Mise à jour 10/02 — Nous sommes le 10 février. C’est donc le dernier jour de fonctionnement de l’ancienne architecture de HomeKit.
Article original — Cette fois, Apple ne fera pas machine arrière. La firme de Cupertino est décidée à débrancher définitivement l’ancienne architecture domotique HomeKit dès le 10 février prochain. Pour les derniers réfractaires, un ultime courriel de rappel a été envoyé cette semaine afin d'éviter l'écran noir domotique.
Un passage obligatoire pour éviter la panne
Le message est clair : vous avez jusqu’au 10 février 2026 pour mettre à jour votre configuration dans l’application Maison. Passé cette date, ceux qui s'accrochent à l'ancien système risquent de voir leurs accessoires et leurs automatisations faire des siennes, quand ils ne perdront pas tout simplement l'accès au contrôle de leur domicile depuis l'application.
Au-delà de la simple stabilité, rester sur le carreau signifie aussi faire une croix sur les dernières nouveautés fonctionnelles, à commencer par la prise en charge des aspirateurs robots, sans oublier les indispensables correctifs de sécurité et optimisations de performances.
Si vous n'avez pas encore effectué la transition, la procédure reste fort heureusement assez simple depuis un iPhone, un iPad ou un Mac :
Ouvrez l’application Maison.
Touchez ou cliquez sur les trois points en haut à droite, puis allez dans Réglages du domicile.
Sélectionnez Mise à jour logicielle.
Choisissez Mettre à jour, puis laissez-vous guider. Notez que tous les domiciles liés à votre compte seront mis à jour simultanément.
Note : Si l’application affiche le message « Ce domicile et tous les accessoires sont à jour », c’est que vous avez déjà franchi le pas et qu’aucune action supplémentaire n’est requise.
Attention aux anciens appareils
Un petit rappel technique s’impose toutefois si vous utilisez encore du matériel d'ancienne génération. Cette nouvelle architecture exige au minimum iOS 16.2, iPadOS 16.2, macOS 13.1, tvOS 16.2 et watchOS 9.2.
Tous les appareils Apple bloqués sur des systèmes antérieurs ne pourront plus interagir avec votre domotique. Un point de vigilance important, car cela concerne également les invités de votre application Maison : s'ils disposent d'un iPhone trop ancien, ils ne pourront plus ouvrir la porte ou éteindre les lumières une fois la migration effectuée.
Présenté pour la première fois en septembre dernier à l’occasion de l’IFA, SwitchBot annonce la commercialisation de son Hub IA. Le fabricant le réserve à sa propre boutique pour le moment, où on peut le commander pour 208 € seul grâce à une promotion de lancement ou encore pour 240 € associé à une caméra de la marque. Il faut dire que le rôle principal de ce nouveau produit est bien de stocker les images transmises par des caméras, à des fins d’analyse par un modèle qui transforme les flux vidéo en langage naturel.
Image iGeneration/SwitchBot.
SwitchBot a pensé le produit d’abord comme un hub Matter, capable de se connecter en Bluetooth à l’écosystème de l’entreprise et les diffuser par le biais du standard à toutes les plateformes de domotique. Néanmoins, le Hub AI va bien plus loin que tous les autres ponts de la marque, c’est un véritable petit ordinateur capable de faire office d’enregistreur vidéo sur le réseau avec la possibilité d’installer Frigate, que j’ai évoqué à quelques reprises par ici, voire de centre de la domotique avec l’option d’installer Home Assistant, que j’ai copieusement détaillé sur ce site. Ça ne vous suffit pas ? Vous pourrez même installer OpenClaw (ex ClawdBot), l’IA agentique qui fait fureur depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
Reprenons au début. Sous le capot, le Hub AI intègre un port microSD pour le stockage des données, avec une carte de 16 Go fournie et la possibilité de monter jusqu’à 1 To par ce biais. Si vous voulez vraiment l’utiliser avec des caméras, mieux vaut toutefois relier un stockage externe en USB-C, jusqu’à 16 To cette fois. SwitchBot reste assez discret sur la puce qui trouve place au cœur du produit, mais le fabricant revendique « 6T de puissance de calcul », ce qui veut probablement dire 6 TOPS. C’est une puissance qui semble bien insuffisante pour réaliser toutes les tâches promises par le constructeur, même si cela devrait en tout cas largement suffire pour Frigate.
L’un des rôles principaux du hub est de stocker puis d’analyser les images fournies par des caméras, pour permettre de chercher des informations en langage naturel. Image SwitchBot.
