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L’App Store va accueillir des bundles entre développeurs et des abonnements à plusieurs

Félix Cattafesta

vendredi 12 juin à 12:02

App Store

Apple a profité de la WWDC pour annoncer du neuf pour son App Store, et notamment de nouveaux outils d'abonnement destinés aux développeurs. Les développeurs vont pouvoir créer des bundles, proposer des formules à plusieurs utilisateurs et afficher des messages au moment où un client tente de se désabonner. De quoi rendre les offres plus souples, mais aussi un peu plus insistantes.

Image Apple

Apple prévoit par exemple de nouveaux bundles d’abonnements. Ces offres groupées pourront réunir plusieurs abonnements au sein d’une même formule, y compris lorsque les apps viennent de développeurs différents. Sur le papier, cela pourrait ouvrir la voie à des packs thématiques potentiellement plus attractifs pour les utilisateurs, et permettant aux développeurs de mutualiser leur visibilité.

Apple annonce également deux options pour les abonnements multi-utilisateurs. Les achats de groupe permettront à un abonné de payer plusieurs places d’un coup, puis d’inviter d’autres personnes à rejoindre son abonnement. De leur côté, les abonnements en volume viseront plutôt les entreprises et les établissements scolaires via Apple Business et Apple School Manager, afin d’équiper plus facilement une équipe, une classe ou un service entier.

Ces messages pourront apparaître au moment de se désabonner. Image Apple

Cupertino va aussi ajouter un nouvel outil pour éviter de voir partir certains abonnés baptisé Retention Messaging. Il permettra aux développeurs d’afficher un message au moment où un client souhaite résilier, avec la possibilité de rappeler la valeur du service ou de proposer une offre spéciale. Apple assure que ce dispositif ne va pas compliquer la résiliation, mais il faudra voir comment les développeurs s’en emparent une fois la fonction disponible cet automne.

Apple remet au passage en avant son système d'abonnements mensuels avec engagement de 12 mois. Il permet de payer chaque mois tout en s’engageant sur une année complète, avec un tarif potentiellement plus avantageux. Cette option est (étonnamment) disponible partout sauf aux États-Unis et à Singapour. L'Hexagone ne faisant pas partie des exceptions, cette option devrait donc être proposée aux utilisateurs français.

Apple annonce des abonnements mensuels avec engagement d’un an sur l’App Store

Apple annonce des abonnements mensuels avec engagement d’un an sur l’App Store

La présentation des apps va également évoluer : les développeurs pourront ajouter des visuels et des vidéos plus riches sur les pages produit, dans les résultats de recherche ou certaines mises en avant. Apple mentionne enfin des recommandations plus personnalisées, qui seront dans un premier temps réservées à l’anglais et aux États-Unis.

Image Apple

Bouygues Telecom fait payer son app b.tv pour Apple TV, 5 €/mois

Pierre Dandumont

vendredi 12 juin à 11:16

Apple TV

Il y a quelques jours, Bouygues Telecom a revu entièrement son app Apple TV (b.tv). L'interface change, l'organisation change… et elle devient surtout payante pour une bonne partie des utilisateurs.

La nouvelle app.

Le cas est un peu particulier : jusqu'à maintenant, il y avait une sorte de tolérance de la part de Bouygues Telecom, qui permettait l'accès à l'app dans tous ses abonnements. Mais depuis le lancement de son offre multi-écrans en mars 2026, ce n'est plus contractuellement gratuit. Et l'arrivée de la nouvelle app a visiblement modifié la façon de gérer le tout.

La nouvelle app.

Un accès gratuit sans décodeur, sinon 5 € par mois

L'offre de Bouygues est un peu compliquée, mais il y a un point à retenir : par défaut, vous n'aurez qu'un accès à la télévision, qui peut être votre app Apple TV si vous n'avez pas de décodeur branché. L'option multi-écrans, facturée 5 €/mois, permet cinq appareils simultanément. Dans les faits, son prix varie : 9 €/mois avec les offres Must, 5 € pour la majorité des abonnés, 5 € pour les abonnés à un forfait mobile Bouygues Telecom, 3 € pour ceux qui sont chez B&You. La page de support indique qu'elle est gratuite pour les clients Bbox Ultym et les abonnés avec un forfait mobile qui dépasse 250 Go pour le quota.

L'app indique les appareils connectés.

Notons que dans notre cas, avec une offre Ultym, l'option est bien notée payante.

Bouygues Telecom lance une nouvelle option TV payante et augmente le prix de ses abonnements fibre

Bouygues Telecom lance une nouvelle option TV payante et augmente le prix de ses abonnements fibre

Dans tous les cas, ce changement passe mal chez certains abonnés, étant donné que SFR ou Free offrent ce service à leurs abonnés.

Bluetooth 6 : l'alternative à la localisation précise UWB arrive sur les iPhone avec puce N1 et iOS 27

Pierre Dandumont

vendredi 12 juin à 10:15

Accessoires

Dans une des vidéos de présentation de la WWDC, Apple explique que les iPhone équipés d'une puce N1 (iPhone Air, iPhone 17, iPhone 17 Pro et Pro Max) sont compatibles avec une technologie issue du Bluetooth, le Channel Sounding. Annoncée en 2024, c'est une sorte d'alternative à l'UWB (Ultra Wide Band) qui permet une localisation précise en Bluetooth. La prise en charge est attendue dans iOS 27.

