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Domotique : SMHUB Nano, un compagnon efficace pour enrichir Home Assistant

Nicolas Furno

mercredi 28 janvier à 09:48

Domotique

SMLight est un constructeur chinois qui s’est spécialisé dans les coordinateurs Zigbee ou routeurs de bordure Thread pour la domotique. Le rôle de ces produits est d’enrichir une plateforme ouverte, comme Home Assistant, en lui ajoutant un appareil capable de contrôler directement des périphériques qui reposent sur ces normes sans fil très populaires. Le fabricant propose toute une gamme qui a gagné en popularité au fil des années grâce à un prix souvent très raisonnable et d’excellentes performances. J’utilise moi-même un SLZB-06 depuis quelques mois et j’en suis très satisfait.

Le SLZB-06 de SMLight me sert de coordinateur Zigbee. Comme tous les produits conçus par l’entreprise, on peut utiliser l’Ethernet pour le relier au réseau local et même l’alimenter grâce à la norme PoE. Image MacGeneration.

Son dernier produit est plus original, tout en restant sur la même idée et en reprenant le design assez atypique de ses autres modèles. Le SMHUB Nano ne se contente pas d’intégrer une puce capable de générer un réseau en Zigbee ou Thread, avec son immense antenne associée qui permet d’obtenir de très bons résultats. À l’intérieur, on retrouve un ordinateur ARM bien assez puissant1 pour installer une distribution Linux et quelques conteneurs Docker. L’idée n’est pas tant de faire tourner toute sa domotique, ce sera trop juste pour Home Assistant par exemple, que de lui confier toutes les briques logicielles associées.

L’exemple le plus évident est mis en avant par le concepteur du produit : Zigbee2MQTT (Z2M) peut être installé sur l’ordinateur embarqué du SMHUB Nano pour gérer les appareils Zigbee. J’avais détaillé cet aspect dans la série dédiée à Home Assistant, il faut un logiciel spécifique pour faire le lien entre la domotique et les appareils qui reposent sur le protocole de communication Zigbee. Dans cette catégorie, il n’y a pas plus complet que Z2M et l’installer au même niveau que le coordinateur est assez logique et évite d’encombrer l’ordinateur qui gère le reste de la domotique.

Découvrez Home Assistant : connectez tous vos appareils de domotique

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SMLight a mis au point sa propre distribution Linux, avec une interface graphique accessible par le web pour installer des apps. Outre Z2M, on peut ainsi configurer d’un clic une instance Node-RED, un outil d’automatisation très populaire également dans cet univers. Si on veut gérer les appareils Matter avec Thread, il est aussi possible de configurer l’ordinateur pour gérer cet aspect avec l’installation d’OpenThread qui le transformera en routeur de bordure Thread et de Matterbridge qui permettra de « convertir » les périphériques Zigbee en appareils Matter.

La souplesse apportée par cet ordinateur embarqué laisse entrevoir de nombreuses possibilités, partiellement listées sur la page produit. Même si le SMHUB Nano semble naturellement lié à une domotique ouverte, on peut aussi l’envisager en complément de Maison. Son coordinateur Zigbee l’ouvre à un vaste catalogue de produits, tandis que Matterbridge le transformera en pont Matter pour remonter tous ces périphériques dans l’app d’Apple. C’est une utilisation plutôt avancée, mais qui devrait rester assez simple à mettre en œuvre grâce à l’interface graphique proposée par SMLight.

Le SMHUB Nano avec son interface de contrôle spécifique en arrière-plan, ici ouverte sur la gestion des apps que l’on pourra installer sur l’ordinateur embarqué. Image SMLight.

Si cela ne suffisait pas, la prise USB-A intégrée au produit peut servir à étendre ses capacités, par exemple en reliant un contrôleur Z-Wave qui pourra être géré lui aussi par l’ordinateur embarqué. Autre option suggérée par le fabricant, un modem 4G pourra apporter une sécurité supplémentaire pour que la domotique reste fonctionnelle et accessible à distance même en cas de panne de la connexion principale. C’est en tout cas un excellent complément à un boîtier Home Assistant Green ou même un Raspberry Pi sur lequel vous avez installé Home Assistant, surtout si votre exemplaire est un peu léger en termes de performances.

