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Vol d’iPhone : les chiffres baissent, mais les voleurs s’en prennent maintenant aux victimes

Greg Onizuka

jeudi 11 juin à 22:30

iPhone

Il y a quelques mois, le chef de la Metropolitan Police de Londres critiquait Apple pour l’apparente futilité de ses protections contre le vol : alors que l’appareil était protégé par un code, le nombre de vols était toujours aussi conséquent. Les choses seraient cependant en train de changer, comme le rapporte AppleInsider.

Le vol de smartphones dans les rues de Londres est une véritable plaie, et touche en grande majorité les iPhone, au point qu’il a déjà été observé que certains voleurs revenaient rendre leur smartphone à la victime quand ils se rendaient compte que ce n’était pas un appareil frappé d’une pomme croquée ! Rien que sur l’année 2024, 80 000 smartphones ont été volés à Londres, dont une grande majorité d’iPhone.

Apple a depuis longtemps intégré une protection par code, et pendant un temps ça a fonctionné : les vols ont baissé, avant de remonter une fois les voleurs s’étant adaptés en prenant soin de récupérer le code de verrouillage de l’appareil avant de le subtiliser, ne serait-ce qu’en observant l’utilisateur le taper.

La mairie et la police londoniennes veulent réduire l’intérêt de voler des smartphones

La mairie et la police londoniennes veulent réduire l’intérêt de voler des smartphones

En réponse à cette évolution, Apple a créé en 2023 le mode « Protection en cas de vol de l’appareil ». Grâce à celui-ci, certaines actions comme l’accès aux cartes de crédit ou aux mots de passe exigent Face ID (ou Touch ID), et la modification du mot de passe du compte Apple ou l’effacement du téléphone se voient adjoindre un délai d’une heure avant d’être autorisés.

Jusqu’à iOS 26.4, ce mode restait facultatif, mais à partir de cette version du système, Apple l’a activé par défaut. Et ô surprise, depuis cette version, les protections semblent avoir un effet tangible. De l’aveu même du commissaire Sir Mark Rowley, les iPhone volés sont devenus beaucoup plus difficiles à réutiliser ou à revendre.

Il convient cependant de mettre un bémol : si les vols diminuent, ils ont malheureusement tendance à devenir plus violents. Certaines victimes font état suite au vol de leur appareil de menaces envers leur personne ou envers leur famille, en utilisant les données accessibles de l’appareil afin de faire pression sur eux et les inciter à désactiver la protection contre le vol de l’appareil en supprimant l’iPhone du compte iCloud, comme le rapporte The New York Times.

Apple travaillerait sur une protection contre les vols à l’arraché des iPhone

Apple travaillerait sur une protection contre les vols à l’arraché des iPhone

C’est un jeu du chat et de la souris permanent, et qui n’est pas prêt de se terminer. Apple est déjà en train de réfléchir à l’étape supplémentaire, en étudiant l’intégration d’une protection automatique déjà en place sur Android, permettant de détecter un vol à l’arrachée et mettant de fait automatiquement l’iPhone en mode « appareil volé ».

Toutes ces mesures, combinées au fait que nombre de pièces d’un iPhone sont liées à l’appareil et seront désactivées si celui-ci est mis en mode perdu, permettent de faire baisser le nombre de vols. Mais si une chose est certaine, c’est que ce chiffre n’atteindra jamais zéro, même si toute nouvelle solution est bonne à prendre.

IA domotique : Gemini for Home progresse, quand Apple reste muette sur l’avenir de HomeKit

Greg Onizuka

jeudi 11 juin à 21:30

Domotique

Alors qu’Apple n’a pas vraiment annoncé de nouveautés pour ses HomePods, et est restée très discrète sur l’intégration de Siri AI dans HomeKit en général, Google de son côté passe la seconde, et annonce aujourd’hui l’arrivée d’un haut-parleur connecté ainsi que les premiers résultats de la campagne « Gemini for Home early access », comme le rapporte 9to5Google.

Ouvert depuis octobre 2025 à ceux qui veulent découvrir en avance les possibilités de Gemini quand il s’agit de contrôler la maison, le programme Gemini for Home early access a eu un franc succès avec 3,5 millions d’utilisateurs enregistrés, 2 500 bugs corrigés, et une arrivée progressive dans 20 pays, comprenant 10 langues différentes. Google n’a pas compté ses heures, avec une mise à jour régulière toutes les semaines depuis octobre, amenant nombre de nouvelles fonctionnalités en même temps. Anish Kattukaran, le responsable produits Google Home et Nest ne cache pas sa satisfaction :

