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App Store : le système de notation est-il à bout de souffle ?

Christophe Laporte

mercredi 22 avril à 06:52

App Store

Dans nos vies d’utilisateurs, les notes jouent un rôle central. Les éditeurs imaginent des stratégies complexes pour empocher le maximum d’étoiles. On le voit sur l’App Store, mais ce phénomène est à peu de chose près identique partout, que ce soit sur YouTube avec le pouce levé ou lorsque l’on écoute un podcast. 

Image : Georg Eiermann - Unsplash

Ces fameuses étoiles jouent un rôle fondamental dans la mise en avant d’une app sur la boutique d'Apple. C’est peut-être la donnée la plus importante pour les fameux algorithmes. Mais le système actuel semble de moins en moins convenir aux développeurs, du moins à certains d’entre eux. Beaucoup soutiennent que les évaluations de l’App Store sont fondamentalement biaisées, notamment parce qu'une note de 4 étoiles, pourtant positive dans l'esprit du client, peut s'avérer plus nuisible qu’autre chose pour le créateur de l'application.

Le harcèlement comme stratégie de survie

Le premier point de friction réside dans cette sollicitation permanente. En tant qu'utilisateurs, nous détestons être interrompus par une fenêtre surgissante nous demandant de noter une application, surtout en plein milieu d'une tâche. Pourtant, selon le développeur Steven Troughton-Smith, les éditeurs n'ont pas vraiment le choix : pour exister aux yeux de l'équipe éditoriale d'Apple, il faut une masse critique de 5 étoiles. Sans ces relances incessantes, une excellente application pourrait ne récolter que quelques avis, là où elle en obtient des milliers grâce aux invitations intégrées.

App Store : ces techniques discrètes pour recevoir de bonnes étoiles

App Store : ces techniques discrètes pour recevoir de bonnes étoiles

Ne pas implémenter ces API de notation reviendrait, pour beaucoup, à un véritable « suicide éditorial ». La question du timing reste toutefois épineuse. Si Troughton-Smith suggère de relancer l'utilisateur dès l'ouverture de l'application de manière régulière, d'autres voix s'élèvent pour dénoncer cette pratique comme étant la plus irritante possible. L'idéal serait de solliciter l'avis après une action réussie, comme la publication d'un document ou l'enregistrement d'un fichier, mais il reste techniquement difficile pour un développeur de savoir exactement quand l'utilisateur a atteint son objectif.

Le piège des quatre étoiles

L'autre problème majeur est le fossé qui sépare la perception humaine de la logique algorithmique. Naturellement, nous pourrions considérer qu'une échelle de 1 à 5 permet de nuancer son avis : le 3 pour un service conforme aux attentes et le 4 pour une application très satisfaisante. Mais dans la réalité de l'App Store, cette logique s'effondre.

Image : iGeneration

C’est le même syndrome que celui observé chez Uber. Comme le souligne Terry Godier, Apple ne jure que par le 5 étoiles. Si une application affiche une moyenne de 4,1, n'importe quelle note de 4 étoiles contribuera mécaniquement à faire baisser cette moyenne. Paradoxalement, en voulant laisser un avis positif mais nuancé, l'utilisateur finit par pénaliser le développeur. Ce système pousse à une vision binaire où tout ce qui n'est pas « parfait » est considéré comme un échec par les algorithmes de classement.

L’alternative du pouce levé

Face à cette impasse, certains observateurs, comme John Gruber, plaident pour une simplification radicale : l'abandon des étoiles au profit d'un système binaire. L'idée est de s'aligner sur ce que font déjà les utilisateurs dans les faits, à savoir noter 5 quand ils aiment et 1 quand ils détestent. Les systèmes de notation par étoiles sont souvent inefficaces lorsqu'il s'agit d'agréger des données de masse.

image: James Yarema - Unsplash

À l'image de Netflix en 2017 ou de YouTube bien plus tôt en 2009, l'App Store gagnerait sans doute en clarté en adoptant le « pouce levé » ou « pouce baissé ». Cela permettrait non seulement de supprimer l'ambiguïté de la quatrième étoile, mais aussi de rendre le processus de notation plus honnête et plus en phase avec les usages actuels de l'économie numérique.

Source :

iOS 27 : Apple annonce d'ores et déjà des exigences renforcées pour les connexions réseau

Stéphane Moussie

mardi 21 avril à 22:05

iOS

iOS 27 et macOS 27 ne sont pas encore officiels, mais Apple annonce déjà une évolution à venir. Ne vous emballez pas : cela ne concerne ni Siri ni le Liquid Glass, mais un sujet nettement plus technique, destiné aux administrateurs système et aux responsables de gestion de parc. On vous l’a dit, ce n’est pas de la gaudriole.

Schéma de la fonction App Transport Security. Image Apple.

