Test de l’iPhone 11 Pro : un appareil photo qui téléphone

Anthony Nelzin-Santos |

Qu’est-ce qu’un « pro » ? Vous avez deux heures.

Maintenant que vous avez mis vos idées en ordre, estimez-vous que l’iPhone 11 Pro a « tout d’un pro » ? Ou que l’iPhone 11 ne « mérite » pas, pour citer Apple, « l’appellation Pro » ? Ou bien pensez-vous que le mot « pro » ne veut plus rien dire depuis longtemps, mais qu’il possède au moins l’intérêt d’être compris des clients des MacBook et des iPad, et de poser moins de problèmes de prononciation que « XR » et « XS » ?

À vrai dire, ce nouvel iPhone aurait pu s’appeler « iCamera ». Oui, il possède « le verre le plus résistant » du marché. Oui, sa puce A13 Bionic est 20 % plus puissante tout en étant 30 % moins gourmande. Oui, il est capable de se connecter aux réseaux Wi-Fi 6 et 4G LTE Gigabit les plus rapides. Oui, son écran Super Retina XDR peut atteindre 1 200 nits de luminance. Oui, le modèle « vert minuit » aux reflets changeants est particulièrement élégant.

Mais ces aspects sont — presque — des détails. Menée par son « photographe en chef » Phil Schiller, Apple a consacré près d’un quart d’heure de son special event au système photographique de l’iPhone 11 Pro, allant jusqu’à s’enorgueillir d’avoir conçu une police spécifique pour la nouvelle application Appareil photo1 ! L’objectif très grand-angle, le mode nuit, les slofies même, sont des arguments commerciaux de premier plan.

Un appareil photo avant tout

Il y a quelques années, on achetait des téléphones qui prenaient des photos. Maintenant, on achète des appareils photo qui téléphonent (rarement). Il y a quelques années, Apple planquait l’appareil photo dans un coin, et tentait de camoufler l’inévitable bosse. Maintenant, elle met les trois capteurs sur un piédestal, au point — sacrilège ! — de reléguer la pomme un peu plus bas.

Comme pour souligner leur importance, elle les entoure de verre brillant et d’acier poli, qui reflètent d’autant plus la lumière que le reste du dos est mat. Les appareils photo définissent maintenant l’iPhone, comme le bouton d’accueil le faisait autrefois. L’objectif grand-angle prend place au-dessus du téléobjectif2. Le très grand-angle est déporté vers la droite, entre le flash (en haut) et l’un des trois microphones (en bas).

Les trois appareils de l’iPhone 11 Pro, comparés aux deux appareils de l’iPhone 11.

Alors que ses concurrents mélangent allègrement optiques et capteurs, Apple utilise uniquement des capteurs de 12 Mpx, appariés à l’usine pour limiter les variations colorimétriques. Cela étant dit, ces capteurs ne sont pas strictement identiques, et les trois appareils ne se valent pas :

  • le grand-angle chapeaute un « grand » capteur de 1/2,55", dont chaque photosite mesurant 1,4 micron est flanqué d’un focus pixel3, pour un autofocus plus rapide et plus précis. L’optique à six éléments, d’une distance focale de 4,25 mm (équivalent 26 mm), est stabilisée. L’ouverture atteint ƒ/1,8.
  • le téléobjectif conserve son capteur de 1/3,4", dont les photosites ne dépassent pas le micron. L’optique à six éléments, d’une distance focale de 6 mm (équivalent 52 mm), est stabilisée. L’ouverture progresse cette année, pour atteindre ƒ/2,0.
  • l’objectif très grand-angle ne possède que cinq éléments, n’ouvre qu’à ƒ/2,4, et n’est pas stabilisé. Comme sa focale de 1,54 mm est considérée comme un équivalent 14 mm dans les métadonnées des images, son capteur ne dépasse probablement pas 1/4".

Autrement dit : l’appareil très grand-angle est le plus mal doté des trois, et le grand-angle reste l’appareil principal. Vous ne comprenez pas ? Cela devrait être plus clair avec quelques images.

Une photo prise en fin de journée sous un ciel voilé, le point effectué sur la table, d’abord avec le grand-angle. Si vous avez un iPhone récent, vous remarquerez que les textures n’ont jamais été aussi bien définies et les forts contrastes dans les frondaisons n’ont jamais été aussi bien encaissés, mais vous ne devriez pas être impressionné outre mesure. (Cliquez sur cette image, comme les suivantes, pour agrandir.)
La même, avec le téléobjectif. Le piqué diminue dans les coins de l’image, les textures sont moins bien définies, mais le résultat reste très appréciable. Si l’iPhone 11 possède les mêmes appareils très grand-angle et grand-angle, cet angle de vue est unique à l’iPhone 11 Pro.
Enfin avec le très grand-angle. Le piqué s’effondre, des pans entiers de l’image sont à la limite du flou, les textures sont aplaties. Le contraste entre les feuilles et le ciel provoque de fortes aberrations chromatiques.

Ces résultats ne sont pas étonnants : nous n’attendions pas qu’un objectif capable de capter un champ de 120°, avec une formule optique relativement simple, et un tirage de quelques millimètres, fasse des merveilles. Certains concurrents comme Samsung font un peu mieux, les autres font bien pire. La parade aurait consisté à conserver uniquement la partie centrale de l’image, et sacrifier la partie périphérique la moins détaillée, mais le cadre aurait alors été resserré.

Or le très grand-angle ouvre de grandes possibilités créatives. Nul doute que les perspectives allongées et les portraits atypiques envahiront Instagram, jusqu’à ce que tout le monde ait copié tout le monde, et que la nausée soit plus forte que l’inspiration. Mais en attendant, vous auriez tort de vous priver, comme le montrent ces quelques exemples :

