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À Lyon, Apple Plans déraille sur les itinéraires en transports en commun 🆕

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 13:49

Services

Si vous êtes de passage dans cette formidable ville qu’est Lyon, mieux vaut éviter Plans pour vos déplacements en transports en commun pour le moment. Depuis le début de l’année 2026, l’application d’Apple présente en effet d’importantes lacunes concernant le réseau TCL. Les grandes lignes apparaissent bien sur la carte, mais les moyens de transport ne sont pas tous pris en compte lors du calcul des itinéraires.

Durant les premiers jours de 2026, ni les métros, ni les tramways, ni les bus n’étaient intégrés aux calculs, ce qui donnait lieu à des trajets sans queue ni tête impliquant parfois les TER. Aujourd’hui, les bus et les tramways sont de nouveau pris en charge, mais pas les métros.

Plans (à gauche) oublie les métros dans ses propositions d’itinéraire. Image iGeneration.

Si vous êtes Lyonnais, vous remarquerez vite l’absence des lignes A, B, C et D dans les propositions d’itinéraire, mais les touristes risquent davantage de se faire piéger. Dans l’exemple ci-dessus, Plans ne propose rien de mieux qu’un trajet en bus d’au moins 32 min, alors qu’il existe pourtant des parcours en une vingtaine de minutes grâce au métro.

L’omission ne concerne que Plans : Google Maps et les apps spécialisées dans les déplacements urbains, comme l’excellent Transit, prennent correctement en compte l’ensemble des transports publics lyonnais.

Contactée en milieu de semaine dernière, Sytral Mobilités, l’autorité organisatrice des mobilités, et les TCL ne nous ont pour l’instant fourni aucune explication.

Mise à jour le 13 janvier (article publié initialement le 12 janvier) — Les TCL nous indiquent qu'il n'y a pas d'erreur de leur côté :

Après vérification de nos services techniques, nous vous confirmons que les données théoriques du réseau TCL sont correctement publiées et actualisées chaque nuit sur la plateforme Open Data de la Métropole de Lyon. Ces flux sont opérationnels et accessibles à l'ensemble des réutilisateurs. Apple, comme Google ou Citymapper, utilisent ces données publiées sur Data Grand Lyon, qui sont les mêmes que celles utilisées par notre propre calculateur d'itinéraires.
Nos équipes techniques, en lien avec les services d'Apple, sont averties de ce dysfonctionnement indépendant de notre volonté et suivent la situation pour assurer un retour à la normale dans les meilleurs délais.

Le problème semble donc se situer du côté d’Apple. En attendant un rétablissement complet des données, les TCL invitent les usagers à utiliser son application mobile ou le site tcl.fr. Mais on peut aussi se servir de Google Maps, Transit ou encore Citymapper, car seul Plans a un trou de mémoire.

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 12:29

App Store

Les choses ne s’arrangent pas pour Grok, le tchatbot d’Elon Musk qui a fait les gros titres pour sa capacité à générer des images dégradantes de stars, de femmes et de mineurs. L’Indonésie et la Malaisie ont annoncé que le service était désormais bloqué sur leur territoire. Le ministère indonésien de la Communication et du Numérique a déclaré vouloir « protéger les femmes, les enfants et l'ensemble de la communauté contre le risque de contenus pornographiques falsifiés générés à l'aide de technologies d'intelligence artificielle ».

Image iGeneration

L’affaire a fait grand bruit en ce début d’année. Début janvier, X a mis à jour son IA pour lui permettre de modifier les photos partagées sur le réseau, le tout sans garde-fous convenables. Cela n’a pas traîné : Grok a été utilisé pour générer des milliers d'images de personnes dénudées par heure, avec dans le lot des images de mineurs ou des vidéos de femmes se faisant violenter.

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

L’évènement aura eu le mérite de mettre la question des deepfakes sur la table. Le régulateur britannique Ofcom a ouvert une enquête sur le réseau social X tandis que le gouvernement britannique a indiqué qu’une loi criminalisant la création d’images intimes non consenties (dont les deepfakes) entrerait en vigueur cette semaine, et qu’il entendait aussi s’attaquer aux entreprises fournissant des outils dédiés.

