Il y a quelques semaines, Disney+ supprimait l'accès aux vidéos encodées en HDR10+ et en Dolby Vision et celles en 3D (en relief) dans certains pays européens, suite a priori à des soucis de brevets. Et aujourd'hui, l'offre américaine vient de perdre une autre fonction : le rendu en HDR10 (la version la plus basique) n'est plus disponible. Il est toujours possible de regarder certains contenus en Ultra HD (4K) mais le HDR, lui, est absent dans tous les cas.
Ce n'est visiblement pas une erreur : la page d'accueil du service, si vous n'êtes pas connecté, liste uniquement le rendu en 4K Ultra HD avec l'abonnement le plus cher (Premium, 16 € par mois). Il y a quelques jours, elle indiquait encore explicitement le HDR. De même, nous avons pu le vérifier sur l'app Apple TV et l'app iPad sur un iPad Pro, le rendu en HDR est bien absent, même si l'image reste en Ultra HD. La page d'aide, elle, indique d'ailleurs toujours la présence du HDR.
Sur un iPad qui est compatible HDR... le logo a disparu (et le rendu est bien en SDR).
Le problème serait lié à un souci juridique entre Disney et InterDigital en Allemagne, avec des répercussions dans d'autres pays européens, donc. Reste que pour les abonnés qui payent l'abonnement le plus onéreux, la pilule est évidemment difficile à avaler : sur de nombreux téléviseurs et de nombreux contenus, les gains amenés par le HDR (quelle que soit la variante) sont souvent plus visibles que le passage du 1080p au 2160p. Et pour le moment, Disney+ n'a pas encore communiqué ni modifié le prix de ses abonnements.
La Connectivity Standards Alliance (CSA) annonce la sortie de la première version finalisée d’Aliro, son nouveau standard dédié aux serrures connectées, comme prévu. Cette alliance des plus grands acteurs dans le monde de la domotique est surtout connue pour son travail sur Matter. Avec ce nouveau-venu, l’idée est de se concentrer sur les serrures connectées et plus précisément leur ouverture et fermeture depuis un smartphone ou une montre connectée. Même s’il reste encore théorique faute de produits et d’écosystèmes qui le prennent en charge, ce standard ambitionne de remplacer toutes les solutions propriétaires actuelles.
Image CSA/iGeneration.
Comme Matter a été bâti sur les fondations de HomeKit, Aliro ressemble fort à la fonctionnalité Clés du domicile d’Apple. L’entreprise pommée est un membre important de la CSA et un gros contributeur des standards, ce qui se retrouve ici aussi. L’alliance a défini plusieurs méthodes pour qu’une serrure communique avec un appareil connecté, que ce soit un smartphone ou une montre, et elles ressemblent fort à celles que l’on connaît dans Maison. Selon le matériel utilisé par le fabricant de serrure, on pourra ainsi se contenter du Bluetooth, utiliser une puce NFC ou même passer à l’UWB pour une géolocalisation hyper précise.
Avec le NFC, on reproduira exactement ce que l’on connaît avec Clés du domicile sur les serrures compatibles, c’est-à-dire uniquement l’U200 d’Aqara en Europe. L’arrivée du standard devrait toutefois permettre de bénéficier de cette expérience améliorée dans davantage de produits.
La prise en charge de l’UWB est optionnelle, comme chez Apple, mais devrait améliorer l’expérience et peut-être démocratiser cette technologie qui reste assez rare, surtout en Europe. Avec la NFC, il faut approcher son iPhone ou Apple Watch de la serrure connectée ou plus souvent d’un pavé numérique à l’extérieur. Avec l’UWB, ce n’est plus nécessaire, on peut garder l’appareil dans sa poche et bénéficier d’une expérience similaire à celle d’une voiture, où la serrure est déverrouillée dès l’approche de la porte.
Aliro est en développement depuis un moment déjà, son existence est connue depuis plus de deux ans, et la sortie de la première version finale est une étape décisive. Maintenant que la base est là, les écosystèmes de domotique vont pouvoir prendre en charge le nouveau standard, en espérant qu’Apple ne traîne pas autant les pieds qu’avec Matter. Et surtout, les fabricants vont pouvoir sortir des produits compatibles avec Aliro. Les premiers modèles seront présentés au cours des prochains mois et Nuki fait d’ailleurs partie des premiers à annoncer ses plans.
