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iOS 26.4 : le partage de tranche d’âge apparaît dans des apps Apple

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 15:18

iOS

Avec iOS 26, Apple a renforcé son contrôle parental de différentes manières et a ajouté un système de « tranche d’âge » permettant d’indiquer de manière approximative son âge. Si l’outil reste discret côté apps tierces, il commence à apparaître dans certaines applications Apple. Nous l’avons vu pour la première fois en action en essayant la création d’image de FreeForm sur la dernière bêta d’iOS 26.4. Nous ne l’avions pas remarqué dans les versions précédentes : il est possible que son affichage dépende de la version, du pays et du contexte d’utilisation.

Images iGeneration

Cette alerte apparaît même si vous n’avez jamais touché au contrôle parental. Apple vous demande alors de partager « votre statut adulte » pour avoir accès à d'autres contenus que ceux réservés aux enfants et aux adolescents dans les apps. Si l’utilisateur n’est pas majeur, l’expérience pourra être adaptée. Ce popup devrait rester discret étant donné que la réponse est synchronisée entre les appareils. Apple se base sur la date de naissance liée au compte Apple de l’utilisateur.

Cette nouveauté est liée à un framework d’Apple déployé avec iOS 26 et ayant évolué au fil des mises à jour intermédiaires. iOS 26 a inauguré la Declared Age Range API pour demander à une personne de partager une tranche d’âge afin d’adapter l’expérience dans l’app. Avec iOS 26.2, Apple l’a renforcée pour coller aux règles locales : l’API peut dire si l’utilisateur est dans une zone concernée par une législation spécifique, indiquer si des exigences liées à l’âge s’appliquent et si le partage d’une tranche d’âge est requis.

Avec iOS 26.4, l’API va plus loin : elle peut afficher des alertes système lors de certaines mises à jour importantes d’applications chamboulant leur fonctionnement. Dans les cas prévus (notamment pour des comptes d’enfants), l’app peut devoir demander un nouvel accord d’un parent ou tuteur avant de permettre la poursuite de l’utilisation, puis savoir gérer une éventuelle révocation de consentement.

Sur le plan pratique, Apple insiste sur un point : la Declared Age Range API sert à créer des expériences adaptées à l’âge, sans demander de date de naissance précise. Le partage reste au choix des utilisateurs, et pour les enfants, ce sont les parents ou tuteurs qui peuvent gérer cette décision dans le cadre du Partage familial. Les apps connaîtront uniquement une tranche d’âge.

Apple rappelle aussi que la responsabilité des restrictions d’âge reste coté développeurs. Dans certaines régions où la loi l’impose, Apple peut confirmer l’âge d’un titulaire de compte et transmettre une catégorie d’âge via l’API, mais c’est à l’app de faire les contrôles et d’appliquer les blocages requis.

En 2026, Samsung boude toujours les aimants sur ses téléphones Galaxy

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 10:38

Android

Si on a depuis longtemps l’habitude des téléphones MagSafe et des coques adaptées chez Apple, ce n’est pas encore la même chose dans le monde Android. Le tout frais Galaxy S26 n’embarque par exemple aucun aimant. Pourquoi ? The Verge a posé la question au chef de la R&D de Samsung Won-Joon Choi.

Image Samsung

Selon lui, l’ajout d’aimants implique d’occuper de la place… alors que les aimants peuvent être intégrés directement dans une coque. « Environ 80 à 90 % des gens utilisent une coque, et les coques à aimants sont très populaires ces jours-ci », se justifie-t-il.

Autrement dit, l’entreprise préfère économiser de la place qu’elle pourra utiliser pour affiner ses produits ou leur donner une plus grosse batterie. Samsung n’exclut pas complètement l’utilisation d’aimants à l'avenir. « Nous menons encore de nombreuses recherches pour nous assurer que nous ne faisons aucun compromis au niveau du téléphone ; lorsque nous y parviendrons, nous procéderons à l'intégration », assure-t-il.

