C'est le moment de renflouer votre compte Apple ! Amazon a remis en place son offre permettant d'obtenir un bon d'achat de 10 € pour l'achat d'une carte cadeau Apple de 100 € (au minimum). L'offre fonctionne avec les cartes numériques et est valable jusqu'au 26 juin.
Image MacGeneration
Les cartes cadeaux peuvent être utilisées sur l‘ensemble de l‘écosystème Apple. Elles peuvent autant servir à payer un abonnement Apple One qu‘Apple Music, mais aussi à acheter des apps sur l‘App Store. On pourra sinon s‘en servir pour acheter des produits en ligne sur l‘Apple Store, payer son stockage iCloud ou se procurer des livres numériques.
L'achat d'une telle carte sera pratique si vous savez déjà que vous allez renouveler un abonnement tout au long de l'année ou si vous aviez prévu d'acheter prochainement une app un peu chère. L‘offre revient donc à récupérer 10 € à dépenser sur Amazon pour une dépense Apple que vous auriez peut-être faite de toute façon.
La livraison de la carte par mail se fait dans l'heure après le passage de la commande. Attention, car l’offre n’est valable qu’une fois par client et compte client. Amazon indique qu'un e-mail sera envoyé dans les 3 jours suivant l'achat de la carte cadeau confirmant que le code promotionnel a été appliqué au compte.
Une fois ajouté, ce bon d'achat sera automatiquement déduit de votre prochaine commande. Il ne fonctionne qu'avec des produits vendus et expédiés par Amazon.fr, à l'exception des livres, des cartes cadeaux, des produits tiers et des produits Amazon Warehouse. Le code est valable jusqu'au 10 août.
C'est un événement suffisamment rare pour être souligné : voir Tim Cook prendre les devants pour préparer le terrain à une hausse des prix. L'exercice est délicat pour le patron d'Apple, tant l'impact sur le portefeuille des consommateurs et par extension sur les ventes s'annonce important.
Souvenez-vous des débuts de la guerre commerciale sino-américaine : les Apple Store outre-Atlantique avaient connu des week-ends d'affluence dignes de la période de Noël. Un phénomène d'achat d'anticipation qui pourrait bien se répéter aujourd'hui, surtout au vu des promotions agressives actuellement en cours chez les revendeurs.
Ce qui surprend le plus dans cette séquence, c'est cette volonté d'annoncer la mauvaise nouvelle en amont. Historiquement, la Pomme n'a pourtant jamais hésité à jouer avec sa grille tarifaire, s'adaptant aux nouveautés, aux pénuries (bien que la situation actuelle soit sans commune mesure) ou aux fluctuations des taux de change.
Il existe des « prix magiques » à Cupertino. L’iMac de 1998, lancé à 1 299 $, est un cas d'école : plus de 25 ans plus tard, le ticket d'entrée de l'ordinateur de bureau est resté figé sur ce seuil symbolique. Certes, comparaison n’est pas raison. Avec l’inflation, l’iMac originel frôlerait aujourd’hui les 2 500 $. Cela n’a pas empêché le prix du monobloc de connaître de sacrées montagnes russes au fil du temps. En juillet 2000, un modèle d'entrée de gamme s'affichait à 799 $, avant de remonter en flèche avec le passage au G4, son grand écran et son design tournesol. Bref, au fil des révisions, Apple a toujours su ajuster le curseur de 100 $ à la hausse comme à la baisse, que ce soit pour préserver ses marges, conquérir des parts de marché ou gérer la fin de cycle d'une machine.
L’iPhone, le nerf de la guerre
Le problème de l'équation actuelle, c’est que l’iPhone pèse au bas mot 50 % du chiffre d’affaires d’Apple. Brusquer le consommateur avec une hausse brutale, c'est risquer de plomber le trimestre fiscal le plus crucial de l'année : celui des fêtes.
Prenons l’iPhone 17 Pro, actuellement facturé 1 099 $ aux États-Unis. Il est peu probable qu’Apple prenne le risque d'une communication de crise pour une augmentation de « seulement » 100 $. À moins de vouloir jouer la carte de la fausse mauvaise nouvelle pour finalement surprendre et soulager le client en septembre (« Regardez, la hausse est contenue à 100 $ ! »), la stratégie serait particulièrement périlleuse.
Image Sonny Dickson
Une ardoise qui s'alourdit pour les composants
Il faut se pencher sur la nomenclature des composants pour comprendre l'ampleur du problème. Si l'iPhone 18 Pro devrait, tout comme le 17 Pro, embarquer 12 Go de RAM, la facture est en train d'exploser.
