Dans une des vidéos de présentation de la WWDC, Apple explique que les iPhone équipés d'une puce N1 (iPhone Air, iPhone 17, iPhone 17 Pro et Pro Max) sont compatibles avec une technologie issue du Bluetooth, le Channel Sounding. Annoncée en 2024, c'est une sorte d'alternative à l'UWB (Ultra Wide Band) qui permet une localisation précise en Bluetooth. La prise en charge est attendue dans iOS 27.
Le Channel Sounding analyse la liaison pour déterminer la distance. Image Apple.
Deezer communique régulièrement sur l'explosion de la musique générée par IA et vient de passer à la vitesse supérieure en annonçant un détecteur de musiques artificielles. L'outil peut être utilisé sur sa plateforme, mais aussi avec d'autres services comme Apple Music. Il est accessible à ce lien.
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Le service est gratuit et fonctionne avec une vingtaine de plateformes de streaming, dont Spotify, YouTube Music ou Apple Music. L’utilisateur choisit son service, connecte son compte, puis laisse Deezer analyser ses playlists. Le site promet de pouvoir examiner jusqu’à 100 playlists et d’afficher ensuite la part de morceaux soupçonnés d’avoir été générés par IA.
Deezer affirme que son détecteur repose sur sa technologie maison, déjà utilisée pour identifier et étiqueter les titres synthétiques sur sa propre plateforme. L’entreprise explique avoir détecté plus de 13,4 millions de morceaux générés par IA en 2025, tandis qu’environ 75 000 nouveaux titres de ce type seraient envoyés chaque jour à Deezer.
La société insiste aussi sur l’enjeu de transparence auprès des clients. Deezer relaye une enquête menée dans huit pays montrant que 80 % des personnes interrogées estiment que les musiques générées par IA devraient être clairement signalées, et que 73 % d'entre elles aimeraient savoir si leur plateforme leur recommande ce type de contenu. Deezer indique de son côté que les morceaux détectés comme artificiels sont exclus de ses recommandations algorithmiques et de ses playlists éditoriales. Reste à voir si l'outil sera efficace, mais Deezer semble confiant et vante une précision élevée dépassant les 99 %.
Apple Music avance aussi sur ce terrain, mais d'une manière moins nerveuse. En mars, Cupertino a mis en place des « tags de transparence », des métadonnées permettant aux labels et aux artistes d’indiquer si de l’IA a été utilisée pour la pochette, les paroles, le clip ou la piste audio. Ces champs restent toutefois optionnels pour le moment : sans déclaration volontaire, rien n’est signalé.
Le DMA n’était peut-être pas sur toutes les lèvres à Cupertino cette semaine, mais son ombre planait sur les annonces. Apple ne s’est pas contentée d’évoquer son différend avec Bruxelles dans un simple communiqué de presse ou, de manière plus subliminale, dans sa vidéo de présentation. Le constructeur est également revenu sur le sujet lors d’un briefing avec la presse auquel le blogueur John Gruber était notamment convié.
Un dialogue de sourds entre Apple et Bruxelles
Fondamentalement, sur le fond du dossier, on n'apprend rien de bien nouveau. Apple a cependant détaillé aux personnes présentes ses tentatives de conciliation concernant son nouveau Siri dopé à l'IA. La Pomme s’était ainsi engagée à développer, dans un délai de 18 mois, un Trusted System Agent (un agent système de confiance). Dans les faits, il s'agissait de créer un intermédiaire technique capable de permettre aux assistants virtuels tiers d'accéder, de manière sécurisée, aux mêmes fonctionnalités et capacités qu'Apple Intelligence sur les appareils vendus dans l'Union européenne.
La réponse de la Commission européenne ? Un "non" ferme et définitif. Pour le dire simplement, Bruxelles n'a validé absolument aucune des propositions mises sur la table par Apple.
La fin de la diplomatie
Cette affaire ressemble de plus en plus à un véritable dialogue de sourds. La fin de non-recevoir de l'exécutif européen a été signifiée avec une assurance qui ne laisse que très peu de place à l'espoir d'un compromis. Mais ce qui est sans doute le plus frappant, et potentiellement le plus inquiétant pour les utilisateurs, c’est qu’Apple commence visiblement à perdre patience.
Le constat de John Gruber est en effet sans appel : jamais les prises de parole publiques de la firme concernant le DMA et la Commission européenne n'avaient été aussi véhémentes. Jusqu'à présent, la communication d'Apple se voulait strictement diplomatique. C'était même le maître-mot. Aujourd'hui, le ton a radicalement changé et l'entreprise semble être passée sur le pied de guerre.
Un fossé infranchissable ?
Il existe désormais un gouffre béant entre les concessions qu'Apple se dit prête à faire pour lancer son IA en Europe, et les exigences de la Commission pour acter la conformité au DMA. En l'état actuel des choses, il n'y a aucun terrain d'entente. Toutes les offres de compromis soumises par Cupertino ont fait chou blanc.
