Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

iOS 26.4 permet de définir une limite tout en optimisant la recharge de la batterie

Nicolas Furno

jeudi 26 mars à 14:35

iOS

Apple a modifié le fonctionnement de la charge avec la mise à jour des OS 26.4, tant pour les iPhone que pour les Mac. Jusqu’ici, on devait choisir entre la recharge optimisée et la limite de recharge, on ne pouvait pas utiliser les deux en même temps. Sous iOS 26.4 côté smartphone et macOS 26.4 côté ordinateur portable, les deux options peuvent désormais être combinées : vous pouvez définir une limite et conserver l’optimisation de la charge.

Petite différence subtile entre iOS 26.3 (gauche) et iOS 26.4 (droite) : la recharge optimisée reste disponible même si on limite le niveau de charge. Image iGeneration.

Les deux fonctionnalités ont le même objectif de prolonger la durée de vie de la batterie en évitant de la maintenir à 100 % trop longtemps. Elles ne sont toutefois pas identiques : la limite de recharge bloque le niveau de batterie au seuil indiqué dans les Réglages, entre 80 et 100 %, et l’appareil n’ira pas au-delà au quotidien. La recharge optimisée garde le terminal à 80 % de batterie jusqu’au moment où vous en avez besoin, avant de monter à 100 %. Cette dernière option est surtout utile pour une charge nocturne, le système pouvant remplir la batterie à temps pour le réveil tout en restant à 80 % la majorité de la nuit.

Avec les OS 26.4, les deux peuvent être cumulés. On peut choisir une limite de recharge à 90 % et activer la recharge optimisée, auquel cas l’iPhone ou le Mac se chargera d’abord à 80 %, puis montera à 90 % pour le moment où vous en aurez besoin. Les deux paramètres peuvent être activés indépendamment l’un de l’autre, ce qui n’était pas le cas auparavant. La recharge optimisée était grisée dès lors qu’une limite inférieure à 100 % était sélectionnée.

Le lecteur qui nous a signalé la nouveauté sur le Discord du Club iGen a pu tester la nuit passée et tout a fonctionné comme prévu. En définissant une limite à 85 % et en activant la charge optimisée, son iPhone est bien d’abord monté à 80 %, il est resté ensuite à ce niveau une partie de la nuit, avant d’ajouter les cinq pour-cent restants sur la fin.

Exemple d’une recharge limitée et optimisée : l’iPhone monte d’abord à 80 %, s’y maintient quelques heures, puis termine sa charge en respectant la limite, ici fixée à 85 %. Merci worldice pour la capture d’écran.

Une confirmation importante, car Apple a manifestement oublié de mettre à jour le texte associé au paramètre sur la recharge optimisée. Même sous iOS 26.4, on peut lire cette description qui est maintenant fausse, puisque l’option fonctionne même en définissant une limite inférieure à 100 % :

Lorsque la limite de recharge est définie sur 100 %, autorisez votre iPhone à mettre en pause la recharge au-delà de 80 % jusqu'à ce que vous deviez l'utiliser.

Notons pour finir que macOS 26.4 a ajouté la limite de recharge aux Mac portables récents, tout en conservant la recharge optimisée qui était déjà proposée. Comme sur l’iPhone, les deux peuvent être cumulés, avec un fonctionnement similaire, et cette fois une description correcte.

Limite de recharge et recharge optimisée fonctionnent aussi en même temps sur un Mac. Image iGeneration.

Free promet une « nouvelle révolution mobile » le 31 mars

Stéphane Moussie

jeudi 26 mars à 12:52

Télécoms

Free vient d’envoyer une invitation à la presse pour une conférence qui se tiendra le mardi 31 mars, à 9 h 30. Nicolas Thomas, le directeur général de l’opérateur, dévoilera à cette occasion « la nouvelle révolution mobile de Free. » Une grande promesse, dont on ne sait rien pour l'instant.

Image Free

En janvier, à l’occasion de son 14e anniversaire, Free Mobile avait répété son engagement de prix bloqués pour les forfaits à 2 €/mois (50 Mo, 2 heures d’appels) et 19,99 €/mois (350 Go). L’opérateur avait aussi souligné sa prise en charge de la 5G+ (qui utilise des infrastructures 5G dédiées du cœur de réseau au bout des antennes), qu’il avait été le premier à déployer à l’échelle nationale dès septembre 2024.

