Voici une petite nouveauté très appréciable pour tous ceux qui écrivent dans différentes langues sur leur iPhone ou iPad. Apple a enfin amélioré la gestion de la ponctuation automatique dans ses OS 27, si bien que l’on a les bons signes, déduits du contexte linguistique à tout moment. C’est le cas pour les guillemets, notamment : en écrivant en français, on aura les bons signes typographiques (« »), mais si on passe ensuite à l’anglais, le système insérera automatiquement les symboles corrects (“ ”).
Démonstration de la fonctionnalité. Image iGeneration.
Cette fonctionnalité dépend de deux réglages. D’une part, il faut un clavier bilingue avec les deux langues que vous comptez employer. C’était l’une des nouveautés d’iOS 18, on peut définir deux langages pour un même clavier virtuel et choisir une disposition commune (AZERTY, par exemple). Avec cette configuration, le système corrigera automatiquement ce que vous saisissez et fera ses prédictions dans la langue active, avec possibilité de passer de l’une à l’autre à la volée.
Autre option à activer dans les réglages du clavier, la « ponctuation intelligente ». C’est elle qui convertit la touche " vers les bons guillemets selon la langue détectée. Jusque-là, iOS se contentait du langage principal du clavier pour insérer toujours le même caractère. iOS 27 améliore ce point, en utilisant le bon symbole en fonction du contexte et d’après mes tests, cela fonctionne aussi bien qu’on pouvait l’espérer.
Malheureusement, macOS 27 n’a pas droit à la nouveauté. Alors que le système dédié aux Mac sait pourtant corriger l’orthographe selon la langue identifiée, il propose un réglage unique pour gérer les guillemets, si bien que si vous choisissez la version française, vous les aurez systématiquement, même en écrivant en anglais.
Le cas échéant, sachez que les caractères anglophones peuvent être insérés sur un clavier AZERTY avec ⌥" et ⌥⇧" pour respectivement les ouvrir et les fermer. En français, il faut utiliser ⌥è pour ouvrir et ⌥⇧è pour fermer les guillemets.
Il est bien loin le temps où la seule menace dont les utilisateurs devaient se méfier prenait la forme d'un simple virus. Aujourd'hui, les vecteurs d'attaque pullulent et les méthodes des escrocs gagnent sans cesse en sophistication. À la faveur des fuites de données qui se multiplient, les malandrins sont désormais capables de monter des attaques sur mesure, par nature beaucoup plus difficiles à déceler pour les victimes. Pour tenter d'endiguer ce phénomène, iOS 27 s'arme d'un tout nouveau framework conçu pour contrer les attaques d'ingénierie sociale en temps réel, qu'elles sévissent par le biais d'un appel téléphonique, d'un SMS ou d'un courriel. Son nom ? Trust Insights.
L'utilisateur, la faille de sécurité ultime
Comme l'explique très justement Apple, l'ingénierie sociale est une véritable plaie à détecter de manière automatisée. La raison est simple : dans la majorité des cas, c'est l'utilisateur lui-même qui effectue l'action, de manière « authentifiée et légitime ». Le système n'y voit que du feu, puisque c'est le propriétaire de l'appareil qui appuie sur le bouton.
Ces dernières années, les arnaques au faux support technique, les usurpations d'identité d'autorités publiques ou les fameuses escroqueries du "proche en détresse" sont devenues monnaie courante. Un fléau d'autant plus inquiétant qu'il est aujourd'hui dopé par la démocratisation et l'accessibilité des deepfakes générés par l'intelligence artificielle.
Une analyse comportementale locale
Pour tenter de briser ce cercle vicieux, Apple dégaine donc Trust Insights. Ce framework a la particularité de fonctionner principalement en local. Son rôle est de mouliner tout un tas de signaux silencieux, en analysant « les schémas d'interaction, le timing, le contexte et les données de base des capteurs ».
Concrètement, s'il flaire que l'utilisateur est sous l'emprise d'un escroc qui le guide pas à pas au téléphone, Trust Insights tire la sonnette d'alarme et attribue un niveau de risque, moyen ou élevé. Libre ensuite à l'application d'agir en conséquence : elle peut afficher des avertissements bloquants, imposer un délai avant de valider l'action, ou exiger des étapes de vérification supplémentaires.
