Hadopi : gros budget, résultats modestes

Mickaël Bazoge |

Depuis sa création dans la douleur en 2009, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet — alias Hadopi — se bat pour prouver une utilité qui déjà à l'époque n'avait rien d'évident. La principale mission de l'autorité est de prévenir la justice lorsqu'un internaute n'a pas suffisamment sécurisé sa connexion internet, permettant ainsi le partage d'œuvres protégées par le droit d'auteur sur les réseaux P2P.

Ce bilan annuel permet de souligner les coûts de la Haute Autorité. Sur un budget 2019 de 9,4 millions d'euros, les dépenses se sont montées à 8,4 millions d'euros, pour des recettes équivalentes. Celles-ci proviennent à quasiment 100% de subventions du ministère de la Culture. D'après Next INpact, en dix ans d'existence la Hadopi a coûté un total de 82 millions d'euros au contribuable. Depuis 2009, l'organisation a fait parvenir 12,7 millions d'avertissements aux internautes indélicats, dont 830 000 en 2019. Dans 70% des cas, aucune réitération des faits n'a été constaté après un premier avertissement.

En 2019, la Hadopi a traité plus de 9 millions de saisines provenant des ayants droits (contre 14 millions en 2018). 1 748 dossiers — les plus réfractaires — ont été transmis au procureur de la République par la Commission de protection des droits de l'autorité. « Depuis 2011, le montant total cumulé des amendes prononcées et portées à la connaissance de la Commission est de 87 000 €, dont près du tiers pour la seule année 2019 », explique la Hadopi dans son rapport. En termes de rendement, ce n'est pas terrible (il faut savoir que la contravention maximum s'élève à 1 500 €).

Des saisines, demandes d'identification et identifications d'IP en baisse continue depuis 2017, en raison de l'émergence d'une offre légale attractive.

La mission de la Hadopi parait aujourd'hui presque désuète, à l'heure de l'IPTV et des formules légales de streaming et d'accès à des contenus vidéo comme musicaux. En mai, une décision du Conseil constitutionnel demandait au législateur de fixer les règles pour garantir l'exercice des libertés publiques dans sa réponse à une question prioritaire de constitutionnalité qui intéressait les opposants à la Hadopi (lire : Ce n'est pas le grand soir pour les opposants à la Hadopi).

Au delà des résultats sonnants et trébuchants très modestes de son versant sécuritaire et de son rôle de gendarme, la Hadopi exerce également une activité d'études, d'analyses et de sensibilisation au marché de la consommation de contenus en ligne qui mériterait sans doute un peu plus de publicité. Denis Rapone, le président de l'organisation, se félicite du renforcement des moyens d'action pour lutter contre le piratage évoqués durant la discussion sur la loi relative à la communication audiovisuelle et à la souveraineté culturelle à l’ère numérique. Le texte vise aussi à créer un nouveau régulateur issu de la fusion entre le CSA (audiovisuel) et la Hadopi, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.


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@Steve Molle

"Et le type osait nous parler de valeurs des lumières."

La chianlit débilitante n’est pas une valeur des lumières 😎

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@YetOneOtherGit

La lumière t’aveugle!