Grâce à cette brique logicielle, le hub de SwitchBot ne se limitera pas aux caméras conçues en interne, même si elles seront compatibles, on pourra connecter n’importe quelle caméra réseau qui gère le protocole standard RTSP. À titre d’exemple, c’est notamment le cas de tous les modèles Aqara récents. C’est un choix intrigant de la part du fabricant, cette solution open-source est excellente pour les bricoleurs qui, comme l’auteur de ces lignes, n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis (virtuel seulement, n’exagérons pas). Est-ce que l’entreprise a prévu une version simplifiée de Frigate ? Elle promet en tout cas l’accès à toutes ses fonctionnalités.
Le Hub AI peut même installer Home Assistant via un conteneur prêt à l’emploi et configuré pour être associé au matériel, notamment la puce Bluetooth incluse et, on imagine, pour faire le lien avec Frigate. Une idée là encore assez intrigante et qui pourrait avoir du sens, si on considère l’appareil comme l’équivalent d’un Mini PC sur lequel faire tourner toute la domotique. Le positionnement du produit devient toutefois encore plus flou quand on ajoute OpenClaw à l’équation. Cet assistant IA s’installe en local sur un ordinateur, même s’il dépend largement de modèles en ligne. Il peut ensuite réaliser toutes sortes d’opérations et SwitchBot a manifestement prévu quelques idées, notamment des automatisations plus proactives.
« Master is waking up » n’est peut-être pas l’élément le plus rassurant à mettre en avant et puis, qui dort avec une caméra pointée sur son visage ? Mais enfin, le Hub AI est censé rendre la domotique plus proactive. Image SwitchBot.
En clair, OpenClaw pourrait analyser les flux vidéo, toutes les informations fournies par la domotique et vos habitudes pour suggérer des automatisations, voire actionner directement des appareils. Sur le papier, c’est le concept parfait pour simplifier la domotique et si c’est bien fait, cela peut être une excellente idée. Le « si » est peut-être le mot le plus important de la phrase précédente et c’est assez surprenant d’imaginer un produit commercial avec de telles ambitions. Quand on voit les failles de l’assistant IA à la mode avec uniquement un accès aux données informatiques, veut-on vraiment lui donner accès à toute sa maison connectée ? Cassandra est une excellente série sur Netflix, je glisse cela en passant.
Quoi qu’il en soit, si vous voulez tenter votre chance, sachez que la prise en charge d’OpenClaw n’est qu’une promesse à ce stade. SwitchBot annonce une disponibilité à compter de la fin du mois de février, tandis que l’intégration profonde dans son écosystème est promise pour la fin mars. Même sans aller aussi loin, le Hub AI pourrait être une bonne option si vous cherchez une solution pour stocker les flux vidéo de caméras tout en ayant une analyse locale des images.
Le fabricant ne m’a pas envoyé son produit pour le moment, mais j’espère pouvoir le tester et vous dire si c’est un investissement intéressant. Si vous êtes intéressé, l’appareil est vendu 204 € au lieu de 259 pour son lancement, le code promo MKMK20 est normalement appliqué automatiquement et sa validité est limitée dans le temps.
Les subventions et les évolutions notables apportées à l’iPhone 17 standard n’expliquent pas à elles seules la forte progression des ventes d’iPhone en Chine fin 2025. Du côté des iPhone 17 Pro et 17 Pro Max, un autre facteur joue en faveur d’Apple : la nouvelle couleur orange qui fait sensation.
Un acheteur d’iPhone 17 Pro lors du lancement dans un Apple Store de Shanghai. Image Apple.
Officiellement nommée « orange cosmique », cette finition est surnommée « orange Hermès » par de nombreux clients chinois, en référence à la célèbre maison de luxe française, dont la couleur emblématique est l’orange. « J’ai été immédiatement attirée par cette couleur ; elle avait quelque chose de très spécial. Qui n’aime pas l’orange Hermès ? Plus je la regarde, plus je l’aime », déclare par exemple Xiao Mei, mannequin et influenceuse, dans une vidéo où elle pose avec son nouvel iPhone.
Posséder un iPhone orange reviendrait presque à avoir un produit Hermès. Or, quand on sait qu’un simple étui en cuir Hermès pour AirPods Pro coûte 1 250 €, l’iPhone 17 Pro « orange Hermès » apparait comme une très bonne affaire.
L’influenceuse Xiao Mei qui présente son iPhone orange.
L’association entre les deux marques n’est pas absurde. Apple et Hermès collaborent depuis plusieurs années, même si ce partenariat se limite à l’Apple Watch. La version Hermès de la montre n’est d’ailleurs pas orange, mais elle comporte des bracelets spécifiques et des cadrans exclusifs. Cette histoire d’iPhone « orange Hermès » a inspiré le designer Parker Ortolani, qui s’est amusé à imaginer ce que pourrait donner un iPhone (Air) estampillé Hermès, avec une coque en cuir assortie.
