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Le routeur 5G avec eSIM de Netgear est en vente, pour 600 €

Pierre Dandumont

jeudi 15 janvier à 12:05

Télécoms

Si le partage de connexion d'un iPhone peut suffire pour pallier une panne de connexion fixe, les personnes qui se reposent sur la 5G pour travailler ont tendance à se tourner vers des routeurs mobiles, bien plus performants et pratiques. Netgear propose différents modèles à son catalogue, et le Nighthawk 5G M7 (MH7150) est enfin disponible (ou presque, la sortie est prévue le 27 janvier) pour 600 €. Ce modèle a une particularité intéressante : il est compatible eSIM.

Le routeur 5G. Image Netgear.
Netgear présente un routeur 5G portable équipé d’une eSIM, une rareté sur le segment

Netgear présente un routeur 5G portable équipé d’une eSIM, une rareté sur le segment

Le routeur est équipé d'un modem 5G Qualcomm (SDX72) capable d'atteindre 4 Gb/s dans des conditions idéales et le Wi-Fi 7 intégré promet 3,6 Gb/s (dans les bandes 2,4 et 5 GHz). Il prend en charge la majorité des bandes de fréquence en 4G et 5G, et peut être relié directement en USB-C à un ordinateur pour se connecter. Dans ce mode, il émule une interface Ethernet et Netgear annonce des débits de l'ordre de 2 Gb/s. Il est aussi possible de le relier à un adaptateur USB-C vers Ethernet, même s'il faudra dans ce cas se reposer sur la batterie (10 heures d'autonomie) ou trouver une station d'accueil ou un hub avec une entrée USB-C en parallèle.

Tout se passe dans l'app de Netgear. Image Netgear.

La nouveauté la plus intéressante, l'eSIM, passe par l'app de Netgear, depuis un smafrtphone. Il est soit possible de passer par le fournisseur de Netgear — Plus Poland1 — soit d'installer votre propre eSIM avec la méthode classique (un code QR). Netgear propose de nombreux forfaits eSIM pour les voyageurs avec son fournisseur, qui dépendent évidemment du pays et des accords entre les opérateurs. Notons enfin qu'il est évidemment possible d'installer votre propre carte Nano SIM. Ce routeur 5G est un modèle qui se place au milieu de la gamme de Netgear, mais c'est le seul actuellement qui propose la compatibilité eSIM.


  1. Netgear prévient que comme le fournisseur est polonais, certains services risquent de vous localiser en Pologne.  ↩︎

Deepfakes sexuels : X promet de mieux sécuriser Grok, mais les détournements restent faciles

Félix Cattafesta

jeudi 15 janvier à 11:57

App Store

Elon Musk traîne des pieds pour renforcer la sécurité de Grok. Le tchatbot fait les gros titres depuis plus d’une semaine pour sa capacité à dénuder des femmes et à générer des images dégradantes. Il est aussi accusé d’avoir généré des images sexuelles de mineurs. Face à la gronde, la plateforme a finalement décidé de mettre en place des garde-fous. Surprise : ils fonctionnent très mal.

Image iGeneration

X a annoncé le 14 janvier avoir pris des mesures visant à empêcher son outil d’IA de « déshabiller des personnes réelles ». Il faut dire que la plateforme est sous pression : elle a été bloquée en Indonésie et en Malaisie, tandis que le gouvernement britannique a accéléré ses plans d’une loi criminalisant les deepfakes suite à l’affaire.

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

La semaine dernière, l’entreprise avait déjà annoncé limiter les capacités photo de son modèle à ses abonnés payants sur X, ce qui n’empêchait pas de s’en servir sans frais via l’app dédiée Grok. X affirme désormais que même les abonnés payants ne peuvent plus déshabiller qui que ce soit. Attention cependant, car le message évoque un « blocage géographique » pour les capacités de changements de vêtements dans les régions où « cela est illégal ».

