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Setapp Mobile : la boutique alternative d'apps iOS va déjà fermer ses portes

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 18:31

iOS

Parmi les premières boutiques alternatives d’apps iOS à avoir vu le jour dans l’Union européenne en 2024, Setapp Mobile sera aussi la première à fermer. MacPaw a annoncé que sa plateforme cessera ses activités le 16 février.

L’éditeur ukrainien justifie cette fermeture par des « conditions commerciales changeantes et complexes [qui rendent] non viable la poursuite du développement ou du support de Setapp Mobile dans le cadre du modèle économique actuel de Setapp. »

Setapp Mobile. Image MacPaw.

Les applications disponibles sur Setapp Mobile seront retirées de la plateforme à la mi-février. Celles déjà installées devraient rester utilisables sur iPhone et iPad, mais elles ne pourront plus être mises à jour. Il faudra donc les retélécharger sur l’App Store d’Apple pour avoir les versions à venir.

Cela ne devrait pas poser trop de problèmes : à l’exception du téléchargeur de vidéos Downie, Setapp Mobile n’avait pas d’exclusivités. C’est sans doute l’une des raisons de l’échec de cette boutique tierce. Là où l’Epic Games Store peut compter sur Fortnite et AltStore sur des apps qu’Apple désavoue, Setapp Mobile manquait de logiciels spéciaux. Son catalogue se limitait en outre à quelques dizaines d’applications.

La boutique, qui a essuyé les plâtres de l’ouverture de l’écosystème iOS imposée par le DMA, avait pourtant tenté de se distinguer par son modèle économique. L’ensemble du catalogue était accessible via un abonnement mensuel et MacPaw avait même inclus Setapp Mobile dans certains de ses forfaits historiques Setapp. Mais cela n’a manifestement pas suffi à rendre l’activité viable.

Setapp Mobile. Image iGeneration.

Cette annonce intervient alors que le Japon impose à son tour à Apple d’autoriser les boutiques alternatives sur l’iPhone, un contexte dont AltStore a déjà commencé à profiter.

Les autres offres Setapp restent disponibles. Le service comprend toujours une formule autour de 12 €/mois donnant accès à plus de 200 applications Mac, ainsi qu’une offre à environ 15 €/mois incluant également des applications iOS, distribuées via l’App Store.

Source :

merci Jean-Baptiste

Que pourra faire le nouveau Siri s’appuyant sur Gemini ?

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 17:07

iOS

C’est officiel : c’est le Gemini de Google qui fera carburer le nouveau Siri. Apple a officialisé la nouvelle hier, mais n’a pas donné de détails supplémentaires sur ce qu’allait pouvoir faire son assistant. The Information a récupéré quelques infos provenant d’une personne ayant travaillé sur le projet, donnant quelques pistes sur les fonctions du nouveau Siri.

L’annonce du nouveau Siri en 2024. Image Apple

Commençons par rappeler ce qu’Apple a annoncé officiellement à la WWDC 2024. Le nouveau Siri devrait pouvoir piocher dans les données de l’utilisateur en se basant sur ce qu’il y a sur son iPhone. Il pourrait interagir de manière plus profonde avec les apps tierces et tenir des conversations plus naturelles tout en répondant à des demandes complexes.

Le Siri plus personnel d

Le Siri plus personnel d'Apple Intelligence officiellement repoussé à 2026

The Information explique qu’Apple chercherait surtout à améliorer les connaissances de Siri. Il devrait ainsi pouvoir répondre à des questions basiques, donnant la population d’un pays ou des « informations scientifiques ». À la manière de Gemini ou de ChatGPT, une source sera citée indiquant d’où vient l’information. La possibilité de fouiller dans le téléphone devrait le rendre moins bête : si on demande « Appelle ma mère » sur un iPhone n’ayant pas de contact « Maman », Siri pourra scanner les messages pour trouver le contact correspondant.

Carburant grâce à un LLM, il sera en mesure de raconter des histoires, d'apporter « un soutien émotionnel » ou d'aider à accomplir diverses tâches, comme la réservation d'un voyage. L’assistant devrait être moins rigide sur le plan émotionnel, répondant de manière plus humaine si l’utilisateur explique se sentir triste ou seul. Il pourra aussi créer des notes, par exemple quand on demande une recette de cuisine.

