Bouygues Telecom propose une nouvelle option à ses clients, en particulier ceux qui vivent avec des enfants. L’option b.tv multi-écrans permet de regarder le service TV de l’opérateur sur cinq écrans simultanément. Le service est accessible via le décodeur ou l’application b.tv, qui est disponible sur la plupart des plateformes, y compris sur Apple TV.
Image Bouygues Telecom
Cette option est facturée 4,99 €/mois. Elle est disponible dès aujourd’hui pour les clients fixes et le sera à partir du 27 avril pour les abonnés mobiles. Les opérateurs ne facturent pas tous ce type de fonctionnalité : chez SFR, le multi-écrans jusqu’à cinq flux est inclus, tout comme chez Free avec Free TV+. Les clients Bbox ultym, l’offre la plus haut de gamme de Bouygues, en bénéficient toutefois sans surcoût.
En parallèle, Bouygues Telecom a revu ses offres fibre. Un changement qui n’a pas eu le droit à un communiqué de presse contrairement à l’option b.tv, on se demande bien pourquoi. Pour les nouveaux clients, tous les abonnements fibre avec engagement d’un an augmentent d’un à deux euros par mois.
Nouveaux prix chez Bouygues Telecom
Pour les non-abonnés mobiles, l’offre Bbox fit passe de 28,99 €/mois pendant un an puis 35,99 € à 30,99 € puis 37,99 €, un tarif élevé pour une formule limitée à une box Wi-Fi 6 et une connexion à 1 Gb/s. Elle n’inclut toujours pas de décodeur, mais donne désormais accès à l’application b.tv.
La Bbox must passe de 35,99/42,99 € à 36,99/43,99 €, tandis que la Bbox ultym grimpe de 44,99/51,99 € à 45,99/52,99 €. Le mois dernier déjà, l’opérateur avait relevé d’un euro le prix de son offre B&You Pure fibre, désormais affichée à 25,99 €.
À la veille de sa conférence de presse, durant laquelle il promet une « nouvelle révolution mobile », Free Mobile fait monter la pression. L’opérateur a publié sur les réseaux sociaux une image montrant une main tenant un smartphone (un iPhone 12 (PRODUCT)RED, sûrement pour être raccord avec son logo) ainsi que la poignée d’une valise.
Image Free
De quoi alimenter les spéculations autour d’éventuelles améliorations en matière d’itinérance, avec par exemple l’ajout de destinations encore absentes, notamment le Japon, car on croit distinguer des idéogrammes à l’arrière-plan. Reste que le forfait à 19,99 €/mois est déjà bien fourni sur ce terrain (35 Go utilisables depuis 117 pays) et que cela paraît léger comme « révolution ».
Dans la thématique du voyage, on peut aussi évoquer un éventuel partenariat avec Starlink. Mais l’opérateur avait lui-même refroidi cette piste en début d’année. Interrogé par Frandroid, son directeur du cœur de réseau soulignait que la technologie Direct to Cell de Starlink se limitait encore principalement aux SMS et aux communications d’urgence. « On trouve que l’offre n’est pas encore assez alléchante […] Ça nous semble un peu limité pour du grand public », indiquait-il. Cette technologie progresse néanmoins : aux États-Unis et au Japon, la connexion satellitaire permet aussi d’utiliser quelques applications.
Autre piste : un appareil inédit, comme un routeur 5G, Free ayant fait savoir il y a quelque temps qu’un nouvel appareil était en préparation. Bref, le flou reste entier et l’opérateur fait monter la mayonnaise, une stratégie qu’il maîtrise bien, mais qui comporte un petit risque : décevoir en promettant une « révolution mobile » qui n’en serait pas vraiment une. Nous serons sur place pour suivre la conférence à partir de 9 h 30 et vous rapporter toutes les annonces.
ChatGPT et les autres assistants IA sont enfin utilisables via CarPlay. Ce changement mis en place grâce à iOS 26.4 a été repéré par Macotakara. Le tout passe par un widget pouvant être ajouté via les Réglages, dans la rubrique Général, CarPlay, Ma voiture puis Widgets.
Les trois widgets. Image iGeneration
Il s'agit de widgets initialement conçus pour iOS qui ont été adaptés pour CarPlay et qui rendent l'utilisation possible en voiture. Le guide de développement de CarPlay avait vendu la mèche le mois dernier, confirmant que Siri ne serait bientôt plus le seul assistant utilisable dans son véhicule. L’app ne peut pas pour autant contrôler certaines fonctions de la voiture (climatisation, vitres), et Siri garde l’avantage étant donné qu’il n’est pas possible de dire « Dis ChatGPT » pour invoquer le service d’OpenAI.
Il ne s'agit pas d'une intégration très poussée, car il n'y a pas de véritable app CarPlay. Il s'agit donc plus d'un raccourci qu'autre chose. L’entreprise de Sam Altman n’est pas la seule à s’être engouffrée dans la brèche : Microsoft propose également son Copilot pour CarPlay. Selon Macotakara, ChatGPT nécessite de maintenir le bouton vocal enfoncé, tandis que Microsoft Copilot peut être utilisé avec une simple pression pour activer le contrôle vocal. Gemini a aussi droit à son widget dédié.
D’autres développeurs se sont également intéressés à cette ouverture. DriveSpeak permet de discuter avec Gemini via une app à l’interface optimisée pour CarPlay pouvant garder une copie de la conversation. L’app prend en charge l’envoi de fichier et les calendriers. Attention cependant, car l’utilisation gratuite est limitée à 5 minutes : il faudra s’abonner pour aller plus loin. On la réservera donc aux utilisateurs les plus exigeants.