Dans un nouveau document d’assistance, Apple indique que « dès les prochaines mises à jour majeures, les systèmes d'exploitation Apple pourraient refuser les connexions aux serveurs dont les configurations TLS sont obsolètes ou non conformes en raison d'exigences de sécurité réseau supplémentaires. » iOS 27, macOS 27 et les autres OS 27 ne sont pas cités explicitement, mais c’est bien de ces versions qu’il est question.

Apple invite donc les responsables réseau à vérifier leur infrastructure afin d’identifier les serveurs qui ne respecteraient pas ces critères, sous peine de causer des problèmes de connexion. Concrètement, les serveurs devront prendre en charge le protocole de sécurité TLS 1.2 ou une version plus récente (la version 1.3 est recommandée), utiliser des suites de chiffrement conformes à la fonction App Transport Security et présenter des certificats valides répondant à ces mêmes exigences.

Si c’est votre domaine, tous les détails sont disponibles sur la page d’assistance dédiée. Et si ça ne l’est pas mais qu’à l’automne vous constatez un souci d’accès à un site après l’installation d’iOS 27, vous aurez peut-être une piste pour en comprendre l’origine.

Comme les autres acteurs du secteur, Apple relève régulièrement ses exigences en matière de protocoles web afin de renforcer la sécurité des échanges. Une évolution qui a son revers : elle écarte progressivement les appareils les plus anciens, incapables de suivre ces standards, et les prive d’une partie du web.

Le web, source d’obsolescence trop souvent ignorée

Le web, source d’obsolescence trop souvent ignorée

Une troisième bêta pour iOS et macOS 26.5 🆕

Félix Cattafesta

mardi 21 avril à 20:40

iOS

Mise à jour le 21 avril — Au lendemain de la version pour les développeurs, Apple distribue la troisième bêta publique d'iOS 26.5, iPadOS 26.5, watchOS 26.5 et tvOS 26.5, ainsi que la deuxième bêta publique de macOS 26.5.


Article original publié le 20 avril — Belle soirée en vue pour les développeurs : Apple vient de mettre en ligne une troisième bêta pour iOS 26.5. macOS et iPadOS sont également de la partie, tout comme tvOS, watchOS et visionOS. Nous allons installer tout cela au plus vite et vous tiendrons au courant des nouveautés.

Pour le moment, iOS 26.5 ne s’annonce pas comme une mise à jour majeure. Les premières bêtas ont surtout mis en avant une série de petits ajustements, avec quelques changements repérés dans Plans, le support du RCS ou encore l’ouverture à certains accessoires tiers dans l’Union européenne. On est davantage dans le peaufinage que dans l’ajout de grosses fonctions.

iOS 26.5 : toutes les nouveautés

iOS 26.5 : toutes les nouveautés

Concernant Siri, il n’y a toujours rien de neuf dans cette version. Les évolutions attendues autour d’Apple Intelligence ne sont pas présentes, et tout porte à croire qu’Apple n’est pas encore prête à les livrer.

Parmi les nouveautés les plus concrètes, Apple prépare en revanche une fonction pratique pour le Magic Keyboard. En branchant le clavier en USB-C à un iPhone ou à un iPad, l’appairage pourrait se faire automatiquement, sans passer par la procédure Bluetooth classique. Ce n’est pas une révolution, mais c’est le genre d’amélioration bienvenue au quotidien.

iOS 26.5 va synchroniser le Magic Keyboard avec l

iOS 26.5 va synchroniser le Magic Keyboard avec l'iPhone en USB-C… un peu magiquement

Il reste maintenant à voir si cette troisième bêta cache d’autres changements. Apple peut encore ajuster quelques éléments avant la sortie finale, mais iOS 26.5 semble déjà prendre la forme d’une mise à jour assez légère : les équipes planchent sûrement majoritairement sur le futur iOS 27.

Miniwallet Localisable : deux marques européennes derrière un porte-cartes spécial

Stéphane Moussie

mardi 21 avril à 18:22

Accessoires

Deux fabricants d’accessoires européens unissent leurs compétences pour proposer un porte-cartes un peu particulier. Secrid et Chipolo lancent le Miniwallet Localisable, un petit portefeuille pensé pour accueillir une carte compatible Localiser qui est fournie d’emblée.

Miniwallet Localisable. Image Chipolo x Secrid.

Au premier regard, l’accessoire paraît identique aux autres étuis de Secrid avec son mécanisme d’éjection des cartes original et pratique — une pression sur le curseur fait surgir les cartes. En y regardant de plus près, quelques ajustements apparaissent.

La mention « Chipolo x Secrid » est inscrite sur le côté, tandis qu’un repère au dos indique l’emplacement du bouton de la carte insérée. Un double appui permet de faire sonner son téléphone à proximité, à condition d’avoir installé l’application Chipolo, la fonction n’étant pas prise en charge par l’app Localiser d’Apple. Autre détail encore plus discret : une découpe a été faite pour laisser passer le son du traceur lorsque le portefeuille est fermé.

