Mise à jour le 18 mai à 11 h 30 : Cette nouvelle icône n’est pas destinée à rester. Spotify a confirmé qu’elle visait simplement à célébrer les 20 ans de l’entreprise et que l’ancienne version reviendrait d’ici la fin de la semaine.
Article original : Spotify vient de mettre à jour l'icône de son app, et la nouvelle version est très… spéciale. Elle prend la forme d'une boule à facette avec les trois barres classiques du logo vert du service de streaming. D'inspiration très disco 🕺, elle avait déjà été repérée il y a une semaine.
Avant / Après. Image Reddit.
Il ne s'agit en réalité probablement pas d'un changement de logo permanent, et cette version semble un peu trop atypique pour 2026 pour que ce soit le cas. Ce logo semble surtout lié aux célébrations des vingt ans du service, qui a été fondé en avril 2006. Le lancement réel de l'offre est un peu plus tardif : octobre 2008.
Mais pour les vingt ans de la société, Spotify a lancé une sorte de Wrapped anniversaire qui reprend tous vos titres préférés depuis le lancement (ou depuis votre inscription, en réalité). Le nom de cette petite célébration, « Party of the Year(s) » en anglais et « La soirée de ta vie » en français, s'accorde bien avec le logo qui est plus que probablement temporaire, ce qui fera probablement plaisir à ceux qui n'aiment pas le skeuomorphisme.
Si l’App Store regorge de nombreux navigateurs, ils sont tous basés sur WebKit, une technologie de base imposée par Apple. Cela n’empêche pas les bricoleurs de mettre la main à la pâte pour proposer des alternatives. Minh Ton a récemment lancé Reynard Browser, un navigateur pour iOS basé sur Gecko, le moteur de Firefox pour ordinateur et Android. Le projet est disponible sur GitHub.
Le site d’Apple, à gauche sur Safari, à droite sur Reynard. Sur un iPhone 6s Plus sous iOS 14.1.
En pratique, Reynard se destine surtout aux vieux appareils bloqués sur une ancienne version de WebKit. Le développeur met en avant des comparaisons entre Safari et Reynard sur iOS 14, où le navigateur expérimental s’en sort mieux sur plusieurs sites récents.
Tout n’est pas encore prêt pour le grand public. Reynard Browser reste un projet expérimental, distribué sous forme d’IPA, avec une installation qui passe par des outils comme TrollStore, AltStore ou SideStore selon les configurations. Le créateur recommande TrollStore pour profiter de meilleures performances, notamment grâce à la prise en charge du JIT, un point important pour un moteur comme Gecko.
Ce n’est pas la première fois que des développeurs essayent de porter un moteur alternatif sur iOS. Google a déjà travaillé sur un prototype de navigateur basé sur Blink, tandis que Mozilla a envisagé l’arrivée de Gecko sur iPhone dans le sillage des nouvelles règles européennes (DMA). Reynard se distingue par son approche de roue de secours pour les anciens appareils limités à une vieille version de WebKit.
La même chose avec ChatGPT. Images du développeur.
En Europe, les navigateurs utilisant autre chose que WebKit sur iOS sont théoriquement autorisés. Cependant, ce feu vert se limite au Vieux Continent : Apple n’ouvre pas cette possibilité dans le reste du monde, et refuse qu’une même app de l’App Store propose deux moteurs différents selon les régions. Les développeurs intéressés doivent donc publier une app séparée pour l’Union européenne, sans pouvoir faire basculer automatiquement leurs utilisateurs actuels vers ce nouveau moteur. De plus, les tests en dehors de l’UE restent compliqués, ce qui freine la correction des bugs et le développement au long cours.
Apple Intelligence demande une configuration plutôt musclée : il faut un iPhone 15 Pro ou plus récent pour en profiter, le système ayant besoin de 8 Go de RAM au minimum pour fonctionner. Sur Android aussi, l’IA embarquée commence à faire le tri : le futur Gemini Intelligence demanderait au moins 12 Go de RAM, ce qui laissera de nombreux smartphones anciens sur le bord de la route.
Le Pixel 10 Pro. Image iGeneration
Ce n’est pas le seul prérequis, car il faut également que l’appareil puisse prendre en charge AI Core et le modèle Gemini Nano v3. Chez Google, ce modèle n’est compatible qu’avec les Pixel 10. Du côté de Samsung, seuls les Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra figurent sur la liste. Les smartphones pris en charge chez la concurrence ne sont pas beaucoup plus nombreux, même si Google mentionne notamment des modèles Honor, OnePlus, OPPO, realme ou vivo, pour la plupart lancés en 2026.
Gemini Intelligence a été présenté lors du dernier Android Show et désigne certaines des nouvelles fonctionnalités d'IA de Google. On y trouve entre autres la possibilité de créer des widgets ou une dictée plus efficace. Gemini Intelligence devrait également apporter certaines fonctions d’automatisations « agentiques », par exemple pour réserver une place de parking ou gérer une commande en ligne.
L’annonce des fonctions Gemini Intelligence a donc dû décevoir plus d’un fan d’Android étant donné qu’elle nécessite un smartphone très récent. Apple n’avait pas fait mieux à la présentation d’Apple Intelligence en juin 2024 : seuls les iPhone 15 Pro et Pro Max étaient indiqués comme compatibles, mais pas l’iPhone 15 pourtant toujours en vente et lancé quelques mois plus tôt.
Cela ne signifie pas que tous les téléphones Android sortis avant 2026 vont devoir faire une croix sur l’IA. Google propose déjà de nombreuses fonctions accessibles sans disposer d’un modèle local dernier cri. Cependant, on peut imaginer que Mountain View va étoffer ce catalogue de fonctions inédites à l’avenir, incitant certains clients à renouveler leur appareil.
