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Mahsa Alert : l’app que personne ne devrait avoir à installer

Christophe Laporte

jeudi 26 mars à 08:55

App Store

« Il y a une app pour ça. », disait le slogan. Mais il y a des apps que l’on souhaiterait ne jamais avoir à installer. En Iran, face à l’absence criante de système d’alerte en cas d’attaque aérienne, des bénévoles ont pris les devants. Leur solution ? Mahsa Alert, un dispositif collaboratif qui tente de cartographier le danger en temps réel.

Téhéran - image : Unsplash / Sajad Nori 

Un nom comme un symbole

Le nom de l'application n'a pas été choisi au hasard. Mahsa Alert rend hommage à Mahsa Amini, dont le décès en 2022 avait embrasé le pays. Aujourd'hui, alors que le conflit armé s'installe depuis plus de trois semaines, l'application est devenue le seul fil d'Ariane pour des millions de citoyens plongés dans un vide informationnel total.

Développée par l'ONG américaine Holistic Resilience, dirigée par Ahmad Ahmadian, la plateforme ne se contente pas d'être un site web. Elle se décline en applications Android et iOS, pensées pour être les plus discrètes et légères possibles. Dans un pays où le régime joue du « kill switch » comme d'un instrument de contrôle, la légèreté est une fonction vitale.

Masha Alert sur l’App Store

Les développeurs ont priorisé un fonctionnement hors-ligne. L’idée est simple : si un utilisateur parvient à grappiller quelques instants de connexion, il peut mettre à jour ses données via des fichiers ultra-optimisés. Les mises à jour pèsent en moyenne 100 ko, et certaines descendent même jusqu'à 60 ko. Un impératif pour passer sous les radars et s’adapter aux débits indigents imposés par les autorités.

Cartographier le feu

Le fonctionnement repose sur la remontée de terrain, mais sous haute surveillance. « Nous devons passer par un processus de vérification rigoureux avant de placer un incident sur la carte », explique Ahmad Ahmadian à nos confrères de Wired. L’équipe fait face à un afflux massif de données, avec un carnet de commandes de plus de 3 000 rapports en attente de validation.

Mais Mahsa Alert va plus loin que la simple alerte missile. C'est une véritable carte de survie qui recense :

  • Les frappes confirmées et les zones d'évacuation.
  • L’écosystème de la surveillance : des milliers de caméras de CCTV et de checkpoints suspectés.
  • Les points de secours : hôpitaux, pharmacies et lieux de culte.

L’efficacité du système est glaçante : 90 % des attaques confirmées ont eu lieu sur des points déjà identifiés comme « zones de danger » par l’application.

Mahsa Alert depuis un navigateur web

Le paradoxe des chiffres

Depuis le début de l’année 2026, l’application a déjà attiré environ 335 000 utilisateurs. Pourtant, un chiffre interpelle : seuls 28 % de ces utilisateurs consultent l’app depuis l’intérieur des frontières iraniennes. Plus de 70 % de l'audience se trouve à l'étranger, servant souvent de relais pour informer leurs proches restés sur place.

Ce décalage s'explique par la peur. L’infrastructure numérique de l’Iran s’apparente à une souricière numérique. Le contrôle de l’État est tel que chaque octet partagé peut devenir une pièce à conviction. Des arrestations ont déjà été signalées pour de simples partages d'images ou une « activité en ligne » jugée suspecte.

Une cible mouvante

Le succès de la plateforme en fait une cible privilégiée. Depuis le mois dernier, Mahsa Alert subit des attaques par déni de service (DDoS) incessantes. La cyberguerre se joue aussi sur le terrain de la désinformation : l’équipe a documenté des tentatives d’empoisonnement de leur nom de domaine et l'apparition de sites « clones » destinés à piéger les utilisateurs. Des manœuvres de déstabilisation auxquelles l’organisation est totalement étrangère.

L’espoir de l’obsolescence

« J'aimerais que nous ayons plus de ressources, les idées ne manquent pas », confie Ahmadian. Mais derrière l'ambition technique se cache un souhait plus profond : celui de voir l'application devenir inutile. Si la paix revenait, l’outil pourrait alors muer en un système d’alerte d’urgence plus conventionnel, au service d'un futur que les Iraniens espèrent plus serein. En attendant, Mahsa Alert reste ce lien ténu, mais essentiel, entre la technologie et la survie.

