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Forfait Free Max : quand l’illimité fâche les apôtres de la sobriété

Christophe Laporte

vendredi 10 avril à 13:20

Télécoms

Avec son forfait Free Max à 29,99 € par mois, l’opérateur a jeté un beau pavé dans la mare de la data illimitée. Mais si les gros consommateurs de gigaoctets exultent, l’UFC-Que Choisir fait grise mine. Pour l’association de défense des consommateurs, ce forfait est une hérésie écologique qui tourne le dos à la sobriété numérique.

Depuis son lancement, le forfait Free Max ne fait pas que des heureux. Si la concurrence scrute l'initiative avec une pointe d'anxiété, c'est du côté de l'UFC-Que Choisir que la charge est la plus virulente. Pour l'association, Free joue un jeu dangereux : celui de l'abondance contre les enjeux environnementaux de 2026.

Image : Free

L’ivresse de la 5G contre la raison du Wi-Fi

Le grief principal de l'association repose sur un changement de comportement redouté. En levant toutes les barrières de consommation, le forfait Free Max inciterait les abonnés à délaisser le Wi-Fi — moins énergivore — au profit de la 5G.

Qu’il s’agisse de dévorer de la vidéo en 4K, de multiplier les appels visio ou de solliciter des outils d’IA générative particulièrement gourmands, l’UFC craint une explosion des usages nomades. Une boulimie numérique qui fait peser une pression toujours plus forte sur des centres de données déjà pointés du doigt pour leur appétit gargantuesque en ressources énergétiques.

Quelques détails sur l

Quelques détails sur l'offre Free Max et les usages à l'étranger

Free invoque le « principe de réalité »

Chez Free, on ne se laisse pas démonter et on oppose à ces critiques une réalité de terrain. Interrogé par nos confrères de Tom’s Guide, l'opérateur souligne qu'un nombre croissant d'abonnés se sentait à l'étroit, même avec des enveloppes de 350 Go. Un plafond qui, selon Free, est de plus en plus souvent tutoyé par les utilisateurs.

Pour l’opérateur de Xavier Niel, refuser l'illimité aujourd'hui reviendrait à nier l'évolution des usages :

« La 5G et l’IA ne vont pas disparaître. Refuser l’illimité sur le mobile, c’est refuser la réalité numérique de 2026. On ne pousse pas la consommation : on répond à une nécessité technologique et sociale. »

Free rappelle au passage que la 5G n'est pas l'ennemie de l'environnement, mais une alliée technique : plus efficace, elle permet de transporter davantage de données pour une dépense énergétique par gigaoctet bien moindre que les générations précédentes. L'opérateur met également en avant ses efforts structurels, comme le recours aux énergies renouvelables et l'extinction de certaines fréquences durant la nuit pour alléger la facture carbone.

Image : iGeneration

Le spectre du renouvellement prématuré

L'UFC-Que Choisir pointe un autre effet de bord : l'usure logicielle et matérielle. En poussant les utilisateurs à solliciter leurs terminaux de manière intensive, l'association craint que les batteries et les processeurs ne rendent l'âme plus tôt que prévu.

Le résultat ? Un renouvellement accéléré des smartphones. Un point critique quand on sait que la fabrication d’un appareil représente à elle seule près de 80 % de son empreinte carbone totale. Pour l'UFC, le calcul est simple : plus on consomme, plus on change, plus on pollue.

Sur ce terrain, Free préfère botter en touche en brandissant son modèle Free Flex. Contrairement au subventionnement classique (où le prix du téléphone est noyé dans le forfait), Free Flex sépare strictement les deux coûts. Selon l'opérateur, cette transparence désincite au changement compulsif : « Le prix du forfait ne dépend pas du téléphone, il y a donc moins d'incitation à changer de mobile pour bénéficier d'une meilleure offre. » Free ajoute que la boucle est bouclée grâce au recyclage ou au reconditionnement systématique des appareils restitués.

Enfin, il reste un argument de poids que l’UFC semble avoir omis : la convergence. Pour une frange de la population, le forfait Free Max et son partage de connexion robuste permettent de se passer d'une ligne fixe. Une seule connexion pour tout faire, c'est aussi, d'une certaine manière, une forme de simplification de l'infrastructure domestique. Reste à savoir si l'argument suffira à apaiser les défenseurs de la sobriété.

En Corée du Sud, la loi impose un accès universel pour les offres mobiles : de l'illimité ralenti au-delà du forfait

Pierre Dandumont

vendredi 10 avril à 11:06

Télécoms

Si les offres illimitées ou avec une limite assez haute pour la quantité de données allouées mensuellement sont courantes, il existe aussi des abonnements avec une limite très faible, comme les forfaits d'entrée de gamme en France. Sur ces derniers, si la limite est dépassée, l’accès est coupé. En Corée du Sud, le gouvernement a décidé de prendre ce problème à bras le corps, en poussant un accès universel.

L'infographie explique que c'est une aide pour les personnes avec un petit forfait.

