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Apple Plans active l’expérience de ville détaillée à Milan, juste avant les JO d’hiver

Nicolas Furno

vendredi 23 janvier à 08:58

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Petit à petit, très lentement, Apple Plans complète sa collection de villes avec une expérience plus détaillée, « Detailed City Experience » ou DCE pour les intimes. L’année 2026 commence avec l’ajout de Milan en Italie, où l’on peut admirer quelques bâtiments modélisés en 3D et surtout avec des couleurs qui ajoutent une touche de réalisme. Parmi les bâtiments concernés, il y a plusieurs monuments de la ville, dont le château des Sforza en plein cœur historique ou encore la massive cathédrale (le Dôme de Milan). On retrouve aussi la boutique milanaise d’Apple, qui fait forte impression elle aussi dans un tout autre genre.

Le château des Sforza, la Triennale et quelques autres monuments au cœur de Milan, désormais en 3D. Image iGeneration.
Le Dôme de Milan, troisième plus grande église au monde. Image iGeneration.
La boutique Apple Piazza Liberty, impressionnante avec son immense escalier et son énorme fontaine, en 3D et avec éclairage nocturne quand le mode sombre est actif. Image iGeneration.

Ce mode s’ajoute au survol FlyOver qui se base sur les photographies satellites appliquées aux modèles 3D des bâtiments. Cette fois, c’est la vue standard qui est concernée : en basculant en 3D, on voyait déjà les formes grossières des immeubles, une fonctionnalité présente un petit peu partout. La particularité supplémentaire du DCE, c’est la représentation améliorée de quelques bâtiments dans une ville, comme ici à Milan.

Cette vue détaillée a été présentée en septembre 2021 pour San Francisco, New York, Los Angeles et Londres. Cinq ans et demi plus tard, elle reste assez rare, même si Apple l’a déployée dans 35 villes à travers le monde. Les États-Unis restent les mieux représentés avec 15 villes alors qu’il n’y a que Paris qui y a droit en France, depuis juin 2023. Autour de nous, il y a trois villes avec bâtiments 3D en Allemagne (Berlin, Munich et Hambourg), deux en Espagne (Barcelone et Madrid) et on peut noter la vue détaillée à Monaco. Dans le cas de Milan, on peut imaginer que l’ajout a été fait en prévision des Jeux olympiques d’hiver de 2026, qui y seront organisés le mois prochain.

Outre la représentation 3D de quelques bâtiments clés, la vue détaillée mérite son nom pour les voies de transports, qui sont représentées avec une précision bien supérieure. Chaque voie est désormais tracée, y compris pour les tramways et les vélos et on voit aussi chaque passage piéton tandis que les directions des voies sont bien représentées.

Représentation détaillée des rues milanaises. Image iGeneration.

Source :

/r/applemaps, merci Just

Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?

Christophe Laporte

vendredi 23 janvier à 06:56

App Store

Un épisode neigeux relativement important est sur le point de toucher une bonne partie des États-Unis. À cette occasion, la plupart des applications météo sont pointées du doigt en raison d'estimations de chutes de neige jugées très « aléatoires ».

Image : Clay LeConey / Unsplash

Un « désastre » pour la profession

L’application Météo d'Apple est particulièrement visée par les professionnels du secteur. Marc Weinberg, météorologue pour la chaîne WDRB dans le Kentucky, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux cette semaine :

« Je pense que plus de 95 % de la communauté météorologique serait ravie de voir Apple Weather disparaître. Cette application est tout simplement un désastre pour notre profession. »

Le problème, dans le fond, est vieux comme le monde, ou du moins aussi vieux que les algorithmes de prédiction automatisés.

La nuance humaine face aux données brutes

Lorsqu'un météorologue prépare une prévision, il ne se contente pas de lire un graphique. Il analyse et croise les données de multiples modèles météo — qui sont mis à jour plusieurs fois par jour — tout en s'appuyant sur les directives du National Weather Service.

Surtout, les experts attendent généralement le dernier moment pour avancer des chiffres précis sur l’accumulation de neige. Entre les premiers signes d'une perturbation et son arrivée réelle, les variables s'ajustent constamment. Un bon météorologue s'abstient d'ailleurs de publier des données brutes sur les réseaux sociaux pour éviter de céder au sensationnalisme ou de provoquer une panique inutile.

L’app Météo d’Apple et ses prévisions à venir pour New York

Apple Météo, de son côté, n'a aucun scrupule à vous afficher des prévisions de neige totales jusqu'à dix jours à l'avance. Le souci, c'est que les modèles numériques n'ont aucune prise réelle sur les spécificités d'un système dépressionnaire aussi loin dans le temps. C’est là que le bât blesse : on voit fleurir sur X ou Facebook des captures d'écran de l’app météo d’Apple prédisant plus de 75 cm de neige sur la côte Est, là où la réalité sera sans doute bien différente.

Le manque de contexte, le péché originel d'Apple

Un article du New York Times publié hier souligne que ce manque de fiabilité vient du fait que la plupart des apps météo ne prennent pas en compte toutes les nuances nécessaires.

