Viendra, viendra pas ? Concernant le successeur de l’iPhone Air, après quelques mois de doutes, les fuiteurs s’accordent de plus en plus sur le fait qu’il devrait bien sortir, et Mark Gurman en remet ce soir une couche en annonçant qu’il se prépare pour le printemps 2027.
L’iPhone Air devrait bien avoir un successeur, qui reprendrait la même silhouette. Image Apple.
Les prototypes seraient déjà bien avancés, et les spécifications en grande majorité arrêtées : l’appareil devrait (enfin) contenir deux objectifs pour l’appareil photo arrière, ajoutant un très grand angle bienvenu à l’iPhone Air. Mais si l’aspect général restera identique à l’actuel, Apple aurait décidé d’améliorer plusieurs points d’achoppement remontés par les utilisateurs, dont l’autonomie de la batterie, qui reste acceptable mais pas extraordinaire. Est-ce que cette amélioration proviendra d’une batterie plus grande que l’actuelle ? Aucune précision n’a été donnée sur ce sujet, et Apple pourrait très bien jouer sur l’efficience des composants plutôt que d’intégrer une batterie plus volumineuse.
Comme pour l’iPhone Air actuel qui partage son SoC A19 Pro avec la gamme Pro/Pro Max, la nouvelle version utiliserait l’A20 Pro qui devrait être présenté en fin d’année sur la nouvelle gamme iPhone 18 Pro/Pro Max.
Selon les retours entendus par Mark Gurman, Apple aurait spécifiquement axé ses points d’améliorations sur l’appareil photo et la batterie après avoir écouté les retours des utilisateurs. Et ces derniers mettraient l’absence d’ultra grand-angle en priorité, la batterie arrivant en seconde position des retours.
Quoi qu’il en soit, les rumeurs s’accordent aussi sur le fait qu’Apple ne présenterait ce nouvel iPhone Air qu’au printemps 2027, en même temps que le prochain iPhone 18. Voilà qui séparerait clairement la gamme en deux parties, avec d’un côté le « haut de gamme » composé de l’iPhone 18 Pro, l’iPhone 18 Pro Max et l’iPhone Ultra, présentés en automne 2026, et de l’autre l’iPhone 18, l’iPhone Air 2 (et possiblement l’iPhone 18e ?) au printemps 2027.
Microsoft a décidé de s’attaquer à WebKit, et pour ça il a trouvé la cible de choix : son utilisation obligatoire sur iPhone. Selon la firme de Redmond, son utilisation handicape l’iPhone à hauteur de quasi 30 % de performances en moins, comme le rapporte The Register.
Edge est disponible depuis 2017 sur iPhone, mais avec WebKit obligatoirement. Image Microsoft.
Dans le petit monde des navigateurs internet, il y a trois moteurs installés : Blink, utilisé par Chrome et tous les navigateurs basés sur Chromium tels que Edge, Vivaldi, Brave ou Opéra ; WebKit, servant principalement à Safari ; et Gecko, le moteur de Firefox. Si ce dernier a longtemps été le navigateur de choix durant les années 2000, il ne compterait aujourd’hui que pour 2 % des utilisateurs, autrement dit plus grand chose pour concurrencer Blink et WebKit.
Concernant WebKit, les chiffres sont bien plus importants. S’il compte pour 23,4 % des navigateurs mobiles dans le monde, cette part monte à 51,2 % aux USA, ce qui montre bien la domination de l’iPhone dans le pays. Et toute l’importance de WebKit se situe ici : si les développeurs web peuvent facilement l’ignorer concernant la navigation sur ordinateur, le moteur de Safari est beaucoup plus difficilement occultable sur mobile, avec des parts variant d’un quart à plus de la moitié du marché selon le pays.
Apple a bien compris l’importance de WebKit sur son smartphone, et c’est probablement la raison principale de sa position sans équivoque sur les navigateurs autorisés sur iPhone : des concurrents peuvent s’installer, mais à une seule condition, que WebKit reste le moteur. Il y a bien l’Union européenne qui a forcé Cupertino à ouvrir l’iPhone à d’autres moteurs, mais à part quelques démonstrations de Google ou Mozilla, rien de concret n’est arrivé sur la plateforme. Et à quoi bon ? Quel intérêt à développer une version spécifique d’un navigateur pour l’UE si le reste du monde ne peut pas l’utiliser ?
Microsoft a donc décidé d’attaquer frontalement WebKit, par là où ça fait mal : l’entreprise de Redmond estime que 28,6 % de performances sont perdus sur iPhone, du fait de l’utilisation de WebKit quand Blink pourrait le remplacer. Pour ce faire, elle a utilisé plusieurs outils de benchmark, dont Speedometer 3.1. Et le résultat serait sans appel : le moteur WebKit ferait perdre quasiment 30 % de performances sur iPhone par rapport à un navigateur utilisant Blink sur une structure de type Chromium.
