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Netflix diffuse en direct avec un débit variable, ce qui améliore la qualité dans les cas difficiles

Pierre Dandumont

mardi 07 avril à 12:10

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Netflix propose de plus en plus d’événements en direct, et la société vient de donner des détails sur un changement important, qui a été mis en place fin janvier 2026 : l'encodage des flux en direct est passé d'une solution avec un débit constant (CBR) à un encodage avec un débit variable (VBR). Et ce n'est pas anodin.

Un encodage avec un débit constant (du 1080p à 5 Mb/s dans le cas de Netflix) a un avantage évident pour un service de streaming : le débit en sortie vers les utilisateurs est parfaitement prévisible. Si vous avez un million de personnes qui regardent un flux, le débit nécessaire va être « plat », c'est-à-dire sans variations importantes. C'est intéressant pour le service : l'ajout de serveurs en fonction du nombre de clients est là aussi prévisible, ce qui simplifie les choses. Le débit constant a tout de même deux défauts évidents. Le premier, encore dans le domaine du réseau, c'est que si la charge est prévisible, elle est aussi trop élevée : toutes les scènes d'un flux en direct n'ont pas besoin de la totalité de la bande passante. Le second défaut est lié : certaines scènes n'ont pas besoin de 5 Mb/s… et d'autres ont besoin d'un peu plus pour éviter les artefacts visuels.

L'ouverture nécessite peu de bande passante. Image Netflix.

Avec un débit variable, qui est tout de même limité à une valeur maximale (qui peut être un peu plus élevée que la valeur du flux à débit constant, sans que ce soit systématique), les scènes fixes ou avec peu de mouvements sont encodées avec un débit plus faible et celles qui bougent beaucoup ou qui contiennent des éléments difficiles à encoder — une pluie de confettis dans l'exemple — peuvent utiliser la totalité du débit alloué. Dans son exemple, Netflix indique qu'on passe sur un débit variable entre 2 et 5 Mb/s.

Une scène avec des confettis (ou de la pluie), a contrario, demande beaucoup de bande passante. Image Netflix.

Pour Netflix, l'intérêt principal est une réduction de la bande passante nécessaire : en moyenne, un flux à débit variable nécessite moins de bande passante que le même à débit constant (environ 10 % de gain). Pour les clients, il y a un avantage aussi : comme le débit moyen est plus faible, la liaison est plus stable. Les pauses liées à la mise en mémoire tampon (les flux en direct ne sont pas totalement en direct) sont réduites d'environ 5 %. C'est intéressant pour les appareils mobiles, car les performances des réseaux cellulaires sont plus variables que celles des réseaux fixes.

Un problème de serveurs

Pour le service, le passage en VBR amène un problème : il faut que le système qui alloue les ressources puisse prendre en compte le côté variable du débit. Le problème est simple : pendant une scène qui nécessite peu de débit, le système peut croire (à tort) que le serveur est sous-utilisé et peut accepter plus de clients, ce qui peut poser des soucis au moment de l'arrivée d'une scène lourde. Dans le post de blog, Netflix explique que la variation est donc prise en compte. La correction est aussi simple : l'allocation ne dépend plus de la bande passante elle-même mais du débit alloué au maximum à chaque flux.

Les variations du flux. En bleu, le débit constant. En orange, le débit variable. Image Netflix.

Du travail pour trouver les bons paramètres

Il y a aussi des détails sur la façon de mesurer la qualité et sur les réglages nécessaires. Par défaut, en allouant le même débit maximal aux flux constants et variables, les analyses automatiques de qualité montraient que le flux variable était moins bon dans certains cas. Il a donc fallu trouver le bon compromis entre un débit maximal plus élevé et la qualité, tout en gardant les avantages du flux variable, c'est-à-dire un débit moyen plus faible.

Le résultat, selon Netflix, est donc une réduction de la bande passante nécessaire sans impact visible pour les utilisateurs.

L’App Store, allié des dictatures : des VPN en moins en Russie, une messagerie supprimée en Chine

Nicolas Furno

mardi 07 avril à 11:39

App Store

Deux actualités récentes rappellent à quel point l’App Store comme seule option est une bénédiction pour une dictature. En Russie, plusieurs applications de VPN ont été retirées de la boutique à la fin du mois de mars, comme l’a noté le site russe Kod Durova, cité par Reclaim the Net. En Chine, Bitchat, la messagerie instantanée de Jack Dorsey qui peut fonctionner sans serveur grâce à une communication locale par Bluetooth, a fait les frais de la politique du gouvernement et elle n’est plus distribuée sur l’App Store, comme l’a relevé MacObserver.

Image iGeneration.

