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Test du FP300 d’Aqara, le premier détecteur de présence sur pile compatible avec Matter

Nicolas Furno

dimanche 04 janvier à 11:15

Accessoire

Avec le FP300, Aqara propose un détecteur de présence qui fonctionne sur piles et qui est compatible avec l’app Maison d’Apple grâce à Matter, une première. Vendu à 50 €, l’appareil ressemble au produit parfait pour automatiser l’allumage des éclairages connectés quand on entre dans une pièce et surtout les maintenir allumés tant que l’on y reste, sans avoir à agiter les bras en l’air régulièrement comme avec les détecteurs de mouvements traditionnels. Si cette catégorie de produits n’est pas nouvelle, c’est la première fois qu’on a un produit sans fil à la patte tout en restant compatible avec Maison.

Le FP300 installé sur la poutre métallique qui traverse notre salon. Image iGeneration.

Est-ce la solution parfaite que l’on attendait ? Après quasiment deux mois avec le FP300 placé au-dessus du canapé de mon salon, voyons-le ensemble.

Contexte : enfin un détecteur de présence sur pile et compatible Matter

Les détecteurs de présence se basent sur les ondes millimétriques projetées par un radar pour identifier dans une pièce une personne, même si celle-ci reste statique. Leur très grande précision identifie en effet les mouvements infimes, y compris ceux d’une personne endormie par exemple. Contrairement à un détecteur de mouvements reposant sur des ondes infrarouges qui nécessite d’amples déplacements pour fonctionner, ces produits sont bien plus précis et ils permettent d’automatiser un éclairage sans plonger régulièrement la pièce dans le noir. Aqara a été parmi les premiers sur le segment, avec son FP2 sorti en 2023 qui reste une référence à ce jour.

Test du FP2 d’Aqara, le premier détecteur de présence pour HomeKit

Test du FP2 d’Aqara, le premier détecteur de présence pour HomeKit

Le défaut de ces détecteurs de présence, c’est qu’ils consomment beaucoup trop pour fonctionner sur piles. En tout cas, c’était vrai pour les premières générations et le FP2 d’Aqara nécessitait ainsi une alimentation permanente, fournie par un câble USB. Ce n’est pas trop gênant si on veut le placer près d’une prise, mais c’est rédhibitoire si la meilleure position est loin de toute alimentation. Depuis, des modèles sur piles sont apparus sur le marché, avec une astuce pour réduire leur consommation. Ils combinent un radar avec ondes millimétriques avec un émetteur infrarouge traditionnel qui consomme beaucoup moins. Les ondes infrarouges restent actives en permanence pour identifier un mouvement et allumer les lumières.

Ce n’est qu’à ce moment-là que le radar entre en action, pour surveiller les plus petites variations et maintenir les lumières allumées tant que vous restez dans la zone. J’avais testé un produit de ce type et je peux confirmer avec plusieurs mois de recul que cela fonctionne parfaitement… tant que vous avez une domotique plus ouverte comme Home Assistant. Ces produits ne sont en effet pas compatibles avec Matter ou HomeKit, si bien qu’il n’est pas possible de les ajouter directement à l’app Maison d’Apple.

Test d’un détecteur de présence sur piles pour Home Assistant

Test d’un détecteur de présence sur piles pour Home Assistant

Le FP300 vient corriger ce point. C’est un détecteur de présence alimenté par des piles et compatible avec Matter. Sur le papier, c’est la solution idéale, alors déballons le produit pour vérifier si c’est aussi le cas en pratique.

Déballage et prise en main

Le FP300 est un accessoire compact, bien plus que les deux précédents détecteurs de présence conçus par Aqara et à peine plus gros que ses détecteurs de mouvements. Le corps de l’appareil forme un cylindre de 4 cm environ de diamètre sur 3 cm de profondeur, auquel il faut ajouter la base, un disque de 4 cm de diamètre et 0,5 cm d’épaisseur. Entre les deux, le fabricant a prévu un petit pied qui permet de positionner précisément le capteur dans la bonne direction, ce qui est essentiel pour son bon fonctionnement.

La boîte met en avant la double compatibilité du produit, via Aqara ou en direct avec Thread. Image iGeneration.

