Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

Les publicitaires échouent à faire interdire l’encadrement du pistage sur iOS

Stéphane Moussie

mardi 20 janvier à 22:20

iOS

Dans l’affrontement judiciaire qui l’oppose depuis des années à des publicitaires et des éditeurs de presse en France, Apple vient de remporter le match retour. Alors qu’une coalition d’associations professionnelles cherchait à faire interdire le dispositif d’encadrement du pistage en vigueur depuis iOS 14.5, la juge des référés du Tribunal judiciaire de Paris en a décidé autrement. La demande de consentement native d’iOS, qui donne le choix entre « Demander à l’app de ne pas me suivre » ou « Autoriser », peut rester en place.

La boîte de dialogue de l’App Tracking Transparency. Image iGeneration

Accusant ce dispositif de provoquer un manque à gagner significatif, Alliance Digitale, le Geste, le SRI et l’Udecam avaient remporté le match aller en mars 2025. Apple avait alors été condamnée à une amende de 150 millions d’euros pour abus de position dominante. L’Autorité de la concurrence avait jugé l’App Tracking Transparency (ATT) « particulièrement néfaste pour les petits éditeurs » et considéré qu’Apple avait tiré parti de sa position dominante. Depuis, la Pomme a fait appel de l’amende et n’a apporté aucune modification à son système. Une position qui a conduit ses opposants à tenter d’obtenir la suspension du dispositif, en vain.

Dans la décision rendue aujourd’hui et consultée par mind Media, le Tribunal judiciaire de Paris relève que l’Autorité de la concurrence « ne prononce pas d’injonction à l’égard d’Apple, seulement une sanction pécuniaire. » Dès lors, les éléments retenus « ne peuvent suffire à fonder une demande de suspension de l’ATT par le juge des référés. » Le tribunal souligne également que les éventuelles modifications attendues ne sont pas précisées, pas plus que « la date ultime à laquelle celles-ci devraient intervenir. »

En définitive, le tribunal estime que, « dès lors que l’autorité investie du pouvoir de sanctionner les pratiques anticoncurrentielles n’a pas constaté la persistance de la violation de la loi au jour de sa décision (laquelle porte sur la période comprise entre le 26 avril 2021 et le 25 juillet 2023, ndlr) ni prononcé d’injonction visant à modifier le dispositif ATT, il n'entre pas dans les pouvoirs du juge des référés de se substituer à cette dernière ou à la cour d'appel, saisie d'un recours contre la décision. »

Une décision qui ne met pas fin au litige

« Nous accueillons avec satisfaction la décision du tribunal qui rejette ces allégations infondées », a réagi Apple auprès de La Tribune. Et d’ajouter : « Cette fonctionnalité a été largement adoptée par nos utilisateurs et saluée par les défenseurs de la vie privée ainsi que par les autorités de protection des données à travers le monde, y compris en France. Nous continuerons à soutenir des protections solides en faveur de la vie privée de nos utilisateurs. »

Pour autant, le dossier n’est pas clos. Les quatre associations plaignantes veulent poursuivre « leurs actions pour faire cesser les agissements anticoncurrentiels d’Apple et œuvrer à un cadre loyal, équitable et durable pour tous les acteurs. »

La contestation du dispositif dépasse d’ailleurs les frontières françaises. En Italie, l’autorité locale de la concurrence a infligé à Apple une amende de 98,6 millions d’euros en décembre dernier, également pour abus de position dominante. L’entreprise avait prévenu quelques semaines auparavant qu’elle pourrait être amenée à mettre un terme à son panneau de consentement en Europe si les pressions se poursuivaient.

Apple : la fin annoncée du panneau “Autoriser le suivi” (ATT) en Europe ?

Apple : la fin annoncée du panneau “Autoriser le suivi” (ATT) en Europe ?

Présenté par Apple comme un outil destiné à renforcer la protection de la vie privée des utilisateurs, l’ATT est vivement contesté depuis son lancement, et même avant, par les publicitaires et les éditeurs. Ceux-ci dénoncent un manque à gagner important lié à un ciblage publicitaire devenu moins précis, ainsi qu’une asymétrie des règles, estimant qu’Apple ne se soumet pas aux mêmes contraintes que les autres en matière de collecte de données.

