Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

Un nouveau Siri pour la WWDC : de l’IA, du Google et une inévitable étiquette bêta

Christophe Laporte

lundi 18 mai à 06:50

iOS

À l’occasion de la WWDC, Apple présenterait enfin une version largement remaniée de Siri. Mais attention, comme le prévient Mark Gurman, cette refonte s'accompagnerait d’une inévitable étiquette « bêta ».

Image : Miguel Tomás - Unsplash
Siri (beta), Genmoji et le keynote de tous les risques : la semaine Apple

Siri (beta), Genmoji et le keynote de tous les risques : la semaine Apple

Cela n’a rien de surprenant en soi, quand on connaît les habitudes de la maison. Apple Intelligence a été dévoilé voilà près de deux ans et navigue toujours sous ce statut. Comme le rappelle le journaliste de Bloomberg, l’assistant d’Apple y est d'ailleurs habitué. Lors de sa présentation originelle en 2011, il a fallu patienter deux ans pour que Siri soit considéré en interne comme un produit finalisé. Même si, à l'usage, les utilisateurs peuvent légitimement avoir l’impression qu'il n'a jamais vraiment quitté ce stade expérimental.

Pour les Européens, la grande question est de savoir s’ils auront accès rapidement à cette nouveauté. Deux obstacles majeurs se dressent à l'horizon. Le premier est d'ordre linguistique : il est possible que la bêta initiale soit cantonnée à l’anglais. Le second concerne le casse-tête réglementaire lié au DMA. Apple va-t-elle bouder une nouvelle fois le Vieux Continent pour éviter de froisser les instances de Bruxelles ?

Une architecture technique différente

Contrairement aux précédentes initiatives de la Pomme, les rouages de cette mouture seraient bien différents, notamment en raison du partenariat avec Google.

Lors de la première présentation d'Apple Intelligence, la firme de Cupertino avait mis en avant un modèle hybride : les tâches simples étaient exécutées localement sur l'appareil, tandis que les requêtes plus complexes transitaient par le Private Cloud Compute, une infrastructure de serveurs maison animée par des puces Apple Silicon. Une architecture présentée à l'époque comme le prolongement naturel de la sécurité de l'iPhone dans le nuage.

Image Apple/MacGeneration

Cependant, Apple se montre beaucoup moins loquace sur la manière dont l'infrastructure de ce Siri de nouvelle génération serait réellement hébergée et opérée à grande échelle. Et pour cause : l'entreprise semble vouloir s’appuyer sur le cloud de Google pour faire tourner certaines briques de son assistant. C'est un détail qu'Apple préférerait glisser sous le tapis, tant il semble aller à l'encontre de sa philosophie historique en matière de confidentialité, allant jusqu'à déléguer à Google une partie de ses protections de sécurité habituelles.

Une application autonome et une mémoire éphémère

Bien entendu, le constructeur ne manquera pas de faire de la protection des données l'axe central de sa communication, vantant au passage une expérience dépourvue de publicité pour se démarquer des autres acteurs du marché.

Mais le véritable cœur de cette nouvelle expérience IA résiderait dans l'apparition d'une application Siri totalement autonome. Celle-ci ferait office de répertoire pour l'historique des conversations, transformant l'assistant en un véritable chatbot dans la veine de ChatGPT ou de Claude. L'utilisateur pourrait accéder à cet espace d'échange soit via l'invocation standard de Siri, soit par un tout nouveau geste déclenchant un mode « Rechercher ou Demander », en balayant l'écran vers le bas depuis le centre supérieur.

iOS 27 accueillerait un Siri plus débrouillard et un clavier plus lettré

iOS 27 accueillerait un Siri plus débrouillard et un clavier plus lettré

iOS 27 : Visual Intelligence disparaîtrait dans l’app Camera au profit de Siri

iOS 27 : Visual Intelligence disparaîtrait dans l’app Camera au profit de Siri

Pour personnaliser les réponses sans tomber dans les travers de ses concurrents, Apple imposerait des limites strictes au fonctionnement de la mémoire de son IA. S'inspirant directement d'une fonction bien connue de l'application Messages, ce nouveau Siri proposerait une suppression automatique des échanges. Depuis les réglages, il serait possible de conserver ses requêtes pendant trente jours, un an, ou indéfiniment.

Mais est-ce que tout cela sera suffisant pour inciter les utilisateurs à délaisser ChatGPT, Claude et consorts au profit d'une solution intégrée ? Rien n’est moins sûr…

iOS 27 : Apple chercherait à donner une seconde chance aux Genmoji

Christophe Laporte

lundi 18 mai à 06:20

iOS

C’était l’une des fonctions phares d’Apple lors de ses grands débuts dans l’intelligence artificielle générative. Sur le papier, les Genmoji avaient tout pour plaire en permettant de créer des émojis personnalisés à partir d’une simple commande textuelle. Mais si l’idée est indéniablement sympathique, son exécution est assez moyenne.