Là où un humain fait la synthèse, de nombreuses applications se contentent de régurgiter les résultats d'un seul modèle de prévision. L'application d'Apple, comme d’autres, récupère des données brutes et les livre directement au creux de votre main, mais sans le contexte qui permettrait d'envisager d'autres scénarios. Parfois, l'algorithme tombe juste par chance ; souvent, il passe totalement à côté de la plaque.

Sur son site web, Apple détaille pourtant ses sources, citant le National Weather Service, The Weather Channel ou encore la NOAA. Mais le problème reste entier : Apple Weather se contente d'ingérer ces informations et de les présenter sans aucun filtre critique. Pour une application utilisée par des millions de personnes chaque matin, ce manque de discernement commence à sérieusement agacer ceux dont c'est le métier.

En tant qu’utilisateur, on ne peut que vous recommander l’application Carrot Weather, qui a le mérite de pouvoir jongler entre différents modèles de prévisions. Selon votre position géographique, certains s'avèrent bien plus précis que d'autres. Mais surtout vous avez la possibilité de passer facilement d’un modèle à l’autre pour affiner votre propre jugement sur l'évolution du ciel à venir.

Dans un registre un peu plus simple, l’app Hello Weather reprend le même principe, avec l’avantage notable de proposer les prévisions de The Weather Company, qui reste l’une des références absolues du secteur.

Quoi qu’il en soit, et le conseil vaut d'autant plus pour l'application native d’Apple : ne prenez jamais pour argent comptant ce qui est annoncé au-delà de deux ou trois jours.

Waze relance ses nouveautés de 2024 avec un déploiement plus large

Christophe Laporte

vendredi 23 janvier à 06:20

App Store

Si vous utilisez Waze pour vos trajets quotidiens, vous avez peut-être reçu un courriel de la filiale de Google vous annonçant l'arrivée imminente de nouvelles fonctionnalités. Au programme : alertes pour les dos-d'âne, signalement des véhicules de secours et une meilleure gestion des ronds-points. Des ajouts bienvenus, même s'ils ont un sérieux air de déjà-vu.

Image : appshunter.io/ Unsplash

Waze commence à prévenir ses utilisateurs par mail : une vague de nouveautés va déferler sur l'application « au cours des prochaines semaines ». L'objectif affiché est d'améliorer la sécurité et la fluidité de la conduite en offrant davantage d'informations sur la route à venir. Pourtant, à la lecture de la liste, on ne peut s'empêcher de noter que ces fonctions ressemblent furieusement à celles présentées en fanfare... en mars 2024.

Waze améliore ses informations de dangers et de limitation de vitesse

Waze améliore ses informations de dangers et de limitation de vitesse

Ralentisseurs et virages dangereux au rapport

La principale nouveauté concerne l'enrichissement des alertes de parcours. Waze va désormais vous prévenir plus précisément de la présence de dos-d'âne, de péages ou de virages particulièrement serrés. L'idée est d'éviter les freinages brusques et de rendre la navigation plus coulée, surtout sur les trajets que l'on ne connaît pas par cœur. Autre ajout de taille pour la sécurité : le signalement des véhicules de secours à l'arrêt sur votre itinéraire. Cette fonction, qui permet de ralentir par anticipation et de laisser la voie libre, est lancée dans un premier temps aux États-Unis, au Canada, au Mexique et, bonne nouvelle, en France.

Plus de précision dans les ronds-points

Le service de navigation s'attaque également à deux points de friction classiques :

  • Les changements de vitesse : Une alerte vous préviendra désormais lorsque la limitation de vitesse diminue sur votre route. Un bon moyen d'éviter de se faire surprendre par un radar en entrant dans une zone 80 ou 50 km/h à pleine vitesse.
  • Le guidage dans les ronds-points : Waze améliore ses instructions en indiquant clairement quelle voie emprunter pour sortir correctement d'un carrefour giratoire complexe.

Enfin, l'application promet de mieux apprendre de vos préférences d'itinéraires. Waze devrait vous proposer plus souvent vos routes habituelles, tout en gardant un œil sur le trafic pour vous suggérer une alternative plus rapide en cas de bouchon imprévu.

Un déploiement (très) progressif

Si ces fonctionnalités vous disent quelque chose, c'est normal. Waze les avait officiellement annoncées au printemps dernier, promettant un déploiement massif dans la foulée. Dans les faits, seuls quelques chanceux avaient vu ces options apparaître sur leur smartphone.

Waze teste (enfin) l’affichage des feux tricolores 🚦

Waze teste (enfin) l’affichage des feux tricolores 🚦

Ce nouvel e-mail semble donc marquer la fin de la phase de test et le déploiement généralisé pour tous les utilisateurs, sur iOS comme sur Android. Mieux vaut tard que jamais.

Comment les apps peuvent finir des tâches en arrière-plan grâce à iOS 26

Félix Cattafesta

jeudi 22 janvier à 20:30

iOS

Apple veut vous éviter de patienter devant votre iPad ou iPhone pendant qu’il mouline. Cupertino a apporté un changement intéressant dans iOS et iPadOS 26 : les apps peuvent désormais continuer certaines tâches en arrière-plan. Tout ceci est bien encadré, mais devrait permettre de gagner en flexibilité. On n’aura par exemple plus besoin d'attendre de longues minutes devant une barre de chargement pendant qu’un logiciel de montage termine d’exporter une vidéo.