Cette base intègre un aimant, ce qui permet de positionner le FP300 sur n’importe quelle surface de métal, comme un réfrigérateur. Si vous comptez utiliser un tel produit dans la cuisine, c’est bien pratique et vous n’aurez ainsi rien à coller ou visser. L’appareil est suffisamment léger (60 g tout rond) et l’aimant assez puissant pour qu’il tienne en place sur de nombreuses surfaces. Je l’ai vérifié sur le réfrigérateur et le four dans la cuisine, ainsi que sur le lave-linge et sèche-linge de la buanderie.

Naturellement, mieux vaut une surface qui ne bouge pas, sous peine d’avoir des mouvements qui remontent à cause de l’électroménager. Dans mon cas, la poutre métallique (IPN) qui a remplacé le mur porteur dans notre salon et qui surplombe le canapé était l’endroit optimal pour positionner le capteur et le métal m’a permis d’utiliser la base seule. À défaut, Aqara fournit une plaque de métal que l’on pourra coller sur n’importe quelle surface lisse et plane grâce au double-face également inclus. On pourra aussi visser la plaque intermédiaire ou même directement la base et même là, le fabricant a inclus une vis et une cheville avec son produit.

Le contenu de la boîte : outre le FP300 lui-même à droite, Aqara fournit tout le nécessaire pour le fixer, soit directement, soit avec une plaque de métal intermédiaire, sa base étant aimantée. Image iGeneration.

L’alimentation est fournie par deux piles boutons CR2450 qui sont fournies et préinstallées. Aqara promet plusieurs années d’autonomie : jusqu’à deux en Thread et même trois avec Zigbee. Tout dépend du niveau d’utilisation du capteur et en particulier du temps passé devant, puisque le radar doit alors rester actif et il consomme beaucoup plus que l’émetteur infrarouge. La mesure donnée par le fabricant se base sur quatre heures de présence quotidienne, ce qui veut dire que si vous le placez dans un bureau où vous travaillez tous les jours, par exemple, il faut peut-être s’attendre à une autonomie deux fois moindre.

Je n’ai pas suffisamment de recul pour juger l’autonomie réelle de l’appareil. Après quasiment deux mois dans notre salon, l’app d’Aqara estime que les deux piles sont encore à 100 % de leur capacité initiale. C’est d’autant plus encourageant que nous avons deux chats, qui déclenchent le capteur même quand nous ne sommes pas dans la pièce. Quand les piles fournies seront épuisées, vous pourrez les remplacer aisément. Comptez autour de 3 à 4 € le pack de deux, même s’il est possible de faire des économies en achetant de plus grosses quantités (50 centimes l’unité avec ce pack de 20 piles). Ce format est uniquement vendu sous la forme de piles jetables, il n’existe pas d’option rechargeable, c’est l’un de ses inconvénients.

Matter en direct via Thread ou Aqara via Zigbee, au choix

Le FP300 appartient à cette nouvelle génération de produits Aqara qui fonctionnent de deux manières différentes selon vos préférences. En sortie de boîte, ils sont compatibles nativement avec le standard logiciel Matter grâce au standard matériel Thread (pour rappel…). De ce fait, vous pouvez acheter l’accessoire et le connecter directement dans l’app Maison d’Apple, ou bien dans tout autre environnement domotique compatible avec les standards.

Le code QR de Matter sur le côté du FP300 permet de le connecter à la domotique sans hub intermédiaire. Image iGeneration.

Pour que cela fonctionne, il est nécessaire d’avoir un routeur de bordure Thread. Dans l’univers Apple, cela veut dire au choix à un HomePod mini, un HomePod 2 ou bien une Apple TV sortie à partir de 2021 et équipée d’une prise Ethernet. Si vous avez le bon matériel, vous n’aurez besoin de rien de plus que le FP300 et il suffit de scanner le code QR Matter collé sur le côté pour l’ajouter à la domotique. J’ai testé avec l’app Maison seulement, mais cela devrait fonctionner dans d’autres environnements, comme Google Home ou Alexa d’Amazon, à condition toujours d’avoir le routeur de bordure correspondant.

Dans ce cadre, on a quatre capteurs différents qui remontent dans l’application de domotique : la présence bien sûr, ainsi que la température, le taux d’humidité et la luminosité. On reviendra sur ces capteurs environnementaux dans la suite, pour l’heure, sachez que vous n’avez rien de plus et notamment aucune option pour personnaliser le produit. Selon les situations, ce n’est pas forcément un problème et l’appareil peut très bien fonctionner. Le FP300 tourne alors avec sa configuration de base, à savoir une détection déclenchée d’abord par le capteur de mouvements, puis l’entrée en action du radar pour maintenir la présence.

