Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

Revolut : le syndrome Netflix et Spotify des hausses de prix ?

Christophe Laporte

vendredi 08 mai à 15:55

Services

Comment faire pour faire « tranquillement » passer une hausse de prix ? L’annoncer la veille d’un jour férié. C’est en tout cas la stratégie de Revolut, qui a averti ses clients dans un courriel envoyé hier que trois de ses quatre abonnements allaient coûter plus cher à partir du 9 juillet.

Image : Revolut
Revolut veut son Apple Store de la banque

Revolut veut son Apple Store de la banque

L’inflation s'invite (à nouveau) au menu

Le seul abonnement épargné par ce coup de bambou est l’offre d’entrée de gamme Plus, qui stagne sagement à 3,99 euros par mois. Pour le reste du catalogue, la note s’alourdit de manière plus ou moins marquée. La formule Premium passe ainsi de 9,99 à 10,99 euros par mois, ce qui porte la facture annuelle à 110 euros. Le forfait Metal franchit un petit cap en grimpant à 18,99 euros mensuels, soit 185 euros à l'année. Quant à l’offre haut de gamme, logiquement baptisée Ultra, elle s'envole de 55 à 60 euros par mois, frôlant désormais les 600 euros par an.

Si les nouveaux venus paient le prix fort dès aujourd'hui, les abonnés actuels verront le nouveau tarif s'appliquer le 9 juillet prochain. Seuls ceux ayant opté pour un paiement annuel sont temporairement à l'abri jusqu'à la fin de leur cycle de facturation. Sachant que la dernière révision tarifaire remonte à peine à juin 2025, on espère sincèrement que la néobanque ne compte pas instaurer un nouveau rituel. À ce rythme, Revolut pourrait bien dérober à Netflix et Spotify leur couronne de champions incontestés de l'augmentation tarifaire à répétition.

Du pressing et des langues pour faire passer la pilule

Pour justifier cette hausse et éviter la fronde de ses utilisateurs, la machine marketing de Revolut tourne à plein régime en empilant les partenariats. Les globe-trotters apprécieront l'enveloppe de données eSIM internationales allouée chaque mois, qui fait son apparition sur l'offre Premium avec 1 Go, débarque sur le forfait Metal avec 3 Go, et gonfle de 3 à 5 Go pour les clients Ultra. Ces derniers héritent d'ailleurs d'un nouveau passe-droit fort pratique pour les voyageurs réguliers : un accès coupe-file illimité dans plus de 90 aéroports.

Image : Revolut

Au-delà du voyage, c'est le bouquet de services numériques qui s'étoffe considérablement. Les trois forfaits touchés par la hausse intègrent désormais l'apprentissage des langues avec Super Duolingo, le suivi de cycle avec Flo Premium, une année de Lovable Lite, ainsi qu'un crédit mensuel pour le service de pressing Laundryheap+. Les déclinaisons Metal et Ultra y ajoutent même de l'information sportive avec un accès à L’Équipe, en version Essentiel ou Intégrale selon le niveau de la carte.

Comme le souligne nos confrères de Numerama, si les prix augmentent, le cœur de l'offre bancaire ne bouge pas d'un iota. La néobanque l'admet d'ailleurs volontiers dans sa communication. Les plafonds de retraits restent figés, les limites de dépenses sont identiques et la génération de RevPoints fait du surplace. En fin de compte, l'augmentation tarifaire sert uniquement à financer un catalogue d'abonnements tiers. Une excellente affaire si vous vouliez justement vous mettre à l'espagnol tout en faisant repasser vos chemises, mais une pure perte sèche pour tous les autres.

Nintendo : la Switch 2 va augmenter de 30 € au 1er septembre

Christophe Laporte

vendredi 08 mai à 09:40

Ailleurs

 Dans l’industrie très disputée des consoles de jeu, Nintendo faisait jusqu’ici figure d’irréductible. Le constructeur japonais restait en effet l’un des derniers grands acteurs du marché à ne pas avoir retouché le prix de sa nouvelle console.