Un salon dans une impasse, on ne voit pas ça tous les jours. Une composition assez convenue, prise à hauteur de hanche (et donc penchée, mais toutes les photos de cet article sortent directement de l’application Photos), avec le grand-angle.
Une composition similaire, avec le très grand-angle, après avoir avancé d’une demi-douzaine de pas. La perspective du tapis est allongée, et le mur semble beaucoup plus loin qu’il ne l’est en réalité. Le piqué est nettement moins bon (la boite au premier plan, notamment, souffre énormément), mais le jeu peut valoir la chandelle.
Un « selfie simulé », le genre de composition que vous verrez souvent, à n’en pas douter. Mon collègue Florian pose ses mains sur mes poignets, la perspective est exagérée et son visage parait minuscule.
Une nouvelle scène prise avec le grand-angle. Je suis au bord du caniveau, un chapiteau dressé sur le trottoir m’empêche de reculer.
Le très grand-angle vient à ma rescousse. Si l’on prend garde aux verticales, la manière dont les diagonales semblent plonger est particulièrement impressionnante. Là encore, on perd en piqué, mais la gamme dynamique reste bonne (on voit encore les détails de la porte vitrée malgré le rétroéclairage), et le bruit reste contenu (alors que le soleil se couche et que le ciel est voilé).
Le très grand-angle est un outil précieux dans la panoplie photographique : si l’on peut généralement « zoomer avec les pieds », on ne peut jamais reculer une fois le dos au mur. Cela ne veut pas dire que le téléobjectif est absolument inutile : ici, avec la rue Garibaldi, un boulevard urbain encaissé et roulant, entre moi et le sujet, je n’aurais pas pu zoomer avec les pieds sans prendre le risque de me faire écraser…
Téléobjectif + petit capteur = bonnes aptitudes à la macrophotographie. L’iPhone est encore loin d’un agrandissement 1:1, mais on peut se rapprocher du sujet à quelques centimètres, et obtenir un flou d’arrière-plan naturel (par opposition à celui du mode Portrait, entièrement simulé). Image Cédric Poingt.
Mais seul le très grand-angle permet d’obtenir ce genre de clichés. L’appareil à dix centimètres du sol, les perspectives sont étirées. Avec un cadre vertical, on peut travailler les juxtapositions, ici pour un effet comique. Vous remarquez d’ailleurs qu’en plein jour, le piqué du très grand-angle est très acceptable, et qu’en cadrant bien son sujet, la mollesse des coins n’est plus un problème.
Avec un cadre horizontal, il ne faut pas hésiter à s’accroupir, ou au contraire à lever les bras, pour exagérer les déformations. Les scènes les plus banales sont transformées. Cela étant dit, faites attention à la manière dont vous tenez l’iPhone. Le très grand-angle couvre un champ si large qu’il peut « voir » vos doigts ! Image Florian Innocente.

Vous l’aurez peut-être remarqué : alors que les capteurs sont appariés à l’usine, les couleurs varient légèrement selon l’angle, le grand-angle étant légèrement plus rouge que les deux autres appareils. La différence est mineure, toutefois, alors que les images peuvent varier du tout au tout chez les concurrents. Le très grand-angle n’est pas seulement amusant : il fournit des données pour améliorer la qualité des clichés pris avec le grand-angle, et même rattraper des erreurs de cadrage avec la « capture hors du cadre ».

À droite : la photo telle que je l’ai prise avec le grand-angle. La roue arrière est coupée. À gauche : la photo telle qu’elle est traitée par Photos. La roue réapparait. Remarquez le bouton Auto en haut à droite : Photos a appliqué automatiquement les données capturées « hors du cadre », c’est-à-dire avec le très grand-angle. (Si des propriétaires de vélos Luis Ocaña Sifem sont dans la salle, qu’ils se fassent connaitre.)
Dans l’outil d’édition, on peut « dézoomer » la photo pour reprendre l’intégralité des données hors du cadre. Ce cadrage élargi n’est pas celui du très grand-angle, mais un cadrage intermédiaire, plus resserré, mais aussi mieux défini. (Au passage, notez les outils de redressement de la perspective, inaugurés par iOS 13, d’autant plus utiles avec le très grand-angle.)

Malheureusement, la capture hors du cadre est désactivée par défaut, alors même que la nouvelle application Appareil photo montre ce cadre élargi ! Pour l’activer, rendez-vous dans la rubrique Appareil photo des Réglages. (Vous remarquerez au passage qu’elle est activée par défaut pour les vidéos.) Les données hors du cadre sont supprimées après trente jours si vous n’en faites rien, mais conservées ad vitam æternam si vous modifiez la photo.

Les bandes du viseur laissent apparaitre le cadre élargi, avec le grand-angle comme avec le téléobjectif. Vous pourrez ainsi prévoir l’entrée du sujet ou d’un objet dans le cadre, comme on pouvait le faire avec les boitiers télémétriques, avec d’ailleurs le même problème de parallaxe. Mais cela signifie que vous pourrez parfois être distrait par des éléments à l’extérieur du cadre.
Comme l’objectif très grand-angle est le moins lumineux des trois, et qu’il n’est pas stabilisé, il est désactivé dès que la lumière baisse. Les bandes translucides du viseur deviennent opaques, et les données hors du cadre ne sont plus capturées.

À l’inverse, l’option qui permettait de conserver l’original des photos « Smart HDR » a disparu. L’explication est simple : le système de fusion d’expositions et de mappage tonal dynamique est suffisamment fiable pour être appliqué à l’ensemble des photos. Apple peut ainsi simuler une dynamique largement supérieure aux capacités réelles du capteur. Si bonne, même, qu’elle dépasse parfois celle des capteurs APS-C ou 24x36 des boitiers réflex.

Mais ce système n’est pas parfait : s’il ne gomme plus les imperfections de la peau, il corrige encore trop agressivement l’exposition des visages, et tend à saturer une balance des blancs déjà fort flatteuse (lire : Test de l’appareil photo de l’iPhone XS). Cette extension artificielle de la dynamique promet d’être encore améliorée par Deep Fusion, qui fusionnera neuf expositions à l’échelle du pixel, pour finir de brouiller les frontières entre capacités matérielles et capacités logicielles.

Une image sans grand intérêt photographique, mais qui montre l’intérêt du Smart HDR. Non seulement le mur est parfaitement exposé, mais le ciel aussi.
La même scène prise avec le grand-angle : comme le mur occupe la majeure partie du cadre, le Smart HDR est débrayé, et l’exposition du mur crame complètement le ciel. Les traitements logiciels modifient tant la perception des capacités réelles du capteur qu’il est difficile de continuer à recommander les applications qui permettent d’extraire les données brutes. Les fichiers RAW montrent la qualité réelle du matériel, qui ne cesse de progresser, mais est clairement transfigurée par le logiciel. Ce qui doit expliquer pourquoi il n’est pas (encore ?) possible d’enregistrer les données brutes ou de débrayer l’autofocus de l’appareil très grand-angle.

Tout cela est bel et bon… quand le logiciel fonctionne ! L’application Appareil photo est maintenant censée (dés)activer l’enregistrement des Live Photos quand bon lui semble. En théorie, l’idée est excellente, puisqu’elle permet d’économiser le stockage, en éliminant les vidéos des Live Photos statiques. En pratique, l’implémentation est déficiente, puisqu’elle peut décider de prendre des photos de sujets mouvants, mais de tourner des vidéos de natures mortes… Or comme la définition des clips associés aux photos passe de 980 x 1 308 px à 1 440 x 1 920 px, ce gain de place aurait été bienvenu.

