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Rachat de SFR : fumée blanche imminente ?

Christophe Laporte

samedi 06 juin à 08:30

Télécoms

Quatorze ans. C'est le temps qu'aura duré la parenthèse du marché des télécoms à quatre acteurs depuis le coup de pied dans la fourmilière donné par Free Mobile. Aujourd'hui, tout indique que la France s'apprête à faire machine arrière pour repasser à trois opérateurs. Les tractations, aussi intenses que complexes, touchent enfin à leur but.

Image iGeneration, photo de base Institut Polytechnique de Paris (CC BY-SA 2.0).

Une dernière prolongation de 48 heures ?

Depuis qu'Altice a donné son feu vert, à la mi-avril, à l'offre de rachat conjointe formulée par Free, Bouygues Telecom et Orange, les parties prenantes se sont enfermées dans des négociations exclusives qui n'en finissent plus de jouer les prolongations. Initialement espérée pour la mi-mai, puis repoussée au 5 juin, la fumée blanche se fait attendre. Ultime rebondissement : un nouveau délai de 48 heures a été acté hier en toute fin de journée.

Autant dire que le week-end s'annonce particulièrement studieux dans les états-majors. Sur le fond, la volonté d'aboutir et la pérennité de l'accord n'ont jamais été remises en question. Si la signature traîne, c'est avant tout à cause de l'ingénierie redoutable que requiert le démantèlement de l'opérateur au carré rouge.

Le rachat de SFR par Bouygues, Free et Orange prend du retard

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Bouygues, Free et Orange en négociations exclusives avec Altice pour racheter SFR

Bouygues, Free et Orange en négociations exclusives avec Altice pour racheter SFR

Au-delà des milliers de pages à relire et à signer, le véritable nœud du problème est d'ordre financier. Les trois repreneurs débattent ardemment autour d’une enveloppe supplémentaire pouvant grimper jusqu'à 650 millions d'euros. Cette somme n'a rien d'anecdotique : elle doit faire office de filet de sécurité pour garantir que SFR conserve une santé économique viable pendant la délicate période de son absorption. Une digestion industrielle qui prendra, à n'en pas douter, plusieurs années avant d'être totalement achevée.

Le double défi de la concurrence Car la complexité de l'opération est titanesque. S'accorder sur la répartition des abonnés, des fréquences et des antennes est une chose, mais le véritable juge de paix viendra des régulateurs. Les opérateurs doivent ficeler un dossier en béton armé, capable de résister à la fois au regard perçant de l'Autorité de la concurrence en France et aux exigences strictes de la Commission européenne. Convaincre les instances antitrust du bien-fondé de ce retour à un marché à trois têtes sera le véritable test de solidité de cet accord historique, qui constitue une véritable aubaine pour tous, sauf pour les consommateurs…

Siri, IA et chasse aux bugs : que nous réserve iOS 27 ?

Félix Cattafesta

samedi 06 juin à 07:30

iOS

La WWDC 2026 approche à grands pas et devrait marquer le top départ d‘un Siri plus malin. Deux ans après les premières promesses d‘Apple Intelligence, iOS 27 pourrait enfin revoir en profondeur l‘assistant d‘Apple et apporter une ribambelle de nouveautés dans Photos, Appareil photo, Raccourcis, Cartes ou Safari. Apple en profiterait aussi pour corriger des bugs et stabiliser un système encore marqué par le grand chantier Liquid Glass. Faisons ensemble un petit tour des évolutions attendues.

Le nouveau Siri arriverait enfin

Présenté en 2024, le nouveau Siri devrait être le gros morceau de cette année. L‘assistant serait basé sur le Gemini de Google et devrait devenir beaucoup plus malin. Selon Mark Gurman, il pourrait fournir des réponses détaillées depuis le web et s‘appuyer sur Apple News. L‘assistant serait moins rigide, avec des réponses plus humaines, et pourrait se souvenir de certains éléments des conversations passées.

Que pourra faire le nouveau Siri s’appuyant sur Gemini ?

Que pourra faire le nouveau Siri s’appuyant sur Gemini ?

