Et si Apple était la grande gagnante de la crise qui frappe actuellement les principaux composants des smartphones et des ordinateurs ? Cette hypothèse n’a rien de farfelu. Sur le front de l'informatique personnelle, Cupertino est idéalement placée pour tailler des croupières à la concurrence avec son nouveau MacBook Neo. Alors que l’industrie du PC navigue à vue dans un brouillard de pénuries, le Mac est en plein boom.
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Dans un contexte inflationniste où chaque euro compte, l’iPhone semble également immunisé. La gamme actuelle ne se contente pas d'être populaire : elle s'apprête à recevoir le renfort d'un iPhone Ultra à la rentrée prochaine, un modèle qui devrait booster son chiffre d’affaires.
Un marché mondial en pleine déprime
Pendant ce temps, le reste de l'industrie tire la langue. Selon les dernières estimations de Counterpoint Research, le marché mondial du smartphone est à la peine. Les livraisons ont reculé de 6 % sur un an, plombées par une pénurie persistante de puces DRAM et de mémoire NAND, mais aussi par une demande qui s'étiole.
Les tensions géopolitiques au Proche-Orient n’arrangent rien, gelant des dépenses que les consommateurs jugent désormais superflues. En coulisses, certains constructeurs jouent la montre en gonflant leurs stocks pour anticiper la hausse des coûts logistiques, un simple trompe-l’œil qui peine à masquer l'érosion brutale de la demande réelle.
L’insolente réussite de l'iPhone
Dans ce paysage sinistré, Apple fait figure d'exception culturelle. Pour la première fois de son histoire sur un premier trimestre, la Pomme s'est hissée en tête du marché mondial avec 21 % de parts de marché, affichant une croissance de 5 % au moment même où ses rivaux s'enfoncent dans le rouge.
Le secret de cette résilience ? Une intégration verticale de la chaîne logistique qui permet à Apple d'être la marque la mieux protégée contre la crise des mémoires. Son positionnement ultra-premium agit comme un bouclier : les clients Apple sont moins sensibles aux fluctuations économiques que ceux du milieu de gamme. Porté par le succès continu de l'iPhone 17 et des programmes de reprise agressifs, le groupe a le vent en poupe dans des marchés clés comme la Chine, l'Inde et le Japon.
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Un horizon bouché jusqu’en 2027
Pour le reste de l'industrie, les perspectives pour 2026 restent moroses. La pénurie de mémoire pourrait en effet jouer les prolongations jusqu'à la fin de l'année 2027, forçant les fabricants à revoir totalement leur copie. Faute de pouvoir miser sur le volume, les constructeurs vont devoir privilégier la valeur en sacrifiant les modèles à faible marge et en poussant davantage le marché du reconditionné pour conserver les utilisateurs au budget serré.
Pendant que l’industrie tire la langue, Apple joue les prédateurs. Pour transformer cette crise en opportunité, Cupertino applique une véritable stratégie de la terre brûlée : en préemptant massivement les stocks de composants disponibles, elle sécurise non seulement sa propre production, mais assèche méthodiquement le marché. Une manière radicale de mettre ses concurrents, déjà fragiles, face à une impasse industrielle.
RAM : Apple chercherait à vider les stocks mondiaux pour étouffer la concurrence