Ce constat n’est pas nouveau et les régimes autoritaires du monde ont déjà régulièrement demandé à Apple de retirer des apps de sa boutique. La Russie a fait un gros ménage sur les VPN à l’été 2024, supprimant une centaine de grands noms du secteur. La purge effectuée il y a quelques semaines correspond à des services moins connus, qui ont peut-être gagné en popularité suite au blocage des autres apps.

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L'été a vu disparaitre 98 VPN de l'App Store russe

La Chine censure internet depuis bien des années et bloque la majorité des services occidentaux. L’App Store centralisé lui facilite le travail du côté des produits pommés, puisqu’il lui suffit de demander à Apple de supprimer une app pour faire disparaître son usage. L’État chinois a utilisé ce levier à plusieurs reprises et exige désormais systématiquement que chaque développeur fournisse une documentation spécifique pour espérer distribuer son app dans le pays.

Censure, sécurité des données : les compromissions d

Censure, sécurité des données : les compromissions d'Apple en Chine

Apple cède à la Chine et demande une autorisation pour publier sur l

Apple cède à la Chine et demande une autorisation pour publier sur l'App Store chinois

En bref, ces deux dernières nouvelles n’ont rien de surprenant, mais elles constituent un bon rappel de l’un des principaux inconvénients de l’App Store. Dans ce contexte, avoir une boutique unique contrôlée par une entreprise favorise davantage les régimes autoritaires que les utilisateurs. Même si la Chine comme la Russie peuvent tout à fait bloquer des services sur les ordinateurs traditionnels, cela leur demande davantage d’efforts, faute d’autorité centrale sur les apps que l’on peut installer via son navigateur web.

Apple accusée d’avoir aspiré YouTube pour nourrir son IA

Félix Cattafesta

mardi 07 avril à 10:04

iOS

L’IA est un véritable casse-tête juridique, et Apple pourrait en faire les frais. Trois Youtubeurs ont porté plainte contre la Pomme et l’accusent d’avoir violé le droit d’auteur en ayant utilisé des millions de vidéos YouTube pour entraîner ses modèles d'IA. Le procès a été intenté le 3 avril devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie.

Image Pixabay

La démarche est menée par Ted Entertainment, maison-mère des chaînes h3h3Production. Deux chaînes consacrées au golf participent également à cette action en justice, à savoir MrShortGameGolf et Golfholics. Le trio affirme qu'Apple a « délibérément contourné » les mesures de protection de YouTube contre le scraping de vidéos, et qu’elle en a « tiré un profit considérable ». Les trois chaînes ont aussi attaqué d’autres entreprises comme Meta, Nvidia ou ByteDance pour des raisons similaires.

La plainte fait référence à un article scientifique rédigé par des chercheurs d'Apple dans lequel ils révèlent avoir utilisé Panda-70M pour l'entraînement d’un modèle d’IA. Créé par Snap, Panda-70M est une large base de données de vidéos comprenant « 70 millions de vidéos légendés de haute qualité » destinée à des fins de formation d’IA. Selon Ted Entertainment, plus de 400 vidéos des chaînes h3h3 sont présentes dans le paquet.

Selon la plainte, Panda-70M ne contient pas directement les fichiers vidéo et se compose exclusivement de liens vers du contenu YouTube. Autrement dit, une entreprise voulant s’en servir doit les récupérer par ses propres moyens. Le trio accuse donc Apple d’avoir mis en place « des programmes automatisés de téléchargement de vidéos associés à des machines virtuelles qui changeaient régulièrement d'adresse IP afin d'éviter toute détection et tout blocage, ce qui a permis l'accès non autorisé et l'extraction massive de vidéos ».

Ce n’est pas la première fois qu’Apple reçoit des accusations du genre. À l’été 2024, il avait été révélé que la Pomme avait fait appel à une base de données reposant sur les sous-titres de vidéos YouTube portant sur plus de 170 000 vidéos. Apple s’était défendue en affirmant qu’elle n’utilisait pas cette base pour ses fonctions d’IA ou pour le futur Apple Intelligence, et qu’elle n’avait pas prévu d’en créer une seconde version.

Source :

iPhone Fold : le pli serait plus difficile à prendre que prévu

Christophe Laporte

mardi 07 avril à 08:25

iPhone

L’optimisme était de mise hier alors que nous évoquions le lancement, chez Foxconn, des premières séries de production de test pour l’iPhone Fold. Mais le réveil est un peu brutal ce matin. Si l'on pensait la machine enfin lancée, Nikkei Asia vient doucher les espoirs en révélant les coulisses d’un développement bien plus tourmenté qu’anticipé. À Cupertino, le passage de la théorie à la pratique industrielle semble se heurter à un mur de complexité technique.

iPhone pliable : Foxconn aurait lancé une production de test

iPhone pliable : Foxconn aurait lancé une production de test

Une phase de test sous haute tension

Apple traverse actuellement une zone de turbulences durant la phase de tests d'ingénierie. Ces complications, plus profondes que de simples ajustements de routine, font peser une menace directe sur le calendrier de production de masse et, par extension, sur la date de disponibilité pour le grand public. Selon plusieurs sources proches du dossier, ces défis techniques pourraient, dans le pire des scénarios, repousser les premières livraisons de plusieurs mois.

