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France Télévisions part à la conquête de YouTube

Félix Cattafesta

jeudi 23 avril à 10:42

Services

France Télévisions va renforcer sa présence sur YouTube. Le groupe public vient d’annoncer un partenariat stratégique avec la plateforme vidéo de Google dans le but de diffuser plus largement ses contenus. L’accord s’inscrit dans un changement de stratégie pour France Télévisions, qui cherche depuis plusieurs mois à pousser ses programmes au-delà du cadre traditionnel des antennes.

Le communiqué nous annonce l’arrivée sur YouTube « de milliers d’heures de programmes » chaque année. France Télévisions prévoit d’y publier l’intégralité de ses éditions d’information nationale et locale, mais aussi ses magazines quotidiens et hebdomadaires consacrés à l’actualité et à l’investigation. Le groupe ne compte pas se limiter à quelques extraits ou à une présence symbolique, mais veut faire de YouTube une vraie vitrine de son offre éditoriale.

France Télévisions ne va pas s'arrêter à de simples rediffusions. Le groupe annonce des chaînes structurées par programme ou par thématique avec des formats originaux pensés pour la plateforme. L’objectif est de coller aux codes de la plateforme tout en gardant la promesse d’une information produite par le service public.

Un autre aspect de ce partenariat touche à la désinformation. YouTube indique qu’il facilitera l’adoption de Likeness ID par France Télévisions, un outil destiné à repérer des contenus générés par IA utilisant l’image ou l’identité de personnalités sans leur accord.

Enfin, ce partenariat a évidemment un intérêt économique. La régie publicitaire de France Télévisions vendra directement les espaces pub liés à ses contenus sur la plateforme, avec l’idée d’en tirer davantage de valeur. L’objectif est donc d’aller chercher des audiences qui ne passent plus forcément par les canaux traditionnels tout en la monétisant plus efficacement.

Aqara combine plusieurs accessoires pour créer un capteur de présence virtuel

Nicolas Furno

jeudi 23 avril à 09:21

Domotique

Aqara a imaginé un système ingénieux pour identifier une présence grâce à plusieurs sources. Le « Presence Soft Sensor », ou « capteur logiciel d’espace » en français1, est géré par le Hub M3 de la marque et compatible avec Matter. Le principe est d’utiliser plusieurs sources, comme des détecteurs de mouvement ou de présence, des caméras ou encore des capteurs d’ouverture ou une serrure connectée, pour identifier si vous êtes dans une pièce ou à votre domicile. Le hub va agréger toutes ces données et générer un nouvel accessoire virtuel qui remontera dans la domotique grâce au standard.

Illustration du principe de fonctionnement, avec le lien créé entre plusieurs appareils dans une pièce. Image Aqara.

Le prérequis principal est d’avoir un hub M3, le plus puissant proposé par Aqara qui est vendu actuellement 145 €. C’est le modèle le plus sophistiqué et celui qui accueille le plus de fonctionnalités, notamment à l’ère de Matter. Il intègre en particulier une puce Thread, pour gérer les accessoires de ce type, en plus du Zigbee utilisé historiquement par le fabricant. Ce dernier précise que d’autres hubs devraient bénéficier de la fonction à l’avenir, sans indiquer lesquels.

Aqara lance le M3, son premier hub avec du Thread en plus du Zigbee

Aqara lance le M3, son premier hub avec du Thread en plus du Zigbee

Il faudra aussi être à jour côté logiciel : version 6.1.1 ou mieux pour l’app Aqara et firmware 4.5.40 ou plus récent pour le hub M3. Si tous les prérequis sont réunis, vous devriez avoir une nouvelle option « Ajouter un capteur logiciel » dans le menu d’ajout d’accessoire de l’app. Après un écran de présentation, le processus consiste à choisir les accessoires à utiliser en guise de source, sélectionner la pièce associée au dispositif virtuel créé et enfin choisir un hub M3. L’entreprise propose de créer une détection globale, à l’échelle du logement entier, ou alors pour une pièce en particulier. Parmi les options intéressantes, notons la durée avant de basculer sur l’absence qui est d’une minute par défaut et qui méritera sans doute d’être allongée un petit peu.

