Abonnements : Apple répond à la presse

Christophe Laporte |

Apple vient d’annoncer qu’elle mettait à disposition des éditeurs de contenu un système d’abonnement pour leurs applications. Le système sera similaire à celui inauguré par le Daily.

Un éditeur pourra proposer des formules hebdomadaires, mensuelles, bimensuelles, trimestrielles, semestrielles ou annuelles. Les utilisateurs pourront gérer par la suite leur abonnement depuis leur compte App Store.

Dans le communiqué de presse, Steve Jobs détaille le contrat proposé aux producteurs de contenus. Un éditeur peut proposer un abonnement payant ou gratuit en dehors de son application iOS, accessible sur son site web. Dans ce cas, Apple n'est pas dans la boucle et ne perçoit rien, ni argent ni informations sur le lecteur. Les fournisseurs devront alors intégrer à l'application leur propre système d'identification de leurs abonnés lorsqu'ils ont besoin de s'identifier et recevoir les contenus. Les éditeurs ne devront plus mettre non plus de liens dans leurs applications, menant à leurs offres d'abonnement sur leurs site.

cover-ipad

Cependant, Apple impose que dans ce cas de figure - où l'éditeur fait une offre en dehors de l'application - qu'elle soit aussi proposée à l'identique dans l'application. Soit au même tarif, soit à un tarif inférieur, c'est à la discrétion de l'éditeur. Des clients pouvant préférer s'abonner depuis l'application en utilisant le système d'Apple. Dans ce cas seulement Apple percevra ses 30%

Par ailleurs, Apple accorde une grande importance à la vie privée de ses clients. Lorsque vous serez sur le point de vous abonner, il vous sera demandé si vous autorisez Apple à fournir certaines informations à un éditeur : nom, adresse email et code postal.

Avec cette formule, la marque à la pomme espère contenter tout le monde. Apple n’a pas indiqué précisément quand cette offre sera effectivement lancée. C’est sans doute une question de jours ou de semaines, le Daily va commencer à collecter les abonnements dès la fin du mois (lire : iOS 4.3 d’ici le 28 février ?).

