Ouvrir le menu principal

iGeneration

Recherche

Actualités

iPhone 18 Pro : faut-il vraiment s'attendre à une explosion des prix ?

Christophe Laporte

jeudi 25 juin à 07:45

iPhone

La hausse à venir des prix des iPhone divise les analystes et les observateurs du marché. D'un côté, certains estiment qu'il est difficile de plaindre Apple. Le site Wccftech rappelle ainsi qu'au cours de la dernière décennie, le tarif de l'iPhone a augmenté de 60 %, bien au-delà de l'inflation moyenne qui s'établit à 37 %. Mais peut-on sérieusement comparer un modèle de 2016 avec un appareil de 2026 ?

Image iGeneration

L’iPhone 7 était une excellente machine en son temps, mais il devait se contenter d'un écran de 4,7 pouces, de 2 Go de RAM, de 32 Go de stockage et d'un unique capteur photo. La comparaison trouve vite ses limites.

L’iPhone 7

Un rapport de force qui bascule en faveur des fournisseurs

Une chose est sûre : la dynamique s’est inversée entre Apple et ses fournisseurs. Historiquement, le constructeur parvenait à sécuriser ses puces mémoire via des contrats s'étalant sur un an ou plus, arrachant au passage de généreux rabais par rapport aux prix du marché. La donne a changé. Désormais, Apple est contrainte de négocier les tarifs de la mémoire trimestre par trimestre. La priorité n'est plus de faire de bonnes affaires, mais bien de s'assurer d'un approvisionnement suffisant pour nourrir un catalogue de produits toujours plus vaste.

Sans que l’on sache si la Pomme est directement concernée par ce cas de figure, Micron, qui produit à la fois de la RAM et de la mémoire flash, a récemment trouvé le moyen de conserver des marges très confortables pour les années à venir. Le fabricant a signé seize « accords clients stratégiques » intégrant un prix plancher. Selon l'entreprise, ces contrats lui garantissent une marge brute très solide pour les cinq prochaines années, à des niveaux bien supérieurs aux sommets atteints lors des cycles précédents. La direction de Micron ne s'en cache pas : l'industrie a pris conscience que les pénuries de mémoire et de stockage mettront un temps considérable à se résorber. Même en anticipant une amélioration progressive de l'offre en 2028, le fournisseur admet n'avoir pour l'instant aucune visibilité sur le moment où la production parviendra enfin à rattraper la demande. On ignore si Apple fait partie de ces 16 sociétés qui ont signé un tel accord.

La question à 1 000 euros : quel impact sur la facture finale ?

Reste l'essentiel pour le consommateur : comment cette pression sur les composants va-t-elle se traduire en boutique ? Sur ce point, les projections font le grand écart. La semaine dernière, le cabinet TechInsights tablait sur une hausse impressionnante de l'ordre de 200 à 300 dollars pour l’iPhone 18 Pro. Cette estimation s'appuie sur la flambée de la mémoire LPDDR5X (12 Go), dont les prix contractuels ont triplé depuis le premier trimestre 2025. Négociés autour de 120 dollars il y a quelques mois, ils ont récemment atteint les 145 dollars l'unité. Cette hausse ininterrompue de la DRAM viendrait compresser les marges d'Apple, laissant craindre un iPhone 18 Pro démarrant à 1 399 $ (contre 1 099 $ pour l'iPhone 17 Pro), et un modèle Pro Max s'envolant à 1 499 $.

1 299 $ ou plus : préparez-vous au choc tarifaire de l

1 299 $ ou plus : préparez-vous au choc tarifaire de l'iPhone 18 Pro

Chez JP Morgan, la lecture de la situation est beaucoup plus mesurée. Les analystes de la banque d'investissement estiment que la facture ne s'alourdira pas dans de telles proportions pour les futures générations d'iPhone. Leur scénario de base table plutôt sur une augmentation tarifaire contenue autour de 50 dollars.