Je vous écris depuis mon salon, entouré des mêmes enceintes, écrans, thermostats et caméras qui équipent nombre de vos maisons. Avec plus de 100 appareils connectés dans ma propre maison utilisés au quotidien par ma famille et moi-même, je mesure pleinement le potentiel incroyable et les soucis occasionnels que peut apporter une maison connectée. [...] Avec 3,5 millions d’entre vous qui ont décidé de nous suivre avec l’early access, cette preview a été une véritable ligne directe entre vous et notre équipe technique, nous aidant à voir ce qui fonctionne, ce qui nécessite encore quelques ajustements, et ce que vous souhaitez voir apparaître. [...] Continuez à nous envoyer vos retours : toute l’équipe et moi-même les lisons tous, même si nous ne pouvons répondre personnellement à chaque message envoyé.

La suite, pour Google, c’est la sortie imminente de leur nouvelle enceinte connectée, amenée à succéder aux Nest Audio et autres Nest Mini, la Google Home Speaker. Pensée dès l’origine pour Gemini for Home, elle devrait se présenter sous la forme d’une enceinte très proche d’un HomePod mini, et être dévoilée dès la semaine prochaine, comme l’indique le CPO dans son mail : « pour ceux qui attendent patiemment une certaine enceinte connectée… gardez un œil sur votre boîte mail durant la semaine prochaine ».

Le HomePod, l’Apple TV et tvOS 27, les grands oubliés de la WWDC 2026 🆕

Le HomePod, l’Apple TV et tvOS 27, les grands oubliés de la WWDC 2026 🆕

Du côté d’Apple… rien. Il y a bien les rumeurs qui parlent de nouveaux HomePod, de nouvelles Apple TV, de HomePad avec écran intégré, mais ce sont des rumeurs. Le keynote de la WWDC 2026 n’a même pas eu le moindre mot pour cette famille de produit, ni la moindre annonce concernant tvOS ou HomeKit. Est-ce à dire qu’il ne faut rien attendre de la part de Cupertino ? Pas forcément, loin de là : les rumeurs restent des rumeurs, mais elles se basent sur une certaine logique, et des indices qui ne sont pas à négliger. Cependant, Apple avance certes selon son propre agenda. Mais il serait dommage que la révolution de la domotique lui passe sous le nez, menée par ce même partenaire qui l’aide aujourd’hui à faire fonctionner Siri AI.

Prise en main d’iOS 27 : l’écran verrouillé et l’écran d’accueil toujours plus personnalisables

Félix Cattafesta

jeudi 11 juin à 17:54

iOS

À l’exception du nouveau Siri, iOS 27 n’apporte pas de nouveautés majeures et affine plutôt le système par petites touches. L’écran verrouillé et l’écran d’accueil profitent ainsi de quelques raffinements, entre options de personnalisation plus visibles, fonds d’écran plus malins et widgets plus grands. Jetons ensemble un œil sur ce qui change.

L’horloge passe au format mini

Apple continue de laisser l'utilisateur personnaliser à l'envi son écran verrouillé. Si iOS 26 a apporté la possibilité d'avoir une horloge énorme, iOS 27 propose au contraire de la rendre minuscule et de la cacher au niveau de la date. De quoi mieux mettre en lumière l’image choisie en fond d’écran.

Image iGeneration

Pour cela, il faut appuyer sur une nouvelle icône apparaissant en sélectionnant l'horloge dans le menu de réorganisation du fond d'écran : elle va automatiquement loger l'heure dans la barre de widgets tout en haut. Le rendu est alors très minimaliste, d'autant plus si vous ne mettez pas d'autre widget à la place. C'est encore plus frappant sur le grand écran d'un iPad, où l'absence d'horloge est perturbante.

Image iGeneration

La couleur de l'horloge et son style peuvent être modifiés, mais pas l'intensité du Liquid Glass (elle restera légèrement transparente). Il n'est cependant pas possible de supprimer complètement l'heure de l'écran verrouillé. De même, elle sera forcément collée contre la date du jour : Apple ne laisse pas la possibilité de choisir un autre widget.

Des photos étendues par Apple Intelligence

Apple uniformise l’icône de batterie sur iOS 27 et macOS Golden Gate

Stéphane Moussie

jeudi 11 juin à 16:39

iOS

Après avoir installé iOS 27, l’une des premières nouveautés visuelles que vous remarquerez concerne l’icône de batterie… du moins, pour certains d’entre vous. Tout dépend du mode d’affichage que vous avez choisi pour celle-ci.