Son futur « Keypad 2 NFC » ressemble à une évolution du pavé numérique actuel de la marque autrichienne, enrichi d’une puce NFC (pas d’UWB a priori, dommage) pour lui apporter la compatibilité avec Aliro. Le site indique que la commercialisation aura lieu le 24 mars 2026 et on n’a pas beaucoup plus d’informations à ce stade. Vous pouvez laisser une adresse mail sur cette page pour recevoir des nouvelles du fabricant.
Capture d’écran du site de Nuki. Image iGeneration.
La CSA ne gâche pas la surprise pour les autres constructeurs, mais annonce qu’un programme de certification a été mis en place sur le modèle de celui destiné à Matter. Pour pouvoir utiliser le logo Aliro sur un produit, il faudra l’avoir certifié en amont. Cela concerne autant la serrure elle-même que l’écosystème de domotique et même l’électronique sous-jacente utilisée, la sécurité des données étant un enjeu essentiel pour un tel produit.
Voici la liste des premières entreprises qui recevront une certification, d’après l’alliance : Apple, Allegion, Aqara, Google, HID, Kastle, Kwikset, Last Lock, Nordic Semiconductor, Nuki, NXP Semiconductors, Qorvo, Samsung et STMicroelectronics. Comme toujours, cette version 1.0 n’est qu’un début et la CSA compte faire évoluer le standard régulièrement, comme elle le fait pour Matter.
Bonne nouvelle pour nos lecteurs belges : la banque Beobank est désormais compatible avec Apple Pay ! La dernière mise à jour de l’app publiée il y a deux jours mentionne noir sur blanc cette compatibilité. Une page de support a été mise en ligne avec quelques détails.
Image Beobank
L’ajout d’une carte passe par l’app de l’établissement. Il suffit de vous rendre dans l’onglet Comptes, puis de cliquer sur Cartes. Choisissez ensuite la carte à ajouter avec de confirmer avec votre code Beobank. Elle devrait alors apparaître dans l’application d’Apple.
À noter que Beobank précise que la prise en charge concerne ses cartes Beobank Mastercard de débit ou de crédit, et que l’option n’apparaît que pour les cartes éligibles via le bouton « Ajouter à Cartes d’Apple » dans l’app. Une fois activée, elle peut être utilisée sur iPhone, Apple Watch, iPad, Mac et même le Vision Pro. Si vous êtes plutôt côté Android, Beobank indique que Google Pay n’est pas encore pris en charge à ce jour.
Image Beobank
Keytrade s’est également décidée à prendre en charge la technologie d’Apple l'année dernière à la même époque. Il s’agit d’une filiale du Crédit Mutuel Arkéa qui vise tout particulièrement les investisseurs.
Plusieurs banques belge refusent encore et toujours de céder aux sirènes d’Apple Pay. C’est le cas d’Argenta, de la Banque CPH ou d’AXA Bank Belgium. La Banque Nagelmackers répond également aux abonnés absents.
Lancée fin janvier, l’offre Apple Creator Studio n’était pas encore disponible au complet. Si la suite iWork avait bien reçu ses fonctionnalités exclusives, Freeform faisait encore défaut. C’est désormais chose faite avec iOS 26.4 et macOS 26.4, actuellement en bêta.
Freeform dans sa version Creator Studio sur macOS 26.4. Image iGeneration.
Pour être précis, la première bêta d’iOS/macOS 26.4 ne comprenait pas ces nouveautés, elles ont fait leur apparition dans la deuxième, mise en ligne le 23 février. Comme dans Pages, Numbers ou Keynote, on peut désormais générer des images « de haute qualité » qui seront directement intégrées au document, ou, en l’occurrence, au tableau blanc.
