Apple joue les cartes de la sécurité et de la concurrence face aux banques australiennes

Stéphane Moussie |

Trois grandes banques australiennes enragent de ne pas pouvoir exploiter directement la puce NFC des derniers iPhone pour proposer leur solution de paiement sans contact.

Image Apple

Commonwealth Bank of Australia, National Australia Bank et Westpac Banking Corp ont demandé en juillet à l'autorité de la concurrence locale de pouvoir négocier collectivement face à Apple, qui réserve la NFC à Apple Pay et touche ainsi une commission sur chaque transaction.

« Permettre aux banques de former un cartel qui dicterait collectivement les termes de nouveaux modèles d'affaires et de services créerait un précédent troublant et retarderait l'arrivée de nouvelles technologies potentiellement disruptives », vient de répondre Apple.

Le risque anticoncurrentiel n'est pas le seul mis en avant par la firme de Cupertino, rapporte Financial Review. Elle met aussi en garde contre de potentiels risques de sécurité si elle devait « ouvrir » la puce NFC de l'iPhone : « fournir un simple accès à la puce NFC aux applications des banques diminuerait fondamentalement le haut niveau de sécurité que [nous visons] pour nos appareils. »

Apple Pay est uniquement pris en charge en Australie par la banque ANZ. La situation est assez similaire en France ; la plupart des banques (dont certaines se sont rangées derrière le service Paylib) ne supportent pas Apple Pay et l'accès à la puce NFC est la principale pierre d'achoppement, avec le montant des commissions (lire : Apple Pay : une grosse commission pour Apple).

« Il n’est pas possible de proposer le service Paylib sans contact sur iPhone, compte tenu de la position d’Apple de limiter l’usage de son interface NFC par des tiers. Ce point pourra évoluer en fonction de la position et de la politique d’Apple en la matière », nous a indiqué le Crédit Agricole récemment.

Contrairement aux banques australiennes, les établissements français ne sont pas allés jusqu'à saisir le régulateur. Les discussions ont lieu en coulisse et pourraient aboutir à un accord prochainement. Le Crédit Agricole et d'autres pourraient rejoindre le train Apple Pay autour de la fin de l'année.

avatar r e m y | 

thegoldfinger va nous dire "enclave sécurisée 64 bit", "y'a pas que l'accès à la puce NFC en jeu", tout ça...
La vérité, c'est qu'il y a surtout une histoire de gros sous derrière ces tractations.... qui empoche la plus grosse commission est le véritable enjeu!

avatar Thegoldfinger | 

@Remy

Oui le système Apple est très sécurisé, du coup ça a un prix.
Personne n'oblige les banques d'utiliser la solution Apple que je sache.

Mais comme dans les autres posts tu fait semblant de l'ignorer

avatar frankm | 

Sauf si les gens vont à la caisse d'épargne pour Apple Pay !

avatar ddrmysti | 

Bah même si les gens fuient en masse vers la caisse d'épargne (ce que je risque de faire le jour où j'aurais une watch si ma banque n'est pas encore passé à pay), rien n'obligera les banques à s'y mettre, ça sera une décision prise en leur âme et conscience en fonction de leur envie d'assurer leur marge, ou de garder leurs clients. Dans la vie il n'y a pas d'obligation, juste des choix (mais certains n'assument pas les conséquences des choix donc préfèrent dire qu'ils sont obligés pour éviter de reconnaître qu'ils n'assumeraient pas les conséquences de leurs choix).

avatar lmouillart | 

"Permettre aux banques de former un cartel qui dicterait collectivement les termes de nouveaux modèles d'affaires et de services créerait un précédent troublant et retarderait l'arrivée de nouvelles technologies potentiellement disruptives "
1 - La technologie disruptive doit être de se passer des banques et donc de recevoir directement de l'argent sur un "compte Apple".
2 - Pour limiter la mise en place de cartel, Apple promet de se substituer à la justice et de supprimer toute concurrence.

Curieux message concernant le point 2.

avatar r e m y | 

il est clair qu'il vaut mieux laisser Apple imposer SON modèle d'affaires et de services plutôt que d'autoriser un collectif se constituer pour faire contre poids...

Pas sûr que cet argument porte face aux Autorités de la Concurrence.

