Avec plusieurs milliers d’emojis déjà disponibles, peut-on encore manquer de représentations pour certaines choses ? Manifestement oui. Même si le rythme d’ajout ralentit, le consortium Unicode vient de dévoiler neuf nouvelles propositions d’emojis. Les voici :
Un visage qui plisse les yeux
Un geste de pouce pointant vers la gauche
Un geste de pouce pointant vers la droite
Un papillon monarque (en complément du papillon générique existant)
Un cornichon (à distinguer du concombre)
Un phare
Un météore (par opposition à une comète)
Une gomme pour effacer les marques de crayon
Un filet avec manche, comme ceux utilisés pour attraper des insectes (dédicace aux joueurs d’Animal Crossing)
Les neuf emojis proposés pour Emoji 18.0. Leur look pourra être adapté par chaque éditeur.
En tenant compte des déclinaisons de couleur de peau prévues pour deux de ces emojis, la liste atteint un total de 19 nouveaux symboles. Tous sont actuellement candidats pour le futur catalogue Emoji 18.0, qui est encore à l’état de projet et reste donc susceptible d’évoluer.
D’ici septembre 2026, le consortium Unicode doit procéder à plusieurs séries d’examens supplémentaires, ce qui signifie que certaines propositions pourraient être écartées en cours de route. C’est rare, mais c’est arrivé récemment : l’emoji de pomme croquée, proposé fin 2024, n’a finalement pas été intégré à Emoji 17.0. Il a été repoussé vers la version provisoire d’Emoji 18.0, avant que sa suppression ne soit à nouveau recommandée.
La version finale d’Emoji 18 est prévue pour septembre 2026. Il faudra ensuite patienter encore quelques mois avant que ces nouveaux emojis n’arrivent dans les systèmes d’exploitation d’Apple et des autres éditeurs. On attend d’ailleurs encore l’intégration des nouveaux éléments d’Emoji 17.0, dont le coffre à trésor et la tête à deux doigts d’exploser.
Bonne nouvelle pour ceux qui guettaient son retour : l’iPhone 16e est à nouveau disponible à 599 € chez Amazon. À ce tarif, le dernier iPhone d’entrée de gamme d’Apple redevient une option très sérieuse pour qui cherche un modèle neuf, performant et durable, sans exploser le budget.
Image : iGeneration
L’iPhone 16e a repris le flambeau de l’iPhone SE avec une formule nettement plus moderne. Apple a enfin tourné la page du bouton Touch ID au profit de Face ID, aussi bien pour le déverrouillage que pour les paiements via Apple Pay. L’écran est sensiblement plus grand, le bouton Action personnalisable fait son apparition, l’autonomie progresse nettement et la partie photo, sans être spectaculaire, gagne en cohérence et en qualité au quotidien. Surtout, la puce embarquée est la même que celle de l’iPhone 16, ce qui garantit d’excellentes performances sur la durée et la compatibilité avec les fonctions d’Apple Intelligence, un point clé pour les années à venir.
Évidemment, tout n’est pas parfait. Apple a fait des choix pour contenir le prix : un seul capteur photo à l’arrière, pas de MagSafe — même si une coque compatible permet d’en récupérer une partie des usages — et l’absence de puce UWB, pratique pour la localisation ultra-précise des AirTag. Des concessions réelles, mais qui ne gêneront pas tous les utilisateurs, loin de là.
D’autant que la suite n’est pas immédiate. L’iPhone 17e est bien attendu dans quelques mois, mais rien n’indique qu’il bouleversera radicalement la donne, ni qu’il sera lancé à un tarif aussi accessible. En attendant, à 599 €, l’iPhone 16e coche beaucoup de cases et reste l’un des rares moyens d’acheter aujourd’hui un iPhone neuf, moderne et suivi sur le long terme à un prix raisonnable.
C’est le petit frisson de janvier pour les observateurs de l'écosystème Apple : la publication des chiffres d'adoption du dernier système mobile. Mais cette année, la lecture des graphiques de StatCounter a de quoi laisser pantois. À en croire le service de mesure d'audience, iOS 26 serait un véritable accident industriel, boudé massivement par les utilisateurs. Cela a donné lieu ici ou là à des articles alarmistes quant au succès du nouveau logiciel système d’Apple.
La réalité, on s'en doute, est bien plus nuancée. Et surtout, bien plus complexe qu'une simple lecture de courbes.
Le choc des chiffres : une chute de façade
Le constat dressé par StatCounter est brutal. Quatre mois après son lancement en septembre dernier, iOS 26 ne serait installé que sur 15 % du parc d’iPhone. Un chiffre famélique si on le compare à la même période l'an passé : en janvier 2025, iOS 18 trônait fièrement sur 63 % des appareils.