Les aimants restent encore très rares dans le monde Android. Les choses ont commencé à bouger du côté de Google : le Pixel 10 est désormais aimanté et est compatible avec une gamme d’accessoires de Google appelée Pixelsnap. C’est un vrai plus, car en l’état, il n’est pas possible de poser son Galaxy S26 nu sur le socle vertical d’une station de charge : il tombera sans coque. Les aimants permettent également d’utiliser un grand nombre d’accessoires MagSafe, qui sont nombreux sur le marché.

Le nouveau chargeur de Samsung. Image Samsung

Ce n’est pas que Samsung : beaucoup de grands constructeurs chinois n’intègrent pas d’aimants nativement et s’appuient plutôt sur des coques ou des écosystèmes maison. C’est dommage, car au vu de sa force de frappe, le coréen aurait pu permettre de démocratiser tout un écosystème d’accessoire. Samsung a profité du lancement de sa nouvelle gamme pour dévoiler un chargeur Qi2… qui implique d’acheter une coque pour avoir des performances optimales. Samsung mise sur le « Qi2 Ready » depuis l'année dernière, et proposait déjà des coques officielles avec aimants pour le S25.

Ajout à 11:20 : certains utilisateurs se sont rendu compte que les aimants pouvaient poser soucis au stylet S Pen du S26 Ultra. Certaines coques tierces créent des zones mortes sur l’écran, tant et si bien que le téléphone affiche carrément une alerte pour prévenir d’éventuels problèmes. Ce couac, déjà présent sur les S24 et S25 Ultra, ne concerne pas les utilisateurs passant par une coque officielle.

L’itinérance gratuite pourrait s’étendre à 6 pays des Balkans occidentaux

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 10:03

Télécoms

Depuis 2017, les voyageurs européens ont l’esprit tranquille : il n’y a plus de frais d’itinérance sur les forfaits dans les 27 États membres de l'UE, tout comme en Islande, en Norvège et au Liechtenstein. La Commission européenne a annoncé mercredi 25 février proposer l’ouverture des négociations pour intégrer six pays supplémentaires situés dans les Balkans occidentaux. Il s’agit de l'Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo, du Monténégro, de la Macédoine du Nord et de la Serbie.

Image Pexels

Le but est de les intégrer au plan « itinérance comme à la maison », soit la zone d’itinérance commune de l’Union européenne. Elle garantit une bonne connectivité sans surplus, non seulement pour les citoyens et les entreprises des Balkans occidentaux qui se rendent dans l'UE, mais aussi pour les voyageurs de l'UE qui se rendent dans les Balkans. De quoi faciliter les déplacements professionnels ou les voyages touristiques.

Tout n’est pas encore fait. La Commission va désormais demander au Conseil l'autorisation d'ouvrir des négociations avec les partenaires des Balkans occidentaux. Une fois cette proposition adoptée, elle discutera des accords bilatéraux avec chacun des partenaires des différents pays concernés. Ce n’est qu’une fois ces accords conclus que le programme pourra être étendu à ces six destinations.

Actuellement, les frais d’itinérance vers les Balkans sont assez élevés. Chez Free (connu pour avoir un solide forfait Voyage), seuls le Monténégro, la Macédoine et la Serbie sont inclus avec uniquement de la data. L’Albanie, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine sont absents, ce qui implique des tarifs pouvant s’approcher des 10 € le Mo. Le forfait Sosh inclut les six destinations sans les appels ou l’émission de SMS, qui peuvent vite faire grimper la facture.

L’Ukraine et la Moldavie ont rejoint la zone d’itinérance commune de l’Union européenne

L’Ukraine et la Moldavie ont rejoint la zone d’itinérance commune de l’Union européenne

Deux nouveaux pays ont rejoint la zone d’itinérance de l’UE cette année : l’Ukraine et la Moldavie. Concrètement, les abonnés ukrainiens et moldaves bénéficient de l’« itinérance comme à la maison » dans l’UE, et les clients européens peuvent utiliser leurs forfaits en Ukraine et en Moldavie sans surcoût, dans les limites de leur offre.