La nouveauté dans Final Cut Pro (le jour où ce sera déployé). Image Apple

Ce qui change en théorie

Lors de la dernière WWDC, Apple a présenté BGContinuedProcessingTask, une nouvelle brique pensée pour les opérations longues déclenchées volontairement par l’utilisateur. L’idée est simple : si vous lancez une action au premier plan (comme un export, un rendu, une publication sur les réseaux sociaux…), l’app peut continuer de la faire avancer même si vous passez sur autre chose. Apple a illustré son concept avec Journal, qui peut exporter des données en arrière-plan tout en affichant l’avancement de l’opération pendant que l’utilisateur est passé sur une autre app.

Journal sur iOS 26. Image iGeneration

Concrètement, la progression s’affiche via une alerte dans la Dynamic Island ou sur l’écran verrouillé. …

Les ESP32 vont pouvoir rejoindre une meilleure borne Wi-Fi grâce à ESPHome 2026.1

Nicolas Furno

jeudi 22 janvier à 16:55

Domotique

Les ESP32 sont de tout petits ordinateurs qui ne brillent pas par leurs performances, mais se distinguent par leur compacité et leur prix réduit. Ils sont très utilisés dans le monde de la domotique, y compris dans des produits commerciaux (chez Shelly par exemple), et ils sont aussi une excellente option pour les bricoleurs. J’en utilise par exemple plusieurs répartis dans toute la maison en guise de relais Bluetooth pour Home Assistant, comme je l’avais détaillé dans la série. Le projet ESPHome, géré par la même fondation Open Home, fait le lien entre ces ordinateurs et la domotique ouverte et sa dernière mise à jour est particulièrement intéressante.

Un ESP32 alimenté par un câble USB-C, pour vous donner une idée de sa taille. Image iGeneration.

En effet, dans la longue liste de nouveautés de la version 2026.1 qui vient de sortir, on repère un changement en particulier. Une fois mis à jour, ces micro-ordinateurs pourront enfin changer de borne Wi-Fi s’ils repèrent un signal plus fort. Jusque-là, le choix de la borne se faisait uniquement au démarrage et ne changeait plus jamais, du moins pas jusqu’au prochain redémarrage. Si l’ESP32 choisissait la meilleure borne dès le départ, tant mieux, mais je sais d’expérience que ce n’était pas toujours le cas et on se trouvait souvent avec des modules avec un signal Wi-Fi faible, voire régulièrement déconnectés.

La puce Wi-Fi intégrée à ces petits ordinateurs bon marché n’étant pas de très bonne qualité, ce changement devrait être significatif à l’usage. L’itinérance Wi-Fi est activée par défaut si vous installez ESPHome 2026.1 ou une version ultérieure et il est possible de la désactiver si vous n’en voulez pas, en ajoutant un mot-clé à la configuration de l’appareil, comme indiqué dans la documentation. Les développeurs y précisent qu’ils ont choisi une stratégie conservatrice, pour éviter d’alourdir le réseau Wi-Fi. Si le signal est déjà excellent, par exemple, la recherche d’une meilleure borne sera désactivée.

La mise à jour est loin de se résumer à ce point, il y a comme toujours de nombreux changements et optimisations, un point crucial quand on regarde les caractéristiques de ces petits ordinateurs qui se contentent au mieux de quelques centaines de kilo-octets de mémoire vive. Avec cette version 2026.1, les binaires devraient être plus compacts pour la majorité des modèles et le temps de compilation, indispensable à chaque mise à jour, devrait être bien plus court. Les plus curieux trouveront de nombreux détails dans l’article de présentation, de mon côté je peux témoigner que l’installation a été effectivement plus rapide que pour les versions précédentes.

Mise à jour en cours depuis ESPHome. Image iGeneration.

ESPHome intègre aussi tout le nécessaire pour gérer les multiples capteurs que l’on peut relier aux ordinateurs, comme ceux dédiés à la mesure de particules fines. La mise à jour 2026.1 ajoute ainsi le calcul de la qualité de l’air à partir du taux de particules, en se basant sur les méthodes américaines (AQI) ou européennes (CAQI). Pour la première fois, le projet propose une connexion aux appareils Zigbee à condition d’utiliser une puce bien précise (nRF52). Autre ajout, le contrôle d’une chaudière ou d’un chauffe-eau peut désormais se faire sur un petit ordinateur géré par ESPHome (avec une intégration à venir côté Home Assistant).

Ce projet open-source est extrêmement souple et permet de réaliser de multiples opérations, dont la connexion d’appareils anciens. Pour en savoir plus, je vous recommande le site officiel qui donne quelques idées de ce que l’on peut faire avec ces ordinateurs bon marché. Si vous disposez déjà d’une instance Home Assistant, le plus simple est d’ajouter le module ESPHome en suivant ces instructions.