Si l'on suit cette logique, le taux d'adoption aurait été divisé par quatre en un an. De quoi alimenter les thèses les plus sombres sur le désintérêt des utilisateurs pour les nouvelles fonctionnalités d'Apple. Sauf que ces données ne reflètent pas la réalité des poches des utilisateurs, mais simplement l’aveuglement progressif des outils de mesure web.
Pourquoi StatCounter ne voit plus rien
Le problème n’est pas statistique, il est technique. Avec iOS 26, Apple a appliqué à l'iPhone la même recette radicale qu’au Mac depuis quelques années : le « gel » du User-Agent.
Pour protéger la confidentialité et lutter contre le fingerprinting (le pistage par les caractéristiques uniques du navigateur), Safari sur iOS 26 refuse désormais de décliner sa véritable identité aux sites web.
Non, Catalina n’est pas utilisé par 2/3 des utilisateurs Mac en décembre 2025 !
L’identité fantôme : Un iPhone sous iOS 26 se présente désormais aux serveurs comme un appareil tournant sous iOS 18. La conséquence : StatCounter, qui se base sur cette signature pour ses calculs, comptabilise des millions d'utilisateurs "à jour" dans la colonne des anciennes versions.
C’est le syndrome macOS Catalina : sur le web, la part de marché de cette vieille version de 2019 reste anormalement élevée car tous les Mac récents (sous Sonoma ou Sequoia) se cachent derrière cette étiquette. L'iPhone vient de rejoindre ce grand bal masqué.
La vérité est dans les applications
Pour trouver les vrais chiffres, il faut quitter le web et regarder du côté des développeurs. Des services comme TelemetryDeck, qui s’appuient sur des SDK intégrés directement au cœur des applications, n'ont pas ce problème. Ils interrogent directement le système et obtiennent la réponse brute, sans le filtre de Safari.
Le verdict est sans appel : l’adoption d’iOS 26 dépasse les 60 %, un score en parfaite adéquation avec les performances historiques d’Apple. Le "flop" n'existe tout simplement pas.
Un silence de la Pomme qui alimente le flou
On pourrait évidemment s'épargner ces débats d'experts si Apple ne se montrait pas aussi avare en données officielles. Le portail Apple Developer reste la source ultime, mais ses mises à jour sont trop rares — souvent deux ou trois fois par an.
En laissant ainsi un vide communicationnel, Cupertino laisse le champ libre aux interprétations erronées. Il n’y aurait pourtant aucun débat si Apple communiquait un peu plus souvent sur l'état de son parc, par exemple via un bulletin mensuel, plutôt que de laisser les outils web s'embourber dans des mesures devenues obsolètes par sa propre politique de confidentialité.
Bref, si vous lisez ici ou là qu'iOS 26 est un échec, vous saurez désormais à quoi vous en tenir. Apple a réussi son coup : rendre ses utilisateurs indétectables pour les publicitaires du web, quitte à fausser la perception de son propre succès. Le prix de la vie privée, en quelque sorte.
Samsung est en train de transformer une crise mémoire en machine à cash, et tout le monde se bouscule devant sa porte – y compris Apple, qui réserve des chambres d’hôtel à rallonge en Corée pour rester dans la file. L’IA a mis le feu au marché de la DRAM, et entre un Galaxy S26 qui se prépare à coûter plus cher et des iPhone négociés chambre par chambre à Hwaseong, on voit très bien qui a le pouvoir de dire non.
Samsung fait la course en tête, et impose son rythme et ses tarifs, jusqu’à ses propres filiales. Image Samsung.
Les fondeurs tiennent le marché en otage
Côté chiffres, Samsung affiche un trimestre que beaucoup de constructeurs de smartphones lui envieraient , comme le rapporte 9to5Google : 25,9 milliards de dollars de revenus pour la division RAM sur le seul Q4 2025, en hausse de 34 % par rapport au trimestre précédent. La mémoire représente désormais 40 % des ventes du groupe, avec un mix qui combine DRAM « classique » et HBM pour l’IA, de quoi le placer devant SK Hynix et Micron.
Ce basculement est alimenté par les besoins en HBM3E pour les accélérateurs IA : chaque H200 de Nvidia embarque huit piles de HBM, pendant que la clientèle chinoise aligne près de 3 milliards de dollars de commandes depuis l’assouplissement des règles d’exportation américaines. Sans surprise, les lignes les plus avancées sont saturées par ces produits premium, et la DRAM mobile ou serveur « standard » se fait littéralement tasser dans le planning de production.