Web mobile : Android met Safari dans le rétroviseur

Christophe Laporte

jeudi 26 mars à 06:16

Android

Ces derniers temps, il est beaucoup question de coopération entre Apple et Google, notamment sur l'intelligence artificielle. Mais cette nouvelle étude vient rappeler que les deux entreprises restent avant tout concurrentes. L’équipe de Chromium a publié un billet de blog dans lequel elle assure qu’Android établit un nouveau record de vitesse en matière de navigation sur le web mobile. Une manière, à peine voilée, d'affirmer qu'Android est désormais plus véloce qu'iOS.

Image : Growtika - Unsplash

Speedometer : le ressenti avant tout

Pour appuyer ses dires, Google s'appuie sur deux outils de mesure. Le premier est bien connu : Speedometer 3.1. Ce benchmark ne se contente pas de calculer des calculs bruts ; il simule des actions réelles de l'utilisateur pour mesurer la latence d'interaction.

Selon Google, un score élevé sur Speedometer se traduit directement par une sensation de fluidité accrue lorsque l'on fait défiler une page, que l'on tape du texte ou que l'on clique sur un lien. Dans les graphiques publiés, trois appareils Android (non nommés, mais probablement des Pixel ou des Galaxy récents) surpassent une « plateforme concurrente » dont tout le monde aura reconnu l'identité : l'iPhone.

L’intégration verticale comme arme secrète

Si Android progresse si vite, c'est grâce à une méthode chère à Apple : l'intégration verticale. Google explique avoir collaboré étroitement avec certains fabricants de puces et constructeurs pour optimiser Chrome et le fonctionnement du noyau d’Android.

Cette approche permet de mieux coordonner le matériel, le système d'exploitation et le moteur de rendu. Résultat ? Certains fleurons Android ont vu leurs scores Speedometer bondir de 20 à 60 % d'une année sur l'autre.

LoadLine : le nouveau juge de paix

Google ne s'arrête pas là et introduit LoadLine, un nouveau test développé en interne. Contrairement aux benchmarks classiques, LoadLine simule le processus complet de chargement d'un site web, de l'instant où l'on clique sur un lien jusqu'à l'affichage complet de la page.

Sur ce terrain, les smartphones Android afficheraient des performances jusqu'à 47 % supérieures à celles de la concurrence. Dans la réalité quotidienne des utilisateurs, Google tempère toutefois ces chiffres impressionnants : ces optimisations se traduisent par un chargement des pages environ 4 à 6 % plus rapide. C'est peut-être invisible à l'œil nu, mais dans la guerre des millisecondes que se livrent les deux géants, chaque gain compte pour offrir l'expérience la plus fluide possible.

Meta et Google condamnés à 3 millions de dollars de dommages et intérêt pour addiction aux réseaux sociaux

Greg Onizuka

mercredi 25 mars à 21:00

Services

Alors que la législation européenne devient de plus en plus stricte envers les réseaux sociaux, avec la France notamment voulant interdire leur consultation par les mineurs de moins de 15 ans (le Sénat examinera la proposition de loin fin mars, selon le calendrier diffusé), aux États-Unis c’est comme à leur habitude devant la justice que ça se passe : une jeune femme vient d’obtenir la condamnation de Meta et Google devant la Cour de justice de Los Angeles, comme rapporté par CNBC.

Comme Meta et les autres éditeurs de réseaux sociaux, Google est accusée de rendre accroc les jeunes avec YouTube. Capture MacGeneration.

Kaley G.M. a ainsi accusé les deux sociétés (TikTok et Snapchat faisaient partie des accusés au départ, mais ont passé un accord avec la victime afin d’échapper au procès) de l’avoir rendue addict à leurs réseaux sociaux (Instagram et Facebook pour Meta, YouTube pour Google) depuis son plus jeune âge allant de 6 ans pour Youtube à 9 ans pour Instagram.

L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Les symptômes semblent en effet sévères, et ont été suivis au moins sur la 13e et 14e année de Kaley par un psychothérapeute qui a constaté les troubles comportementaux et les a reliés aux réseaux sociaux : gros troubles du sommeil, vie sociale fortement réduite, et dégradation des résultats scolaires, ayant mené à une dépression graduelle. À l’âge de 10 ans, la plaignante a plusieurs fois tenté de mettre fin à ses jours du fait de cette dépression induite.