« Le seul teasing que je peux faire c’est que, oui, on a plein de trucs qui vont arriver, mais je ne peux pas les dire, a déclaré Nicolas Thomas mardi, lors de la présentation des résultats annuels d’Iliad. On a plein d’innovations dans les cartons, je le dis assez régulièrement et je pense que 2025, en particulier le dernier trimestre, a été particulièrement riche de ce point de vue. » L'année dernière, Free a ajouté plusieurs services sans surcoût à son forfait, notamment l’eSIM pour l’Apple Watch ainsi qu’un VPN intégré à son réseau.

Nicolas Thomas, DG de Free, lors d'une conférence en 2024. Image iGeneration.

« À chaque fois qu’on considère qu’il y a des choses qui apportent une valeur ajoutée, qui nous permettent de mieux faire notre métier d’opérateur, on prend pas en externe, on le fait nous même », a expliqué le directeur général, qui entretenait le mystère sur les futures annonces.

Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts, Shazam hors ligne et playlists générées par IA 🆕

Stéphane Moussie

jeudi 26 mars à 12:18

iOS

Déjà bien servi avec iOS 26.0 (animations sur l’écran verrouillé, AutoMix, contenus épinglés…), Apple Music continue d’évoluer avec iOS 26.4. La présentation des albums et des playlist change, on peut découvrir des concerts à proximité, et l’IA commence à s’inviter dans la création de playlists. Tour d’horizon des nouveautés.

La première version de cet article a été publiée durant la phase de bêta, mi-février. Nous l’avons mise à jour après la sortie officielle d’iOS 26.4, en ajoutant des précisions sur le Shazam hors ligne dans le centre de contrôle ainsi que sur les widgets Musique d’ambiance.

Présentation des nouveautés d’Apple Music dans iOS 26.4 bêta 1. Image iGeneration.

Nouveau look pour les albums et les playlists

Dans la vue d’un album ou d’une playlist, la liste des titres adopte désormais une couleur de fond assortie à la teinte dominante de la pochette. C’est plutôt sympa si vous voulez mon avis, mais si vous préférez l’ancienne présentation sur fond blanc, il n’existe pour l’instant aucun réglage pour y revenir. Cette évolution ne se limite pas aux abonnés Apple Music, elle s’applique également à l’application Musique utilisée sans abonnement.

Musique sous iOS 26.4 bêta 1. Image iGeneration.

Découverte de concerts

Apple Music peut maintenant mettre en avant les concerts se tenant près de chez vous, ou même ailleurs. Dans l’onglet Rechercher, il faut sélectionner la section Concerts, puis autoriser l’accès à la localisation ou saisir manuellement un lieu.

Image iGeneration

Une rubrique Populaire regroupe les concerts des artistes les plus connus. Il est possible de filtrer par date et par genre afin de cibler les événements susceptibles de vous intéresser. Chaque fiche propose un lien vers la billetterie, une option pour ajouter l’événement à son calendrier, ainsi que diverses informations complémentaires, comme la set list disponible sur Apple Music ou les autres dates de la tournée.

Image iGeneration

Apple proposait déjà ce type de découverte via Shazam, mais les deux approches diffèrent un petit peu. Dans Shazam, il est possible d’enregistrer un concert dans l’app, ce qui n’est pas le cas dans Apple Music. De plus, contrairement à Shazam, la liste des concerts n’est pas (encore) personnalisée en fonction de vos habitudes d’écoute. Il faut donc passer par les filtres de genre pour affiner la sélection.

Cette nouveauté est accessible à tous, avec ou sans abonnement Apple Music.

Panneau compte

Plus anecdotique, le panneau Compte qui s’ouvre quand on touche son avatar a été réorganisé. Aucune nouvelle option n’a été ajoutée, il s’agit simplement d’une présentation revue. Ce changement s’inscrit dans une refonte plus large déjà visible dans d’autres applications Apple, comme l’App Store ou TV.

Image iGeneration

Shazam hors ligne dans le centre de contrôle

L’identification des morceaux s’améliore dans un cas précis. Lorsque l’iPhone ou l’iPad est hors ligne et que l’on appuie sur le bouton Shazam du centre de contrôle, un échantillon est conservé pour être analysé quand la connexion est rétablie. D’après nos essais, l’identification n’est pas immédiate : il a fallu appuyer à nouveau sur le bouton Shazam pour recevoir la notification indiquant le titre du morceau.

