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iPhone Fold : une nouvelle fuite fait planer la menace d’un modèle sans MagSafe

Nicolas Furno

mardi 07 avril à 14:28

iPhone

Le premier iPhone pliant attendu à l’automne fera-t-il l’impasse sur la charge améliorée par des aimants ? L’absence de MagSafe avait été fortement critiquée sur l’iPhone 16e, au point qu’Apple a corrigé le tir avec son iPhone 17e. Alors, l’imagine-t-on vraiment sur ce modèle, qui s’annonce comme le smartphone le plus cher de son histoire ? Une nouvelle fuite met le doute : Sonny Dickson a publié sur X des photos de ce que seraient les designs finalisés des iPhone 18 Pro, 18 Pro Max et de celui que l’on nommera Fold en attendant mieux. Et sur le modèle pliant, pas de cercle pour les aimants comme sur les deux autres…

De gauche à droite, iPhone 18 Pro Max, iPhone Fold et iPhone 18 Pro. Image @SonnyDickson@x.
Les mêmes, côté écran cette fois. Image @SonnyDickson@x.

Ces modèles servent aux accessoiristes et ils sont censés représenter le produit final le plus fidèlement possible. L’objectif est d’avoir les dimensions précises pour tester un accessoire, comme une coque. C’est pourquoi on a chaque relief, y compris la double zone au dos des deux iPhone 18 Pro, où Apple semble reproduire la même présentation, avec du verre et de l’aluminium, que sur les iPhone 17 Pro. En revanche, on note bien que le dos du modèle pliant est uniforme sur ces images.

Sur le plan esthétique, on devrait ainsi être nettement plus proche de l’iPhone Air que des iPhone Pro. C’est assez logique, on a souvent écrit que l’iPhone Air était comme une répétition générale pour le modèle pliant. On le verrait aussi dans le plateau dédié aux caméras en haut et dans le choix du verre uniforme au dos. Est-ce qu’il faudrait vraiment faire une croix sur le MagSafe ? L’absence de zone dédiée aux aimants sur ces maquettes semble bien l’indiquer et peut-être que l’iPhone Fold sera contraint par la physique.

En effet, s’il est inspiré par l’Air, ce nouvel iPhone que l’on peut plier devrait encore être plus fin, comme le rappelle AppleInsider. On parle d’une épaisseur de 4,5 mm pour l’un des deux côtés du Fold, contre 5,64 mm sur l’iPhone le plus fin actuellement au catalogue. Peut-être qu’Apple n’a pas eu d’autre choix que de retirer les aimants, mais ce serait un vrai manque pour un smartphone haut de gamme. D’autant qu’ajouter une coque avec des aimants sera sans doute peu souhaitable sur ce modèle, même si l’entreprise peut avoir trouvé une bonne idée de ce côté. Rappelons que l’on s’attend aussi à la disparition de Face ID, également à cause de problèmes de place.

iPhone 18 Pro et iPhone Fold : les caractéristiques techniques supposées

iPhone 18 Pro et iPhone Fold : les caractéristiques techniques supposées

Parmi les autres changements notables apportés par ces maquettes, signalons aussi la zone dédiée aux caméras qui ne ferait pas toute la largeur. C’est une différence de design par rapport à l’iPhone Air et les rumeurs précédentes ne l’avaient pas envisagée.

AirTag 2 en promo : 30 € l’unité, le pack de 4 tombe à 100 €

Nicolas Furno

mardi 07 avril à 13:35

Accessoires

Amazon France réduit le prix de l’AirTag 2, avec des réductions de 14 à 16 %, ce qui est notable pour un produit aussi récent. Si vous ne voulez qu’un seul traqueur, comptez alors 30 € au lieu de 35 au tarif officiel. Vous en avez besoin de plus ? Le pack de deux AirTag 2 est affiché à 60 € au lieu de 70, soit le même prix unitaire. C’est surtout le pack de quatre qui est intéressant en ce moment, avec une offre à 100 € au lieu de 120, soit 25 € l’unité.

Image iGeneration.

Pour ce prix, vous aurez certainement le meilleur traqueur d’objets dans l’univers Apple. Ce modèle est physiquement (presque) identique à la génération précédente, mais l’intérieur a évolué. La nouvelle puce UWB de deuxième génération améliore la portée pour la géolocalisation de proximité, une fonctionnalité absente de nombreux concurrents de l’AirTag. La portée du Bluetooth est aussi meilleure, ce qui est utile pour retrouver plus facilement un objet perdu et le haut-parleur est plus audible.