Le mode Portrait est plus convaincant chaque année. Un réglage de l’intensité des effets rejoint celui de l’ouverture simulée. La combinaison des deux permet d’atténuer l’effet des défauts de perception de la profondeur, mais aussi et surtout de multiplier les possibilités. Reste qu’il est temps que le système True Depth passe à l’arrière du téléphone : l’iPhone percevra mieux les volumes, ce qui améliorera la précision du découpage du mode Portrait, mais aussi les mesures utiles à la réalité augmentée.

Un portrait de mon collègue Stéphane. À gauche : le portrait original, avec une ouverture simulée de ƒ/4,5. Le découpage des cheveux n’a jamais été aussi précis. Au centre : le portrait traité avec le nouvel effet « éclairage en hautes valeurs mono » et une plus grande ouverture. Le découpage des cheveux est beaucoup moins convaincant. À droite : l’effet est adouci, et le découpage désactivé (en touchant l’icône Portrait dans l’interface d’édition). Le résultat n’est pas loin d’être parfait, même si le détourage laisse encore à désirer.
Un détail à 100 % de la photo précédente. En mode Portrait, la mise au point est effectuée sur les yeux. La définition est suffisamment bonne, et le bruit suffisamment faible, pour distinguer le photographe dans les yeux du sujet. Le grain de la peau est réaliste, et tant pis pour les rides.

Comme tous les appareils dotés d’un téléobjectif avant lui, l’iPhone 11 Pro prend des portraits avec le plan tête-épaules traditionnel. Mais il peut aussi prendre des portraits avec un plan buste plus large, comme l’iPhone XR et l’iPhone 11. Vous ne pourrez pas utiliser le mode Portrait avec le très grand-angle, mais amusez-vous donc à tirer le portrait4 de vos proches avec la focale de 13 mm, le résultat est souvent amusant.

Malgré son nom, le « mode nuit » n’est pas un mode, mais s’active automatiquement lorsque la lumière vient à manquer. L’icône en forme de lune voilée donne le temps d’exposition prévu, et le viseur s’illumine, au prix d’une latence sensible. Le mode nuit ne peut pas être activé manuellement, mais il peut être débrayé, et surtout ajusté. Lorsqu’il vous propose une exposition d’une seconde, vous pouvez ainsi généralement passer à deux ou trois secondes.

Sans le mode nuit. L’exposition est correcte, mais la scène est plus lumineuse en réalité, comme le suggèrent les sources lumineuses complètement cramées.
Avec le mode nuit. La photo reproduit plus fidèlement l’ambiance de cette soirée. Les ombres sont débouchées, la texture du goudron et des feuilles apparait, le bruit diminue. Les métadonnées ne retranscrivent pas les conditions d’exposition : elles mentionnent une exposition de 1/13", alors qu’elle a duré une bonne seconde.

Au déclenchement, la photographie se révèle progressivement, une interface doublement maline, puisqu’elle montre l’intérêt du mode nuit tout en favorisant l’immobilité du photographe. L’effet est — généralement — subtil : Apple ne transforme pas la nuit en jour, mais débouche les ombres, réduit le bruit, accroit le piqué. Avec un temps d’exposition d’un ou deux secondes, l’iPhone 11 Pro me semble produire des résultats moins artificiels et plus détaillés que ceux fournis par le Pixel 3, mais il faudra probablement attendre la prochaine génération du téléphone de Google pour comparer directement les deux appareils.

Le mode nuit est proposé dès que la luminosité baisse, et n’est donc pas réservé à la nuit noire. Ici en fin de journée, l’iPhone doit déclencher à 1/20", mais l’image est sous-exposée, d’autant que la mesure d’exposition matricielle est faussée par l’écran brillant.
Avec le mode nuit, non seulement l’écran n’est plus cramé, mais le reste de l’image est mieux exposé. Le bruit baisse, puisque l’on passe d’une sensibilité de 1 000 ISO à 500 ISO.
Vous l’aurez compris : si vous avez le temps de jouer avec ses réglages, vous devriez essayer de prendre une photo avec le mode nuit même s’il ne fait pas complètement nuit. Dans cette scène bien éclairée, mais contrastée, le piqué de l’arrière-plan laisse à désirer.
Le mode nuit récupère les détails, abaisse la sensibilité de 500 à 400 ISO, réduit le halo de la source lumineuse à l’arrière-plan et améliore le contraste sur l’abat-jour au premier plan.
Mais décidez au cas par cas. Le mode nuit fonctionne particulièrement mal sur les sujets mouvants, et peut poser des problèmes dans les situations très contrastées, comme dans cet exemple.
Le mode nuit accentue les détails et améliore la lisibilité des plans… sauf dans les zones éclairées, complètement cramées. Images Florian Innocente.

Avec un temps d’exposition de trois à cinq secondes, proposé quand le crépuscule est devenu la nuit, il est plus difficile d’obtenir des clichés parfaitement nets. Dans ce cas, les algorithmes de Google me semblent mieux compenser le voile verdâtre jeté par l’éclairage urbain, et mieux préserver les détails. Il faut parfois prendre la main sur les réglages, et baisser le temps d’exposition à deux secondes, pour obtenir une image certes moins lumineuse, mais plus fidèle et mieux définie.

Le mode nuit n’élimine pas le flash — celui de l’iPhone 11 Pro est (un peu) plus puissant que celui de l’iPhone XS. Le résultat n’est pas particulièrement plaisant, mais la sensibilité ne dépasse pas 200 ISO, et le piqué semble préservé.
Le mode nuit révèle toutefois la texture du mur. La sensibilité monte à 640 ISO, et les ombres fourmillent, notamment autour des grilles. Mais le plafond est visible, et la chaleur de l’éclairage d’ambiance préservée. Images Cédric Poingt.

De fait, le mode nuit est loin d’être exempt de défauts. Il a tendance à éclaircir les ciels nocturnes au-delà du raisonnable, et peut s’entêter à vouloir exposer pendant cinq secondes quand deux suffiraient à offrir un résultat plaisant. Surtout, il augmente la fréquence d’apparition d’aberrations optiques disgracieuses, ce flare provoqué par la présence de fortes sources lumineuses.

Une photo classique du pont Raymond-Barre (un photographe amateur se préparait d’ailleurs à prendre la même scène, et m’a vu débarquer tout penaud avec mon iPhone 11 Pro, alors qu’il était en train de lester le trépied sur lequel il avait fixé son gros boitier réflex). Le ciel, et surtout la rive opposée, sont désespérément noirs. En zoomant, on devine la présence d’une aberration optique, un reflet du pont causé par l’angle d’incidence des rayons lumineux avec les lentilles de l’optique. (Je ne suis pas certain que le gros caillou de mon compagnon de photos aurait souffert du même défaut.)
Le mode nuit révèle la berge, mais relève un peu trop l’exposition du ciel. Surtout, il aggrave l’aberration optique, au point de rendre le cliché inexploitable.
Le phénomène est relativement rare, et les aberrations généralement circonscrites. Mais il balafre parfois la photo, comme dans ce cas, avec une exposition de cinq secondes beaucoup trop longue.