Le SMHUB Nano intègre une prise Ethernet (100 Mbps) pour le relier au réseau local et si vous disposez d’un switch ou d’un injecteur PoE, vous pourrez même l’alimenter par ce biais. À défaut, une puce Wi-Fi (2,4 et 5 GHz) est prévue, même si ce n’est pas recommandé pour une fiabilité maximale. Si l’Ethernet PoE n’est pas envisageable, l’alimentation se fera alors via la prise USB-C intégrée. Le tout est vendu à un prix très raisonnable : 55 € en temps normal et 47 € pour le lancement.


  1. Deux cœurs à 1 GHz et 700 MHz, 512 Mo de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité de l’augmenter grâce à une carte microSD.  ↩︎

Source :

Deepfakes : la pudeur à géométrie variable d'Apple et Google

Christophe Laporte

mercredi 28 janvier à 08:58

App Store

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! » L’Amérique s’émeut de ces applications qui pullulent sur l’App Store et le Google Play Store, permettant de dénuder virtuellement n’importe qui. Le principe n’a rien de nouveau, mais sa simplicité et sa rapidité d’exécution, dopées à l’intelligence artificielle générative, mettent désormais cette pratique à la portée de tous.

À l’image des coussins péteurs qui ont fait le succès de l’App Store à ses débuts, de nombreux développeurs ont passé ces dernières années à tenter de capitaliser sur ces nouvelles capacités techniques, allant parfois jusqu'à en faire la promotion de manière totalement décomplexée.

Image : Tech Transparency Project

Un business juteux sous l'œil des géants

Le Tech Transparency Project (TTP) vient de publier un rapport édifiant sur la facilité avec laquelle ces outils de « déshabillage » se dénichent sur les boutiques officielles. Selon les données d'AppMagic, les applications identifiées par le TTP cumulent plus de 705 millions de téléchargements à travers le monde et ont généré la bagatelle de 117 millions de dollars de revenus.

Le détail qui fâche : Apple et Google prélevant leur fameuse commission sur chaque transaction, les deux géants profitent directement de l'activité de ces applications. Pourtant, ces outils semblent être en violation flagrante des règles en vigueur. Le Google Play Store interdit ainsi formellement les « représentations de nudité sexuelle » ou les applications qui « dégradent ou objectivent les personnes ». Même constat chez Apple, où l'on affirme que les contenus ne doivent pas être « offensants, insensibles, bouleversants ou tout simplement glauques ».

La politique de l'autruche

Malgré ces chartes de bonne conduite, le rapport note qu'une simple recherche avec les mots-clés « nudify » ou « undress » suffit à faire remonter ces applications à la surface. Le TTP pointe du doigt l'incapacité d'Apple et Google à suivre le rythme effréné des deepfakes générés par l'IA.

Si les deux entreprises martèlent à l'envi que la sécurité des utilisateurs est leur priorité absolue, elles hébergent pourtant une collection d'outils capables de transformer une photo anodine en un cliché à caractère sexuel, le tout sans le consentement de la personne concernée.

Face à ce phénomène, Apple et Google réagissent timidement. Apple a ainsi confirmé avoir supprimé 28 applications pointées du doigt et averti d'autres développeurs d'un risque d'éviction s'ils ne rentraient pas dans le rang. De son côté, Google a fait le ménage dans la foulée en supprimant 31 applications.

Grok : l'usine à deepfakes d'Elon Musk

Si certaines applications se sont spécialisées dans cette pratique, Grok est sans doute de loin l’IA générative la plus laxiste dans ce domaine. Dans la cour des miracles de l'IA sans filtre, l'outil d'Elon Musk remporte la palme du glauque. Une étude récente donne le tournis : en l’espace de 11 jours seulement, Grok a généré plus de 3 millions de clichés sexualisant des femmes et des enfants. Faites le calcul : c’est un débit industriel de 190 images par minute.

Image iGeneration

Malgré l’installation de garde-fous plus ou moins poreux, il suffit d’un prompt bien senti, du type « Grok, mets-la en bikini », pour que l'algorithme s’exécute. Le tout, évidemment, sans la moindre once de consentement.

Le 14 janvier 2026, X a finalement annoncé des mesures pour « empêcher » son outil de déshabiller les utilisateurs. Cette fois-ci, le réseau social assure que « cette restriction s’applique à tous, y compris aux abonnés payants ». Un aveu en creux : rappelons qu’entre le 9 et le 14 janvier, la plateforme n'avait aucun scrupule à monnayer l'accès à ces fonctionnalités via ses abonnements premium.