DriveSpeak
Les applications d'IA comme DriveSpeak doivent s'ouvrir directement en mode vocal et ne pourront afficher ni texte ni image afin de limiter au maximum les distractions. Avec iOS 26.4, Apple a aussi ajouté un nouveau widget pour les musiques d’ambiance.
Apple Podcasts a droit à un coup de frais avec iOS 26.4. L’application prend désormais mieux en charge les podcasts vidéo : il est possible de passer facilement de la version audio à la déclinaison vidéo grâce à un nouveau bouton sur le lecteur, le tout en direct sans interrompre le programme.
Images iGeneration
Cette possibilité est mise en avant par l’apparition d’une nouvelle catégorie de podcasts optimisés dans l’onglet Nouveautés. Les contenus compatibles sont d’ailleurs bien mis en valeur sur cette page à l'occasion du lancement. Pour les autres, un petit badge « vidéo » apparaît désormais sur les pages des émissions et des épisodes.
L’intégration est plutôt bien faite avec un mode Picture in Picture ou la possibilité de télécharger la vidéo pour la regarder hors-ligne. Tout cela s’intègre à l’app de manière naturelle, et la Pomme affiche quelques explications au premier lancement sous iOS 26.4.
Cependant, Apple a encore quelques points à améliorer. Si la fonction est proposée sur iPhone, iPad, Vision Pro et la version web, elle ne l’est pas sur Mac. Le passage à la vidéo entraîne la disparition des chapitres, ce qui sera un problème pour ceux préférant simplement écouter leurs émissions. Enfin, la transcription n’est plus dynamique en suivant les paroles des animateurs, ce qui est une régression.
Lors de la présentation de sa nouveauté, Apple avait également mis en avant un nouveau modèle publicitaire. L’app va proposer aux créateurs d’intégrer des publicités de manière dynamique, y compris des messages lus par l’animateur. Les détails sont présents sur le site dédié d’Apple.
Sans crier gare, Netflix a récemment modifié en profondeur son lecteur vidéo sur Apple TV. Alors qu’il reprenait jusque-là l’interface native de tvOS, il s’en éloigne complètement maintenant et ce n’est pas forcément pour le meilleur.
Nouveau lecteur vidéo Netflix sur Apple TV. Image iGeneration.
Le service a ajouté deux boutons en haut de l’écran : Quitter (alors que le bouton retour de la Siri Remote remplit déjà ce rôle) et Reprendre depuis le début, dont le libellé est d’ailleurs tronqué. Sous la barre de progression figurent désormais différentes combinaisons audio et sous-titres (par exemple « français », « anglais VO avec sous-titres »…), ce qui a l'avantage de faciliter l’accès aux réglages les plus courants.
À l’inverse, certaines actions deviennent moins directes. Auparavant, un clic à gauche ou à droite sur le clickpad permettait d’avancer ou de reculer immédiatement de 10 secondes. Désormais, ce geste met la lecture en pause et affiche des vignettes. Il faut un clic supplémentaire pour se déplacer dans la vidéo.
Pour reculer ou avancer de 10 secondes, il faut passer par cette étape intermédiaire. Image iGeneration.
Le nouveau lecteur semble aussi avoir cassé l’intégration avec l’iPhone. Jusqu’ici, la lecture d’un contenu sur l’Apple TV faisait apparaître un widget sur l’écran verrouillé avec le nom du programme, la position de lecture et les commandes. Cet affichage a disparu. Le blogueur John Gruber a également noté que les raccourcis d’accessibilité, comme le triple clic sur le bouton Menu pour activer les sous-titres, ne sont plus pris en charge.
Ces changements irritent une partie des utilisateurs, d’autant que Netflix ne propose aucune option pour revenir en arrière. La situation rappelle celle du nouveau lecteur vidéo de Canal+, qui a lui aussi bousculé les habitudes en ajoutant des étapes supplémentaires pour certaines actions.
Le problème de fond, c’est la multiplication des lecteurs propriétaires. Celui de Netflix ne fonctionne pas comme celui de Canal+, ni comme celui de l’app Apple TV. Résultat, il faut s’adapter à chaque service, ce qui devient vite fastidieux, surtout lorsque les interfaces évoluent sans prévenir et sans possibilité de personnalisation. Dans ce capharnaüm, il faut tout de même souligner que quelques-uns, notamment Arte, ne réinventent pas la roue et collent au lecteur natif.
Le player natif de tvOS. Image Apple.
John Gruber estime qu'Apple aurait dû imposer son lecteur maison dès l’ouverture de tvOS aux apps tierces, il y a une dizaine d’années. Le contrôle de la lecture y aurait gagné en cohérence, c’est vrai. Néanmoins, le player natif n’était pas exempt de défauts non plus à ses débuts : on se souvient de ses panneaux envahissants qui descendaient du haut de l’écran. En réalité, il est nécessaire qu’Apple laisse une certaine liberté aux développeurs pour gérer des usages spécifiques qu’elle n’a pas prévu, comme le zapping de chaînes en direct. Dans le meilleur des cas, les lecteurs tiers peuvent même introduire des innovations ensuite reprises par Apple.
À défaut d’imposer son propre player, Apple pourrait au moins exiger le respect de certaines bases : compatibilité avec les raccourcis d’accessibilité, prise en compte des fonctions des télécommandes… On regrette par exemple que le geste circulaire de la Siri Remote en aluminium, qui permet de faire défiler la timeline comme on le ferait avec la molette d’un iPod, soit royalement ignoré par Canal+ et vienne de disparaître de Netflix.