Météo a reçu une nouveauté sympathique dans les OS 27 : en fonction des prévisions, sa présentation peut changer pour mettre en avant les précipitations ou encore le vent. L’app propose désormais trois modes différents, deux de plus qu’avant. Celui par défaut continue de présenter les températures minimales et maximales pour aujourd’hui, puis pour les dix jours suivants. Un affichage précipitation se concentre sur la pluie (ou la neige) prévu dans les heures et jours qui viennent. Enfin, la vue vent permet de suivre la force ou la tranquillité des courants aériens.
Les trois modes de l’app Météo : températures à gauche, précipitations au centre, vent à droite. Image iGeneration.
Les développeurs de Météo ont essayé d’être malins, en activant automatiquement la configuration la plus appropriée à tout moment. La logique semble simple d’après ce que j’ai pu constater avec la première bêta : s’il va pleuvoir aujourd’hui, le mode dédié aux précipitations est actif. Peut-être que s’il y a une tempête suffisamment forte, le vent s’activera automatiquement, mais je n’ai pas réussi à trouver d’exemple. Le reste du temps, c’est la présentation standard, la seule proposée sous les OS 26, qui s’affiche.
L’utilisateur peut évidemment toujours changer de mode lui-même. Si vous n’aimez pas ce changement automatique des prévisions, vous pouvez le désactiver dans la section des Réglages dédiée à Météo. Pour revenir à l’ancien comportement, choisissez « Afficher la température » et vous pouvez aussi toujours voir par défaut les précipitations ou le vent. On note aussi l’ajout d’un paramètre supplémentaire, avec la possibilité d’afficher les conditions météorologiques horaires toutes les deux heures, au lieu de les avoir toutes les heures par défaut.
Les deux nouvelles options ajoutées à l’app Météo à gauche, les prévisions horaires toutes les deux heures à droite. Image iGeneration.
L’autre grosse nouveauté côté iPhone, c’est la prise en charge de l’orientation paysage. L’app Météo rejoint de nombreuses autres qui adaptent leur interface à un écran allongé, y compris sur un petit smartphone vendu par Apple. Bien entendu, l’intérêt devrait surtout être apparent dans quelques mois, quand un modèle pliant sera commercialisé…
AirPods Ultra, Apple TV, HomePod mini, HomePad (ou smart hub)… La liste des produits bloqués par Apple à cause de ses retards dans l’intelligence artificielle est longue comme le bras, ou presque. Un tel embouteillage sur la feuille de route ne doit sans doute pas amuser le comptable de Cupertino.
Quoi qu’il en soit, la présentation d’iOS 27 montre que l’attente pour bon nombre de ces produits touche bientôt à sa fin. Avec Siri AI, Apple a semble-t-il prouvé qu'elle tenait enfin l’assistant que tout le monde espérait depuis des années.
Un silence radio assumé sur la domotique ?
L'application Maison n’a pas connu de grand chambardement en soi, du moins si l’on met de côté les fondations posées par Apple Intelligence. On ne serait pas étonné que cette discrétion soit totalement assumée : Apple garde très certainement des cartouches pour le jour où elle présentera son fameux HomePad au grand public, dont la commercialisation est pressentie pour cet automne.
Pourtant, les avancées d’Apple Intelligence dans les bêtas d'iOS 27 nous donnent une idée assez précise de ce que cet appareil sera capable d'accomplir. Résultat des courses : ce hub domestique pourrait s'avérer bien plus stratégique que certains le pensent.
Cet appareil, qui prendrait la forme d'une fusion entre un iPad et un HomePod mini, a pour ambition de s'imposer comme le centre nerveux de votre installation. L'idée est d'offrir un écran tactile pour tout contrôler, couplé à une interaction vocale sublimée par Siri. Mais IA oblige, c’est surtout lui qui est censé travailler en arrière-plan pour quasiment devancer vos envies. Pour accompagner ce nouveau cerveau, Apple plancherait d'ailleurs sur toute une gamme d’accessoires maison : sonnette, caméra, capteur de présence…
La vidéo sécurisée HomeKit refait enfin son retard
Si la technologie de Cupertino a pu être en avance par le passé dans le domaine de la vidéo sécurisée avec HomeKit Secure Video, elle faisait plutôt du surplace ces dernières années. C'est désormais de l'histoire ancienne. Avec l'injection d'Apple Intelligence, la plateforme domotique d'Apple rattrape enfin son retard sur la concurrence.