Vie privée oblige, Apple insiste lourdement sur un point : Trust Insights ne va en aucun cas fouiller dans le contenu de vos photos, de vos messages ou de l'application Mail. Le système se contente d'évaluer des signaux comportementaux sur l'appareil, jette les données brutes dans la foulée, et ne transmet qu'une unique valeur de sortie aux serveurs d'Apple. Cette valeur chiffrée peut ensuite être croisée avec les informations du compte Apple de l'utilisateur afin d'y déceler une éventuelle activité anormale, avant que le framework ne rende son verdict final sur la probabilité de l'arnaque.
Bien sûr, il sera toujours possible de désactiver cette vigie numérique dans les Réglages d'iOS. Mais Apple a pensé à tout : une période de latence pourra être imposée lors de la désactivation afin de « protéger les utilisateurs qui auraient pu être manipulés pour la désactiver ». Malin.
Cinq grands chantiers pour les développeurs
Dans un premier temps, ce nouveau filet de sécurité couvrira cinq grandes catégories d'opérations, détaillées par Apple lors d'une session de la WWDC :
.payment : tout échange d'actifs, de contenu ou d'argent (y compris les achats in-app).
.account : la mise à jour des détails du compte ou des informations de sécurité.
.resourceUse : les requêtes vers une infrastructure coûteuse ou restreinte, comme l'inférence d'une IA.
.communication : l'envoi de messages, la soumission de formulaires ou la signature de documents.
.other : un filet de sécurité "fourre-tout" pour les opérations qui n'entrent pas dans les cases précédentes.
Si les développeurs doivent se rabattre sur la catégorie .other, Apple les encourage vivement à faire remonter leurs besoins spécifiques via le Feedback Assistant. Le constructeur ne s'arrête pas là et leur demande également de partager l'impact qu'a eu Trust Insights sur les transactions, et de signaler, lorsque c'est possible, les fraudes avérées. Une boucle de rétroaction indispensable pour permettre au constructeur d'affiner son système de détection au fil du temps.
Lorsque le cycle de développement des bêtas sera achevé, il faudra s'amuser à faire le classement des logiciels système d'Apple qui ont le moins évolué cette année. À ce petit jeu, tvOS 27 devrait sans peine apparaître en très bonne position. En grattant un peu, le système pour Apple TV comporte toutefois quelques nouveautés.
Une refonte pour Podcasts
La plus visible est sans doute l'application Podcasts, qui a été revue en profondeur. Elle a même eu le droit à une mention dans le communiqué de presse d'Apple, c'est dire. Sur tvOS, Apple Podcasts bénéficie d'une refonte complète avec la lecture native des podcasts vidéo, une nouvelle barre de navigation latérale pour faciliter l'exploration, et la prise en charge des illustrations spécifiques créées par les auteurs pour leurs émissions et épisodes. Cette mise à jour simplifie grandement la découverte et le visionnage de contenus vidéo sur grand écran.
AutoMix et Lossless haute résolution pour Apple Music
tvOS 27 comble également son retard en intégrant des fonctions d'Apple Music déjà présentes sur iPhone et iPad, mais qui manquaient curieusement à l'appel sur l'Apple TV.
Pour la première fois, la fonction AutoMix fait son apparition sur le téléviseur pour assurer les transitions musicales. Si vous organisez une soirée ou si vous souhaitez simplement faire cracher vos morceaux favoris sur les plus grosses enceintes de la maison, vous pourrez profiter de ces enchaînements fluides, façon DJ, qu'Apple a d'ailleurs peaufinés cette année.
L'audio Lossless haute résolution (Hi-Res Lossless) est l'autre ajout de taille. En plus du format Lossless standard, Apple Music apporte cette qualité supérieure à tvOS. Les abonnés équipés d'un matériel audio externe compatible pourront ainsi profiter de leur musique avec la meilleure qualité possible et vivre une expérience sonore digne d'un studio, directement depuis leur Apple TV 4K.
