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Lamp, l’application qui promet 100 € pour retrouver des véhicules volés

Christophe Laporte

jeudi 16 avril à 09:05

App Store

« La France est le pays d’Europe où il y a le plus de vols de véhicules. Il y en a un toutes les quatre minutes. Et cela passe à un par minute si l’on compte les vélos et les trottinettes », déclare Cyril à nos confrères du Dauphiné Libéré. Face à ce constat alarmant, ce policier installé dans le Gard a décidé, avec un collègue, de passer à l'action. Leur réponse prend la forme d'une application nommée Lamp, conçue pour s’attaquer frontalement à ce fléau.

Chasseurs de primes 2.0

Le concept repose sur un levier vieux comme le monde, mais remis au goût du jour numérique : l'incitation financière. Pour motiver les troupes, chaque découverte est récompensée par une prime de 100 euros au bas mot. Mais le curseur peut monter bien plus haut selon le désespoir ou les moyens de la victime. Cyril mentionne notamment le cas d'un utilisateur ayant mis sur la table une prime de 15 000 euros pour retrouver son bien.

Au-delà du cash pur et dur, l'entreprise planche sur des partenariats avec des marques pour proposer des bonus convertibles en bons d’achat dans diverses enseignes. Sur le papier, le montage est vertueux : les victimes augmentent leurs chances de retrouver leur véhicule, les assureurs limitent les frais d’indemnisation et les utilisateurs les plus vigilants s’offrent un complément de revenus non négligeable.

Un scan et puis s'en va

Techniquement, Lamp centralise une base de données des véhicules déclarés disparus. Lorsqu'un utilisateur croise un véhicule qui lui semble « suspect », il n'a qu'à dégainer son smartphone. L'application permet alors de scanner la plaque d’immatriculation, le numéro gravé sur les vitres ou, pour les mobilités douces, le numéro de série d’un vélo ou d’une trottinette. Le service couvre aussi les bateaux et les remorques.

L'aspect le plus malin du dispositif réside dans la sécurité du « veilleur ». Une fois le scan effectué et l'identification confirmée, l'utilisateur n'a strictement rien à faire. Pas besoin d'intervenir ou de jouer les justiciers de quartier : il continue sa route pendant que l'application transmet automatiquement les coordonnées géographiques et les informations nécessaires aux forces de l’ordre.

Un camion contenant pour 15 millions de dollars de produits Apple et AMD disparaît dans la nature

Un camion contenant pour 15 millions de dollars de produits Apple et AMD disparaît dans la nature

Comme souvent avec ce genre de plateforme, le nerf de la guerre reste la taille de la communauté. « Plus nous aurons d’abonnés et plus le maillage du territoire sera fort », insiste le cofondateur. L'idée est de transformer chaque citoyen en acteur de la sécurité collective, un enjeu crucial quand on sait que les vols sans effraction sont souvent les parents pauvres des contrats d'assurance.

Et les premiers résultats sont là. L'histoire de Matteo est à ce titre exemplaire : après avoir vendu sa Mercedes pour 22 000 €, il s'est retrouvé victime d'une arnaque au virement. Sans recours auprès de son assurance, il a inscrit son véhicule sur Lamp. Quarante-huit heures plus tard, sa voiture était localisée en Allemagne. Comme quoi, il y a vraiment une app pour tout, même pour réparer les injustices.

iOS 26.4 tire sa révérence : le retour en arrière est désormais impossible

Christophe Laporte

jeudi 16 avril à 07:58

iOS

Comme à son habitude, Apple a dégainé ses ciseaux. Une semaine après le déploiement d’iOS 26.4.1, la firme de Cupertino vient de cesser de signer iOS 26.4. Pour les utilisateurs ayant déjà franchi le pas vers la version la plus récente, le chemin du retour est désormais définitivement fermé.

Cette procédure est une routine bien huilée au sein de l'écosystème de la Pomme. En invalidant la signature de ses anciens micrologiciels, Apple s'assure que le parc installé reste sur les versions les plus sécurisées et les plus à jour. Si vous rencontrez des instabilités avec la version actuelle, vous ne pourrez plus utiliser le Finder sur Mac pour tenter une restauration vers iOS 26.4. Les serveurs d'Apple refuseront désormais systématiquement de valider l'installation.

