Vous en avez marre des pubs sur YouTube mais ne voulez pas mettre les 13 € mensuels demandés par Google pour YouTube Premium ? Les créateurs de DuckDuckGo ont pensé à vous et viennent de mettre à jour leur navigateur, qui bloque désormais « la plupart » des publicités de la plateforme.
Image iGeneration
Les développeurs expliquent que le système de détection s'appuie sur les listes de filtres communautaires open source de l'extension uBlock Origin. Ils précisent que la fonction pourra également appliquer ses propres règles pour améliorer la compatibilité dans certains cas.
La nouveauté est activée par défaut sur les versions iOS et macOS du navigateur. Elle fonctionne bien selon mes tests, mais tout n'est pas parfait. DuckDuckGo a précisé que les utilisateurs pourraient constater des temps de mise en mémoire tampon plus longs lorsqu'ils utilisent le bloqueur, et qu'il pourrait tout de même y avoir quelques petits imprévus.
Les réglages sur macOS. Image DuckDuckGo
À noter que la fonction ne se limite pas aux appareils Apple : elle est aussi activée par défaut sur Windows, à condition d’utiliser la dernière version du navigateur. Sur Android, DuckDuckGo indique qu’elle sera activée automatiquement prochainement, mais qu’il est déjà possible de la lancer manuellement depuis les réglages. Petite limite importante sur mobile : le blocage ne fonctionne logiquement pas dans l’application YouTube, mais uniquement si l’on ouvre le site web de YouTube dans le navigateur DuckDuckGo. Cela restera pratique sur Mac ou iPad, où l'app officielle est loin d'être indispensable.
Cela fait des années que Google cherche à faire la peau des bloqueurs de pubs sur YouTube. Si les extensions de navigateur fonctionnent globalement bien, il arrive qu'il y ait des couacs ou des latences dans ce grand jeu du chat et de la souris opposant Google aux développeurs d’outils anti-pub. En cas de pépin, il reste possible de désactiver facilement la protection depuis les réglages de DuckDuckGo.
Ça sent bon pour l'iPhone Ultra. Selon le journal financier chinois Cailian Press, le premier téléphone pliant d’Apple pourrait être livré normalement en septembre. C’est une bonne nouvelle, plusieurs rumeurs ayant évoqué en début d’année un report du projet en raison de soucis de charnière ou de rendements de production insuffisants.
Image : Foundry
Le média a interrogé plusieurs personnes proches de la chaîne d’approvisionnement d’Apple. Celles-ci affirment que la conception de l’appareil a été finalisée depuis quelque temps et que le téléphone pliant est désormais entré en production de masse. Elles disent n’avoir entendu parler d’aucun retard, la fenêtre de livraison prévue pour septembre restant d’actualité.
Le mois dernier, le généralement bien informé média coréen The Elecaffirmait déjà qu’Apple avait résolu l’essentiel des problèmes liés à la charnière de son premier iPhone pliant. Le site évoquait alors un lancement de la production de masse à la fin juillet. Apple semble donc dans les temps, du moins selon les derniers échos venus de la chaîne d’approvisionnement.
Reste à voir quand sera commercialisé ce modèle. Ming-Chi Kuo estime par exemple qu'Apple pourrait refaire le coup de l'iPhone X, avec une présentation en septembre suivie d'une commercialisation par la suite. Il s'agirait de ne pas louper les précommandes, l'analyste s’attendant à ce que la nouveauté reste limitée à une petite production jusqu’au début 2027.
On attend aussi de découvrir le prix de l'appareil, et ce alors qu'Apple vient de relever les tarifs d'une bonne partie de son catalogue. Ming-Chi Kuo a expliqué qu'il ne serait pas surpris de voir le prix de départ s'envoler à 2 500 $, ce qui ferait dépasser les 3 000 $ sur les modèles les plus garnis en stockage. De quoi réserver l’iPhone Ultra aux portefeuilles les plus solides, sans forcément effrayer Apple : ses fournisseurs auraient été invités à se préparer à produire environ 10 millions d’iPhone pliants cette année, contre 7 à 8 millions envisagés auparavant.