En ajoutant le FP300 directement à Maison, on se passe de pont intermédiaire et on obtient quatre capteurs qui peuvent largement suffire au quotidien. Image iGeneration.

Vous voulez aller plus loin ? C’est possible, en basculant l’appareil sur un firmware Zigbee. J’avais détaillé le fonctionnement de cette procédure pour l’interrupteur mural H2, le premier produit d’Aqara à adopter cette nouvelle idée de la double connectivité.

Test de l’interrupteur connecté H2 EU d’Aqara : un vrai déclic pour la domotique

Test de l’interrupteur connecté H2 EU d’Aqara : un vrai déclic pour la domotique

Pour rappel, tout doit se faire cette fois dans l’app Aqara Home. C’est le seul prérequis, fort heureusement : pas besoin d’un hub, la connexion au produit se fait en Bluetooth. Il n’est même pas nécessaire de se connecter avec un compte Aqara, on peut effectuer la procédure en utilisant le « Mode HomeKit » proposé en bas de l’écran de connexion. En activant le mode appairage du produit (clic de 5 s sur le bouton) et en scannant le code Matter avec l’app du fabricant, le smartphone pourra s’y connecter et télécharger le firmware Zigbee avant de l’envoyer au FP300. L’opération, qui demande quelques minutes, est réversible, en suivant la même procédure pour revenir au firmware Thread.

L’app Aqara Home est un passage obligé pour changer le mode de connexion du FP300 et le passer au Zigbee ou revenir à Thread. Image iGeneration.

Une fois en mode Zigbee, l’appareil reste compatible avec l’app Maison à condition de l’associer à un hub HomeKit ou Matter du fabricant. Dans ce cas, c’est le hub qui se charge de faire le lien et c’est ainsi que j’ai testé l’accessoire depuis sa réception, en l’ayant relié au hub M3 d’Aqara. C’est un modèle haut de gamme, mais il y a d’autres options bien moins chères, comme le M2 affiché autour des 40 €, voire le tout petit M100 vendu 23 €. Grâce à ce hub et la connexion en Zigbee, vous aurez accès à tous les paramètres du FP300 et il y en a beaucoup plus qu’en Thread. S’il n’est pas nécessaire d’y toucher pour obtenir de bons résultats, c’est quand même une bonne manière d’ajuster le comportement du détecteur de présence et de l’adapter à des situations particulières.

On peut modifier la sensibilité des capteurs, ajuster la distance de détection pour limiter l’appareil à une zone ou même lui apprendre à « comprendre la pièce » avec un processus basé sur l’IA à lancer quand la zone est vide. Ce dernier est un atout précieux pour contrer les plantes vertes et autres rideaux : l’idée est de permettre à l’appareil d’identifier les zones qui restent en mouvement même quand il n’y a plus personne pour les ignorer par la suite. On peut aussi forcer l’appareil à n’utiliser que les ondes millimétriques au prix d’une baisse drastique de l’autonomie ou au contraire n’utiliser que l’infrarouge au détriment de la détection statique. Parmi les options bien pratiques pour ajuster selon les envies de chacun, le délai avant de basculer en absence est de dix secondes par défaut et on peut l’allonger par sécurité dans les réglages.

Le FP300 dans l’app d’Aqara : écran principal avec le résumé des informations fournies par l’appareil à gauche, tous les réglages au centre, l’option sur le mode de fonctionnement à droite. Image iGeneration.
Les options plus avancées du FP300 à gauche, avec l’ajustement de la distance de détection au centre et l’écran d’introduction de l’apprentissage IA à droite. Image iGeneration.

Tous ces réglages avancés demandent de basculer sur la connexion en Zigbee, à deux exceptions près qui ne concerneront pas la majorité d’entre nous. En effet, le délai avant absence et la sensibilité du radar sont normalement accessibles avec Matter 1.4, sauf qu’Apple est à la traine et ces options ne sont pas visibles dans Maison. On peut espérer que le standard permette à Aqara d’ajouter d’autres paramètres au fil du temps et qu’Apple finisse par enfin mettre à jour son app.