Pour compenser le coût de la mémoire, Apple s'appuierait sur d'autres leviers d'économies, notamment l'intégration très attendue de son propre modem. Même avec une hausse modérée comprise entre 50 et 100 dollars, JP Morgan estime que les marges d'Apple pourraient se maintenir à un solide 45 % en 2027. Ce pourcentage serait bien aidé par l'introduction d'un iPhone Ultra facturé 2 000 $, qui tirerait mécaniquement le prix de vente moyen vers le haut (passant de 987 $ cette année à 1 084 $ l'an prochain).

Il faudra patienter pour mesurer l'ampleur exacte de cet ajustement tarifaire. Si Apple a historiquement toujours privilégié la préservation de ses marges, la stratégie de l'entreprise semble prête à s'adapter au contexte économique. Plusieurs échos dans l'industrie indiquent que le constructeur serait désormais disposé à rogner légèrement sur sa rentabilité pour consolider ou gagner des parts de marché. La réponse définitive sera connue lors de la présentation de la gamme en septembre.

Epic Games fait plier Google : paiements tiers et nouvelles commissions sur le Play Store

Greg Onizuka

jeudi 25 juin à 07:00

Android

Alors qu’Apple a depuis iOS 17.4 dû revoir sa façon de procéder sur l’App Store du fait du DMA, Google se retrouve à devoir faire des concessions à son tour, cette fois à l’échelle mondiale : Epic Games a réussi à tordre le bras des équipes de Mountain View, par justice interposée, comme le rapporte MacRumors. Comme quoi, il n’y a pas qu’Apple qui se prend Tim Sweeney dans les dents.

La plainte a porté sur plusieurs points, qui ont été écoutés attentivement par la justice. Ainsi, Google va ouvrir les vannes à des options de paiement autres que les siennes dans les apps, et ce au Royaume-Uni, en Union européenne et aux USA. Les développeurs devraient pouvoir choisir dès le 30 juin la méthode de paiement de leur choix, indépendamment de Google.

De la même manière, Google a revu les prélèvements sur les achats sur le Play Store. Google remplacera sa commission actuelle par un système plus complexe : 10 % sur le premier million de dollars de revenus annuels, puis entre 20 % et 25 % selon le type d’utilisateur, avec un supplément de 5 % pour les développeurs qui continuent à utiliser la facturation du Play Store.

Trop simple ? Rajoutons-en une couche dans le mille-feuille de commissions : si le développeur dépasse le million de dollars par an, il devra tout de même s’acquitter d’une commission pour tout achat qui ne passe pas par Google, la « Link-out fee », qui se monte à 20 % de l’achat.

Petite respiration, les apps faisant partie des programmes Games Level Up et Apps Experience auront droit à des commissions plus légères, allant de 10 à 20 %.

Le Play Store veut vous faire découvrir des apps avec Gemini et un flux à la TikTok

Le Play Store veut vous faire découvrir des apps avec Gemini et un flux à la TikTok

Comme pour l’ouverture aux autres méthodes de paiement, les pays concernés restent les mêmes, et la date d’entrée en vigueur aussi, le 30 juin. Si la bataille entre Google, Apple et Epic Games continue, les deux géants semblent utiliser des méthodes différentes, Cupertino préférant gérer au cas par cas, pays par pays, plutôt que de faire une règle commune sur la majeure partie de ses plateformes comme Mountain View. Apple a aussi fini par abandonner toute commission sur les achats extérieurs dans certains pays, quand Google continue de prélever entre 10 et 20 %.

Quoi qu’il en soit, entre les différents règlements nationaux qui se resserrent, le DMA en Europe ou les procès en cours aux USA, Apple comme Google n’en ont clairement pas fini à modifier les règles de leurs plateformes d’apps.

Surprise, l’app Siri AI permet aussi d’utiliser ChatGPT

Greg Onizuka

jeudi 25 juin à 06:40

iOS

iOS 27 a inauguré une app spécifique pour Siri AI, permettant d’accéder au chatbot d’Apple de manière autonome, de la même manière qu’il existe une app pour ChatGPT, Perplexity ou encore Gemini. Mais petite surprise dévoilée par 9to5Mac, il est possible d’utiliser ChatGPT dans l’app Siri AI.

Image 9to5Mac.