À l’occasion de la WWDC, Apple présenterait enfin une version largement remaniée de Siri. Mais attention, comme le prévient Mark Gurman, cette refonte s'accompagnerait d’une inévitable étiquette « bêta ».
Cela n’a rien de surprenant en soi, quand on connaît les habitudes de la maison. Apple Intelligence a été dévoilé voilà près de deux ans et navigue toujours sous ce statut. Comme le rappelle le journaliste de Bloomberg, l’assistant d’Apple y est d'ailleurs habitué. Lors de sa présentation originelle en 2011, il a fallu patienter deux ans pour que Siri soit considéré en interne comme un produit finalisé. Même si, à l'usage, les utilisateurs peuvent légitimement avoir l’impression qu'il n'a jamais vraiment quitté ce stade expérimental.
Pour les Européens, la grande question est de savoir s’ils auront accès rapidement à cette nouveauté. Deux obstacles majeurs se dressent à l'horizon. Le premier est d'ordre linguistique : il est possible que la bêta initiale soit cantonnée à l’anglais. Le second concerne le casse-tête réglementaire lié au DMA. Apple va-t-elle bouder une nouvelle fois le Vieux Continent pour éviter de froisser les instances de Bruxelles ?
Une architecture technique différente
Contrairement aux précédentes initiatives de la Pomme, les rouages de cette mouture seraient bien différents, notamment en raison du partenariat avec Google.
Lors de la première présentation d'Apple Intelligence, la firme de Cupertino avait mis en avant un modèle hybride : les tâches simples étaient exécutées localement sur l'appareil, tandis que les requêtes plus complexes transitaient par le Private Cloud Compute, une infrastructure de serveurs maison animée par des puces Apple Silicon. Une architecture présentée à l'époque comme le prolongement naturel de la sécurité de l'iPhone dans le nuage.
Image Apple/MacGeneration
Cependant, Apple se montre beaucoup moins loquace sur la manière dont l'infrastructure de ce Siri de nouvelle génération serait réellement hébergée et opérée à grande échelle. Et pour cause : l'entreprise semble vouloir s’appuyer sur le cloud de Google pour faire tourner certaines briques de son assistant. C'est un détail qu'Apple préférerait glisser sous le tapis, tant il semble aller à l'encontre de sa philosophie historique en matière de confidentialité, allant jusqu'à déléguer à Google une partie de ses protections de sécurité habituelles.
Une application autonome et une mémoire éphémère
Bien entendu, le constructeur ne manquera pas de faire de la protection des données l'axe central de sa communication, vantant au passage une expérience dépourvue de publicité pour se démarquer des autres acteurs du marché.
Mais le véritable cœur de cette nouvelle expérience IA résiderait dans l'apparition d'une application Siri totalement autonome. Celle-ci ferait office de répertoire pour l'historique des conversations, transformant l'assistant en un véritable chatbot dans la veine de ChatGPT ou de Claude. L'utilisateur pourrait accéder à cet espace d'échange soit via l'invocation standard de Siri, soit par un tout nouveau geste déclenchant un mode « Rechercher ou Demander », en balayant l'écran vers le bas depuis le centre supérieur.
Pour personnaliser les réponses sans tomber dans les travers de ses concurrents, Apple imposerait des limites strictes au fonctionnement de la mémoire de son IA. S'inspirant directement d'une fonction bien connue de l'application Messages, ce nouveau Siri proposerait une suppression automatique des échanges. Depuis les réglages, il serait possible de conserver ses requêtes pendant trente jours, un an, ou indéfiniment.
Mais est-ce que tout cela sera suffisant pour inciter les utilisateurs à délaisser ChatGPT, Claude et consorts au profit d'une solution intégrée ? Rien n’est moins sûr…
C’était l’une des fonctions phares d’Apple lors de ses grands débuts dans l’intelligence artificielle générative. Sur le papier, les Genmoji avaient tout pour plaire en permettant de créer des émojis personnalisés à partir d’une simple commande textuelle. Mais si l’idée est indéniablement sympathique, son exécution est assez moyenne.
Après le lancement pour le moins poussif d'Apple Intelligence fin 2024, la direction d'Apple avait souvent brandi l'utilisation des Genmoji comme l'un de ses rares motifs de satisfaction. Mark Gurman n’est cependant pas de cet avis, pointant des rendus visuels assez décevants par rapport aux publicités. Pire encore, les modèles génératifs mobiliseraient tellement de ressources qu'ils feraient chauffer les iPhone tout en siphonnant leur batterie. Depuis, la Pomme a bien tenté de rectifier le tir par petites touches afin de limiter la casse, mais le compte n'y est toujours pas.
Pour relancer l'intérêt autour de cette fonctionnalité et gonfler ses statistiques d'utilisation, Cupertino préparerait une nouvelle approche avec iOS 27 et iPadOS 27. L'objectif ne serait plus de se reposer uniquement sur les requêtes manuelles, mais d'être proactif. Une nouvelle option aurait ainsi fait son apparition dans les réglages du clavier de cette future version : les « Genmoji suggérés ».
Concrètement, le système deviendrait capable de générer automatiquement des émojis en analysant directement le contenu de votre photothèque ainsi que les expressions que vous avez l'habitude de taper au quotidien. L'idée serait de fluidifier l'expérience pour que ces images s'insèrent de manière contextuelle dans vos conversations, sans le moindre effort de votre part. Naturellement, Apple prendrait soin de ne froisser personne : cette option devrait rester totalement facultative.