Si Apple Pay est pris en charge par toutes les grandes banques françaises depuis des années, des disparités persistent encore au sein des établissements et empêchent certains clients d’en profiter. Une lacune importante vient d’être comblée : les clients professionnels du Crédit Agricole peuvent enfin utiliser Apple Pay !
Image Crédit Agricole
Cette prise en charge est si récente et si inespérée que toute la documentation de la banque n’a pas encore été mise à jour. Mais le Crédit Agricole nous a bien confirmé qu’Apple Pay était désormais disponible pour les clients professionnels de toutes les caisses régionales dans toute la France.
Dans le détail, la technologie de paiement mobile est compatible avec toutes les cartes professionnelles du groupe, à savoir Mastercard Professionnel, Mastercard Business et Mastercard Business World. Les clients concernés peuvent ainsi utiliser ces cartes par le biais de leur iPhone ou de leur Apple Watch pour des paiements en boutique, ou même sur Mac et iPad pour des achats sur le web.
Image Crédit Agricole
La banque verte avait déployé Apple Pay pour les particuliers en 2020. Il aura donc fallu attendre six ans pour que les professionnels en bénéficient à leur tour. Pourquoi un tel délai ? « Nous avons attendu la mise en place de l’ensemble des fonctionnalités pour les particuliers afin d’offrir aux professionnels l’ensemble des fonctionnalités, au même titre que celles disponibles pour les clients particuliers », nous a simplement répondu le Crédit Agricole, sans davantage de précisions.
Ce décalage entre particuliers et professionnels n’est pas spécifique au Crédit Agricole. L’an dernier, le Crédit Mutuel et le CIC ont eux aussi ajouté ce service à leurs cartes pros plusieurs années après son arrivée chez les particuliers.
Mauvaise nouvelle si vous aviez prévu de ramener un appareil en Apple Store : Cupertino vient de revoir à la baisse une grande partie de ses valeurs de reprise Apple Trade In, avec une décote particulièrement visible sur les iPhone Pro et Pro Max récents. Le changement a eu lieu il y a quelques jours, les anciens prix restant visibles sur la WayBack Machine.
L'iPhone 16 Pro Max. Image iGeneration
Les iPhone
Les modèles les plus touchés sont surtout les iPhone récents et haut de gamme, en particulier les Pro et Pro Max : l’iPhone 16 Pro Max perd 95 €, l’iPhone 15 Pro Max 85 € et l’iPhone 15 Pro 80 €. À l’inverse, plusieurs modèles plus anciens hors Pro évoluent par paliers plus modestes, souvent entre 5 € et 30 €, car leur valeur était déjà relativement basse. Deux exceptions ressortent : l’iPhone 16 Plus reste stable à 530 €, tandis que l’iPhone 13 gagne même 5 €.
Modèle
Avant
Aujourd’hui
iPhone 16 Pro Max
795 €
700 €
iPhone 16 Pro
720 €
685 €
iPhone 16 Plus
530 €
530 €
iPhone 16
525 €
510 €
iPhone 16e
X
365 €
iPhone 15 Pro Max
610 €
525 €
iPhone 15 Pro
555 €
475 €
iPhone 15 Plus
455 €
385 €
iPhone 15
415 €
390 €
iPhone 14 Pro Max
450 €
405 €
iPhone 14 Pro
405 €
355 €
iPhone 14 Plus
300 €
265 €
iPhone 14
290 €
270 €
iPhone SE (3ᵉ génération)
110 €
100 €
iPhone 13 Pro Max
340 €
285 €
iPhone 13 Pro
300 €
250 €
iPhone 13
210 €
215 €
iPhone 13 mini
185 €
170 €
iPhone 12 Pro Max
230 €
210 €
iPhone 12 Pro
190 €
185 €
iPhone 12
150 €
120 €
iPhone 12 mini
115 €
100 €
iPhone SE (2ᵉ génération)
55 €
50 €
iPhone 11 Pro Max
160 €
135 €
iPhone 11 Pro
145 €
130 €
iPhone 11
110 €
100 €
iPhone XS Max
100 €
80 €
iPhone XS
75 €
60 €
iPhone XR
100 €
80 €
iPhone X
60 €
50 €
Les iPad
Pour les iPad, l’évolution est plus nuancée : l’iPad Pro et l’iPad mini gagnent respectivement 10 € et 15 €, tandis que l’iPad Air et l’iPad classique reculent chacun de 10 €. Apple ne semble donc pas appliquer ici une baisse générale, mais plutôt un léger rééquilibrage de sa grille de reprise.
Modèle
Avant
Aujourd’hui
iPad Pro
715 €
725 €
iPad Air
580 €
570 €
iPad
325 €
315 €
iPad mini
320 €
335 €
Les Mac
Côté Mac, l’ajustement est plus contrasté : le MacBook Pro progresse légèrement, passant de 805 € à 815 €, tandis que tous les autres modèles reculent. La baisse la plus spectaculaire concerne l’iMac Pro, dont la valeur de reprise chute de 480 € à 190 €, soit près de 60 % de moins. Les Mac Pro et Mac Studio perdent aussi des montants importants, respectivement 185 € et 65 €.