Le traitement vidéo s'affine grandement : l'IA analyse désormais les flux de vos caméras pour envoyer des notifications bien plus intelligentes. Fini le laconique « animal détecté », place à « chien dans le jardin ». Le générique « personne détectée » se transforme opportunément par « une personne a déposé un paquet ». Le système est même capable de résumer plusieurs actions en une seule notification contextuelle, ou d'identifier brièvement que quelqu'un tient un chat dans la cuisine. Si ces descriptions générées par l'IA restent pour l'instant plus concises que ce que proposent les algorithmes de Ring ou de Google, elles apportent un contexte supplémentaire fort bienvenu au quotidien.
La recherche en langage naturel est prometteuse. Demandez à l'application de vous montrer votre chat, et elle vous sortira l'historique des séquences félines, même si elle peine encore à distinguer le chat gris du chat noir. Sur une sonnette connectée, on imagine aisément l'utilité de la fonction pour retrouver rapidement à quelle heure le livreur est passé.
Au-delà de l'IA, c'est toute l'infrastructure de HomeKit Secure Video qui a été dépoussiérée. La capture, le stockage et le traitement des clips ont été accélérés. Les flux en direct se chargent plus vite et la stabilité globale fait un bond en avant. Mieux encore, la plateforme se prépare à accueillir des flux en 2K et 4K, bien qu'il faille attendre que les fabricants tiers (comme Aqara, Eve ou Eufy) déploient cette nouvelle spécification dans nos foyers.
L'énergie, le nouveau nerf de la guerre
L'autre nouveauté très attendue d'iOS 27 concerne la gestion de l'énergie via le standard Matter. L'application Maison s'enrichit d'un nouvel onglet Énergie, affichant des tuiles pour chaque appareil de surveillance compatible. On peut enfin consulter sa consommation en direct, ainsi que des historiques détaillés (jour, semaine, mois, année) en kWh pour une prise connectée. Aux Etats-Unis du moins…
Il y a tout de même un hic : pour l'heure, Apple ne permet pas d'utiliser ces précieuses données de consommation pour déclencher des automatisations. De la même manière, il est toujours impossible de lier un événement précis capturé par une caméra (comme la détection d'un colis) à une action domotique (allumer la lumière du porche), des fonctions pourtant devenues basiques chez Google Home. La marge de progression logicielle reste donc palpable.
Le puzzle s'assemble
Petit à petit, les pièces du puzzle finissent par s'emboîter. Ce HomePad s'annonce avant tout comme le véritable tableau de bord de votre foyer. Sa fonction première sera de vous tenir informé des moindres événements de la maison, en s'appuyant massivement sur ces caméras dopées à l'IA et leurs transcriptions intelligentes. Un journal de bord en quelque sorte.
Ce terminal servira évidemment à piloter votre domotique au doigt et à l'œil (température, éclairage, serrures), mais c'est bien sa capacité d'apprentissage qui fera la différence. On peut aisément imaginer l'IA analyser vos habitudes pour générer automatiquement des scénarios domotiques, un peu à la manière de la fonction permettant aujourd'hui de créer un raccourci à partir d'une simple description textuelle.
L’autre thématique lourde, c’est bien sûr la gestion de l’énergie. Apple multiplie les initiatives en ce sens, ne serait-ce qu'avec l'optimisation de la recharge de nos iPhone. Il est évident que la Pomme compte fournir aux utilisateurs des leviers visuels et pratiques pour réduire leur facture énergétique, directement depuis l'écran de ce HomePad.
Enfin, cet appareil fera naturellement office de centre multimédia pour gérer l'ambiance sonore de votre intérieur. C’est sans doute pour s'assurer que toutes ces briques (IA, domotique, interface, son) soient parfaitement imbriquées qu’Apple a préféré prendre son temps, emportant dans ce sillage stratégique la sortie de ses futurs HomePod et Apple TV. Seule ombre au tableau : on ne parierait pas sur une commercialisation en Europe dès le premier jour !
À peine les pré-commandes pour la nouvelle enceinte Google Home Speaker sont elles ouvertes, la firme de Mountain View a décidé de couper le robinet pour les anciens modèles, comme le rapporte 9to5Mac.
Fin de partie pour la Google Nest Audio. Image Google.
La nouvelle enceinte connectée de Google, faite pour épouser au mieux Gemini, est en pré-commande sur le site de Google, et devrait être disponible dès la semaine prochaine dans 18 pays. Pas une minute à perdre pour Google : les deux enceintes précédentes, la Nest Mini et la Nest Audio, sont immédiatement retirée de la production :
Alors que nous continuons à construire l’avenir de la maison connectée, nous faisons évoluer notre gamme d’appareils Google Home et Nest. Dans le cadre de cette évolution, nous avons mis fin à la production des Google Nest Mini et Google Nest Audio.
