Image Playground passe à la vitesse supérieure avec iOS 27. Il faut dire que les premières versions ont eu du mal à susciter un quelconque engouement : l'app avait l'avantage de tourner en local, mais générait des images de piètre qualité, à des années-lumière de ce que proposait la concurrence. Apple a bien revu sa copie cette année, intégrant un modèle capable de générer des images photoréalistes et en améliorant ses Genmojis. De quoi vous pousser à vous en servir au quotidien ? On regarde ça ensemble.
Des images par IA toujours moyennes
La première chose qui surprend en lançant Image Playground sur iOS 27, c'est que l'interface a été complètement revue. L'app ne se limite plus à un mode sombre et s'ouvre désormais sur une simple boîte dans laquelle on doit entrer du texte. Les suggestions imagées et variées qui étaient fortement mises en avant auparavant ont été remplacées par de simples idées sous forme textuelle apparaissant dans le cadre.
La boîte principale laisse toujours piocher parmi trois styles, à savoir Animation, Illustration et Dessin. On y trouve également de quoi créer des Genmojis (sur lesquels nous reviendrons plus tard) ainsi qu'un style ChatGPT, désormais dans une section à part qui laisse à penser que d'autres services similaires arriveront par la suite. On peut sinon choisir une base parmi ses photos ou des personnes de sa photothèque, en ajoutant jusqu'à 3 images.
Globalement, on sent qu'Apple cherche à changer l'orientation d'Image Playground. Là où la version initiale semblait surtout viser les plus jeunes ou les utilisateurs très, très occasionnels, Apple a cette année lâché les freins en donnant à l'app un look sérieux cherchant plus à rivaliser avec Gemini ou ChatGPT. L'intégration directement dans Siri AI va également dans ce sens : la Pomme veut mettre son assistant au niveau des autres, qui peuvent manipuler des images depuis un bout de temps.
Cela se ressent notamment dans l'arrivée d'un style photoréaliste, activé par défaut qui plus est, là où la première version se limitait à des rendus très cartoons. Elle imposait également de se baser sur une personne ou une « apparence » générique dès lors que l'on décrivait un humain, ce qui était assez confus, mais limitait les débordements. Cette année, la prudence, c'est fini : demander une photo d'un « chanteur » donne directement une image réaliste.

L'application est plus pratique sur certains points, et permet par exemple de modifier une photo en décrivant ce que l'on veut changer. On peut sinon sélectionner un élément en l'entourant avec son doigt avant de décrire ce par quoi il faut le remplacer. C'est assez efficace, et les changements n'altèrent pas le reste de l'image. Apple a abandonné son système où Image Playground générait des variations d'images à l'infini. Ici, il n'y en a qu'une que l'on peut modifier en décrivant les changements.
Les images créées sont-elles utilisables ? Pour ce qui est des images réalistes, on est au niveau de ce que proposait ChatGPT il y a un ou deux ans. Ça semble crédible à première vue mais il n'est pas difficile de trouver des anomalies en regardant de plus près. Le texte ne veut rien dire et tourne rapidement à la bouillie, même sur des choses plutôt simples (par exemple le nom sur la devanture d'un restaurant). On sent que Google n'a pas laissé les clefs de son puissant Nano Banana, qui date pourtant de la fin 2025.

Pendant son keynote, Apple a mis en avant la possibilité de modifier les photos de ses proches, par exemple pour créer une photo d'une amie tenant un gâteau d'anniversaire. J'ai brièvement essayé : déjà, il est assez dérangeant de créer des photos de ses proches, et de deux, le résultat est rarement bon. Il faut partir d'une photo, mais le modèle ne peut pas changer l'expression faciale des personnes même quand on lui demande, ce qui donne un peu l'impression d'avoir photoshoppé une tête sur une photo stock.












