Depuis quelques semaines, une supposée astuce fait le tour du web : le défilement de Safari serait limité à 60 Hz par défaut sur tous les appareils Apple et, pour en profiter pleinement sur les écrans ProMotion, il faudrait désactiver une option enfouie dans les réglages. En réalité, il n’y a rien à débrider : cette option ne joue pas le rôle que beaucoup lui prêtent.
L’option cochée par défaut. Image iGeneration.
Par défaut, le défilement de Safari sur les iPhone et iPad équipés d’un écran ProMotion s’effectue bien à 120 Hz. Il y a une exception : lorsque le mode économie d’énergie est activé, la fréquence de rafraîchissement est limitée à 60 images par seconde.
L’option présentée comme responsable du bridage à 60 Hz se trouve ici : Réglages > Apps > Safari > Avancé > Drapeaux de fonctionnalité > Prefer Page Rendering Updates near 60fps. Un tour sur le site testufo, qui permet de vérifier certaines caractéristiques d'affichage, semble indiquer que Safari est limité à 60 Hz (le compteur est bloqué à 60 fps), ce qui entretient la confusion.
En pratique, cette option ne concerne pas le défilement des pages, mais uniquement le rendu de certaines animations JavaScript. Nous l’avons vérifié en filmant au ralenti le défilement d’une page dans Safari sur un iPhone 17 Pro, avec et sans cette option activée, et le résultat est identique.
En décochant l’option, on débride le rafraîchissement de certaines animations sur les pages, mais pas celui du défilement, déjà à 120 Hz. Image iGeneration.
Ce réglage influe uniquement sur l’affichage de certains contenus fixes au sein des pages, qui peuvent alors être rendus à 120 Hz au lieu de 60 Hz. Il peut donc apporter un gain de fluidité dans des cas très précis, mais il n’a pas d’impact sur le défilement lui-même.
À ce sujet, des développeurs aimeraient que cette option réservée à Safari s’applique aussi aux vues web intégrées dans les apps, afin de rendre certains usages plus fluides, comme l’écriture manuscrite au stylet.
Finalement, il n’y aura pas de retard pour l’intégration du passe Navigo annuel sur les smartphones, enfin du moins pas plus que prévu. Un article publié par le site d’Île-de-France Mobilités (IDFM) suggérait que l’arrivée de cette nouveauté allait être décalée à l’été 2026, au lieu du printemps comme promis en novembre. C’était en réalité une erreur et l’article a été corrigé depuis, comme la régie l’a souligné auprès de nos confrères de Numerama. De fait, on y lit désormais : « l’arrivée du forfait Navigo Annuel sur smartphone en juin 2026 ».
L’article d’IDFM a été corrigé pour préciser que l’arrivée se fera en juin, soit techniquement encore au printemps. Image iGeneration.
Juin, c’est techniquement le printemps tant que la fonctionnalité est activée avant le dimanche 21 juin 2026. C’est d’ailleurs la justification donnée par la régie des transports sur l’erreur initiale, car juin est aussi partiellement en été. Bref, si tout va bien, les abonnés au forfait Navigo annuel pourront l’ajouter à leur iPhone ou smartphone Android début ou mi-juin.
Article original
Le pass Navigo annuel continue de se faire désirer sur smartphone. Île-de-France Mobilités avait annoncé son arrivée au printemps 2026, mais il va visiblement falloir attendre encore un peu. Le groupe a récemment publié un article sur les nouveautés à venir dans les transports en commun pour 2026 repoussant l’échéance à l’été 2026.
Image Ile-de-France Mobilités.
« L’arrivée du forfait Navigo Annuel sur smartphone à l'été 2026 marque une nouvelle étape de la simplification des déplacements en Île-de-France », indique l’établissement public. Le retard n’est pas clairement officialisé, mais il s’agit d’un décalage par rapport aux précédentes annonces.
Île-de-France Mobilités en profite pour donner quelques (maigres) détails. Le pass Annuel pourra être « dématérialisé en un clic » via l’application officielle. On devrait donc pouvoir facilement transférer son abonnement d’un pass Navigo physique vers son téléphone.
Les passagers ayant un pass annuel n’en sont pas à leur première déception. S’il est possible de prendre le métro parisien avec son smartphone depuis le mois de mai 2024, Île-de-France Mobilités annonçait initialement une prise en charge de l’abonnement annuel pour 2025. N’ayant rien sorti sur la première moitié de l’année, l’échéance a ensuite été repoussée à 2026.
D’autres nouveautés ont été déployées entre temps. Le pass Navigo Liberté+ est arrivé sur iPhone au mois de juin dernier via l'application Apple Cartes. De plus, il est désormais possible d’acheter un ticket à l’unité en utilisant une carte bancaire sans contact ou via Apple Pay dans certains bus de la région.