Pour effectuer ses tests dans un semblant de monde réel, Microsoft a justement utilisé la porte laissée ouverte par le DMA, en installant sur un iPhone de test une version de Edge utilisant Blink grâce au BrowserEngineKit mis en place par Apple suite aux exigences européennes. Et ce navigateur made in Redmond bat à chaque fois Safari : 28,6 % sur Speedometer, mais aussi 13,1 % de mieux sur JavaScript ou, plus faible mais toujours meilleur, 2,1 % de mieux sur MotionMark 1.3.1.
Kyle Pflug, responsable produit pour Microsoft Edge, rappelle cependant qu’il s’agit « d’un prototype, pas d’une annonce de sortie produit, et ce sont des chiffres produits sur [mon] iPhone, non des résultats de labo. [...] Mais ces résultats prouvent qu’il y a une opportunité à saisir pour améliorer les performances et ouvrir un nouveau front de compétition. ».
Bien entendu, le responsable développement Chrome chez Google a immédiatement sauté sur l’occasion pour en rajouter :
Étant donné que Chromium et WebKit sont toujours au coude à coude niveau performances sur macOS, c’est bluffant de voir à quel point l’écart est important sur iOS ! [...] Et nous n’avons même pas encore cherché à optimiser le moteur pour la plateforme ! Ça montre à mon sens à quel point les choses peuvent traîner en l’absence de compétition. »
Apple, de son côté, n’a pas (encore ?) émis de commentaires sur ces résultats. Reste que pour le coup, Cupertino a bien ouvert comme demandé la possibilité d’un moteur de rendu web différent sur iPhone, suite à la demande de l’UE. Si les limites budgétaires de Mozilla se comprennent, il est étonnant de voir qu’il a fallu deux ans à Microsoft, ou encore à Google, pour réaliser qu’il y avait possiblement une opportunité sur iOS, et de les voir écarquiller les yeux sur des résultats de tests qu’ils auraient pu faire bien avant.
Est-ce pour autant entièrement de la faute de Microsoft et Google ? Comme toujours, la réalité est plus nuancée : si ces deux mastodontes avaient largement les moyens de proposer une version spécifique en UE avec leur propre moteur de rendu, Apple a certes ouvert la plateforme mais complique les choses pour des apps qui se veulent être présentes dans le monde entier : il aurait fallu proposer une version spécifique entièrement indépendante de Chrome ou Edge sur iPhone, et donc repartir entièrement de zéro pour attirer les utilisateurs déjà présents sur leurs navigateurs motorisés par WebKit.
Alex Moore, directeur de l’Open Web Advocacy, en appelle donc à l’Union européenne et au Japon (qui a lui aussi imposé l’ouverture du moteur de rendu web sur iPhone) afin de forcer un peu la main à Apple, encore une fois :
C’est un exemple clair des coûts qu’Apple impose aux consommateurs et aux entreprises du monde entier, des coûts créés par son interdiction des moteurs de navigateur concurrents depuis maintenant 17 ans.
Même dans l’Union européenne et au Japon, où Apple est désormais tenu d’autoriser les éditeurs de navigateurs à utiliser leurs propres moteurs, les obstacles qu’elle a mis en place empêchent dans les faits les développeurs de porter leurs moteurs sur iOS. Alors qu’Apple a désormais eu plus de deux ans pour proposer une solution conforme, la Commission européenne devrait ouvrir une procédure de spécification afin d’indiquer précisément à Apple comment ces obstacles doivent être supprimés.
Si Apple peut restreindre les moteurs de navigateur sur iOS, l’entreprise peut également limiter les capacités du web mobile et maintenir les entreprises dans une dépendance aux applications natives et aux règles de l’App Store. À nos yeux, il s’agit de loin de l’intervention la plus importante que l’Union européenne puisse entreprendre, et de celle qui a le plus de chances de transformer l’ensemble de l’écosystème mobile. Aucune autre mesure n’arrive à ce niveau d’importance.
L’appel sera-t-il écouté ? Rien n’est moins sûr, mais Microsoft avec sa « découverte » fait clairement un appel du pied aux autorités de régulation en ce sens.
Annoncé à la WWDC 2024 avant d'être repoussé avec fracas, le nouveau Siri est enfin là ! Enfin, pas officiellement en France, mais il est possible de s'en servir en anglais dans l'Hexagone en bidouillant un peu. Après quelques jours sur liste d'attente, l'assistant 2.0 est désormais disponible sur mon iPhone 15 Pro Max de test ainsi que sur mon iPad Pro M4 me permettant de solliciter le plus gros modèle local. Alors, révolution ou pétard mouillé ? Voyons ensemble ce que cela donne dans une première prise en main.
Image iGeneration
Un tout nouveau design
Apple a tenu à marquer ce second départ par une refonte du design. Exit le bandeau coloré de l'ancien Siri, place à un nouveau look plus sérieux avec une bulle sombre affichant un curseur de texte au halo lumineux. Siri AI s'invoque toujours en appuyant longtemps sur le bouton latéral, en l'appelant de vive voix ou bien, et c'est nouveau, en faisant glisser son doigt depuis le haut de l'écran.