Face à tout cela, X a rendu inaccessible une partie de ses outils aux utilisateurs gratuits, mais les laisse tout de même utilisables par n’importe qui sans compte via l’app Grok dédiée. « Ils veulent simplement réprimer la liberté d'expression », a commenté Elon Musk sur son réseau. Le CEO a notamment republié plusieurs tweets critiquant la condamnation de Grok par le gouvernement britannique, dont un montrant des images générées par IA du Premier ministre Sir Keir Starmer en bikini.

Tim Sweeney n’a pas hésité à mouiller la chemise pour défendre l’homme le plus riche du monde et son tchatbot accusé de générer des images sexualisées de mineurs. Le patron de l’Epic Games Store, qui a supprimé le mois dernier un jeu arty contenant de la nudité, s’est prononcé contre un bannissement de Grok en dénonçant quelques « dérapages » sur X :

Toutes les grandes IA ont des cas documentés de dérapage ; toutes les grandes entreprises d'IA font de leur mieux pour lutter contre cela ; aucune n'est parfaite. Les politiciens qui exigent que les gatekeepers écrasent sélectivement celle de l'entreprise de leur adversaire politique pratiquent du capitalisme de copinage basique.

Et Apple dans tout cela ? L’entreprise qui défendait encore hier les profits générés par son App Store n’a pas réagi à la polémique malgré les demandes de suppression de Grok venant de plusieurs sénateurs américains. L'app est actuellement en 3e place du classement des apps gratuites les plus téléchargées en France, derrière Gemini et ChatGPT. Grok est également toujours disponible sur le Play Store.

Samsung ouvre son équivalent au Refurb en France… avec des téléphones plus chers que neufs

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 11:08

Ailleurs

Samsung a désormais son équivalent au Refurb en France. Comme chez Apple, l’idée de ce programme « Reconditionné Premium » est de proposer des appareils reconditionnés directement par le fabricant. Les tarifs laissent songeurs : certains smartphones sont plus chers que ceux vendus neufs… sur le site de Samsung.

La boutique de reconditionnée de Samsung. Image iGeneration

La boutique est disponible en ligne à ce lien. Avec 256 Go de stockage, le Galaxy S25 est vendu 799 € quand le S25 Ultra est à 1 249 € en reconditionné. À configuration égale sur le site de Samsung, le S25 est à 759 € et le S25 Ultra à 1 199 €. C’est respectivement 40 € et 50 € de moins en optant pour le téléphone neuf !

Et c’est sans parler des promos : le S25 Ultra reconditionné est à 1 429 € avec 1 To de stockage quand le même téléphone est à 1 319 € neuf grâce à une promo. Les seules offres intéressantes en reconditionné concernent le S25+, qui perd de 173 € à 233 € selon le stockage.

Et sa boutique pour du matériel neuf. Images iGeneration

Samsung indique que les appareils de ce programme sont inspectés et reconditionnés par des experts « qui effectuent un nettoyage rigoureux et plus de 100 tests de qualité ». Chaque smartphone est reconditionné avec des pièces Samsung d’origine et embarque une batterie avec une capacité minimale de 97%.

Les boîtes sont légèrement différentes de celles dans le commerce, Samsung vantant un emballage fabriqué à partir de matériaux recyclables. Il contient cependant les mêmes accessoires que l’appareil d’origine. Sans surprise, ces appareils disposent des dernières mises à jour, comme les téléphones neufs.

Ce service de reconditionné Premium a initialement été lancé en Corée du Sud et aux États-Unis. De son côté, Apple propose des produits reconditionnés depuis le début des années 2000 avec son Refurb, où il vendait principalement des Mac. Les autres produits sont arrivés petit à petit, dont les iPhone en 2019.

Pour ses 14 ans, Free Mobile répète son engagement de prix bloqués et appuie sur la 5G+

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 10:33

Télécoms

Free Mobile fête aujourd’hui ses 14 ans, une occasion toute trouvée pour l’opérateur de faire un peu de marketing. Il en profite ainsi pour rappeler que la promesse formulée en 2022 de ne pas augmenter les prix de ses deux forfaits historiques sera bien tenue jusqu’en 2027.

On parle du forfait à 2 €/mois (50 Mo, 2 heures d’appels et SMS/MMS illimités) et du forfait à 19,99 €/mois (350 Go). Mais entre les deux, la Série Free change, elle, constamment de prix et de quantité de data pour répondre aux attaques de la concurrence. En ce moment, ce forfait intermédiaire est proposé à 8,99 €/mois pour 110 Go de data.

