche aussi certaines applications, et watchOS, tvOS ou visionOS sont aussi de la partie. Ils n'indiquent pas les versions touchées par la troisième, qui passe par une autre voie.

Par défaut, iOS ne laisse pas n'importe qui vous envoyer un fichier.

Si la faille est importante, elle a tout de même deux défauts. Le premier est qu'AirDrop n'accepte pas les connexions entrantes par défaut. Le second, c'est que si bloquer sharingd peut énerver l'utilisateur et poser des soucis, le système d'exploitation le relance automatiquement et les dégâts ne sont pas permanents. Dès que l'attaquant n'est plus à portée (ou dès que la fenêtre de dix minutes se termine sur iPhone), l'attaque n'a plus d'effets.

Les chercheurs indiquent que la technologie équivalente sous Android, Quick Share, est aussi touchée avec des problèmes du même ordre et ils ont découvert, là aussi, trois failles.