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Samsung fera payer l’accès à SmartThings via son cloud, sans alternative locale

Nicolas Furno

mercredi 01 juillet à 12:41

Domotique

Samsung a annoncé un changement de politique concernant l’API dédiée à SmartThings, sa plateforme domotique utilisée notamment par son électroménager connecté. Alors que l’on pouvait jusque-là contrôler gratuitement ces appareils depuis d’autres environnements, dont Home Assistant, ce ne sera plus possible sans payer à compter du mois d’octobre. Présentée courant juin par l’entreprise comme « une nouvelle expérience enrichie », la nouvelle politique qui entrera en vigueur en octobre 2026 demandera de payer un abonnement pour continuer à utiliser cet accès distant hors de l’écosystème maison.

Image Samsung.
Image Samsung.

SmartThings est le nom de la domotique chez Samsung et tous les appareils connectés du géant sud-coréen reposent dessus. C’est en particulier le cas pour ses téléviseurs et son gros électroménager : réfrigérateurs, fours, machines à laver ou encore lave-vaisselle. Tous ces produits peuvent être supervisés et contrôlés à distance grâce à l’app également nommée SmartThings et cette possibilité restera sans surcoût après octobre. En revanche, l’accès depuis d’autres environnements tiers se faisait jusque-là grâce à une API gratuite et c’est précisément cet aspect que l’entreprise compte changer.

Il faudra payer un abonnement mensuel pour continuer à bénéficier de cette capacité et même si Samsung est restée floue, le créateur de Home Assistant a été très clair dans une liste de diffusion publiée dans la foulée. « La formulation de leur [Samsung] annonce prête à confusion », comme il le relève, avant de confirmer que « l’intégration SmartThings de Home Assistant sera bien soumise à leur nouvelle formule », facturée 4,99 $ par mois. Sauf si le constructeur change d’avis d’ici l’automne, ses clients n’auront pas le choix que de payer ce prix plutôt élevé pour la majorité des usages.

C’est une nouvelle illustration des dangers de la domotique qui dépend de serveurs. La liste de fabricants qui ont changé de stratégie ou qui font payer pour des fonctionnalités auparavant gratuites est déjà longue. Elle va certainement s’allonger encore dans les mois qui viennent, notamment parce que la hausse des coûts sur les composants se répercute inévitablement sur tous les services en ligne. Samsung n’est pas le premier à vouloir mettre un terme à une API proposée jusque-là gratuitement et l’entreprise ne sera certainement pas la dernière.

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Airzone Cloud passe à l’abonnement pour le contrôle distant des pompes à chaleur

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C’est d’autant plus frustrant que l’on n’a pas le choix avec les produits de Samsung : il n’y a aucune option pour contrôler son électroménager en local. Alors même que le fabricant apparaît comme un des meilleurs élèves pour gérer Matter et ses dernières nouveautés, il refuse en même temps d’adopter le standard pour ses propres produits. Un paradoxe… à moins justement que l’entreprise voit dans ce choix une nouvelle source de revenus ?

Contrairement à Apple, Samsung suit les dernières nouveautés de Matter

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À en juger par la réaction de ses clients, on peut se dire que l’annonce aura plutôt l’effet inverse. Les serveurs de SmartThings sont la seule option et elle sera maintenant payante ? Les commentaires ne se font pas attendre : Samsung ne sera plus sur la liste de marques désirables à l’avenir pour bon nombre d’utilisateurs. De mon côté, j’ai acheté un four de la marque et s’il se trouve qu’il est connecté, le pilotage à distance est si inutile qu’il ne me manquera pas spécialement1. Néanmoins, un électroménager mieux intégré à la domotique m’intéresserait et le fait de devoir payer me pousserait vers un concurrent.

Payer 5 € par mois pour gérer la lumière de mon four connecté, puisque c’est en gros la seule fonction proposée par Samsung ? Même pas en rêve… Image iGeneration.
Payer 5 € par mois pour gérer la lumière de mon four connecté, puisque c’est en gros la seule fonction proposée par Samsung ? Même pas en rêve… Image iGeneration.

L’intégration SmartThings de Home Assistant est utilisée par quasiment 10 % des utilisateurs de la domotique ouverte, soit moins de 200 000 installations. Si ces utilisateurs ne souscrivent pas à un abonnement payant, elle cessera de fonctionner courant octobre. Sauf si Samsung change finalement d’avis, même si la meilleure solution technique serait de couper la dépendance au cloud en adoptant Matter et son contrôle local. On peut toujours l’espérer… 🤞


  1. Je peux allumer sa lumière, ce que l’ai lié à un capteur de présence pour ne pas avoir à appuyer sur le médiocre bouton tactile dédié, mais c’est à peu près tout. Même le réglage de l’heure, qui devrait évidemment se faire automatiquement sur tout appareil relié à internet, doit se faire à la main dans l’app du fabricant et n’est pas disponible via l’API pour automatiser l’opération !  ↩︎

Dix ans plus tard, Apple Pay est disponible chez SBE Banque Populaire

Stéphane Moussie

mercredi 01 juillet à 12:26

Services

Si Apple Pay est pris en charge depuis des années par toutes les grandes banques françaises, quelques établissements spécialisés font encore figure d’exception. C’était le cas de SBE Banque Populaire, qui vient finalement de combler cette lacune. Dix ans après le lancement d’Apple Pay en France, les clients de cette banque d’entreprise peuvent enfin régler leurs achats avec leur iPhone ou leur Apple Watch.