avatar denisbook | 
heu.. ben n'allez pas sur ces sites. Au fait, je fais partie de la main mises des usines de l'information franc-maçonnique des partis politiques impérialistes communistes de Mars, et je vous pourchasse.
avatar tipablo | 
Aaaaah, un conspirationniste Illuminati de la Pomme Dorée.
avatar wbensalah | 
Honnêtement si un utilisateur a le choix entre centraliser ses abos ou avoir des abos un peu partout de manière disparate je crois que le choix est vite fait. Autant je trouve très bien le fait qu'apple autorise aux éditeurs de proposer l'abo sur leur site très bien, autant je trouve déplorable le fait qu'ils oblige a avoir une offre équivalente dans leur système.
avatar tigre2010 | 
@ tidjegwada : Pour ne pas être discrédité tout simplement. Si sur le site web est moins cher, ce serait dommage pour le système Apple.
avatar PtitRital67 | 
pour tout ceux qui comme moi font le stock de carte iTunes à -50% ce sera forcément moins cher l'abonnement! et avec ce système tout le monde est content non?
avatar Homer Simpson | 
En quoi est "déplorable" ?
avatar Oh la belle Pomme | 
"Autant je trouve très bien le fait qu'apple autorise aux éditeurs de proposer l'abo sur leur site " Oo
avatar simon | 
J'aime cette partie : "Les éditeurs ne devront plus mettre non plus de liens dans leurs applications, menant à leurs offres d'abonnement sur leurs site." L'éditeur ne peut même pas faire sa propre promotion sur son appli ?
avatar Oh la belle Pomme | 
+100 (au moins)
avatar Amine49 | 
@youpla77, non, seulement celle d'apple
avatar Oh la belle Pomme | 
"Les éditeurs ne devront plus mettre non plus de liens dans leurs applications, menant à leurs offres d'abonnement sur leurs site." On a dû mal comprendre.
avatar DoudouOSX | 
@ tidjegwada : Si Apple autorise l'abonnement uniquement hors de l'AppStore, que se passera-t-il? Tous les éditeurs opterons pour cette solution pour éviter de verser les 30% à Apple et proposeront l'application gratuite. Et ça veut dire quoi? Que les éditeurs profitent de la plateforme iOS et de l'infrastructure de l'AppStore (vitrine, mises à jour) sans que Apple ne touche quoi que ce soit: tous les frais pour eux et tous les bénéfices pour les éditeurs. C'est ça qui te semblerait juste?
avatar agerber | 
en gros un de tes clients t'impose de faire le meme prix qu'avec un autre client. Enfin en quoi apple est dans la boucle si on traite directement avec l'editeur ? Trois , pourquoi un éditeur ne pourrait pas vendre un journal moins cher , amputé de 30% des marges d'apple, puisque ce dernier n'est pas dans la boucle ?
avatar Amine49 | 
@majipoor, tu oublies quand même de préciser qu'Apple s'est déja bien goinfré sur ton dos en te vendant un iPhone ou iPad. Accepterais tu que Renault te vende un véhicule et t'impose ensuite d'acheter le carburant chez Total ? non, hein ? et pourtant tu trouves ça normal et évident quand c'est Apple
avatar Caribours | 
Arrêtons le délire je ne vois vraiment pas le soucis. Les éditeurs peuvent faire leur pub sur leur site web et vendre des abos. Perso je préfère tout payer avec iTunes. Et n'oublions pas que c'est du pur incremental pour les journaux. De toute façon ils peuvent faire des trucs superbes en HTML 5 sans payer un centime à Apple et en plus en étant universel pour toutes les tablettes.
avatar arekusandoro | 
Mais pourquoi personne ne fait de cas de ce communiquer de presse? On y voit Steve Jobs commenter le système d'abonnement. youhou, Steve Jobs est de retour??
avatar wbensalah | 
@ majipoor ce que je trouve abusif de la part d'Apple ce n'est pas d'obliger la possibilité d'abonnement via le système d'Apple ce que je trouve logique mais bien l'obligation de vendre l'abonnement au même tarif que sur leur site sachant qu'apple prend 30% au passage. Moi j'appelle ça du racket. Une clause faisant en sorte que les écarts entre les deux types d'abonnement soit inférieure a 30% me parait bcp plus juste.
avatar agerber | 
En gros , apple impose a son fournisseur que ce dernier ne puisse vendre moins cher ailleurs.. Heureusement que dans le vrai commerce, il n'y a pas de tels pratiques :p. Bref, que les éditeurs s'entendent et créent une plateforme européenne et apple reprendra ces désidératas hégémoniques sous le bras....C'est la meilleure chose qui puisse arriver
avatar Homer Simpson | 
Il faut lire l'article en entier avant de répondre. Tu as visiblement zappé cette partie, la dernière phrase en particulier : « Cependant, Apple impose que dans ce cas de figure - où l'éditeur fait une offre en dehors de l'application - qu'elle soit aussi proposée à l'identique dans l'application. Soit au même tarif, soit à un tarif inférieur, c'est à la discrétion de l'éditeur » Edit : La phrase me paraît ambigue quant à savoir lequel des deux tarifs peut être inférieur. Je vais de ce pas lire l'article original... Edit 2 : Au temps pour moi. Il semblerait que c'est bien le tarif AppStore qui doit être inférieur ou égal à celui hors AppStore. Ce qui se comprend : Si Apple permettait que ce soit plus cher sur l'AppStore, l'intérêt de celui-ci serait fortement diminué pour le client final.