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Nicolas Furno

mardi 20 janvier à 20:30

Accessoire

Dans le tout nouveau catalogue de produits domotiques qu’IKEA est en train de doucement commercialiser, l’ALPSTUGA est un appareil particulièrement intéressant, car rare dans le domaine, en tout cas à son prix. Cet objet mesure la température, le taux d’humidité, la quantité de particules fines PM2,5 et même le taux de CO₂ dans l’air, le tout pour seulement 30 €. Les produits concurrents sont en général bien plus chers et le géant de l’ameublement ne s’est pas moqué en intégrant un capteur de bonne qualité.

L’ALPSTUGA fait aussi office d’horloge étonnamment lisible. Image iGeneration.

Pour ne rien gâcher, c’est aussi un appareil directement compatible avec Matter, qui se relie à la domotique grâce à Thread et sans pont intermédiaire. Le produit parfait pour surveiller la qualité de son air ? Découvrons-le ensemble.

Un petit capteur de qualité d’air complet et utile même sans domotique

Premier constat en ajoutant l’ALPSTUGA à mon chariot IKEA, la boîte est vraiment toute petite. Je m’attendais à un produit nettement plus gros, peut-être parce que ses concurrents qui en font autant que lui sont plus massifs, mais l’appareil est compact : 9 cm de long, sur 4 cm de haut et de large. Si la boîte est si peu encombrante, c’est aussi parce qu’elle contient le …

Sony espère s’associer à TCL pour démocratiser ses téléviseurs Bravia

Nicolas Furno

mardi 20 janvier à 17:30

Domotique

Les téléviseurs conçus par Sony ont toujours eu une excellente réputation, même à l’ère de l’OLED et alors que l’entreprise japonaise utilise les mêmes dalles fournies par LG que toute l’industrie. Malgré tout, ses modèles sont régulièrement en tête des classements, notamment grâce à des traitements spécifiques et une expertise technique globale qui lui permet de prendre le dessus, y compris face à l’entreprise coréenne qui produit pourtant le composant le plus essentiel. Cette supériorité technologique ne se retrouve certainement pas dans les ventes, si l’on en juge à cette étonnante annonce : Sony veut abandonner ce marché et associer son nom à celui de TCL.

Le meilleur téléviseur de Sony, sous marque TCL. Montage iGeneration.

Si cette marque chinoise est elle aussi bien connue du monde des téléviseurs, ce n’est pourtant pas pour les mêmes raisons. À l’inverse de ceux de Sony, les produits de TCL sont positionnés en entrée de gamme, avec des téléviseurs qui sacrifient la qualité de l’image ou les fonctionnalités pour atteindre un prix de vente réduit. Néanmoins, le numéro deux mondial du secteur derrière Samsung compte manifestement monter en gamme et quoi de mieux que de s’associer à Sony pour cela ?

Concrètement, les deux entreprises ont signé un accord de principe qui mènera à la formation d’une nouvelle coentreprise en 2027 si le processus va jusqu’au bout. TCL aura la majorité (51 %) et Sony la minorité (49 %) des parts et la nouvelle entité pourra utiliser les marques Sony et Bravia qui ont fait la notoriété du fabricant japonais. Le communiqué de presse suggère que l’expertise de Sony ainsi que sa réputation seront associées aux capacités de production à bas coût de TCL ainsi qu’à ses technologies d’affichage. L’idée semble ainsi d’avoir à l’arrivée des téléviseurs Bravia moins chers, en espérant que la qualité ne baisse pas au passage.

Sous réserve que les autorités compétentes approuvent l’opération, la nouvelle marque devrait commencer à opérer à partir d’avril 2027. Les téléviseurs Sony/TCL seront alors vendus dans le monde entier.

Source :

En Chine, Apple a marqué un rebond fin 2025 malgré un marché en léger recul

Félix Cattafesta

mardi 20 janvier à 17:10

iPhone

Apple aurait repris du poil de la bête en Chine. Selon les données de Counterpoint Research, Cupertino a récupéré la première place du podium des expéditions de smartphones dans l’Empire du Milieu au dernier trimestre 2025.