Image SBE Banque Populaire

Fondée en 1988, la Société de Banque et d’Expansion (SBE) est une filiale du groupe BPCE spécialisée dans les services aux personnels des grandes organisations et entreprises. Elle a la particularité d’être implantée directement sur les sites de ses clients. Parmi eux figurent de grands groupes comme Renault et la SNCF.

Avec l’arrivée de SBE Banque Populaire, les établissements encore dépourvus d’Apple Pay se font de plus en plus rares en France. La liste des partenaires est vraiment longue comme le bras. Si votre banque ne prend toujours pas en charge le service, dites-nous de laquelle il s’agit en commentaire — nous sommes curieux de connaître les derniers irréductibles.

Apple pourrait abandonner rapidement le 2 nm au profit du 1,4 nm pour sécuriser la production… au détriment du prix

Pierre Dandumont

mercredi 01 juillet à 12:05

iPhone

Apple, depuis quelques années maintenant, emploie les processus de gravure les plus évolués de TSMC, son partenaire taïwanais. Mais avec la montée en puissance de l'IA et une concurrence assez rude pour l'accès aux nouvelles technologies qui sont importantes tant pour les concepteurs de systèmes sur puce que pour les sociétés qui fabriquent des composants dédiés aux calculs pour entraîner les IA, Apple a visiblement dû changer ses plans selon les rumeurs.

Un wafer. Enrique Jiménez, CC BY-SA 2.0.

Habituellement, les processeurs durent quelques années chez Apple : les A17 Pro, A18 (et Pro) et A19 (et Pro) reposent sur le 3 nm de TSMC, alors que le 5 nm et ses dérivés ont été employés sur les puces A14 à A16 (inclus). Mais pour le 2 nm, ce serait plus court. Premièrement, les puces A20 et A20 Pro des iPhone de 2026 (les iPhone 18) seraient en 2 nm, ce qui semble évident : Apple a eu accès à la nouvelle technologie de TSMC.

Le passage en 2 nm pour les puces A20 et A20 Pro pourrait permettre des gains importants

Le passage en 2 nm pour les puces A20 et A20 Pro pourrait permettre des gains importants

Pour les puces A21 et A21 Pro, Apple profiterait aussi du 2 nm, mais avec un bémol : l'A21 Pro serait dans la version la plus avancée de 2027, mais pas la puce A21. C'est une rumeur récurrente qui montre que la société doit faire face à la concurrence de Nvidia et les autres.

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L'A21 et l'A21 Pro ne partageraient pas la même version du 2 nm de TSMC pour la gravure

Quant aux puces A22 et A22 Pro (si Apple garde la même dénomination), elles passeraient directement à la prochaine génération, un peu en avance. Pour cette gamme, Apple utiliserait du 1,4 nm (ou 14 ångströms). Une rumeur déjà vue, et remise en avant par Digitimes.

Apple A22. Montage iGeneration.

Selon eux, la raison de ce saut n'est pas forcément de prendre une avance technologique sur ses concurrents, une raison qui a fait les beaux jours d'anciennes puces, mais bien de sécuriser la production. En partant en avance sur un processus plus avancé et surtout plus cher — on parle de 45 000 $ par wafer —, Apple pourrait arriver à être certain de disposer des puces nécessaires pour les iPhone.

Un wafer est l'unité de base dans le monde de la gravure, un disque de silicium sur lequel les puces sont gravées. Le coût d'une puce va dépendre du prix du wafer, de la taille de la puce (le wafer a une taille fixe) et du rendement, c'est-à-dire le nombre de puces utilisables sur un wafer. Actuellement, les wafer 3 nm valent environ 19 500 $ selon les informations disponibles et le rendement des puces A19 est probablement bon, étant donné qu'Apple travaille avec le 3 nm depuis plusieurs années. En passant sur un wafer plus de deux fois plus cher et sur une nouvelle technologie, qui a généralement des rendements moins bons au départ, le prix des puces pourrait donc être largement plus élevé. Mais c'est probablement la seule solution pour sécuriser des approvisionnements, avec la même réflexion que pour la mémoire vive : il est plus intéressant de vendre un peu moins d'iPhone plus chers que de ne pas vendre d'iPhone à cause d'une pénurie de puces.

