Avec tous ces articles sur le DMA, et surtout la cible prioritaire qu’Apple en a fait, il serait tentant de croire que seule l’Union européenne met des bâtons dans les roues de Cupertino. C’est pourtant loin d’être le cas, même si l’UE a été pionnière en la matière, et le Brésil est en train de rejoindre la danse, comme le rapporte MacRumors.
Si jusqu’à fin 2025, l’Union européenne était bien la seule à imposer les marketplaces alternatives à Apple, forçant l’entreprise à laisser d’autres stores comme AltStore s’épanouir sur sa plateforme, le Japon a suivi ensuite : l’archipel a lui aussi ouvert la possibilité aux stores alternatifs, et l’AltStore est ainsi ouvert depuis décembre 2025, rejoint par l’Epic Games Store le 1er mai 2026.
Aujourd’hui, c’est une troisième région qui s’ouvre aux stores indépendants, avec le Brésil, qui n’est pas un petit poucet pour Apple. En effet, s’il est encore loin des USA, du Japon, de la Chine ou même de l’UE, le marché brésilien est le plus gros de toute l’Amérique Latine, et sa croissance en fait un des marchés émergents les plus intéressants pour Apple.
Le Brésil a choisi une voie similaire à l’UE et au Japon sur l’ouverture, mais diffère sur quelques points. Comme les deux premiers, les stores alternatifs peuvent ouvrir, sur autorisation d’Apple, en respectant certains engagements. Pour les apps encore distribuées par l’App Store « officiel », elles pourront intégrer un moyen de paiement alternatif ou des liens vers un site extérieur pour gérer une transaction.
Le régulateur brésilien ayant demandé des protections spécifiques pour les mineurs, Apple a mis quelques limitations supplémentaires en place : les utilisateurs ayant moins de 18 ans ne pourront par exemple pas utiliser de liens menant à une app autonome, ni utiliser de moyens de paiement passant par une autre plateforme que l’App Store. Les stores alternatifs, de leur côté, devront mettre en place des barrières spécifiques selon l’âge de l’utilisateur.
Comme en UE, sortir de l’App Store ne veut pas dire pour autant profiter d’iOS gratuitement : les apps en dehors du circuit standard d’Apple devront tout de même s’acquitter d’une taxe de 5 % sur les achats effectués dans l’app ou sur le prix d’achat de l’app elle-même, sur la base du « Core Technology Commission » déjà en place ailleurs.
Après l’UE et le Japon, le Brésil rejoint donc les régions où Apple a dû ouvrir sa plateforme aux autres places de marché. Ce mouvement est amené à s’étendre : si la Corée du Sud a déjà forcé Apple à autoriser les paiements alternatifs, l’Australie est en pleine discussion parlementaire sur le sujet de l’ouverture de la plateforme, et le Royaume-Uni y réfléchit. D’ici quelques années, il est possible que le marché américain devienne l’exception qui laisse Apple verrouiller iOS comme elle l’entend. Et encore, même aux États-Unis, la question commence elle aussi à être posée.
Photos a droit à plusieurs nouveautés significatives dans les OS 27. La plus importante, du moins celle qui a été le plus mise en avant, implique l’intelligence artificielle, avec trois nouveaux outils d’édition qui dépendent d’Apple Intelligence. Néanmoins, ce n’est pas la seule, bien au contraire : en cette année « Snow Leopard », Apple s’est attachée à proposer de nombreuses petites nouveautés et cela se voit notamment dans son gestionnaire d’images.
Image iGeneration.
Diaporamas à personnaliser, albums partagés améliorés ou encore accès aux mots-clés depuis iOS : il y a finalement de quoi faire dans cette mise à jour. Alors sans plus tarder, voici les nouveautés de l’année pour Photos.
Nouveaux outils d’édition dopés à Apple Intelligence
Depuis l’arrivée d’Apple Intelligence il y a deux ans, Photos fait partie du dispositif avec sa « gomme magique » à la sauce Apple. Cette année, on passe à la vitesse supérieure avec une correction plus efficace et surtout deux outils supplémentaires pour agrandir et même changer la perspective des photos. Ces trois éléments sont tous regroupés dans une nouvelle section de l’éditeur, nommée « Outils » et associée au traditionnel logo d’Apple Intelligence.
Les trois outils fournis par Apple Intelligence dans l’éditeur d’images de Photos, ici sous iOS 27. Image iGeneration.
Précisons avant de poursuivre qu’une connexion à internet est nécessaire pour la majorité de ces fonctionnalités. Apple a choisi de favoriser les modèles gérés par les serveurs du Private Cloud Compute (PCC), si bien que les traitements ne sont pas effectués en local et échoueront faute de connexion. Pour autant, l’entreprise n’a pas élargi la compatibilité et il est toujours indispensable d’avoir un appareil compatible Apple Intelligence pour bénéficier de ces nouveautés.
