Si les données météorologiques refusent de se charger sur votre iPhone, votre iPad ou votre Apple Watch, le problème ne vient pas de votre connexion. Les serveurs d'Apple rencontrent actuellement des difficultés.
Inutile de chercher à réinitialiser vos réglages : l'application Météo fait face à une panne de grande ampleur. De nombreux utilisateurs constatent soit des lenteurs extrêmes pour obtenir les prévisions, soit une absence totale de données sur l'interface.
Sur sa page officielle de Suivi du système, Apple a confirmé l'existence d'un incident. Le service est marqué d'un voyant rouge, indiquant qu'il peut être « lent ou indisponible » pour une partie des utilisateurs.
Les rapports se multiplient également sur les réseaux sociaux, décrivant une application qui tourne dans le vide ou qui affiche un écran vierge de toute information.
À ses débuts, on réfléchissait à deux fois avant de décider sur quel sac accrocher un AirTag, tant la petite balise était chère (40 € au lancement). L’ouverture du réseau Localiser a rapidement changé la donne. Depuis plusieurs années, on trouve des lots de quatre traceurs compatibles pour une vingtaine d’euros, soit même pas le prix d’un seul AirTag 2 (35 €). De quoi en glisser partout : trousseau de clés, voiture, sacs, valises, vélo, étui, portefeuille…
Résultat, certains utilisateurs, comme Pierre à la rédaction, finissent par atteindre la limite imposée par Apple. Celle-ci est fixée à 32 éléments, en sachant que sont également comptabilisés dans ce total les AirPods, et que ceux-ci peuvent compter pour deux ou trois éléments.
Toutes ces balises sont censées apporter une certaine tranquillité d’esprit, en permettant de garder un œil à distance sur un sac placé en soute ou de retrouver une valise égarée dans un aéroport. Du moins quand tout se passe bien et que l’AirTag ne sème pas le doute avec une position mise à jour trop tardivement, laissant croire qu’il se trouve ailleurs que là où il est réellement.
Alors, combien avez-vous d’AirTags et autres balises Localiser ? Comptez uniquement les balises recensées dans l’onglet Objets de l’application Localiser, qu’elles soient partagées ou non avec quelqu’un. On laisse de côté les AirPods et tout ce qui apparaît dans l’onglet Appareils.
En succédant à Tim Cook le 1er septembre, John Ternus héritera d’une chaîne logistique redoutablement efficace, mais toujours très dépendante de la Chine, ce qui présente des risques par les temps qui courent. Selon Nikkei Asia, le futur CEO ne compte pas accélérer la diversification de la production à court terme.
John Ternus en 2022. Image Apple/iGeneration.
D’après les sources industrielles et internes du journal, John Ternus maintiendrait le rythme actuel afin de privilégier une transition en douceur à la tête de l’entreprise. Cette prudence s’expliquerait aussi par les difficultés rencontrées hors de Chine, principalement en Inde.
Il faut se rendre compte qu’aujourd’hui encore, plus de 80 % des 187 principaux fournisseurs d’Apple approvisionnent l’entreprise depuis des usines chinoises. Depuis plusieurs années, la Pomme tente pourtant de renforcer la place de l’Inde dans la production de l’iPhone. En 2025, ce pays aurait assemblé environ 22 % des volumes mondiaux d’iPhone — ces modèles sont principalement destinés au marché américain. Cette part ne progresserait que modestement à 25 % en 2026, selon un analyste de Counterpoint Research.
Alors que la production en Inde ne débutait jusque-là que dans un second temps, Apple a fait franchir un cap à ses partenaires locaux en leur confiant la fabrication de toute la gamme iPhone 17 avant le lancement officiel. L’objectif était de rendre le sous-continent plus indépendant, mais cette dynamique aurait récemment ralenti.
Lors du Nouvel An chinois en février, les usines et fournisseurs indiens n’ont pas pu fonctionner de manière totalement autonome en l’absence des équipes basées en Chine, d’après Nikkei Asia. Apple aurait dès lors demandé à certains fournisseurs indiens de maintenir provisoirement leur niveau de production actuel, plutôt que de lancer une expansion rapide.
D’autres freins sont présents, comme une importation d’équipements depuis la Chine plus compliquée et un déploiement difficile d’ingénieurs chinois en Inde, sur fond de tensions géopolitiques entre les deux pays.
Primordiale pour la production, la Chine l’est aussi pour les ventes. Apple a traversé deux années difficiles sur ce marché en raison d'une concurrence accrue, d'un ralentissement économique général et des tensions sino-américaines. Les ventes d’iPhone y ont reculé pendant plusieurs trimestres.
Le rebond est finalement arrivé avec le lancement des iPhone 17 en septembre dernier. Le chiffre d’affaires d’Apple en Chine a progressé de près de 40 % sur un an. La comparaison est forcément plus favorable après des mois de disette, mais Tim Cook a assuré que l’iPhone y avait signé un record de ventes au dernier trimestre 2025.
