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Pourquoi Apple abandonnerait (temporairement ?) ses serveurs maison pour le nouveau Siri ?

Christophe Laporte

jeudi 04 juin à 06:45

iOS

Décidément, dans la grande offensive d’Apple pour réinventer Siri à l’heure de l’intelligence artificielle générative, rien ne s’est passé comme prévu. Incapable de faire évoluer son assistant en s'appuyant uniquement sur ses propres modèles de langage, Cupertino pouvait au moins s’enorgueillir de son fameux Private Cloud Compute. 

Cette architecture promettait de traiter les requêtes les plus complexes sur des serveurs maison ultra-sécurisés, propulsés par des puces Apple Silicon. La cerise sur le gâteau étant que ces dernières sont en partie produites sur le sol américain, pour le plus grand bonheur de Donald Trump.

Capture vidéo : Apple / WSJ
Des images des serveurs Private Cloud Compute d

Des images des serveurs Private Cloud Compute d'Apple Intelligence (les « Xserve M5 ») 🆕

Malheureusement, la belle promesse technologique se heurte au mur de la réalité. Les bruits de couloir s'accumulent et pointent tous dans la même direction : Apple a bien tenté de faire tourner une version modifiée de Gemini sur son infrastructure serveur en interne. Le verdict est tombé, sans appel : les performances n’ont pas été jugées assez bonnes.

Google et Nvidia en roue de secours

Ne pouvant décemment plus se permettre de repousser cette refonte cruciale, la Pomme a dû changer son fusil d’épaule. Lorsque les iPhone, iPad ou Mac manqueront de puissance brute pour traiter une tâche en local, ils déporteront le calcul vers une infrastructure Google Cloud spécialement taillée sur mesure pour Apple.

WWDC 2026 : Apple insisterait sur l’IA locale, tout en dépendant largement des serveurs de Google

WWDC 2026 : Apple insisterait sur l’IA locale, tout en dépendant largement des serveurs de Google

Dans les faits, l'entreprise va s'appuyer sur la puissance de frappe de son partenaire, et plus spécifiquement sur des puces Blackwell B200 signées Nvidia. Pour rassurer ses utilisateurs et sauver les meubles sur le front de la confidentialité, le constructeur exploitera la fonction de calcul confidentiel de Nvidia, chargée de chiffrer les données en temps réel pendant leur traitement. C'est la parade technique retenue par Apple pour garantir le maintien de ses sacro-saints standards de sécurité, alors même que les données de ses clients iront mouliner sur les serveurs d'une autre entreprise.

Le logo Apple sur le sol d’un centre de données Google Cloud. Image MacGeneration, photo de base Google

Le moins que l’on puisse espérer désormais, c’est qu’après tant d'errements et de compromis, la nouvelle mouture de l’assistant d’Apple offre enfin le niveau de réactivité et d'intelligence promis lors de son lancement.

Promo : l’iPad Air M3 passe à nouveau sous les 530 € chez Amazon 🆕

Christophe Laporte

jeudi 04 juin à 06:30

iPad

L'iPad Air M3 dans sa version de base avec 128 Go de stockage s’affiche aujourd'hui à 529 € en coloris gris sidéral. C’est un nouveau record pour cette machine qui, malgré l'arrivée de sa successeure, n'a absolument rien d'une antiquité. À titre de comparaison, le nouvel iPad Air M4 est facturé 669 € sur l'Apple Store. Même en allant fouiller du côté de chez Amazon Allemagne — souvent généreux sur les rabais — le modèle M4 ne descend pas sous les 595 €.

L'écart de prix commence à devenir franchement significatif pour des différences qui, à l'usage quotidien, resteront invisibles pour l'immense majorité des utilisateurs. Certes, le passage au M4 apporte le Wi-Fi 7 et une louche de RAM supplémentaire (12 Go contre 8 Go), mais la puce M3 reste une bête de course pour iPadOS. Que ce soit pour du montage vidéo léger, de la retouche photo ou simplement pour dévorer du contenu, l'économie de 140 € par rapport au prix public du dernier modèle est un argument massue.