Mettre à jour l'Apple TV depuis l'application Maison
Historiquement, l'application Maison de l'iPhone a toujours été le centre de contrôle privilégié pour mettre à jour le logiciel des HomePod. Avec iOS 27 et tvOS 27, la logique est poussée jusqu'au bout : vous pourrez également y gérer les mises à jour de votre Apple TV.
Les boîtiers apparaîtront désormais au même endroit, dans le menu Mise à jour logicielle des réglages du domicile, vous permettant de télécharger et d'installer les dernières versions de tvOS en toute simplicité.
Un texte plus lisible grâce à Dynamic Type
La taille du téléviseur, le recul dans le canapé et l'acuité visuelle varient considérablement d'un utilisateur d'Apple TV à l'autre. Dans tvOS 27, Apple intègre une fonction d'accessibilité bienvenue pour garantir que l'interface soit lisible par tous : la prise en charge de tailles de texte plus grandes via la fonction système Dynamic Type.
Grâce à un curseur, vous pourrez définir la taille du texte souhaitée pour le contenu des applications. tvOS 27 se chargera ensuite de l'ajuster automatiquement pour vous dans toutes les applications compatibles.
Bonus : les « Téléchargements intelligents »
Il faut bien avouer que cette nouveauté ne s'accompagne pour l'instant d'aucun détail, c'est pourquoi elle figure ici au rang de « bonus ».
Lors de la présentation de ses nouveaux systèmes d'exploitation à la WWDC, Apple a diffusé une diapositive listant des centaines de nouvelles fonctionnalités et de petits changements. Sur celle-ci, on pouvait furtivement y lire la mention : « Téléchargements intelligents sur Apple TV ». Il faudra patienter pour en découvrir le fonctionnement exact.
Le vrai plat de résistance sera matériel
Mais concernant l'Apple TV, la grosse nouveauté devrait se situer sur le plan matériel. Le petit boîtier devrait enfin avoir le droit à sa mise à jour d’ici la fin de l’année. Taillée pour fonctionner avec le nouveau Siri et équipée d'un système sur puce nettement plus puissant, cette nouvelle génération risque cependant de coûter très cher, surtout au vu de l'augmentation déjà constatée sur le modèle actuel.
Le traditionnel ballet estival des bêtas d'Apple bat son plein. Entamé il y a près d'un mois, le cycle de développement d'iOS 27 est pour le moment l'apanage des développeurs. Mais la bascule approche : le grand public pourra très bientôt mettre les mains dans le cambouis. Si Apple n'a absolument rien confirmé de façon officielle, la première bêta publique d'iOS 27 est attendue pour le courant du mois de juillet, ce qui laisse supposer que son lancement est désormais imminent.
L'attente ne devrait plus être très longue. Comme le fait judicieusement remarquer MacRumors, la firme de Cupertino a pour habitude de lâcher ses premières bêtas publiques entre le 10 et le 20 juillet. Si l'an dernier a fait figure d'exception avec un lancement particulièrement tardif le 24 juillet (un retard sans doute imputable au vaste chantier de refonte Liquid Glass), les cuvées précédentes se sont montrées bien plus ponctuelles, s'intercalant généralement entre le 11 et le 15 juillet, à l'image d'iOS 16, 17 et 18.
Dès que le feu vert sera donné, l'installation de cette version préliminaire sera gratuite et accessible à tous, pour peu que vous possédiez un appareil compatible. Voici la marche à suivre pour être dans les starting-blocks :
Inscrivez-vous gratuitement sur le portail officiel beta.apple.com.
Sur votre iPhone, rendez-vous dans Réglages > Général > Mise à jour logicielle, puis touchez l'option Mises à jour bêta.
Sélectionnez iOS 27 Public Beta (si l'option n'apparaît pas, n'hésitez pas à redémarrer votre appareil) et laissez-vous guider par les instructions à l'écran.
Note pour les plus impatients : le canal des développeurs est d'ores et déjà ouvert à tous gratuitement. Il est donc techniquement possible d'installer la bêta développeur dès aujourd'hui sans attendre la version publique.