Pour rappel, il s’agit au minimum de :
iPhone 15 Pro ;
iPad avec puce M1 ou A17 Pro ;
Mac Apple Silicon.
Puisqu’ils font appel à des serveurs, Apple a aussi prévenu qu’il pouvait y avoir des limites sur le nombre d’utilisations quotidiennes de ces outils. Je n’ai jamais été bloqué pendant mes tests et je ne sais pas si ces quotas sont actifs pendant la phase de bêta. Quoi qu’il en soit, il faut garder cette dépendance en tête : elle ajoute des contraintes, y compris à l’usage comme on le verra.
Sans connexion à internet, ces nouveaux outils sont au mieux limités (corriger à gauche), souvent inaccessibles (étendre au centre, recadrer à droite). Image iGeneration.
Corriger, une gomme magique normalement plus compétente
« Corriger » n’est pas un nouvel outil, il est arrivé dans Photos avec iOS 18 et macOS 15, dès 2024. Il a toutefois été amélioré cette année, avec un mode « Haute qualité » qui tourne sur les serveurs mis en place par Apple. Le mode « Rapide » est toujours présent et il repose quant à lui sur le modèle qui tourne en local, comme c’était exclusivement le cas au départ. Vous pourrez (re)voir dans cet article ce que cela donnait avec la première version.
Pour commencer, l’interface imaginée par Apple n’a pas changé et elle reste toujours aussi efficace. Lors de l’activation de la fonctionnalité, le système peut identifier automatiquement des éléments à corriger et ils seront mis en avant. Leur aspect est un petit peu moins visible dans la première bêta d’iOS 27 à mon goût, mais on les distingue tout de même mieux à l’écran que sur les captures d’écran. Si le système suggère des corrections, il suffit de les toucher pour les effacer de l’image.
Sinon, deux méthodes sont proposées pour une sélection manuelle. Le plus simple consiste à entourer l’élément à effacer, et Photos doit alors l’identifier et correctement le détourer. En dernier recours, on peut toucher la zone à effacer du doigt, ou alors utiliser le curseur sous macOS ou un stylet sous iPadOS. Cette sélection manuelle est la plus complexe à mettre en œuvre, surtout sur un iPhone, mais entre les suggestions et la possibilité d’entourer rapidement un élément, on s’en tire assez bien. Dans les deux cas, l’étape suivante consiste à effacer la sélection et recréer le contenu manquant.
La photo originale à gauche, les éléments identifiés sont légèrement plus clairs au centre et ceux sélectionnés par mes soins sont rosés à droite. Image iGeneration.Sélection manuelle d’un objet à supprimer sur une image, ici le coussin sur la droite, qui a été correctement détouré par Photos. Image iGeneration.
Par défaut, l’option qui semble la mieux adaptée à la demande est sélectionnée. S’il le souhaite, l’utilisateur peut aussi bloquer un modèle via le menu contextuel affiché en haut de l’écran. Trois options sont proposées : « Auto » pour laisser l’app choisir, « Rapide » pour le traitement local et enfin « Haute qualité » pour celui qui dépend des serveurs. En théorie, ce dernier est aussi le plus puissant et donc le meilleur… même si ce n’est pas aussi évident à l’usage.
En effet, le local est meilleur en pratique pour les petites retouches, puisque chaque modification est appliquée instantanément. En comparaison, le mode haute qualité nécessite de faire ses sélections, puis de transmettre la photo et les demandes de nettoyage sur les serveurs et de patienter encore quelques secondes pour obtenir les résultats. Le retrait de nombreux petits éléments, comme des taches sur une surface, est ainsi bien plus rapide et agréable avec le modèle local, d’autant qu’il se débrouille très bien sur ce genre de tâches.
Le menu de sélection du modèle à gauche et deux modifications qui vont automatiquement sur celui de meilleure qualité, et donc les serveurs d’Apple, au centre et à droite. Image iGeneration.
Pour ne rien arranger, la première bêta des OS 27 contient quelques bugs dans l’outil de sélection, qui peuvent mener à un plantage inopiné de Photos au milieu du travail. Au-delà de ce défaut de jeunesse, qui sera certainement corrigé avant les finales, le modèle en ligne est particulièrement prude. J’ai vite noté qu’il refusait de supprimer certains éléments s’il soupçonnait la moindre trace de nudité. Il n’est pas nécessaire d’essayer d’effacer des parties génitales pour le bloquer, j’ai eu des erreurs en voulant retirer des personnes en maillot de bain sur une plage.
Une nouvelle émission française fait son apparition sur Apple Music. Nommée Numbers, oui, comme l'application, elle propose chaque mois à un artiste de revenir sur sa carrière à travers des chiffres marquants. Le premier invité est le rappeur Orelsan.