En attendant, le fabricant propose le choix : la simplicité d’une connexion directe avec Thread ou la sophistication d’un réglage optimisé avec Zigbee. Précisons que le détecteur de présence peut très bien fonctionner dans le premier mode et les réglages de base peuvent largement convenir. Même l’analyse par IA reste active. Ce qui manque est la possibilité de la lancer quand on a l’assurance que la pièce est vide, ce qui peut donner de moins bons résultats. Malgré tout, le Zigbee est davantage un bonus pour les utilisateurs avancés qu’une nécessité.

Pour finir sur le sujet, notons que la connexion Zigbee peut servir dans d’autres environnements de domotique ouverts. J’utilise Home Assistant et j’ai pu connecter le FP300 directement, grâce au matériel et logiciel que j’ai installés comme décrit dans la série. Le produit d’Aqara y est reconnu et pleinement fonctionnel, avec accès à tous les paramètres avancés. L’interface est peut-être moins jolie et surtout moins compréhensible, mais on ne perd aucune fonctionnalité. Seule bizarrerie, l’autonomie est très différente de celle affichée dans l’app, mais c’est probablement un bug.

Le FP300 d’Aqara relié directement à Home Assistant via Zigbee2MQTT. Image iGeneration.

Peu importe la voie choisie pour connecter et contrôler ce détecteur de présence, il ne propose pas les fonctionnalités avancées du FP2. Ce dernier est capable de distinguer plusieurs zones, ce qui est intéressant dans les grandes pièces. Il peut aussi faire office de détecteur de chute et même capteur de sommeil en le plaçant au-dessus d’un lit. C’est un appareil bien plus complet qui est aussi plus cher et constamment alimenté : il est presque dans une catégorie à part entière.

Le FP300 est plus proche du FP1E dans la gamme Aqara, qui est d’ailleurs au même prix, mais qui a besoin lui aussi d’une alimentation permanente. Il a aussi besoin d’un hub pour l’app Maison, puisqu’il est uniquement équipé pour les réseaux Zigbee et n’est ainsi pas nativement Matter (ni HomeKit).

Aqara commercialise le FP1E, un détecteur de présence un peu moins sophistiqué et beaucoup moins cher

Aqara commercialise le FP1E, un détecteur de présence un peu moins sophistiqué et beaucoup moins cher

Un capteur environnemental en bonus : température, humidité et luminosité

Même si le FP300 est avant tout un détecteur de présence, il fait aussi office de capteur d’environnement avec trois mesures supplémentaires : la température, le taux d’humidité et la luminosité. Cette dernière est souvent fournie avec cette catégorie de produits et il faut dire qu’elle est bien pratique dans les automatisations. Grâce à ce capteur, on peut ajouter une condition pour n’allumer les lumières que si le niveau de luminosité ambiant est inférieur à un seuil.

Le capteur de luminosité est sur le dessus, comme le bouton pour réinitialiser l’appareil. Image iGeneration.

Celui intégré par Aqara m’a semblé de bonne qualité, il est précis et se met à jour régulièrement. Même sensation pour le thermomètre et l’hygromètre intégrés : le premier a une précision de ±0,2° C, ce qui est très bon même si les meilleurs descendent à 0,1°, et le deuxième de 2 %, ce qui est là aussi dans la moyenne. Les valeurs relevées sont cohérentes avec les autres thermomètres connectés placés dans la pièce, même si la meilleure position pour un détecteur de présence n’est pas forcément la meilleure pour un thermomètre et hygromètre. L’air chaud monte et je le vois bien sur mes mesures, sans que cela ne me gêne particulièrement. J’utilise un groupe Home Assistant pour calculer la moyenne dans la pièce et j’apprécie d’avoir ce point de mesure supplémentaire et « gratuit », en tout cas sans avoir à ajouter un appareil supplémentaire.

Ces trois capteurs consomment de l’énergie, surtout s’ils doivent communiquer fréquemment avec la domotique. C’est pourquoi Aqara propose des réglages avancés, uniquement avec le firmware Zigbee, pour ajuster la fréquence de mise à jour de la température et de l’humidité mesurées par le FP300. L’app propose un réglage par défaut avec la possibilité d’augmenter ou au contraire de réduire le nombre de données transmises. Elle indique aussi l’impact à attendre sur l’autonomie si on l’augmente et souligne même qu’on peut espérer un gain à hauteur de 30 % en coupant les deux capteurs. Si on n’en a pas besoin, c’est une bonne option pour maximiser la durée de vie, sachant que l’autonomie promise inclut ces données avec les réglages de base.

L’historique du capteur de luminosité à gauche, celui de température au centre et l’historique de la présence à droite depuis l’app Aqara. Image iGeneration.