Image : Petar - Unsplash

Une hausse inévitable face à la réalité du marché

Ces derniers jours, le prix de la Switch 2 agitait d'ailleurs le petit monde des analystes, beaucoup estimant que la machine, maintenue à son tarif de lancement, était désormais vendue à perte. Le sujet est particulièrement sensible du côté de Kyoto : s'agissant de la console la plus onéreuse jamais commercialisée par la firme, une révision à la hausse risquait de briser net la dynamique de la demande. Une inquiétude d'autant plus vive que le modèle économique de Nintendo repose encore largement sur la rentabilité de son matériel, à l'inverse de ses concurrents directs davantage tournés vers les services.

Le constructeur a finalement tranché et annonce que sa console s'affichera à 499,99 € en Europe à compter du 1er septembre. Cette augmentation que l'on qualifiera de modérée (une hausse de 30 € sur le Vieux Continent) en dit toutefois long sur les étroites marges de manœuvre de l'entreprise. Au passage, pour ceux que cela intéresse, le pack Nintendo Switch 2 + Mario Kart World est vendu actuellement 435 € sur Amazon.

Image : Cláudio Luiz Castro - Unsplash

Il faut dire qu'avec sa nouvelle console, Nintendo est victime d’un mauvais alignement des planètes dont elle n'est pas tout à fait responsable. Entre l'envolée du coût des composants, littéralement aspirés par le boom de l'intelligence artificielle, et le lancement malheureux de la machine aux toutes premières heures de la guerre commerciale de Donald Trump, la conjoncture n’est décidément pas du côté de Mario.

Malgré ces vents contraires, Nintendo indique avoir écoulé près de 19,9 millions de Switch 2 depuis le lancement de la machine. Pour l’année en cours, l'objectif reste solide : Nintendo espère en distribuer 16,5 millions d'exemplaires supplémentaires.

Samsung creuse l’idée d’un écran de smartphone holographique, et Apple serait de la partie

Greg Onizuka

jeudi 07 mai à 20:45

iPhone

Maintenant que l’intelligence artificielle commence à se déployer fortement dans les smartphones, quelle sera la prochaine étape ? Y a-t-il une nouvelle technologie qui pourrait faire avancer les choses, voire changer de paradigme, plutôt que de faire de petits bonds de puissance chaque année comme c’est le cas actuellement ? Si la réponse n’est pas encore connue, Samsung semble parier sur une nouvelle technologie d’écran holographique, et selon le fuiteur Schrödinger, Apple serait de la partie, comme l’indique MacRumors.

Image MacRumors.

Suivant les notes, ces versions de test, encore à l’état de prototype brut, seraient connues sous le nom de code « MH1 » ou « H1 » pour le premier essai. Si la 3D n’est pas nouvelle dans le domaine des petits écrans, elle était jusqu’à présent plutôt moyenne : les souvenirs de maux de tête après avoir utilisé la fonction 3D d’une Nintendo 3DS restent plutôt présents, et porter des lunettes spécifiques comme sur les grandes TV 3D de l’époque est impossible, tant il fallait être précisément dans l’axe pour voir le moindre effet.

Samsung aurait donc grandement amélioré la technique, en utilisant une structure microscopique placée devant l’écran, combinée à un système de suivi de la pupille. En suivant l’œil du propriétaire, le système pourrait ajuster en temps réel l’image diffusée derrière les structures nano-texturées au-dessus de l’écran, et donc rendre plus efficace la diffusion en 3D. La structure responsable de la 3D serait directement intégrée dans le panneau AMOLED, donnant un effet de flottement de l’image au-dessus du panneau de verre supérieur du smartphone. Autre avantage du système, il conserverait la clarté même avec l’utilisation de la 3D, le tout en 4K.

La marque n’en est pas à ses premiers essais dans le domaine, la division Samsung Advanced Institute of Technology ayant publié un papier académique sur un panneau holographique dès 2020, qui décrivait déjà un système de rétro-éclairage directionnel, multipliant par 30 l’angle de diffusion possible par rapport à un panneau conventionnel. À l’époque, le panneau faisait encore 1 centimètre d’épaisseur, et produisait des images 4K à 30 images/s.