Wayne Lam, directeur du pôle composants sans fil chez TechInsights, estime le coût de fabrication et des composants d'un iPhone 17 Pro (hors mémoire) à environ 530 $. En y ajoutant les 39 $ de RAM et les 13 $ de stockage flash, le coût de base revient à 582 $ pour Apple. Or, pour le futur iPhone 18 Pro, ces deux composants vont coûter nettement plus cher : on parle de 145 $ pour la RAM et de 51 $ pour le stockage. Résultat, le budget global des composants ferait un bond de 25 %, pour atteindre 726 $.
Tous les composants réunis - image : iFixit
Certes, Apple va réaliser quelques économies en substituant les modems Qualcomm par ses puces maison. Mais cette ristourne pèse bien peu face au coût du processeur principal (estimé à 93 $) et à l'inflation généralisée des frais de transport ou des tarifs imposés par le fondeur TSMC.
A cela, il faut ajouter le nouveau bloc photo de l’iPhone 18 Pro. Attendu comme la grande nouveauté de cette cuvée, son coût de production ferait un bond vertigineux de 50 % par rapport aux optiques actuelles.
La question des marges devient alors centrale.
Si Apple se garde bien de détailler la rentabilité appareil par appareil, les estimations de TechInsights prêtent à l'iPhone 17 Pro une marge brute très confortable de 47 %. Pour préserver un tel matelas sur l'iPhone 18 Pro, la stricte logique mathématique voudrait que le constructeur l'affiche à 1 371 $. Mais connaissant l'obsession de Cupertino pour les étiquettes bien rondes, deux scénarios se dessinent. Le premier consisterait à jouer l'agressivité avec un ticket d'entrée à 1 299 $, la Pomme acceptant par là même de rogner sa marge à 44 %. Le second, sans doute plus prudent, verrait Apple sécuriser ses arrières en propulsant son téléphone à 1 399 $, quitte à déléguer le sale boulot à ses partenaires marchands qui se chargeront de multiplier les promotions pour créer des appels d'air.
Concept d'iPhone 18 Pro. Image MacGeneration
La conclusion s'impose d'elle-même : la simple addition des composants laisse entrevoir une hausse de 200 à 300 $ pour l'iPhone 18 Pro. C'est le juste prix à payer pour qu'Apple préserve un tant soit peu ses marges. Cupertino pourrait bien être tentée de faire quelques concessions matérielles pour limiter la casse, mais on l'imagine mal faire machine arrière et proposer un modèle « Pro » castré avec seulement 128 Go de stockage.
La hausse des prix a déjà discrètement commencé
Reste à savoir quand le couperet tombera. Apple va-t-elle patienter jusqu'au keynote de rentrée pour officialiser la flambée des prix ?
Rien n'est moins sûr. En réalité, la révision tarifaire a déjà subrepticement débuté. Prenons le Mac mini M4 : son modèle de base, véritable porte d'entrée abordable, a purement et simplement disparu des étalages de l'Apple Store il y a quelques semaines. Une manière détournée de faire grimper le panier moyen sans avoir à annoncer une hausse frontale. Cupertino pourrait très bien procéder à d'autres ajustements silencieux du même acabit dans les semaines à venir.
Tout cela donne d'ailleurs des sueurs froides quant au positionnement tarifaire du futur iPhone Ultra. Même dans un contexte économique plus apaisé, cet appareil s'annonçait déjà hors de prix. Au vu de l'inflation actuelle sur les composants, Apple risque de faire payer au prix fort le smartphone qui s'annonce comme la plus grande rupture de gamme depuis le lancement de l'iPhone X.
Connaissez-vous Titan OS ? Non, ce n’est pas le défunt système d’exploitation qui devait équiper la voiture connectée d’Apple. Il s’agit, bien plus pragmatiquement, de l'interface qui anime les téléviseurs de la marque Philips.
Si ce nom ne vous dit rien, sachez que Titan OS se présente comme une plateforme européenne indépendante, construite sur une base Linux. Son approche est très claire : l'interface se veut à la fois véloce, simple à appréhender même pour les néophytes, et laisse une bonne marge de manœuvre pour personnaliser l'écran d'accueil.
Sa particularité réside dans son architecture. Contrairement à bon nombre de systèmes pour téléviseurs, Titan OS repose entièrement sur des technologies web. Il n'est donc pas nécessaire d'installer des applications localement, ce qui permet de soulager la mémoire interne de l'écran tout en garantissant, sur le papier, des performances constantes au fil du temps. Un dernier détail à signaler : le système offrait déjà une compatibilité avec la norme AirPlay 2.
Image : Philips
Apple TV arrive enfin !
Pourquoi ce petit point de culture générale ? Tout simplement parce qu’Apple vient de signer un accord avec Philips pour y proposer son application Apple TV. Étant donné la nature web du système de Philips, le portage n’a pas dû éreinter les développeurs de Cupertino.