Le silence assourdissant de Cupertino et Mountain View

Face au tollé mondial, la pression juridique monte. De la France à la Californie, les enquêtes se multiplient. La Commission européenne a d'ailleurs sorti l'artillerie lourde en ouvrant une enquête au titre du DSA. Ursula von der Leyen a été on ne peut plus claire : l’Europe ne « tolérera pas les comportements insensés » comme ces fausses images dénudées.

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

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Mais certains pointent également dans cette affaire la lâcheté d’Apple et Google. Là encore, les deux géants sont restés extrêmement silencieux, alors qu’ils auraient dû tout simplement retirer Grok de leurs boutiques respectives. Un courage que ne semblent pas avoir Sundar Pichai et Tim Cook. Ce dernier continue pourtant de défendre fermement la protection de la vie privée comme un « droit de l'homme fondamental », tout en laissant prospérer de tels outils sur l'iPhone.

Sonos Amp : la première nouveauté matérielle Sonos depuis 2024

Christophe Laporte

mercredi 28 janvier à 06:50

Ailleurs

Depuis 2024, le feuilleton Sonos tenait plus de la gestion de crise que de l'innovation technologique. Entre une application lancée dans la douleur et un nouveau patron contraint de sabrer dans les projets les plus ambitieux — on pense notamment au concurrent de l’Apple TV resté au garage —, la marque semblait avoir perdu le nord. Pour entamer 2026, Sonos tente une manœuvre de stabilisation avec l'Amp Multi. Un produit de niche, certes, mais qui parle au cœur de métier historique de la firme : l'installation professionnelle.

Sonos annule son projet Pinewood, concurrent de l’Apple TV

Sonos annule son projet Pinewood, concurrent de l’Apple TV

Là où l'Amp classique se contentait de piloter une seule zone, le nouveau venu change de braquet. L'Amp Multi est une bête de somme pensée pour les grandes résidences. Dans un châssis rackable de 2U, Sonos parvient à loger de quoi piloter jusqu'à quatre zones indépendantes grâce à huit sorties amplifiées.

Test du Sonos Amp

Test du Sonos Amp

Sous le capot, l'adoption de la technologie GaN (nitrure de gallium) et du système post-filter feedback (PFFB) permet de délivrer 8×125W de puissance. L'idée est simple : offrir plus d'efficacité thermique et une clarté sonore accrue dans un format compact et dépourvu de ventilateurs, garantissant un silence de fonctionnement total.

Pour séduire les intégrateurs, Sonos dégaine ProTune. Ce nouvel outil permet d'optimiser le rendu sonore pour n'importe quelle enceinte passive à faible impédance. On n'est plus dans le "Plug & Play" grand public : ProTune offre un égaliseur paramétrique à 10 bandes et des réglages fins de gain et de délai. C'est du sur-mesure pour s'adapter à l'acoustique, parfois capricieuse, de chaque pièce.

D’autres nouveautés à venir…

Le message est clair : Sonos répare sa base. L'Amp Multi n'est qu'une mise en bouche technique avant une montée en puissance promise pour la seconde moitié de l'exercice fiscal 2026. Si ce produit s'adresse d'abord aux professionnels, il préfigure sans doute des annonces plus "grand public" pour la fin de l'année. On espère simplement que, cette fois, le logiciel suivra le rythme du matériel.

Re-test de l’iPhone Air : pas si mal l’air de rien

Greg Onizuka

mardi 27 janvier à 23:30

Matériel

Depuis sa sortie, nombreux sont les retours qui reprennent la même rengaine : l’iPhone Air se vend mal. Très mal. Au point qu’Apple aurait arrêté la production, et qu’elle envisagerait de revenir sur l’idée de faire une version 2 en fin d’année. Indice supplémentaire, l’iPhone Air est souvent proposé avec une remise frôlant les 200 € sur le modèle de base sur Amazon, quand tous les autres n’ont droit à rien. Mais est-ce un si mauvais choix que ça ? La réponse dans notre retest de l’iPhone Air.

Test de l’iPhone Air : mais pourquoi f’Air ?

Test de l’iPhone Air : mais pourquoi f’Air ?

Image iGeneration.