Modèle
Avant
Aujourd’hui
MacBook Pro
805 €
815 €
MacBook Air
450 €
405 €
iMac
295 €
285 €
iMac Pro
480 €
190 €
Mac mini
325 €
315 €
Mac Studio
1 205 €
1 140 €
Mac Pro
1 820 €
1 635 €
L'Apple Watch
La baisse est beaucoup plus homogène sur les Apple Watch : presque tous les modèles perdent de la valeur, avec un recul particulièrement marqué pour l’Apple Watch Ultra, qui passe de 280 € à 205 €, soit 75 € de moins. Les modèles récents comme la Series 10, l’Ultra 2 et la Series 9 reculent aussi nettement, tandis que l’Apple Watch SE de première génération reste stable à 25 €.
Modèle
Avant
Aujourd’hui
Apple Watch Series 10
200 €
160 €
Apple Watch Ultra 2
320 €
280 €
Apple Watch Series 9
155 €
125 €
Apple Watch Ultra
280 €
205 €
Apple Watch Series 8
115 €
90 €
Apple Watch SE (2ᵉ génération)
60 €
50 €
Apple Watch Series 7
60 €
50 €
Apple Watch Series 6
45 €
35 €
Apple Watch SE (1ʳᵉ génération)
25 €
25 €
Cette évolution concerne la grille française d’Apple Trade In, qui diffère de celle appliquée aux États-Unis. Les Américains sont plus chanceux : à l’inverse de ce que l’on observe chez nous, Apple y a augmenté de nombreuses valeurs de reprise. Rappelons que ces chiffres sont des valeurs de reprise maximales estimées. La valeur finale dépend du modèle exact et de son état général (écran, dommages visibles…). L’appareil est vérifié au moment de la reprise, et la proposition peut être revue à la baisse.
L’AirTag est un excellent produit, mais il y a un endroit où il a toujours eu du mal à trouver sa place : le portefeuille. Son épaisseur a fâcheusement tendance à déformer le cuir. C'est là que les traqueurs au format carte de crédit entrent en jeu. Dans cette catégorie, le produit le plus simple (et le moins cher) est encore à mettre au crédit d'Ugreen. Son FineTrack Slim Smart Finder Tag est actuellement en promotion à seulement 19 € sur Amazon.
Compatible avec le réseau Localiser (Find My) d'Apple, cette petite carte se glisse dans n'importe quel porte-cartes sans l'épaissir. Le produit est bien fini et la marque offre généralement un bon suivi de ses accessoires. Seule petite contrainte à prendre en compte avec cette finesse : la carte se recharge à l'aide d'un petit câble USB propriétaire à ne pas égarer.
Si ce détail vous rebute, rappelons qu'Eufy propose une carte équivalente pour environ 27 €. Elle présente les mêmes contraintes de charge (le format oblige), mais fait le choix d'une prise USB-C femelle, ce qui simplifie grandement les choses au quotidien.
Cependant, à 19 €, la solution d'Ugreen reste un excellent compromis et affiche un rapport qualité/prix imbattable pour sécuriser ses papiers.
Dans la bataille entre le Wi-Fi et la 5G pour l’attribution finale de la bande haute des 6 GHz dans certains pays, Orange continue ses expérimentations : après le test français l'année dernière ayant permis un débit de 1,6 Gb/s, l’opérateur vient de réitérer l’expérience en Pologne, comme le rapporte Alloforfait.
Une antenne 5G. Image Wikipedia/Yumikember, CC BY-SA 4.0.
Depuis quelques années, la Wi-Fi Alliance et les opérateurs téléphoniques se battent pour la même bande de fréquences en Europe : celle du haut du spectre des 6 GHz, calée entre 6 425 et 7 125 MHz. Si les premiers appuient sur le fait que les USA ont déjà libéré la totalité de la bande (de 5 925 à 7 125 MHz) pour le Wi-Fi, les opérateurs européens préfèreraient récupérer ces 700 MHz non encore alloués, pour améliorer les débits en 6G, voire dès la 5G avec une mise à jour de la norme.
Orange avait déjà effectué un premier test courant 2025, avec une bande de 100 MHz de large, lui ayant permis d’atteindre un débit de 1,6 Gb/s, ce qui était déjà plutôt honorable. Cette fois, elle a doublé la largeur disponible, avec 200 MHz. La logique a été respectée : elle a atteint des débits de 3,17 Gb/s, soit environ le double de son précédent test.
Si les opérateurs s’intéressent tellement à cette bande, c’est qu’elle permet de doubler les débits à largeur de bande identique par rapport à la 5G « standard » calée autour des 3,5 GHz. Orange ne cache pas ses intentions concernant ces fréquences :
Le test de transmission mobile à 6 GHz illustre les possibilités futures des technologies mobiles. Aujourd’hui, nos clients bénéficient d’une connectivité optimale grâce à la fibre optique et à la 5G, technologies que nous développons activement. Cependant, tournés vers l’avenir, nous nous préparons à répondre aux besoins et aux attentes croissants des utilisateurs en misant sur l’innovation. C’est pourquoi nous testons de nouvelles technologies et de nouvelles fréquences, et recherchons des solutions permettant un fonctionnement plus efficace et résilient du réseau, afin d’offrir à nos clients une connectivité fiable et rapide où qu’ils soient.