Image iGeneration

Des widgets Musique d’ambiance

En plus des commandes déjà présentes dans le centre de contrôle, les musiques d’ambiance proposées par Apple ont maintenant droit à des widgets. Disponibles en deux tailles, ils permettent de démarrer la lecture de sons relaxants depuis l’écran d’accueil.

Les quatre playlists sont disponibles par ce biais : repos, relaxation, productivité et bien-être. Dans les réglages du widget, il est possible de les remplacer, y compris par des playlists issues d’Apple Music — ce qui n’a pas vraiment de sens, mais enfin c’est possible. Ces musiques d’ambiance ne sont pas lues par l’application Musique, mais par un lecteur audio dédié.

Playlist Playground

La surprise du chef se nomme Playlist Playground. Cette nouvelle fonction permet de générer une playlist à partir d’une simple description textuelle. Pour l’activer, il faut créer une nouvelle playlist depuis l’onglet Bibliothèque, puis décrire l’ambiance recherchée, un genre musical ou tout autre critère. Cette fonctionnalité ne nécessite pas d'appareil compatible avec Apple Intelligence.

Malheureusement, la fonction n’est pas encore disponible dans l’Union européenne. Nous avons tenté de contourner la limitation via un VPN connecté aux États-Unis, sans succès. La restriction semble liée au compte Apple Music lui-même. Apple n’a pas expliqué les raisons de cette indisponibilité, qui peuvent être d’ordre réglementaire ou simplement liées à une phase de test.

En attendant, si vous voulez créer des playlists en décrivant leur contenu, vous pouvez le faire depuis ChatGPT. L’IA permet d’importer dans Apple Music en un clic les listes de lecture qu’il a généré pour vous.

macOS 26.4

Enfin, sur macOS 26.4 spécifiquement, un nouveau mini-lecteur, nommé À l'écoute, affiche la pochette et les contrôles sur sa partie gauche, et les paroles sur la droite.

Image @aaronp63

Mahsa Alert : l’app que personne ne devrait avoir à installer

Christophe Laporte

jeudi 26 mars à 08:55

App Store

« Il y a une app pour ça. », disait le slogan. Mais il y a des apps que l’on souhaiterait ne jamais avoir à installer. En Iran, face à l’absence criante de système d’alerte en cas d’attaque aérienne, des bénévoles ont pris les devants. Leur solution ? Mahsa Alert, un dispositif collaboratif qui tente de cartographier le danger en temps réel.

Téhéran - image : Unsplash / Sajad Nori 

Un nom comme un symbole

Le nom de l'application n'a pas été choisi au hasard. Mahsa Alert rend hommage à Mahsa Amini, dont le décès en 2022 avait embrasé le pays. Aujourd'hui, alors que le conflit armé s'installe depuis plus de trois semaines, l'application est devenue le seul fil d'Ariane pour des millions de citoyens plongés dans un vide informationnel total.

Développée par l'ONG américaine Holistic Resilience, dirigée par Ahmad Ahmadian, la plateforme ne se contente pas d'être un site web. Elle se décline en applications Android et iOS, pensées pour être les plus discrètes et légères possibles. Dans un pays où le régime joue du « kill switch » comme d'un instrument de contrôle, la légèreté est une fonction vitale.

Masha Alert sur l’App Store

Les développeurs ont priorisé un fonctionnement hors-ligne. L’idée est simple : si un utilisateur parvient à grappiller quelques instants de connexion, il peut mettre à jour ses données via des fichiers ultra-optimisés. Les mises à jour pèsent en moyenne 100 ko, et certaines descendent même jusqu'à 60 ko. Un impératif pour passer sous les radars et s’adapter aux débits indigents imposés par les autorités.

Cartographier le feu

Le fonctionnement repose sur la remontée de terrain, mais sous haute surveillance. « Nous devons passer par un processus de vérification rigoureux avant de placer un incident sur la carte », explique Ahmad Ahmadian à nos confrères de Wired. L’équipe fait face à un afflux massif de données, avec un carnet de commandes de plus de 3 000 rapports en attente de validation.

Mais Mahsa Alert va plus loin que la simple alerte missile. C'est une véritable carte de survie qui recense :

  • Les frappes confirmées et les zones d'évacuation.
  • L’écosystème de la surveillance : des milliers de caméras de CCTV et de checkpoints suspectés.
  • Les points de secours : hôpitaux, pharmacies et lieux de culte.

L’efficacité du système est glaçante : 90 % des attaques confirmées ont eu lieu sur des points déjà identifiés comme « zones de danger » par l’application.

