La fin du réseau 2G, qui a fait les beaux jours des abonnés Itineris, est en cours chez Orange et donc chez Free, qui partage le réseau 2G de l'opérateur historique. Après avoir démarré cette transition dans le département 64, notamment dans la région de Biarritz, Orange coupe aujourd'hui, le 9 juin, son réseau dans plusieurs départements du sud-ouest de la France. Si vous avez encore l'iPhone original, il va donc devenir inutilisable pour les appels.
La coupure du jour concerne sept départements : Ariège (09), Haute-Garonne (31), Gers (32), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Hautes-Pyrénées (65) et Tarn-et-Garonne (82). Ils rejoignent les Landes (40) et les Pyrénées-Atlantiques (64), où le réseau a été coupé le 12 mai 2026.
Plus d'Internet mobile pour l'iPhone (hors Wi-Fi). Image iGeneration.
Ce changement concerne environ 2,6 millions de Français, mais ils ne sont pas tous touchés : les appareils uniquement 2G restent assez rares en 2026. Les derniers chiffres de l'Arcep, qui datent de fin 2025, indiquent qu'il y avait encore 1,42 million de cartes SIM connectées à un réseau 2G uniquement chez les opérateurs grand public. Compte tenu du battage médiatique, le nombre est donc probablement plus bas près de six mois plus tard.
Rappelons que la fin de la 2G va permettre de libérer des fréquences pour des technologies plus modernes, plus sécurisées et qui consomment moins, mais qu'elle va aussi obliger certains à changer de téléphone ou à modifier du matériel fonctionnel, comme des systèmes d'alerte dans les ascenseurs, des alarmes, etc.
Des coupures jusqu'à fin 2026
Chez Orange, le reste du réseau 2G sera coupé entre fin septembre et fin décembre 2026, sans précisions sur le calendrier par zone. SFR va couper son réseau entre le 15 et le 30 novembre dans les zones denses, et entre le 1er et le 15 décembre dans le reste du pays. Pour Bouygues Telecom, la coupure est attendue le 15 novembre dans quelques zones du 54 et entre le 1er et le 15 décembre dans le reste du pays. Pour Free, le calendrier est le même que celui d'Orange.
Jamais un keynote de la WWDC n’avait pris une tournure aussi politique. À la toute fin d'une conférence inaugurale pourtant riche en nouveautés, Craig Federighi a lâché une petite bombe sur scène : Siri AI ne franchira pas les frontières européennes cette année. Une annonce abrupte, immédiatement suivie d'un communiqué de presse d'Apple pour en livrer tous les détails. « Nous sommes profondément déçus que les utilisateurs européens ne puissent pas profiter du Siri dopé à l’IA sur iPhone et iPad lorsque nous déploierons nos nouvelles versions logicielles plus tard cette année », a ainsi justifié le grand patron de l'ingénierie logicielle du constructeur.
La réaction de la Commission européenne ne s’est pas fait attendre, actant un bras de fer qui semble parti pour durer. À ce rythme, le nouveau Siri n'est pas près de poser ses valises en Europe.
La balle est dans le camp d'Apple, estime Bruxelles
Interrogé sur la sortie d'Apple, le porte-parole de l'exécutif européen, Thomas Regnier, a tenu à remettre les pendules à l'heure et a confirmé la tenue de discussions préalables avec la firme californienne. Pour Bruxelles, la décision de ne pas lancer Siri AI sur le Vieux Continent appartient exclusivement à Apple.
Rien dans le règlement sur les marchés numériques (le DMA) n'interdit au constructeur d'introduire de nouveaux produits. Ce qui lui est en revanche formellement interdit, au même titre qu'aux autres contrôleurs d'accès, c'est de verrouiller son écosystème. Le message de la Commission est sans équivoque : ce n'est ni à Apple de décider qui a le droit d'innover en Europe, ni de dicter aux citoyens les outils d'intelligence artificielle qu'ils peuvent ou ne peuvent pas utiliser.
Thomas Regnier - image : commission européenne
L’épineuse question de l'interopérabilité
C'est précisément là que l'obligation d'interopérabilité imposée par le DMA entre en jeu. Pour garantir un écosystème ouvert et laisser le choix aux utilisateurs, la législation exige une concurrence loyale. Or, selon la Commission, Apple s'est montrée tout simplement incapable de développer des solutions d'interopérabilité qui répondent aux standards européens en matière de sécurité et de confidentialité des données.