Cette refonte infuserait dans tout le système, avec un bouton « Demander à Siri » apparaissant dans les menus contextuels des apps. Le clavier pourrait également profiter d‘une autocorrection revue, en plus d'un bouton « Écrire avec Siri » censé mettre les outils d‘écriture plus en avant. En 2024, Apple promettait que l'assistant aurait une meilleure connaissance de l‘utilisateur et pourrait mieux contrôler certaines apps, tout en étant capable de « voir » ce qui est à l‘écran.

L'interface du nouveau Siri dans iOS 27 selon Mark Gurman. Image Bloomberg

Il devrait également être possible de demander plusieurs choses en même temps, comme « Siri, donne-moi la météo, éteins les lumières et dis à Tim que je suis en route ». L‘assistant aurait droit à une nouvelle interface tirant parti de la Dynamic Island, ainsi qu‘à sa propre application dédiée. Elle se rapprocherait de celles de ChatGPT ou de Claude, avec un écran principal pour papoter et la possibilité d‘accéder à son historique.

Apple testerait aussi une interface « Search or Ask », qui servirait de point d‘entrée pour poser une question, lancer une recherche ou demander une action à Siri. Cette nouveauté rapprocherait encore davantage l‘assistant d‘un moteur de recherche conversationnel, avec des réponses présentées sous forme de cartes ou dans une vue plus proche d‘un chatbot. Bloomberg ajoute qu’Apple préparerait aussi son propre moteur de recherche web intégré à Siri, capable de répondre à des questions générales avec des résumés, des listes et des visuels riches, plutôt que de renvoyer systématiquement vers Google ou ChatGPT.

Apple préparerait aussi une section de l‘App Store consacrée aux extensions de Siri. L‘idée serait de permettre aux développeurs de proposer des briques supplémentaires pour enrichir l‘assistant. Autre piste évoquée : Apple pourrait intégrer d'autres modèles nativement comme elle le fait déjà avec ChatGPT. L'arrivée de Claude ou de Gemini devrait ravir ceux qui n'utilisent pas le service d'OpenAI.

L'application Siri, toujours selon Mark Gurman. Image Bloomberg

Si tout cela est alléchant, rien ne dit que les utilisateurs français pourront en profiter dès le départ. Apple bloque certaines fonctions en Europe sous prétexte du DMA, et il est possible que ce nouveau Siri ne comprenne que l‘anglais dans un premier temps. Il devrait dans tous les cas être présenté comme une version bêta, Apple jouant la carte de la prudence dans ce domaine où elle doit encore faire ses preuves.

iOS 27 : les modèles d’IA tiers pourraient prendre le dessus sur ceux d’Apple

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L‘intelligence visuelle passerait par Siri

L‘iPhone 16 a apporté un bouton photo dédié à l‘intelligence visuelle, une fonction permettant à l‘utilisateur de poser des questions sur ce qu‘il voit. Cette fonction, un peu laissée de côté depuis son lancement, devrait être absorbée par Siri. L‘app Appareil photo proposerait directement un « mode Siri » sur iOS 27, aux côtés des habituels modes photo et vidéo. En l‘utilisant, le bouton de déclenchement prendrait la forme du logo Apple Intelligence.

L’UE entre en discussion pour rajouter six pays des Balkans au roaming global européen

Greg Onizuka

samedi 06 juin à 06:59

Télécoms

Vous partez souvent en vacances en Europe de l’est ? L’Union européenne a peut-être une bonne nouvelle pour vous : six pays des Balkans occidentaux sont entrés en négociation pour rejoindre la zone européenne de roaming, permettant une utilisation sans surcoût pour un abonné des pays membres, comme le rapporte Le Figaro.

Le Monténégro, Monaco des Balkans. Image Wikipedia/Ggia, CC BY-SA 3.0.

Depuis le 3 juin, six pays ont donc ouvert les discussions avec l’Union européenne pour rejoindre la zone de roaming global européenne : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie. Si les discussions ne font que commencer, elles devraient aboutir d’ici quelques mois si aucune difficulté ne vient se mettre en travers de la route, et permettre aux utilisateurs européens de téléphoner, recevoir et envoyer des SMS et aller sur internet sans surcoût depuis leur mobile.