Le deuxième argument, portant sur la diminution du niveau de sécurité des transactions si Apple ouvre sa technologie, me semble meilleur (s'il est réel, car il me semble qu'Apple avait annoncé que les API pour accéder à la puce NFC seraient intégrées dans une future version d'iOS... je n'ai pas souvenir qu'ils aient communiqué sur le fait que cette ouverture constituerait une potentielle faille de sécurité)

avatar marc_os | 

@r e m y :
Mais merde alors !
Si ça vous plait pas, achetez un Samsung et arrêtez de nous saouler ! Idem les banques !!

avatar Yohmi | 

Qu'elles ne le supportent pas, c'est acquis (elles veulent garder le contrôle, ça se comprend), mais le plus important ici c'est que malheureusement elles ne le prennent pas en charge.
Je pensais naïvement que les banques avaient entre autres pour mission de permettre aux clients de dépenser leur argent en toute sécurité, mais apparemment c'est pas encore leur créneau.
Je me suis fait "voler" de sommes rondelettes à cause de l'absence de sécurité des transactions numériques, apparemment ça leur coûte moins cher d'engager des procédures et de rembourser plutôt que de proposer un modèle sûr qui fonctionne correctement à l'international (car leurs dispositifs "maison" sont souvent prévus pour des gens dépourvus de passeport).
Je ne sais pas si les conditions d'Apple sont vraiment acceptables, mais quand on est pas capable de fournir un service, il faut savoir prendre sur soi, admettre son incompétence et s'en remettre à des gens plus malins.

avatar iPop | 

plupart des banques (dont certaines se sont rangées derrière le service Paylib)

Pourrait on en avoir la liste ?

avatar Panda2A | 

Et c'est bien fait.

Les banques se gavent déjà assez comme ça parceque c'est une obligation d'en posséder une.
Si elles ne sont pas contente c'est le même tarif.
Depuis quand elles imposeraient leur décision sur un appareil qu'elles ne construisent pas.

Laule.

avatar r e m y | 

@panda
Parce qu'Apple ne se gave pas aussi???
Si les banques doivent payer un surcoût à Apple, dis toi bien qu'en final ce sont les clients des banques en question qui s'embourberont ce surcoût, donc toi et moi!

ApplePay semble un très bon système, mais Apple a intérêt à trouver un bon accord avec les grandes banques. Parce que si les banques boudent ApplePay, c'est Apple qui risque d'en pâtir (surtout si le systeme d'Android est adopté largement!)

avatar Tox | 

@ r e m y

C'est si évident que je ne m'explique toujours pas l'engouement des lecteurs de ce site pour Apple Pay :

Falloir dépenser 600.- € (environ) tous les trois ans pour un terminal + les frais de transaction qui seront d'un manière ou d'une autre répercutés sur le consommateur pour payer ce que n'importe quel quidam peut payer avec une carte de crédit (parfois gratuite), c'est un non-sens.

En outre, en Suisse, le spectre des intérêts négatifs se rapprochent. Intérêts qui viendront s'ajouter aux frais d'utilisation d'un compte courant + carte de crédit...

En exagérant à peine, il sera bientôt hors de prix de payer...

avatar Yohmi | 

@Tox :
Les frais de fonctionnement d'Apple Pay ne sont pas ponctionnés sur le compte de l'utilisateur mais facturés à la banque. Tout du moins c'est ce que j'ai compris (sauf si l'on passe par un prestataire comme Boon, mais c'est un cas particulier avec un intermédiaire qui n'est pas censé exister si la banque prend en charge Apple Pay).

avatar Tox | 

@ Yohmi

Ça, c'est le discours officiel, mais ça revient à dire que tu espères/crois que les banques et/ou les revendeurs vont payer à ta place ton utilisation d'Apple Pay. J'ai comme un doute...

avatar Yohmi | 

@Tox :
Vu ce qu'elles facturent actuellement pour leurs services inopérants, ça ne va pas changer grand-chose à mon humble avis. On m'a laissé plus de 40 jours sans moyen de paiement, alors que je paie et pas qu'un peu pour un service prétendument international et que je n'ai absolument rien à me reprocher. Le dysfonctionnement est total, la facture est élevée, le service inefficace, le dédommagement pas même envisagé. Plus grande banque de France.

avatar Abd Salam | 

@r e m y :
Au moins Apple ne se gave pas en facturant des services imaginaires...