Mahsa Alert depuis un navigateur web

Le paradoxe des chiffres

Depuis le début de l’année 2026, l’application a déjà attiré environ 335 000 utilisateurs. Pourtant, un chiffre interpelle : seuls 28 % de ces utilisateurs consultent l’app depuis l’intérieur des frontières iraniennes. Plus de 70 % de l'audience se trouve à l'étranger, servant souvent de relais pour informer leurs proches restés sur place.

Ce décalage s'explique par la peur. L’infrastructure numérique de l’Iran s’apparente à une souricière numérique. Le contrôle de l’État est tel que chaque octet partagé peut devenir une pièce à conviction. Des arrestations ont déjà été signalées pour de simples partages d'images ou une « activité en ligne » jugée suspecte.

Une cible mouvante

Le succès de la plateforme en fait une cible privilégiée. Depuis le mois dernier, Mahsa Alert subit des attaques par déni de service (DDoS) incessantes. La cyberguerre se joue aussi sur le terrain de la désinformation : l’équipe a documenté des tentatives d’empoisonnement de leur nom de domaine et l'apparition de sites « clones » destinés à piéger les utilisateurs. Des manœuvres de déstabilisation auxquelles l’organisation est totalement étrangère.

L’espoir de l’obsolescence

« J'aimerais que nous ayons plus de ressources, les idées ne manquent pas », confie Ahmadian. Mais derrière l'ambition technique se cache un souhait plus profond : celui de voir l'application devenir inutile. Si la paix revenait, l’outil pourrait alors muer en un système d’alerte d’urgence plus conventionnel, au service d'un futur que les Iraniens espèrent plus serein. En attendant, Mahsa Alert reste ce lien ténu, mais essentiel, entre la technologie et la survie.

Web mobile : Android met Safari dans le rétroviseur

Christophe Laporte

jeudi 26 mars à 06:16

Android

Ces derniers temps, il est beaucoup question de coopération entre Apple et Google, notamment sur l'intelligence artificielle. Mais cette nouvelle étude vient rappeler que les deux entreprises restent avant tout concurrentes. L’équipe de Chromium a publié un billet de blog dans lequel elle assure qu’Android établit un nouveau record de vitesse en matière de navigation sur le web mobile. Une manière, à peine voilée, d'affirmer qu'Android est désormais plus véloce qu'iOS.

Image : Growtika - Unsplash

Speedometer : le ressenti avant tout

Pour appuyer ses dires, Google s'appuie sur deux outils de mesure. Le premier est bien connu : Speedometer 3.1. Ce benchmark ne se contente pas de calculer des calculs bruts ; il simule des actions réelles de l'utilisateur pour mesurer la latence d'interaction.

Selon Google, un score élevé sur Speedometer se traduit directement par une sensation de fluidité accrue lorsque l'on fait défiler une page, que l'on tape du texte ou que l'on clique sur un lien. Dans les graphiques publiés, trois appareils Android (non nommés, mais probablement des Pixel ou des Galaxy récents) surpassent une « plateforme concurrente » dont tout le monde aura reconnu l'identité : l'iPhone.

L’intégration verticale comme arme secrète

Si Android progresse si vite, c'est grâce à une méthode chère à Apple : l'intégration verticale. Google explique avoir collaboré étroitement avec certains fabricants de puces et constructeurs pour optimiser Chrome et le fonctionnement du noyau d’Android.

Cette approche permet de mieux coordonner le matériel, le système d'exploitation et le moteur de rendu. Résultat ? Certains fleurons Android ont vu leurs scores Speedometer bondir de 20 à 60 % d'une année sur l'autre.

LoadLine : le nouveau juge de paix

Google ne s'arrête pas là et introduit LoadLine, un nouveau test développé en interne. Contrairement aux benchmarks classiques, LoadLine simule le processus complet de chargement d'un site web, de l'instant où l'on clique sur un lien jusqu'à l'affichage complet de la page.

Sur ce terrain, les smartphones Android afficheraient des performances jusqu'à 47 % supérieures à celles de la concurrence. Dans la réalité quotidienne des utilisateurs, Google tempère toutefois ces chiffres impressionnants : ces optimisations se traduisent par un chargement des pages environ 4 à 6 % plus rapide. C'est peut-être invisible à l'œil nu, mais dans la guerre des millisecondes que se livrent les deux géants, chaque gain compte pour offrir l'expérience la plus fluide possible.