Si pour de nombreux utilisateurs français cela ne changera pas grand chose à leur quotidien, se dire que c’est inutile serait une erreur : l’Albanie a dépassé les 12 millions de touristes étrangers en 2025, quand le Monténégro, tout petit pays à peine plus grand que l’Île-de-France, a accueilli 96 000 français en 2023.

Reste que ces ajouts occultent un souci que rencontrent bien plus de touristes ou de frontaliers régulièrement : certains pays bien plus proches, et bien plus souvent considérés comme « européens », ne font toujours pas partie de l’équation. Si le Royaume-Uni a en toute logique quitté cette « Union européenne téléphonique » avec la mise en œuvre du Brexit, d’autres comme la Suisse, Andorre, Monaco (hors Français) ou le Vatican (si si… même si techniquement c’est transparent grâce aux opérateurs italiens, le Saint-Siège n’a jamais signé le moindre accord. Les voies du Seigneur sont impénétrables.) restent toujours en dehors de ce village global, et imposent toujours des frais de roaming aux utilisateurs européens.

En attendant, si vous partez en vacances en Europe cette année, faites donc attention à ces quelques pays quand vous les traversez : ça vous évitera quelques mauvaises surprises où un mail reçu peut vite coûter plus cher qu’un chocolat suisse…

L’App Store retire MAX, la super-app russe poussée par le pouvoir en place

Greg Onizuka

vendredi 05 juin à 20:45

App Store

Depuis quelques jours, la messagerie MAX n’est plus disponible sur l’App Store, quel que soit le pays utilisé. Voilà qui ne fait pas les affaires de VK, son propriétaire, ni celles du gouvernement russe, qui avait de grands projets pour elle, comme le rapporte The Moscow Times.

MAX sur le Google Play Store.

Une app privée, mais « fortement poussée » par le gouvernement

Mais cette app, déjà, qu’est-ce que c’est ? Si à l’origine elle est sortie comme un équivalent à WhatsApp ou Telegram, développée par les propriétaires du réseau social VK (équivalent de Facebook en Russie), elle est devenue bien plus ambitieuse avec le temps, s’imposant petit à petit comme un équivalent à WeChat en Chine. Ainsi, en plus des messages texte, des appels audio et vidéo, du partage de fichiers, l’app contient en plus des mini-apps, et des chaînes d’information.

Mais la feuille de route est encore plus ambitieuse : elle est amenée à gérer l’identité numérique de l’utilisateur, permettre la signature numérique authentifiée de documents, les paiements, l’accès aux comptes bancaires, la prise de rendez-vous administratifs, l’accès aux services publics, la vérification de l’âge, du statut étudiant, et devrait même contenir plusieurs outils professionnels en partenariat avec des entreprises du pays.

L’app est donc destinée à devenir à la fois WhatsApp, mais aussi FranceConnect, Telegram, Ameli, Banxo, DocuSign, Teams et d’autres équivalents, le tout dans une seule app. Bien entendu, pour arriver à ce résultat, ne serait-ce que pour la partie vérification d’identité, il faut une volonté et même une coopération active des autorités. En fait, elle est tellement poussée par le pouvoir russe qu’elle obtient non seulement une aide très volontaire, mais le Roskomnadzor s’assure aussi que les autres apps de messagerie ou d’appels vidéo sont de leur côté bloquées. Ainsi, MAX obtient immédiatement le statut d’app « qui passe quand les autres sont bloquées », lui permettant de gagner rapidement des utilisateurs. L’app fait aussi l’objet d’une publicité active de la part des célébrités locales, comme le chanteur Yegor Krid.

En contrepartie, l’app ne propose aucune possibilité de discussions anonymes. Si le développeur en chef de VK, Artemy Lebedev, affirme que cette identification obligatoire permet d’éviter les bots et les spams, selon ses propos cela évite aussi... les ukrainiens. Et concernant cette authentification, ses prochains liens avec l’identité numérique dans le pays rapprochent encore plus l’app des services du FSB : l’agence gouvernementale a envoyé toute une liste d’exigences aux créateurs de l’app, avant de la connecter aux identités numériques officielles déjà disponibles dans le pays.

