Le passage sur la gravure en 2 nm de TSMC pourrait permettre à Apple d'améliorer de façon assez large les performances ou la consommation de ses puces A20 et A20 Pro, attendues dans les iPhone 18 à l'automne. En effet, l'A19 et l'A19 Pro ont déjà montré qu'Apple pouvait offrir de bien meilleurs résultats sans modifier drastiquement la gravure.

Les puces de la génération A18 sont gravées en N3E chez TSMC, un processus de classe 3 nm. Il faut bien comprendre que la valeur en nanomètre est plus un indicateur sur la génération qu'une véritable mesure physique : le 3 nm est plus petit que le 4 nm et plus gros que le 2 nm… mais ne mesure pas réellement 3 nm pour les transistors. Les puces de la génération A19, elles, sont en N3P, une évolution mineure qui doit en théorie amener des gains faibles (de l'ordre de 4 % selon TSMC) mais Apple a obtenu nettement plus, tout en réduisant la taille de la puce.
Une analyse de l'A19 Pro d'Apple montre des changements plus importants que prévu sur la gravure
Le 2 nm permet deux voies
Le 2 nm, attendu avec les puces de la génération A20, devrait permettre des gains plus importants que le passage du N3E au N3P et Apple, comme souvent quand on modifie la gravure, a deux voies possibles, plus ou moins opposées.
La première, mise en avant par Wccftech, est assez classique : profiter de l'augmentation de la densité de la gravure pour produire une puce plus petite. Passer d'une gravure en 3 nm à une gravure en 2 nm permet de mettre plus de transistors sur la même surface et donc — mécaniquement — de produire des puces plus petites si le nombre de transistors est à peu près stable. La gravure permet aussi de consommer moins à fréquence identique, mais les concepteurs de puces préfèrent généralement augmenter la fréquence pour garder une consommation constante entre les générations en améliorant les performances. En suivant cette voie, une puce A20 serait plus compacte et plus rapide qu'une puce A19 sans consommer plus.

La seconde, envisageable pour Apple, est de profiter des transistors supplémentaires pour améliorer les puces, en partant sur une surface à peu près constante. L'A19 était une puce plus petite que l'A18, mais Apple pourrait augmenter la taille de l'A20 tout en restant aux environs de 100mm2. Le passage en 2 nm pourrait en effet être le bon moment pour augmenter un peu le nombre de cœurs dans les puces. Depuis l'A11, Apple utilise une architecture 2+4 pour le processeur, qui commence à montrer ses limites avec deux cœurs performants et quatre cœurs basse consommation. Dans les puces M, Apple a déjà augmenté le nombre de cœurs avec la version M4 (qui est passé en 4+6) et donc un A20 Pro en 4+4 serait un bon choix pour augmenter les performances.
Dans le cas du GPU, Apple intègre six cœurs depuis l'A17 Pro, et en intégrer sept ou huit dans l'A20 pro pourrait permettre d'augmenter les performances graphiques sans augmenter la fréquence du GPU. Cette augmentation du nombre de cœurs pourrait aussi être accompagnée de plus de mémoire cache pour améliorer les performances.
Dans les deux voies possibles, la génération A20 devrait de toute façon offrir de meilleures performances que la génération A19 de façon assez large, tout du moins si la gravure en 2 nm de TSMC tient ses promesses. La gravure dans les usines d'Intel, elle, n'est pas attendue aussi vite, ni forcément dans des puces aussi importantes pour les finances d'Apple.
Intel aurait déjà commencé la production test pour Apple
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