Les balises de deuxième génération ont droit à un peu d'attention aujourd'hui. Apple vient en effet de lâcher dans la nature un nouveau firmware numéroté 3.0.49, qui vient prendre la relève de la version 3.0.45. Il s'agit de la deuxième révision logicielle spécifiquement dédiée aux AirTags 2.
Image : iGeneration
Des ajustements sous le capot et un déploiement accéléré
Si l'on ignore encore les détails exacts de cette mouture, ce type de mise à jour se concentre généralement sur la correction de bugs et diverses optimisations invisibles pour l'utilisateur. Pour mémoire, la précédente révision avait affiné l'alerte sonore liée au suivi indésirable, afin de faciliter le repérage d'une balise inconnue via la Localisation précise. Le constructeur finira par documenter ces changements sur sa page de support dans les jours à venir.
Fait intéressant, Apple semble avoir revu sa logistique de distribution. Alors que les mises à jour du premier AirTag s'étalaient péniblement sur une quinzaine de jours, ce nouveau logiciel parait être poussé simultanément chez tous les utilisateurs d'AirTags 2.
Fidèle à ses habitudes, la marque à la pomme ne propose aucun bouton pour forcer l'installation. Il suffit de laisser l'accessoire à proximité de votre iPhone connecté et de faire preuve de patience, tout en gardant à l'esprit qu'il est toujours possible de vérifier la version installée en tapotant sur le nom du traqueur dans l'onglet Objets de l'application Localiser.
Enfin, notez au passage que le prix des AirTags 2 baisse régulièrement dans le commerce. Le pack de quatre se négocie aujourd'hui autour de 90 € sur Amazon Allemagne et à 99,99 € sur Amazon France. C’est une excellente affaire qui permet d'économiser au minimum 20 € par rapport au tarif officiel pratiqué en Apple Store.
Ugreen, spécialiste des accessoires, vient de lancer trois nouveaux modèles de traqueurs Bluetooth compatibles avec le réseau Localiser d'Apple. Les deux premiers offrent une autonomie élevée (cinq a sept ans selon la marque), le troisième est compatible avec Android et iOS et propose une batterie rechargeable.
Le nouveau Finetrack Mini 2. Image Ugreen.
Deux modèles très autonomes
Les deux modèles Finetrack Mini 2 Smart Finder sont compatibles avec le réseau d'Apple uniquement. Le premier est plat, dans un format jeton classique, et s'alimente avec une pile CR2450. Ce type de batterie a une capacité plus élevée que les piles CR2032 classique et l'autonomie annoncée est de cinq à sept ans (60 à 84 mois). Le boîtier de 36 x 36 x 10,7 mm est IP68, donc il résiste à l'immersion et à la poussière. L'alarme est annoncée avec un niveau sonore de 110 dB, ce qui semble élevé, et Ugreen a ajouté une petite fioriture : deux petites zones fluorescentes qui permettent de trouver facilement le traqueur dans le noir. Ce modèle est déjà en vente, à 28 € pour quatre (40 € en prix public).
Le nouveau modèle en forme de ballon. Image Ugreen.
Une variante sphérique qui ressemble à un ballon de football de 34 mm de diamètre est aussi proposée, avec exactement les mêmes caractéristiques. Elle est disponible pour le moment à la pièce pour 15 € au lieu de 20 €.
Android et iPhone
Le troisième, le FineTrack Duo Smart Finder, est un modèle classique dans le format mais compatible Android et iOS. Il mesure 36 x 36 x 9 mm, intègre une batterie rechargeable avec une autonomie de 12 mois et se recharge en USB-C. Il n'est pas étanche ni certifié IP et l'alarme est donnée à 80 dB. Comme toujours, la compatibilité semble exclusive : le traqueur fonctionne soit avec le réseau Apple, soit celui de Google. Étant donné qu'Ugreen les vend par lot de quatre, c'est surtout intéressant pour les familles dont les membres n'utilisent pas tous les mêmes smartphones. Ils valent 32 € pour quatre au lancement (contre 50 € en prix public).