Difficile d’imaginer que cette app puisse servir à autre chose qu’à Siri AI. Pourtant, un appui long sur le champ de saisie suivi d’un toucher sur « Ask… » permet également de sélectionner ChatGPT. Là, vous pourrez choisir entre Siri AI et ChatGPT.

Prise en main du nouveau Siri AI sur iPhone : le grand rattrapage d’Apple avec iOS 27 ?

Prise en main du nouveau Siri AI sur iPhone : le grand rattrapage d’Apple avec iOS 27 ?

Pour le moment, impossible de savoir si cette possibilité de choisir entre les chatbots sera étendue à d’autres concurrents, mais cette interopérabilité est des plus étonnantes. A-t-elle été conçue à l’origine comme élément de réponse aux exigences de l’Union européenne, et laissée dans l’app ? Mystère. La question se pose d’autant plus que ce choix dans l’app est indépendant de l’activation ou non de ChatGPT dans Réglages => Siri => ChatGPT.

Image 9to5Mac.

Reste que son usage est limité : si vous pouvez basculer d’un chatbot à un autre, ils ne partageront pas pour autant les précédents messages que vous avez échangé avec son concurrent. De la même manière, Siri AI reste le chatbot par défaut : si vous fermez et rouvrez l’app, c’est lui qui réapparaîtra systématiquement.

Apple rappelle les bonnes pratiques en cas de vol de votre iPhone

Greg Onizuka

mercredi 24 juin à 22:00

iOS

Les techniques des voleurs d’iPhone changent et évoluent avec le temps, devenant de plus en plus complexes et tentant d’accéder aux données de l’utilisateur en plus de lui avoir subtilisé son smartphone. Apple l’a bien compris, et a mis à jour son guide des bonnes pratiques en cas de vol, comme le rapporte 9to5Mac.

Le changement le plus flagrant se trouve sur les recommandations d’utilisation de l’écran de verrouillage. Si auparavant Apple préconisait de laisser des coordonnées permettant au voleur ou à une personne ayant retrouvé l’iPhone de joindre son propriétaire, elle a maintenant totalement changé son fusil d’épaule :

N’incluez pas d’informations permettant de vous contacter sur un appareil qui a été volé. Bien qu’il existe une possibilité de laisser votre numéro de téléphone ou la façon de vous joindre sur l’écran de verrouillage, cette option est utile uniquement si le téléphone a été perdu, et que vous souhaitez permettre à quiconque l’a retrouvé de vous joindre. S’il a été volé, les voleurs pourraient utiliser ces informations pour mettre en place des techniques d’ingénierie sociale.

En effet, l’une des options les plus faciles pour les malandrins serait d’utiliser ces informations pour appeler des organismes, se faisant passer pour vous-même, et tenter de récupérer d’autres informations leur permettant ensuite d’en amasser assez pour accéder à d’autres services bien plus importants, comme votre banque ou vos données privées.

Vol d’iPhone : les chiffres baissent, mais les voleurs s’en prennent maintenant aux victimes

Vol d’iPhone : les chiffres baissent, mais les voleurs s’en prennent maintenant aux victimes

De la même manière, Apple met en garde contre la tentation d’enlever l’iPhone de votre liste d’appareils sur iCloud :

N’enlevez pas votre appareil de Localiser. La suppression de l’appareil de la liste Localiser désactive le verrouillage d’activation, ce qui permettrait au voleur de plus facilement effacer et revendre votre appareil.

C’est l’effet pervers de cette suppression : si un appareil est supprimé de cette liste sur Localiser, Apple considère que l’appareil n’est plus votre propriété, de la même manière que s’il avait été vendu. Le voleur aura alors tout loisir de l’effacer en le branchant à un ordinateur une fois en mode DFU.

Enfin, Apple rappelle que les protections récemment mises en place ne dispensent pas de mettre l’iPhone en Mode Perdu sur Localiser :

Marquez l’iPhone comme perdu, même avec la Protection en cas de vol de l’appareil. La Protection en cas de vol de l’appareil n’est efficace qu’un temps limité. La meilleure façon de protéger votre iPhone et vos données personnelles est de marquer le plus rapidement possible votre iPhone comme perdu dans Localiser.