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@YetOneOtherGit

Alors je vais recommencer pour être plus clair une dernière fois.
Au cas où vous ne l’auriez pas remarquez nous ne naissons pas tous égaux.
Perso, j’ai passé ma jeunesse dans une maison où chaque centime comptait. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une liste très précise pour le courses, avec aucun extra. Quand tu vas acheter le pain, tu conserves bien tes centimes et si tu les perds la fois d’après, tu ne pourras pas acheter du pain. Jusqu’au mois d’après.
Même écrit comme ça, vous ne pouvez pas comprendre ce que c’est. Il faut l’avoir vécu pour savoir ce que ça fait. L’angoisse que ça génère au quotidien. L’eau qui coule toujours trop longtemps, l’électricité qui est toujours trop utilisée... en moyenne rapporté à l’inflation actuelle ça nous faisait une 20ene d’euros par semaine pour vivre. Vous allez me dire, bah oui, mais vos parents avaient qu’à bien bosser la l’école. Mwouai, ça peut se défendre. Sauf que les miens l’ont fait, ils se sont juste fait arnaquer et ont du supporter cette arque pendant 25 ans.
Donc acheter un livre, ou un dvd, ou aller au cinéma, c’était pas vraiment la priorité. Tant que j’ai eu la bibliothèque de l’école, c’est allé, sauf qu’à un moment je suis devenu plus grand et que le nouvel établissement n’avait aucun intérêt là-dedans. Bien évidemment, comme nous vivions dans un trou pommé la première bibliothèque municipale était à 30 minutes en voiture. Et puis avoir la culture d’un papi, c’est sympa, mais ça aide pas trop à la récré.
Alors oui, comme je n’avais pas envie d’être un ignare toute ma vie, j’ai piraté. Parce que 1) la culture, c’est du plaisir et 2) c’est l’une des rares choses qu’on partage.
Bien évidemment, je suis très de gauche à la limite du communisme et j’ai toujours considéré que c’est une défaillance du système que l’accès à la culture soit limiter aux riches.
Donc quand j’ai pu, j’ai voulu offrir la même possibilité à ceux qui étaient dans le même cas que moi. Parce que le piratage au début, c’était compliqué et ça demandait de la compétence technique. Compétences que j’avais acquises grâce à un ouvrage piraté. C’est ce qu’on appelle boucler la boucle.
Pour répondre à une autre question, non, je n’ai jamais fait un sous, l’idée n’a jamais été de m’enrichir financièrement.
Pourquoi est-ce que je ne le regrette pas ? Parce que un, c’est ce qui m’a offert en grande partie ma situation actuelle, je suis reconnu par mes paires comme quelqu’un ayant une grande culture, deux parce que je m’y suis fait des amis pour la vie. Tous nous consacrons une grande partie de notre revenu à la culture. Parce que voir des pièces de théâtre c’est sympa, ou écouter de l’opéra, mais ça ne vaudra jamais d’être dans la salle. Toutefois, pour aller à l’opéra, il faut en avoir la culture. D’ailleurs au passage les opéra ont beaucoup souffert de leur prise d’élitisme et sont revenu en arrière (juste pour dire que le manque de partage ça pénalise aussi).
Quant aux auteurs ? Non, je n’ai jamais considéré que je leur faisais du bien. Par contre, je savais que je ne leur faisais pas de mal, parce qu’un téléchargement n’a jamais valu un achat à l’inverse de ce que l’industrie a toujours voulu faire croire. J’ai jamais économisé sur mes achat culture grâce à un téléchargement, soit je ne pouvais pas le faire et dans ce cas, téléchargement disponible ou pas ça ne changeait rien, soit je découvrait une œuvre et dès que j‘avais la possibilité, j’achetais l’œuvre. Au complète, avec ce que j’avais déjà lu, parce que le piratage, veut pas forcément dire qu’on a pas la conscience de la juste rétribution. D’ailleurs dès que j’ai eu un revenu, j’ai complètement arrêté le piratage et sur mon site il y avait écrit « vous avez aimé l’œuvre, merci de Manchester pour remercier l’auteur »(oui, là il y a des gens qui vont savoir de quel site on parle...).

Maintenant, tout ça n’empêche pas de voir ce qui s’est passé et de voir qu’hadopi n’est que le bras armé d’une industrie dégeulasse qui a privatisé un savoir commun pour son enrichissement personnel. Dans des volumes plus qu’indécent.
Un bras armé financé par le contribuable. Oui je sais, depuis le début vous détournez la conversation pour ne pas à avoir à parler dû vrai sujet, ce qu’est hadopi. Il n’empêche que c’est une honte. Faire de la prévention ? Il me semble pas qu’on est créé un organisme pour faire la prévention contre le tabac et l’alcool et pourtant, ça a très bien fonctionné. Oui, il fallait faire de la prévention contre le piratage, non il ne fallait pas offrir à l’industrie du divertissement avec les sous du contribuable, un organisme qui n’a pour seul but que de protéger leurs intérêts.
Je n’y peux rien si vous ne voyez pas la différence, ça n’empêchera pas le fait d’exister.

Et oui, j’en veux encore plus à nos dirigeants qui au lieu d’aider les gens comme moi à avoir accès, ont tout fait pour ajouter des sanctions et essayer de nous priver encore plus de la culture. Manque de bol pour eux, ils sont des vieux croûtons qui ont perdu le plaisir d’apprendre et les dites nouvelles (qui ne le sont plus du tout) technologie leur sont passés complètement à côté et donc ils ne pouvaient avoir une réponse appropriée à quelque chose qu’ils ignorent.

