Après la puce C1 dans l’iPhone 16e, la puce C1X dans l’iPhone 17e et l’iPhone Air, Apple devrait en toute logique introduire la puce C2, afin de se débarrasser autant que possible de Qualcomm. En bonus, la nouvelle puce devrait introduire la compatibilité avec la 5G NR-NTN, la « vraie » norme de 5G par Satellite, comme le rapporte 9to5Mac.

Actuellement déjà, dans quelques pays, certains iPhone sont compatibles avec des services de relais par satellite intégrés aux offres mobiles. Si l’idée est intéressante, elle reste pour le moment très limitée, malgré l’appellation marketing « 5G Satellite » : quelques Kb/s de débit, de quoi échanger quelques sms avec des délais de plusieurs secondes pour l’envoi et la réception, mais sûrement pas de la voix, et encore moins de la vidéo ou de l’internet confortable.
La 3GPP, organisme responsable des normes de téléphonie mobile, compte bien changer ça grâce à sa nouvelle évolution, la 5G NR-NTN. Avec elle, il devient théoriquement possible d’échanger des messages texte, mais aussi de consulter quelques pages internet, d’échanger quelques photos légères, des communications vocales, ou encore recevoir ses notifications. Presque un usage normal en zone à faible réception au final.
Concernant les relais non terrestres utilisables, la norme voit large : elle va des sempiternels satellites en orbite basse (LEO, pour Low Earth Orbit, comme les satellites de Starlink ou OneWeb) aux satellites géostationnaires (GEO, pour Geostationary Earth Orbit) mais aussi… des ballons dirigeables, si si ! Si les satellites LEO et les dirigeables viseront particulièrement les appareils mobiles, les satellites GEO devraient eux rester cantonnés aux équipements fixes type antenne satellite légère ou à des appareils à très faible débit comme des traceurs ou alarmes, la distance à couvrir de quasi 36 000 km annihilant toute velléité de haut débit sur une petite antenne, ou de latence raisonnable en général.
Surtout, l’autre avantage est lié au partenariat entre les opérateurs mobiles et les fournisseurs de service satellitaire : techniquement, la norme permet de passer d’un réseau terrestre 5G « standard » à un réseau 5G Satellite sans coupure durant une communication. Cela reste à l’état de théorie pour le moment : il faut que les opérateurs fonctionnent ensemble, que ce soit administrativement ou techniquement, et leurs plateformes sont encore loin de communiquer entre elles pour faire ce lien transparent pour l’utilisateur.
Apple devrait donc, selon les rumeurs concordantes, introduire la compatibilité avec la 5G NR-NTN dans les prochains iPhone, grâce à la puce C2. Si en toute logique les iPhone 18 Pro et Pro Max devraient bénéficier de cette fonctionnalité, rien n’indique en revanche que ce sera le cas sur toute la gamme, Apple pouvant très bien réserver pour des raisons de coût (intégration d’antennes supplémentaires oblige) la 5G NR-NTN aux appareils haut de gamme.
Apple ne perd pas de temps et prépare déjà sa puce N2 pour les iPhone 18
Quoi qu’il en soit, la connexion satellitaire apparue avec l’iPhone 14 entrerait dans une nouvelle ère : après avoir été réservée aux messages d’urgence, elle devrait devenir un moyen de communication à part entière, supprimant la quasi totalité des zones blanches de la planète... si les opérateurs jouent le jeu.


