Le résultat se lit sur les factures : certaines références de RAM ont pris jusqu’à 300 % depuis mi‑2025, et un simple module 12 Go LPDDR5X tourne désormais autour de 70 dollars pièce pour un client comme Apple. Les prix du serveur suivent la même trajectoire, avec des hausses de 60 à 70 % sur le DRAM serveur facturé en ce début 2026 par rapport au Q4 2025.
Sur le front Android, Samsung commence à préparer le terrain médiatique : Wonjin Lee, président de Samsung Electronics, parle déjà de problèmes d’approvisionnement en semiconducteurs qui « vont toucher tout le monde » et de prix « en train de monter pendant qu’on parle ». Le message est clair : le groupe ne « veut pas » répercuter intégralement la hausse au client final, mais il faudra « repenser le pricing » des produits, avec un Galaxy S26 attendu légèrement plus cher que la génération actuelle.
Apple campe en Corée, les autres suivent
Pendant ce temps selon le Times of India, à Hwaseong et Pangyo, les hôtels business vivent leur meilleure vie : Apple y a installé des équipes achats en quasi‑résidence permanente, à deux pas des usines Samsung et SK Hynix. L’objectif est simple : sécuriser des contrats de deux à trois ans pour la LPDDR5X des futurs iPhone, dans un marché où les fournisseurs, eux, préfèrent rester sur des accords trimestriels pour profiter au maximum de la hausse des prix.
Apple n’est pas seul à jouer les colocataires de couloir : Dell, Google et Amazon ont également envoyé leurs exécutifs planter la tente dans les mêmes hôtels pour grappiller leur part de DRAM. Les médias locaux parlent d’un « boom des semiconducteurs » jusque dans l’hôtellerie, ce qui résume bien la situation : quand les patrons des achats vivent à l’année dans le lobby, c’est que le rapport de force est clairement du côté des fondeurs.
Apple, Dell, Google et Amazon dans le lobby d’un hôtel coréen. Image non contractuelle. Les Barbouzes, Gaumont.
Dans ce contexte, la mémoire pèse désormais plus de 20 % du coût de production d’un smartphone, contre environ 15 % quelques trimestres plus tôt. Pour un constructeur, les options deviennent vite désagréables : augmenter les prix catalogue, rogner sur les marges ou réduire la quantité de RAM sur certaines variantes, avec le risque de se retrouver en fiche technique au rabais face à la concurrence.
Apple a quelques cartes en main : une architecture iOS réputée plus efficace et des marges confortables qui lui donnent plus de latitude pour absorber une partie du choc. Mais même pour Cupertino, la présence prolongée d’équipes sur place est un aveu : à ce niveau de tension, sécuriser la mémoire devient aussi stratégique que négocier un nouvel écran ou un modem.
Au bout de la chaîne, le consommateur joue le rôle habituel de variable d’ajustement : PC plus chers dès qu’on dépasse 16 Go, smartphones haut de gamme qui grimpent par petits paliers, et un discours marketing qui continue de vendre l’IA comme un service immatériel alors qu’elle renchérit d’abord un des composants les plus banals de la machine. Tant que la mémoire se vendra mieux dans les racks de data centers que dans les poches, les fondeurs n’auront aucune raison de relâcher la pression, et ni Apple ni Samsung n’auront intérêt à jouer les philanthropes sur les prix.
Aqara vend depuis quelques mois la G100, une petite caméra de surveillance complète proposée à un prix doux. Vendue 40 € hors promotion elle peut servir autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, son capteur 2K est associé à un éclairage nocturne et elle est pleinement compatible avec l’app Maison d’Apple. Elle gère même de nombreux autres écosystèmes et peut distinguer les mouvements exclusivement en local. Sur le papier, c’est une solution d’entrée de gamme idéale, mais qu’en est-il dans les faits ? Testons-la ensemble pour le découvrir.
La caméra G100 d’Aqara en action. Image iGeneration.
Une petite caméra Wi-Fi pour l’intérieur ou l’extérieur
La G100 ne ressemble pas aux précédentes caméras d’Aqara, elle adopte un nouveau design plus compact. Elle forme un cylindre de 3,5 cm de long pour un diamètre de 5,5 cm, posé sur un pied du même diamètre. Premier regret au déballage de la boîte, ce pied ne contient pas les aimants des anciennes caméras G2 : c’était pourtant une bonne manière de caler l’appareil sur une surface métallisée. À défaut, un trou permet de visser le produit où vous souhaitez l’installer. Le fabricant fournit la vis avec cheville ainsi qu’un câble USB-C, mais c’est tout, et je trouve que les autres produits de la marque sont mieux fournis dans ce …