Un atout indéniable pour les utilisateurs prudents
Pour les utilisateurs précautionneux, le canal des bêtas publiques présente un véritable avantage. Lors de son cycle de développement, Apple propose systématiquement une nouvelle bêta en premier lieu à ses développeurs. Ce n'est que quelques heures, voire quelques jours plus tard, que cette même version est poussée sur le canal grand public. En théorie, les développeurs essuient les plâtres, ce qui limite grandement pour vous le risque de vous retrouver avec une très mauvaise surprise, comme une mise à jour qui provoquerait de gros problèmes lors de l'installation.
On ne le répétera jamais assez pour autant : installer un système d'exploitation en cours de développement n'est pas un acte anodin. Même si cette mouture publique vous préserve des bugs critiques de la première heure, iOS 27 n'échappera pas à son lot de petits dysfonctionnements, de ralentissements et d'incompatibilités.
Certaines de vos applications fétiches pourraient tout simplement refuser de s'ouvrir, et les pépins peuvent également s'étendre à des services essentiels comme CarPlay. Avant de franchir le Rubicon, une sauvegarde complète de votre iPhone est donc absolument impérative. L'idéal reste bien entendu de reléguer ces expérimentations à un iPhone secondaire, si vous avez la chance d'en posséder un.
Précisons qu'à travers ce programme, vous pouvez également installer les dernières bêta d'iPadOS, macOS Golden Gate, tvOS 27, watchOS 27 et même la version 27 du logiciel du HomePod.
Une rumeur qui attribuait une mémoire flash QLC à l’iPhone 16 Pro, totalement erronée à l’époque, refait surface cette fois pour l’iPhone 18 Pro, comme le rapporte AppleInsider. Si à l’époque cette idée ne faisait pas tellement sens, résumant l’économie à des bouts de chandelles pour un impact significatif sur les performances, elle pourrait bien être beaucoup plus logique par les temps qui courent.
Une mémoire flash moins rapide à venir sur l’iPhone 18 Pro ?
Dans un premier temps, il faut distinguer les nuances entre les différentes puces de mémoire flash. Actuellement, Apple utilise vraisemblablement de la mémoire dite « TLC », pour Triple-Level Cell, sur ses iPhone 17 Pro. C’est l’option la plus intéressante pour avoir une vitesse suffisamment élevée, tout en restant dans des tarifs raisonnables. Or, la rumeur prête à Cupertino la volonté de laisser les stockages les plus faibles, à savoir 256 et 512 Go en TLC, mais de faire passer les versions 1 To et 2 To en QLC (Quad-Level Cell). Pourquoi ?
En effet, le passage de la flash TLC à la QLC implique une différence de performances tout de même sensible. Si elle ne se révèlera pas dans une utilisation « normale », pour l’usage internet ou consultation de contenus en tout genre, le déficit de vitesse des puces QLC pourrait se ressentir pour les utilisateurs dits professionnels, qui utilisent leur appareil pour de la vidéo 4K, du transfert de grandes quantités de données, etc.
À l’époque de l’iPhone 16 Pro, la rumeur n’avait que peu de logique : les puces de mémoire flash étaient disponibles en grande quantité, et la différence de tarif entre mémoire TLC et QLC ne justifiait pas le déficit de performances entre les deux. Mais en 2026, en pleine RAMpocalypse, les choses pourraient être radicalement différentes. Ainsi, les puces TLC sont non seulement devenues bien plus chères qu’il y a deux ans, mais surtout, elles sont devenues bien plus difficiles à trouver en quantités suffisantes pour une entreprise comme Apple, d’autant plus dans les capacités qui abordent voire dépassent le To.
Apple pourrait donc passer à la flash QLC pour une partie de la production des iPhone 18 Pro/Pro Max 1 To, et pour la totalité des versions 2 To.
Il reste cependant à relativiser : dans un premier temps, ce n’est qu’une rumeur, qui s’est déjà avérée inexacte pour l’iPhone 16 Pro. Ensuite, s’il existe bien une différence de performances (et de longévité, une cellule étant plus souvent utilisée quand elle contient 4 bits que quand elle en contient 3) entre TLC et QLC, elle ne pourrait être que marginale voire imperceptible sur une utilisation dans un smartphone, hors cas extrême. Et entre un iPhone impossible à produire en quantité et perdre un peu en performances, il est possible qu’Apple ait fait le choix n°2, afin de soutenir la demande.