Sa mère a bien tenté de lui enlever plusieurs fois son smartphone, mais les seuls résultats obtenus ont été des crises de rage et de poussées d’anxiété. Encore maintenant à l’âge adulte Kaley indique être stressée à l’idée d’être séparée de son smartphone.

Au final, la justice américaine a déterminé que Meta et Google ont implémenté certain designs d’interface et programmation dans leurs apps ayant contribué à la détresse mentale de la victime, que ce soit par les likes, la façon dont est organisé le fil, ou les notifications envoyées par les apps. Les deux entreprises ont donc été condamnées à verser 3 millions de dollars à la plaignante, répartis à 70 % pour Meta et 30 % pour Google.

Bien entendu, les avocats de chaque partie se sont félicités ou plaints du verdict final :

Le verdict rendu aujourd’hui est un moment historique pour Kaley et pour les milliers d’enfants et de familles qui attendaient ce jour. Elle a fait preuve d’un courage extraordinaire en intentant cette action et en racontant son histoire publiquement devant le tribunal. Un jury composé des pairs de Kaley a entendu les preuves, et a entendu ce que Meta et YouTube savaient et à quel moment ils l’ont su, et les a tenus pour responsables de leur conduite. – avocats de Kaley.

Nous sommes, avec tout le respect dû à la décision, en désaccord avec le verdict et examinons actuellement les options qui s’offrent à nous sur le plan juridique. – porte-parole de Meta.

Nous ne sommes pas d’accord avec le verdict et avons l’intention de faire appel. Cette affaire repose sur une mauvaise compréhension de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un site de réseau social. – porte-parole de Google.

L’affaire ne devrait pas s’arrêter là, avec les deux entreprises souhaitant faire appel de la décision. Certains experts américains n’hésitent pas à comparer les procès en cours contre Meta, Google ou encore TikTok aux procès qui se sont tenus dans les années 1990 contre l’industrie du tabac, qui au final ont été condamnées à payer des milliards de dollars aux plaignants.

Test de l’iPad Air M4 : le milieu de gamme qui s’essouffle

Félix Cattafesta

mercredi 25 mars à 20:30

Matériel

Cela fait maintenant quelques années qu’Apple a trouvé la bonne formule avec son iPad Air : une tablette récupérant la puce Apple de la génération précédente et quelques atouts des iPad Pro au fil de l’eau. Cette stratégie lui permet de proposer une gamme de produits cohérente tout en optimisant ses coûts, intégrant des composants déjà bien rodés sur la tablette pour professionnels. Cette cuvée 2026 ne fait pas exception à la règle, mais les nouveautés restent minces.

L’iPad Air M4. Image iGeneration

Mis à part l’évident passage à la puce M4, les deux autres changements se trouvent sous le capot. Apple a apporté sa puce N1 qui gère le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et Thread. Son modem C1X est désormais embarqué dans la version cellulaire. Ne cherchez pas plus loin, car les changements s’arrêtent là : ce modèle est sinon identique à l’iPad Air M3 de l’année dernière, qui ressemblait fortement à l’iPad Air M2. Malgré ce sur-place, la tablette de milieu de gamme d’Apple est-elle toujours dans la course ? Réponse dans notre test.

Un design qui n’évolue pas

C’est la première fois que je teste un iPad Air depuis l’iPad Air M1 de 2022, sorti il y a tout de même déjà quatre ans. J’ai entre temps eu plusieurs iPad Pro, tout d’abord un modèle 2020 que j’ai par la suite remplacé par un modèle M4. Autant dire que j’ai bien pris l’habitude d’utiliser Face ID et des écrans ProMotion sur ces cinq dernières années.

Avec ses 6,1 mm d’épaisseur, l’iPad Air est légèrement plus épais qu’un iPad Pro 13". Il est toujours disponible dans les deux mêmes tailles, à savoir 11" et 13". Le design n’a pas évolué depuis l’iPad Air 4 de 2020, et il s’agit toujours d’un rectangle aux bords plats avec un seul appareil photo à l’arrière et un Smart Connector pour le clavier. On trouve sur ses tranches quatre grilles pour les haut-parleurs stéréo, deux boutons de volume ainsi qu’un bouton de verrouillage hébergeant également Touch ID. Une des tranches est nue afin d’y clipser un éventuel Apple Pencil Pro magnétique.