En connectant l’appareil à Home Assistant, on récupère également toutes ces données et on a la possibilité d’affiner encore plus leurs mises à jour. On peut choisir une durée maximale en même temps qu’un seuil de changement minimum pour que le capteur envoie ses informations dès qu’il varie de 0,5° et au minimum une fois par heure, par exemple. L’historique de la domotique open source stocke toutes ces données aussi longtemps que vous le lui demandez, tandis que l’app d’Aqara garde quelques semaines d’historique.

Pour conclure : moins puissant que le FP2, mais bien suffisant à l’usage

Le FP300 est une option vraiment séduisante d’Aqara et pas seulement sur le papier. Placé en hauteur dans notre salon, le produit a très bien fonctionné pour identifier notre présence dans le canapé en dessous, y compris quand nous regardons la télévision et que nous ne bougeons pas beaucoup. Par rapport au FP2 du constructeur que j’utilisais jusque-là dans la pièce, il est mieux placé puisque je ne dépends plus d’une alimentation et je peux ainsi le positionner davantage en hauteur. Ne plus avoir besoin d’une prise est un avantage décisif pour cette catégorie d’accessoires et on peut désormais en bénéficier nativement dans l’app Maison.

Image iGeneration.

Cela ne veut pas dire que le FP2 perd toute raison d’être. Le détecteur de présence « historique » d’Aqara garde des avantages, à commencer par sa gestion de plusieurs zones qui peut permettre de tout faire avec un seul appareil. Là où il faudrait deux FP300 pour gérer deux endroits spécifiques d’une grande pièce de vie, un seul FP2 peut faire le travail. Par ailleurs, l’alimentation permanente lui permet de mieux détecter la présence, notamment dans les situations où on reste très statique, typiquement en dormant. Son radar est probablement plus performant et Aqara n’a pas besoin de le couper rapidement pour économiser les piles, ce qui fait sans doute une différence.

Néanmoins, le FP2 est vendu 83 € hors promo et il nécessite une prise non loin. À 50 € également hors promo, le FP300 offre une bien plus grande souplesse, tant en termes de placement grâce à ses piles que sur la connectivité grâce au choix entre Matter/Thread et Aqara/Zigbee. Cette souplesse ne se fait pas au détriment de l’essentiel, à savoir une détection de présence efficace et bien suffisante pour l’écrasante majorité des besoins.

Les serveurs de Netatmo ont été à l’arrêt une bonne partie de la journée 🆕

Nicolas Furno

samedi 03 janvier à 15:37

Domotique

Mise à jour à 18h38 : le problème semble désormais réglé, les serveurs de Netatmo sont de retour. Et comme promis, toutes les données de la journée sont bien visibles dans les apps de l’entreprise, il n’y a pas de trou à cause de la panne.

Une journée complète de données, malgré la panne des serveurs. Image iGeneration.

Article original

La domotique dépend trop souvent de serveurs mis en place par le fabricant et Netatmo le rappelle encore une fois. Son infrastructure est en panne depuis plusieurs heures, un peu avant dix heures ce matin si l’on en croit le site spécialisé Downdetector, et de ce fait, ses produits sont partiellement ou entièrement bloqués.

L’app Netatmo Weather, dédiée à la station météo du fabricant français, totalement inutilisable. Image iGeneration.

Je peux en témoigner de mon côté avec la station météo de Netatmo, totalement inaccessible depuis l’app officielle depuis ce matin. Vous pourrez aussi le constater si vous avez l’une des caméras de surveillance du fabricant, ou encore son thermostat. Malheureusement, ces produits dépendent largement des serveurs et quand ils sont en panne, leur bon fonctionnement est aussi compromis, c’est inévitable.

Ce fabricant de literie connectée rappelle pourquoi la domotique devrait toujours être locale

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La station météo offre toutefois l’une des rares solutions de repli, en étant aussi compatible avec HomeKit. Dans ce cas, les données sont transmises localement à la domotique et vous aurez alors les informations… mais pas toutes. Il manque notamment les valeurs fournies par l’anémomètre et le pluviomètre, tandis que les modules classiques sont un poil plus limités.

Malgré tout, c’est un plan B que j’ai exploité de mon côté dans le cadre de Home Assistant pour rester à jour, même en cas de panne des serveurs. Je peux le constater, ma domotique a bien des données mises à jour régulièrement pour tous les modules intérieurs ainsi que le module extérieur de la station météo, avec des valeurs fournies via HomeKit.