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Les avantages ne s’arrêtent pas là et on peut encore citer la géolocalisation précise depuis une Apple Watch récente. Même si l’AirTag de première génération n’est pas ridiculisé et reste une excellente option si vous tombez sur un stock en promo, ce produit est le modèle que l’on recommande par défaut, surtout à un prix réduit comme c’est le cas ici.

Seul inconvénient à noter pour finir, Amazon ne permet pas de personnaliser les AirTags avec une gravure, cela reste une exclusivité de la boutique officielle d’Apple. À vous de voir si ça justifie les 5 à 20 € de différence par rapport aux prix pratiqués par le géant du commerce en ligne.

Netflix diffuse en direct avec un débit variable, ce qui améliore la qualité dans les cas difficiles

Pierre Dandumont

mardi 07 avril à 12:10

Ailleurs

Netflix propose de plus en plus d’événements en direct, et la société vient de donner des détails sur un changement important, qui a été mis en place fin janvier 2026 : l'encodage des flux en direct est passé d'une solution avec un débit constant (CBR) à un encodage avec un débit variable (VBR). Et ce n'est pas anodin.

Un encodage avec un débit constant (du 1080p à 5 Mb/s dans le cas de Netflix) a un avantage évident pour un service de streaming : le débit en sortie vers les utilisateurs est parfaitement prévisible. Si vous avez un million de personnes qui regardent un flux, le débit nécessaire va être « plat », c'est-à-dire sans variations importantes. C'est intéressant pour le service : l'ajout de serveurs en fonction du nombre de clients est là aussi prévisible, ce qui simplifie les choses. Le débit constant a tout de même deux défauts évidents. Le premier, encore dans le domaine du réseau, c'est que si la charge est prévisible, elle est aussi trop élevée : toutes les scènes d'un flux en direct n'ont pas besoin de la totalité de la bande passante. Le second défaut est lié : certaines scènes n'ont pas besoin de 5 Mb/s… et d'autres ont besoin d'un peu plus pour éviter les artefacts visuels.

L'ouverture nécessite peu de bande passante. Image Netflix.

Avec un débit variable, qui est tout de même limité à une valeur maximale (qui peut être un peu plus élevée que la valeur du flux à débit constant, sans que ce soit systématique), les scènes fixes ou avec peu de mouvements sont encodées avec un débit plus faible et celles qui bougent beaucoup ou qui contiennent des éléments difficiles à encoder — une pluie de confettis dans l'exemple — peuvent utiliser la totalité du débit alloué. Dans son exemple, Netflix indique qu'on passe sur un débit variable entre 2 et 5 Mb/s.

Une scène avec des confettis (ou de la pluie), a contrario, demande beaucoup de bande passante. Image Netflix.

Pour Netflix, l'intérêt principal est une réduction de la bande passante nécessaire : en moyenne, un flux à débit variable nécessite moins de bande passante que le même à débit constant (environ 10 % de gain). Pour les clients, il y a un avantage aussi : comme le débit moyen est plus faible, la liaison est plus stable. Les pauses liées à la mise en mémoire tampon (les flux en direct ne sont pas totalement en direct) sont réduites d'environ 5 %. C'est intéressant pour les appareils mobiles, car les performances des réseaux cellulaires sont plus variables que celles des réseaux fixes.

Un problème de serveurs

Pour le service, le passage en VBR amène un problème : il faut que le système qui alloue les ressources puisse prendre en compte le côté variable du débit. Le problème est simple : pendant une scène qui nécessite peu de débit, le système peut croire (à tort) que le serveur est sous-utilisé et peut accepter plus de clients, ce qui peut poser des soucis au moment de l'arrivée d'une scène lourde. Dans le post de blog, Netflix explique que la variation est donc prise en compte. La correction est aussi simple : l'allocation ne dépend plus de la bande passante elle-même mais du débit alloué au maximum à chaque flux.

Les variations du flux. En bleu, le débit constant. En orange, le débit variable. Image Netflix.

Du travail pour trouver les bons paramètres

Il y a aussi des détails sur la façon de mesurer la qualité et sur les réglages nécessaires. Par défaut, en allouant le même débit maximal aux flux constants et variables, les analyses automatiques de qualité montraient que le flux variable était moins bon dans certains cas. Il a donc fallu trouver le bon compromis entre un débit maximal plus élevé et la qualité, tout en gardant les avantages du flux variable, c'est-à-dire un débit moyen plus faible.

Le résultat, selon Netflix, est donc une réduction de la bande passante nécessaire sans impact visible pour les utilisateurs.