Ou en facturant 2 à trois fois le même service ! on paie une cotisation pour utiliser une carte bancaire, le commerçant paie un abo pour le lecteur de carte, et en plus, les banques se prennent une commission sur chaque transaction !

Je veux être banquier, moi !

avatar Panda2A | 

@r e m y :
Apple se "gave" mais la nuance c'est le consommateur choisit pertinemment ce produit la par pur libre arbitre.
Une smartphone, un IPhone en l'occurrence, n'est nullement une imposition.

Un banque tu n'as pas le choix que d'en avoir une par obligation.

Ça fait toute la différence.

avatar Abd Salam | 

@Tox :
Il est déjà hors de prix de payer.

avatar r e m y | 

@Abd Salam
Avec ApplePay, Apple prélève une commission sur chaque transaction effectuée, dont le montant est supérieur (pour les petites transactions) à ce que pratiquent les banques (et cette commission Apple vient s'ajouter à la commission de la banque)

avatar Abd Salam | 

@r e m y :
J'ai pas dit que j'étais pas au courant...

Au pire, je suis pas obligé d'utiliser Apple Pay...

Par contre, une banque...

avatar r e m y | 

@Yohmi
Oui la commission Apple est facturée à la banque... mais comme je le disais plus haut, les banques vont bien se charger de répercuter ces frais additionnels à leurs clients, d'une manière ou d'une autre.

avatar Thegoldfinger | 

@r e m y

Tu es vraiment un troll, on te l'a déjà expliqué comment marche le système et tu continues de mentir -____-

avatar r e m y | 

@goldfinger
Bien sûr que rien n'oblige les banques à proposer leur service sur iPhone.
Simplement, en tant qu'utilisateur d'iPhone, j apprécierais qu'Apple trouve un accord acceptable pour les banques, de façon à bénéficier de ce service.

Je ne cherche à défendre ni les banques ni Apple, mais je ne voudrais pas être le dindon de la farce de leurs tractations dans notre dos parce que, encore une fois, celui qui finit par payer toutes ces commissions c'est bien l'utilisateur final (et le commerçant, qui doit egalement répercuter sur le prix de ses produits ou services).

avatar Abd Salam | 

@r e m y :
Les banques pourraient s'abstenir de vouloir une commission... Puisqu'on paie déjà une cotisation pour la carte bancaire.

Y'a pas à considérer que l'exigence des banques est justifiée et raisonnable.

avatar Thegoldfinger | 

Pour l'idiot plus haut... Voilà comment marche ApplePay !

(Somme fictive car le monsieur du haut Ne comprends pas les chiffres compliqués...)

50€ de transactions au commerçant :
La banque prélève 1€ , et l'assureur 0,3€ à la banque.
Bilan : consommateur 0€ , 1€ commerçant , 0,7€ pour la banque , 0,3€ pour l'assureur.

Avec ApplePay
50€ de transactions au commerçant :
La banque prélève 1€ ,Apple 0,05€ et l'assureur 0,15€ à la banque.
Bilan : consommateur 0€ , 1€ commerçant , 0,8€ pour la banque , Apple 0,05€ et 0,15€ pour l'assureur.

Le perdant est l'assureur.

avatar Tox | 

@Thegoldfinger

Sans risquer ton invective, peux-tu juste expliquer pourquoi certains commerces pratiquent un décompte détaillé incluant les frais de paiement ; frais variables selon le moyen de paiement employé par le consommateur ?

avatar Thegoldfinger | 

@Tox

Pas de soucis Tox.

Ça dépend du contrat du commerçant.
Certains sont tarifé au volume, d'autres à la commission.

avatar Tox | 

@Thegoldfinger

Il y a donc bien un coût supplémentaire lors de l'utilisation d'un intermédiaire bancaire ? On peut donc rester prudent quant à l'estimation du surcoût à terme pour le consommateur d'un nouvel intervenant dans les transactions par carte, non ?

