Hermès ne se contente pas de proposer de jolis bracelets pour l’Apple Watch, la maison de luxe française élabore aussi des accessoires pour d’autres produits Apple. Son catalogue va bientôt accueillir de nouveaux porte-clés pour les AirTags ainsi que des porte-cartes MagSafe pour l’iPhone. Ces articles ne sont pas totalement inédits, Hermès en commercialise déjà depuis plusieurs années, mais ils arrivent ici dans de nouveaux coloris.
Le porte-clés AirTag sera décliné en couleurs caban et vert peppermint. Il est fabriqué en veau Swift : rien à voir avec le langage de programmation d’Apple, c’est « un cuir presque lisse avec une fine brillance dont le grain est très légèrement marque », comme le décrit la marque. Prix demandé : 459 €, soit environ 13 fois celui d’un AirTag.
Porte-clés AirTag couleurs caban et vert peppermint. Image Hermès.
Le porte-cartes MagSafe adopte de son côté une piqûre sellier mettant en valeur le motif chaîne d’ancre (en caban ou paille) ou un hippocampe (en caban). Là encore en veau Swift, ces versions seront proposées à 630 €.
Hermès prépare également un autre porte-cartes pouvant faire office de support en position verticale ou horizontale. Il sera facturé 985 €, soit l’équivalent d’un iPhone 17.
Porte-cartes MagSafe A(i)mants « Stand ». Image Hermès.
Tous ces accessoires, fabriqués en France, seront bientôt disponibles, sans plus de précision pour le moment.
Apple a toujours fait de la photographie le fer de lance de sa communication. Depuis plusieurs années, la campagne « Shot on iPhone » s’attache à démontrer que le smartphone de la Pomme peut rivaliser avec des équipements professionnels. Mais avec la mission Artemis II, la marque a bénéficié d'une exposition inédite, presque fortuite, à des milliers de kilomètres de la Terre. L’équipage a en effet utilisé des iPhone 17 Pro Max pour immortaliser son périple, capturant des images de notre planète avec une clarté remarquable.
Un « petit pas » pour le marketing d'Apple
Le retour des quatre astronautes sur la terre ferme a marqué le début d'une séquence de communication bien orchestrée à l'Apple Park. Tim Cook et Greg Joswiak se sont rapidement emparés des réseaux sociaux pour féliciter l’équipage et souligner le rôle de l'iPhone durant le vol. Le patron d'Apple a salué ces clichés qui « portent la photographie sur iPhone vers de nouveaux sommets », tandis que le responsable du marketing, Greg Joswiak, s’est amusé de ce qu’il a qualifié de « grand bond pour le selfie spatial ».
Congratulations to Artemis II on a successful mission! You captured the wonders of space and our planet beautifully, taking iPhone photography to new heights, and we’re grateful you shared it with the world. Your work continues to inspire us all to think different. Welcome home!
Cette présence de l'iPhone à bord de la capsule Orion n'est pas une simple coïncidence. En février dernier, la NASA avait officiellement validé l'appareil pour une utilisation prolongée en orbite. Chaque membre de l'équipage disposait ainsi de son propre iPhone 17 Pro Max, principalement destiné à la capture de photos et de vidéos personnelles durant la mission.
Les clichés partagés par l'agence spatiale montrent le commandant Reid Wiseman et la spécialiste de mission Christina Koch devant l'un des hublots principaux d'Orion. Les métadonnées indiquent que ces photos ont été prises dès le deuxième jour de vol avec la caméra frontale de l’appareil. Si l’iPhone a été privilégié pour ces moments de vie à bord, la mission s'appuyait par ailleurs sur un arsenal plus traditionnel pour les relevés scientifiques, incluant des boîtiers Nikon (D5 et Z9) ainsi que des caméras GoPro.
Photo prise avec un Nikon D5
Artemis II restera dans les annales comme la première mission habitée vers la Lune depuis 1972. En survolant la face cachée de l’astre lundi dernier, l’équipage a établi un nouveau record de distance par rapport à la Terre. Le succès de cette mission, conclue par un amerrissage vendredi, valide les technologies embarquées pour les prochaines étapes de l'exploration spatiale. Dont celles de Cupertino.