La gestion des transports en commun reste chaotique dans Plans, comme le prouve ce nouvel exemple signalé par un lecteur rémois. Grand Reims Mobilités, gestionnaire du réseau de tramways et bus de la capitale champenoise, a modifié le plan de ses lignes le 24 novembre 2025 et pourtant, ce changement n’est toujours pas appliqué dans l’app d’Apple. En particulier, les nouvelles lignes urbaines de bus, numérotées de U1 à U25, sont absentes de la base de données de Plans. Elles ne sont pas visibles sur la carte et elles seront également ignorées dans le calcul si vous demandez un itinéraire en transports en commun.
Le Parc des Expositions de Reims est directement relié à la Gare Centre par la ligne de bus U26 que Plans ne connaît pas (gauche) contrairement à Maps (droite), ce qui conduit à un itinéraire inutilement plus long chez Apple. Image iGeneration.
Notre lecteur a contacté Grand Reims Mobilités pour leur remonter le problème, mais la régie a répondu que c’était à Apple de mettre à jour leurs données. Le nouveau plan des lignes ainsi que toutes les informations associées a bien été publié sur le site officiel du gouvernement qui centralise ces éléments pour de nombreuses communes françaises et que les développeurs comme Apple et Google utilisent pour leurs apps. En théorie, les deux entreprises n’ont même pas besoin d’adapter Plans et Maps, il leur suffit de récupérer les données fournies par le gouvernement pour avoir des données toujours à jour.
En pratique, on voit encore la différence entre les deux solutions à ce niveau. Google est toujours aussi réactif et suit les changements des données au plus près, tandis qu’Apple est à la traîne, comme toujours. Notre lecteur a d’ailleurs signalé le problème via l’app Plans, sans changement à ce jour. On imagine que le processus reste au moins en partie manuel, ce qui justifierait le temps nécessaire pour qu’une petite ville à l’échelle mondiale comme Reims bénéficie d’une mise à jour.
Même dans des villes bien plus grandes, la prise en charge des transports en commun peut poser problème dans Plans. On l’a vu le mois dernier avec le métro lyonnais, oublié dans l’app d’Apple pour les calculs d’itinéraire. Contrairement à Reims, les TCL n’avaient même pas changé quoi que ce soit, si bien que la panne est survenue pour une raison qui est restée mystérieuse.
Deux semaines ont été en tout cas nécessaires pour que le bug lyonnais soit corrigé. Cela fait maintenant dix semaines que les bus urbains de Reims ont disparu dans Plans et la seule option pour l’heure semble être de passer sur une autre app de cartographie…
Après être monté dans le wagon d’Apple Pay, le réseau CB s’apprête finalement à faire de même avec un service de paiement mobile important sur Android. La Banque Postale a annoncé avoir réalisé la toute première transaction Samsung Pay via le réseau de paiement français. Selon la banque, il s’agit d’une première en France et même d’une première en Europe pour Samsung Pay en cobadging, c’est-à-dire avec une carte compatible avec deux réseaux.
Cette nouveauté sera prochainement proposée aux clients de La Banque Postale qui possèdent un smartphone coréen. Jusqu’à présent, les transactions effectuées par leurs soins via Samsung Pay transitaient exclusivement par le réseau américain Visa.
Image Samsung
Alors que les relations entre l’Union européenne et les États-Unis de Donald Trump se sont fortement tendues, la question de la souveraineté numérique européenne est revenue brutalement sur le devant de la scène. Or, jusqu’à récemment, les paiements mobiles transitaient quasi exclusivement sur les réseaux américains Visa et Mastercard, au détriment du réseau français CB, géré par le GIE Cartes Bancaires.
Depuis un an toutefois, la situation évolue significativement : la majorité des grandes banques françaises ont désormais ajouté la compatibilité avec le réseau CB à Apple Pay. « En adoptant CB pour les transactions mobiles avec Apple Pay, en un mois, nous avons vu 80 % de nos flux de paiement mobile chez les commerçants basculer chez CB », a indiqué Adriana Saitta, la directrice des paiements de La Banque Postale, au journal Les Échos.
Le mouvement va donc bientôt s’étendre à Samsung Pay, qui représente entre 10 et 15 % des utilisateurs de paiement mobile de l’établissement, avec une croissance aujourd’hui plus soutenue que celle d’Apple Pay. En France, Samsung pèserait environ 20 % de l’usage du paiement mobile, Apple Pay restant largement majoritaire.
Après La Banque Postale, d’autres banques devraient à leur tour activer la compatibilité du réseau CB sur Samsung Pay.
Les nouveaux tarifs réglementés d’électricité sont entrés en vigueur au 1er février 2026 et les ajustements restent mineurs dans l’ensemble. La nouvelle grille tarifaire d’EDF affiche ainsi une baisse très légère des tarifs pour les abonnés avec les options base et heures pleines/heures creuses (HP/HC), de l’ordre de 0,78 % en moyenne sur le kWh, ce qui ne devrait rien changer sur la majorité des factures. En revanche, c’est une mauvaise surprise de plus pour l’option Tempo, qui est désormais délaissée par les autorités et qui devient de plus en plus difficile à rentabiliser.