Lorsque l’iPhone 11 Pro est parfaitement immobile sur un trépied, la durée d’exposition peut dépasser huit secondes, et même atteindre jusqu’à 28 secondes. Le logiciel ne cherche plus à prévenir le flou de bougé : les phares dessinent des trainées lumineuses, les nuages défilent à toute vitesse, l’eau court comme de la soie. Les étoiles apparaissent dans le ciel… sauf en ville, où la pollution lumineuse restreint la durée d’exposition maximale, et fausse la balance des blancs.

Les frontières entre capacités matérielles et capacités logicielles disparaissent, celles entre la photo et la vidéo aussi. Maintenez le déclencheur, et vous ne prenez plus une rafale… mais une vidéo. Cette interface, baptisée QuickTake par Apple qui devait probablement prolonger son dépôt de marque, rappelle celle de réseaux sociaux spécialisés. Comment prendre une rafale, alors ? En glissant le déclencheur vers la « pellicule ». En le glissant dans l’autre sens, vous verrouillerez l’enregistrement de la vidéo.

Avec le troisième objectif, vous pouvez maintenant zoomer progressivement de 13 à 56 mm. La nouvelle « molette » de zoom est plus précise, mais il reste difficile de parcourir toute la plage d’un mouvement fluide. Surtout, il est impossible de zoomer tout en filmant en 4K à 60 i/s. Même si la puce A13 Bionic est très puissante, elle ne peut visiblement pas encaisser trois flux 4K60 concurrents. Mais comme l’iPhone 11 Pro filme toujours en 1080p30 par défaut…

Le zoom progressif montre une nouvelle fois les différences entre les capteurs. Dans cette scène mal éclairée, la transition entre le très grand-angle et le grand-angle est abrupte, celle entre le grand-angle et le téléobjectif est visible, mais moins gênante. Si vous filmez en 4K60, vous ne pourrez pas passer d’un capteur à l’autre. Vous pourrez alors uniquement utiliser le zoom numérique : entre 0,5 x et 1,5 x avec le très grand-angle, 1x et 3x avec le grand-angle, 2x et 6x avec le téléobjectif.
Le grossissement optique est désormais accompagné d’un « grossissement sonore ». Apple parle d’« Audio Zoom », nous parlerons d’égalisation dynamique, mâtinée d’amplification et de mixage des données captées par les trois micros. Les sons environnants sont amplifiés lorsque l’on filme avec le très grand-angle, la scène sonore est resserrée lorsque l’on filme avec le téléobjectif. La différence n’est pas renversante, mais est appréciable.

L’iPhone 11 Pro ne possède pas trois capteurs de 12 Mpx, mais quatre. Le quatrième se trouve à l’avant, où il remplace avantageusement un capteur de 7 Mpx. À peine plus grand que la tête d’une épingle, caché derrière une optique ouvrant à ƒ/2,2, il ne fait toutefois pas de miracle. La qualité des clichés est acceptable en plein soleil, passable sinon. Vous l’utiliserez une fois pour filmer en 1080p120 et vous moquer de l’insistance d’Apple à employer le mot slofie, puis vous reviendrez aux selfies traditionnels.

Vous remarquerez alors que le cadre s’agrandit lorsque vous tournez l’iPhone 11 Pro. L’objectif cadre à 30 mm par défaut, mais passe à 23 mm en paysage, ou lorsque vous appuyez sur l’icône fléchée en portrait. De quoi faciliter la prise de selfies de groupe, mais pas améliorer Face ID. Le système de reconnaissance faciale est un peu plus rapide et un peu plus flexible, mais ces améliorations tiennent du logiciel plus que du matériel.

Quand elle dit que « Face ID est jusqu’à 30 % plus rapide […] et gère des angles supplémentaires », Apple précise bien « grâce à iOS 13 ». De fait, l’iPhone X ou l’iPhone XR bénéficient de ces améliorations, certes minimes. Le capteur True Depth de l’iPhone 11 Pro voit dix ou quinze centimètres plus loin, sur un champ élargi de quelques degrés, mais ne fonctionne toujours pas à plat ou en paysage. C’est mieux, mais ce n’est pas encore Face ID 2.

Répétez dix fois rapidement : verre vert mat et verre vert brillant.

Aussi un téléphone

Après 5 200 mots, il est temps de vous dévoiler un secret. L’appareil photo d’Apple est aussi un téléphone. Un chouette téléphone, d’ailleurs, d’un raffinement extrême. Le châssis en acier brillant est superbe, mais pèse son poids. Le « petit » modèle affiche 188 grammes sur la balance, à peine moins que l’iPhone 11 dont l’écran est pourtant plus grand, et l’iPhone 11 Pro Max atteint 226 grammes, plus encore que l’iPhone 8 Plus.

Sous les doigts, le verre dépoli est légèrement rugueux. Certains le trouvent plus glissant que le verre brillant, d’autres moins. Le traitement de surface compte probablement moins que les caractéristiques de votre peau. Le verre texturé de l’iPhone 11 Pro glisse un peu moins que le verre poli de l’iPhone 11 sous mes doigts calleux, mais le bandeau en acier poli du premier glisse un peu plus que le bandeau en aluminium sablé de l’autre.

La mention « iPhone » disparait pour renforcer l’effet visuel du traitement matifiant, mais en Europe, le marquage CE vient tout gâcher.

S’il devait tomber, l’iPhone 11 Pro devrait tenir le coup, même si le verre « renforcé avec un procédé de double échange d’ions » n’est pas incassable. Résistant aux chocs, ce verre l’est beaucoup moins aux rayures. Après une semaine d’utilisation, l’écran de nos trois modèles de test possède déjà quelques égratignures5. La finition mate à l’arrière, elle, semble résister. Autrement dit : vous pourrez utiliser cet iPhone sans coque, mais probablement pas sans film.

Vous voudrez utiliser cet iPhone sans coque, même. La couleur semble infuser le verre dépoli, les éléments brillants apportant un contraste qui renforce l’effet. Indiscernable du « gris sidéral » sous une lumière rasante, le « vert minuit » passe du British racing green au céladon selon la chaleur de l’éclairage. Les clichés du site d’Apple ne représentent que l’un de ses aspects, et les photos ne lui font pas justice. Disons que c’est un gris aux reflets verdâtres d’une grande élégance.

Le dos du modèle « gris sidéral » est bien noir6, et celui du modèle « argent » est bien blanc. Le modèle « or » est probablement le moins convaincant des quatre, ce qui ne veut pas dire qu’il soit particulièrement affreux. Le bandeau en acier des modèles « gris sidéral », « vert minuit », et « or » reçoit un traitement PVD de couleur assortie au verre. Finition naturelle ou PVD, les rayures apparaitront après quelques mois, que les plus optimistes qualifieront de « patine ».