Mise à jour le 8 juillet à 12 h 30 : Apple a confirmé le partenariat de son côté, donnant au passage quelques informations. La Pomme annonce que ce nouvel accord avec Broadcom devrait dépasser 30 milliards de dollars, produire plus de 15 milliards de puces fabriquées aux États-Unis, et entraîner une expansion du site Broadcom de Fort Collins (Colorado) avec 1,5 milliard de dollars d’investissement.
Article original : Bien que ses puces Wi-Fi soient peu à peu remplacées par celles d’Apple, Broadcom n’en a pas terminé avec la firme de Cupertino. Le géant des semi-conducteurs annonce avoir prolongé son partenariat avec Apple jusqu’en 2031.
Image Broadcom
Dans ce cadre, le fournisseur américain va développer et livrer des circuits intégrés spécialisés (ASIC) destinés à équiper « de multiples générations de produits Apple ». Cette annonce a immédiatement été saluée par un bond de 5 % du titre de l'équipementier avant l’ouverture des marchés. Une réaction logique, puisque la Pomme pèse pour environ 20 % de son chiffre d’affaires, selon les analystes.
Broadcom est l’un des partenaires historiques d’Apple pour les composants réseau, mais cette dernière prend progressivement son indépendance grâce à ses propres puces sans fil, comme la N1 intégrée aux MacBook Pro M5 Pro/Max et aux MacBook Air M5. Celle-ci prend en charge le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et le protocole Thread pour la domotique.
Pour autant, Broadcom reste un partenaire important. L’entreprise continue de fournir divers composants, dont certains liés aux réseaux cellulaires qui fonctionnent de concert avec les modems conçus par Apple, ainsi que le contrôleur de recharge sans fil des iPhone 17. Les ingénieurs de Cupertino collaboreraient également avec leurs homologues sur des puces destinées à des serveurs spécialisés dans les traitements d’intelligence artificielle, dans le cadre d’un projet connu sous le nom de code Baltra.
Le nouveau Siri AI s'améliore au fil des bêtas. Dernière trouvaille en date : l'assistant peut désormais remplir certains champs de texte. Le développeur Jordan Hipwell a remarqué la nouveauté, qu'il a partagée dans un post Mastodon. On peut le voir remplir plusieurs champs de texte de son application Plant Daddy.
Image Jordan Hipwell
Plant Daddy est une application vous rappelant quand vous arrosez vos plantes. Pour cela, il est nécessaire de les enregistrer une à une en remplissant un petit formulaire, ce qui peut prendre du temps… sauf si l'on demande au nouveau Siri. C'est ce qu'a fait Jordan Hipwell, demandant à l'assistant « de saisir "plante serpent" comme nom, rechercher son nom scientifique et l'indiquer, puis consulter ses conseils d'entretien pour remplir les notes ».
L'assistant s'est exécuté, ce qui est bien pratique : pas besoin d'aller chercher le nom scientifique ou les conseils d'entretien. Nous avons pu reproduire ce changement sur l'application Plant Daddy et sur certains autres champs de texte d'apps tierces. Attention, car cela ne fonctionne pas partout et nous obtenons des résultats variables selon les apps. Dans certaines, Siri refuse sous prétexte que les champs de texte sont « protégés ». Pas de chance non plus dans d'autres applications 100 % SwiftUI, mais cela sera sûrement amélioré au fil des bêtas.
La troisième bêta d'iOS 27 a apporté quelques changements, et le nouveau Siri peut par exemple accéder à certaines apps tierces par le biais du framework App Intents. De quoi faciliter certaines actions, même si tout cela reste pour le moment assez bancal.
Siri AI sera dans un premier temps réservé aux utilisateurs anglophones en dehors de l'Union européenne ayant un appareil compatible Apple Intelligence. Les Français maîtrisant la langue de Shakespeare peuvent déjà l'essayer en bidouillant un peu avec un compte App Store US. On ne sait pas encore quand cette nouvelle révision de l'assistant sera officiellement disponible dans l'UE.
Il n'y a pas qu'en France que le groupe Iliad s'efforce de faire sauter les barrières du roaming, et ce, bien au-delà des frontières de l'Europe. À travers sa filiale italienne, l'entreprise de Xavier Niel vient de dégainer un nouveau forfait mobile qui a de quoi laisser les utilisateurs français un brin songeurs.