Le Channel Sounding analyse la liaison pour déterminer la distance. Image Apple.
Le Bluetooth 6.0 est annoncé, pour concurrencer l

Le Bluetooth 6.0 est annoncé, pour concurrencer l'UWB

Deezer lance un détecteur pour repérer les musiques générées par IA

Félix Cattafesta

vendredi 12 juin à 09:38

Services

Deezer communique régulièrement sur l'explosion de la musique générée par IA et vient de passer à la vitesse supérieure en annonçant un détecteur de musiques artificielles. L'outil peut être utilisé sur sa plateforme, mais aussi avec d'autres services comme Apple Music. Il est accessible à ce lien.

Image iGeneration

Le service est gratuit et fonctionne avec une vingtaine de plateformes de streaming, dont Spotify, YouTube Music ou Apple Music. L’utilisateur choisit son service, connecte son compte, puis laisse Deezer analyser ses playlists. Le site promet de pouvoir examiner jusqu’à 100 playlists et d’afficher ensuite la part de morceaux soupçonnés d’avoir été générés par IA.

Deezer affirme que son détecteur repose sur sa technologie maison, déjà utilisée pour identifier et étiqueter les titres synthétiques sur sa propre plateforme. L’entreprise explique avoir détecté plus de 13,4 millions de morceaux générés par IA en 2025, tandis qu’environ 75 000 nouveaux titres de ce type seraient envoyés chaque jour à Deezer.

La société insiste aussi sur l’enjeu de transparence auprès des clients. Deezer relaye une enquête menée dans huit pays montrant que 80 % des personnes interrogées estiment que les musiques générées par IA devraient être clairement signalées, et que 73 % d'entre elles aimeraient savoir si leur plateforme leur recommande ce type de contenu. Deezer indique de son côté que les morceaux détectés comme artificiels sont exclus de ses recommandations algorithmiques et de ses playlists éditoriales. Reste à voir si l'outil sera efficace, mais Deezer semble confiant et vante une précision élevée dépassant les 99 %.

Apple Music avance aussi sur ce terrain, mais d'une manière moins nerveuse. En mars, Cupertino a mis en place des « tags de transparence », des métadonnées permettant aux labels et aux artistes d’indiquer si de l’IA a été utilisée pour la pochette, les paroles, le clip ou la piste audio. Ces champs restent toutefois optionnels pour le moment : sans déclaration volontaire, rien n’est signalé.

Siri AI sera-t-il disponible un jour en Europe ?

Christophe Laporte

vendredi 12 juin à 07:38

iOS

Le DMA n’était peut-être pas sur toutes les lèvres à Cupertino cette semaine, mais son ombre planait sur les annonces. Apple ne s’est pas contentée d’évoquer son différend avec Bruxelles dans un simple communiqué de presse ou, de manière plus subliminale, dans sa vidéo de présentation. Le constructeur est également revenu sur le sujet lors d’un briefing avec la presse auquel le blogueur John Gruber était notamment convié. 

Un dialogue de sourds entre Apple et Bruxelles

Fondamentalement, sur le fond du dossier, on n'apprend rien de bien nouveau. Apple a cependant détaillé aux personnes présentes ses tentatives de conciliation concernant son nouveau Siri dopé à l'IA. La Pomme s’était ainsi engagée à développer, dans un délai de 18 mois, un Trusted System Agent (un agent système de confiance). Dans les faits, il s'agissait de créer un intermédiaire technique capable de permettre aux assistants virtuels tiers d'accéder, de manière sécurisée, aux mêmes fonctionnalités et capacités qu'Apple Intelligence sur les appareils vendus dans l'Union européenne.

La réponse de la Commission européenne ? Un "non" ferme et définitif. Pour le dire simplement, Bruxelles n'a validé absolument aucune des propositions mises sur la table par Apple.

La fin de la diplomatie

Cette affaire ressemble de plus en plus à un véritable dialogue de sourds. La fin de non-recevoir de l'exécutif européen a été signifiée avec une assurance qui ne laisse que très peu de place à l'espoir d'un compromis. Mais ce qui est sans doute le plus frappant, et potentiellement le plus inquiétant pour les utilisateurs, c’est qu’Apple commence visiblement à perdre patience.

Siri AI : pour Bruxelles, Apple n’a qu’à respecter les règles

Siri AI : pour Bruxelles, Apple n’a qu’à respecter les règles

Le constat de John Gruber est en effet sans appel : jamais les prises de parole publiques de la firme concernant le DMA et la Commission européenne n'avaient été aussi véhémentes. Jusqu'à présent, la communication d'Apple se voulait strictement diplomatique. C'était même le maître-mot. Aujourd'hui, le ton a radicalement changé et l'entreprise semble être passée sur le pied de guerre.

Un fossé infranchissable ?

Il existe désormais un gouffre béant entre les concessions qu'Apple se dit prête à faire pour lancer son IA en Europe, et les exigences de la Commission pour acter la conformité au DMA. En l'état actuel des choses, il n'y a aucun terrain d'entente. Toutes les offres de compromis soumises par Cupertino ont fait chou blanc.

Une pétition pour libérer Siri AI en Europe

Une pétition pour libérer Siri AI en Europe

À moins qu'une des deux parties ne ravale sa fierté et ne modifie profondément sa position, le nouveau Siri ne posera jamais le pied sur le Vieux Continent. Le message d'Apple est d'ailleurs d'une limpidité absolue : il est hors de question pour la firme de créer le système d'accès ouvert et inconditionnel aux données personnelles que Bruxelles exige.

Et Gruber d’ajouter, avec une pointe d'amertume après une première journée passée à tester la nouvelle version de Siri : si la situation s'enlise, les utilisateurs européens d'iOS risquent bel et bien de passer à côté de quelque chose d'exceptionnel.