Il était déjà possible de générer des images avec Image Playground, une fonction d’Apple Intelligence qui exploite en priorité un modèle d’IA en local, mais la fonction exclusive au Creator Studio se démarque en faisant appel aux technologies d’OpenAI, qui sont plus évoluées. Elles peuvent produire des images photoréalistes plus détaillées, notamment. Bien que la génération d’images via OpenAI repose exclusivement sur des serveurs, elle n’est autorisée que sur les appareils compatibles avec Apple Intelligence, allez savoir pourquoi.
Freeform sur iOS 26.4. Image iGeneration.Génération d’image avec l’offre Creator Studio dans Freeform. Image iGeneration.
Avant de pouvoir utiliser cette nouvelle fonction, j’ai dû partager ma tranche d’âge. Il s’agit d’une nouveauté introduite avec iOS 26 destinée à restreindre l’accès des mineurs à certaines fonctionnalités jugées inadaptées.
Le partage de tranche d’âge nécessaire avant d’utiliser la génération d’image. Image iGeneration.
L’abonnement Creator Studio ajoute aussi à Freeform du contenu supplémentaire. Depuis le hub dédié, on peut ajouter des arrière-plans, icônes et images « premium ». Ces ressources exclusives sont identifiables par une étoile violette. Le tableau blanc gagne également la fonction Super résolution, qui permet d’agrandir une image de faible définition afin de la rendre exploitable dans un document.
Image iGeneration
L’abonnement Apple Creator Studio est facturé 12,99 €/mois ou 129 €/an. En plus de fonctionnalités exclusives dans les apps de bureautique, il inclut l’accès aux applications créatives d’Apple, comme Final Cut Pro ou Pixelmator Pro, sur toutes les plateformes. Freeform demeure pour l’essentiel utilisable sans abonnement. La version finale d’iOS 26.4 est attendue au printemps.
Le Galaxy S26 Ultra a un gros avantage sur la concurrence : il peut filmer avec le codec Advanced Professional Video (APV) de Samsung. Celui-ci a été dévoilé en 2023 et vise les professionnels ou les amateurs éclairés. Samsung affirme qu’il fournit une « qualité vidéo sans perte visuelle qui reste fidèle même après des montages répétés ».
Image Samsung
Concrètement, l’APV est pensé comme un codec d’acquisition et de postproduction plutôt que de diffusion. Samsung le présente comme un format à compression efficace visant une qualité « sans perte visuelle » afin de mieux encaisser les exports, étalonnages et re-compressions successives. Dans son annonce du Galaxy S26, la marque indique que le S26 Ultra est le premier appareil Galaxy à prendre en charge l’APV.
Sur la page développeurs dédiée, l’entreprise détaille les limites de prise de vues : l’APV est annoncé sur le Galaxy S26 Ultra avec de la 8K en 24 à 30 i/s, et de l’UHD, FHD ou HD jusqu’à 120 i/s. Contrairement au ProRes 4K/60, l’enregistrement peut se faire en stockage interne comme externe. Il impose de conserver au moins 10 % d’espace libre en interne pour continuer à filmer.
Samsung donne au passage des recommandations très précises pour l’enregistrement sur SSD externe : en APV 422 HQ, une vidéo en FHD 30 i/s pèserait environ 1,5 Go par minute, et l’enregistrement s’arrête si le support externe est plein ou déconnecté. La marque conseille d’utiliser un câble USB 3.0 ou plus, un support en exFAT et un SSD capable de tenir les débits requis, soit jusqu’à 400 MB/s en écriture pour la 8K 30 i/s ou l’UHD 120 i/s.
L’APV peut être vu comme une réponse Android aux formats « pro » comme le ProRes d’Apple, et est surtout pertinente pour les créateurs qui veulent éditer sans que l’image ne se dégrade trop vite au fil des rendus. La nouveauté n’intéressera pas spécialement le grand public : il implique des fichiers plus lourds et un flux de travail plus exigeant, surtout en 4K et a fortiori en 8K.
Ce n’est pas la seule nouveauté du Galaxy S26 Ultra. Le téléphone embarque un écran de 6,9 pouces avec le dernier Snapdragon 8 Elite Gen 5. Il s’agit du meilleur de la gamme en photo, qui a gagné un écran dont on peut ajuster la visibilité afin de limiter les regards indiscrets. L’appareil est vendu à partir de 1 469 €.