La fonction Playlist Playground d’Apple Music, introduite avec iOS 26.4 actuellement en bêta, ne dépend manifestement pas d’Apple Intelligence. Cette nouveauté, qui permet de générer automatiquement une playlist à partir d’un prompt, est en effet disponible sur Android, une plateforme où Apple Intelligence n’est évidemment pas présent.
Playlist Playground sur Apple Music Android. Image 9to5Google.
La version 5.2 bêta de l’application Apple Music sur Android permet d’accéder à Playlist Playground, comme l’a notamment relevé 9to5Google. Mais on ne sait pas quel modèle d’IA est utilisé dans ce cas. Plusieurs hypothèses sont possibles : un traitement via le Private Cloud Compute d’Apple (mais cela est normalement réservé aux appareils compatibles Apple Intelligence), une utilisation de Gemini dans le cadre de l’accord récent entre Apple et Google, ou pourquoi pas un recours à OpenAI, qui est déjà mis à contribution pour certaines fonctions d’IA dans iWork (mais Apple mentionne normalement cet acteur).
Dans l’univers Apple, des utilisateurs équipés d’iPhone 13 et de la première bêta d’iOS 26.4 rapportent également pouvoir utiliser Playlist Playground. Or, ce modèle n’est pas compatible avec Apple Intelligence. Là encore, cela suggère que la génération des playlists ne repose pas sur Apple Intelligence, ou du moins pas sur un traitement local. On attend désormais des éclaircissements de la part d’Apple sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité « intelligente » sans Apple Intelligence.
Qu’elle soit utilisée sur iOS ou sur Android, cette nouveauté reste pour l’instant inaccessible en Europe. Elle semble limitée aux États-Unis à ce stade.
Apple Music 5.2 (bêta) sur Android. Image iGeneration.
Au passage, la version 5.2 bêta d’Apple Music sur Android gagne les autres nouveautés apparues sur iOS 26.4. Les albums et playlists profitent d’une présentation plus colorée, avec une liste de titres dont le fond s’adapte à la teinte dominante de la pochette. Cette version intègre également la nouvelle section dédiée aux concerts, permettant de repérer les événements à proximité.
Gros coup d’accélérateur pour Roole Map. Lancée fin 2022, cette application de navigation GPS a vu sa popularité exploser ces derniers mois, au point de se hisser en tête du classement de l’App Store dans sa catégorie, devant Google Maps et Waze.
Image iGeneration
Disponible sur iPhone et Android, Roole Map est compatible avec CarPlay depuis l’an dernier. Conçue par Identicar, une société de courtage en assurance, l’application est gratuite, ne requiert aucun compte et ne contient pas de publicité. « Nous avons une vision non-profit, en effet, avec un objectif extra-business : nous faire connaître », expliquaient l’été dernier les dirigeants de Roole au Parisien. L’application sert donc avant tout de vitrine pour accroître la notoriété du groupe, avec la promesse de rester sans pub.
À l’heure où la souveraineté numérique revient dans le débat, Roole met en avant une application labellisée « Origine France Garantie », signe d’un développement effectué en France. Dans les faits, l’app intègre des composants étrangers : la cartographie est fournie par TomTom — une entreprise néerlandaise — tandis que certains services font encore appel à des acteurs américains, comme Google ou Mixpanel.
Les connexions montrent à quels services Roole Map fait appel. Image iGeneration.
Pensée exclusivement pour les trajets en voiture, Roole Map intègre plusieurs fonctions dédiées à cet usage. En renseignant le modèle de son véhicule, on peut obtenir une estimation du coût de carburant pour un itinéraire donné, consulter les stations-service à proximité avec les prix à la pompe, ou encore repérer la présence de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
Lors de la conduite, l’application affiche la vitesse en temps réel ainsi que la limitation en vigueur. Un panneau rétractable permet d’éviter ponctuellement certains types de routes (péages, autoroutes, voies non revêtues…) sans avoir à plonger dans les réglages, ce qui peut s’avérer pratique.
Roole Map signale également les zones de contrôle où se trouvent habituellement des radars fixes et affiche l’état du trafic sur l’itinéraire. En revanche, l’absence de fonctionnalités communautaires limite la précision et la réactivité des alertes par rapport à des services comme Waze ou Coyote.
Laissée à l’abandon pendant des années, la version tvOS d’AlloCiné s’offre finalement une nouvelle jeunesse. Cette application Apple TV a été revue de fond en comble : elle jouit notamment d’une nouvelle interface et d’un moteur de recherche qui lui faisait défaut.
