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ChatGPT s’attaque à Google Trad avec son propre service de traduction

Félix Cattafesta

jeudi 15 janvier à 09:57

Services

ChatGPT veut remplacer Google Traduction. L’entreprise a discrètement lancé ChatGPT Translate, un portail via lequel on peut facilement traduire du texte. Rien n’a été annoncé officiellement mais il est d’ores et déjà accessible gratuitement à ce lien, sans avoir besoin de créer un compte.

Image MacGeneration

Le service propose un total de 28 langues, allant de l’espagnol au français en passant par plusieurs variantes de chinois ou de portugais. L’interface est basique avec deux gros blocs et une liste de langues. Le site annonce que la traduction d’image est prise en charge, mais ce n’est pas encore le cas. Il n’est pas non plus possible de simplement parler via son micro. Certains sites américain ont cependant accès à la dictée : le tout est sans doute en court de déploiement.

L’aspect original vient de la présence de boutons aiguillant la traduction. On pourra ainsi demander à avoir un texte avec un rendu naturel, dans un style académique ou de façon plus formelle. Cependant, ce n’est pas natif : le service se contente d’ouvrir le vrai ChatGPT et de transformer la requête en prompt.

Le service est actuellement plus lent qu’un Google Trad ou qu’un DeepL, avec une latence surprenante quand on a l’habitude d’utiliser ce genre de service. Au vu des fonctions manquantes, on comprend qu’OpenAI ne fasse pas plus que ça la publicité de ce nouveau portail. On peut imaginer qu’il s’agit d’un premier jet et que le service s’améliorera avec le temps.

Car les choses bougent du côté des traducteurs en ligne, le secteur envisageant de profonds changements grâce aux IA génératives. Google cherche à concurrencer Duolingo avec un système d’exercices créés par IA. Duolingo a intégré des exercices d’appels avec un chatbot afin de pratiquer de vive voix. DeepL travaille de son côté sur ses propres modèles de langage.

De TikTok à l'appli « T'es mort ? » : la grande déprime du numérique

Christophe Laporte

jeudi 15 janvier à 07:27

App Store

Nos sociétés ultra-connectées n’ont pas que des avantages. Un récent rapport de l’Anses vient de jeter un pavé dans la mare en soulignant les dégâts considérables que les réseaux sociaux infligent à la jeunesse. Derrière les algorithmes de recommandation et les interfaces léchées se cache une réalité bien plus sombre : les plateformes exploitent sciemment les vulnérabilités des adolescents à des fins purement mercantiles.

L’enquête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire est sans appel. Troubles anxiodépressifs, pensées suicidaires, cyberharcèlement ou dégradation de l’image de soi… La liste des maux s’allonge, souvent couplée à une hausse de la consommation de substances psychoactives. Ce n’est pas un accident de parcours, mais le résultat de mécanismes conçus pour cibler les spécificités et par conséquent les fragilités de l'adolescence. Le modèle économique de l'attention montre ici son visage le plus cruel.

« T’es mort ? » : l’application qui cartonne en Chine

D’un côté, une jeunesse victime d'une surexposition toxique ; de l’autre, des foyers isolés qui voient dans l'App Store leur seule ligne de vie pour ne pas disparaître dans l'indifférence générale. En Chine, une application au nom pour le moins provocateur, "Sileme" (que l'on peut traduire littéralement par "T'es mort ?"), caracole en tête des ventes de l'App Store.

Le concept est d'une simplicité désarmante : l'utilisateur, vivant seul, enregistre un contact d'urgence. S'il ne donne pas signe de vie régulièrement sur l'application, le système déclenche automatiquement une alerte. C'est le miroir de l'évolution démographique du pays : en 2024, un foyer chinois sur cinq est composé d'une personne seule. Le modèle traditionnel de la famille élargie s'effondre, et l'App Store tente de colmater les brèches.

Le succès de "Sileme" repose en partie sur son nom, clin d'œil cynique à la célèbre plateforme de livraison de repas "Eleme" ("T'as faim ?"). Mais pour conquérir le monde, l'heure est au lissage marketing. À l'occasion d'une future mise à jour, l'application sera rebaptisée Demumu.