La tablette de droite est sortie en 2020. Image iGeneration

L’écran de 2 360 x 1 640 pixels à 264 ppp s’éclairant à 500 nits est l’élément central de cette tablette légère (456 g) et agréable à prendre en main. Apple a cru bon de proposer une palette de couleurs plus fun que celle de l’iPad Pro avec une finition mauve, bleue, grise ou dorée. Bref, il n’y a pas d’évolution, mais ce n’est pas très surprenant : l’iPad Pro a la priorité sur les changements de design et il ne reste plus grand-chose à inventer sur une tablette.

Depuis les premiers modèles d’iPad Air, la caméra frontale a été déplacée sur la tranche. Cela sera plus commode pour les visioconférences où la tablette est posée à l’horizontale, par exemple sur un Magic Keyboard. Au rayon des accessoires, bonne nouvelle : cet iPad Air M4 n’ayant pas changé d’un poil, il reste compatible avec les claviers et les coques des modèles M2 ou M3. Il est par ailleurs aussi possible d'employer des accessoires issus des anciens iPad Pro (de l'A12X au M2), comme les Magic Keyboard et Smart Keyboard Folio si vous acceptez un peu de vide au niveau de l'appareil photo (les iPad Pro avaient un bloc plus imposant).

Un solide gain de performance

L’arrivée de la puce M4 n’est pas franchement une surprise, étant donné qu’elle vient prendre la relève des puces M1, M2 et M3. L’iPad Air est loin d’avoir l’exclusivité, ce SoC ayant fait ses débuts sur l’iPad Pro en mai 2024, soit il y a bientôt deux ans. Ce modèle est un peu bridé avec seulement 8 cœurs CPU et 9 cœurs GPU, là où l’iPad Pro pouvait en avoir jusqu’à 10 pour chacun des deux composants du SoC.

L’iPhone 16 en promo à 676 € (- 22 %) chez Joybuy, un tarif record

Stéphane Moussie

mercredi 25 mars à 19:11

iPhone

Pour se faire rapidement un nom en France, la stratégie de Joybuy est clair : casser les prix de produits populaires. Ainsi, l’iPhone 16 est disponible sur ce nouveau site à seulement 676 €, un tarif jamais vu. En comparaison, ce modèle est vendu 869 € chez Apple et 763 € ou 799 € sur Amazon en fonction du coloris.

Joybuy se paye même le luxe de proposer l’iPhone 16 à 676 € dans quatre couleurs différentes : outremer (bleu), sarcelle (vert), noir et blanc. À ce prix-là, il est même moins cher que l’iPhone 17e (719 €). Le groupe chinois limite la commande à un article par couleur, histoire de ne pas être dévalisé trop vite.

iPhone 16. Image iGeneration.

L’iPhone 16 était le modèle standard de la gamme 2024 et il reste aujourd’hui un excellent téléphone. Sa principale lacune face à la génération actuelle se situe du côté de l’écran : la dalle OLED de 6,1" est de très bonne qualité, mais elle n’est pas ProMotion. L’affichage est donc limité à 60 images par seconde et s’éteint lorsque le téléphone passe en veille. L’iPhone 17 corrige ce point, mais il coûte plus de 900 €.

Test de l’iPhone 16 et de l’iPhone 16 Plus : une génération intelligente

Test de l’iPhone 16 et de l’iPhone 16 Plus : une génération intelligente

L’iPhone 16 est aussi concurrencé depuis peu par l’iPhone 17e, qui peut notamment faire valoir deux fois plus de stockage par défaut (256 Go contre 128). Néanmoins, l’iPhone 16 garde l’avantage côté photo, avec la présence d’un objectif ultra grand-angle en plus, et il a une puce UWB pour la géolocalisation précise des AirTags ainsi qu'une Dynamic Island. Il jouit par ailleurs d’une bonne autonomie.

Qui est Joybuy, ce nouveau concurrent de taille pour Amazon ?

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