La plateforme disposait déjà des principaux poids lourds du streaming, de Netflix à YouTube, en passant par Disney+, Prime Video, Canal+ ou encore HBO Max. Le déploiement de l'application d’Apple débute dès à présent en Europe et en Amérique latine. Les utilisateurs n’auront d'ailleurs même pas besoin de chercher le service dans une boutique pour l'installer : il s'invitera automatiquement sur leur écran d’accueil. Pour leur plus grand bonheur (ou pas)…
On ne l’attendait plus ! Promis depuis des mois, voire des années, Free Pro propose enfin l’eSIM à ses clients.
Une bascule gratuite pour les abonnés
Les entreprises peuvent désormais opter pour une puce dématérialisée sur l'ensemble de leurs smartphones compatibles. Si l'eSIM n'a pas que des avantages face au bon vieux format physique, elle offre au moins les mêmes services, avec l'intérêt d'une activation quasi immédiate.
La procédure de migration a été pensée pour être la plus simple possible. Les clients disposant déjà d'un forfait Free Pro 5G+ ou Free Pro Max peuvent faire la bascule directement depuis leur Espace Client, sans surcoût. L'opération se règle en quelques clics : sélection de la ligne concernée, demande de remplacement de la carte et choix du format virtuel. L’activation s'effectue dans la foulée.
De leur côté, les nouveaux clients se verront naturellement proposer cette alternative dès l’activation de leur forfait. L'opérateur ne fait cependant pas de cadeau sur les frais d’accès au service, qui restent invariablement facturés 10 euros lors d'une nouvelle souscription, que l'on choisisse une carte SIM classique ou virtuelle.
Une liste de terminaux compatibles a également été publiée pour l'occasion. Tous les iPhone, même les plus anciens, sont pris en charge. Avec l’abandon progressif des cartes SIM traditionnelles sur l’iPhone, cette non-prise en charge devenait franchement problématique pour les flottes d'entreprises. Bref, plus d’excuse pour ne pas craquer sur un iPhone Air 512 Go à 949 €.
Avec tous ces articles sur le DMA, et surtout la cible prioritaire qu’Apple en a fait, il serait tentant de croire que seule l’Union européenne met des bâtons dans les roues de Cupertino. C’est pourtant loin d’être le cas, même si l’UE a été pionnière en la matière, et le Brésil est en train de rejoindre la danse, comme le rapporte MacRumors.
Si jusqu’à fin 2025, l’Union européenne était bien la seule à imposer les marketplaces alternatives à Apple, forçant l’entreprise à laisser d’autres stores comme AltStore s’épanouir sur sa plateforme, le Japon a suivi ensuite : l’archipel a lui aussi ouvert la possibilité aux stores alternatifs, et l’AltStore est ainsi ouvert depuis décembre 2025, rejoint par l’Epic Games Store le 1er mai 2026.
Aujourd’hui, c’est une troisième région qui s’ouvre aux stores indépendants, avec le Brésil, qui n’est pas un petit poucet pour Apple. En effet, s’il est encore loin des USA, du Japon, de la Chine ou même de l’UE, le marché brésilien est le plus gros de toute l’Amérique Latine, et sa croissance en fait un des marchés émergents les plus intéressants pour Apple.
Le Brésil a choisi une voie similaire à l’UE et au Japon sur l’ouverture, mais diffère sur quelques points. Comme les deux premiers, les stores alternatifs peuvent ouvrir, sur autorisation d’Apple, en respectant certains engagements. Pour les apps encore distribuées par l’App Store « officiel », elles pourront intégrer un moyen de paiement alternatif ou des liens vers un site extérieur pour gérer une transaction.
Le régulateur brésilien ayant demandé des protections spécifiques pour les mineurs, Apple a mis quelques limitations supplémentaires en place : les utilisateurs ayant moins de 18 ans ne pourront par exemple pas utiliser de liens menant à une app autonome, ni utiliser de moyens de paiement passant par une autre plateforme que l’App Store. Les stores alternatifs, de leur côté, devront mettre en place des barrières spécifiques selon l’âge de l’utilisateur.
Comme en UE, sortir de l’App Store ne veut pas dire pour autant profiter d’iOS gratuitement : les apps en dehors du circuit standard d’Apple devront tout de même s’acquitter d’une taxe de 5 % sur les achats effectués dans l’app ou sur le prix d’achat de l’app elle-même, sur la base du « Core Technology Commission » déjà en place ailleurs.
Après l’UE et le Japon, le Brésil rejoint donc les régions où Apple a dû ouvrir sa plateforme aux autres places de marché. Ce mouvement est amené à s’étendre : si la Corée du Sud a déjà forcé Apple à autoriser les paiements alternatifs, l’Australie est en pleine discussion parlementaire sur le sujet de l’ouverture de la plateforme, et le Royaume-Uni y réfléchit. D’ici quelques années, il est possible que le marché américain devienne l’exception qui laisse Apple verrouiller iOS comme elle l’entend. Et encore, même aux États-Unis, la question commence elle aussi à être posée.