Coup d’œil sur Image Playground : des images moyennes, des Genmojis sympas

Coup d’œil sur Image Playground : des images moyennes, des Genmojis sympas

Après le lancement pour le moins poussif d'Apple Intelligence fin 2024, la direction d'Apple avait souvent brandi l'utilisation des Genmoji comme l'un de ses rares motifs de satisfaction. Mark Gurman n’est cependant pas de cet avis, pointant des rendus visuels assez décevants par rapport aux publicités. Pire encore, les modèles génératifs mobiliseraient tellement de ressources qu'ils feraient chauffer les iPhone tout en siphonnant leur batterie. Depuis, la Pomme a bien tenté de rectifier le tir par petites touches afin de limiter la casse, mais le compte n'y est toujours pas.

Pour relancer l'intérêt autour de cette fonctionnalité et gonfler ses statistiques d'utilisation, Cupertino préparerait une nouvelle approche avec iOS 27 et iPadOS 27. L'objectif ne serait plus de se reposer uniquement sur les requêtes manuelles, mais d'être proactif. Une nouvelle option aurait ainsi fait son apparition dans les réglages du clavier de cette future version : les « Genmoji suggérés ».

Siri (beta), Genmoji et le keynote de tous les risques : la semaine Apple

Siri (beta), Genmoji et le keynote de tous les risques : la semaine Apple

Concrètement, le système deviendrait capable de générer automatiquement des émojis en analysant directement le contenu de votre photothèque ainsi que les expressions que vous avez l'habitude de taper au quotidien. L'idée serait de fluidifier l'expérience pour que ces images s'insèrent de manière contextuelle dans vos conversations, sans le moindre effort de votre part. Naturellement, Apple prendrait soin de ne froisser personne : cette option devrait rester totalement facultative.

Test de la GRILLPLATS d’IKEA : la nouvelle référence des prises connectées ne coûte que 8 €

Nicolas Furno

dimanche 17 mai à 09:00

Accessoire

IKEA a sorti une nouvelle prise dans sa dernière gamme d’accessoires connectés : la drôlement nommée GRILLPLATS. Pour 8 € seulement, le géant de l’ameublement propose ce qui se fait de mieux aujourd’hui. On y trouve une compatibilité avec Matter par le biais de Thread ainsi que la mesure de la puissance en temps réel et de la consommation au fil du temps… du moins, pour les plateformes qui gèrent la fonctionnalité. Voyons ensemble ce qu’elle vaut à l’usage.

Image iGeneration.
Image iGeneration.

Une prise connectée simple et bien conçue

Toute la gamme domotique d’IKEA est très cohérente, jusqu’aux emballages pratiquement identiques. La GRILLPLATS ne fait pas exception avec une boîte à peine plus grande que l’appareil lui-même et un contenu qui va au plus simple. La prise, un petit manuel avec le code dédié à Matter et c’est tout. Il n’y a pas vraiment besoin de plus de toute manière, tant l’appareil est conçu pour fonctionner dès la sortie de la boîte, sans configuration spécifique.

Avant de la connecter, faisons un rapide tour du propriétaire. La GRILLPLATS intègre une prise mâle dans un format hybride, qui lui permet d’être compatible avec les deux types les plus courants en Europe : le type E français et le type F allemand (Schuko). De l’autre côté en revanche, c’est un …

Le DoJ américain exige la liste des utilisateurs d’une app qui supprime l’antipollution des voitures

Greg Onizuka

vendredi 15 mai à 21:30

App Store

Dans le petit monde des apps permettant de récupérer des informations et de modifier des éléments sur une voiture, EZ Lynk se retrouve depuis 2021 dans l’œil du cyclone, le DoJ (Department of Justice, équivalent du ministère de la justice) ayant décidé de poursuivre l’entreprise pour des fonctions jugées illégales. Et la plainte pourrait franchir une étape supplémentaire, le ministère demandant à Apple, Google et Amazon les noms, adresses et historiques d’achat de centaines de milliers de clients, comme le rapporte Forbes.

Les produits d’EZ Lynk. Image EZ Lynk.

Le principe d’EZ Lynk est relativement simple : à l’aide d’un module branché sur la prise OBD 2 (OnBoard Diagnostic, la prise standardisée de communication présente sur toutes les voitures), l’app communique avec l’électronique de la voiture, et permet à l’utilisateur plusieurs actions. Si l’une d’elles, la lecture des codes erreur, est totalement inoffensive, l’autre partie permet de modifier certaines fonctions de la voiture. Certains constructeurs ont pu perdre quelques revenus, avec la possibilité d’activer des fonctions optionnelles (et payantes) sur sa voiture sans débourser le moindre centime, mais celle qui intéresse plus particulièrement les autorités US est toute autre : la possibilité de désactiver tout ou partie du système antipollution d’une voiture.

Le boîtier et son app dédiée permettent en effet de désactiver une bonne partie des systèmes qui permettent en temps normal de limiter les polluants émis par des voitures de chez Ford, GM, Ram, et d’autres marques présentes aux USA. L’utilisateur y gagne en performances moteur, parfois en économies de carburant, se retrouve libéré de l’AdBlue, mais c’est au prix d’une augmentation drastique des émissions polluantes, et contrevient au « Clean Air Act », qui régit les limites d’émissions des moteurs thermiques dans le pays.