Et Apple dans tout ça ? La fuite, bien que brève, parle aussi du constructeur de Cupertino comme un partenaire dans le domaine. Il faut dire qu’Apple a aussi posé quelques jalons dans la 3D, avec un brevet de 2008 pour un écran stéréoscopique sans lunettes, dont Apple précisait qu’il pouvait être vu par plusieurs spectateurs à la fois. La même année, Apple a récidivé avec un brevet appelé « Interactive holographic display device », utilisant des lasers, des lentilles microscopiques et divers capteurs pour produire une image en 3D sur un panneau tactile.

Dans les faits, ne nous emballons pas trop vite. Déjà, le fuiteur bien que se faisant un nom dans le domaine spécifique des fuites sur les produits Samsung, est relativement récent dans le domaine. Ensuite, qu’Apple travaille avec Samsung, c’est d’une logique implacable : le constructeur coréen reste son premier fournisseur de dalles OLED pour ses smartphones, et bien qu’ils soient concurrents sur l’appareil final, Cupertino reste le plus gros client externe du coréen. John Ternus a rappelé récemment que le « Spatial Computing » était l’une des clés du futur proche, et cette technologie d’écran holographique, si elle venait à terme, pourrait faire partie du package utilisé par Apple sur ses futurs iPhone. Mais ne retenez pas votre souffle pour autant : si quelque chose de concret devait sortir de ces prototypes, ce ne serait pas avant 2030, et rien ne dit pour le moment que ce sera sur un smartphone Apple, même si les deux entreprises travaillent sur le sujet.

Home Assistant 2026.5 ouvre la domotique aux vieux protocoles : ondes radio et port série

Nicolas Furno

jeudi 07 mai à 19:15

Domotique

Home Assistant poursuit son retour dans le passé, avec l’objectif de rendre compatibles davantage d’appareils non connectés. Après l’infrarouge le mois dernier, la mise à jour du mois de mai se penche sur deux anciennes méthodes de communication encore présentes dans nos logements : les ondes radio et la communication par le biais du port série. C’est loin d’être la seule nouveauté au programme de la nouvelle version, alors sans plus tarder, voici tout ce qui est intéressant dans Home Assistant 2026.5.

Ondes radio et port série : intégrer l’existant à la domotique moderne

L’un des crédos de Home Assistant est sans conteste de s’ouvrir à un maximum d’appareils. Contrairement à HomeKit, soumis à un long processus de certification et qui ne gère qu’une poignée de catégories de produits, l’objectif ici est de prendre en charge tous les équipements d’une maison. Y compris ceux qui ne sont pas connectés d’une manière traditionnelle, en Wi-Fi, Zigbee, Bluetooth ou encore Thread, mais qui peuvent être contrôlés malgré tout. La mise à jour précédente avait ainsi ajouté l’infrarouge à son arc, pour envoyer des commandes à un téléviseur ou un ventilateur depuis sa maison connectée.

Home Assistant 2026.4 (re)fait la part belle à l’infrarouge

Home Assistant 2026.4 (re)fait la part belle à l’infrarouge

Ce mois-ci, deux options ont été ajoutées avec les ondes RF et le port série. La première est la plus courante, puisque de nombreux équipements exploitent encore cette technologie pour un contrôle distant. La catégorie la plus fréquemment croisée est sans doute celle des portes de garage, même si on retrouve aussi ces ondes sur des volets (l’ancienne technologie RTS de Somfy) ou encore des ventilateurs au plafond. Dès lors que vous avez une télécommande sans émetteur infrarouge, il s’agit certainement d’une communication RF et Home Assistant saura à l’avenir la gérer. L’interface série est surtout utilisée dans le monde du home-cinéma et on la retrouve en particulier dans des amplificateurs.