Création du capteur virtuel de présence dans l’app Aqara. Image iGeneration.

Ce capteur virtuel repose principalement sur des sources qui suivent une présence. Il peut s’agir d’un détecteur de mouvement traditionnel basé sur des ondes infrarouges, comme le P1, ou alors un capteur de présence plus sophistiqué qui utilise un radar, comme le FP300. Si vous avez des caméras Aqara, elles pourront également servir à identifier une personne dans une pièce et en déduire une présence. D’autres accessoires peuvent être ajoutés pour affiner la détection : la serrure U200 ou un détecteur d’ouverture comme le T1 peuvent être ajoutés à l’équation pour signaler les entrées et sorties. Enfin, les interrupteurs et détecteurs de vibration Aqara peuvent servir d’indicateur.

Aqara a mis au point des « algorithmes IA innovants » qui sont chargés de « déterminer en temps réel la présence et l’activité des personnes dans l’espace ». Au lieu de réagir uniquement au déclenchement d’un seul appareil, le capteur virtuel analyse toutes les sources fournies et l’historique de chaque accessoire pour déterminer si vous êtes présent dans une zone. Avec un détecteur d’ouverture, par exemple, la présence pourra rester active tant qu’une porte est fermée, puisque cela veut dire que vous n’êtes pas ressorti de la pièce. Un clic sur un bouton signale aussi une présence, qui sera alors correctement prise en compte et maintenue même s’il n’y a aucun autre mouvement dans la zone.

Le capteur est visible dans l’app Aqara (gauche), ainsi que dans n’importe quelle plateforme domotique compatible Matter, comme ici dans Home Assistant (centre et gauche). Image iGeneration.

Aqara permet de créer plusieurs capteurs virtuels, qui seront tous remontés dans la domotique grâce à Matter. Même si on peut reproduire un système similaire avec d’autres plateformes, l’intérêt ici est de centraliser la gestion de la présence. Si vous avez une maison bien remplie d’appareils de la marque, c’est une fonctionnalité intéressante qui mérite d’être testée.


  1. C’est la traduction proposée par Aqara. Une meilleure, à mon avis, serait « capteur virtuel de présence ».  ↩︎

Source :

L’iPhone 18 pourrait faire un pas en arrière sur sa fiche technique pour maintenir les coûts

Christophe Laporte

jeudi 23 avril à 07:35

iPhone

Le temps de la surenchère technique semble révolu pour l'iPhone standard. Selon des sources industrielles désormais concordantes, Apple préparerait un iPhone 18 en retrait par rapport au modèle Pro. L'objectif est limpide : contenir les coûts de production pour éviter une hausse des prix, quitte à sacrifier des caractéristiques que l'on pensait pourtant acquises. Ce qui n’était qu’une rumeur isolée prend aujourd'hui un peu plus d’épaisseur.

L’iPhone 18 standard pourrait se rapprocher davantage du 18e

L’iPhone 18 standard pourrait se rapprocher davantage du 18e

Une fiche technique sous le signe de la rigueur

Le fuiteur « Fixed Focus Digital » persiste et signe : l’iPhone 18 subira bien une cure d’austérité pour s'aligner sur les standards de l’iPhone 18e. Ce n'est plus une vague crainte, mais un plan de route industriel qui verrait le processus de fabrication faire, pour la première fois, un véritable pas en arrière. Cette régression toucherait en priorité l'écran, composant pourtant essentiel de l'expérience utilisateur. Si l’iPhone 17 a marqué les esprits en généralisant enfin le ProMotion et en grimpant jusqu’à 3 000 nits de luminosité, son successeur pourrait bien battre en retraite. Apple sacrifierait la qualité intrinsèque de la dalle pour maintenir un tarif psychologique acceptable, quitte à proposer un affichage moins éclatant ou reposant sur des technologies de production moins onéreuses.

Le jeu de dupes autour de la puce Ax

Sous le capot, la rigueur est également de mise. Historiquement, Apple jouait sur le nombre de cœurs GPU pour différencier ses gammes. Pour l’iPhone 18, la coupe serait plus franche avec un passage de cinq à quatre cœurs graphiques, créant un fossé inédit avec les modèles Pro.