Certaines nouveautés devraient sortir au printemps, tandis que d’autres seront annoncées à la WWDC 2026. Deux sont citées : la possibilité de recevoir des alertes proactives (par exemple pour partir plus tôt afin d’aller à l’aéroport en cas d’embouteillages sur la route), ou la capacité de Siri de se souvenir des conversations passées.

Le nouveau Siri à la WWDC 2024. Image Apple

Google aurait déployé « d’importants efforts techniques » pour faire fonctionner une version de Gemini sur les serveurs d'Apple. Le LLM de Google est le cerveau du nouveau Siri, mais il tournera soit localement, soit sur le Private Cloud Compute d’Apple. Sur le prototype actuel, les noms Google ou Gemini ne sont jamais mentionnés. Apple peut affiner Gemini à sa façon pour qu'il réponde aux requêtes comme elle l'entend.

Et ChatGPT dans tout cela ? Apple a confirmé que ce nouveau Siri pourrait toujours continuer de puiser dans le LLM d’OpenAI, même si on imagine que son intérêt sera alors plus limité. C’est donc une mauvaise nouvelle pour la start-up, qui voit le partenariat Google-Apple se renforcer. L’ambition de Sam Altman de créer le successeur du smartphone avec Jony Ive est peut-être restée en travers de la gorge de certaines personnes à Cupertino…

Arnaque au faux conseiller : Revolut vérifie l’appel en temps réel

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 16:15

Services

Face à l’augmentation des arnaques au faux conseiller bancaire, Revolut hausse le ton. La néobanque a annoncé une nouvelle fonctionnalité pour lutter contre ce type de fraude : l’app peut désormais détecter si l’utilisateur ouvrant l’application Revolut est en train de passer un appel. Elle peut ainsi lui confirmer qu’il discute bien avec un véritable conseiller… ou l’avertir d’une arnaque.

La bannière en question. Image Revolut

Dans l’idée, l’application Revolut a gagné une bannière s’affichant lorsqu’elle détecte que l’utilisateur est en train de passer un appel. Le système identifie si celui-ci provient de Revolut ou d’un autre numéro, et fournit des recommandations adaptées.

Tout devrait être très clair pour l’utilisateur. Si l’appelant est bien Revolut, la bannière confirme que l’appel est légitime. Si ce n’est pas le cas, le client aura droit à une alerte « claire et urgente » l’informant que son interlocuteur ne fait pas partie de l’établissement. Appuyer dessus le ramènera sur un parcours pour protéger son compte.

Le concept est intéressant à l’heure où de nombreux malfaiteurs arrivent à usurper des numéros officiels pour tromper les victimes les plus vigilantes. Il n’est pas totalement nouveau : au Royaume-Uni, des banques comme Monzo, Starling ou HSBC ont des systèmes similaires, tout comme Sumeria en France. Google a ajouté une alerte à Android aux États-Unis, avertissant les utilisateurs lorsqu’ils partagent leur écran pendant un appel avec un numéro inconnu.

Cette nouvelle fonctionnalité est déjà active pour tous les clients Revolut sous iOS, tandis qu’il faudra aller l'activer depuis le Centre de sécurité d’Android. Revolut en profite pour rappeler quelques nouveautés lancées cette année, comme les appels intégrés à l’application ou l’optimisation de ses algorithmes pour détecter et bloquer les transactions à risque.

Les arnaques au faux conseiller se sont fortement popularisées ces dernières années. Si vous n’êtes pas chez Revolut, gardez en tête que les malfrats sévissent souvent avant les week-ends ou les jours fériés afin de profiter de la fermeture des agences. Ils disposent généralement de quelques informations sur vous (nom, prénom et même numéro de compte), probablement récupérées sur le dark net suite à des fuites de données. Ils cherchent à vous mettre en confiance tout en vous demandant d’agir dans l’urgence. Au moindre doute, n’hésitez pas à raccrocher avant de rappeler directement le standard de la banque depuis votre application.