Un changement de cap qui ne fait pas l'unanimité sur Weibo, où les utilisateurs regrettent la perte de cette franchise brutale qui faisait sa force. Pourtant, derrière ce changement d'identité, l'ambition reste la même : exporter à l'échelle mondiale une expertise née d'une crise de la solitude qui ne connaît plus de frontières.

En France aussi, on veille à distance

Ce besoin de "surveillance bienveillante" n'est pas l'exclusivité de l'Empire du Milieu. Dans l'Hexagone, des initiatives similaires émergent. C’est le cas de Dooinwell, une application française qui se propose de suivre les activités des seniors à distance.

Qu'il s'agisse de contrer les effets dévastateurs des réseaux sociaux ou de veiller sur nos aînés, la technologie joue ici un rôle de pompier pyromane : elle tente de réparer les liens qu'elle a parfois elle-même contribué à distendre, tout en rappelant que dans nos sociétés modernes, la présence humaine est de plus en plus souvent remplacée par une ligne de code.

Un détecteur de fumée compatible Apple Maison dès 25,49 €, son prix le plus bas

Stéphane Moussie

mercredi 14 janvier à 23:43

Domotique

Le détecteur de fumée Meross (modèle MA151) est actuellement proposé sur Amazon à 25,49 € pour une durée limitée. Il s’agit de son prix le plus bas à ce jour et a priori du détecteur de fumée compatible avec Apple Maison le moins cher disponible sur la plateforme.

Attention toutefois à un point important : ce tarif est à relativiser, car l’appareil nécessite un hub Meross (MSH300, MSH400 ou MSH450) pour fonctionner. Si vous n’en possédez pas, un pack comprenant le détecteur et le hub MSH450 est vendu 44,99 €. Sachant que Meross fait d’autres produits qui requièrent un hub, comme ses détecteurs de portes ouvertes, l’investissement peut valoir le coup.

Pour en revenir au détecteur de fumée, il peut donc s’intégrer à l’application Apple Maison ou bien à un autre écosystème, comme Google Home ou Amazon Alexa. Il se connecte au réseau en Wi-Fi sur la bande des 2,4 GHz.

En cas de fumée, le MA151 fait sonner son alarme de 85 dB et envoie simultanément une notification sur votre smartphone. Le fabricant met en avant l’utilisation de deux capteurs pour limiter les fausses alertes. L’appareil fonctionne avec quatre piles AA fournies. De l’adhésif double face est inclus pour le coller à un plafond.

Si vous préférez un modèle ne nécessitant aucun hub, on rappelle l’existence du détecteur de fumée Netatmo, actuellement vendu 69,99 €. Le fabricant français promet 10 ans d’utilisation avec la batterie intégrée. La batterie n’est pas remplaçable, mais un détecteur de fumée n’est pas censé être utilisé plus de dix ans de toute façon.

Une gigantesque panne touche les utilisateurs du réseau Verizon aux USA

Greg Onizuka

mercredi 14 janvier à 21:45

Ailleurs

Entre les piratages, les pannes et les soucis divers et variés des sites et réseaux français, il serait facile de penser que seul l’Hexagone est touché par ce genre de déconvenues... mais loin s’en faut, c’est aussi possible ailleurs, comme le prouve Verizon ce soir.

SOS, rien d’autre. Image 9to5Mac.

Selon 9to5Mac et la quasi totalité des sites américains, la panne a commencé vers midi heure de la côte est, et touche un très grand nombre de personnes : en quelques minutes, Downdetector comptait plusieurs centaines de milliers de signalements, indiquant une panne très vaste et d’ampleur nationale.

Ça commence très fort avec quasi 175 000 signalements à 12h38 ET.

Contrairement à certaines pannes ayant touché ces dernières années les réseaux français, celle-ci est bien plus radicale : les téléphones touchés ne captent simplement plus le réseau Verizon, ou en tout cas ne parviennent pas à s’y connecter, affichant un simple « SOS » à la place de l’opérateur. Les utilisateurs ne peuvent plus passer aucun appel, ni accéder à internet, seules les urgences (le fameux 911 aux USA) étant accessibles.