I think we all ought to really insist that they make an Hermès iPhone out of the Air now. Had to elaborate on the concept... pic.twitter.com/4NHKNwCvdJ
La nouvelle couleur exerce en fait une double attraction en Chine. Le Financial Times explique que les acheteurs de l'iPhone orange jouent sur l'association de cette couleur avec la réussite grâce à un jeu de mots : « orange » se prononce de façon proche de « succès » en mandarin. « Que tous vos vœux deviennent orange ; que l'orange arrive vite ! », ont posté de nombreux acquéreurs du nouvel iPhone sur les réseaux sociaux.
Discord va bientôt vérifier votre âge avant de vous laisser accéder à certains contenus. L’entreprise a annoncé la mise en place d’un nouveau système début mars. Concrètement, Discord appliquera par défaut des paramètres pensés pour les adolescents à tous les comptes : pour accéder aux serveurs et contenus soumis à une limite d’âge, il faudra ensuite prouver que l’on est majeur.
Le Discord du Club iGen. Image MacGeneration
Cela fait quelques mois que l’idée est en test chez Discord. La plateforme avait lancé un test au Royaume-Uni et en Australie en avril 2025. Elle proposait de vérifier son âge à l’aide d’un scan du visage par intelligence artificielle ou via une pièce d’identité. L’affaire avait très mal commencé, certains petits malins ayant réussi à se faire valider avec des selfies tirés du jeu Death Stranding.
Le fonctionnement est similaire, avec la possibilité de faire évaluer son âge grâce à un selfie vidéo dont on nous assure qu’il ne quittera pas l’appareil. Si l’estimation n’est pas dans les clous, l’utilisateur pourra envoyer une photo d’une pièce d’identité à un partenaire. Les clichés seront supprimés « rapidement » et « dans la plupart des cas » immédiatement après la vérification de l’âge. L’entreprise affirme qu’elle va faire en sorte de limiter au maximum les failles des utilisateurs cherchant à détourner le système.
Discord va devoir faire ses preuves pour gagner la confiance des utilisateurs. Un prestataire de la plateforme a été victime d’une importante fuite de données en octobre 2025, ayant lâché dans la nature des photos de carte d’identité, de passeport ou de permis de conduire. Un chercheur en sécurité estimait la taille de la base de données en fuite à 1,5 To, ce qui n’est pas rien.
Il est possible que Discord ne vous demande pas de vérifier votre âge. L’entreprise a confirmé le déploiement d’un modèle d’IA analysant les actions de ses utilisateurs : elle observe le type de jeu, les heures de connexion et le temps passé sur Discord pour donner une estimation.
Les utilisateurs n’ayant pas fait vérifier leur compte devront faire avec quelques limitations. Les messages privés et les serveurs classiques continueront d’être accessibles, mais pas ceux considérés comme adultes. Ils ne pourront plus s’exprimer sur certains flux en direct et verront des filtres sur les contenus considérés comme sensibles. De plus, ils auront également des avertissements pour les demandes d’ajout d'utilisateurs inconnus, et les messages privés provenant de ceux-là seront automatiquement filtrés dans une boîte de réception séparée.
La station de charge sans fil 2-en-1 Zapix de Ugreen est actuellement en promotion sur Amazon à 24,99 € en noir et 25,99 € en bleu, contre 39,99 € habituellement. Compatible Qi2, le module principal peut recharger les iPhone MagSafe avec une puissance maximale de 15 W. Il existe des chargeurs sans fil plus puissants fournissant jusqu’à 25 W, mais si vous comptez laisser votre iPhone dessus toute la nuit, cela ne fait aucune sorte de différence.
Station de charge Ugreen Zapix
Le chargeur Qi2 est incliné à 48°, un angle pensé pour offrir un bon angle de vue lorsque le chargeur est posé sur un bureau. L’inclinaison n’est pas réglable, alors mieux vaut vérifier qu’elle convient à votre usage, notamment si vous comptez installer la station sur votre table de nuit.
Le chargeur à plat est quant à lui limité à 5 W. Il est donc avant tout pensé pour le boîtier des AirPods, même s’il peut charger un smartphone lentement. Le câble USB-C et l’adaptateur secteur nécessaires pour l’alimentation de la station ne sont pas fournis. Un chargeur de 30 W est requis, mais vous avez peut-être déjà ce qu’il faut à la maison.
On en profite pour signaler l’arrivée sur le marché d’un nouveau chargeur Qi2 à 25 W Belkin qui vient chasser sur les terres du chargeur MagSafe d’Apple. Vendu 29,99 €, ce modèle prend la forme d’un galet magnétique fixé au bout d’un câble. Il est plus épais que l’accessoire de Cupertino, mais il intègre une béquille pour servir de support.