Photos a droit à plusieurs nouveautés significatives dans les OS 27. La plus importante, du moins celle qui a été le plus mise en avant, implique l’intelligence artificielle, avec trois nouveaux outils d’édition qui dépendent d’Apple Intelligence. Néanmoins, ce n’est pas la seule, bien au contraire : en cette année « Snow Leopard », Apple s’est attachée à proposer de nombreuses petites nouveautés et cela se voit notamment dans son gestionnaire d’images.
Diaporamas à personnaliser, albums partagés améliorés ou encore accès aux mots-clés depuis iOS : il y a finalement de quoi faire dans cette mise à jour. Alors sans plus tarder, voici les nouveautés de l’année pour Photos.
Nouveaux outils d’édition dopés à Apple Intelligence
Depuis l’arrivée d’Apple Intelligence il y a deux ans, Photos fait partie du dispositif avec sa « gomme magique » à la sauce Apple. Cette année, on passe à la vitesse supérieure avec une correction plus efficace et surtout deux outils supplémentaires pour agrandir et même changer la perspective des photos. Ces trois éléments sont tous regroupés dans une nouvelle section de l’éditeur, nommée « Outils » et associée au traditionnel logo d’Apple Intelligence.
Précisons avant de poursuivre qu’une connexion à internet est nécessaire pour la majorité de ces fonctionnalités. Apple a choisi de favoriser les modèles gérés par les serveurs du Private Cloud Compute (PCC), si bien que les traitements ne sont pas effectués en local et échoueront faute de connexion. Pour autant, l’entreprise n’a pas élargi la compatibilité et il est toujours indispensable d’avoir un appareil compatible Apple Intelligence pour bénéficier de ces nouveautés.
Pour rappel, il s’agit au minimum de :
- iPhone 15 Pro ;
- iPad avec puce M1 ou A17 Pro ;
- Mac Apple Silicon.
Puisqu’ils font appel à des serveurs, Apple a aussi prévenu qu’il pouvait y avoir des limites sur le nombre d’utilisations quotidiennes de ces outils. Je n’ai jamais été bloqué pendant mes tests et je ne sais pas si ces quotas sont actifs pendant la phase de bêta. Quoi qu’il en soit, il faut garder cette dépendance en tête : elle ajoute des contraintes, y compris à l’usage comme on le verra.
Corriger, une gomme magique normalement plus compétente
« Corriger » n’est pas un nouvel outil, il est arrivé dans Photos avec iOS 18 et macOS 15, dès 2024. Il a toutefois été amélioré cette année, avec un mode « Haute qualité » qui tourne sur les serveurs mis en place par Apple. Le mode « Rapide » est toujours présent et il repose quant à lui sur le modèle qui tourne en local, comme c’était exclusivement le cas au départ. Vous pourrez (re)voir dans cet article ce que cela donnait avec la première version.
Gomme magique : que vaut l’outil d’effacement d’Apple face à celui de Google ?
Pour commencer, l’interface imaginée par Apple n’a pas changé et elle reste toujours aussi efficace. Lors de l’activation de la fonctionnalité, le système peut identifier automatiquement des éléments à corriger et ils seront mis en avant. Leur aspect est un petit peu moins visible dans la première bêta d’iOS 27 à mon goût, mais on les distingue tout de même mieux à l’écran que sur les captures d’écran. Si le système suggère des corrections, il suffit de les toucher pour les effacer de l’image.
Sinon, deux méthodes sont proposées pour une sélection manuelle. Le plus simple consiste à entourer l’élément à effacer, et Photos doit alors l’identifier et correctement le détourer. En dernier recours, on peut toucher la zone à effacer du doigt, ou alors utiliser le curseur sous macOS ou un stylet sous iPadOS. Cette sélection manuelle est la plus complexe à mettre en œuvre, surtout sur un iPhone, mais entre les suggestions et la possibilité d’entourer rapidement un élément, on s’en tire assez bien. Dans les deux cas, l’étape suivante consiste à effacer la sélection et recréer le contenu manquant.
Par défaut, l’option qui semble la mieux adaptée à la demande est sélectionnée. S’il le souhaite, l’utilisateur peut aussi bloquer un modèle via le menu contextuel affiché en haut de l’écran. Trois options sont proposées : « Auto » pour laisser l’app choisir, « Rapide » pour le traitement local et enfin « Haute qualité » pour celui qui dépend des serveurs. En théorie, ce dernier est aussi le plus puissant et donc le meilleur… même si ce n’est pas aussi évident à l’usage.
En effet, le local est meilleur en pratique pour les petites retouches, puisque chaque modification est appliquée instantanément. En comparaison, le mode haute qualité nécessite de faire ses sélections, puis de transmettre la photo et les demandes de nettoyage sur les serveurs et de patienter encore quelques secondes pour obtenir les résultats. Le retrait de nombreux petits éléments, comme des taches sur une surface, est ainsi bien plus rapide et agréable avec le modèle local, d’autant qu’il se débrouille très bien sur ce genre de tâches.
Pour ne rien arranger, la première bêta des OS 27 contient quelques bugs dans l’outil de sélection, qui peuvent mener à un plantage inopiné de Photos au milieu du travail. Au-delà de ce défaut de jeunesse, qui sera certainement corrigé avant les finales, le modèle en ligne est particulièrement prude. J’ai vite noté qu’il refusait de supprimer certains éléments s’il soupçonnait la moindre trace de nudité. Il n’est pas nécessaire d’essayer d’effacer des parties génitales pour le bloquer, j’ai eu des erreurs en voulant retirer des personnes en maillot de bain sur une plage.
