Nous restons pleinement engagés envers notre écosystème de maison connectée et envers les millions de personnes qui utilisent nos produits au quotidien. Les Nest Mini et Nest Audio déjà en circulation continueront à être entièrement pris en charge, avec des mises à jour logicielles régulières, des correctifs de sécurité et un service d’assistance client.
Ces deux enceintes connectées ne sont donc pas totalement abandonnées, mais il faut tout de même s’attendre à ce que la priorité soit donnée à la Google Home Speaker.
D’autres produits sont en attente chez Google, comme le Google Home Display. En attendant, les Nest Hub et Nest Hub Max restent en vente… mais pour combien de temps ?
À ce prix-là, la question de ses compromis ne se pose (presque) plus. Amazon propose actuellement l'iPhone Air en version 512 Go à 949 €, ce qui représente une chute vertigineuse de plus de 530 € par rapport à son prix public. Si le tarif affiché en rayon est de 979 €, un coupon de réduction de 30 € s'applique automatiquement lors de la commande, comme nous l'a signalé Matthieu.
Image : Apple
Une décote qui change la donne
La mécanique promotionnelle s’applique également à la déclinaison 256 Go, facturée au final 859 €. Cela représente une économie substantielle de 370 € sur la tarification habituelle. Un tel matelas financier permet de voir venir et d'équiper sereinement l'appareil. La différence couvre très largement la souscription à un contrat AppleCare+, l'achat d'un chargeur USB-C, d'une coque de protection, et laisse même de quoi s'offrir la batterie externe MagSafe pensée spécifiquement pour ce châssis affiné. Concernant le modèle 256 Go, il est possible de l’obtenir encore moins cher chez Sosh. Il est possible de l’avoir pour 779 €, à condition de souscrire un forfait. Ce n’est pas en souci en soi, les forfaits étant sans engagement chez la marque low-cost d’Orange.
Oui, l’iPhone Air n’est pas le smartphone absolu et impose quelques concessions inhérentes à sa finesse. Son endurance ne bat aucun record, son bloc photographique n'est pas le plus polyvalent de la gamme et la restitution sonore de ses haut-parleurs reste perfectible.
C'est un terminal très élégant, qui délivre d'excellentes performances générales tout en flattant la rétine avec une dalle somptueuse. La machine est déjà d'une fluidité redoutable sous iOS 26, et possède toute la puissance sous le capot pour profiter pleinement des futures nouveautés d'iOS 27. Bref, à moins de 950 € avec un demi-téraoctet de stockage, la raison l'emporte facilement sur l'hésitation.
Viendra, viendra pas ? Concernant le successeur de l’iPhone Air, après quelques mois de doutes, les fuiteurs s’accordent de plus en plus sur le fait qu’il devrait bien sortir, et Mark Gurman en remet ce soir une couche en annonçant qu’il se prépare pour le printemps 2027.
L’iPhone Air devrait bien avoir un successeur, qui reprendrait la même silhouette. Image Apple.
Les prototypes seraient déjà bien avancés, et les spécifications en grande majorité arrêtées : l’appareil devrait (enfin) contenir deux objectifs pour l’appareil photo arrière, ajoutant un très grand angle bienvenu à l’iPhone Air. Mais si l’aspect général restera identique à l’actuel, Apple aurait décidé d’améliorer plusieurs points d’achoppement remontés par les utilisateurs, dont l’autonomie de la batterie, qui reste acceptable mais pas extraordinaire. Est-ce que cette amélioration proviendra d’une batterie plus grande que l’actuelle ? Aucune précision n’a été donnée sur ce sujet, et Apple pourrait très bien jouer sur l’efficience des composants plutôt que d’intégrer une batterie plus volumineuse.
Comme pour l’iPhone Air actuel qui partage son SoC A19 Pro avec la gamme Pro/Pro Max, la nouvelle version utiliserait l’A20 Pro qui devrait être présenté en fin d’année sur la nouvelle gamme iPhone 18 Pro/Pro Max.
Selon les retours entendus par Mark Gurman, Apple aurait spécifiquement axé ses points d’améliorations sur l’appareil photo et la batterie après avoir écouté les retours des utilisateurs. Et ces derniers mettraient l’absence d’ultra grand-angle en priorité, la batterie arrivant en seconde position des retours.
Quoi qu’il en soit, les rumeurs s’accordent aussi sur le fait qu’Apple ne présenterait ce nouvel iPhone Air qu’au printemps 2027, en même temps que le prochain iPhone 18. Voilà qui séparerait clairement la gamme en deux parties, avec d’un côté le « haut de gamme » composé de l’iPhone 18 Pro, l’iPhone 18 Pro Max et l’iPhone Ultra, présentés en automne 2026, et de l’autre l’iPhone 18, l’iPhone Air 2 (et possiblement l’iPhone 18e ?) au printemps 2027.