Il est compatible Android et iOS. Image Ugreen.
Dans les trois cas, Ugreen essaye de s'éloigner de la formule classique, car les AirTags 2 gardent l'avantage de la localisation précise. Les deux premiers modèles profitent d'une autonomie très élevée, le troisième d'une compatibilité Android, de quoi les différencier des modèles noname qui se trouvent parfois à 15 € pour quatre, mais qui ont une autonomie faiblarde.
Pendant longtemps, Amazon a poussé Fire OS, son fork d'Android (c'est-à-dire une version dérivée) dans ses appareils, comme les tablettes Fire, les téléviseur ou les boîtiets TV de la gamme Fire TV. Et si depuis quelques mois la société met en avant Vega OS — un autre système d'exploitation, cette fois basé sur une distribution GNU/Liunux —, Fire OS n'est pas abandonné pour autant… en tout cas pas tout de suite.
Ce modèle va passer sous Android 16, alias Fire OS 16.
Amazon compte en effet déployer Fire OS 16 qui, comme son nom l'indique, repose sur Android 16. Plus exactement, Fire OS 16 va succéder à Fire OS 14, qui repose sur Android 14. La nouvelle version va donc reprendre les nouveautés d'Android 15 et Android 16 et les amener dans les appareils compatibles. Amazon ne liste pas les accessoires compatibles avec Fire OS 16, mais il y en a au moins deux qui ne le sont pas : le Fire TV Stick 4K Select et le (futur) Fire TV Stick HD.
Les deux appareils fonctionnent en effet sous Vega OS, un nouveau système. En dehors du fait que les appareils sous Vega OS reposent sur un noyau Linux classique et pas sur le noyau d'Android, un peu différent, la divergence principale entre Vega OS et Fire OS ne vient pas de l'interface, qui évolue peu, mais de la compatibilité des apps. Les appareils sous Fire OS peuvent accepter les fichiers .apk (les apps Android), même si Amazon n'aime pas ça, alors que les modèle sous Vega OS ne peuvent recevoir que les apps du magasin en ligne.
Le Fire TV Stick 4K Select (en haut) ressemble à un Fire TV Stick mais l'OS n'est pas le même. Image iGeneration.
Si vous aimez les services classiques et que vous payez pour vos offres de streaming, vous ne verrez pas le problème. Mais pour les petits malandrins qui aiment pirater et profiter des apps liées aux fameux services d'IPTV illégaux prisés par certains… c'est un problème. Reste que dans les faits, Vega OS consomme moins de ressources et que le Fire TV 4K Select a l'avantage d'être moins onéreux que le modèle sous Fire OS pour des performances équivalentes.
Dans le catalogue de produits SwitchBot, on trouve désormais un… cadre photo ! Le fabricant chinois spécialisé dans la domotique propose en effet une gamme de cadres qui se distinguent de tous ceux que l’on trouve sur le marché depuis longtemps par deux aspects. Ils sont connectés, et surtout, ils n’intègrent pas un écran LCD classique comme la majorité des concurrents. À la place, le constructeur a opté pour de l’encre numérique colorée, une technologie encore rare qui apporte un avantage décisif : l’appareil ne nécessite pas d’alimentation permanente. Que valent-ils au quotidien ? Découvrons-le ensemble.
Le cadre photo en action. Image iGeneration.
Un grand cadre pour un affichage un peu petit
Le cadre de SwitchBot est vendu en trois tailles pour le moment, avec trois prix bien différents. Le plus raisonnable sur le plan financier est le modèle de 7,3 pouces affiché à 150 € hors promotion. Au-dessus, le cadre de 13,3 pouces reste envisageable avec son tarif officiel de 350 €. La troisième variante nécessite un sacré budget et un mur suffisamment grand : avec ses 31,5 pouces de diagonale, elle coûte pas moins de 1 500 € ! Le fabricant ne m’a envoyé « que » les deux premiers pour les besoins de ce test et c’est certainement le cœur du marché de toute manière.