Les optiques semblent incrustées dans le bloc de verre poli, alors qu’elles dépassent d’un millimètre, un bel effet d’optique.

Voilà qui nous mène à l’écran Super Retina XDR, d’une diagonale de 5,8" sur l’iPhone 11 Pro et 6,5" sur l’iPhone 11 Pro Max, d’une résolution de 458 ppp sur les deux. Méritait-il une épithète supplémentaire ? Probablement pas. « XDR » fait référence à la capacité de reproduire une plus grande gamme dynamique, en poussant la luminosité jusqu’à 1 200 nits. Des blancs très lumineux, des noirs parfaitement noirs, le contraste atteint 2 000 000:1.

Sauf qu’une telle puissance ne peut être soutenue bien longtemps : elle est réservée aux scènes les plus complexes des vidéos HDR. La luminosité moyenne est deux fois inférieure, mais peut tomber à 1 nit seulement (parfait pour prendre des photos en pleine nuit) ou grimper jusqu’à 800 nits (parfait pour combattre les reflets sous le soleil). En pratique, le système pousse même jusqu’à 825 nits sur l’écran d’accueil et les pages web.

Cela n’a l’air de rien, mais cela fait du Super Retina XDR l’écran le plus lumineux du marché, et l’un des plus lisibles — si ce n’est le plus lisible — à l’extérieur. Sa colorimétrie reste par trop flatteuse, quoique ses blancs soient plus bleus que ceux du Liquid Retina de l’iPhone 11. Enfin et comme tous les écrans OLED, celui d’Apple souffre de variations colorimétriques lorsqu’il est observé hors axe, les blancs tirant vers le rose ou le vert selon les lots.

L’écran Super Retina XDR est superbe, mais laisse tout de même un gout d’inachevé. Non seulement certains concurrents proposent des écrans se rafraichissant 120 fois par seconde, mais Apple elle-même maitrise cette technologie, intégrée à l’iPad Pro sous le nom de ProMotion. En voilà, une fonction « pro » ! Certes, il est encore très difficile de fabriquer des matrices OLED capables de tourner à 120 Hz. Mais Asus et OnePlus proposent des écrans OLED à 90 Hz, comme bientôt Google.

Le bandeau en acier poli attire les traces de doigts… et les rayures.

Une telle fréquence de rafraichissement parachèverait le travail de fluidification des animations, qui tient un peu de subterfuges logiciels, et beaucoup de la puissance de la puce A13 Bionic. Le lancement des applications, et particulièrement de l’Appareil photo, est plus rapide. Face ID est plus rapide. Le défilement des pages web est plus rapide. Bref, tout est plus rapide. Tout ? Non ! Dans certains cas, Haptic Touch est plus lent que 3D Touch ne l’était.

Les raccourcis sur l’écran de verrouillage, par exemple, demandent une demi-seconde avec Haptic Touch (qui doit distinguer entre un appui normal et un appui prolongé), quand ils étaient immédiats avec 3D Touch (qui distingue instantanément un appui d’une pression). Mais Haptic Touch reprend les attributions de 3D Touch, et fonctionne sur l’iPhone comme il fonctionne sur l’iPad.

Finalement, le prix à payer est faible. Pour faire défiler le curseur dans une zone de texte, il faut désormais maintenir la barre d’espace, alors que l’on pouvait presser n’importe où sur le clavier. En échange, on peut glisser le pouce sur le clavier pour composer des mots, à la manière du fameux clavier Swype. Le quid pro quo semble raisonnable. Vous pesterez les premiers jours, et puis vous vous y ferez.

Mais revenons aux performances : successeure directe des puces A11 et A12, au point de conserver le suffixe « Bionic », la puce A13 accentue encore l’avance de l’iPhone en la matière. Comme promis, le processeur est 20 % plus rapide, et même jusqu’à 35 % plus rapide sur les tâches qui mobilisent plusieurs cœurs. Le circuit graphique dépasse même les chiffres avancés par Apple, puisque nous avons enregistré des augmentations de performances allant jusqu’à 40 %.

Les performances de l’iPhone 11 Pro Max, notamment graphiques, sont légèrement inférieures à celles de l’iPhone 11 Pro, la faute aux pixels supplémentaires. Puisqu’Apple insiste particulièrement sur la dissipation thermique, nous avons adapté nos tests de tenue de charge aux iPhone. Après une bonne heure de calcul, les performances chutent légèrement, mais ne s’effondrent pas. Le téléphone est chaud, mais pas brulant. Vous ne devriez donc avoir aucun problème dans Filmic Pro… ou votre jeu favori.

Vous venez d’un iPhone 7 ? Selon les tâches, l’iPhone 11 Pro est deux à trois plus rapide. Vous venez d’un iPhone 8 ou d’un iPhone X ? Vous gagnerez entre 30 et 50 % de puissance. Ce n’est pas forcément important aujourd’hui — ce n’est pas comme si l’iPhone XS, ni même l’iPhone X, étaient particulièrement lents. Mais ce sera crucial dans quelques années — il en reste suffisamment sous la chaussure pour encaisser plusieurs révisions d’iOS et quelques nouveautés gourmandes.

Dans le même temps, et c’est peut-être la véritable performance, ces composants plus puissants sont plus économes. L’écran consomme 15 % moins d’énergie. Le processeur, 30 % de moins. Le Neural Engine, 15 % de moins. Le circuit graphique, 40 % de moins. Or la capacité de la batterie atteint 11,67 Wh sur l’iPhone 11 Pro et 15,04 Wh sur l’iPhone 11 Pro Max, contre 10,13 Wh sur l’iPhone XS et 11,16 Wh sur l’iPhone XR.

La conclusion est évidente : l’iPhone 11 Pro est capable de passer une journée, même chargée, loin d’une prise. Alors que l’iPhone 11 est fourni avec le bon vieux chargeur 5 W et un câble Lightning vers USB-A, l’iPhone 11 Pro est fourni avec le chargeur 18 W de l’iPad Pro et un câble Lightning vers USB-C. Ce chargeur active la recharge rapide, qui remplit la moitié de la batterie en trente minutes, et 75 % en une heure. La charge profonde est réalisée à 5 W, et prend 90 minutes supplémentaires.

Le dos est taillé dans un seul bloc de verre.

Vous chargez votre iPhone pendant la nuit ? Laissez votre chargeur 5 W sous la table de chevet, rien ne sert de « stresser » la batterie avec une recharge rapide, et gardez le chargeur 18 W au fond de votre sac, où il vous rendra de fiers services en déplacement. Évitez les chargeurs plus puissants : les chargeurs 29 W ou 30 W, desquels l’iPhone tire 23 W, font chauffer l’appareil plus que de raison.