Et si Apple était la grande gagnante de la crise qui frappe actuellement les principaux composants des smartphones et des ordinateurs ? Cette hypothèse n’a rien de farfelu. Sur le front de l'informatique personnelle, Cupertino est idéalement placée pour tailler des croupières à la concurrence avec son nouveau MacBook Neo. Alors que l’industrie du PC navigue à vue dans un brouillard de pénuries, le Mac est en plein boom.
Dans un contexte inflationniste où chaque euro compte, l’iPhone semble également immunisé. La gamme actuelle ne se contente pas d'être populaire : elle s'apprête à recevoir le renfort d'un iPhone Ultra à la rentrée prochaine, un modèle qui devrait booster son chiffre d’affaires.
Un marché mondial en pleine déprime
Pendant ce temps, le reste de l'industrie tire la langue. Selon les dernières estimations de Counterpoint Research, le marché mondial du smartphone est à la peine. Les livraisons ont reculé de 6 % sur un an, plombées par une pénurie persistante de puces DRAM et de mémoire NAND, mais aussi par une demande qui s'étiole.
Les tensions géopolitiques au Proche-Orient n’arrangent rien, gelant des dépenses que les consommateurs jugent désormais superflues. En coulisses, certains constructeurs jouent la montre en gonflant leurs stocks pour anticiper la hausse des coûts logistiques, un simple trompe-l’œil qui peine à masquer l'érosion brutale de la demande réelle.
L’insolente réussite de l'iPhone
Dans ce paysage sinistré, Apple fait figure d'exception. Pour la première fois de son histoire sur un premier trimestre, la Pomme s'est hissée en tête du marché mondial avec 21 % de parts de marché, affichant une croissance de 5 % au moment même où ses rivaux s'enfoncent dans le rouge.
Le secret de cette résilience ? Une intégration verticale de la chaîne logistique qui permet à Apple d'être la marque la mieux protégée contre la crise des mémoires. Son positionnement ultra-premium agit comme un bouclier : les clients Apple sont moins sensibles aux fluctuations économiques que ceux du milieu de gamme. Porté par le succès continu de l'iPhone 17 et des programmes de reprise agressifs, le groupe a le vent en poupe dans des marchés clés comme la Chine, l'Inde et le Japon.
Pour le reste de l'industrie, les perspectives pour 2026 restent moroses. La pénurie de mémoire pourrait en effet jouer les prolongations jusqu'à la fin de l'année 2027, forçant les fabricants à revoir totalement leur copie. Faute de pouvoir miser sur le volume, les constructeurs vont devoir privilégier la valeur en sacrifiant les modèles à faible marge et en poussant davantage le marché du reconditionné pour conserver les utilisateurs au budget serré.
Pendant que l’industrie tire la langue, Apple joue les prédateurs. Pour transformer cette crise en opportunité, Cupertino applique une véritable stratégie de la terre brûlée : en préemptant massivement les stocks de composants disponibles, elle sécurise non seulement sa propre production, mais assèche méthodiquement le marché. Une manière radicale de mettre ses concurrents, déjà fragiles, face à une impasse industrielle.
« Le jeu vidéo ne te mènera à rien », « Tu ferais mieux de t’occuper de tes études plutôt que de jouer », « Grandis un peu »,... nombre de jeunes (et moins jeunes) accrocs des jeux vidéo ont au moins une fois entendu l’une de ces phrases. Et il faut avouer qu’elles font souvent mouche. La FAA (Federal Aviation Administration) et le US Transportation Department (équivalent US du ministère des transports) tentent d’attirer tous ces jeunes qui vivent une manette à la main, pour en faire des contrôleurs aériens, comme rapporté par Bloomberg. Bonne ou mauvaise idée ?
Flight Simulator est de plus en plus réaliste... mais en cas de crash, on peut au moins relancer. Image Microsoft.
Les USA sont dans une situation de sous‑effectif chronique dans le domaine des contrôleurs aériens. Si dans chaque métier cet état est problématique, dans un domaine qui touche à la sécurité c’est encore plus vrai : la fatigue, le stress, les shifts qui s’entassent ne sont pas faits pour améliorer la concentration des personnes en poste, et les incidents et quasi‑collisions qui se sont multipliés récemment dans le pays en attestent. La FAA reconnaît elle‑même avoir besoin de « milliers » de contrôleurs supplémentaires pour revenir à un niveau d’effectifs normal.