Cette utilisation, bien entendu jugée illégale, n’est pas selon le concepteur de la solution mise en avant dans les possibilités du boîtier, et serait minoritaire chez les utilisateurs de celui-ci. Cependant, les autorités américaines ont une autre lecture de la situation, et pensent que cette possibilité de supprimer les limites d’émissions polluantes est l’une des fonctions phares pour pousser les utilisateurs à acheter EZ Lynk.

C’est pour en avoir le cœur net que le DoJ demande à Apple, Amazon et Google de lever le secret sur l’identité de quelques 100 000 acheteurs de cette solution, en livrant leurs noms, adresses et historiques d’achat à la justice. Pour les créateurs de l’app, c’est bien entendu une ligne rouge qu’ils demandent de ne pas franchir :

Ces demandes visant potentiellement les informations personnelles (PII) de centaines de milliers de personnes vont bien au‑delà des besoins de cette affaire et soulèvent de sérieux problèmes de vie privée. Enquêter sur cette plainte ne nécessite pas d’identifier chaque personne ayant utilisé le produit.

Le gouvernement a indiqué dans la lettre que sa demande de données était équitable et appropriée, et qu’il avait « constamment cherché à obtenir des informations sur les clients », car ses avocats souhaitent interroger des témoins au sujet de leur utilisation de la technologie d’EZ Lynk. Il a déjà présenté au tribunal des preuves montrant que des personnes utilisent les outils de l’entreprise pour supprimer les dispositifs de contrôle des émissions sur leurs voitures, notamment des publications Facebook et des messages sur les forums d’EZ Lynk détaillant cet usage du produit.

Si la demande est peut-être légitime, reste que les trois acteurs en question ne sont généralement pas du genre à laisser les données de leurs clients en liberté, y compris quand c’est la justice qui les demande. Ce type de demande, qui plus est, est plutôt rare aux USA : la dernière fois qu’une telle ouverture des fichiers clients a été demandée, c’était pour une app autrement plus dangereuse, qui permettait l’utilisation d’une caméra déportée de tir de précision sur une arme à feu.

Près de dix ans après Revolut ou N26, le Crédit Agricole permet d’ouvrir un compte sans passer en agence

Nicolas Furno

vendredi 15 mai à 17:25

Services

Le Crédit Agricole a annoncé il y a quelques jours l’arrivée d’une nouveauté importante pour son app mobile : la possibilité… d’ouvrir un compte ! Vous ne rêvez pas, nous sommes bien en 2026 et c’est bien une nouveauté pour la première banque de France en nombre de clients. Jusque-là, l’institution exigeait un passage en agence et une rencontre avec l’un de ses conseillers pour ouvrir un compte bancaire. Près de dix ans après l’émergence des « néobanques » comme N26 ou Revolut, ce n’est plus une obligation et les clients qui le souhaitent pourront tout faire depuis leur smartphone.

Image Crédit Agricole/iGeneration.
Image Crédit Agricole/iGeneration.

L’offre « digitale » du Crédit Agricole est aussi bel et bien numérique, puisqu’elle prend place dans l’app Ma Banque, sur un iPhone ou un smartphone Android compatible. Le communiqué précise que les 39 caisses régionales de France métropolitaine et outre-mer proposent cette nouvelle formule, qui n’est ainsi pas limitée géographiquement. Comme dans toutes les autres apps, on pourra créer un compte en toute autonomie, en validant son identité à distance, une obligation légale. Le groupe promet une ouverture en moins de dix minutes, avec accès dans la foulée à une carte de paiement virtuelle que l’on devrait pouvoir utiliser grâce à Apple Pay.

Même si le Crédit Agricole joue la carte de la modernité avec cette nouvelle formule, le lien avec les agences reste possible dans un deuxième temps. L’app doit associer automatiquement le nouveau client à l’une des caisses régionales selon sa position et il sera possible par la suite de faire évoluer son offre. Si la carte virtuelle fournie par défaut est gratuite, il restera possible d’ajouter des services payants, dont une carte de paiement physique. C’est une approche hybride que le groupe connaît bien, puisqu’il avait lancé un système assez similaire à la grande époque des néobanques avec son offre EKO.

EKO, la banque mobile sans Apple Pay du Crédit Agricole arrive

EKO, la banque mobile sans Apple Pay du Crédit Agricole arrive

Si elle est restée très confidentielle jusque-là, cette marque est d’ailleurs de nouveau utilisée pour les comptes numériques qui pourront être ouverts dans Ma Banque. Le Crédit Agricole espère ainsi séduire un nouveau public, qui pourra évoluer ultérieurement vers sa clientèle habituelle, au moment d’acheter un bien immobilier ou de chercher à épargner. Mais pour cela, il faudra rencontrer l’un des 40 000 conseillers, répartis dans les 5 300 agences ouvertes par le groupe.