À moins qu'une des deux parties ne ravale sa fierté et ne modifie profondément sa position, le nouveau Siri ne posera jamais le pied sur le Vieux Continent. Le message d'Apple est d'ailleurs d'une limpidité absolue : il est hors de question pour la firme de créer le système d'accès ouvert et inconditionnel aux données personnelles que Bruxelles exige.
Et Gruber d’ajouter, avec une pointe d'amertume après une première journée passée à tester la nouvelle version de Siri : si la situation s'enlise, les utilisateurs européens d'iOS risquent bel et bien de passer à côté de quelque chose d'exceptionnel.
À chaque grande mise à jour d'iOS, c'est un peu la même rengaine. Il y a d'un côté les têtes d'affiche, ces nouveautés martelées lors du keynote comme Siri AI, et de l'autre, le reste. Ces petits ajustements, presque insignifiants sur le papier, mais qui au quotidien finissent par changer la donne.
C'est exactement le cas de la télécommande virtuelle de l’Apple TV. Avec iOS 27, celle-ci n'est plus condamnée à vivre recluse dans le Centre de contrôle de votre iPhone. Elle regagne enfin le droit de cité sur l'écran d'accueil, sous la forme d'une icône à part entière.
Pour remettre la main sur la télécommande, la manœuvre est identique à ce que l’on connaît sous iOS 26. Un simple balayage vers le bas sur votre écran d'accueil permet d'invoquer le moteur de recherche : tapez « Remote » (ou « Télécommande »), maintenez le doigt sur l'icône de l'app et glissez-la où bon vous semble. Si vous préférez, vous pouvez tout aussi bien aller la pêcher directement depuis la Bibliothèque d'apps tout à droite de vos écrans.
Apple proposait autrefois une application dédiée sur l'App Store, avant de l'enterrer sans ménagement en 2020 au profit d'une intégration profonde au système.
tvOS : très peu de nouveautés
Il ne faudra toutefois pas bouder son plaisir avec cette petite attention du côté d'iOS, car du côté de la télévision, les nouveautés sont pour le moins faméliques.
Cette année, tvOS n’apporte rien d’extraordinaire. Outre un gain de performances global sous le capot, le système d'exploitation du boîtier TV se contente d'accueillir une application Podcasts revue de fond en comble.
Il y a quelques mois, le chef de la Metropolitan Police de Londres critiquait Apple pour l’apparente futilité de ses protections contre le vol : alors que l’appareil était protégé par un code, le nombre de vols était toujours aussi conséquent. Les choses seraient cependant en train de changer, comme le rapporte AppleInsider.
Le vol de smartphones dans les rues de Londres est une véritable plaie, et touche en grande majorité les iPhone, au point qu’il a déjà été observé que certains voleurs revenaient rendre leur smartphone à la victime quand ils se rendaient compte que ce n’était pas un appareil frappé d’une pomme croquée ! Rien que sur l’année 2024, 80 000 smartphones ont été volés à Londres, dont une grande majorité d’iPhone.
Apple a depuis longtemps intégré une protection par code, et pendant un temps ça a fonctionné : les vols ont baissé, avant de remonter une fois les voleurs s’étant adaptés en prenant soin de récupérer le code de verrouillage de l’appareil avant de le subtiliser, ne serait-ce qu’en observant l’utilisateur le taper.
En réponse à cette évolution, Apple a créé en 2023 le mode « Protection en cas de vol de l’appareil ». Grâce à celui-ci, certaines actions comme l’accès aux cartes de crédit ou aux mots de passe exigent Face ID (ou Touch ID), et la modification du mot de passe du compte Apple ou l’effacement du téléphone se voient adjoindre un délai d’une heure avant d’être autorisés.
Jusqu’à iOS 26.4, ce mode restait facultatif, mais à partir de cette version du système, Apple l’a activé par défaut. Et ô surprise, depuis cette version, les protections semblent avoir un effet tangible. De l’aveu même du commissaire Sir Mark Rowley, les iPhone volés sont devenus beaucoup plus difficiles à réutiliser ou à revendre.
Il convient cependant de mettre un bémol : si les vols diminuent, ils ont malheureusement tendance à devenir plus violents. Certaines victimes font état suite au vol de leur appareil de menaces envers leur personne ou envers leur famille, en utilisant les données accessibles de l’appareil afin de faire pression sur eux et les inciter à désactiver la protection contre le vol de l’appareil en supprimant l’iPhone du compte iCloud, comme le rapporte The New York Times.
C’est un jeu du chat et de la souris permanent, et qui n’est pas prêt de se terminer. Apple est déjà en train de réfléchir à l’étape supplémentaire, en étudiant l’intégration d’une protection automatique déjà en place sur Android, permettant de détecter un vol à l’arrachée et mettant de fait automatiquement l’iPhone en mode « appareil volé ».
Toutes ces mesures, combinées au fait que nombre de pièces d’un iPhone sont liées à l’appareil et seront désactivées si celui-ci est mis en mode perdu, permettent de faire baisser le nombre de vols. Mais si une chose est certaine, c’est que ce chiffre n’atteindra jamais zéro, même si toute nouvelle solution est bonne à prendre.