Hue commercialise un ruban décoratif « Essential » : 100 € pour 5 mètres

Nicolas Furno

vendredi 27 février à 08:14

Domotique

Hue continue d’agrandir sa collection « Essential », qui rassemble des produits nettement moins chers que la gamme standard, tout en offrant… l’essentiel, justement. Le dernier ajout est le Hue Essential Flex, un ruban LED de cinq ou dix mètres vendu à partir de 100 €. Malgré ce prix raisonnable comparé aux autres modèles de la marque, il s’agit d’un ruban RGBIC (RGB Independent Control). Cela veut dire qu’il peut non seulement d’afficher n’importe quelle couleur sur toute sa longueur, il peut aussi se segmenter avec plusieurs couleurs différentes. De quoi créer une ambiance plus sophistiquée, comme sur ces exemples fournis par le fabricant.

Le ruban Hue Essential Flex en action. Image Signify.
Un autre exemple. Image Signify.

L’autre caractéristique majeure de ce produit, qui justifie le Flex de son nom, c’est sa capacité à être installé assez librement sur une surface pour créer les formes de son choix. C’est un avantage ou un inconvénient selon les besoins : ce produit n’est pas pensé pour être soigneusement installé sur un meuble et on ne peut ni le découper, ni le prolonger. Le ruban Essential Flex est vraiment conçu pour servir à la fois d’éclairage d’ambiance et de décoration sur un mur, pas plus.

D’après les premiers retours, les choix de conception liés à ce positionnement tarifaire sont visibles notamment dans le choix de n’inclure que des diodes RGB et il n’y en a pas dédiées au blanc. C’est pourquoi ce n’est pas un bon candidat pour éclairer une pièce, avec une luminosité moyenne, et il faut vraiment le considérer comme un accent de couleur. L’espace entre les LED se voit un petit peu, mais l’ensemble reste uniforme malgré tout. Détail intéressant à noter, le ruban mesure toujours 5 mètres et la version de 10 mètres se contente de deux rubans qui fonctionnent en parallèle et affichent les mêmes couleurs.

Outre le ruban et son alimentation ainsi que son contrôleur Zigbee, Hue fournit 25 accroches (50 pour le grand) pour positionner correctement le produit sur un mur. Image Hue.

Sur le plan de la connectivité, Hue met en avant la compatibilité avec Matter, tout en notant qu’un pont de connexion est nécessaire. De fait, malgré le nom « Essential », ce ruban n’est pas compatible nativement avec le standard, faute de Thread. Il se contente du Zigbee et devra ainsi être contrôlé par le biais d’un Bridge ou du nouveau Bridge Pro. C’est dommage, mais sans doute compréhensible quand on pense que le RGBIC n’est pas encore géré par Matter. Pour exploiter pleinement le produit, il faudra sans doute obligatoirement rester dans l’écosystème Hue.

Test de l’ampoule Hue Essential : la qualité Hue dans une ampoule Matter à 15 €

Test de l’ampoule Hue Essential : la qualité Hue dans une ampoule Matter à 15 €

Comptez 100 € pour la version de 5 mètres et 170 € pour les 10 mètres. À titre de comparaison, le ruban Omniglow de Hue propose le même concept chez le fabricant, à un prix toutefois bien différent : 140 € pour 3 mètres. La qualité sera certes meilleure, avec des LED plus serrées, bien plus de luminosité, la possibilité d’afficher juste du blanc ou encore de couper et prolonger le ruban, mais cela se paie.

Hors de la marque, Govee a un produit très similaire avec son Neon Rope Light 2 (Matter via Wi-Fi). Si les prix officiels sont identiques, ce concurrent est régulièrement en promotion : on peut l’acheter en ce moment à 80 € pour 5 mètres.

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RAMpocalypse : le marché des smartphones va entrer en récession

Christophe Laporte

vendredi 27 février à 08:10

Android

La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.

Un séisme plus profond que la pandémie

Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.

L’écosystème Android particulièrement touché

Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.

Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.

Apple, une forteresse sous pression

Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.

Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Vers une nouvelle hiérarchie du marché

Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.

D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".

Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.

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