Comme toujours avec le constructeur, la générosité est de mise en ouvrant la boîte, à la limite de l’excès ici. Jugez plutôt : outre le cadre lui-même, on a un câble d’alimentation (USB-A vers USB-C), un chargeur 5 W et un petit manuel, du classique jusque-là. On a aussi pas moins de quatre attaches de deux types différents : des crochets associés avec des petits clous à planter dans un mur et d’autres sur un double-face translucide à coller sur une surface bien lisse, comme une fenêtre. SwitchBot a même glissé un niveau à bulle dans l’emballage, histoire que vous ne manquiez vraiment de rien pour l’installation. Plus étonnant encore, on a trois passe-partout blancs en carton en plus de celui déjà placé autour de l’écran.
Le contenu particulièrement généreux de la boîte. Image iGeneration.
Il faut dire que l’entreprise essaie de vendre un cadre photo numérique aussi normal qu’un modèle traditionnel, qui dépend d’un morceau de papier. Le design est ainsi volontairement sobre, avec un cadre en métal noir et un passe-partout blanc cassé autour de la zone active. Retirer le montant métallique d’origine permet au passage de réaliser que l’on a un monobloc noir en dessous, si bien que je ne comprends vraiment pas pourquoi trois autres caches blancs sont fournis. SwitchBot a quoi qu’il en soit choisi des tailles standards qui permettent de remplacer la structure fournie par une autre, achetée dans le commerce.
Si le nom d’IKEA resort volontiers dans la présentation, on pourra certainement aller n’importe où pour trouver un cadre qui convient. Le petit modèle mesure environ 25 cm de haut sur 20 cm de large, l’intermédiaire s’établit à 41 cm et 31 cm tandis que le plus grand monte à respectivement 91 cm et 61 cm. Si vous regardez les tailles standards chez IKEA ou ailleurs, vous trouverez en effet rapidement un équivalent. Mais si le design d’origine vous convient, alors vous pouvez l’utiliser directement, en le posant sur un meuble ou en l’accrochant sur un mur. Tout est prévu pour et s’il n’y avait pas la prise USB-C, rien ne permettrait de trahir l’aspect numérique du produit vu de dos.
Le cadre vu de dos ressemble à n’importe quel cadre photo… si ce n’est la présence de la prise USB-C qui trahit la nature numérique. Image iGeneration.
Les tailles annoncées plus tôt sont celles du produit au complet, pas celles de l’affichage intégré. Une nuance importante, tant les deux valeurs diffèrent. Au passage, je trouve les emballages limite mensongers, avec des bordures autour de l’écran bien plus fines qu’en réalité. L’effet est surtout visible sur le petit modèle, où la zone utile ne mesure que 15,5 cm de haut et 9 cm de large, alors que le passe-partout blanc autour s’étale sur 8 cm en hauteur de chaque côté et même 10 cm en largeur.
Le bilan est plus convaincant sur le cadre moyen, avec des bandes nettement réduites. Son écran mesure alors 26,5 cm de haut sur 20 cm de large, tandis que le passe-partout s’étire sur 6,5 cm en haut et en bas et 4,5 cm sur les côtés gauche et droit. Au total, même s’il y a plus de carton sur le plus grand modèle, les proportions sont meilleures. Sur le petit cadre, l’écran n’occupe que 34 % de la surface, contre 47 % pour le modèle de taille moyenne. Un tiers contre moins de la moitié : même si le format intermédiaire améliore la formule, cela reste assez décevant dans l’ensemble. Du moins, je m’attendais à mieux avant de déballer les appareils.