L’App Store, allié des dictatures : des VPN en moins en Russie, une messagerie supprimée en Chine

Nicolas Furno

mardi 07 avril à 11:39

App Store

Deux actualités récentes rappellent à quel point l’App Store comme seule option est une bénédiction pour une dictature. En Russie, plusieurs applications de VPN ont été retirées de la boutique à la fin du mois de mars, comme l’a noté le site russe Kod Durova, cité par Reclaim the Net. En Chine, Bitchat, la messagerie instantanée de Jack Dorsey qui peut fonctionner sans serveur grâce à une communication locale par Bluetooth, a fait les frais de la politique du gouvernement et elle n’est plus distribuée sur l’App Store, comme l’a relevé MacObserver.

Image iGeneration.

Ce constat n’est pas nouveau et les régimes autoritaires du monde ont déjà régulièrement demandé à Apple de retirer des apps de sa boutique. La Russie a fait un gros ménage sur les VPN à l’été 2024, supprimant une centaine de grands noms du secteur. La purge effectuée il y a quelques semaines correspond à des services moins connus, qui ont peut-être gagné en popularité suite au blocage des autres apps.

L

L'été a vu disparaitre 98 VPN de l'App Store russe

La Chine censure internet depuis bien des années et bloque la majorité des services occidentaux. L’App Store centralisé lui facilite le travail du côté des produits pommés, puisqu’il lui suffit de demander à Apple de supprimer une app pour faire disparaître son usage. L’État chinois a utilisé ce levier à plusieurs reprises et exige désormais systématiquement que chaque développeur fournisse une documentation spécifique pour espérer distribuer son app dans le pays.

Censure, sécurité des données : les compromissions d

Censure, sécurité des données : les compromissions d'Apple en Chine

Apple cède à la Chine et demande une autorisation pour publier sur l

Apple cède à la Chine et demande une autorisation pour publier sur l'App Store chinois

En bref, ces deux dernières nouvelles n’ont rien de surprenant, mais elles constituent un bon rappel de l’un des principaux inconvénients de l’App Store. Dans ce contexte, avoir une boutique unique contrôlée par une entreprise favorise davantage les régimes autoritaires que les utilisateurs. Même si la Chine comme la Russie peuvent tout à fait bloquer des services sur les ordinateurs traditionnels, cela leur demande davantage d’efforts, faute d’autorité centrale sur les apps que l’on peut installer via son navigateur web.

Apple accusée d’avoir aspiré YouTube pour nourrir son IA

Félix Cattafesta

mardi 07 avril à 10:04

iOS

L’IA est un véritable casse-tête juridique, et Apple pourrait en faire les frais. Trois Youtubeurs ont porté plainte contre la Pomme et l’accusent d’avoir violé le droit d’auteur en ayant utilisé des millions de vidéos YouTube pour entraîner ses modèles d'IA. Le procès a été intenté le 3 avril devant le tribunal fédéral du district nord de la Californie.

Image Pixabay

La démarche est menée par Ted Entertainment, maison-mère des chaînes h3h3Production. Deux chaînes consacrées au golf participent également à cette action en justice, à savoir MrShortGameGolf et Golfholics. Le trio affirme qu'Apple a « délibérément contourné » les mesures de protection de YouTube contre le scraping de vidéos, et qu’elle en a « tiré un profit considérable ». Les trois chaînes ont aussi attaqué d’autres entreprises comme Meta, Nvidia ou ByteDance pour des raisons similaires.

La plainte fait référence à un article scientifique rédigé par des chercheurs d'Apple dans lequel ils révèlent avoir utilisé Panda-70M pour l'entraînement d’un modèle d’IA. Créé par Snap, Panda-70M est une large base de données de vidéos comprenant « 70 millions de vidéos légendés de haute qualité » destinée à des fins de formation d’IA. Selon Ted Entertainment, plus de 400 vidéos des chaînes h3h3 sont présentes dans le paquet.

Selon la plainte, Panda-70M ne contient pas directement les fichiers vidéo et se compose exclusivement de liens vers du contenu YouTube. Autrement dit, une entreprise voulant s’en servir doit les récupérer par ses propres moyens. Le trio accuse donc Apple d’avoir mis en place « des programmes automatisés de téléchargement de vidéos associés à des machines virtuelles qui changeaient régulièrement d'adresse IP afin d'éviter toute détection et tout blocage, ce qui a permis l'accès non autorisé et l'extraction massive de vidéos ».

Ce n’est pas la première fois qu’Apple reçoit des accusations du genre. À l’été 2024, il avait été révélé que la Pomme avait fait appel à une base de données reposant sur les sous-titres de vidéos YouTube portant sur plus de 170 000 vidéos. Apple s’était défendue en affirmant qu’elle n’utilisait pas cette base pour ses fonctions d’IA ou pour le futur Apple Intelligence, et qu’elle n’avait pas prévu d’en créer une seconde version.

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