Les expéditions de smartphone au T4 2024 et 2025 selon Counterpoint.

D’après Counterpoint, Apple signe un franc rebond sur un an avec +28 % de livraisons d’iPhone et environ 22 % de part de marché sur le trimestre. Dans le même temps, le marché chinois a légèrement reculé (-1,6 %), ce qui renforce l’ampleur de la performance : Apple a profité de l’élan des achats de fin d’année et d’une forte demande autour de la gamme iPhone 17.

La demande a surtout porté sur les iPhone 17, notamment les modèles Pro, tandis que l’iPhone Air est resté en retrait. D’après Counterpoint, ses ventes n’ont pesé qu’une faible part à un chiffre après son lancement en Chine, un démarrage freiné par un calendrier plus tardif et par les compromis liés à son design ultra-fin. L’iPhone Air mise en effet sur l’eSIM dans un pays où cette technologie a longtemps été peu encouragée, Apple ayant d’ailleurs une page de support spécifique pour les voyageurs en Chine continentale.

L’iPhone Air en Chine, jamais sans ma SIM

L’iPhone Air en Chine, jamais sans ma SIM

Après avoir lâché sa couronne en 2024 (comme nous le constations déjà l’an dernier), Apple signe donc un retour au sommet sur la fin de 2025, sans pour autant dominer l’année entière. Toujours selon Counterpoint, Huawei resterait n°1 en volume sur 2025 (16,9 %), talonné de très près par Apple (16,7 %) et Vivo. À noter que certaines marques ont davantage souffert sur le dernier trimestre (T4) que sur l’ensemble de l’année : Counterpoint relève des replis à deux chiffres au T4 chez plusieurs acteurs.

Les expéditions de smartphone en 2024 et 2025 selon Counterpoint.

L’année 2026 s’annonce complexe pour les fabricants de smartphones. La tension sur les composants mémoire, alimentée par la ruée vers les puces haut de gamme pour l’IA, fait monter les coûts. Counterpoint anticipe une hausse de 40 % à 50 % des prix de la mémoire au premier trimestre 2026, puis d'environ 20 % au deuxième. Un tel climat devrait pousser les constructeurs à tailler dans l’entrée de gamme pour protéger leurs marges, et favoriser mécaniquement les acteurs déjà installés sur le premium.

Spotify essaye une fonction synchronisant les livres papier avec les livres audio

Félix Cattafesta

mardi 20 janvier à 15:43

Services

Spotify veut simplifier la vie des lecteurs écoutant des livres audio. Selon Android Authority, la version 9.1.18.282 de l’app inclut des lignes de codes faisant référence à une fonction appelée « Page Match ». Elle permet de rapidement synchroniser un livre audio avec un livre numérique, et même avec la version papier.

Les utilisateurs devront avoir acheté le livre audio sur Spotify et avoir une version eBook ou papier du bouquin. Le concept est simple : on scanne sa page en cours avec l’appareil photo de son téléphone, et l’app avance automatiquement la piste audio jusqu’à trouver le bon passage. Elle se base pour cela sur un système de reconnaissance de caractères (OCR) analysant le texte.

Spotify a poussé le concept assez loin et permet également d’effectuer la démarche dans l’autre sens. Autrement dit, l’app pourra afficher la page correspondant au passage dans un livre audio. Reste à voir comment tout cela va fonctionner, les pages n’étant pas les mêmes entre deux éditions ou sur la déclinaison livre numérique.

Une icône extraite par Android Authority.

La technologie n’est pas infaillible. Selon Android Authority, l’app peut vous demander de scanner la page suivante ou précédente s’il n’arrive pas à retrouver l’endroit où vous en êtes. Le concept devrait cependant faire gagner du temps, évitant de devoir chercher à tâtons en avançant ou reculant la lecture de sa piste audio.

La fonction devrait être réservée à certains marchés, mais Android Authority évoque « une bonne partie de l’Europe ». On peut imaginer que la France fera partie du lot, même si une telle fonction demande sans doute pas mal d’organisation avec les éditeurs locaux. Aucune fenêtre de lancement n’est mentionnée pour le moment, la fonction ayant été découverte dans le code de l’app.