Test des iPad Air M3 : ils ne manquent pas d’air

Test des iPad Air M3 : ils ne manquent pas d’air

L’iPad Air M3 offre un rapport performance/prix très avantageux pour qui souhaite s’équiper d’un modèle « Air » sans payer le prix fort, bien que la remise soit limitée au coloris gris sidéral. Comme souvent lors de promotions importantes chez Amazon, les stocks risquent d’être limités. Si vous envisagiez de renouveler votre équipement ce mois-ci, cette offre mérite votre attention.

En promo à 504 €, l’iPhone 16e renoue enfin avec les tarifs de l’iPhone SE

Stéphane Moussie

mercredi 03 juin à 16:12

iPhone

Voici une bonne affaire si vous cherchez un iPhone neuf pas trop cher. L’iPhone 16e noir est en promotion à 504 € sur Amazon Espagne au lieu de 599 €. Vous pouvez vous connecter avec votre compte Amazon français et faire livrer l’appareil en France dans les prochains jours.

iPhone 16e. Image iGeneration.

À titre de comparaison, cet iPhone est vendu 599 € chez les revendeurs français (Amazon, Fnac, Boulanger…). Son successeur, l’iPhone 17e, coûte pour sa part 699 € chez les revendeurs et 719 € chez Apple.

À 504 €, l’iPhone 16e renoue enfin avec les tarifs attractifs auxquels la gamme SE nous avait habitués. Lancé au printemps 2025, il est nettement plus moderne que ces derniers. Il apporte Face ID pour le déverrouillage et les paiements via Apple Pay, un écran OLED plus confortable, un bouton Action personnalisable, une autonomie solide et des progrès notables en photo. Sa puce, identique à celle de l’iPhone 16, lui assure d’excellentes performances et la compatibilité avec les fonctions d’Apple Intelligence.

Ses principaux défauts sont l’unique capteur photo à l’arrière, l’absence de MagSafe (qu’une coque compatible peut compenser partiellement) et l’absence de puce UWB, utile pour la localisation précise des AirTags. Ces manques ne gêneront toutefois pas tous les clients. L’iPhone 17e a corrigé l’absence de MagSafe et doublé le stockage à 256 Go, ce qui n’est pas anodin, mais avec cette promotion, l’écart de prix d’environ 200 € est lui aussi conséquent.

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

SwitchBot lance une station météo géante qui fait aussi calendrier familial

Nicolas Furno

mercredi 03 juin à 16:00

Domotique

SwitchBot a présenté une nouvelle station météo… même si ce nom dessert quelque peu ce produit pourtant bien plus ambitieux. Le fabricant le nomme exactement « Station météo intelligente E-Ink », et pour cause : avec son grand affichage de 7,5 pouces, l’appareil ne se contente pas d’afficher les prévisions météorologiques. Il peut faire office de calendrier partagé au sein d’une famille, il est capable d’afficher du texte et s’intègre aussi à la domotique. L’ensemble est vendu 110 € et un hub maison sera nécessaire pour certaines fonctionnalités.

Image iGeneration/SwitchBot.
Image iGeneration/SwitchBot.

Le cœur du produit reste le climat, avec à la fois des prévisions météorologiques sur cinq jours et l’état de l’air intérieur. Sur ce point, le constructeur a intégré deux capteurs directement dans la station météo, avec un thermomètre et un hygromètre. Ces valeurs peuvent s’afficher sur l’écran et remonter dans la domotique à condition d’avoir un hub SwitchBot compatible avec Matter (à partir de 70 €). Le principe reste identique aux autres stations météo du fabricant, y compris la reprise de données fournies par d’autres thermomètres de la marque. On pourra afficher jusqu’à trois mesures prises dans d’autres pièces, voire à l’extérieur.