Y compris dans l’éducation, le gouvernement pousse à l’utilisation de l’app : le ministère de l’éducation nationale russe insiste fortement auprès des professeurs pour l’adoption de MAX, et certains s’inquiètent d’une pression anormalement élevée sur l’adoption de l’app par les professeurs et étudiants : « Au travail, on nous rappelle que bientôt il sera obligatoire de passer sur MAX. Ils n’ont pas dit explicitement ce que ça signifiait, ou comment on allait l’utiliser. On ne sait pas encore si on pourra refuser, et quelles seront les conséquences. Sachant que MAX est un outil de contrôle de l’État, je préférerais ne pas avoir obligation de l’utiliser ».

Le forcing est tellement visible que l’app devient un meme dans la communauté russe : certains sur X comparent l’app « aux sempiternelles queues pour tout et n’importe quoi de l’ère Soviétique », ou s’inquiètent que « MAX finisse par venir pré-installée partout, y compris dans nos bouilloires et nos frigos ».

Les limites sur des appareils gérés depuis l’étranger

Et donc, depuis quelques jours, l’app n’est plus disponible sur l’App Store d’Apple. Que ce soit en Russie, ou bien entendu à l’étranger.

MAX confirme que l’app est actuellement indisponible sur l’App Store. [...] Cela signifie aussi que les utilisateurs d’iPhone n’auront plus de notifications de nouveaux messages ou d’appels. Nous recommandons d’ouvrir l’app de temps à autre afin de ne pas manquer de messages importants.

La maison mère de VK a questionné Apple sur la suppression de l’app, et sur les étapes à suivre afin de la faire revenir sur l’App Store, tout en proposant pour le moment à ses utilisateurs de la télécharger depuis des stores alternatifs ou directement sur le site officiel de MAX.

Russie : plus aucun moyen de paiement n’est accepté par l’App Store ni aucun autre service Apple depuis le 1er avril

Russie : plus aucun moyen de paiement n’est accepté par l’App Store ni aucun autre service Apple depuis le 1er avril

De son côté, Apple a répondu à BBC News Russian que l’app avait été supprimée de l’App Store en raison des sanctions prises contre le pouvoir Russe suite à l’invasion de l’Ukraine, sans spécifier à quelles sanctions exactes cette suppression correspondait. Le ministre du développement du numérique russe, Maksut Shadayev, a de son côté accusé Apple de restreindre l’accès à MAX pour 20 millions d’utilisateurs d’iPhone sans donner la moindre explication.

Si le mouvement paraît être isolé à Apple, il n’en est rien : avant cette suppression de l’App Store, d’autres entreprises d’internet ont pris des mesures, même temporaires, contre l’app russe. Ainsi, le service Cloudflare a pendant quelques temps taggué les services de l’app comme spyware, obligeant les développeurs de l’app à se justifier, et ces derniers blâmant Cloudflare pour une « mauvaise compréhension des standards web ». Quelques temps après, la Russie a bloqué complètement Cloudflare, le FSB accusant le service et son comparse Fastly d’aider les agences d’espionnages occidentales à surveiller les hauts-gradés russes sur leurs iPhone.

La Russie bloque FaceTime

La Russie bloque FaceTime

Cette suppression fait aussi suite à une forte campagne de la part de l’opposition au gouvernement russe en exil, Yulia Navalnaya (l’épouse du défunt Alexeï Navalny) en tête. Cette dernière a en effet lancé une campagne anti-censure, demandant avec insistance à Apple et Google de supprimer MAX de leur store en ligne. Quelques semaines plus tard, Apple a finalement retiré l’application de l’App Store. Impossible toutefois de savoir si cette décision est liée à cette campagne ou à l’application des sanctions visant certaines entités russes.

L’un des objectifs de MAX était justement de réduire la dépendance de la Russie aux plateformes occidentales. Son éviction de l’App Store rappelle toutefois qu’une partie importante du parc mobile russe reste composée d’iPhone, et donc dépendante des décisions d’Apple.

Si cette suppression est la dernière escarmouche dans cette guerre sur plusieurs plans, il y a fort à parier que ce ne soit pas la dernière, dans un conflit où l’information, les plateformes numériques et les outils de communication sont devenus des enjeux stratégiques au même titre que les infrastructures physiques.

