Belkin, avec certains de ses adaptateurs secteurs USB-C, annonce « Zero Standby Power » (soit zéro énergie en veille). C'est un argument de vente pour certains : vous connaissez sûrement beaucoup de personnes qui débranchent les adaptateurs secteurs quand ils ne sont pas utilisés, en imaginant que la consommation est élevée. Ce n'est pas réellement le cas dans la pratique (la consommation en veille est globalement faible), mais Belkin arrive tout de même à descendre à environ 3 mW sur une prise japonaise avec une tension de 100 V (probablement un peu plus en Europe, en 230 V), selon Denki Otaku. Le vidéaste, bien équipé, a en effet décidé de tester un modèle Belkin pour comprendre comment la société arrive à descendre aussi bas et les défauts de sa technologie.

L'adaptateur de Belkin est largement plus bas que les autres, avec seulement 3 mW quand il n'y a pas de câble USB. Le modèle de 40 W Apple (qui n'est pas disponible en Europe) est un bon élève avec 18 mW et les autres modèles testés s'échelonnent d'environ 40 mW à un peu plus de 110 mW, sauf pour un modèle de 500 W (chez Ugreen) qui est à 180 mW environ. D'un point de vue purement financier, le modèle de Belkin, à vide, coûte 0,005 € à l'année (26 Wh environ). Un modèle dans le haut de la liste, lui, va consommer environ 1 kWh à l'année, soit environ 0,2 €.
Comme il l'explique dans sa vidéo, la consommation en veille n'a en réalité que peu d'importance dans l'absolu, et le rendement de l'adaptateur secteur a bien plus d'importance. Il s'agit de la différence entre l'énergie fournie aux périphériques et celle consommée à la prise. Une simple différence de 1 % dans l'efficacité d'un adaptateur secteur permet en pratique des gains plus élevés que la solution de Belkin, par exemple. Il note par ailleurs que le rendement du modèle de Belkin est bon, avec le défaut — commun à tous les modèles — que le rendement est plus faible sur les tensions basses (comme le 5 V).

Il faut débrancher le câble USB-C
Le principal défaut de la technologie, c'est qu'elle nécessite visiblement l'absence de câble. Dans les mesures, l'adaptateur secteur ne descend à 3 mW que si vous n'avez pas de câble USB-C branché ou si le câble en question ne contient pas de puce eMarker. C'est un composant présent dans de nombreux câbles qui permet au câble d'indiquer ses possibilités aux appareils, et c'est notamment obligatoire pour les câbles capables de fournir plus de 3 A (tous les câbles notés 100 W ou plus, par exemple). Avec un câble eMarker, la consommation en veille passe à 32 mW, dans la norme.

Il explique aussi, après un démontage, que Belkin emploie une technologie proposée par Renesas, et donc que d'autres fabricants pourraient l'intégrer. L'idée est simplement de désactiver tous les composants (ou presque) et de n'alimenter que celui qui détecte la présence d'un câble ou d'un périphérique, ce qui explique les 3 mW de consommation.

La solution de Belkin reste intéressante dans l'absolu, mais elle reste anecdotique dans le cas d'un usage personnel standard. Pour qu'elle puisse avoir un impact réel, il faudrait que la majorité des adaptateurs secteur du marché emploient la même technologie, ce qui est probablement irréaliste. Ou, plus simplement, que les fabricants placent un bouton on/off physique sur les adaptateurs secteurs. Voire même, on en revient au point de départ, que les utilisateurs débranchent systématiquement les adaptateurs secteurs.