Face à cette impasse technique, le constructeur avait pourtant tenté de soumettre un compromis. Apple a proposé à la Commission la mise en place d'un « Trust System Agent ». Ce système intermédiaire aurait eu pour mission d'autoriser l'accès aux données personnelles par des intelligences artificielles tierces, dans le strict respect du consentement de l'utilisateur. Conscient du chantier, la Pomme proposait d'intégrer cette solution de manière graduelle, sur une période de dix-huit mois.
Une loi non négociable
Cette proposition a été balayée d'un revers de main par les instances européennes. Pour Bruxelles, plutôt que de chercher une véritable solution de mise en conformité immédiate, Apple a tout bonnement réclamé une exemption de ses obligations pour un an et demi.
Accorder un tel délai n'est pas une option. Cela reviendrait à offrir un monopole de fait à Siri AI — et indirectement aux technologies de Google qui le propulsent en partie — sans laisser la moindre chance de développement aux agents concurrents sur l'iPhone. Thomas Regnier s'est montré lapidaire : la législation de l'Union européenne n'est pas négociable. La Commission refuse d'accorder la moindre dérogation, comparant la situation à celle d'un policier qui ne fermerait pas les yeux sur un excès de vitesse sous prétexte d'accommoder le conducteur.
La fin de non-recevoir est totale. Constatant ce refus catégorique de la Commission de transiger sur le DMA, Apple indique être contrainte de bloquer le déploiement de Siri AI dans l'Union européenne pour le moment. Conséquence directe de ce blocage institutionnel et technique : le constructeur est aujourd'hui incapable de fournir le moindre calendrier quant à l'arrivée de ses nouvelles fonctions intelligentes sur le continent.
Apple a annoncé hier Siri AI, un nouvel assistant présenté comme beaucoup plus malin. Pour les utilisateurs français, le keynote a été une douche froide : ce Siri 2.0 ne sera dans un premier temps disponible qu'en anglais, et pas dans l'Union européenne. Heureusement, Apple n'a pas trop forcé sur les blocages et il est possible de rejoindre la liste d'attente depuis la France en effectuant deux trois ajustements.
Image iGeneration
Pour cela, rendez-vous dans les Réglages d'iOS, puis dans la rubrique Siri. Ici, il faut passer la langue de l'assistant sur English (United States). Revenez ensuite en arrière pour aller dans Général, puis Langues et Régions. Il faudra ici aussi choisir English (US). Attention, car passer Siri en anglais sur iPhone change sa langue sur les autres appareils.
La troisième et dernière étape est la plus délicate : il vous faut un compte App Store américain. Pour l'utiliser, cliquez sur votre nom tout en haut des Réglages avant de cliquer sur Achats et abonnement. Déconnectez-vous de votre compte et entrez vos identifiants américains. Notons que ceci ne vous déconnecte pas complètement de votre compte iCloud, mais uniquement de l'App Store et des services Apple comme Music ou TV.
Si vous n'avez pas créé un compte App Store américain par le passé, la démarche est désormais un peu compliquée. Il suffit théoriquement de créer un nouveau compte Apple en choisissant les États-Unis comme région, mais Apple impose maintenant un numéro US n'étant pas déjà associé à un compte pour confirmer la création. Il faudra également une adresse mail ne faisant pas doublon avec votre compte actuel.
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Une fois connecté avec votre compte App Store US, Siri et le système passé en anglais, il ne vous reste plus qu'à patienter un peu avant de retourner dans les réglages de Siri. Le bouton pour rejoindre la liste d'attente devrait apparaître (si ce n'est pas le cas, redémarrer le téléphone peut aider). Difficile de prédire quand vous serez accepté, mais les choses semblaient aller plutôt vite hier soir selon les premiers testeurs sur Reddit.
En attendant, il est important de ne pas changer la langue de votre téléphone ou de vous déconnecter du compte App Store américain. La manœuvre est donc assez contraignante, car forçant à faire une croix sur Apple Music et à vivre avec un Siri 100 % anglais dans toute la maison. Si la pirouette fonctionne sur cette bêta, rien ne dit qu'Apple ne bouchera pas la faille sur les prochaines versions et d'ici septembre.