The Verge a voulu vérifier ce que donnaient les nouvelles protections, et a constaté qu’elles n’étaient pas très efficaces. Grok refuserait bien de modifier une photo d’une personne pour la mettre en bikini ou changer ses vêtements, mais il suffirait visiblement d’utiliser des tournures de phrases un peu plus originales (« montre son décolleté », « augmente son tour de poitrine », « habille-la en crop-top et en short ») pour générer des images sexualisées. Grok a cependant refusé de complètement déshabiller une personne.

Elon Musk a imputé ces dérives aux « demandes des utilisateurs » et aux « cas où l’utilisation malveillante des invites Grok provoque des résultats inattendus ». Les tests ont été effectués depuis un compte X et Grok sans abonnement. La seule vérification d’âge mise en place est un pop-up demandant d’entrer sa date de naissance, mais il est facile d’y remplir n’importe quoi.

ChatGPT s’attaque à Google Trad avec son propre service de traduction

Félix Cattafesta

jeudi 15 janvier à 09:57

Services

ChatGPT veut remplacer Google Traduction. L’entreprise a discrètement lancé ChatGPT Translate, un portail via lequel on peut facilement traduire du texte. Rien n’a été annoncé officiellement mais il est d’ores et déjà accessible gratuitement à ce lien, sans avoir besoin de créer un compte.

Image MacGeneration

Le service propose un total de 28 langues, allant de l’espagnol au français en passant par plusieurs variantes de chinois ou de portugais. L’interface est basique avec deux gros blocs et une liste de langues. Le site annonce que la traduction d’image est prise en charge, mais ce n’est pas encore le cas. Il n’est pas non plus possible de simplement parler via son micro. Certains sites américain ont cependant accès à la dictée : le tout est sans doute en court de déploiement.

L’aspect original vient de la présence de boutons aiguillant la traduction. On pourra ainsi demander à avoir un texte avec un rendu naturel, dans un style académique ou de façon plus formelle. Cependant, ce n’est pas natif : le service se contente d’ouvrir le vrai ChatGPT et de transformer la requête en prompt.

Le service est actuellement plus lent qu’un Google Trad ou qu’un DeepL, avec une latence surprenante quand on a l’habitude d’utiliser ce genre de service. Au vu des fonctions manquantes, on comprend qu’OpenAI ne fasse pas plus que ça la publicité de ce nouveau portail. On peut imaginer qu’il s’agit d’un premier jet et que le service s’améliorera avec le temps.

Car les choses bougent du côté des traducteurs en ligne, le secteur envisageant de profonds changements grâce aux IA génératives. Google cherche à concurrencer Duolingo avec un système d’exercices créés par IA. Duolingo a intégré des exercices d’appels avec un chatbot afin de pratiquer de vive voix. DeepL travaille de son côté sur ses propres modèles de langage.

De TikTok à l'appli « T'es mort ? » : la grande déprime du numérique

Christophe Laporte

jeudi 15 janvier à 07:27

App Store

Nos sociétés ultra-connectées n’ont pas que des avantages. Un récent rapport de l’Anses vient de jeter un pavé dans la mare en soulignant les dégâts considérables que les réseaux sociaux infligent à la jeunesse. Derrière les algorithmes de recommandation et les interfaces léchées se cache une réalité bien plus sombre : les plateformes exploitent sciemment les vulnérabilités des adolescents à des fins purement mercantiles.

L’enquête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire est sans appel. Troubles anxiodépressifs, pensées suicidaires, cyberharcèlement ou dégradation de l’image de soi… La liste des maux s’allonge, souvent couplée à une hausse de la consommation de substances psychoactives. Ce n’est pas un accident de parcours, mais le résultat de mécanismes conçus pour cibler les spécificités et par conséquent les fragilités de l'adolescence. Le modèle économique de l'attention montre ici son visage le plus cruel.