Ce geste implique de revoir ses habitudes, car il servait jusqu'à présent à faire tomber le Centre de notifications. Il faut désormais aller chercher le panneau d'alertes tout à gauche de l'écran, ce qui est un peu particulier sur un grand iPad (il faut vraiment aller chercher le coin de l'écran). On peut sinon invoquer …
Dans le monde des batteries externes, un problème se pose souvent : alors que les smartphones et de nombreux accessoires travaillent avec une tension de 5 V pour la recharge (la valeur de base en USB), les batteries lithium-ion, elles, ont généralement une tension de base de l'ordre de 3,7 V. Selon Charger Labs, l'arrivée en masse des cellules de type LMNO — Lithium Nickel Manganese Oxide — pourrait changer la donne pour certains accessoires : elles travaillent avec une tension de 5 V.
Une batterie LNMO avec une tension de 5 V. Image Charger Labs.
Dans une batterie externe classique, l'électronique intégrée doit intégrer un régulateur de tension pour passer de 3,7 V à 5 V quand elle doit alimenter un appareil (comme votre smartphone) et passer de 5 V à 3,7 V quand elle doit être rechargée, habituellement en USB. Si la technologie est bien maîtrisée, elle nécessite tout de même quelques composants et le rendement n'est pas parfait. C'est un défaut encore plus visible sur les batteries magnétiques, qui alimentent un smartphone par induction : c'est un domaine où la chauffe, l'efficience et le volume de la batterie sont importants.
Le LNMO selon Toshiba.
Nos confrères indiquent que 2026 pourrait être l'année du LNMO, particulièrement dans le domaine des batteries MagSafe. Passer sur une tension de 5 V simplifie largement la conception des batteries, même si elles doivent tout de même intégrer des sécurités. Et gagner de la place au niveau de l'électronique permet de soit réduire la taille des batteries à capacité identique, soit gagner en capacité sans modifier le volume du boîtier. De même, l'absence de régulation de la tension réduit la chauffe et améliore (un peu) le rendement de la charge sans fil. La technologie elle-même n'est pas nouvelle, Toshiba en parlait déjà en 2023, mais elle devrait donc trouver sa place dans nos appareils cette année.
Dévoilé en partie l’automne dernier, le Google Home Speaker est maintenant en précommande à 119 € pour une sortie à la fin du mois. Ce produit marque enfin le retour de Google sur le marché des enceintes connectées, un segment que l’entreprise avait complètement délaissé ces dernières années.
Google Home Speaker. Image Google.
Le Google Home Speaker ressemble à un HomePod mini posé à l’envers : il est très arrondi et recouvert de maille couleur porcelaine ou vert sauge. Il a des commandes tactiles capacitives sur le dessus et un anneau lumineux à la base pour indiquer son état.
Comme la petite enceinte d’Apple, le nouvel appareil de Google diffuse un son à 360°. Il peut aussi être associé au Google TV Streamer et à un second modèle pour constituer un petit système home cinéma avec effet surround. Côté domotique, il est compatible Matter et peut faire office de routeur de bordure Thread 1.3.
Google Home Speaker. Image Google.
Là où le Google Home Speaker se démarque du HomePod mini, c’est par l’intégration d’un assistant vocal moderne. Gemini est censé comprendre des requêtes formulées en langage vraiment naturel, comme « Éteins toutes les lumières sauf ma lampe de chevet ». Contrairement à Siri, il est également capable de gérer des demandes enchaînées telles que « baisse la lumière de la cuisine, mets de la musique relaxante et programme une minuterie de 20 minutes. » Il doit aussi être en mesure de comprendre les corrections en cours de route, par exemple : « éteins la cafetière… non, je voulais dire allume-la ! » Et puisqu’il s’agit de Gemini, il peut également répondre à des questions d’ordre général.
Un bouton physique permet de couper le micro. Cela dit, si l’on achète cette enceinte, c’est vraisemblablement pour profiter de ses fonctions vocales. Dans le cas contraire, autant se tourner vers une enceinte sans assistant.
Mais n’allez pas croire que toutes les fonctionnalités sont incluses. Pour profiter de Gemini Live, qui permet d’avoir des conversations plus longues avec l’assistant, il faut au moins souscrire l’abonnement Google Home Premium Standard à 10 €/mois ou 100 €/an. Cette formule inclut aussi une aide à la création d’automatisations domestiques.
L’offre Google Home Premium Advanced, proposée à 18 € par mois ou 180 € par an, va plus loin. Elle ajoute notamment la recherche dans l’historique vidéo des caméras domestiques compatibles ainsi que des résumés quotidiens des événements survenus en l’absence de l’utilisateur. Pour mettre le pied à l’étrier, Google offre six mois d’abonnement à la formule Standard à l’achat du Home Speaker. À noter que l’abonnement Google AI Pro à 21,99 €/mois qui inclut plein d’IA et de stockage comprend aussi Google Home Premium Standard.
On attend désormais la réponse d’Apple. Un HomePod mini 2 serait prêt depuis plusieurs mois, mais son lancement serait conditionné à l’arrivée de Siri AI. Même si cette nouvelle version de Siri ne sera pas disponible sur iPhone dans l’Union européenne à court terme, l’arrivée du HomePod mini 2 d’ici la fin de l’année reste envisageable.