En délicatesse avec l'armée, Strava promet de simplifier les réglages de suivi

Mickaël Bazoge |

Avec sa carte montrant l'activité sportive de ses utilisateurs, Strava s'est retrouvé au cœur de la controverse. Il est en effet possible de retracer les habitudes des soldats dans les bases militaires, ce qui permettrait à des terroristes de planifier des attaques (lire : En affichant l'activité physique de ses utilisateurs, Strava menace la sécurité des bases militaires). L'affaire est évidemment très sensible, l'armée US ayant indiqué qu'elle reverrait ses règles concernant l'utilisation par ses troupes des apps de suivi physique et des appareils sans fil.

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L'éditeur prend le taureau par les cornes, par le biais d'une lettre ouverte signée du CEO de Strava, James Quarles. Il s'engage ainsi à travailler avec les gouvernements et les militaires afin de trouver une solution, qui passera par une simplification des fonctions de confidentialité et de sécurité.

Il est en effet possible de désactiver le suivi qui permet à Strava d'établir sa carte. Encore faut-il le savoir et trouver le réglage qui va bien : c'est pourquoi l'éditeur (qui propose des explications sur le sujet) va aussi mettre l'accent sur ces fonctionnalités.

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avatar C1rc3@0rc | 

« Il s'engage ainsi à travailler avec les gouvernements et les militaires afin de trouver une solution, qui passera par une simplification des fonctions de confidentialité et de sécurité.»

C'est quand même surréaliste cette histoire. Des militaires qui utilisent du matériel et logiciel civil de grande diffusion sans que cela ait été audité... Comme si les agences d'espionnages étatiques et pôles militaires de renseignement ne connaissaient pas les usages de ces instruments.

La solution est simple, surtout sur les bases militaires sensibles: pas de matériel civil. En plus c'est bien gentil les applications "sportives" ou de "healthness", mais c'est de l'usage GP.
Les sportifs "pro" ont derriere eux des coach et equipes techniques qui les suivent et qui sont a un autre niveau d'efficacité et les militaires subissent un entrainement regulier sous le controle de responsables qui ont des objectifs qui sont les memes depuis... que l'armee existe.
On est donc pas sur sur joggueurs du dimanche ou du bodybuilder et encore moins du keke qui se fait son "entraînement" en vu de la plage...

avatar zoubi2 | 

"Des militaires qui utilisent du matériel et logiciel civil de grande diffusion sans que cela ait été audité..."

Hmmm.... Oui, facile de se scandaliser après coup... Mais que fait le gouvernement ?

Bref, les tocantes de tous les bidasses doivent être expertisées/interdites.
Idem pour les tel mobiles.
Et j'en oublie sûrement.

Ça ne paraît pas déconnant en effet, surtout pour les gus en opération qui seraient donc facilement repérables.

avatar Abd Salam | 

@C1rc3@0rc

Les militaires sont souvent obligés d’acheter leur matériel eux mêmes s’ils veulent du matériel d’entraînement (sportif) récent !
(et souvent même le matériel sportif en général, l’armée ne fournissant que le survêtement, et short + t-shirt et espadrilles pourries).

Et avec les libéraux qui intensifient les restrictions budgétaires... ça s’arrange pas !

Probablement que la situation est meilleure pour les unités d’élites...

Les militaires par souci d’économie vont jusqu’à simuler la simulation (en gros, faut se servir de son imagination quoi).

Pour donner une idée, la totalité des soldats d’un régiment d’infanterie tire entre 300 et 500 cartouches à l’entraînement...

Quand un seul gendarme du GIGN tire 300 cartouches par jour (d’entraînement)

avatar spece92 | 

C’est pas la faute à strava mais c’est celle des militaires

avatar zoubi2 | 

Nous sommes d'accord.

avatar Philactere | 

@spece92

Oui, c’est complément hallucinant que des soldats stationnés dans des zones de conflits puissent utiliser des appareils personnels de tracking. Il y a des procédures à revoir sérieusement du côté des militaires.

Ça montre aussi à quel point la collecte d’info et le tracking volontaire se sont banalisés chez les nouvelles générations pour que des soldats ne soient même plus conscients des traces qu’ils laissent.

avatar spece92 | 

@Philactere

La logique (militaire) voudrait que les joggeurs connectés soient sanctionnés.

avatar Philactere | 

@spece92

Et la hiérarchie qui n’a pas su détecter la faille possible, voir même a encouragé l’utilisation de ce type d’app ?

avatar spece92 | 

@Philactere

Encouragé faut pas exagérer mais oui pour le non contrôle.
On appelle ça du laxisme.
Les bidasses au Sahel font du jogging. ?

avatar Finouche | 

@spece92

Ben si selon l’article précédent sur le sujet. Utilisation encouragée pour luter contre l’obésité. Ils feraient mieux de rationner les cacahouètes et le Coca.

avatar spece92 | 

@Finouche

Ils auraient dû promouvoir une app française ou les apps systèmes des traqueurs pas une app tierce comme strava. Où bien strava fait du lobbying auprès des militaires.

avatar Ali Baba | 

C’est Lyon, sur la carte !

avatar Bruno de Malaisie | 

Ce que ce texte dit, c’est que Strava est excellent et que c’est la raison pour laquelle elle est utilisée.
Excellente pub pour cette application en tout cas...

avatar Jean-Jacques Cortes | 

Jadis, il était interdit d'avoir un téléphone mobile dans une enceinte militaire pour des raisons de sécurité. Et les cabines téléphoniques pouvaient être désactivées directement depuis le bureau du commandant de la base ou de la caserne. Les mœurs ont changés semble-t-il.

avatar SyMich | 

Il faudrait peut-être que le tracking soit désactivé par défaut et nécessite une action volontaire de l'utilisateur pour être activé (avec explication détaillée à l'écran des conséquences), plutôt que l'inverse. (Et avec possibilité pour le gestionnaire de flotte d'entreprise, d'interdire son activation via le profil de configuration déployé)

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