La technique fonctionne également sur macOS. Image iGeneration
L’arrivée de la vidéo dans CarPlay a longtemps fait figure de serpent de mer avant de devenir une réalité concrète avec iOS 26.4. Mais si la lecture est techniquement prise en compte depuis le printemps dernier, sa mise en œuvre à grande échelle reste un exercice de patience. Les constructeurs automobiles mènent la danse : chaque marque doit valider l’intégration du système, ce qui explique pourquoi on ne croise pas encore cette fonction à tous les coins de rue. Rappelons aussi que la sécurité prime, le système exigeant une certitude absolue que le véhicule soit garé pour autoriser la diffusion.
A la WWDC, Apple vient de détailler les changements apportés par iOS 27. Jusqu'à présent, le mécanisme s'appuyait principalement sur AirPlay : il fallait lancer un flux vidéo depuis une application compatible sur son iPhone, puis sélectionner l'écran de la voiture dans le menu de diffusion.
Avec iOS 27, Cupertino ouvre enfin les vannes aux développeurs tiers en leur permettant de concevoir de véritables applications CarPlay dotées d'interfaces de navigation vidéo. Plus besoin de manipuler le téléphone pour trouver quoi regarder : on peut chercher, parcourir un catalogue et lancer son contenu directement depuis la dalle de bord. Dès que la voiture quitte son stationnement, le rideau tombe et la vidéo se coupe.
Siri AI passe officiellement son tour en Europe
L’autre gros morceau de cette mise à jour concerne l’assistant vocal, qui profite d'une refonte majeure réservée aux possesseurs d'iPhone 15 Pro ou de modèles plus récents. Sur la route, cette déclinaison dopée à l'intelligence artificielle promet de fluidifier les interactions. Apple a notamment illustré la possibilité de lui demander à la volée de retrouver le point de départ d'une randonnée conseillé par un ami dans une conversation textuelle, et de lancer l'itinéraire dans la foulée.
Hélas, inutile de chauffer vos cordes vocales. Apple a douché les espoirs des utilisateurs du Vieux Continent en confirmant officiellement que Siri AI ne serait pas disponible dans un premier temps au moins en Europe.
Pour le reste, CarPlay bénéficie de quelques améliorations bienvenues. L'interface de lecture s'enrichit d'une barre de défilement pour la musique et d'un mini-lecteur intégré au sein des applications. La précision du GPS a été affinée, tout comme la boussole, tandis que la connexion CarPlay sans fil gagne en stabilité. Ces ajustements discrets mais pratiques sont intégrés à iOS 27, disponible dès à présent en bêta développeur. Une version publique suivra en juillet, avant le déploiement généralisé calé pour septembre. Enfin, pour l'heure, il n'a pas été question à notre connaissance de CarPlay Ultra.
Apple a dévoilé hier iOS 27, qui apporte un changement de taille pour les widgets : un nouveau format ultra-large ! Celui-ci vient se joindre aux trois autres formats déjà présents, à savoir petit, moyen et grand. Il peut être ajouté sur l'écran d'accueil ou dans l’affichage du jour, soit la page tout à gauche de l'écran principal n'affichant que des widgets.
iOS 26 à gauche, iOS 27 à droite. Image iGeneration
Les petits widgets sont des panneaux de 2 × 2 cases, les widgets moyens de 4 × 2 cases et les grands widgets de 4 × 4 cases. La nouvelle taille de widget extra-large occupe une surface de 4 × 6 cases, ce qui donne aux applications davantage d'espace pour afficher des informations.
Ces widgets extra-larges se redimensionnent comme les autres : il suffit de tirer sur la poignée en bas à droite. On peut ainsi réduire un grand widget vers un format plus compact, ou au contraire agrandir un widget existant pour profiter de cette nouvelle présentation plus spacieuse.
La nouveauté n'est pour le moment prise en charge que par une poignée de widgets venant d'apps maisons d'Apple. C'est le cas dans Bourse, mais aussi de Photos ou de Rappels. La prise en charge des applications tierces arrivera par la suite, le temps que les développeurs mettent à jour leurs applications.
Si iOS 27 n'apporte pas de grosse nouveauté majeure à l'exception d'un nouveau Siri indisponible dans l'UE, cette révision apporte tout un tas de petites nouveautés. Il y a par exemple la possibilité d'enregistrer des codes QR personnalisés dans Cartes ou de gérer plus simplement le volume des sonneries, réveils et notifications. Bonne nouvelle : si votre iPhone est compatible iOS 26, il le sera avec iOS 27.