Le nouveau Siri pourrait revenir avec une bêta et même une liste d’attente

Nicolas Furno

vendredi 05 juin à 17:30

iOS

Sauf accident majeur, le nouveau Siri devrait être dévoilé par Apple dès lundi soir, lors du keynote inaugural de la WWDC 2026. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on aura un assistant vocal enfin correct dès l’installation des OS 27 en versions finales. D’après Mark Gurman, Siri resterait présenté comme une bêta, y compris dans les mises à jour distribuées (probablement) en septembre. Apple pourrait même introduire une liste d’attente et déployer la fonctionnalité progressivement, ce qui rappelle le lancement original d’Apple Intelligence.

Image iGeneration, photo de base Bloomberg.
Image iGeneration, photo de base Bloomberg.

En effet, quand la première version d’Apple Intelligence est sortie dans le courant de l’été 2024, il y avait une file d’attente pour tirer parti de la nouveauté. Alors même que l’on parlait d’une bêta d’iOS 18, alors même qu’il y avait de sérieuses restrictions géographiques, Apple avait prévu un temps d’attente pour les plus pressés. Néanmoins, cela n’avait pas duré, peut-être parce qu’il n’y avait pas tant d’intérêt que cela à l’époque. Il faut se rappeler que le tout nouveau Siri promis lors de la WWDC 2024 n’était pas au programme.

Apple publie la première bêta d

Apple publie la première bêta d'iOS 18.1 avec une liste d’attente pour Apple Intelligence

Cette fois, ce sera peut-être différent. Si Apple fournit enfin la fonctionnalité la plus demandée, à savoir un Siri vraiment plus malin qu’aujourd’hui, l’attrait pourrait être bien plus large. On peut imaginer que des utilisateurs activent les bêtas normalement destinées aux développeurs pour tester plus rapidement la mise à jour et la Pomme aura alors peut-être tout intérêt à prévoir un déploiement par vagues, pour gérer la demande. Ce sera encore plus vrai à l’automne, si le nouveau Siri est bien présent dans les versions finales des OS 27.

Les restrictions géographiques et linguistiques seront également sûrement au rendez-vous, elles aussi. On s’attend à un assistant limité à l’anglais et peut-être même uniquement sa variante américaine. On ne demande qu’à être contredit par Apple ce lundi, mais c’est l’hypothèse qui nous semble la plus probable, hélas.

Le Siri nouvelle génération pourrait bien parler uniquement en anglais au lancement

Le Siri nouvelle génération pourrait bien parler uniquement en anglais au lancement

Reste aussi la question du financement de ce nouveau Siri. L’assistant vocal a été jusque-là toujours gratuit, mais ses concurrents essaient souvent de faire payer les versions plus évoluées, basées sur des grands modèles de langage. À titre d’exemple, Amazon vient de sortir Alexa+ en France et il faut être abonné Prime ou souscrire à une formule dédiée pour en bénéficier.

Amazon lance en bêta Alexa+ en France, son assistant vocal dopé à l’IA

Amazon lance en bêta Alexa+ en France, son assistant vocal dopé à l’IA

On voit mal Apple ajouter un abonnement rien que pour Siri. En revanche, on pourrait aisément envisager une association à ses abonnements actuels. Deux options : soit iCloud+, qui propose déjà plusieurs services supplémentaires (dont la vidéo sécurisée pour les caméras HomeKit) quand on paie, soit Apple One qui rassemble plusieurs services en une seule offre. Ce sera peut-être un moyen supplémentaire de contrôler la demande initiale, en tout cas pendant la phase de bêta.

Siri : Apple va-t-elle faire payer son chatbot ?

Siri : Apple va-t-elle faire payer son chatbot ?

Comme le journaliste de Bloomberg le rappelle, la première version de Siri lancée en 2011 est restée deux ans en bêta. Cela peut sembler absurde aujourd’hui, mais à cette époque, c’était un produit vraiment novateur et impressionnant. On souhaite à son successeur d’être aussi mémorable…

Si vous n’étiez pas là en 2011, la toute première version de Siri était impressionnante… malgré quelques malentendus (je ne petit-déjeune pas à 20 h et 5 °C, c’est froid, Siri). Image iGeneration.
Si vous n’étiez pas là en 2011, la toute première version de Siri était impressionnante… malgré quelques malentendus (je ne petit-déjeune pas à 20 h et 5 °C, c’est froid, Siri). Image iGeneration.