S’il est vrai que les dernières protections ajoutées à l’iPhone, bloquant notamment la modification des options de sécurité ou l’accès aux données de Cartes sans recourir de Face ID ou Touch ID sont efficaces, elles n’ont qu’un temps limité : généralement un compte à rebours d’une heure s’enclenche, après quoi l’accès par le mot de passe est rétabli pour une bonne partie des fonctions. Et autant vos données biométriques restent avec vous, autant le mot de passe une fois vu par un malandrin se retrouve utilisable sans votre présence.

La mairie et la police londoniennes veulent réduire l’intérêt de voler des smartphones

La mairie et la police londoniennes veulent réduire l’intérêt de voler des smartphones

La page française n’a pas encore été mise à jour, mais cela ne devrait pas tarder. Reste que si ces conseils sont toujours utiles, les méthodes de vol sont toujours plus élaborées. Le jeu du chat et de la souris est loin d’être terminé.

Les radars automatiques flasheront-ils bientôt les iPhone ?

Greg Onizuka

mercredi 24 juin à 20:45

Ailleurs

La France est déjà connue pour être le pays du radar automatique. Mais s’il y avait encore plus fort dans le domaine ? Impossible ? Pas forcément, comme le rapporte AppleInsider.

SignalTrace prend la forme de simples antennes rectangulaires. Image Leonardo.

La société Leonardo US Cyber and Security Solutions a eu une idée qui fera crier au génie les forces de polices mondiales, et pousser des cris d’horreur aux défenseurs de la vie privée. En effet, elle propose d’adjoindre aux radars automatiques, qui prennent déjà en photo les contrevenants, des antennes permettant de récolter les signaux bluetooth des appareils environnants.

SignalTrace, c’est son nom, est une technologie qui permettrait ainsi de repérer qui se trouve dans une voiture, en accolant les signaux bluetooth et wi-fi, et donc les adresses MAC des appareils se baladant dans une voiture donnée. Ainsi, les forces de police pourraient avoir une idée de quel appareil se trouve dans une voiture qui passe, en recoupant les données afin d’identifier si ces appareils se trouvent souvent ensemble au même moment, et par là même savoir qui se promène en groupe. Bien entendu, certains appareils comme les iPhone utilisent des adresses MAC aléatoires qui changent régulièrement. L’objectif n’est toutefois pas d’identifier avec certitude un appareil donné. En revanche, la présence répétée de plusieurs appareils au même endroit et au même moment permet de constituer une signature suffisamment caractéristique pour suivre un groupe d’individus.

En utilisant les données récoltées par plusieurs radars, il serait même possible de retracer le chemin emprunté par un véhicule et ses occupants, sachant même sur quel tronçon l’un d’eux a été déposé.

Leonardo a bien entendu déjà réfléchi aux levées de boucliers que pourrait poser sa technologie, surtout au niveau légal. Et il faut avouer que sa réponse paraît imparable : les données récoltées le sont sur le domaine public, et ne seront utilisées que par des agents assermentés. Malheureusement, cela n’empêche pas les dérives, comme toujours : l’Electronic Frontier Foundation rappelle que les technologies de Leonardo ont servi à plus de 50 agences gouvernementales pour suivre non pas de dangereux contrevenants, mais simplement des manifestants se rendant sur les lieux d’une revendication donnée.

Radars : Apple Plans commence à signaler des zones de danger en France, mais c

Radars : Apple Plans commence à signaler des zones de danger en France, mais c'est progressif

Reste la grande question : cette technologie arrivera-t-elle en France ? Si la réponse n’est pas encore certaine, on peut déjà avoir une petite idée sur les possibilités : Leonardo est déjà bien implanté dans l’Hexagone. En effet, les systèmes de lecture de plaque d’immatriculation automatisés (les LAPI) utilisés par les forces de l’ordre mais aussi les péages, les caméras de surveillance publique et bien d’autres sont basés sur la technologie de Leonardo dans la plupart des cas. Et SignalTrace n’étant qu’une option à ajouter à ces LAPI, une partie de l’infrastructure nécessaire existe déjà.