La boîte du petit cadre photo donne l’impression d’une grande image et de petits bords… Image iGeneration.La réalité est plus compliquée, surtout sur le petit modèle. J’ai utilisé un iPhone 17 pour vous donner une meilleure idée de la taille utile à chaque fois. Image iGeneration.
Avant de pouvoir utiliser le produit, il faudra recharger sa batterie intégrée via le port USB-C au dos. SwitchBot a opté pour la même capacité dans les deux modèles, 2 000 mAh, ce qui lui permet de promettre « jusqu’à deux ans d’autonomie ». Le « jusqu’à » est très important dans cette phrase, car tout dépend du nombre d’opérations effectuées. L’avantage de l’encre numérique, c’est que si l’on ne touche pas à l’image, l’appareil ne consomme plus rien. Naturellement, si vous changez la photo toutes les heures, l’autonomie réelle sera bien plus basse.
L’autonomie de deux ans vaut ainsi pour une rotation hebdomadaire. En changeant toutes les heures d’image, l’autonomie ne se compte plus qu’en semaines d’après mes tests. Le fabricant propose même de changer toutes les 15 minutes, ce qui semble une très mauvaise idée, tant pour la durée de vie que pour le scintillement provoqué par la technologie utilisée. Justement, parlons-en en allumant ces deux cadres photo.
Un cadre photo… à encre numérique au quotidien
On parlera de l’app du fabricant et de la partie connectée plus tard, avant cela je voulais m’attarder sur la technologie choisie par SwitchBot. Pour créer un cadre photo sur batterie avec une autonomie raisonnable, le fabricant n’utilise pas de dalle LCD ou OLED ici, un affichage à encre numérique est au cœur du produit. L’entreprise ne s’en cache pas, ce ne sont pas ses affichages et elle met même en avant la marque utilisée sur son site : on a affaire à des écrans E Ink Spectra™ 6.
Si vous cherchez souvent un GIF pour faire passer un message, jetez un œil à Heypster. Cette application disponible depuis plusieurs années bénéficie depuis peu d’une mise à jour majeure. Développée par une petite équipe française1, elle est proposée sur quasiment toutes les plateformes Apple : iPhone, iPad, Mac, Apple Watch et Vision Pro. Il ne manque finalement que l’Apple TV, mais au vu de l’objectif de l’app, cette absence est logique.
Heypster sur iPhone. Image iGeneration.
L’application permet de rechercher des GIF puis de les insérer rapidement dans un email, une messagerie instantanée ou n’importe quelle autre app prenant en charge ces images animées. En plus du moteur de recherche, il est possible de découvrir des GIF via un classement par tags ou par catégories.
La version 6 de Heypster se met à la page du Liquid Glass et gagne en fluidité sur toutes les plateformes. Pour simplifier le partage de contenu, l’application propose un clavier tiers sur iOS. Celui-ci ne sert pas à saisir du texte, mais à accéder à la bibliothèque depuis n’importe quelle app, sans devoir revenir dans Heypster. La mise à jour réduit les temps de chargement et améliore la recherche de ce clavier.
Dans la même veine, Heypster dispose aussi d’une extension iMessage permettant de rechercher rapidement des GIF sans passer par le clavier dédié. Avec cette version 6, l’extension gagne également en fluidité et en raffinement visuel.
Le clavier tiers pour iOS (ici dans Mail) et l’app iMessage. Image iGeneration.
L’application ne contient pas de publicité et ne collecte aucune donnée personnelle. Après avoir ouvert la porte à des GIF sponsorisés à ses débuts, Kevin Choleau a finalement choisi un modèle économique reposant uniquement sur des API payantes destinées aux développeurs qui souhaitent intégrer un moteur de recherche de GIF dans leur propre application. Le créateur d’Heypster espère d’ailleurs attirer ceux qui seront bientôt touchés par la fermeture de l’API de Tenor par Google. L’application sert de vitrine pour son catalogue de GIF de haute qualité.