Conclusion

Puisqu’il faut conclure, il faut bien dire que l’iPhone 11 Pro offre un niveau de raffinement technologique seulement partagé par une demi-douzaine d’appareils sur le marché. C’est l’acier et le verre, c’est l’appareil photo, c’est la puce A13 Bionic, mais c’est aussi une somme de petits détails. Comme les hautparleurs, plus puissants, mais aussi plus clairs, couplés au « virtualiseur Apple », qui agrandit la scène sonore (un peu) au-delà des frontières de l’écran.

Comme l’annulation de bruit avec les trois micros, qui rend les conversations téléphoniques plus plaisantes. Comme le Taptic Engine, un peu plus doux et fabriqué avec 100 % de terres rares recyclées7. Comme la compatibilité avec les réseaux Wi-Fi 6, qui commencent à faire leur apparition. Comme la deuxième antenne Bluetooth, qui améliore la réception. Comme la puce U1, fort prometteuse. Et, oui, comme le modem 4G LTE Gigabit, qui permet de tirer la quintessence des réseaux actuels et futurs.

Carton plein, alors ? Oui… mais non. Pas parce que les concurrents présentent des tablettes pliables et des caméras télescopiques — la nouveauté n’est pas l’innovation, la poudre aux yeux n’est pas le raffinement, les « smartphones concepts » ne sont pas les appareils produits par dizaines de millions d’unités. Mais parce qu’Apple fait preuve d’une pingrerie désespérante sur certains points — 1 159 € pour 64 Go de stockage, à l’heure des séries sur Apple TV+ et des jeux sur Apple Arcade, sans parler du troisième capteur, c’est fort de café.

Mais aussi, et surtout, parce que l’iPhone 11 existe. Même verre renforcé, même puissance, même autonomie, même Face ID, mêmes appareils très grand-angle et grand-angle, le modèle moins cher n’est pas beaucoup moins capable. Son écran n’est pas aussi éclatant, et l’absence de téléobjectif lui coute quelques fonctions, mais ses coloris sont sympathiques… et il vaut 350 € de moins ! Le meilleur concurrent de l’iPhone 11 Pro est un autre iPhone. Apple a les problèmes qu’elle mérite.


  1. San Francisco Camera, qui évoque la police LG-1050 de Leica, qui dérive elle-même des polices conçues par la fonderie URW++. Comme le coloris « vert minuit » rappelle le « vert olive » du Leica M10-P Safari, d’ailleurs. Phil Schiller s’était déjà inspiré de la roue codeuse de ses appareils Canon pour proposer l’idée de la molette des premiers iPod. ↩︎
  2. Des spécialistes autoproclamés de la photographie disputent cette qualification. Avec une distance focale « équivalente » de 56 mm, cet objectif répond pourtant à la définition d’un télé, puisque la distance focale « normale » d’un capteur 24x36 est de 43 mm. (De nombreux compacts argentiques possédaient d’ailleurs un objectif de 40 à 45 mm.) ↩︎
  3. Les focus pixels sont utilisés pour former le système d’autofocus à détection de phase. Un focus pixel masque la moitié d’un sous-pixel : en observant les différences dans l’image captée par des masques successifs, le processeur d’image peut déterminer quelle partie du cadre est nette, et donc contrôler la mise au point. Comme les capteurs à matrice de Bayer comptent deux fois plus de sous-pixels verts que de sous-pixels bleus ou rouges, les focus pixels recouvrent des sous-pixels verts, pour limiter la perte d’informations. L’iPhone 6 comptait un focus pixel tous les 64 sous-pixels. L’iPhone 6s comptait un focus pixel tous les 32 sous-pixels. L’iPhone 8 comptait un focus pixel tous les vingt sous-pixels, chacun comprenant un masque horizontal et un masque vertical pour une détection plus précise. L’iPhone XS comptait un focus pixel tous les seize sous-pixels. Apple dit que le grand-angle de l’iPhone 11 Pro possède « 100 % de focus pixels », ce qui signifie probablement qu’il compte un focus pixel tous les quatre sous-pixels. ↩︎
  4. Les inconnus gouteront peu que vous leur colliez votre iPhone au visage. ↩︎
  5. Dont la position révèle le coupable : le rivet qui maintient la poche « ticket » de nos pantalons. ↩︎
  6. Le « vert minuit » est plus gris que le « gris sidéral »… ↩︎
  7. Mais le bilan carbone sur la vie du produit est 15 % plus élevé que celui de l’iPhone XR, et 28 % plus élevé que celui de l’iPhone 7. ↩︎
Note test iPhone 11 Pro

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avatar franck92310 | 

C’est vraiment pas la qualité des photos que nous montre Apple lors des keynotes !!! Foutage de gueule tout ça ! 1500€ un téléphone

avatar marenostrum | 

non les sujets de Apple sont mieux choisi (c'est graphique). c'est tout. en haut t'en as des sujets ordinaires, où la qualité de l'appareil ne sert à rien. ça n'aide pas le rendre plus beau.

avatar Sharp | 

Si ! La qualité des photos dans une bonne luminosité, si on oublie l'ultra grand angle ( qui produit des photos pas très nettes quand la lumière manque) est vraiment très bonne. Les clichés sont extrêmement détaillés et propres. Les transitions lumineuses sont également bien rendues. Un agrandissement à 100% ne laisse aucun doute sur les progrès accomplis par Apple.

Dans certaines conditions, certains Smartphones donneront de meilleurs résultats avec le HDR, mais en ce qui concerne la gestion du bruit et le niveau de détails élevé, l'iPhone sera difficile à battre.

Les photos de nuit, avec un peu d'effort pour ne pas bouger sont "bien meilleures" que ce que j'obtiens avec un Note 10 + ! Vraiment ! J'espère qu'une mise à jour améliorera les choses pour le Note 10+.

Si l'iPhone est monté sur un trépied, alors l'absence de mouvements et de tremblements est détecté et à cause d'un temps de pose plus long (jusqu’à 30sec) l'iPhone fait des merveilles dans le noir presque total !

Même en tenant le téléphone dans la main et en optant pour un temps de pose le plus long possible (proposé par le mode nuit), on a des photos détaillées qui surprennent.

