Un bidouilleur un peu motivé, Jarrett, était visiblement nostalgique du clavier alphanumérique des anciens téléphones. Il a en effet décidé de convertir un clavier de Nokia E52 (un modèle qui date de 2009) pour l'utiliser en Bluetooth.

Pour les plus jeunes d'entre vous, donc, les téléphones des années 80 et du début des années 2000 n'avaient pas de clavier alphabétique en général, mais un clavier alphanumérique. Une pression sur le 2 affichait un A, une seconde pression un B, une troisième un C, etc. Pour faire un Z, il fallait par exemple presser le 9 quatre fois. C'était assez fastidieux, et en partie à l'origine du fameux langage SMS qui a fait les beaux jours des articles sur la décadence des jeunes et que les premiers smartphones ont fait disparaître.

Revenons à Jarrett, qui explique comment il a construit son clavier. Il a intégré des interrupteurs de qualité, une batterie et un ESP32-C6, une petite carte de développement. Même s'il a nommé son post T9, il explique à la fin que son clavier se contente malheureusement du fonctionnement de base, sans la prédiction T9. En effet, cette dernière nécessite environ 30 Mo de mémoire flash pour un résultat convaincant et il n'a pas intégré le nécessaire pour une puce externe dans son montage. Il explique qu'il y pensera peut-être pour une v31.
Pour simplifier (et accélérer) l'écriture, une des solutions était donc la technologie T9. Elle a été licenciée par de nombreux fabricants et elle permettait d'écrire plus rapidement grâce à une prédiction, capable de déterminer plus ou moins efficacement les mots que vous vouliez taper. Au lieu de taper plusieurs fois sur chaque touche, il était donc possible de se contenter d'une seule pression et de laisser faire la prédiction. Les claviers virtuels actuels travaillent encore avec ce genre de technologies… plus ou moins efficacement.
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Celle montrée est une v2, après un essai avorté. ↩︎

