Par ricochet, certains utilisateurs de T-Mobile ou AT&T font état de difficultés durant leurs appels, simplement dues au fait que leur correspondant se trouve chez Verizon : le destinataire étant injoignable, l’appel ne peut évidemment pas aboutir. T-Mobile l’a bien précisé à ses clients, sans oublier de lancer une petite pique à son concurrent au passage :

Le réseau de T-Mobile continue d’assurer la connexion de nos clients et nous avons confirmé que notre réseau fonctionne de manière optimale. Cependant, en raison de la panne signalée chez Verizon, il est possible que nos clients ne puissent pas joindre pour le moment des correspondants utilisant le service Verizon.

Du côté de Verizon, bien entendu, on indique que toutes les équipes sont sur le pont pour rétablir le réseau dans les plus brefs délais. Cependant, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, la panne est toujours en cours, plus de trois heures après les premiers soucis.

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

Stéphane Moussie

mercredi 14 janvier à 17:41

Services

À partir du 28 janvier, il ne sera plus possible de souscrire un abonnement individuel à Final Cut Pro ou Logic Pro sur iPad. Non pas parce que ces applications passeront à une licence perpétuelle, il ne faut pas rêver, mais parce qu’Apple va privilégier son offre Creator Studio, qui regroupe toute une collection d’outils créatifs.

Aujourd’hui, Final Cut Pro pour iPad est proposé à 4,99 €/mois ou 49 €/an, et Logic Pro au même tarif. À compter du 28 janvier, ces formules disparaîtront au profit du seul abonnement Creator Studio, facturé 12,99 €/mois ou 129 €/an.

Ces offres pour Logic Pro sur iPad ne seront bientôt plus disponibles. Image iGeneration.

Si vous êtes déjà abonnés individuellement à Final Cut Pro et/ou Logic Pro, vous pourrez néanmoins conserver votre formule actuelle. « Nous pensons que [Creator Studio] est un abonnement vraiment avantageux vers lequel il est logique de se tourner parce qu’il donne accès à tout un ensemble d’autres choses. Mais les utilisateurs qui ont déjà fait ce choix [d’un abonnement individuel à Final Cut Pro] peuvent continuer comme ils l’entendent. Et c’est la même chose pour Logic », a indiqué Brent Chiu-Watson, responsable marketing des apps, à Petapixel.

Mais pour les nouveaux utilisateurs à partir du 28 janvier, il n’y aura donc pas d’autre choix que le Creator Studio. Brent Chiu-Watson justifie ce virage par la volonté de mieux répondre aux besoins des créateurs polyvalents :

Pour la plupart, se spécialiser dans une seule discipline ne suffit plus. Un musicien, par exemple, ne se contente plus de produire ses propres morceaux : il conçoit aussi des pochettes d'album, fait du montage, réalise des clips, crée du matériel promotionnel, etc. Or, nous constatons que les créateurs multidisciplinaires ont besoin d'une suite d'outils complète qui réponde à leurs besoins.

En résumé, si vous souhaitez uniquement utiliser Final Cut Pro ou Logic Pro sur iPad, mieux vaut conserver votre abonnement actuel ou souscrire une offre individuelle avant la fin du mois. Le 28 janvier, les forfaits à 4,99 €/mois pour ces deux applications disparaîtront, remplacées par le Creator Studio à 12,99 €/mois ou 129 €/an. Cette nouvelle offre inclut Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, Motion, Compressor et MainStage sur Mac et iPad, ainsi que de nouvelles fonctions pour la suite iWork. Des tarifs étudiants à 2,99 €/mois ou 29 €/an seront proposés.

Logic Pro sur iPad : aperçu avec les yeux et les oreilles

Logic Pro sur iPad : aperçu avec les yeux et les oreilles

Aperçu de Final Cut Pro pour iPad

Aperçu de Final Cut Pro pour iPad