Les forfaits actuels de Free Mobile

Cette offre a toujours la particularité de n’être valable qu’un an : au-delà, elle bascule automatiquement en forfait 350 Go à 19,99 €/mois. Contrairement à ses rivaux, Free ne propose donc pas de formule pérenne autour d’une dizaine d’euros pour un volume de data moyen, sauf pour les abonnés Freebox Pop, qui ont droit à un forfait carrément illimité à seulement 9,99 €/mois.

Dans le registre du marketing, l’opérateur profite aussi de cet anniversaire pour rebaptiser son forfait phare. Il ne s’appelle plus Forfait Free 5G, mais… Forfait Free 5G+. L’opérateur justifie ce changement par le fait d’avoir été le premier à déployer la 5G standalone (qui utilise des infrastructures 5G dédiées du cœur de réseau au bout des antennes) à l’échelle nationale dès septembre 2024 et de l’avoir activée par défaut sur tous les smartphones compatibles depuis l’été dernier.

Aujourd’hui, plus d’un abonné Free Mobile sur trois dispose d’un terminal compatible 5G+. Sur les appareils Apple, la 5G+ de Free est disponible sur les iPhone 15, iPhone 16, iPhone 17 et l’iPhone Air. L’opérateur communique sur débits théoriques pouvant atteindre jusqu’à 1,2 Gbit/s en réception et 173 Mbit/s en émission en 5G+ dans les zones couvertes en 3,5 GHz. À ce jour, Free Mobile couvre 95 % de la population en 5G (la part de la 5G+ est inférieure).

Free rappelle enfin que plusieurs services ont été ajoutés sans surcoût à son forfait en 2025, notamment la prise en charge de l’eSIM pour l’Apple Watch ainsi que son VPN, qui permet par hasard de contourner le blocage anti-porno du gouvernement.

Free Mobile n

Free Mobile n'a plus que 6 303 antennes 3G et va bientôt se reposer entièrement sur Orange

Attention : Sumeria (ex-Lydia) met en place des frais d'inactivité de 3 € par mois

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 09:54

Services

Attention si vous avez un compte Sumeria (ex-Lydia) inactif : le service va bientôt facturer des frais d’inactivité de compte de 3 € par mois. Ils concernent les clients avec l'offre gratuite Basique n’ayant fait aucune transaction bancaire (paiement ou retrait par carte, prélèvement, virement ou opération d'investissement) au cours des deux derniers mois calendaires. Le changement sera mis en place le 12 mars.

L’app Sumeria a fait peau neuve en 2024. Images iGeneration

La nouvelle a été annoncée dans un mail envoyé aux utilisateurs début janvier. Le courriel est assez long et l’information se trouve au milieu : il est probable que vous soyez passé à côté. Sumeria indique qu’un message devrait vous avertir de ces frais si vous êtes concernés.

Si vous n’utilisez plus Sumeria / Lydia, il est assez simple de supprimer son compte. Rendez-vous dans « Informations personnelles » dans l’onglet « Moi » de l’app Sumeria. Allez ensuite dans la rubrique « Sécurité », puis appuyez sur « Supprimer mon compte ». Attention si vous avez encore de l’argent sur votre cagnotte, il est nécessaire de vider le compte (même pour quelques centimes) avant de le clôturer.

La démarche peut également être effectuée depuis l’app Lydia. Le SAV indique que fermer l’un fait immédiatement perdre l’accès au deuxième. Si vous trouvez la démarche un peu trop drastique et que vous utilisez encore le service de temps à autre, Sumeria indique qu’il est possible de contacter le service client pour refuser certaines de ses modifications tarifaires. Vous avez jusqu’au 12 mars pour vous manifester.

Il y a eu pas mal de changements chez Lydia ces dernières années. L’app a été séparée en deux apps, avec une pour les paiements (Lydia) et une seconde pour les comptes (Sumeria). Cette dernière a changé de nom et d’interface quelques mois plus tard. Rappelons que les frais mentionnés aujourd’hui ne se cumulent pas avec les frais de comptes inactifs prévus par la loi Eckert, que nous avions détaillés dans cet article.