Que faire pour attirer du monde ? C’est là que la vidéo diffusée par la FAA et l’USDOT entre en jeu afin d’embaucher des accrocs aux jeux vidéo, domaine connu pour ses réflexes et le rythme effréné de certains titres.
L’idée de base est intéressante : après tout, les joueurs sont habitués aux écrans, réagissent très bien aux stimuli des pointeurs et autres éléments mobiles sur l’affichage, et ont une certaine facilité à maîtriser plusieurs cibles mobiles à la fois. C’est d’ailleurs exactement le discours officiel : mettre en avant les « skills » de multitâche, de réflexion rapide et de gestion de la complexité que les gamers développent manette en main.
Le souci est dans l’axe choisi pour cette vidéo. Attirer des joueurs pour leurs réflexes, c’est bien. Mais où est le rappel que ce travail met plusieurs centaines voire milliers de vies entre les mains de la personne qui va se retrouver derrière l’écran ? La publicité parle de victoires, de « level‑up », d’amasser une paie confortable, mais en oublie totalement le principal : contrairement à un jeu vidéo, si le joueur échoue dans la mission, l’avion ne va pas « respawn ». C’est Game Over, et la fin de vie pour de nombreuses personnes, dans un système déjà fragilisé par la fatigue et le manque chronique de personnel.
Les gamers sont de plus en plus en vue dans le domaine professionnel : leurs facultés d’adaptation, leur motivation à relever les défis et leurs facultés à réagir rapidement sont louées dans de nombreux domaines, comme le pilotage de drones durant la guerre qui oppose l’Ukraine à la Russie. Il est cependant des domaines où la rapidité de réaction passe après le respect des procédures, et l’aérien avec ses dizaines d’années d’expérience en est un. Il est à souhaiter qu’après une publicité accrocheuse, les responsables rappellent que les vies que ces futurs contrôleurs auront entre leurs mains ne sont pas de simples Sims, mais des citoyens qui ne pourront pas revenir à la vie par un simple « Continue ». Ce n’est pas le joueur qui pose problème ici, mais la tentation de transformer un métier de sûreté en simple « carrière fun » pour combler à la hâte un trou dans les effectifs.
En septembre 2020, Amazon a lancé Luna, qui se voulait être la réponse de l’entreprise de Jeff Bezos à des services comme Xbox Cloud Gaming ou encore GeForce Now. Moins connu que ces deux derniers, le service d’Amazon avait l’avantage d’être à tarif raisonnable, Luna Standard étant inclus dans Amazon Prime, et Luna Premium avec une bibliothèque élargie à 9,99 € par mois.
Cependant, que ce soit la version standard ou premium, le catalogue de jeux proposé reste court : au mieux une cinquantaine de jeux qui sont renouvelés régulièrement, mais manquent fortement de présence de titres « AAA ».
Pour pallier ce manque, Amazon avait proposé une solution intéressante : le principe du « BYOL », pour Bring Your Own Library (ou « apportez votre propre bibliothèque (de jeu) en bon français). L’utilisateur pouvait importer ses licences achetées de certains jeux, voire intégrer ses abonnements EA ou Ubisoft+ dans Luna pour bénéficier des jeux de ces acteurs tiers.
Malheureusement, Amazon annonce aujourd’hui la fin de cette possibilité, comme le rapporte TheVerge : à partir du 10 avril (donc aujourd’hui), le service ferme les boutiques, abonnements et achats de jeux tiers. Si les titres déjà importés seront encore jouables pour le moment, ce n’est qu’un sursis : ces derniers seront supprimés le 10 juin 2026, ne laissant disponibles que les jeux directement proposés par Amazon.
Si dans sa communication Amazon indique vouloir redoubler d’efforts et donc se concentrer sur son offre interne, une réduction aussi drastique de la voilure donne l’impression que le service pourrait avoir le même destin que Google Stadia, ne pouvant lutter contre les deux mastodontes proposés par Microsoft et Nvidia.