L’option base, avec un tarif fixe tout au long de la journée, reste la plus populaire en France et le prix du kWh passe de 0,1952 € à 0,1940 €, soit une baisse de 0,6 %. Il y a une petite subtilité, avec un prix légèrement inférieur pour les abonnés avec une puissance de 9 kVA ou plus : ils paieront alors 0,1927 € du kWh. La différence est là encore minime, même si elle reste intéressante à noter, puisqu’elle incite les plus petits consommateurs à opter pour l’option HP/HC, d’autant que celle-ci gagne en intérêt.
Du côté des heures creuses en effet, la baisse est plus nette avec un kWh qui passe de 0,1635 à 0,1579 €, soit 3,4 % de moins. Le tarif des heures pleines ne bouge pas autant, avec une baisse plus symbolique de 0,77 % et un prix au kWh désormais fixé à 0,2065 € (contre 0,2081 €). Ces gains seront d’autant plus importants pour les plus gros foyers, surtout ceux qui peuvent déporter une large partie de leur consommation pendant les heures creuses. La réduction reste dans l’ensemble modeste : en me basant sur les chiffres de consommation réels de l’année 2025, ma facture annuelle serait réduite de moins de 56 € avec les nouveaux tarifs, soit une baisse de 2,7 %.
Consommation
Prix 2025
Prix 2026
Différence
Heures creuses
9 178 kWh
1 500,60 €
1 449,21 €
- 51,40 €
Heures pleines
2 715 kWh
564,99 €
560,65 €
- 4,34 €
Total
11 893 kWh
2 065,59 €
2 009,85 €
- 55,74 €
Des trois options proposées par EDF sur les tarifs réglementés, la plus mal lotie est sans conteste Tempo. Alors que c’était une excellente affaire il y a quelques années seulement, elle est systématiquement dévalorisée à chaque changement tarifaire et la grille du 1er février 2026 ne fait pas exception. Au contraire même, puisque les abonnés Tempo vont subir une augmentation bien nette sur leur consommation.
Les baisses des autres options étaient certes modestes, mais l’option Tempo va dans l’autre sens, avec des hausses importantes sur tous les tarifs. Pour rappel, le principe de cette option est de payer nettement moins la majorité de l’année (300 jours bleus par an), un petit peu moins pendant une période (43 jours blancs), mais de payer beaucoup plus (22 jours rouges) en hiver, en particulier pendant la journée. Avec la nouvelle grille, toutes les tranches horaires augmentent et la hausse dépasse les 9 % sur les heures pleines rouges, avec un kWh facturé 0,7060 €. C’est quasiment quatre fois le prix du kWh de base.
Comparaison de la grille tarifaire Tempo de 2026 par rapport à celle de l’an dernier.
L’offre Tempo peut rester intéressante si vous n’avez vraiment pas besoin d’électricité sur les heures pleines des journées rouges, mais l’écart entre les prix des jours bleus et l’option HC/HP est désormais si faible qu’il va être difficile de rentabiliser l’offre. Le simulateur permettant de vérifier l’offre la moins chère en se basant sur votre consommation réelle a été mis à jour avec les tarifs en vigueur depuis hier, si vous voulez vérifier ce qu’il en est pour vous.
Pourquoi ce désintérêt pour Tempo ? La CRE, organisme qui se charge d’établir les tarifs d’électricité réglementés en France, ne s’en cache pas dans son dernier rapport : l’option n’est plus rentable, ses prix sont inférieurs aux coûts de production et d’acheminement. Cette hausse corrige le tir… tout en poussant les clients français à s’orienter vers d’autres offres. On peut noter au passage que Tempo n’est pas la seule concernée : l’option EJP (Effacement des Jours de Pointe) souffre d’une hausse importante du prix du kWh sur les journées normales (0,1781 €). Les abonnés qui restent sont poussés vers la sortie avec ce nouveau prix qui bloque tout espoir de rentabilité.
Le mouvement n’est d’ailleurs pas fini, puisque la CRE a d’ores et déjà prévu de réduire encore l’écart entre Tempo et les autres options réglementées en 2027. L’objectif était déjà connu : la majorité des foyers français devrait basculer sur les heures creuses, avec des horaires plus souples pour tenir compte de la production locale. Ce changement, commencé à l’automne, nécessitera deux ans pour aboutir.
Pour rappel, d’autres offres de marché existent si vous voulez faire quelques économies par rapport aux tarifs réglementés évoqués ici. C’est vrai chez EDF, dont l’offre Zen Fixe reste intéressante, malgré un écart désormais réduit par rapport aux prix officiels.