Home Assistant : que faire pour limiter la casse lors des pannes liées au cloud ?

Home Assistant : que faire pour limiter la casse lors des pannes liées au cloud ?

Espérons quand même un retour rapide de la situation. Sur son site, le fabricant indique que ses « équipes travaillent actuellement à la résolution de l'incident afin que tout rentre dans l'ordre dans les meilleurs délais », tout en notant que toutes les données seront bien récupérées lors du retour à la normale.

Source :

Merci totoguile sur le Discord du Club iGen

Non, Siri ne liste pas toutes les musiques qui passent quand vous écoutez la radio

Greg Onizuka

vendredi 02 janvier à 21:30

Domotique

Nos amis Outre-Manche sont habitués à lire quelques élucubrations sur les tabloïds, et la dernière en date touche directement Apple et nous vient de The Telegraph : le HomePod « écouterait » les musiques et autres émissions de radio que vous lui demandez de diffuser, pour alimenter un fichier. Sauf que, comme le rappelle AppleInsider, ce n’est pas du tout le cas.

C’est sûr, celle-ci ne risque pas de vous espionner.

Comme souvent chez les tabloïds anglais, c’est une accumulation de petits détails qui leur permet d’élaborer leur raisonnement, appuyée par une quelconque voix allant dans le sens voulu. C’est Matt Payton, patron de Radiocentre (société chargée d’établir le lien entre les radios privées et l’organisme de gestion britannique), qui s’y colle pour cette fois : selon l’interview qu’il a donné à The Telegraph, « Les plateformes, de par leur rôle de Gatekeeper ont accès à un grand nombre de données et peuvent développer un service [d’écoute] avec plus d’informations et de data que n’importe qui ». Ainsi, l’article avance que Siri noterait toutes les musiques et autres émissions que l’utilisateur écoute, pour stocker ces informations et établir un profil utilisateur.

Le souci, comme le rappelle AppleInsider, c’est que Matt Payton ne confirme le contenu de cet interview ni sur ses réseaux sociaux, ni sur le site officiel de Radiocentre. Aucune trace d’une telle accusation, que porte l'article en extrapolant ses déclarations, et pour cause : elle est totalement infondée.

Radio France quitte TuneIn mais reste sur les enceintes connectées

Radio France quitte TuneIn mais reste sur les enceintes connectées

Celle-ci est basée sur un raccourci simple, mais techniquement improbable : oui, les services comme Siri savent quelles stations de radio vous écoutez, et enregistrent cette information. Quand vous demandez à Siri de mettre France Info, BFM Radio ou Europe 1, cette information est enregistrée. Oui, quand vous écoutez une musique sur Spotify ou Apple Music, chaque morceau qui passe est soigneusement enregistré, ce qui permet ensuite au service de vous proposer des morceaux qui pourraient vous plaire. Mais non, Siri ou Alexa ne vont pas écouter chaque musique, chaque émission qui passe sur la radio que vous avez sélectionné pour ensuite vous cataloguer.

Ce type d’article ne sort pas n’importe quand, comme c’est souvent le cas pour l’éclosion d’une polémique : l’Ofcom, équivalent anglais de l’ARCOM, va bientôt publier de nouvelles régulations concernant les enceintes connectées. Celles-ci contiendront entre autres les radios que devront obligatoirement diffuser les enceintes connectées amenées à être vendues sur le territoire britannique, ainsi que la façon dont l’enceinte devra introduire la radio lancée. Ces nouvelles législations devront aussi combler les trous laissés dans les lois en vigueur suite au départ de l’Union européenne, et inclure de manière bien plus encadrée les enceintes connectées, quasiment absentes du code actuel.

Au final, beaucoup de bruit sur du vent. Et comme le rappelle fort logiquement AppleInsider, il existe bien un organisme qui sait très exactement ce qui est diffusé sur la radio que vous écoutez : la radio elle-même.

Deux nouvelles fonctions pour CarPlay dans iOS 26.2

Pierre Dandumont

vendredi 02 janvier à 20:25

iOS

Nous en avions parlé succinctement lors de la sortie de la version bêta d'iOS 26.2, mais Apple a modifié deux petits points assez pratiques avec CarPlay.

