Durant les quelques images en direct depuis la capsule Orion en direction de la Lune, certains ont peut-être remarqué une forme qui leur paraissait familière, et pour cause : l’iPhone 17 Pro Max fait bien partie du voyage, dûment certifié par la NASA. Mais avec tout de même de sérieuses limitations, comme rapporté par le New York Times.

Nous en parlions début février, ils ont donc été validés : les iPhone 17 Pro Max ont reçu leur cachet « compatibles missions lunaires ». Mais ce n’est pas pour autant que tout est permis, bien au contraire : les conditions sont très strictes.
Des iPhone pourraient faire le tour de la lune
Dans un premier temps, il a fallu les certifier. Comme le rappelle Tobias Niederwieser de BioServe Space Technologies, il y a quatre étapes séparées : un premier tour général auprès d’un panel d’audit sécurité, qui donne ensuite lieu à un second round identifiant tous les risques posés par l’utilisation de cet équipement dans l’espace, que ce soit pièces mobiles ou détachables, risque de bris de glace, batterie lithium-ion, etc.
Vient ensuite une troisième phase, consistant à abaisser au minimum les risques identifiés. Pour finir, une quatrième passe permet de vérifier que les solutions mises en œuvre à l’étape trois sont efficaces.
Ainsi, les iPhone 17 Pro Max confiés à l’équipage sont extrêmement bridés : le mode avion est activé par défaut et restera activé toute la mission (en même temps allez trouver une antenne 5G sur la lune...), le wi-fi et le bluetooth sont désactivés pour éviter toute interférence avec les appareils vitaux de la capsule, et chaque appareil a été doté d’une version strictement vérifiée d’iOS, sans aucun ajout type app supplémentaire avant le décollage, comme le rappelle IndiaToday.
Mais alors, deux questions se posent : déjà, pourquoi mettre des iPhone à disposition pour les brider autant ? Ensuite, quels sont les équipements réellement utilisés pour les images en direct et les photos scientifiques ?
Concernant la première question, la NASA fait un premier essai, en permettant aux équipages d’utiliser des appareils qu’ils ont en main en quasi permanence sur terre, facilitant ainsi les usages « réflexes ». Même bridés, les iPhone permettront de prendre des photos et des vidéos utilisant des capteurs et traitements parmi les meilleurs sur des appareils aussi compacts, et serviront de bloc-notes pour les astronautes durant la mission. Seule limitation : les appareils ne sont pas considérés comme des éléments vitaux, et en ce sens s’ils viennent à tomber en panne, pas question de faire du débug à plusieurs centaines de milliers de km de la terre. La mission continuera avec ou sans eux, sans prendre la moindre seconde pour les dépanner.
Pour les prises de vues officielles, et les envois d’images en direct, la NASA se repose sur des appareils qu’elle a certifiés il y a bien plus longtemps, et qui paraissent antédiluviens face à l’iPhone 17 Pro Max... mais ils n’ont plus rien à prouver : c’est un ensemble de plusieurs Nikon D5 et GoPro Hero 11 Black en intérieur, et de GoPro de la famille Hero 12 Black et MAX hautement modifiées pour l’extérieur, en plus de 28 autres caméras spécialement développées.

Reste un élément surprise qui rappelle l’histoire d’Apple, en cette année des 50 ans de la marque : l’ordinateur de bord de la capsule Orion, comme de nombreux vaisseaux habités ou non envoyés dans l’espace récemment, utilise un processeur bien connu des utilisateurs d’ordinateurs pommés. C’est un CPU de la famille PowerPC 750, le PowerPC 750FX renforcé, dérivé pour l’exploration spatiale à partir du PowerPC G3 utilisé dans le dernier iBook G3, qui préside à la destinée de cet équipage de quatre humains amenés à faire le tour de l’astre lunaire. Alors qu’ils ont le dernier iPhone entre les mains, les astronautes sont donc guidés par un petit bout d’histoire de Cupertino.






