Application AlloCiné sur Apple TV. Image iGeneration.
Sur l’écran du salon, AlloCiné permet de se tenir rapidement informé des sorties au cinéma et sur les services de streaming. L’accent est mis sur les bandes-annonces des films et des séries récemment arrivés et à venir.
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Les fiches des programmes regroupent l’essentiel : notes de la presse et du public, casting, synopsis… En revanche, les horaires de séances ne sont toujours pas disponibles. Pour cela, il faut passer par l’application mobile ou le site web. L’app donne également accès aux émissions maison d’AlloCiné, comme Fun Facts et Faux Raccord.
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Cette nouvelle version nécessite tvOS 18.6. Sur iPhone et iPad, les exigences sont plus souples, puisqu’iOS 16 suffit.
Apple a acheté Dark Sky il y a près de six ans pour enrichir sa propre application Météo et le résultat a été la toute nouvelle app fournie avec iOS 15 dès l’année suivante. Les développeurs ont travaillé pendant quelques années à Cupertino, sans s’attarder toutefois. La preuve, ils sont de retour avec une nouvelle app et manifestement, ils ont leur domaine de prédilection et ne comptent pas l’abandonner. Acme Weather (App Store US) est, vous l’aurez deviné sans peine, une nouvelle app météo !
Acme Weather en action. Image iGeneration.
Commençons par la mauvaise nouvelle : si vous nous lisez hors des États-Unis ou du Canada, vous ne pourrez pas découvrir ce qu’ils ont préparé. Pour l’heure, le lancement est réservé à ces deux pays, même si Acme Weather semble parfaitement fonctionner hors des frontières nord-américaines. Les sources de données comptent des références européennes et l’app propose une option pour abandonner les ridicules unités américaines pour utiliser les plus raisonnables unités métriques. Pour autant que je puisse en juger après quelques minutes, tout fonctionne parfaitement depuis la France, même si j’imagine que le modèle maison a surtout été testé de l’autre côté de l’Atlantique.
Le modèle économique mérite sans doute un mot d’entrée de jeu. Acme Weather est uniquement payante et sur abonnement, ce qui est difficile à éviter quand on sait que les meilleures sources de données ne sont pas gratuites. On peut essayer l’app pendant deux semaines sans payer, après quoi il faudra compter 25 $ par an pour l’utiliser. Il n’y a qu’une seule formule et on aura accès à toutes les fonctionnalités et les données associées, au moins c’est simple. L’abonnement évite par ailleurs toute publicité, voire revente des données personnelles, un marché juteux pour les plus gros acteurs du secteur.
Quelles idées ont les créateurs de Dark Sky pour justifier une énième app météo ? Outre une présentation assez différente de ce que l’on voit le plus souvent, en mode sépia et police à empattement façon journal papier (il n’y a pas de thème d’ailleurs, c’est la seule option), on note quelques bonnes idées. La meilleure, c’est peut-être ce graphique des prévisions sur les prochaines 24 heures qui n’affiche pas qu’une seule courbe. À la place, les développeurs rassemblent les prédictions de toutes leurs sources sur un même graphique, tout en mettant en avant celle qui provient du modèle créé en interne, avec les valeurs jugées les plus fiables.
Le graphique de gauche affiche des courbes très variables, celui de droite est plus resserré, ce qui ajoute une information importante sur le degré de confiance à accorder aux prévisions. Image Acme Weather.
Sur le papier, on pourrait croire que c’est une grande source de confusion, mais l’exécution est très bien faite. Les courbes secondaires ne gênent pas la lecture principale, par exemple la courbe des températures qui est prévue sur les prochaines heures. Elles l’enrichissent toutefois d’une autre information importante : est-ce que tous les modèles s’accordent sur une valeur proche, ce qui indique que ces prévisions météo sont fiables, ou bien les courbes partent-elles dans tous les sens, ce qui suggère une incertitude à venir.
Fondamentalement, les prévisions météorologiques sont un art de la prévision et même si les modèles toujours plus sophistiqués se sont énormément améliorés ces dernières années, on a tous des expériences malheureuses au quotidien avec nos apps météo. C’est d’autant plus vrai à l’heure du dérèglement climatique, avec des bouleversements à l’échelle planétaire qui peuvent perturber des modèles jusque-là fiables. La proposition d’Acme Weather est à cet égard très intéressante, c’est une façon pertinente de reconnaître les limites des modèles et d’en faire une force au lieu d’une faiblesse. Malheureusement pour Apple, cette leçon n’a pas été donnée — ou entendue… — à Cupertino.