avatar chmgd | 
Grosso modo, si je comprends bien, l'utilisateur aura le choix de centraliser ses abonnements ou d'y aller plus éclaté. Très bien non? Quant aux questions financières, n'oublions pas qu'Apple n'est pas une entreprise philanthropique... pas plus que les entreprises de Presse : )
avatar agerber | 
marc_os : Une petite question : Comment expliquer qu'un de tes clients puisse t'imposer un prix de vente envers un autre de tes clients ? Dans ce cas là tous les magasins en france aurait un prix unique sur chaque produit afin que tous les magasins soient égaux ? C'est une conception assez curieuse du commerce, du libre échange, et de la fixation du prix. Si ce n'est pas de l'abus de position dominante et anti concurentielle, ce genre de pratique, on se demande ce que c'est.. Le client final lui, une chose est certaine, est le perdant.
avatar chmgd | 
Le "client final" a le choix. À moins que le journal, revue..., souhaite exclusivement faire affaire avec iTunes.
avatar titistardust | 
Je trouve que cette proposition est correcte pour les 3 parties, Apple, la presse et l'utilisateur. Imposer une limite maximale au prix de l'abonnement via AppStore permet à cette solution d'être viable et de privilégier l'utilisateur. Viable parce que sinon on peut se retrouver avec des tarifs prohibitifs, ce qui désavantage Apple. Intéressant pour l'utilisateur car son choix de rester sur l'App Store ne lui coûtera pas plus cher. Et peut être un peu moins qu'à l'extérieur. Après j'apprécie le soucis au niveau du traitement des données personnelles.
avatar winstonsmith | 
Si j'étais à la direction d'un journal, je ferais la chose suivante : l'abonnement in-app est au même prix que l'abonnement via le site, mais ce dernier donne accès à du contenu supplémentaire sur le site. Ça me parait possible.
avatar Oh la belle Pomme | 
Si j'étais à la direction d'une entreprise je réfléchirais à deux fois avant de choisir ce genre de fournisseurs. Demain ce sera quoi ? iAd obligatoire comme régie publicitaire (sinon, je te vire à coups de pompe) ?
avatar Amine49 | 
imposer une solution d'abonnement Apple au même prix (ou moins cher) que la solution externe est complètement abusif, alors que l'intérêt était justement de proposer une offre moins chère. ça semble même carrément illégal, en Europe en tout cas
avatar Oh la belle Pomme | 
Ca peut finir par couter cher d'être partout, si les "photocopieuses" se mettent en route ! - Vous êtes sur Apple : -30% - Vous venez chez Microsoft : -30% - Un petit tour chez Google ? : -30% Mouarf !
avatar agerber | 
C'est la loi du commerce, de la concurrence cela permet en autres que certaines sociétés n'abusent pas de leur position dominante.. Pourquoi le journal le monde se verrait interdire de vendre moins chere sur une plateforme autre qu'apple, car présent sur le store apple ? Ce sont des pratiques commerciales assez douteuses., à l'encontre de la liberté des prix et de la concurrence. Qu'apple prenne ses 30 % quand on passe par lui ok ! Qu'il exige qu'un magasin ne puisse vendre moins chere que lui, cela depasse certaines limites..
avatar guillaumeg | 
En gros quand il n'y a pas le choix apple est hégémonique et fermé. Quand Apple laisse le choix c'est de l'escroquerie mais c'est ouvert. Les clients de ce type de service n'ont cas faire jouer la concurrence au lieu de cliquer pour un achat in AppStore. Ça s'appelle le capitalisme.
avatar Oh la belle Pomme | 
Tu parles d'un choix ! "Vous pouvez vendre VOS parutions sur VOS sites mais sans en parler dans VOS applications et sans être libre sur VOS tarifs..." enfin si, "maintenant que vous avez bien investi sur NOTRE plateforme vous restez libre de partir".
avatar Florian1293 | 
pour l'instant on débat bcp sur les conditions que propose et impose Apple pour ces abonnements, en particulier pour la limite supérieure imposée de prix et la commission de 30% qu'elle prend, mais aujourd'hui je n'ai vu aucun article sur ce que ça coûterai à chaque éditeur de gérer lui-même son hébergement, le déploiement et la distribution des abonnements. bref, si quelqu'un a un lien vers une étude de la RENTABILITE du système d'abonnement, à pondérer par la visibilité, et l'efficacité des achats InApp un exemplaire de journal a un probablement un seuil de rentabilité lié à un nombre mini de numéro vendu. ce seuil est peut-être + haut si Apple prend 30%. mais avec la visibilité et la simplicité qu'Apple propose, un volume de vente + important compenserait-il pas le réhaussement de ce seuil? après, c'est sur, on peut penser qu'Apple profite largement de sa position de leader de l'AppStore. bien qu'iOS ne représente peut-être que 2 ou 3% du trafic Web Mondial....