Pour information, à l’époque du débat sur hadopi, mon petit groupe a envoyé une lettre recommandée toutes les semaines pendant 3 mois au ministère de la culture en faveur de la licence globale (oui on s’est cotisé et on a fait des petits boulots pour ça). Nous n’avons jamais eu de réponse. L’idée de la mettre vraiment en place n’a jamais été envisagée. Parce que bon, l’industrie s’est dit : non ! Ça va nous faire perdre de l’argent !
Résultat ? Maintenant, ils subissent le bon vouloir des grosses plateformes telle que spotify ou Netflix qui eux, l’ont mis en place. Et oui, encore un train de raté que nous avons laissé à d’autres nation par mesquinerie pure et dure. Rien de grave on en est encore à discuter de comment va être salto (qui est mort née, tout le monde le sait).
Ça vous semble toujours aussi bien hadopi ? Vous trouvez toujours que c’est 80 millions nous n’aurions rien pu en faire ?

Question subsidiaire, est-ce qu’avec le contexte actuel j’aurais piraté ?
Oui quand j’étais enfant et dans la misère parce que j’aurais vraiment pas pu faire autrement. Non dès que j’ai été en âge d’avoir des petits boulots. Parce que les petits boulots m’auraient largement permis d’avoir accès à l’ensemble de la culture, aujourd’hui disponible. Parce qu’aujourd’hui quand tu as réussi à te payer un smartphone, tu as déjà une quantité très importante de savoir disponible. Quand je vois ce qu’arte propose, c’est juste fantastique.
Un abonnement à spotify ou Apple musique, c’est accessible. 200€/an en petit boulot, ça se fait. Pareil pour la lecture. BD et livre faut compter aussi 240€. Ça fait un truc comme 500€ à trouver par an (après achat des machines, mais là aussi ont peut commencer avec des trucs pas cher). Donc clairement aujourd’hui, c’est accessible. En se bougeant un peu, on peut y arriver. Surtout que le prix des abonnements internet, sous toutes ses formes, ont drastiquement baissé.
Faut pas oublier le contexte de base pour comprendre le pourquoi du comment et l’histoire nous a donné raison, parce qu’au final ils ont baissé, c’est devenu accessible à tous et ils font encore plus d’argent.
Ça ne m’empêche pas de continuer à penser que l’État devrait mettre en place comme pour les trains, canal+... un forfait culture globale avec un prix pour jeune et/ou étudiant, pour rendre ça encore plus accessible.

Un de ces quatre nous parlerons de la juste rémunération des auteurs et de comment la pseudo lutte contre le piratage a masqué leur paupérisation, alors que les majores ont continué de s’engraisser (avec la vente de pub notamment). Et vous verrez que je suis vraiment, mais vraiment en colère contre hadopi.

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@Nesus

Merci d’avoir pris le temps de produire cette longue contribution pour donner un éclairage à tes positions.

Il y aurait beaucoup à dire et à échanger sur bien des points où je trouve ta posture de robin des bois un rien manichéenne, mais tu montres la cohérence interne de ton militantisme en faveur d’une cause quinte tient à cœur.

Les lieux comme celui-ci se prêtent que fort peu à des échanges ne confrontant pas simplement les points de vues et sur les enjeux des « industries culturelles » il y aurait tant à explorer.

En tout cas le point qui me fait plaisir c’est que l’on sent que tu donnes une vraie valeur aux œuvres de l’esprit, sur cette base là nous pourrions construire des échanges de point de vue si nous étions en d’autres lieux.

🙏🖖

avatar Bigdidou | 

@Nesus

Franchement Nesus, je ne te suis pas du tout sur ce coup là.

Ne le prend pas mal, et je t’explique mon point de vue.

A justifier des pratiques délinquantes ou simplement transgressive par le passé, des arguments sociologiques où je ne sais quoi on tombe vite dans le pathos (pas gave), le sophisme (plus embêtant) et, surtout, on ouvre la voie à justifier n’importe quoi (très ennuyeux).
Les auteurs de violences, les collectionneurs d’images pédophile et j’en passe utilisent exactement la même structure de ton argumentaire.

Enfance économiquement pas cool, ok, je comprends : moi je me prenais des baffes tous les jours, sans compter les coup de ceintures, j’ai le droit de justifier quoi, du coup ?

Nous avons tous une part transgressive, plus ou moins développée, et heureusement qu’elle est là. Elle nous défend et nous protège de tas de choses et nous fait avancer. Sans transgression, pas de progrès scientifique, ni social, et on en serait toujours à regarder des peintures rupestre et à écouter pour seule musique des os frappés contre des bouts bois.