Un choix étrange au premier abord

Je serai franc avec vous, l’iPhone Air n’était pas mon premier choix : étant habitué depuis leur apparition aux versions « Pro Max » de l’iPhone, je m’orientais tout naturellement vers l’iPhone 17 Pro Max au moment de changer de téléphone. Non pas que l’iPhone 15 Pro Max que j’utilisais depuis quasiment deux ans soit obsolète, loin de là, mais l’envie de changement était là, bien présente.

Reste que deux soucis se posaient à moi. En premier, le stock : choisir de prendre un iPhone quasiment dès sa sortie sans le précommander sur l’Apple Store, c’est aller au devant de grosses déconvenues logistiques. L’autre souci, c’était la taille du nouvel iPhone 17 Pro Max. Déjà que mon iPhone 15 Pro Max passait tout juste dans le support de charge de ma voiture, le risque était grand que le nouveau modèle ne passe pas avec ses 3,5 mm de hauteur en plus.

Test des iPhone 17 Pro et 17 Pro Max : le Pro est-il devenu de trop ?

Test des iPhone 17 Pro et 17 Pro Max : le Pro est-il devenu de trop ?

C’est alors qu’un choix incongru s’est posé face à moi : et pourquoi pas tenter l’iPhone Air ? Après tout, l’élément principal qui m’a toujours fait choisir le format Pro Max, c’était surtout l’écran. Et ça tombe bien, l’iPhone Air est pile poil entre les nouvelles versions Pro et Pro Max : avec 6,5 pouces, il se cale confortablement entre l’iPhone 17 Pro et ses 6,3 pouces, et l’iPhone 17 Pro Max et ses énormes 6,9 pouces. Mieux encore, il ne concède que 0,2 pouces à l’iPhone 15 Pro Max.

Il rend très peu en surface par rapport à l’iPhone 12 Pro Max. Image iGeneration.

L’Air de rien, le nom n’est pas usurpé

La première chose qui surprend quand on déballe l’iPhone Air, c’est bien entendu son poids. Plus que sa finesse d’ailleurs, c’est sa légèreté qui étonne, surtout venant d’un iPhone 15 Pro Max : avec 165 grammes, il se rapproche bien plus de l’iPhone 13 mini de madame (140 grammes) que de l’iPhone 15 Pro Max (221 grammes) qu’il remplace. Et ne parlons même pas de l’iPhone 17 Pro Max, poids lourd s’il en est avec ses 231 grammes...

Promo : un ruban Hue de 5 m pour l’extérieur à 130 €, son prix le plus bas

Nicolas Furno

mardi 27 janvier à 23:13

Domotique

Les éclairages connectés se sont maintenant largement démocratisés à l’intérieur, mais les équivalents destinés à l’extérieur sont souvent nettement plus chers. Si vous cherchez un ruban coloré pour égayer un balcon ou un jardin, alors cette promotion pourrait vous intéresser. Le Hue « White & Color Ambiance Outdoor Lightstrip » long de cinq mètres est actuellement vendu 130 € au lieu d’environ 170 € en temps normal et même 240 € à sa sortie. C’est son prix le plus bas et une bonne affaire si vous êtes équipé d’un Hue bridge : même si ce n’est pas la dernière génération, cela reste un bon produit, surtout à ce tarif.

Image Signify/iGeneration.

Ce ruban long de 5 mètres est fourni avec une alimentation 24 V spécifique, taillée pour l’extérieur et compatible avec d’autres éclairages de la même marque. Il ne manquera que le pont pour faire le lien entre le Zigbee utilisé par le bandeau lumineux et la domotique. Dans l’univers Hue, vous aurez besoin soit de l’ancien Bridge, soit du nouveau Bridge Pro et vous pourrez ensuite ajouter l’appareil à Maison d’Apple et bien d’autres plateformes. Si vous utilisez une domotique ouverte comme Home Assistant, il pourra aussi être contrôlé directement à condition de configurer son propre coordinateur Zigbee.

Quelle que soit la méthode choisie, la connexion permettra d’allumer et éteindre l’appareil, de choisir la couleur affichée sur toute la longueur et d’ajuster sa luminosité. Les modèles plus récents savent afficher plusieurs couleurs sur leur longueur, c’est la principale différence, mais ils sont aussi plus chers.

Test du bandeau Hue Lightstrip Neon : un ruban extérieur multicolore, efficace mais cher

Test du bandeau Hue Lightstrip Neon : un ruban extérieur multicolore, efficace mais cher

Pour un usage courant, le produit actuellement en promotion remplira parfaitement son rôle d’éclairage extérieur.