L'accessoiriste Ugreen est connu pour ses produits intéressants (et parfois originaux) que l'on trouve souvent à des tarifs abordables. La marque a réussi à se faire une place dans le domaine des traqueurs Bluetooth en se positionnant entre les modèles noname à bas prix et les AirTags. Le modèle classique offre les fonctions de base (sonnerie audible, détection en Bluetooth) avec une très bonne autonomie1, alors que les modèles d'entrée de gamme tiennent souvent moins de six mois. La nouvelle gamme FineTrack Mini 2 offre une proposition intéressante: l'autonomie annoncée est de sept ans, un record. Cependant, l'accessoire n'est pas sans défaut.
Commençons par ce qui ne change pas. Le FineTrack Mini 2 est un traqueur compatible avec le réseau d'Apple, et uniquement celui-là. Il se connecte en Bluetooth à n'importe quel iPhone et ne nécessite pas d'app pour fonctionner : l'app Localiser intégrée dans iOS (iPadOS et macOS) suffit. Comme tous les traqueurs compatibles, vous verrez sa position sur la carte, vous pourrez le déclarer comme perdu, le faire sonner, etc. Il fonctionne comme n'importe quel autre modèle et n'est pas compatible avec la localisation précise en UWB, réservée aux AirTags et AirTags 2.
Revolut ne compte pas se limiter aux cartes bancaires et s’attaque désormais aux forfaits mobiles. La fintech propose depuis le début de l’année une offre mobile au Royaume-Uni et en Pologne, et vient d’annoncer son arrivée aux Pays-Bas. De quoi poser une question : la France pourrait-elle suivre ?
Image Revolut
Cette diversification n’est pas très surprenante. Depuis 2024, Revolut propose déjà un service d’eSIM pensé pour les voyages à l’étranger. On peut acheter directement depuis l’application une enveloppe de data valable quelques jours ou quelques semaines afin d’éviter les frais d’itinérance ou l’achat d’une carte SIM locale. Ce service reste toutefois limité à la donnée mobile.
Avec Revolut Mobile, l’entreprise franchit une étape supplémentaire : elle ne vend plus seulement une connexion ponctuelle pour les vacances, mais de véritables forfaits mensuels avec données, appels, SMS et numéro de téléphone local. Aux Pays-Bas, l'enseigne propose un forfait à 10 € par mois avec 20 Go de data ou une formule tout illimité à 24 € par mois. Ce service fonctionne sur le réseau 5G de KPN et est fourni par 1GLOBAL, qui collabore avec Orange en France.
Revolut n’a rien confirmé concernant la France, mais un lancement dans l’Hexagone n’aurait rien d’illogique. Le marché français est certes très concurrentiel, mais Revolut y dispose déjà d’une base d’utilisateurs familiers de son application. Elle pourrait miser sur une promesse de simplicité, avec un forfait activable en quelques minutes et intégré à un compte déjà utilisé au quotidien.
Une offre illimitée pourrait intéresser des clients, seuls Free et SFR proposant de l'illimité pour le moment. Cependant, d'autres pourraient rapidement se lancer sur le créneau : Lidl a récemment confirmé vouloir s'étendre sur d'autres marchés, dont la France.
Après de nombreuses années d'essais sur l'émetteur de la tour Eiffel à Paris et un lancement (presque) national en 2024 pour les Jeux olympiques de Paris, c'est visiblement la fin pour la TNT Ultra HD, qui permet de recevoir France 2 en Ultra HD (4K). Si le signal est encore présent dans certaines régions — comme sur l'émetteur de la tour Eiffel —, le multiplex R9 n'est plus émis dans de nombreuses régions. Les retours sont assez nombreux sur des forums et X. Nous avons par ailleurs pu le constater, les deux chaînes ont bien disparu dans notre cas. Si le site de l'ARCOM indique bien que notre émetteur diffuse le multiplex R9, ce n'est visiblement plus le cas.
Une capture de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver en 2026, sur la TNT.
La disparition de cette double diffusion n'est pas totalement une surprise. Premièrement, elle a essentiellement servi à diffuser France 2 dans une version upscalée avec un débit un peu plus élevé… mais pratiquement sans contenus natifs. En dehors de quelques événements sportifs (dont les Jeux olympiques), les gains étaient assez faibles visuellement. Deuxièmement, la question de stopper cette double diffusion avait été sous-entendue dans une des interventions durant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public.
Et troisièmement, le tournoi de Roland-Garros n'a pas été diffusé en Ultra HD cette année, alors que c'était le cas depuis une bonne dizaine d'années, d'abord pour des tests réservés aux Parisiens, ensuite pour les téléspectateurs de France 2. En 2026, le tournoi était uniquement diffusé avec un upscale du 1080p. Enfin, le dernier point se trouve dans un document de l'ARCOM, la consultation publique sur l’avenir de la TNT et du média télévisuel. Elle montre que le nombre d'émetteurs est passé de 210 en juillet 2024 (avec une couverture de 74,7 % de la population) à 123 en janvier 2026 (70,3 %). Compte tenu des retours, le nombre d'émetteurs a dû largement diminuer depuis.
Le nombre d'émetteurs avait déjà diminué. Image ARCOM.
Rappelons enfin que la diffusion hertzienne, si elle est gratuite et ne nécessite pas d'abonnement, est en perte de vitesse depuis de nombreuses années. Les offres de télévision sur IP ont pris largement l'ascendant sur la TNT. Pour les amateurs de diffusion en Ultra HD, les principaux opérateurs proposent notamment TF1 et M6 en Ultra HD, deux chaînes qui diffusent de temps en temps des films et des événements sportifs en Ultra HD.
Une capture de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver en 2026, sur la TNT.