Si les opérateurs sont dans l’ensemble d’accord pour utiliser cette bande de fréquences pour la 5G Advanced/6G, Orange est parmi les plus actifs : en plus de ces tests, l’opérateur a fait évoluer le Wi‑Fi 6E de ses Livebox, avec des modèles récents où la bande 6 GHz n’est plus accessible aux clients. Un choix qui, sur le papier, s’aligne parfaitement avec son discours selon lequel ces fréquences seraient plus utiles à la téléphonie mobile qu’au Wi‑Fi.
Si vous êtes un aficionado de la marque Sony, ou si vous souhaitez acquérir un de leurs téléviseurs tant que la marque est toujours gérée par la maison mère, il ne va plus falloir tarder : les modèles sortant cette année sont semble-t-il les derniers de la marque avant de basculer chez TCL, comme le rapporte Bloomberg.
Un alignement de TV8-301, la toute première TV Sony. Image Sony.
Les téléviseurs Sony, c’est une longue histoire semée d’innovations, et d’un quasi monopole sur le haut de gamme pendant une dizaine d’années. C’est en 1960 que la marque sort son premier téléviseur, sous la forme d’un écran (trans)portable de 8 pouces (20,3 cm) de diagonale. Avec ses batteries au plomb intégrées à l’arrière et son électronique à base de transistors, c’est l’une des télés les plus compactes de l’époque.
Cependant, c’est en 1968 que Sony lance ce qui sera sa marque de fabrique jusqu’à la disparition des tubes cathodiques : la gamme Trinitron. Avec son tube cathodique à grille unique, plutôt que des points éparpillés sur la surface de l’écran, le système permet une image plus lumineuse, avec une géométrie mieux respectée et un meilleur rendu des couleurs. Si les concurrents finiront par rattraper la marque, elle restera jusqu’à la fin des années 90 synonyme de haut de gamme et de qualité dans le domaine de l’écran CRT, avec des évolutions comme le FD Trinitron qui a permis d’avoir une surface d’écran totalement plate sur un tube cathodique, souvent en 16/9e déjà à l’époque.
La grande époque des écrans cathodiques 16/9e. Sony KV-32FX65, 32 pouces, 100 kg le monstre (l'auteur de ces lignes en a eu un, et peut en témoigner). Image Reddit.
Le LCD, avec ses écrans totalement plats, compacts et bien plus légers a rapidement achevé le tube, et avec lui l’hégémonie de Sony : en 2006, la marque annonce la fin de commercialisation du dernier écran cathodique Trinitron, pour se concentrer uniquement sur la gamme LCD Bravia. Si au départ Sony s’en sort presque aussi bien qu’avec les tubes, créant même au passage l’une des premières TV OLED, l’arrivée des concurrents coréens rend les choses plus difficiles : les marges s’amenuisent, et si le tube cathodique demandait une expertise bien spécifique quasi unique à Sony pour les plus beaux et gros écrans CRT, la technologie LCD est bien plus facile à opérer et la production de masse de Samsung ou LG entame l’enthousiasme de Sony sur le marché.
Comme de nombreux concurrents, Sony finit par abandonner le logiciel interne maison pour passer sur Android TV à partir de 2015, anonymisant un peu plus sa gamme par rapport aux autres, mais permettant de se concentrer sur ce qui leur semble le plus important : la qualité d’image grâce aux puces propriétaires.
L’arrivée des concurrents chinois, après les coréens, est le coup de grâce : si les marges étaient maigres mais encore tenables dans les années 2010, les années 2020 voient la TV comme un consommable à prix très serré, et l’investissement ne se justifie plus. Sony annonce alors un partenariat avec TCL, qui prendra en charge la fabrication dans son ensemble d’ici 2027.
Un Bravia 9 II. Image Son-Video.com.
Nous y sommes donc : cette année sortent les derniers téléviseurs réellement créés et fabriqués par Sony (en partie, les dalles proviennent bien souvent d’autres fabricants). Les nouveaux Bravia 9 II et Bravia 7 II annoncés ce mois-ci, allant d’un « simple » 50 pouces à un gigantesque 115 pouces devraient être les derniers d’une histoire bien chargée, avant la prise en main de la gamme par TCL. Equipés d’une dalle Mini LED, la marque annonce qu’ils devraient atteindre une luminosité équivalente à celle des moniteurs de référence utilisés par le monde du cinéma, grâce entre autres à un rétro-éclairage RGB, plutôt qu’un blanc uni habituel. Côté logiciel, il faudra bien entendu compter sur Google TV (anciennement Android TV), qui intègre maintenant Gemini pour les fonctions de recherche de contenu.
Ces nouvelles gammes, représentant ce que Sony sait faire de mieux, devraient être disponibles à partir de juin-juillet 2026 pour les tailles « standard », et septembre pour le 115 pouces. Les tarifs définitifs n’ont pas encore été annoncés, mais ils devraient tourner autour des 3 500 € pour une version 75 pouces.