SwitchBot ajoute un thermomètre connecté plus complet et compatible Matter à sa gamme

SwitchBot ajoute un thermomètre connecté plus complet et compatible Matter à sa gamme

La connexion à la domotique se fera en Bluetooth, comme le reste de la gamme SwitchBot. Néanmoins, cet appareil dépend aussi d’internet et c’est pourquoi il intègre également du Wi-Fi (2,4 GHz seulement). Pour prolonger son autonomie, il se connectera ponctuellement au réseau sans fil pour récupérer les dernières données météorologiques, ainsi que le calendrier. En effet, l’autre axe majeur de la Station météo intelligente E-Ink est sa capacité à récupérer un planning à partir de calendriers en ligne. Trois services sont gérés au départ : iCloud d’Apple, Google Calendar et le calendrier intégré à Outlook. Jusqu’à cinq sources peuvent être combinées en un gros planning familial et l’écran peut afficher des alertes en grand à l’heure des événements. Le cas échéant, une alarme peut retentir grâce au haut-parleur intégré.

En plus de la météo et du calendrier, le produit peut faire office de contrôleur domotique avec deux boutons placés en bas. Ces boutons peuvent activer des automatisations au sein de l’environnement SwitchBot, ou alors remonter via Matter… à condition encore une fois d’avoir un hub. Si je n’ai pas encore pu tester le produit, il me semble que c’est très similaire dans l’esprit à ce que SwitchBot propose avec sa télécommande universelle, soit une solution assez limitée, mais qui peut rendre service.

Test de la télécommande universelle de SwitchBot : la Logitech Harmony a-t-elle enfin un successeur ?

Test de la télécommande universelle de SwitchBot : la Logitech Harmony a-t-elle enfin un successeur ?

Quelques autres fonctionnalités ont été prévues, comme l’affichage d’un texte de votre choix ou encore d’un compteur de jours restants avant un événement. Comme on est en 2026 et qu’un produit doit forcément avoir de l’IA, SwitchBot met en avant une compatibilité avec l’outil d’automatisation OpenClaw pour afficher des messages dynamiques, comme les prochains horaires d’un bus. La fonctionnalité est assez mystérieuse, mais même sans OpenClaw, on pourra obtenir un résumé météo généré par IA. C’est fort heureusement une option qui peut être désactivée.

L’écran peut être rétroéclairé de nuit et la batterie intégrée de 5 000 mAh doit offrir jusqu’à un an d’autonomie, à condition de ne pas mettre à jour l’écran trop fréquemment. Rappelons en effet que les affichages à encre numérique ne consomment rien une fois un élément affiché, c’est la mise à jour qui demande de l’énergie. Ici, il ne faudra pas non plus trop abuser du rétroéclairage et du haut-parleur, même si la Station météo intelligente E-Ink peut servir de réveil sur la table de nuit, avec son alarme pour vous sortir du lit.

LibreOffice prépare son arrivée sur iPhone

Félix Cattafesta

mercredi 03 juin à 15:47

App Store

LibreOffice pourrait bientôt faire ses premiers pas sur iPhone. The Document Foundation, qui chapeaute cette suite bureautique open source, a confirmé travailler sur de nouvelles versions web et mobile de son logiciel.

Collabora Office. Image des développeurs

Si le projet n'en est encore qu'à ses balbutiements, l'ambition est d'accélérer la cadence en 2026. L'idée est d'avancer sur l'interface graphique afin de pouvoir rapidement tester des versions pour Android et iOS.

Pour rappel, aucune application officielle complète n'existe sur le système d'Apple. Les créateurs recommandent de passer par Collabora Office, qui se base sur la suite bureautique et qui est dirigé par un membre de l’écosystème LibreOffice. Du côté d'Android, une liseuse officielle est disponible, avec une partie édition présentée comme « expérimentale ».

Le mobile ne sera pas le seul servi. The Document Foundation travaille aussi sur une version web de LibreOffice, pensée pour fonctionner directement dans le navigateur grâce à WebAssembly et Qt 6. L’idée est de faire tourner une grande partie de l’application localement, sans dépendre entièrement de serveurs puissants, ce qui pourrait réduire les coûts d’hébergement tout en gardant davantage de contrôle côté utilisateur.

Une version mobile sera sans doute appréciée des utilisateurs de tablettes, tandis qu'une application officielle pourra être pratique pour consulter ses documents sur un iPhone. La fondation insiste toutefois sur le fait que la version pour ordinateur reste prioritaire : LibreOffice continuera de recevoir deux grandes mises à jour par an sur Windows, macOS et Linux.