Plus de widgets

iOS 26 a ajouté la possibilité d'ajouter des widgets dans CarPlay, nous l'avons expliqué dans notre prise en main. Avec iOS 26.2, il est possible d'en afficher trois en parallèle, mais uniquement dans certains cas (iOS 26 et 26.1 limitaient à deux). Le nombre de widgets dépend d'un point sur lequel vous n'avez pas la main : la définition de l'écran. Sur les véhicules avec un écran en 800 x 480 (la norme en entrée de gamme), vous n'en aurez qu'un. Sur les modèles avec une dalle plus définie (dès 1 024 x 600), vous en verrez trois.

Avec un écran assez grand, vous verrez trois widgets.
Avec un écran classique, vous n'en verrez qu'un.

Si vous n'avez pas envie de vérifier dans la documentation de votre voiture ou de votre autoradio, la solution la plus simple est de faire une capture d'écran et de vérifier la taille du fichier (attention, il y a un redimensionnement par l'iPhone). Par défaut, iOS prend une capture d'écran de CarPlay en parallèle du système si vous en faites une. Si ce n'est pas le cas, c'est une option dans Réglages > Général > capture d'écran.

CarPlay se modernise avec iOS 26 : on fait le tour de toutes les nouveautés

CarPlay se modernise avec iOS 26 : on fait le tour de toutes les nouveautés

Les messages épinglés deviennent optionnels

Par défaut, CarPlay met en avant les conversations épinglées dans CarPlay. C'est une option pratique sur les iPhone, mais qui peut prendre un peu trop de place sur un écran peu défini. Avec iOS 26.2, il y a une option pour désactiver cette fonction dans CarPlay. Elle est dans les réglages de CarPlay, directement sur l'écran du véhicule. Dans Réglages, il suffit de descendre et de décocher Conversations épinglées. Vous verrez ensuite plus de messages sur l'écran.

Avec une conversation épinglée
L'option.
Sans la conversation épinglée, on n’en voit plus.

CES 2026 : ce fabricant veut vous faire scanner vos courses depuis la porte du réfrigérateur

Nicolas Furno

vendredi 02 janvier à 17:30

Domotique

Scanner les codes-barres des produits que l’on achète, on le fait toutes les semaines au supermarché, c’est d’un ennui. Alors que scanner les codes-barres des produits que l’on veut acheter sur la porte de son réfrigérateur, ça c’est une idée intrigante, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est celle de GE Appliances, un fabricant d’électroménager américain, venu au CES 2026 avec le « GE Profile Smart 4-Door French-Door Refrigerator with Kitchen Assistant » (ouf), un modèle connecté qui intègre un écran et une caméra — c’est d’un banal en 2026 — et donc, un lecteur de code-barres.

Qui ne voudrait pas scanner tous ses produits sur la porte de son frigo, franchement ? Image GE Appliances.

Pour 4 899 $ (4 178 € HT), les clients américains qui choisissent cet appareil auront un gros réfrigérateur à quatre portes, deux en haut pour la partie fraîche et deux tiroirs en bas pour la congélation. Sur le côté, on trouve un distributeur d’eau froide et glaçons, surmonté d’un petit écran et avec le lecteur de code-barres. L’idée du constructeur, c’est que ses clients pourront constituer une liste de courses en scannant les produits frais lors de leur sortie. Vous avez fini le dernier yaourt ? Bip !, il est ajouté à la liste commune, partagée avec tous les membres de la famille et accessible même pendant les courses.

Si vous n’aimez pas scanner les codes-barres (quel monstre), alors vous pourrez aussi ajouter les produits directement sur l’écran. De huit pouces seulement, il sera peut-être moins pratique que les écrans devenus géants chez Samsung et LG, mais d’un autre côté, il ne devrait pas permettre à GE d’afficher autant de publicités que ses concurrents.

Samsung ajoute de la publicité sur l

Samsung ajoute de la publicité sur l'écran de ses frigos connectés 🆕

Trêve de sarcasmes, l’écran peut aussi afficher des idées de recettes et, vous l’aurez deviné, l’ajout d’ingrédients manquants à la liste se fera d’un tap ou deux. Vous pouvez même utiliser un assistant vocal dédié, en l’appelant « Hey HQ » et dicter les éléments à ajouter à votre liste de courses. GE Appliances a choisi de ne pas lui donner de voix, alors ses réponses s’afficheront sur l’écran. Outre la gestion des courses, il pourra aussi répondre à des questions, par exemple sur la procédure à suivre pour changer le filtre à eau.

Source :