Si vous aviez activé l’affichage du pourcentage dans l’icône, rien ne change. En revanche, sans ces chiffres (c’est le mode par défaut), vous noterez une petite évolution. Sur iOS 26, l’icône de batterie sans pourcentage repose sur un contour qui encadre le niveau de charge. Dans iOS 27, elle apparaît comme un bloc noir dont la partie vide est grisée. C’est peut-être un petit peu moins lisible au premier coup d’œil.

iOS 26 : sans le pourcentage / avec le pourcentage. Image iGeneration.
iOS 27 : sans le pourcentage / avec le pourcentage. Image iGeneration.

Du changement sur macOS 27 également

Cette harmonisation s’étend jusqu’à macOS Golden Gate, avec un changement supplémentaire. Là aussi, l’ancienne icône à contour disparaît au profit d’une version pleine.

macOS 26, sans pourcentage. Image iGeneration.
macOS 27, sans pourcentage. Image iGeneration.

Le changement supplémentaire concerne l’affichage du pourcentage. Sur macOS Tahoe, cette information apparaît à côté de l’icône. Sur macOS 27, les chiffres sont intégrés dans la batterie, comme sur iOS 27. Cela prend moins de place dans la barre des menus, mais c’est moins facile à lire.

macOS 26, avec pourcentage. Image iGeneration.
macOS 27, avec pourcentage. Image iGeneration.

C’est encore moins lisible lorsque le pictogramme en forme d’éclair indiquant la recharge vient s’ajouter dans la batterie à côté des chiffres.

macOS 26, avec pourcentage et en charge. Image iGeneration.
macOS 27, avec pourcentage et en charge. Image iGeneration.

Comme il ne s’agit que de la première bêta des nouveaux systèmes, Apple a encore le temps d’ajuster ces icônes d’ici la sortie finale, mais dans un si petit espace, difficile de faire des miracles. Nous avons d’ailleurs repéré ce qui ressemble à un bug ou à un oubli sur l’écran verrouillé de macOS 27 : c’est toujours l’ancienne version de l’icône qui y est affichée.

macOS Golden Gate 27 : comment Apple remet d’équerre l’interface du Mac

macOS Golden Gate 27 : comment Apple remet d’équerre l’interface du Mac

Pour l’Autorité de la concurrence, le rachat de SFR « ne va pas de soi »

Stéphane Moussie

jeudi 11 juin à 14:00

Télécoms

Après des mois de négociations, les quatre opérateurs français sont finalement parvenus à un accord sur le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros. Mais l’opération est loin d’être bouclée. Elle doit désormais franchir l’étape cruciale de l’examen par les autorités de la concurrence. Et rien n’indique que celui-ci sera une formalité.

« [Le rachat de SFR] ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré », prévient d’emblée le président de l’Autorité de la concurrence dans un entretien accordé au Monde. Benoît Cœuré précise toutefois que si l’Autorité avait d’ores et déjà estimé qu’un passage de quatre à trois opérateurs était « nécessairement anticoncurrentiel », elle l’aurait signalé en amont afin d’éviter à Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR de perdre du temps et de l’argent.

Image Didivo67 (CC BY-SA).

Mais le régulateur veut bien faire passer le message que le rachat n’est pas encore assuré. La question des prix sera notamment scrutée de près. « Il est impossible d’expliquer aux Français que l’on va encourager des opérations qui vont rendre plus difficile pour eux de boucler leurs fins de mois », souligne-t-il.

À ce sujet, Benoît Cœuré fait part d’inquiétudes sur une éventuelle « coordination renforcée », autrement dit une entente, susceptible d’affaiblir la concurrence. Il rappelle à ce titre qu’en 2005, SFR, Orange et Bouygues Telecom avaient été condamnés à une amende de 534 millions d’euros pour avoir échangé des informations stratégiques et coordonné leurs comportements afin de préserver leurs parts de marché.

Les trois opérateurs appelés à se partager SFR défendent l’opération en mettant en avant leur capacité à investir davantage dans l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore les centres de données, au bénéfice des consommateurs. Un argument qui devra être étayé. « Ce n’est pas à nous d’essayer de deviner ce qu’ils ont en tête », prévient Benoît Cœuré.

Rachat de SFR : comment Bouygues, Free et Orange vont se partager les restes

Rachat de SFR : comment Bouygues, Free et Orange vont se partager les restes

Une inconnue subsiste encore : quelle institution pilotera l'examen du dossier ? La mission pourrait évidemment revenir à l’Autorité de la concurrence à Paris, mais aussi à la Commission européenne, au moment même où Bruxelles révise sa politique en matière de concentration d’entreprises. Quelle que soit l’autorité compétente au final, la Commission européenne et l’Autorité de la concurrence travailleront en étroite coordination tout au long de l’examen, assure Benoît Cœuré. Et dans tous les cas, la procédure pourrait s’étendre jusqu’à 18 mois.