La RAM chinoise ne devrait pas faire bouger les prix… mais réduire les risques de pénurie

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Orange repropose un forfait 20 Go gratuit d’un mois pour tester son réseau 5G

Stéphane Moussie

mercredi 01 juillet à 11:37

Télécoms

Après une première opération similaire il y a un an, Orange propose de nouveau d’essayer son réseau 5G en offrant un forfait 20 Go valable un mois. L’offre n’est pas lancée au meilleur moment vu les perturbations récentes sur le réseau d’Orange, mais comme c’est gratuit et que c’est pensé pour être une connexion secondaire, on ne risque pas grand-chose.

Application Orange Hello 5G. Image iGeneration.

Pour en profiter, il faut être majeur, installer l’application Orange Hello 5G sur son iPhone ou son smartphone Android puis confirmer son identité en partageant un document officiel (carte d’identité, passeport, carte de séjour ou carte de résident). On peut ensuite installer une eSIM qui donne droit à 20 Go de data en France métropolitaine exclusivement. L’opération est valable à partir d'aujourd’hui jusqu’au 30 septembre, dans la limite de 50 000 utilisateurs et d'une seule inscription par utilisateur.

Une fois le mois d’essai écoulé, Orange fournit une remise de 10 €/mois pour toute nouvelle souscription à la Série Spéciale Hello 120 Go 5G, qui revient ainsi à 14,99 €/mois. Cela en fait une offre plutôt intéressante, car comparé au forfait Sosh 150 Go à 13,99 €/mois, elle comprend deux fois plus de données à l’étranger (50 Go) et elle inclut la Suisse.

Orange revoit ses forfaits mobiles et fait disparaître son offre 500 Go

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WhatsApp commence à ouvrir la réservation des noms de profil 🆕

Stéphane Moussie

mercredi 01 juillet à 09:58

App Store

Il ne sera bientôt plus nécessaire de partager son numéro de téléphone pour discuter avec quelqu’un sur WhatsApp. Meta annonce l’arrivée des « noms de profil », qui permettront d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs sans révéler son numéro. La messagerie concurrente Signal propose une fonction équivalente depuis deux ans.

À compter de cette semaine, il est possible de réserver un nom de profil WhatsApp en vue du lancement officiel de la fonctionnalité prévu plus tard dans l’année. Pour choisir votre pseudo, il faut vous rendre dans Vous > Compte > Nom de profil.

Vidéo Meta

Si vous ne voyez pas encore cette option, c’est normal, le déploiement est très progressif et s’étalera sur plusieurs mois. L’option n’est pas encore disponible sur mon compte, alors même que je dispose d'un abonnement WhatsApp Plus. Cette formule payante ne semble donc pas donner droit à une réservation anticipée.

On a essayé WhatsApp Plus : que valent les avantages de l’abonnement à 2,49 €/mois ?

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Avec plus de trois milliards d’utilisateurs, tout le monde ne pourra pas obtenir le pseudo de ses rêves. Les noms les plus courts et les plus courants risquent d’être pris d’assaut. Si vous voulez éviter de finir avec un identifiant du type « pierre.martin3 » ou « louise.durand9 », mieux vaut garder un œil sur le déploiement.

Pour limiter les plus grosses déconvenues, Meta permet aux Creators (comptes professionnels de créateurs de contenu), aux petites entreprises et aux organisations de réclamer sur WhatsApp le nom de profil qu’ils utilisent déjà sur Instagram ou Facebook. Le groupe a également indiqué à The Verge que les noms d’utilisateur correspondant à des personnalités publiques avaient déjà été réservés afin d’éviter toute usurpation. Si vous portez le même nom qu’une célébrité, vous devrez donc choisir un autre identifiant.

Image Meta

Une fois la fonctionnalité lancée, il ne sera pas possible de parcourir la liste des noms de profil existants, il faudra connaître le pseudo exact de la personne pour la contacter. Par ailleurs, si vous avez déjà communiqué votre numéro de téléphone à des contacts WhatsApp ou dans des discussions de groupe, celui-ci restera visible pour eux.

Enfin, WhatsApp accompagnera cette nouveauté d’une « clé de nom d’utilisateur » facultative. Si vous l’activez, les personnes souhaitant vous écrire via votre nom de profil devront connaître cette clé, ce qui permettra de mieux contrôler qui peut vous contacter si votre identifiant venait à être rendu public sans votre consentement.‌

Mise à jour le 1er juillet (article publié à l'origine le 30 juin) : Vous êtes nombreux dans les commentaires à signaler avoir pu réserver d'ores et déjà votre pseudo. L'option est aussi arrivée sur mon compte après la publication initiale de l'article. Dans l'onglet Discussions, un encadré annonce l’arrivée de cette nouveauté. On peut alors créer un nouveau nom de profil ou réutiliser celui lié à son compte Instagram ou Facebook.

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