C’est officiel, Pixelmator Pro arrive sur iPad

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 15:25

App Store

Pixelmator Pro sera disponible très prochainement sur iPad. Apple a annoncé le portage de cette application dans le cadre du lancement d’Apple Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe plusieurs de ses outils de création.

Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.

Disponible sur Mac depuis 2017, ce puissant éditeur d’images a été adapté aux tablettes. Son interface a été repensée pour les écrans tactiles et il prend en charge l’Apple Pencil. Apple, qui a racheté l’application et son équipe début 2025, promet que l’on retrouvera sur iPad l’ensemble des outils d’édition avancés qui ont fait le succès de Pixelmator Pro sur Mac.

Au-delà des fonctions de base attendues d’un éditeur d’images, Pixelmator Pro se distingue notamment par sa fonction Super Résolution pour l’agrandissement intelligent des photos, la suppression des artefacts de compression ou encore les suggestions de composition via le recadrage automatique.

Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.

La version iPadOS de Pixelmator Pro sera compatible avec les modèles d’iPad équipés d’une puce A16, A17 Pro ou M1 (ou ultérieure) qui tournent sous iPadOS 26.

Pixelmator Pro pour iPad sera inclus dans l’abonnement Apple Creator Studio, qui sera lancé le mercredi 28 janvier au prix de 12,99 € par mois ou 129 € par an. A priori, il s’agira du seul moyen d’obtenir cette version.

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

À Lyon, Apple Plans déraille sur les itinéraires en transports en commun 🆕

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 13:49

Services

Si vous êtes de passage dans cette formidable ville qu’est Lyon, mieux vaut éviter Plans pour vos déplacements en transports en commun pour le moment. Depuis le début de l’année 2026, l’application d’Apple présente en effet d’importantes lacunes concernant le réseau TCL. Les grandes lignes apparaissent bien sur la carte, mais les moyens de transport ne sont pas tous pris en compte lors du calcul des itinéraires.

Durant les premiers jours de 2026, ni les métros, ni les tramways, ni les bus n’étaient intégrés aux calculs, ce qui donnait lieu à des trajets sans queue ni tête impliquant parfois les TER. Aujourd’hui, les bus et les tramways sont de nouveau pris en charge, mais pas les métros.

Plans (à gauche) oublie les métros dans ses propositions d’itinéraire. Image iGeneration.

Si vous êtes Lyonnais, vous remarquerez vite l’absence des lignes A, B, C et D dans les propositions d’itinéraire, mais les touristes risquent davantage de se faire piéger. Dans l’exemple ci-dessus, Plans ne propose rien de mieux qu’un trajet en bus d’au moins 32 min, alors qu’il existe pourtant des parcours en une vingtaine de minutes grâce au métro.

L’omission ne concerne que Plans : Google Maps et les apps spécialisées dans les déplacements urbains, comme l’excellent Transit, prennent correctement en compte l’ensemble des transports publics lyonnais.

Contactée en milieu de semaine dernière, Sytral Mobilités, l’autorité organisatrice des mobilités, et les TCL ne nous ont pour l’instant fourni aucune explication.

Mise à jour le 13 janvier (article publié initialement le 12 janvier) — Les TCL nous indiquent qu'il n'y a pas d'erreur de leur côté :

Après vérification de nos services techniques, nous vous confirmons que les données théoriques du réseau TCL sont correctement publiées et actualisées chaque nuit sur la plateforme Open Data de la Métropole de Lyon. Ces flux sont opérationnels et accessibles à l'ensemble des réutilisateurs. Apple, comme Google ou Citymapper, utilisent ces données publiées sur Data Grand Lyon, qui sont les mêmes que celles utilisées par notre propre calculateur d'itinéraires.
Nos équipes techniques, en lien avec les services d'Apple, sont averties de ce dysfonctionnement indépendant de notre volonté et suivent la situation pour assurer un retour à la normale dans les meilleurs délais.

Le problème semble donc se situer du côté d’Apple. En attendant un rétablissement complet des données, les TCL invitent les usagers à utiliser son application mobile ou le site tcl.fr. Mais on peut aussi se servir de Google Maps, Transit ou encore Citymapper, car seul Plans a un trou de mémoire.