Une analyste de Counterpoint Research estime qu’Apple pourrait poursuivre sur cette lancée : selon ses prévisions, la marque pourrait devenir dès cette année le deuxième acteur du marché chinois des smartphones pliants, derrière Huawei, si l’approvisionnement suit. Et ce alors même qu’Apple Intelligence n’est toujours pas disponible dans le pays…
Roole Map (gratuit) est une app française de navigation qui a fortement gagné en popularité ces derniers mois, face aux poids lourds que sont Plans d’Apple, Google Maps ou encore Waze. Gratuite et sans publicité, elle ne manque pas d’arguments techniques pour séduire un nombre croissant d’utilisateurs, au point de passer devant ses concurrents dans les classements des boutiques d’apps.
Il lui manquait toutefois une fonctionnalité essentielle pour réellement concurrencer Waze et les autres : les signalements des conducteurs sur la route. Comme nous le signale Jean-Baptiste, c’est désormais corrigé. La dernière mise à jour de Roole Map, tout juste publiée, ajoute cette possibilité et permet aux utilisateurs de signaler divers incidents rencontrés sur leurs trajets. Ces données sont alors transmises aux conducteurs suivants, reprenant le modèle communautaire popularisé par Waze.
La fonction de signalement depuis la version CarPlay de Roole Map. Merci Jean-Baptiste pour la capture.
Voici comment les développeurs décrivent la nouveauté dans les notes de version de l’App Store :
Nouveauté très attendue : les signalements communautaires sont là.
Accidents, contrôles, travaux, dangers… partagez les incidents en temps réel et soyez alerté sur votre trajet !
À très vite sur les routes ;)
La fonctionnalité est disponible sur l’iPhone et aussi via CarPlay, puisque Roole Map peut s’utiliser par ce biais. Si l’app pour Android n’a pas encore été mise à jour, cela ne devrait pas tarder et on devrait dès lors retrouver les signalements partout. Avec une base d’utilisateurs suffisante, cela lui permettra en tout cas de vraiment concurrencer Waze et peut-être de devenir un incontournable en France.
Roole Map nécessite iOS 17 au minimum. Son interface est entièrement traduite en français.
De toutes les néobanques, Revolut est sans doute celle qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Avec une base dépassant désormais les 70 millions de clients à travers le globe, l'entreprise ne joue plus dans la cour des petites fintechs. Ce changement de statut s’accompagne d’un virage stratégique aussi concret qu'inattendu : l’ouverture prochaine de sa toute première agence physique.
Image : Revolut
Plus qu'un guichet, une « expérience »
C’est à Barcelone que Revolut a choisi de poser ses valises. Un choix loin d'être anodin pour la marque : « Nous avons choisi Barcelone pour ce projet pilote car la ville combine densité locale, rayonnement mondial, tourisme et innovation », a confié un porte-parole à Euronews Business. Si l'emplacement exact et le catalogue des services proposés sur place restent encore sous clé, l'ambition est claire.
Il ne s’agit pas de cloner l’agence bancaire poussiéreuse de papa. Revolut promet un « espace immersif à haute visibilité », aux antipodes des succursales traditionnelles. Pour la firme, l'enjeu est avant tout psychologique : avoir pignon sur rue permet de matérialiser la marque et, par extension, de consolider la confiance d'une clientèle parfois encore frileuse face au tout-numérique. Le projet en est toutefois à ses balbutiements : le calendrier d'ouverture dépendra des aléas du chantier, Revolut espérant une inauguration prochaine (digne d’un Apple Store ?) sans toutefois pouvoir confirmer si le ruban sera coupé avant la fin de l'année.
Fondée en 2015 par Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko, la société est aujourd'hui sur tous les fronts. Au-delà du mobilier urbain, c’est sur le terrain réglementaire que la bataille se gagne. Revolut multiplie les demandes de licences bancaires pour transformer son essai mondial et proposer des produits régulés de plus en plus complets.
Après avoir décroché le précieux sésame au Royaume-Uni cette année, la fintech cible désormais la France et les États-Unis. L'Hexagone constitue d'ailleurs l'un de ses bastions les plus solides. Avec l’Espagne et la Pologne, la France forme un trio de tête où la pénétration de Revolut est assez incroyable : dans ces pays, plus de 30 % des adultes ont ouvert un compte au cours des trois dernières années.
Cette croissance boulimique ne laisse pas les investisseurs indifférents. La valorisation de la licorne (qui n'en est plus une depuis longtemps) donne le tournis : on parle de plus de 200 milliards de dollars.
Forcément, l'idée d'une introduction en bourse commence à titiller les observateurs. Selon le Financial Times, la direction viserait bien une cotation sur les marchés, mais pas avant 2028. D'ici là, Revolut a tout le temps de peaufiner son nouveau costume de banque « en dur » et de voir si le modèle barcelonais mérite d'être décliné dans d'autres métropoles européennes. Paris, la prochaine sur la liste ?