Par rapport à l'iPhone XS de l'année dernière la caméra a beaucoup évolué et il sera impossible de le nier.

avatar Macyan69 | 

Et on annonçait le icxks esse comme un super appareil phot, mais plus maintenant, et encore moins dans 5 ans... La vérité de la photo ne fonctionne pas vraiment ainsi, ce n'est surtout pas une affaire de puce, de logiciel et de capteur gros comme la teub d'un fœtus.
Il faut un trépied pour utiliser un téléphone... Là, je me marre grave quand même... C'est un téléphone les gars, un truc qui devrait tenir dans la poche sans problème... Bientôt, il faudra une brouette pour prendre les accessoires et les batteries !!!
Je me rappelle du Ericksson T10... Et j'entends parler d'un Note10... Hihi...
Evidement, on a pas la main sur l'expo, la sensibilité, la vitesse, l'obturation... Bref, rien de ce qui caractérise un appareil photo... (ou des priorités de mode, sport, paysages...).

avatar SebKyz | 

@Macyan69

+1

avatar nespresso92 | 

@Macyan69
“Evidement, on a pas la main sur l'expo, la sensibilité, la vitesse, l'obturation... Bref, rien de ce qui caractérise un appareil photo... “

Camera Pro vous donne la main.
https://apps.apple.com/us/app/procam-7/id730712409

avatar Jacalbert | 

Un Leica fera toujours mieux

avatar franck92310 | 

@Jacalbert

Un Leica aucune comparaison à faire... on parle de la Rolls des appareils photos aucun rapport avec un iphone

avatar PahraDeHaske | 

@franck92310

« Rolls » bof bof, les objectifs sont pas mal mais les boîtiers c’est vraiment d’un autre temps. Mon A7SM2 fait au moins aussi bien coté capteur, si c’est pas mieux. Un vieux M8 fera toujours mieux qu’un iPhone côté piqué, couleur, dynamique, mais la notoriété de cette marque est surfaite. Très déçu par le 240 que j’ai eu quelques mois dans les mains.

avatar franck92310 | 

@PahraDeHaske

Quand je parle de Leica ce n’est pas du boîtier qui est superbe aussi, mais La qualité photo de Leica est dû aux objectifs leica, de vrais bijoux avec un piqué extraordinaire.

avatar NestorK | 

@franck92310

Un piquet ! 😆👍🏻

avatar Sharp | 

On peut trouver sans doute mieux que Leica pour avoir un couple capteur-objectif de qualité. C'est certain les Leica sont durables et très bien construits.

avatar romgiotti | 

Les gars, merci pour le test. Vraiment objectif, j’ai constaté que dans les plus et les moins c’est exactement ce que je pensais du téléphone. Et enfin un site tourné vers Apple, ose mettre comme il faut les points faibles en évidence. Parce que sur Mac 4 Ever, je respecte leur site y’a pas de soucis, mais des fois ils sont limite VRP d’Apple.

avatar armandgz123 | 

@romgiotti

C’est clair. Bravo Macge

avatar david66 | 

@romgiotti

Mac4Ever je n’y mets plus les pieds.
Suffisance et incompétence...
Et des lecteurs à leur image...

avatar globeman | 

@david66

C’est clair que le Didier de Mac4ever est suffisant, il prend vraiment les gens de très haut...
Pourtant quand on voit son appli iPhone / iPad, il devrait prendre exemple ici

avatar david66 | 

@globeman

Et Laurence pour la partie incompétence, pas foutue d’écrire un article de 20 lignes compréhensibles et en français dans le texte...

avatar Splinter | 

Ah ah je plussoie à 200 % : Laurence est une calamité. Ses news sont creuses, elle se contente généralement de (mal) traduire des news en anglais... et elle écrit beaucoup de bêtises.

avatar nespresso92 | 

@globeman

Indeed. Pour avoir échangé avec le personnage, je partage.
Il est arrogant et particulièrement imbu de sa personne. Il n’accepte pas la critique et je ne sais, si c’est lui ou ses fans, qui grâce à son système de (+/-) parviennent à obstruer certains commentaires qui lui déplaisent. Par contre, impossible de mettre un (-) sur ces propos... guess why...
J’ai même vu des profils se faire bannir dû à des échanges (trop) virulents.

Pour ce qui est des articles, si vous suivez MacHash:
https://apps.apple.com/us/app/machash-news/id407673940
la plupart se retrouvent plagiés sur les sites français et plus ou moins bien traduits et orthographiés. A priori pas de licence Antidote.
Par contre, Mac4ever, a l’honnêteté de mettre en bas de page la source originale de l’article. Ce qui n’est pas le cas de 99 % des sites français.

Bref, pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare ou toute autre langue, il sera toujours préférable de lire la source originale d’un article.

avatar Malouin | 

@nespresso92

... Je confirme ! J’ai été « banni » (comme au moyen âge) de son site !

avatar Scaterbrain | 

@romgiotti

Ah c’est marrant je trouve pas
Un de leur présentateurs principaux sur Twitter et même dans les vidéos ne se fait pas prier pour râler et donner les mauvais points aussi chez Apple
Ce que j apprécié tout comme chez macg !

avatar whocancatchme | 

Je viens de tester en Apple store les 3 caméras, lorsqu’on passe en zoom 2x sur un plan proche ça ne change pas de caméra, alors que de loin si ! C’est bizarre comment l’iPhone fais son choiw

avatar simnico971 | 

@whocancatchme

Ça dépend de la luminosité de la scène en principe. Il faut parfois laisser quelques instants à iOS pour décider d'utiliser le téléobjectif quand la lumière est un peu faible. Baisser l'exposition manuellement force le passage au x2. À noter que ça devrait moins être un problème avec l'ouverture améliorée à f/2.0.

avatar Tony-Lausanne | 

Bonsoir tout le monde, alors voilà, j’ai reçu aujourd’hui mon iPhone 11 Pro (256gb, noir, avec la coque cuir couleur citron ) et je commence à le configurer.

- première surprise, lors du transfert des paramètres il y as eu un échec...
- je veux restaurer la sauvegarde iCloud, pas compatible car il est pas encore sur iOS 13.1...

Du coup, restauration d’usine et mise à jour...une mise à jour iOS 13.1 qui pèse...4.29go...

Je vous tiens au courant de la suite

👋🏻

avatar Arpee | 

@Tony-Lausanne

Osf

avatar Tony-Lausanne | 

@Arpee

👍🏻

avatar TrollMan06 | 

@Tony-Lausanne

jeracontemavie.com

Sérieux, osef 🤗❤️

avatar barbe | 

Hep les trolls on se calme. Un forum c'est aussi un "lieu" d'échange ;)
@Tony: J'aimerais bien savoir ce que tu penses de l'autonomie..

avatar TrollMan06 | 

@barbe

Pas pour les bonobos 🤗

avatar mr_julot | 

@TrollMan06

Il a une coque en cuir couleur citron tout de même 😅🍋

avatar JOHN³ | 

Les photos sont dingues !
J’ai le modèle 11 Pro, j’hésite à le rendre pour prendre le 11 Pro Max !