Le signal d'alarme a d'ailleurs commencé à résonner dans la chaîne d’approvisionnement. Certains fournisseurs de composants ont déjà été officiellement avertis : le calendrier de production initial risque de glisser. S'il n'est pas rare qu'Apple souffle le chaud et le froid avec ses partenaires pour maintenir une pression constante, le chantier actuel est d'une tout autre nature. Apple s'aventure ici sur un terrain où son expérience est encore balbutiante, et les premiers retours de production test soulignent la nécessité de délais supplémentaires pour affiner les ajustements nécessaires.

Un mois de mai décisif

Le calendrier est désormais serré. Le mois d'avril marque une étape cruciale avec les tests de vérification technique (EVT), une phase qui doit se prolonger jusqu'au début du mois de mai et qui déterminera la viabilité du projet à court terme. Fait notable : ces retards potentiels n'auraient aucun lien avec une éventuelle pénurie de matériaux ou de composants. Le problème est purement structurel. Les solutions techniques actuellement sur la table ne suffiraient pas encore à résoudre les défis d'ingénierie posés par un tel format.

Image Prosser/FPT

Pour maintenir un lancement traditionnel en fin d'année, Apple doit habituellement suivre une chorégraphie industrielle millimétrée. Chaque nouveau modèle transite par un entonnoir rigoureux, allant de l'introduction du nouveau produit aux tests de validation de conception et de production, avant d'aboutir à la fabrication de masse. Ces étapes impliquent le passage au crible de centaines de milliers d'unités de test afin d'éradiquer le moindre défaut de conception. Dans le cas de l'iPhone Fold, le grain de sable actuel dans l'engrenage de ces phases de vérification pourrait bien forcer la firme à revoir ses ambitions temporelles.

Apple espère produire 7 à 8 millions d’unités en 2026

Pour Cupertino, l'enjeu dépasse la simple prouesse technique. Apple tablait initialement sur une production oscillant entre 7 et 8 millions d'unités d'ici la fin de l'année. Un volume conséquent pour un produit de première génération, capable à lui seul de dynamiser un secteur des smartphones pliables qui devrait croître de 30 % cette année. Si Apple parvient à redresser la barre d'ici l'été, l'iPhone Fold pourrait transformer l'essai. Dans le cas contraire, le marché devra encore patienter avant de voir si la Pomme est capable de réinventer le genre.

App Store : le mystère des mises à jour « fantômes » signées Apple

Christophe Laporte

mardi 07 avril à 07:30

App Store

C’est un petit manège discret qui s’opère actuellement dans les rayons de l’App Store, et il ne passe pas inaperçu auprès des observateurs les plus attentifs. Apple effectue une série de mise à jour sur des applications tierces, sans que les développeurs originaux ne soient directement aux manettes.

Image : ilgmyzin - Unsplash

Depuis quelques jours, les notes de mises à jour de plusieurs titres affichent un message pour le moins inhabituel, rédigé directement par la firme de Cupertino. La formule est laconique : « Cette mise à jour d'Apple améliorera les fonctionnalités de cette application. Aucune nouvelle fonctionnalité n'est incluse. »

La liste des applications concernées ressemble à un inventaire à la Prévert, mêlant des blockbusters comme Candy Crush Soda Saga ou Mortal Kombat à des outils plus techniques tels que Duet Display, le lecteur VLC, ou encore des utilitaires comme Sentry Mobile, Seafile et Bluetti.

Sous le capot, le flou artistique

Si l'intention de fluidifier le fonctionnement des apps est louable, la nature exacte de cette intervention reste mystérieuse. Apple ne détaille à aucun moment les leviers actionnés derrière ce message sibyllin. Sur Reddit, un développeur a d'ailleurs fait part de sa surprise en constatant que la Pomme avait injecté ce texte dans une mise à jour de son app affichant exactement le même numéro de version et le même contenu qu'une mouture précédente.

Le profil des heureux élus ne permet pas non plus de dégager de tendance claire : ce coup de pinceau frappe aussi bien des vieilleries oubliées que des titres mis à jour la semaine passée. Pour ne rien arranger au mystère, les premières analyses de code effectuées par nos confrères de MacRumors n'ont révélé aucun changement tangible dans les entrailles des binaires concernés. Apple se contente sans doute de re-signer les apps avec ses derniers certificats ou d'ajuster quelques paramètres de distribution côté serveur pour garantir leur pérennité sur les dernières versions d'iOS.