L’émission est le fruit d’une collaboration entre Apple Music et Konbini. Le programme est tourné dans le studio radio d’Apple à Paris et animé par Sandra Gomes, rédactrice en chef culture du média en ligne.
Vidéo ou audio, vous avez le choix sur Apple Podcasts. Image iGeneration.
Bien qu’il s’agisse d’une production Apple Music, le service musical n’est pas encore la plateforme la plus pratique pour découvrir Numbers. L’émission ne semble pas encore disposer de sa fiche dédiée, même s’il est possible de la trouver en fouillant un peu. Numbers est également disponible sur la chaîne YouTube de Konbini ainsi que sur Apple Podcasts, où elle profite de la nouvelle fonction permettant de basculer instantanément entre les versions audio et vidéo (iOS 26.4 minimum est nécessaire pour en profiter).
Depuis l’arrêt de l’émission Le Code de Mehdi Maïzi l’an dernier, il ne restait plus qu’À l’écoute comme programme original français sur Apple Music. L’arrivée de Numbers vient donc renforcer quelque peu cette offre, même si l’émission n’est pas exclusive à la plateforme.
Depuis quelques mois, une petite nouveauté évite aux Lyonnais de faire la queue aux bornes des transports en commun : il est possible de recharger instantanément sa carte TCL ou Oùra avec son iPhone en NFC.
Pour cela, comme l’indique l’agence, il faut disposer de l’application TCL à jour ainsi que d’une carte qui possède le logo « Hoplink » (il est visible au verso, dans le coin inférieur droit). J’ai fait l’essai en ajoutant un carnet de 10 voyages à 20 €.
Image iGeneration
Dans l’application, on commence par sélectionner les titres souhaités et à les ajouter au panier avant de régler la commande. Si on possède un compte TCL, on peut connecter pour accélérer un petit peu la procédure. Sinon, il faut renseigner une adresse email ainsi que le numéro de la carte.
Une fois le paiement effectué, on appuie sur le bouton « Charger ». Apparaît alors le pop-up natif d’iOS qui invite à placer la carte contre le haut de l’iPhone, au niveau de l’antenne NFC. Après une poignée de secondes, les titres sont transférés sur la carte.
Vidéo iGeneration
À noter que si vous possédez une ancienne carte dépourvue du logo Hoplink, il est aussi possible d’acheter des voyages depuis l’application mobile, mais ils ne seront crédités qu’une heure après l’achat. Le transfert en NFC accélère donc le rechargement. Au passage, dommage que l’application ne permette pas de consulter simplement le nombre de trajets restants sur sa carte.
Contrairement au pass Navigo francilien, la carte TCL n’existe toujours pas en version dématérialisée sur iPhone. Mais les voyageurs occasionnels peuvent valider leurs trajets sur l’ensemble du réseau lyonnais avec une carte bancaire depuis quatre ans (y compris en mode Transport express, sans Face ID). C’est une méthode de paiement disponible dans les bus parisiens depuis quelques mois seulement et qui ne sera déployée dans le métro de la capitale qu’à partir de l’année prochaine.
La carte TCL physique reste importante pour les usagers réguliers, puisqu’elle sert de support aux abonnements. Elle peut aussi être intéressante pour les voyageurs plus occasionnels, car elle permet de stocker un carnet de 10 voyages à 20 €, sachant que le ticket unitaire pour les zones 1 et 2 est facturé 2,40 €.
Mise à jour le 18 juin à 13:30 : Amazon continue de casser le prix des AirTags. La balise de deuxième génération passe ainsi à seulement 21,99 €, soit 13 € de moins qu'en Apple Store où la petite balise est vendue 35 € ! C'est le tarif le plus bas jamais vu sur Amazon selon le comparateur CamelCamelCamel.
Article original : Le lot de quatre AirTags 2 est disponible à 90,25 € sur Amazon, un tarif jamais vu jusque-là. En comparaison, le prix le plus bas des 30 derniers jours était de 95 € et le prix conseillé de 119 €. Pour profiter de ce tarif record, il y a toutefois une condition : être membre Amazon Prime.
Cette promotion est en effet une « offre en avant-première » du Prime Day qui se déroulera du 23 au 26 juin. L'abonnement comprend la livraison rapide, Prime Video, Amazon Music Prime, ainsi que d'autres avantages. Il coûte 6,99 €/mois sans engagement ou bien 69 €/an. Un essai gratuit de 30 jours est disponible.
Par rapport à la première version, l’AirTag 2 permet de retrouver encore plus facilement ses objets égarés à proximité. La nouvelle petite balise a une portée Bluetooth étendue, une Localisation précise améliorée et un haut-parleur plus puissant. Pour tirer parti de la Localisation précise élargie, il est nécessaire d’avoir un iPhone équipé d’une puce Ultra Wideband de 2e génération (iPhone 15 et ultérieurs, à l’exception des 16e et 17e).