Les abonnements ne deviennent évidemment pas tous « illimités », ce service universel limite le débit au-delà du forfait à 400 kb/s. C'est une valeur faible, digne de la 3G, mais suffisante pour effectuer des tâches basiques, recevoir ou envoyer des messages ou même passer des appels VoIP. Les trois opérateurs principaux, SK Telecom, KT et LG Uplus, ont accepté le plan du gouvernement et vont donc mettre en place cette solution.

La « révolution » de Free Mobile : un forfait Free Max illimité en France et à l’étranger pour 29,99 €/mois

La « révolution » de Free Mobile : un forfait Free Max illimité en France et à l’étranger pour 29,99 €/mois

Dans la pratique, il faut prendre en compte un point : certains abonnements coréens sont déjà illimités. Chez SK Telecom, les abonnements les plus onéreux (dès 50 €/mois environ) sont illimités et les abonnements 5G moins onéreux (environ 45 et 40 €/mois) offrent des limites de 250 Go et 110 Go, mais avec un accès illimité à 5 Mb/s au-delà. C'est sur les abonnements basiques (34 et 28 €/mois) que le changement est intéressant : le premier se limite à 24 Go (avec 1 Mb/s au-delà) et le second à 11 Go (à 400 kb/s au-delà). Dans l'ensemble, les prix sont nettement plus élevés qu'en France, même si ce n'est évidemment pas totalement comparable.

Par ailleurs, le gouvernement aimerait aussi proposer des abonnements à bas prix pour les seniors dans le pays, notamment pour accéder à la 5G. Sur le site de SK Telecom, l'abonnement le moins cher dans ce cas est à 22 € (39 000 ₩) avec un quota de 6 Go. Le gouvernement aimerait qu'il descende à environ 20 000 ₩, soit un peu plus de 11 €. Pour rappel, l'offre Free à 2 € propose 1 Go de données, comme Bouygues Telecom, Red ou Sosh.

Mais cette idée de service universelle pour les données demeure intéressante, et il serait intéressant que d'autres pays (comme la France) suivent cette voie pour les petits forfaits, tant l'accès à Internet est devenu nécessaire pour certains tâches de la vie courante.

Source :

iPhone 18 Pro : mini ou pas mini, la Dynamic Island ?

Christophe Laporte

vendredi 10 avril à 07:40

iPhone

Si l’on parle beaucoup de l’iPhone Fold, les rumeurs n’oublient pas pour autant l’iPhone 18 Pro. Après tout, cela devrait malgré tout être le modèle le plus vendu de cette fin d’année. Malgré son statut de futur best-seller, un flou inhabituel entoure encore un élément clé de son identité visuelle : la forme et la taille de la Dynamic Island.

On l’a souvent évoqué, la principale inconnue de cet appareil concerne la forme que prendra la pilule logicielle d'Apple. À en croire les derniers bruissements venus de Chine, Cupertino ne parviendrait pas à trancher. Et c’est d’autant plus étonnant que nous sommes désormais dans les dernières encablures du cycle de développement du produit.

Le dilemme du A/B Testing

D'après les retours de la chaîne de production relayés par le fuiteur Digital Chat Station, Apple joue actuellement sur deux tableaux via des tests « A/B ». D'un côté, un écran dont le moulage reste inchangé par rapport à la génération actuelle. De l'autre, une version « Mini » de la Dynamic Island.

iPhone 18 Pro : la Dynamic Island réduite se montre en photo

iPhone 18 Pro : la Dynamic Island réduite se montre en photo

Cette seconde option reposerait sur l'intégration d'une partie des composants de Face ID directement sous la dalle. Une prouesse technique qui permettrait de réduire l'empreinte visuelle de l'îlot de manière significative, avec une baisse de l'encombrement estimée à environ 35 %.

L’arbitrage de la prudence

Si Apple hésite encore, c'est avant tout pour des questions de rendement et de coûts. Réutiliser les moules existants est une stratégie de sécurité industrielle bien connue de Tim Cook, minimisant les risques de fabrication alors que l'intégration sous l'écran reste un défi complexe à industrialiser à grande échelle.

Le passage à une version réduite n'est pas qu'une affaire d'esthétique, mais de physique : il faut pouvoir produire des dizaines de millions d'unités sans que les taux de rebut ne s'envolent. Si les rendements ne sont pas jugés satisfaisants dans les prochaines semaines, Apple n'hésitera pas à recycler le design actuel pour garantir ses stocks.