« T’es mort ? » : l’application qui cartonne en Chine

D’un côté, une jeunesse victime d'une surexposition toxique ; de l’autre, des foyers isolés qui voient dans l'App Store leur seule ligne de vie pour ne pas disparaître dans l'indifférence générale. En Chine, une application au nom pour le moins provocateur, "Sileme" (que l'on peut traduire littéralement par "T'es mort ?"), caracole en tête des ventes de l'App Store.

Le concept est d'une simplicité désarmante : l'utilisateur, vivant seul, enregistre un contact d'urgence. S'il ne donne pas signe de vie régulièrement sur l'application, le système déclenche automatiquement une alerte. C'est le miroir de l'évolution démographique du pays : en 2024, un foyer chinois sur cinq est composé d'une personne seule. Le modèle traditionnel de la famille élargie s'effondre, et l'App Store tente de colmater les brèches.

Le succès de "Sileme" repose en partie sur son nom, clin d'œil cynique à la célèbre plateforme de livraison de repas "Eleme" ("T'as faim ?"). Mais pour conquérir le monde, l'heure est au lissage marketing. À l'occasion d'une future mise à jour, l'application sera rebaptisée Demumu.

Un changement de cap qui ne fait pas l'unanimité sur Weibo, où les utilisateurs regrettent la perte de cette franchise brutale qui faisait sa force. Pourtant, derrière ce changement d'identité, l'ambition reste la même : exporter à l'échelle mondiale une expertise née d'une crise de la solitude qui ne connaît plus de frontières.

En France aussi, on veille à distance

Ce besoin de "surveillance bienveillante" n'est pas l'exclusivité de l'Empire du Milieu. Dans l'Hexagone, des initiatives similaires émergent. C’est le cas de Dooinwell, une application française qui se propose de suivre les activités des seniors à distance.

Qu'il s'agisse de contrer les effets dévastateurs des réseaux sociaux ou de veiller sur nos aînés, la technologie joue ici un rôle de pompier pyromane : elle tente de réparer les liens qu'elle a parfois elle-même contribué à distendre, tout en rappelant que dans nos sociétés modernes, la présence humaine est de plus en plus souvent remplacée par une ligne de code.

Un détecteur de fumée compatible Apple Maison dès 25,49 €, son prix le plus bas

Stéphane Moussie

mercredi 14 janvier à 23:43

Domotique

Le détecteur de fumée Meross (modèle MA151) est actuellement proposé sur Amazon à 25,49 € pour une durée limitée. Il s’agit de son prix le plus bas à ce jour et a priori du détecteur de fumée compatible avec Apple Maison le moins cher disponible sur la plateforme.

Attention toutefois à un point important : ce tarif est à relativiser, car l’appareil nécessite un hub Meross (MSH300, MSH400 ou MSH450) pour fonctionner. Si vous n’en possédez pas, un pack comprenant le détecteur et le hub MSH450 est vendu 44,99 €. Sachant que Meross fait d’autres produits qui requièrent un hub, comme ses détecteurs de portes ouvertes, l’investissement peut valoir le coup.

Pour en revenir au détecteur de fumée, il peut donc s’intégrer à l’application Apple Maison ou bien à un autre écosystème, comme Google Home ou Amazon Alexa. Il se connecte au réseau en Wi-Fi sur la bande des 2,4 GHz.

En cas de fumée, le MA151 fait sonner son alarme de 85 dB et envoie simultanément une notification sur votre smartphone. Le fabricant met en avant l’utilisation de deux capteurs pour limiter les fausses alertes. L’appareil fonctionne avec quatre piles AA fournies. De l’adhésif double face est inclus pour le coller à un plafond.

Si vous préférez un modèle ne nécessitant aucun hub, on rappelle l’existence du détecteur de fumée Netatmo, actuellement vendu 69,99 €. Le fabricant français promet 10 ans d’utilisation avec la batterie intégrée. La batterie n’est pas remplaçable, mais un détecteur de fumée n’est pas censé être utilisé plus de dix ans de toute façon.