Acme Weather affichera également une carte des informations remontées en temps réel par les autres utilisateurs. C’est une bonne manière d’avoir des données ultra-locales fiables, même s’il faudra pour cela que la base d’utilisateurs soit suffisamment importante. Comme dans Dark Sky, l’app fait aussi la part belle aux cartes, qui affichent de multiples données, de la température aux précipitations, du vent à la couverture nuageuse et même des cartes plus spécialisées, comme la quantité de neige attendue.
Autre point fort récupéré de l’ancienne app, des notifications extrêmement complètes si vous le souhaitez. L’alerte de pluie dans la prochaine heure, qui avait fait la réputation de Dark Sky, est bien de la partie, tout comme les messages envoyés par les gouvernements en cas de météo dangereuse. De façon plus originale, on peut créer des notifications personnalisées pour savoir le matin avant de partir s’il pleuvra dans la journée, ou bien si les UV1 seront élevés dans l’après-midi. Encore plus intrigant, les développeurs proposent des fonctions « Labs » qu’ils testent à partir de leur modèle. Il y en a trois au lancement, avec la possibilité de recevoir des alertes si un arc-en-ciel ou des aurores boréales devraient être visibles à sa position, ou bien si le coucher de soleil promet d’être magnifique ce soir-là.
La carte communautaire d’Acme Weather à gauche, les notifications complètes au centre et à droite. Image iGeneration.
En bref, Acme Weather multiplie les bonnes idées, que l’on aurait aimé voir intégrées à Météo d’Apple. L’avantage de cette nouvelle app, c’est qu’elle ne sera pas réservée aux utilisateurs de produits pommés, elle sera aussi proposée pour Android à terme. À défaut de savoir quand elle sera proposée dans le reste du monde, vous pouvez la récupérer sur l’App Store si vous nous lisez depuis les États-Unis ou le Canada.
On ne sait pas encore si l’iPad ou le Mac seront servis, Acme Weather n’est optimisée que pour l’iPhone à ce stade. iOS 18.2 est nécessaire au minimum et l’interface n’est pas traduite en français.
Mais si, vous savez bien, la grosse boule de feu dans le ciel n’est pas qu’une légende, elle reviendra forcément. 🤞 ↩︎
Cela peut sembler anecdotique pour certains, mais le choix des coloris est devenu un levier marketing redoutable pour Cupertino. L’an dernier, Apple avait bousculé ses propres codes en remisant le noir au placard pour l'iPhone 17 Pro au profit d'un orange titane qui a rencontré un succès fulgurant, tout particulièrement sur le marché chinois.
Quelles seront les tendances chromatiques de la rentrée 2026 ?Mark Gurman, souvent bien informé des coulisses de l'Apple Park, a déjà une petite idée sur la question. Pour l’iPhone 18 Pro et son grand frère le Pro Max, la nouveauté de l'année pourrait bien être le rouge. Si cette rumeur se confirme, ce serait une grande première pour la gamme "Pro", qui n'a jamais eu le droit à cette couleur, contrairement aux modèles standards.
Toutefois, n'espérez pas un rouge vif criard : Apple privilégierait une finition bourgogne, plus sombre et élégante, raccord avec le positionnement haut de gamme de l'appareil. Quant aux bruits de couloir évoquant du violet ou du marron, Gurman douche les espoirs des amateurs de teintes exotiques. Selon lui, il ne s'agirait que de variations de travail autour de ce même rouge bordeaux. En clair : Apple cherche la nuance parfaite, mais ne multipliera pas les options.
Souvenez-vous : l’iPhone 8 Red
Pas de fantaisie pour l'iPhone Fold
Parallèlement, l'attention se cristallise sur l'autre star de septembre : l'iPhone Fold. Pour son premier smartphone pliant, la Pomme jouerait la carte de la prudence et de l'institutionnel.
Exit les « couleurs fun » ou les teintes printanières. Pour marquer le coup et asseoir le côté « outil de luxe » de l'appareil, Apple s'en tiendrait aux fondamentaux avec des variations de couleurs très classiques : le gris sidéral et l'argent. Une sobriété qui n'est pas sans rappeler les débuts de l'iPad Pro ou du MacBook Pro, où la technologie doit s'effacer derrière un design intemporel.
Reste désormais à patienter jusqu'à septembre pour voir si ces orientations chromatiques se confirment sur le châssis final. Une chose est sûre : après l'audace de l'orange, Apple semble vouloir davantage jouer la carte de la sobriété.