Cette part nous fait faire à tous des petits excès de vitesse, des petits larcins, consommer quelques pétards, faire des petites saloperies. Pas bien grave. Ça fait partie du jeu social, c’est compensé par le fait les autres en font autant.
Ces conduites ont des explications, mais des justifications, non. Et là où il y a du pathos, il y a justification.
Sur le plan personnel l’éthique, les valeurs, l’empathie, l’éducation -, l’inhibition sont là pour maintenir nos conduites transgressive dans une limites acceptable.
Pour cela nous nous devons d’identifier ces conduites et de les admettre pour ce qu’elles sont sans tenter de les justifier.
La culpabilité est un bon outil d’évaluation, aussi : chaque fois que je ressens cette émotion, c’est que je suis allé trop loin.
Il nous faut également admettre le contrôle social de nos conduites transgressive : la critique des pairs et celui de la loi en acceptant les sanctions quand on avons dépassé l’acceptabilité sociale de nos conduites.

Aujourd’hui, on prétend vouloir des élites parfaites : zéro transgression. Et quand même manger du homard devient une transgression, le challenge est ardu.
C’est une immense foutaise, et c’est même dangereux, puisque cela conduit soit à des justifications improbables, soit à l’ayatolisme.

Je pirate par moment comme un goret, et je suis ravi que des gens comme toi existent et me permettent de le faire ;)
Je n’en ai aucun besoin : j’ai la chance d’avoir des revenus qui me permettent le superflu, la musique que je pirate, je peux l’écouter sur Spotify ou Qobuz auxquels je suis abonné, et je finis souvent par acheter ce que j’écoute régulièrement.
L’explication est une tendance au collectionnisme, et que ça me déstresse et focalise quand je part en vrille (l’enfance.. ).
Et beaucoup plus prosaïquement que ça me simplifie la vie par rapport à;Qobuz sur mon testeur audiophile ;)

Et oui, c’est pas bien, c’est moche.
Ca force sûrement les artistes que je pirate à transgresser en volant du jambon pour nourrir leurs enfant, à oublier de déclarer quelques sources de revenus ou à faire passer leur cocaine en frais professionnels.
Peut être que quelqu’un leur fera la leçon, peut-être qu’ils seront à leur tour punis, mais jamais je ne leur lancerai la pierre (tant
C’est mon côté psychopathe et j’aurai bien mérité l’amende de 1500 euros si je me fais chopper :D

Après, si ton message est politique, les conditions de l’accès à la culture (j’aurai moi même beaucoup à en dire), c’est autre chose, mais dans ce cas, peut-être mieux vaut-il ne pas le perdre dans de l’émotionnel et du pathos (sans aucune connotation négative de ma part) personnel.

Je n’ai pas la vérité, hein. Juste un point de vue.

avatar YetOneOtherGit | 

@Bigdidou

"Après, si ton message est politique, les conditions de l’accès à la culture (j’aurai moi même beaucoup à en dire), c’est autre chose, mais dans ce cas, peut-être mieux vaut-il ne pas le perdre dans de l’émotionnel et du pathos (sans aucune connotation négative de ma part) personnel."

Je l’ai pris comme tel avec les maladresse et le pathos que tu y trouves.

Par contre, comme je le disais, il y a au moins dans ses propos une forme de respect pour la valeur des œuvres de l’esprit qui est rassurante.

Bref quelqu’un dont je ne partage pas les vues, mais avec qui un dialogue semble positif, ça devient rare 😉

avatar YetOneOtherGit | 

@Bigdidou

"Aujourd’hui, on prétend vouloir des élites parfaites : zéro transgression. "

Un des délires de l’époque effectivement.

Et on a aussi ça dans le rapport aux arts ce qui est affligeant.

Un artiste n’a pas à être « quelqu’un de bien » pas plus qu’un dirigeant.

Winston Churchill était alcoolique, dépressif, misogyne, raciste, élitiste, méprisant, belliciste... il n’en a pas moins fortement contribué à vaincre une des plus grande ignominie de l’histoire de l’humanité.

avatar Nesus | 

@Bigdidou

Je comprends, mais je ne me justifie pas, j’explique ce que fut ma démarche, je n’ai absolument pas besoin qu’elle soit approuvée. Comme disait mon grand père : notre seul juge est dieu. Et moi, Dieu je n’y ai jamais cru.

Tout est politique.