Cap sur iOS 26.5

Pour mémoire, la mouture 26.4.1 publiée la semaine dernière n'était pas une simple mise à jour de routine. Elle est venue corriger des problèmes de synchronisation iCloud assez handicapants pour certains, tout en peaufinant la Protection contre le vol de l'appareil pour les flottes d'entreprise. Désormais, les regards se tournent vers l'horizon. Alors qu'iOS 26.4.1 constitue l'unique option stable pour le grand public, Apple poursuit activement le développement d'iOS 26.5. Cette future version, actuellement en phase de bêta-test, devrait apporter son lot d'ajustements avant que les projecteurs ne se braquent sur les annonces logicielles de l'été.

iOS 26.5 : toutes les nouveautés

iOS 26.5 : toutes les nouveautés

La CSA accueille de nouveaux partenaires dont Garmin pour Aliro

Nicolas Furno

mercredi 15 avril à 17:29

Domotique

La CSA, l’alliance en charge du développement de plusieurs standards de domotique, dont Matter et Aliro, a annoncé sur X l’arrivée de plusieurs nouveaux membres. Parmi eux, on repère notamment le nom de Garmin International, le célèbre fabricant de montres connectées. Comme le souligne le site spécialisé Matter Alpha, c’est sans doute Aliro qui a attiré l’entreprise dans l’alliance. Cette entrée à la CSA signale probablement que ses montres seront à terme capables d’ouvrir des serrures connectées, une excellente nouvelle pour ses clients autant que pour le standard.

Garmin sur la liste des nouveaux membres. Image CSA.

Ni la CSA, ni Garmin n’ont encore annoncé quoi que ce soit. Aliro est toutefois l’hypothèse la plus probable pour expliquer pourquoi la marque de montres connectées a rejoint l’alliance. Pour rappel, ce standard reprend l’expérience des Clés du domicile d’Apple, dans une version plus ouverte compatible Android. Elle permet d’ouvrir une serrure connectée compatible avec un smartphone ou une montre et Garmin souhaite probablement ne pas être mis à l’écart.

Le standard a été finalisé en février dernier et son lancement est encore balbutiant, avec un seul produit de Nuki compatible du côté des serrures. Un test complet est prévu, mais d’ici là, je peux témoigner que cela fonctionne aussi bien avec les iPhone que les Apple Watch.

Aliro, le standard des serrures connectées, est finalisé et Nuki annonce le premier produit compatible

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Keypad 2 NFC : Nuki adopte les clés du domicile d’Apple via Aliro, aussi sur Android

Keypad 2 NFC : Nuki adopte les clés du domicile d’Apple via Aliro, aussi sur Android

On imagine que Garmin ne sera pas l’unique fabricant de montres connectées intéressé par Aliro. Pour l’heure, le fabricant américain est le seul parmi les adhérents de la CSA, ses concurrents directs comme Polar, Suunto ou encore Coros ne sont pas référencés.

Reolink s’intéresse à Matter pour ses caméras

Également dans la liste, on note le nom de Reolink, un gros fabricant de caméras connectées qui rejoint certainement la CSA pour rendre ses produits compatibles avec Matter. Depuis l’automne dernier, le standard prend en charge les caméras de surveillance et l’arrivée de Reolink devrait augmenter notablement le nombre de produits compatibles.

Matter 1.5 fait enfin entrer les caméras dans la domotique standard

Matter 1.5 fait enfin entrer les caméras dans la domotique standard

Reolink n’est probablement pas la marque la plus connue par ici, en raison de son incompatibilité avec HomeKit. L’entreprise propose pourtant une large variété de produits, à des prix souvent excellents et avec une diversité suffisante pour répondre à un grand nombre de besoins. Son catalogue contient notamment une gamme complète de caméras Wi-Fi et d’autres en Ethernet, avec alimentation PoE, de quoi les adapter à des contextes bien différents.

Ces produits trouvaient déjà naturellement leur place dans Home Assistant, pour lequel ils avaient même reçu une certification. L’ajout de Matter leur ouvrira des portes encore plus grandes, en leur permettant notamment de trouver place dans Maison… si tant est qu’Apple finisse par mettre (enfin) sa domotique à jour.