Le repère pour le bouton de la carte Chipolo.
L’emplacement pour la carte Chipolo (ou une autre).

La carte Chipolo fournie est compatible avec le réseau Localiser d’Apple ainsi qu’avec l’équivalent Find Hub de Google. Elle dispose d’une autonomie d’un an maximum et se recharge sans fil.

Côté capacité, le format réduit du portefeuille (85,2 x 53,6 x 2,5 mm) permet de glisser quelques cartes, des billets et un tout petit peu de monnaie. La fabrication en cuir est soignée et la manipulation agréable, avec un mécanisme d’éjection qui fait toujours son petit effet. J’utilise le Miniwallet Localisable avec plaisir depuis quelques semaines. Le seul reproche que j’ai à lui faire est le manque de place pour les pièces : impossible d’en glisser plus de quelques-unes sans compromettre la fermeture.

Miniwallet Localisable. Image Chipolo x Secrid.
Mécanisme d’éjection des cartes. Vidéo iGeneration.

Plus qu’un porte-cartes repensé, ce Miniwallet est surtout une collaboration sympathique entre deux marques européennes. C’est suffisamment rare pour être souligné, la production elle-même est européenne : la carte est fabriquée en Slovénie, tandis que le portefeuille est assemblé aux Pays-Bas.

Le Miniwallet Localisable, qui vient donc avec une carte Chipolo, est proposé en précommande à 120 €. Les premières livraisons sont attendues à la mi-juin. Il est disponible en bleu ou en noir.

Beats commercialise des câbles USB-C de 3 m capables de monter à 240 W

Nicolas Furno

mardi 21 avril à 17:33

Accessoires

Beats a sorti un nouveau produit et il s’agit d’un… câble USB-C ! La filiale d’Apple présente en effet une nouvelle gamme de câbles de charge, dont la principale caractéristique est la longueur de trois mètres entre les deux connecteurs. L’accessoire est en vente dès maintenant sur l’Apple Store en ligne pour 34,95 €, en quatre coloris : le rouge flash qui reste associé à la marque, un noir « intense », un beige « gris éclair » et un bleu « nitro ».

Le câble en version rouge. Image Beats.
Le câble en version rouge. Image Beats.

Pour ce tarif, vous devriez avoir un câble d’excellente qualité, proche voire identique aux produits vendus par Apple. On retrouve en tout cas un câble protégé par du tissu, plus agréable à manipuler et un gage de meilleure longévité. Autre avantage de ce choix, le fil devrait moins s’entortiller et on évitera les longues séances pour démêler les nœuds. La présentation met en avant une conception qui a soigné la durabilité :

Pensés pour durer, les câbles de charge Beats sont conçus pour ne pas s'emmêler et renforcés à l'intérieur pour éviter l'usure. […] Afin de garantir leur qualité et leurs performances, les câbles de charge sont soumis à des milliers d'heures de tests tout au long du processus de conception et de fabrication.

Précisons qu’il s’agit bien de câbles de charge, ce qui revient à dire qu’ils sont médiocres pour transférer des données à cause de la norme USB 2.0. En revanche, ils devraient charger n’importe quel appareil USB-C, y compris les plus gourmands, en gérant jusqu’à 240 W de puissance. Dans l’univers Apple, c’est bien plus que nécessaire, puisque même les MacBook Pro les plus puissants ne demandent pas plus de 140 W et on parle bien des modèles les plus costauds.

Qui peut le plus, peut le moins : ces câbles peuvent alimenter tous les appareils et leurs accessoires. Des iPhone aux AirPods, des Mac aux iPad en passant par les claviers et souris, vous pourrez tout charger avec eux. Beats insiste logiquement sur un autre usage : ils pourront servir à lier physiquement un casque de la marque à une source audio, pour ne pas dépendre du Bluetooth et basculer sur de l’audio sans pertes.

La version gris éclair, ici pour utiliser un casque de la marque en mode filaire depuis un iPad. Image Beats.
La version gris éclair, ici pour utiliser un casque de la marque en mode filaire depuis un iPad. Image Beats.

Ces câbles USB-C n’ont rien de spécifique à Beats, au-delà du logo et des couleurs accordées à d’autres produits de la marque. Leur choix est une bonne manière d’avoir l’assurance de recevoir un accessoire à la fabrication soignée et solide, mais vous pourrez trouver des équivalents à des prix bien plus raisonnables.

Anker propose ainsi un câble de charge en USB-C de 3 mètres à 14 € en temps normal et même 9 € en ce moment sur Amazon. Il est lui aussi tressé et semble de très bonne facture d’après les nombreux commentaires. Certes, il se limite à 100 W au maximum, ce qui est déjà bien suffisant pour l’écrasante majorité des besoins.