Je ne juge pas les gens qui téléchargent illégalement, je trouve même anormal qu’on ne puisse pas essayer une œuvre. Nous avons le droit de ramener une machine à laver qui ne nous convient pas, mais pas un livre ou une film ?
D’ailleurs, j’en reviens à ce que je disais, un téléchargement ne vaut pas un achat.
Je reste et je resterai pour le partage, je prête encore beaucoup de livres et films pour faire découvrir, j’ai juste arrêté que ce soit visible par 120 000 personnes.

Par contre, mon point de vue change forcément, vu que j’ai largement de quoi payer mes envies et que je reconnais à chacun le droit d’être rémunéré pour son travail. Juste ne ne prendrais pas autant de temps que j’en ai pris pour administrer un site de partage (j’y passais bien 4h/jour). Ce que je m’applique ne vaut pas modèle, ni critique.
Je comprends aussi qu’on ne trouve pas légitime de consacrer une grosse partie de son budget (500€ pour un étudiant ou un gars qui fait des petit boulot, c’est beaucoup) à la culture. C’est juste que perso, j’ai toujours idéalisé cet aspect de la société et que j’estime que c’est là que je dois mettre la plus grosse partie de mes revenus disponibles. Toutefois, il faut quand même prendre conscience qu’aujourd’hui c’est possible alors que quand j’étais jeune, ça ne l’était pas. Quand il y a des progrès, il faut les souligner.
Et il faut bien voir qu’hadopi n’a rien à voir avec ça.

Franchement, aujourd’hui vu le nombre de patreon, ulule et compagnie, aucun artiste, qui est apprécié, ne peut dire qu’il ne trouve pas de revenus.

avatar pagaupa | 

@Nesus

« D’ailleurs, j’en reviens à ce que je disais, un téléchargement ne vaut pas un achat.
Je reste et je resterai pour le partage, je prête encore beaucoup de livres et films pour faire découvrir, j’ai juste arrêté que ce soit visible par 120 000 personnes. »
Et pour ma part je grave des cd pour mon entourage 😜
Vive la copie! Vive le partage!

avatar Bigdidou | 

@pagaupa

« Vive la copie! Vive le partage! »

Vive les squats, fuck les proprios.

Oups.

avatar pagaupa | 

@Bigdidou

« Vive les squats, fuck les proprios. »
Mdr... dans tes rêves !

avatar fte | 

@Bigdidou

Merci aussi.

avatar fte | 

@Nesus

Merci.

avatar byte_order | 

@YetOneOtherGit

> on ne fait pas ce que l’on veut d’une œuvre de l’esprit

Certes

> et on n’a pas le droit de la voler

Le téléchargement illégal est juridiquement de la contrefaçon, le propriétaire légitime de l'original n'étant pas dépossédé. Cela fait plusieurs fois qu'on vous lit dire que c'est du vol alors que ce n'est pas le cas.

Tout comme les contrefaçons de sacs Vuitton ne sont pas des sacs volés à Vuitton...
La nuance, c'est que contrairement aux faux sacs Vuitton, les contrefaçons numériques sont en général de qualité égale à l'original, voir parfois même meilleures (par exemple, absence des pubs et autres messages "FBI" que seuls les non-pirates voient, un comble !).

> ou d’en tirer profits au dépend de ses ayants droits

Assez ironiquement, il est fort probablement qu'il y ait aujourd'hui plus de gens qui tirent effectivement un profit, au sens rémunération du terme, via des plateformes de téléchargement ou streaming illégales qu'à l'époque ou l'immense majorité du téléchargement illégal était le fait de l'internaute lambda qui repartageait de facto via le P2P.

Ah, au passage, la taxe de mes cartes SD que j'utilise pour mes appareils photo qui sont portant absolument incapables de lire ni des fichiers audio ni des fichiers vidéos, ça, là, c'est moi qui suis volé par les ayants droits... Et là c'est pas de la contrefaçon, hein : l'argent de la "taxe" n'est plus en ma possession.

avatar YetOneOtherGit | 

@byte_order

"Assez ironiquement, il est fort probablement qu'il y ait aujourd'hui plus de gens qui tirent effectivement un profit, au sens rémunération du terme, via des plateformes de téléchargement ou streaming illégales qu'à l'époque ou l'immense majorité du téléchargement illégal était le fait de l'internaute lambda qui repartageait de facto via le P2P."

On peut difficilement mettre cela sur le dos d’Hadopi le phénomène étant loin d’être franco-français

avatar Bigdidou | 

Et bien, et bien, quel fil !