Baptisée « TOP 30 MONDO », cette nouvelle offre reprend à son compte la philosophie que Free applique dans l'Hexagone depuis des années : l'itinérance ne doit plus être un casse-tête, ni une source d'angoisse au moment de recevoir sa facture, que l'on voyage en Europe ou à l'autre bout du globe. En Italie, Iliad s'appuie sur cet avantage comparatif pour bousculer une concurrence qui a la main particulièrement lourde dès lors que l'on quitte la zone couverte par l'Union européenne.
La stratégie est d'autant plus pertinente que sur le marché italien, s'aventurer hors d'Europe se paie au prix fort. Chez TIM, pour ne citer que l'un des principaux concurrents historiques, les offres incluant de la data à l'international prennent généralement la forme de pass mensuels facturés aux alentours de 30 €. Une toute autre dimension.
Concrètement, pour 12,99 € par mois, le forfait TOP 30 MONDO inclut une enveloppe très confortable de 300 Go de data en 5G pour l'Italie. Mais son véritable argument de vente réside dans ses 30 Go de data (en 5G et compatibles VoLTE) dédiés à l'itinérance dans plus de 110 pays. Sur ce total, la majorité des destinations se trouvent en dehors de l'Union européenne. Le tout, bien évidemment, en conservant les appels et les SMS illimités en Italie et dans l’UE.
Iliad ne boude pas son plaisir et affirme qu'il s'agit de la seule offre du marché italien à moins de 40 € par mois proposant une telle enveloppe de data dans autant de pays hors UE. Le catalogue des destinations couvertes a de quoi séduire les grands voyageurs : on y retrouve les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Japon, la Thaïlande, l'Australie ou encore l'Afrique du Sud, sans oublier des voisins européens non membres de l'UE comme le Royaume-Uni et la Suisse. L'offre est pour le moment limitée dans le temps et expire au 10 septembre 2026.
L’étincelle pour relancer la machine ?
Si cette offre est si agressive, c'est aussi parce qu'elle doit servir de relais de croissance. Certes, Iliad Italia continue d'aligner d'excellentes performances commerciales . L’opérateur est resté leader sur les recrutements nets pour le 32e trimestre consécutif et menait toujours la danse sur la portabilité des numéros au premier trimestre 2026 , mais la dynamique s'essouffle légèrement.
À fin mars 2026, la filiale italienne revendiquait 12,7 millions d’abonnés mobiles. Une progression solide par rapport aux 11,9 millions de l'année précédente, mais qui marque le pas face aux 12,6 millions d'abonnés enregistrés fin 2025. Avec une offre comme le TOP 30 MONDO, Iliad espère bien redonner un coup de fouet à ses recrutements avant la rentrée.
Image : Iliad
Un travail de longue haleine
Pour soutenir ces nouvelles ambitions, Iliad Italia peut s'appuyer sur des infrastructures qui s'étendent, doucement mais sûrement. L'époque où le trublion des télécoms dépendait quasi exclusivement des accords d'itinérance nationaux pour exister est révolue. Fin 2025, son propre réseau 4G/4G+ couvrait plus de 99 % de la population italienne.
Le déploiement de la 5G avance également à un bon rythme. Disponible dans plus de 7 000 communes (dont la totalité de celles dépassant les 90 000 habitants), elle couvre désormais 85 % de la population en propre. Au total, le réseau d'Iliad Italia compte aujourd'hui près de 19 500 sites radio actifs. Un maillage qui s'articule autour de plus de 12 500 sites détenus en propre dans les zones denses, et de près de 7 000 sites supplémentaires situés dans les zones moins peuplées, opérés conjointement avec WindTre au sein de la coentreprise Zefiro Net.
En définitive, la trajectoire de la filiale italienne illustre une réalité incontournable de cette industrie. Si une offre agressive peut faire les gros titres et bousculer le marché du jour au lendemain, la construction de l'infrastructure qui la soutient obéit à une toute autre temporalité. Dans les télécoms, plus qu'ailleurs, le développement d'un réseau est surtout une affaire de patience. Un travail de longue haleine qui permet aujourd'hui à Iliad de consolider ses fondations pour jouer d'égal à égal avec les acteurs historiques, tout en conservant intacte sa capacité à secouer le cocotier avec des forfaits toujours plus audacieux.