avatar Miniwilly | 
Au regard des lois françaises (et communautaires ???), ce type de clauses me semblent clairement déséquilibrées pour ne pas dire abusives. Qu'on ne vienne pas me dire que Apple n'essaye pas de profiter d'une situation de faiblesse d'une industrie dont le modèle économique est à bout de souffle. De mon point de vue cet "assouplissement" est d'un cynisme rarement vu et cela m'étonnerait que les éditeurs ne voient pas cela comme une provocation de la part de Apple. Comment peut t-on faire des produits aussi bon et se comporter ainsi. Sincèrement, je trouve ces pratiques complètement intolérables. Et ce n'est pas comme si Apple était aux abois et avait un besoin vital de ce contrôle absolu. Cela confirme tout le mal que je pense du système des iDevices (Pas des iDevice eux même hein !!! Mais du système qui va autour.) et me conforte dans les choix que j'ai pu faire jusqu'à maintenant. En espérant que Apple ne prenne pas cette voie pour ce qui est de l'informatique personnelle / professionnelle, car se serait sans moi. En tout cas cela m'amène sincèrement à me poser la question de savoir si je veux continuer à refiler mon blé durement gagné à une boite qui se comporte ainsi. Cela heurte assez profondément un certains nombre de valeurs qui sont les miennes.
avatar titistardust | 
Je suis utilisateur, je prend l'abonnement par l'AppStore (parce que c'est plus pratique et/ou parce que je ne souhaite pas donner accès à mes données au fournisseur de presse) : j'ai le droit à une offre de contenu identique à celle des abonnés passant par le système de l'éditeur et ce pour un prix identique ou bien moindre. En ne mettant pas ces restrictions, les éditeurs par le jeu d'offre au prix ou bien au contenu différents obligerait ainsi l'utilisateur à passer par leur système d'achats en donnant accès au passage à des données personnelles. Je suis éditeur, je sors une application, j'en fais la promo de mon côté en expliquant comme s'abonner au contenu via mon système. Tout l'avantage est pour moi : plein d'informations sur client et je ne file rien à Apple (mais à d'autres). En butinant dans l'AppStore, un client découvre mon application et s'abonne via l'AppStore. Un nouveau client et des sous qui rentrent. Si quelqu'un a une solution géniale qui ménage les intérêts des 3 parties, qu'il l'expose. Celle-ci semble être un bon compromis qui ne lèse pas le client final.
avatar Oh la belle Pomme | 
"Tout l'avantage est pour moi : plein d'informations sur client et je ne file rien à Apple (mais à d'autres)." Je ne sais pas dans quoi tu travailles mais je doute que ta société revende les données de ses clients. Si c'est le cas, c'est bien dommage. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Concernant le client, c'est certain (+1), beaucoup plus simple que de ne passer que par Apple.
avatar titistardust | 
@ bugman : Pourquoi la presse tient tant à disposer d'informations sur ses utilisateurs si ce n'est pour les exploiter pour cibler la publicité par exemple ?
avatar Oh la belle Pomme | 
Il me semble logique que la presse connaissent ses lecteurs (stats) pour leurs proposer un contenu éditorial de qualité. Pour la pub c'est un peu pareil... pas vu de pubs Tampax Tefal ou Mamie Nova sur MacG perso, ils ciblent aussi. Si je vendais de la choucroute, je n'irais pas chez Le Figaro et si je vendais de la BMW, chez Cuisine Actuelle. Apres, il est appréciable de rester anonyme, je ne dis pas le contraire.
avatar Oh la belle Pomme | 
"Finalement, concernant la règle de non-publicité, vu que c'est le mêmes prix, je ne vois pas vraiment l'interêt" Heu... 30% ? "Maintenant, je suis un des premiers à trouver que les tablettes devraient avoir la mêmes libertés que les mac. cad possibilité de contourner le store pour tout ce qui est vente, ..." Sur Mac, la tendance s'inverse... Tous sur le store, les boutiques "maison", on oubli (pas pour tous, mais c'est la tendance actuelle).
avatar Mousse72 | 
Le risque s'ils se sentent lésés, c'est que les medias papier - qui avaient vu Apple et sa tablette comme le sauveur ! - risquent de se faire plus discret sur la sortie des nouveaux produits Apple... Et de faire la part nettement plus belle à Android et WebOS.... A suivre ces prochains mois....
avatar hogs | 
Ce que vous semblez tous oublier, c'est qu'Apple est sur son store et fait ce qu'elle veut. Si ses fournisseurs n'acceptent pas les conditions, ils vont vendre ailleurs. Celui des deux qui a le plus à y perdre se pliera aux conditions de l'autre. C'est pareil dans n'importe quel magasin, plus particulièrement en grande distri, mais là les râleurs sont moins nombreux.

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