Plus révélateur encore de ce nouveau dogme financier, Apple pourrait user d'un tour de passe-passe marketing en modifiant la nomenclature de ses puces « A-Series ». L'idée serait de masquer l’ampleur de la régression technique sous une appellation inédite, alors que les phases de tests de validation technique (EVT) prévues pour juin confirment déjà une fusion technique quasi totale entre l'iPhone 18 et le modèle d'entrée de gamme.

Rendez-vous au printemps 2027

Cette rationalisation s’accompagne d’une refonte désormais connue de l'agenda de lancement, scindé en deux temps forts. L’automne restera le terrain d'expression de la démesure technologique avec les iPhone 18 Pro, Pro Max et l'inédit « iPhone Ultra » pliant.

Pour le reste de la gamme, il faudra changer ses habitudes. L’iPhone 18 standard, flanqué de l’iPhone 18e et du nouvel iPhone Air 2, ne devrait débarquer qu’au printemps 2027. En lissant ainsi son offre par le bas et en simplifiant à l'extrême sa chaîne de production, Apple prend un pari risqué. Reste à voir si le grand public acceptera de payer le prix d'un modèle neuf pour une technologie qui semble regarder dans le rétroviseur.

Source :

Quel avenir pour (le service) Apple TV ?

Christophe Laporte

jeudi 23 avril à 07:00

Services

Un passage de témoin dans une tour d'ivoire comme l'Apple Park n’est jamais anodin. Alors que l'ère Tim Cook touche à sa fin, une question brûle les lèvres des observateurs : quel sort la nouvelle garde réservera-t-elle aux chantiers les plus coûteux de "l'ancien monde" ? Si le service de streaming vidéo d'Apple a longtemps été perçu comme la "danseuse" de Tim Cook, son successeur, John Ternus, est très attendu sur ce sujet.

Image : Li Lin - Unsplash

L’ombre du Newton et la réalité de 2026

L'histoire d'Apple est jalonnée de ruptures brutales. Lorsque Steve Jobs avait repris les manettes à la fin des années 90, il n’avait pas hésité à sacrifier le Newton sur l'autel de la rentabilité et de la simplification de la gamme. Un traumatisme que certains n'ont toujours pas digéré. Mais ne nous y trompons pas : la situation de l'Apple de 1997, alors au bord du gouffre, n'a rien de commun avec le mastodonte de 2026.

Le Newton MessagePad - image : Aventure Apple

Pourtant, les sensibilités personnelles de la nouvelle équipe dirigeante pourraient rebattre les cartes. On sait par exemple que John Ternus n’a jamais porté le Vision Pro dans son cœur. Un avis qui pèse lourd, d'autant que l'homme a fait ses premières armes dans le domaine de la réalité virtuelle bien avant de rejoindre Cupertino. Mais qu’en est-il pour Apple TV, un service qui engloutit des milliards pour une part d'audience qui peine encore à décoller ?

Ternus : plus fan qu'on ne le croit

Si Apple TV est le "chouchou" de Tim Cook, le prochain CEO devra composer avec une équation comptable complexe : des coûts de production importants face à un impact culturel réel mais limité. Pour autant, selon les informations de Deadline, il ne faudrait pas enterrer le service trop vite.

Apple TV+ serait le seul service d’Apple à ne pas être rentable

Apple TV+ serait le seul service d’Apple à ne pas être rentable

En interne, que ce soit au siège de Cupertino ou dans les bureaux de Los Angeles, le portrait de John Ternus est celui d'un utilisateur convaincu. L'homme apprécie la programmation maison et, loin de vouloir réduire la voilure, il souhaiterait au contraire rendre le service "plus compétitif". Reste à savoir si cela passera par le maintien des budgets alloués à des séries comme Severance, Masters of the Air ou The Morning Show.

Le facteur F1 et le duo avec Eddy Cue

Un indice de l'implication de Ternus se trouve sur les circuits. Grand amateur de sport automobile, il était présent lors de la première du film sur la Formule 1 produit par Apple. Ce n'est sans doute pas un hasard si le service a signé l'automne dernier un accord de diffusion de cinq ans pour la F1 aux États-Unis.