Bon, ça tombe bien
https://youtu.be/MdUTMRAhcsA

avatar Reblochon | 

« Depuis 2009, l'organisation a fait parvenir 12,7 millions d'avertissements aux internautes indélicats, dont 830 000 en 2019. Dans 70% des cas, aucune réitération des faits n'a été constaté après un premier avertissement. »

Pour essayer de mettre en perspective l’impact financier d’Hadopi que pensez-vous du chiffrage suivant : Sachant qu’une amende est de 1500€ max, si Hadopi avait pour seul but de rapporter de l’argent, elle pèse donc au minimum 12,7 millions x 70% x 1500 = 13,3 milliards d’euros sur 10 ans.

Non ?

avatar byte_order | 

@Reblochon

Non. Car l'amende n'est pas dûe dès le premier avertissement.

Et si l'HADOP avait adopté une stratégie visant à pénaliser de 1500 euros dès le premier constat, vous ne pouvez pas faire comme si les internautes n'auraient pas plus radicalement changer leur habitude. Dans un environnement systémique, votre raisonnement ne tient pas debout : le montant de l'amende et le risque réel de s'en prendre une influence directement le comportement des gens susceptibles d'en être redevables.

Global, donc, non.

avatar Chris_974 | 

Est ce que quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi Hadopi ne vient pas chasser les fraudeurs sur les sites comme Extrême Download ou autres tout comme sur les sites d’hebergeurs 1Fichier, Uptobox etc.
Ce serait plus facile pour faire descendre les chiffres du téléchargement illégal.

avatar Nesus | 

@Chris_974

Tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas le faire. C’est à la gendarmerie de faire ça et c’est très compliqué. Il suffit que le serveur soit basé hors Europe, l’idéal est en Russie et alors les possibilités d’arrêter le site est quasi impossible. Regardez pour un gros site comme zone téléchargement, c’est 5 ans d’enquête et le site n’a même pas été fermé un mois. Ils ont attrapé un des administrateurs parce qu’il s’est lui même dénoncé à une mauvaise personne. Sinon, ils le chercheraient toujours...
Au passage, ouvrir un site en Russie, c’est une dizaine de clics et ça demande de lire l’anglais ou une mauvaise traduction du russe avec Google translate. Bref, rien de compliqué.

Quant à 1fichier et autres, ils ne sont pas responsables de ce que tu mets sur leur plateforme. Si un contenu te gènes, tu peux le faire supprimer. Fin de l’histoire. Et oui, c’est totalement inutile puisque dans les 5 minutes qui suivent un autre lien peut-être généré. C’est juste l’histoire d’un upload de plus. Au passage c’est devenu le travail d’hadopi. Parce qu’au début, c’était les majore qui le faisait, mais ça voulait dire un employé dédié à cela. Trop cher, maintenant c’est hadopi qui fait les demandes et comme c’est un travail de titan, quasi personne ne fait plus rien. Ce qui de toutes façons n’a plus d’intérêt aujourd’hui puisque le volume du piratage est devenu insignifiant et que le modèle économique se moque du piratage.

avatar Chris_974 | 

@Nesus

Merci Nesus pour ta réponse.
Cela montre que le DL via les hébergeurs a encore un très bon avenir devant lui.
Ceci pour le bon plaisir de ceux qui ne peuvent se permettre de mettre quelques euros supplémentaires par mois pour du streaming légal pour des films séries TV et autres musiques.
Bonne journée à toutes et tous.

avatar Japib | 

@Chris_974

Edit; j'avais pas vu la réponse précedente

avatar Bigdidou | 

Bref, Hadopi, maousse budget, mais résultats touti rikiki.

avatar corben | 

Bon un organisme public qui dépense beaucoup mais qui n’a pas de résultat... ça résume à peu près 99% des cas en France
Du coup faut pas s’étonner que la dette ne cesse de se creuser...
Les contribuables serrent la ceinture mais l’administration continue à financer des entités qui ne servent à rien

avatar Paquito06 | 

J’en remets une couche, parce que, pourquoi pas. Voila ce qu’on peut faite avec ce qu’a couté Hadopi:

Coronavirus : Macron annonce une enveloppe de l’Etat de 80 millions d’euros pour des primes aux auxiliaires de vie à domicile.

On nem ou on nem pas 🤷🏼‍♂️

avatar pagaupa | 

.

avatar Steve Molle | 

Les deux suceurs de Castaner s’en donnent à cœur joie....de leur petit studio parisien crasseux de no-life.

avatar pagaupa | 

@Steve Molle

Oh castaner c’est fini! C’est l’autre mollusque de Castex qu’il faut sucer maintenant! 😜 nettement moins bandant! 😂

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