Loupe (gratuit) est une nouvelle app avec un objectif d’abord éducatif. Ses développeurs entendent mettre en avant toutes les données qu’une app diffusée sur l’App Store peut récupérer dès son ouverture et sans demander aucune permission. Leur idée est de mettre un coup de projecteur sur les possibilités d’empreintes numériques (fingerprinting) qui peuvent être créées à partir de ces données afin de créer un profil unique.
Lors de la première ouverture, Loupe explique le principe et met en avant quelques données importantes fournies par l’appareil utilisé. Image iGeneration.
Établir un profil utilisateur unique à partir de la configuration de son appareil est une vieille idée, apparue sur le web dès les années 1990. C’est à partir des années 2010 que l’industrie publicitaire s’empare réellement du concept pour identifier les visiteurs de manière aussi précise que possible et dans la foulée, le fingerprinting devient un enjeu pour la confidentialité des données dans l’industrie. La technique s’était entre-temps appliquée aussi aux apps mobiles et c’est pourquoi Apple a ajouté au fil du temps des protections supplémentaires.
Les apps ont longtemps eu accès aux identifiants uniques et permanents liés au matériel, dont l’UDID des iPhone. Apple a rapidement bloqué ces méthodes d’identification trop simples d’accès, notamment en remplaçant l’identifiant matériel du WiFi (adresse MAC) par un équivalent logiciel qui peut varier régulièrement. Ces dernières années, d’autres mesures ont été mises en œuvre, comme le relais privé ou encore l’accès réduit aux photos.
Néanmoins, les apps ont des besoins légitimes d’accéder au matériel utilisé par leurs utilisateurs. Elles doivent connaître le modèle précis de l’appareil utilisé, la version d’iOS, ainsi que bien d’autres informations sur la langue et la région, le fuseau horaire, le type de connexion réseau, l’espace restant disponible, le niveau de batterie, etc. Loupe révèle toutes ces informations et met en avant celles qui peuvent servir à établir un profil. Certaines sont évidentes, comme la position de l’utilisateur, d’autres plus étonnantes : la capacité restante est une information unique et qui ne varie pas trop rapidement en règle générale, elle peut servir à identifier un utilisateur.
La liste des informations accessibles sans autorisation à gauche et deux exemples sur l’identité de l’appareil (centre) et le stockage (droite). Image iGeneration.
L’accès est évidemment encore plus complet pour les apps qui demandent des autorisations supplémentaires. Loupe le rappelle aussi, avec une section qui liste toutes les informations qui sont récupérées en accédant à la géolocalisation, aux statistiques de mouvement et de forme fournies par Santé, aux photos, au Bluetooth, au réseau local ou encore aux données d’apps comme Calendrier, Contacts ou Rappels. Certes, l’utilisateur doit autoriser explicitement les apps avant de leur permettre de consulter ces données, mais on n’a pas forcément conscience de tout ce que cela implique.
Un exemple donné par Loupe concerne l’app Musique. Une autorisation permet à l’app tiers d’établir non seulement une identification unique assez précise, mais aussi de connaître vos goûts musicaux, une information qui intéressera les régies publicitaires. Un autre exemple bien connu est l’app Photos, où un accès complet permet de déterminer un historique complet de localisations et d’en déduire lieux d’habitation ou encore de travail. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Apple a ajouté une option pour restreindre cet accès à partir d’iOS 14.
Une partie des informations qui peuvent être obtenues avec des accès supplémentaires accordés aux apps. Image iGeneration.
Bien entendu, on ne peut pas éviter de transmettre ces informations aux apps et ce n’est pas parce que ces données existent que les développeurs les exploitent de manière détournée. Chercheurs en sécurité, les deux créateurs de Loupe souhaitaient surtout attirer l’attention sur cette possibilité et mieux la faire connaître. Ajoutons que le code source est public, une manière de vérifier que Loupe n’établit pas de profil et n’envoie aucune donnée sur un serveur distant.
Loupe est entièrement gratuite et traduite en français. L’app nécessite iOS 17 au minimum.
Mauvaise nouvelle pour les abonnés HBO Max : la plateforme augmente ses prix. Nous avons reçu un mail nous indiquant que notre abonnement Premium passera prochainement de 13,99 €/mois à 15,99 €/mois. Le tarif des autres bouquets évolue également.
Image HBO Max/iGeneration
Plus précisément, l'offre Basic avec pub grimpe de 5,99 € à 6,99 € par mois, tandis que la standard augmente également d'un euro pour passer à 10,99 €. Ces nouveaux tarifs seront effectifs à partir de la facturation de juillet pour les abonnés, et sont déjà en place sur le site de HBO Max pour les nouveaux clients.
Le prix des abonnements à l'année a également été revu en conséquence. Il faudra débourser 69,90 € pour un an de Basic avec pub (+10 €), 99,90 € pour l'offre Standard (+9,10 €) et 139 € pour la formule Premium (+20 €). Les clients bénéficiant d’une offre promotionnelle verront leur tarif augmenter une fois celle-ci terminée. L'option Eurosport reste affichée à 5 € supplémentaires par mois.
Image HBO Max/iGeneration
Pourquoi cette hausse ? Le groupe américain explique vouloir ainsi « couvrir les coûts liés aux acquisitions, à la création de contenu et au développement de produits ». Comme pour la plupart des augmentations du genre, il assure également que cette hausse va permettre de continuer à investir dans la qualité du contenu et l’expérience fournie à ses clients.
En début d'année, HBO Max a annoncé serrer la vis dans sa lutte contre le partage de comptes. Un système de compte additionnel payant a été lancé l'année dernière aux États-Unis : comme chez Netflix, il vise à faire payer les utilisateurs se faisant « prêter » un compte en dehors du foyer principal. Ce dispositif devrait être étendu à de nouvelles régions dans le courant de l'année.