Un dos qui ne fait pas de vagues

À l’arrière, il ne faut pas s'attendre à une révolution. La disposition des capteurs photo resterait largement identique, Apple préférant se concentrer sur des ajustements plus subtils. On note ainsi une recherche de cohérence accrue entre le châssis et le verre arrière au niveau des matériaux et des finitions, ainsi que le renouvellement habituel des teintes pour distinguer cette nouvelle gamme.

iPhone 18 Pro : Apple ferait définitivement une croix sur le noir

iPhone 18 Pro : Apple ferait définitivement une croix sur le noir

Après le virage stylistique amorcé avec l’iPhone 17 Pro, Cupertino semble vouloir stabiliser son design. Le suspense reste donc entier en façade : le choix final concernant cette « Mini Island » définira si l'iPhone 18 Pro sera perçu comme une véritable nouveauté ou comme une simple, mais solide, itération.

iPhone 18 Pro : il n’y aurait pas d’envolée des prix malgré la crise de la mémoire vive

iPhone 18 Pro : il n’y aurait pas d’envolée des prix malgré la crise de la mémoire vive

Source :

Le Hue Bridge Pro corrigé pour améliorer la compatibilité Matter avec Apple Home

Pierre Dandumont

jeudi 09 avril à 17:45

Domotique

Le Hue Bridge Proqui est passé récemment à 100 € — offre des fonctions intéressantes, nous l'avons vu dans notre test, mais aussi quelques défauts. Le pont a abandonné HomeKit pour Matter, et ce changement qui semble anecdotique pour les utilisateurs pose de nombreux soucis.

Le pont Pro. Image Philips.

Nous en avions parlé, la mise à jour 26.3 des systèmes d'Apple pouvait casser la compatibilité avec le nouveau pont de la gamme Hue, et nous l'avons aussi remarqué dans notre test : chez certains, le passage d'HomeKit à Matter fausse les couleurs sur certaines ampoules, par exemple. La dernière mise à jour en date du boîtier (2071294010), déployée depuis le 9 avril, est visiblement là pour corriger le problème : les notes de version indiquent qu'un bug empêchant la connexion via Matter a été corrigé. Il pouvait toucher Apple Home mais aussi les outils de Google, et si vous êtes touchés, il faut appairer le pont en Matter une nouvelle fois.

Test du Hue Bridge Pro : des fonctions qui ressemblent à des gadgets et des défauts pour le pont du futur

Test du Hue Bridge Pro : des fonctions qui ressemblent à des gadgets et des défauts pour le pont du futur

Le pont Bridge Pro n'est pas le seul produit qui pose des soucis avec les technologies d'Apple : nos confrères de Hue Blog avaient remarqué que Philips avait supprimé toutes les mentions d'une prise en charge des caméras Secure avec l'app Maison d'Apple en mars. Mais ils indiquent aussi que la marque les a contactés pour indiquer que la prise en charge d'Apple Home n'est pas abandonnée mais simplement retardée, sans qu'une date soit évoquée.

La compatibilité HomeKit des caméras Philips Hue n

La compatibilité HomeKit des caméras Philips Hue n'est plus annoncée et a disparu du site

Astropad Workbench permet de gérer un Mac depuis un iPhone ou un iPad, pour contrôler vos agents IA

Pierre Dandumont

jeudi 09 avril à 12:10

iPad

Astropad, une société connue pour ses outils qui permettent de transformer un iPad en tablette, propose une nouvelle app : Workbench. Elle permet de prendre la main à distance sur un Mac depuis un iPhone, un iPad ou même un Mac (l'app est proposée directement depuis le site). Mais évidemment, l'app n'est pas vendue comme une solution classique de ce type : elle est annoncée comme pensée pour l'IA, et plus précisément pour un cas particulier, très populaire actuellement. Celui d'un Mac mini qui fait tourner OpenClaw ou un agent IA de ce type.

Un Mac depuis un iPad. Image Astropad.

L'app Workbench peut gérer plusieurs moniteurs reliés à votre Mac, prend en charge la dictée vocale et un clavier virtuel sur les appareils iOS et iPadOS, est prévue pour simplifier l'accès à plusieurs Mac, est compatible avec le Pencil, etc. La gestion des IA semble un peu opportuniste tout de même : il n'y a visiblement aucune fonctionnalité pensée spécifiquement pour les agents IA en réalité. Les quelques captures montrent simplement l'interface d'un agent ou le terminal de macOS, accessibles depuis un iPhone. Mais n'importe quel outil de prise en main (comme celui de macOS) permet exactement la même chose en local.

Vous pouvez gérer plusieurs Mac. Image Astropad.

La technologie employée pour l'accès repose sur les outils maison qui permettent une compression visuellement sans pertes avec une latence très faible. Apple propose la même chose depuis quelques versions de macOS, mais l'ensemble dépend des Mac Apple Silicon.

Contrôler un agent IA. Image Astropad.

L'intérêt principal de la solution vient de la possibilité de se connecter depuis n'importe où, ce qu'Apple ne permet pas1 avec ses outils installés en standard sur un Mac. Astropad annonce des serveurs dans plusieurs endroits du monde, un chiffrement de bout en bout et la possibilité de se connecter dans tous les cas, même avec un firewall un peu trop strict.

Le terminal de macOS. Image Astropad.

Workbench nécessite un Mac sous macOS 15 (Sequoia) et un iPhone ou un iPad avec la version 26 du système. Les Mac Intel sont encore pris en charge, mais avec quelques limites sur la qualité de l'image. Workbench est gratuit pour une utilisation légère (20 minutes par jour) et est payant — 10 $ par mois ou 50 $ par an — pour un usage illimité.


  1. C'était possible à une époque avec iCloud mais ce n'est plus le cas.  ↩︎