Les caméras de Reolink certifiées pour leur bon fonctionnement avec Home Assistant

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Promo : le pack de 4 traqueurs compatibles Localiser à seulement 9,99 € (-50 %)

Félix Cattafesta

mercredi 15 avril à 15:53

Accessoires

Les AirTags, c’est très efficace, mais c’est cher : pas moins de 30 € la balise ! Si vous voulez garder un œil sur certains objets rarement utilisés comme une valise, Amazon propose aujourd’hui une ristourne intéressante sur un lot de 4 traqueurs. Le pack tombe à 9,99 €, au lieu de 19,99 € en temps normal. C’est donc moitié moins cher !

Il s’agit d’un traqueur compatible avec le réseau Localiser d’Apple. Il fonctionne avec une pile bouton CR2032 dont l’autonomie promise peut aller jusqu’à 14 mois. Le fabricant annonce une portée d’environ 36 mètres ainsi qu’une sonnerie de 80 à 100 dB. Le produit est aussi certifié IP67, ce qui lui permet de résister à l’eau et à la poussière.

La qualité ne devrait pas atteindre celle des AirTags d’Apple en matière de finitions, mais ces balises n’en restent pas moins intéressantes pour un usage simple. Leur compatibilité avec le réseau Localiser suffit à en faire une solution pratique pour retrouver des objets du quotidien, comme une valise, un passeport ou un trousseau de clés sans trop casser la tirelire.

Si vous préférez un modèle à batterie, on notera que le pack de 4 signé Ugreen revient à 25,79 € au lieu de 42,99 €, soit 40 % de ristourne. Les petites balises peuvent être remplumées grâce à un câble USB-C inclus.

Dans un autre style, rappelons qu’Ugreen propose des balises format carte bancaire. La version se rechargeant avec un câble magnétique sans fil est à 21 € au lieu de 28 € en temps normal. Celle compatible Qi ne coûte que 1,50 € de plus, ce qui sera sans doute plus confortable sur le long terme.

Vérification de l’âge en ligne : l’app de la Commission européenne est « techniquement prête »

Félix Cattafesta

mercredi 15 avril à 15:17

Ailleurs

L’Europe avance sur son projet d’harmonisation de la vérification de l’âge en ligne. Lors d’une récente conférence de presse, la présidente de la Commission européenne a indiqué que le lancement d’une application dédiée approchait. Testée depuis l’an dernier dans plusieurs pays, elle serait désormais « techniquement prête ».

Un aperçu de l’app sur Instagram

L’application pourrait permettre de prouver son âge auprès d’un service en ligne sans transmettre davantage de données personnelles. Ce projet avait été dévoilé en 2025 : la France et l’Espagne ont participé aux expérimentations, aux côtés de la Grèce, du Danemark et de l’Italie. L’annonce intervient alors que plusieurs pays de l’Union européenne souhaitent durcir l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.

L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

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L’application, open source, pourra être initialisée à partir d’un passeport ou d’une carte d’identité afin de générer une preuve d’âge réutilisable, sans transmettre la pièce elle-même à chaque service en ligne. Ursula von der Leyen a assuré que le dispositif respecterait « les plus hauts standards » en matière de vie privée, tandis que la vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique a affirmé que chacun garderait le contrôle de ses données.

Le fonctionnement sera simple et également utilisable dans d’autres contextes, par exemple pour accéder aux sites pornographiques, ceux de vente d'alcool ou encore les plateformes de jeux d'argent. L’outil sera adapté aux différentes législations des pays de l’Union européenne, l’âge de la majorité numérique n’étant pas le même partout.

Ce chantier s’inscrit plus largement dans le cadre du Digital Services Act (DSA). Le règlement impose aux plateformes accessibles aux mineurs de garantir un niveau élevé de sécurité, de protection de la vie privée et de sûreté. La Commission présente justement cette application comme un outil destiné à faciliter l’application de ces règles, en particulier pour l’accès à des services réservés aux adultes. Les plateformes pourront s’appuyer « facilement » sur cet outil, ce qui ne leur laissera « plus d’excuse » selon Ursula von der Leyen.