Le modèle est similaire pour toutes ces connexions à l’ancienne. Home Assistant ajoute les fondations nécessaires que de futures intégrations pourront exploiter pour ajouter la compatibilité avec des appareils. Pour le dire autrement, ces mises à jour posent les bases techniques, mais les avantages concrets ne seront pas forcément visibles dès le départ. Pour les ondes radio, deux matériels sont pris en charge pour commencer : un ESP32 associé à un module CC1101 (autour de 3 €) pour les bricoleurs, ou alors le RM4 Pro de Broadlink (45 €) pour une solution clé en main (on sera alors limités à la bande des 433 MHz). Côté série, on peut utiliser un câble relié directement à Home Assistant en USB, ou bien configurer un ESP32 avec le nouveau composant Serial Proxy.

Deux intégrations exploitent les ondes RF dans Home Assistant 2026.5, d’autres suivront par la suite : Honeywell String Lights (éclairages surtout vendus aux États-Unis) et Novy (hottes très haut de gamme). Côté port série, la liste est toute aussi courte : Denon RS232 et Russound RIO, toutes deux dans le monde du home-cinéma. Les développeurs précisent qu’ils travailleront dans les prochains mois pour rendre ces fonctionnalités plus accessibles, à la fois avec de nouvelles intégrations et aussi un processus de mise en place simplifié. C’est surtout vrai pour le port série, qui nécessite encore de mettre les mains dans le cambouis virtuel.

DJI annonce l'Osmo Mobile 8P : un stabilisateur DockKit avec une télécommande amovible dotée d'un écran

Pierre Dandumont

jeudi 07 mai à 17:45

Accessoires

DJI vient d'annoncer un nouveau stabilisateur dans sa gamme, l'Osmo Mobile 8P. Cette évolution de l'Osmo Mobile 8 garde de nombreuses fonctions, comme la compatibilité avec DockKit, la fonction de suivi d'Apple intégrée dans les iPhone. La nouvelle version 8P ajoute quelques fioritures, mais la principale est l'Osmo FrameTap. Il s'agit d'un petit écran portable qui fournit un retour visuel.

La télécommande amovible. Image DJI.

L'Osmo FrameTap est un module de commande amovible, qui fait office de télécommande. Il se détache du corps du stabilisateur pour vous fournir un retour pour le cadrage, alors que les versions précédentes des stabilisateurs, elles, ne le proposent qu'avec une Apple Watch. L'écran est tactile et il y a un joystick qui permet de commander le smartphone pour la mise au point ou pour le cadrage quand vous n'êtes pas devant l'écran. L'autonomie n'est pas annoncée, et le module se fixe magnétiquement.

La télécommande pour les selfies. Image DJI.

Dans les autres différences par rapport à l'Osmo Mobile 8 que nous avons testé, il y a un poids légèrement plus élevé (386 grammes vs. 370 grammes), un trépied légèrement plus large une fois déployé (avec un rayon de 97 mm contre 77 mm) et la possibilité d'installer un module de suivi de seconde génération, essentiellement utile avec les smartphones Android et les iPhone qui ne prennent pas en charge DockKit. Il est optionnel, vaut 50 € et améliore le suivi de certains objets, comme les véhicules.

Image DJI.

Certains des accessoires des Osmo Mobile 7 et 8 (comme la bride magnétique, pratique avec les iPhone) sont compatibles, et le modèle Osmo Mobile 8P est un peu plus onéreux. Le modèle 8 classique démarre à 109 € en version de base (sans accessoires) et est à 159 € avec le module de suivi classique. Le nouveau modèle est à 159 € avec sa télécommande et à 189 € avec le nouveau module de suivi.

Test du Osmo Mobile 8 : le stabilisateur de DJI s

Test du Osmo Mobile 8 : le stabilisateur de DJI s'ouvre à DockKit, pour un suivi dans toutes les apps

Dans l'ensemble, les nouveautés ne justifient pas le changement si vous avez déjà le modèle précédent mais sont intéressantes pour ceux qui n'ont pas encore de stabilisateur. L'écran de contrôle est une bonne idée qui va simplifier le cadrage pour les photos de groupe, surtout pour ceux qui n'ont pas d'Apple Watch.