L'autre pilier de cette continuité se nomme Eddy Cue. Le vétéran des services (61 ans au compteur) entretient d'excellentes relations avec Ternus. Si certains imaginent Cue prendre encore plus de galon dans la future organisation, d'autres redoutent un départ à la retraite qui sonnerait comme un "coup de poignard" pour la division.

Une sélection d'orfèvre

Lors du dernier festival SXSW, Eddy Cue s'affichait aux côtés de Ben Stiller pour le final de la saison 2 de Severance, rappelant au passage l'ADN du service : « Apple choisit ses projets avec une attention extrême ».

Sous l'ère Ternus, la philosophie "boutique" d'Apple TV+ ne devrait donc pas changer. L'ambition n'est pas de devenir Netflix, mais de rester cette vitrine luxueuse du savoir-faire de la marque. Si la rentabilité reste un sujet, le plaisir du futur patron pour les belles images et les moteurs vrombissants semble, pour l'instant, garantir l'avenir du catalogue

Sécurité : Apple colmate la brèche Signal exploitée par le FBI

Christophe Laporte

jeudi 23 avril à 06:30

iOS

Hier soir, Apple a discrètement mis en ligne une série de correctifs de sécurité via iOS 26.4.2 et iOS 18.7.8, sans oublier les versions correspondantes pour iPad. Si ces mises à jour mineures en apparence pouvaient passer pour de la simple maintenance de routine, elles ferment en réalité une porte dérobée que les autorités américaines avaient récemment utilisée.

iOS et iPadOS 26.4.2 sont disponibles [🆕 : iOS 18.7.8 aussi]

iOS et iPadOS 26.4.2 sont disponibles [🆕 : iOS 18.7.8 aussi]

Image : Signal

Quand les notifications jouent les indics

L'affaire a éclaté lors d'un témoignage judiciaire récent. Le FBI a révélé être capable d'extraire des aperçus de messages Signal, et ce, même après que l'utilisateur a pris soin de supprimer l'application de son appareil. Le coupable n'est pas à chercher du côté du chiffrement de Signal, mais dans les rouages du système de gestion des notifications d'iOS.

Dès lors qu'un utilisateur choisit d'afficher le contenu des messages sur l'écran de verrouillage, le système consigne ces données dans une base de données interne. Une faille dans les services de notification permettait à ces informations, qui auraient normalement dû être effacées, de persister dans les tréfonds du stockage. Apple a reconnu l'existence de ce défaut de journalisation et affirme avoir rectifié le tir en améliorant la troncature et l'anonymisation des données. Pour ceux qui tiennent à la confidentialité de leurs échanges, le passage à ces nouvelles versions n'est donc pas une option, mais une nécessité immédiate.

L’IA, le nouveau gendarme de la cybersécurité

Au-delà de ce cas spécifique, cet épisode soulève une question cruciale sur le rythme futur des mises à jour logicielles. Allons-nous vers un déluge de correctifs ? La réponse se trouve peut-être dans l'évolution de l'intelligence artificielle. Bobby Holley, le directeur technique de Mozilla, a récemment jeté un pavé dans la mare en annonçant que Firefox 150 incluait des correctifs pour pas moins de 271 failles de sécurité.

C’est pas du Mythos : l’IA d’Anthropic a trouvé 271 failles de sécurité dans Firefox

C’est pas du Mythos : l’IA d’Anthropic a trouvé 271 failles de sécurité dans Firefox

Ce chiffre vertigineux n'est pas le fruit d'un travail humain titanesque, mais celui de Mythos, une IA d'Anthropic spécialisée dans la traque aux vulnérabilités. Selon Holley, nous assistons à un véritable changement de paradigme. Si ces outils permettent aux développeurs de sécuriser leurs logiciels à une vitesse sans précédent, ils pourraient aussi contraindre Apple et les autres géants de la tech à multiplier les déploiements de sécurité. Dans les mois à venir, ces mises à jour "de maintenance" risquent de devenir beaucoup plus fréquentes, mais aussi bien plus massives.