Dans la queue le jour de la sortie, tout le monde voulait le 11 Pro Vert, quelques 11 en noir...
Je voulais à tout prix le silver, pour moi le plus classe !

avatar Macyan69 | 

1500 le smartphone et il y en a qui font la queue !!!
plus les mensualités qui vont avec...
on marche décidément sur la tête.
dans ce cas alors oui c'est un appareil photo
on finirait par croire qu'on est dans un pays de riches !!!
no limites à la xxxxxxxx

avatar JOHN³ | 

@Macyan69

En ce qui vous concerne je n’ai que de l’affection
Pour cette histoire d’iPhone à 1200€, je dirai que c’est une recette d’études supérieures et d’un travail épanouissant qui me permettent de me l’acheter sans trop regarder mes finances.

Peace ✌️

avatar taxtax | 

@JOHN

Je dirai plutôt que ce sont les Africains dans les mines de Cobalt et les chinois dans les usines de Shenzhen qui vous permettent de vous épanouir en achetant un nouvel iPhone grâce à votre travail "épanouissant"... Vivement que l'on passe à autre chose dans notre Histoire que ce triste moment où les gens se disent "épanouis" par le consumérisme débridé. 💸 💸 💸

avatar JOHN³ | 

@taxtax

Le mot consumérisme est bien mal choisi, vous n’avez aucune idée de qui je suis ni de ce que je fais de mon temps libre. Bien malheureusement vous vous en êtes pris à la mauvaise personne. A moins que ce soit la société toute entière ?

Je l’ai déjà posté sur certains articles relatifs à la santé et notamment l’Apple watch. Travaillant dans le domaine médical et actif lors de manifestations humanitaires notamment au Cambodge, les seules leçons que j’ai à recevoir viennent des institutions de santé et des gens qui me connaissent, vous m’envoyez navré pour vous. Mais à cela, je suis sûr que vous aurez quelque chose à me dire. Si vous pouviez vous contenter de le garder pour vous, vous nous économiseriez du temps. Ce temps avec lequel je suis sur, vous consacrerez des actions à aider les travailleurs chinois dans les usines de Shenzhen ? Mais oui assurément.

Aux leçons que vous donnez, vous faites parti de ces bienfaiteurs philanthropiques à qui l’on devrait servir les clefs de notre humanité. Sachez que l’on ne peut pas tout reprocher à nos communauté. Encore moins de jouir de la technologie qui leur est offerte.

Je déplore évidement les conditions dans lesquelles notre société est poussée au consumérisme continu et insinué par les outils numériques, malheureusement, je n’ai que peu de notion en économie. Des personnes seront bien plus éclairé que moi pour vous répondre. Il ne faut manifestement pas avoir inventé l’eau chaude pour constater les dégâts du vortex de déchets dans le pacifique nord.

Néanmoins, je serai un peu plus relax que vous quant à faire des constats alarmistes. Sachez tout de même que le recyclage de ces déchets fournira à terme des énergies précieuses pour notre civilisation, qui l’on espère ralentira la déforestation et le puisement des ressources actuelles. Dommage pour le réchauffement climatique, que l’on sait aujourd’hui provoqué par l’introduit de l’iPhone en 2007 ! Plus sérieusement, savez vous que votre caca pourrait alimenter et fournir les besoins pour une centrale d’épuration d’eau ? C’est sans rire.
Si vous voulez tant sauver notre société... aller donc à la selle et péter un bon coup.

avatar Macyan69 | 

Il s'en fout, il bosse et a fait des études, donc l'exploitation de tiers pour assouvir le besoin d'un téléphone de popoche, ké n'en na afoute tien.
Bah oui, y'a des produits producteurs de matières rares qui n'ont même pas de mines... Mais nous, on s'en fout, on a du blé !
Triste monde, car oui, chacun fait comme il veut (mais pour d'autres c'est comme il peut).
C'est important le smartphone, en plus c'est appareil photo pardi ! On va pouvoir abreuver se s'abreuver avec les réseaux socio, vital l'ami !!!
Quoi, j'ai un téléphone de 2015... Et je prends des photos avec (pour dépanner, mais ça ne rentre pas vraiment dans ma phototèque)... A l'époque, la petite révolution photo, la classe et tout... On se regarde bien son petit nombril avec ses appareils qui font clairement marcher le monde sur la tête, car, riche ou pauvre, dans les pays développés, c'est la course au dernier smartphone, toujours plus cher, donc toujours plus vital.
Mais c'est si bien dit, je fais ce que je veux...

avatar taxtax | 

@JOHN

Merci pour le pavé mais franchement ça donne pas envie de le lire, donc je ne l'ai pas lu.

Bon iPhone 11 Pro à vous !

avatar JOHN³ | 

@taxtax

Le manque de respect fait de toute façon parti de votre style

avatar taxtax | 

@JOHN

Tout comme le nombrilisme fait partie du votre.

avatar JOHN³ | 

Évidement. Vous ne saviez quoi dire alors... Sur un point vous n’avez pas menti : vous n’avez pas lu mon poste.

Bonne soirée. Bye.

avatar pehache | 

Bah moi j'ai lu le pavé, et j'y vois surtout une tentative de justification du consumériste par un "j'ai mes oeuvres" et par un "les déchets on n'a rien fait de mieux pour la santé de la planète". ok...

avatar Carre | 

@pehache

C’est vrai qu’il s’agit de s’autopardonner
Cependant moi ce matin j’ai mis le carton de mes yaourts dans la poubelle de tri, du coup, j’ai pris ma grosse voiture 🚘 (tout seul) j’ai fait du streaming de musique, et si je sauve une fourmi de l’emprise d’une araignée (autant faire ma BA de la journée) j’irai faire un tour d’avion

avatar taxtax | 

@pehache & Carre

😂😂🤣

avatar pehache | 

@Carre :D :D

avatar gattuz | 

Superbe appareil reçu hier en version Max. Le verre arrière est magnifique. J’ai encore un peu de mal avec l’appli photo afin de cerner les différents capteurs. Le seul grief pour moi est son poids. 226g ça commence à faire lourd. Merci pour votre test impartial. 👍🏼

avatar pasc' | 

Super boulot !
Merci

avatar dephazeur | 

Par contre petite erreur, l’objectif entre le flash et le micro est celui de l’ultra grand angle. Pas du grand angle. Étant donnée que j’ai pété le cache lentille en verre du miens en le faisant tomber 🤫😌

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@dephazeur : ça ne veut pas rentrer, mais je vais finir par m'y faire.
avatar Kaserskin | 

[EDIT] Je pensais que l’article était réservé aux abonnés

Petite pensée aux lecteurs MacG non abonnés qui pour la première fois ne pourront lire l’article « le plus important » de l’année, c’est à dire le test du dernier iPhone..

avatar bonenza | 

@Kaserskin

Je le vois et pourtant je ne suis plus abonné... 🧐

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