Surtout quand on a déjà le recul nécessaire (merci l'App Store) pour estimer l'appétit de la Pomme lorsqu'il s'agit de vendre du service...

avatar r e m y | 

@goldfinger
Visiblement, tu ne travailles ni dans la banque ni les assurances, car tes chiffres pour être simples, sont totalement fantaisistes pour ce qui est de la commission de la banque et le coût des assurances (au passage, beaucoup de banques s'auto-assurent)

Tu devrais relire https://www.igen.fr/ios/2016/07/apple-pay-une-grosse-commission-pour-app... qui donne des infos plus réalistes et qui explique pourquoi la commission demandée par Apple fait autant tousser les banques, en particulier sur les petites transactions.

D'autre part, le commerce ne doit pas non plus être ta spécialité, sinon tu saurais que les charges d'un commerçants doivent nécessairement être répercutées dans les prix de vente de ses produits si il ne veut pas rapidement deposer le bilan.
Tout surcout devra donc être en final supporté par le consommateur.

avatar Thegoldfinger | 

@r e m y

RATÉ !

C'est vraiment drole de te voir te planter à chaque fois. ^__^
Tu donnes le niveau de commission en France sur un post traitant des banques Australiennes ! AHAhAh

À part en France où les frais de transaction sont extrêmement bas, mon exemple est valable pour 80% des pays où ApplePay est disponible.

Ah je te jure , tu es vraiment un marrant.

Et si tu avais lu l'article que tu cites (hum hum) , tu saurais que Apple n'impacte NI LE CONSOMMATEUR, NI LE COMMERÇANT, car Apple est considéré comme un apporteur d'affaire ^^

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C’est effectivement la banque qui prend à sa charge la commission versée à Apple, pas le commerçant. Apple est ici considérée comme un « apporteur d’affaires » pour l’établissement bancaire
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Extrait de l'article

avatar iRobot 5S | 

Il y a des gens qui utilisent Apple Pay ? La commission est pour l'utilisateur de toute façon il me semble ? Il n'y a donc aucun avantage à utiliser AP ?

avatar thebarty | 

@iRobot 5S :
Toi, tu as oublié de lire. Et l'article et les commentaires.
Le niveau baisse tous les jours.

avatar Panda2A | 

@thebarty :
Non mais j'abandonne aussi.

avatar r e m y | 

@Abd Salam
Ce n'est pas ce que je dis, et je ne vais certainement pas pleurer sur le sort des banques...

Ce que je crains, si Apple et les Banques n'arrivent pas à s'entendre, c'est que les utilisateurs d'iPhone finissent par être les grands perdants, soit en n'ayant pas possibilité d'utiliser ApplePay (sauf auprès de quelques rares banques), soit en devant accepter une hausse des frais bancaires (n'imaginons pas que les Banques acceptent de perdre de 50 à 100% ce qu'elles facturent au commerçant en commission due à Apple. Soit elles renonceront à ApplePay, soit elles feront payer leurs clients).

avatar 0MiguelAnge0 | 

Apple qui se la joue défenseur....de son business model!!
Attendons qu'un pays mette hors la loi sont racket organisés...

avatar marc_os | 

Les banques sont des entreprises à but exclusivement lucratif. Mais on doit passer par elles à cause de la loi. Quand un conseillé vous "conseille", c'est en vérité la banque qu'il conseille. Il essaiera de vous refourguer le "produit" financier qui rapportera le plus à la banque. Il y a quelque années, j'avais explosé mon découvert autorisé. Ma situation stabilisée, j'ai demandé à ma banque de convertir mon découvert en crédit à rembourser régulièrement. Mon "conseiller" m'a alors conseillé de prendre un crédit genre crédit révolving avec des taux d'usurier. J'ai refusé, et exigé de parler au directeur de l'agence (dont je suis client depuis 1995...). Et j'ai alors pu obtenir un crédit à la consommation avec des taux d'intérêts "normaux", au grand dam du conseiller...
C'est d'ailleurs pourquoi l'Europe a mis en place le 1er novembre 2007 la directive MIF (Marchés des Instruments Financiers). Cette directive interdit aux banques de vendre n'importe quoi à n'importe qui, comme par exemple des produits financiers à fort rendement mais avec des risques importants ne doivent être vendus qu'à des clients bien au courant des risques, pas à des retraités ignorants des choses financières dans le détail et qui veulent faire des placements tranquilles et surs.
Or il se trouve que je travaillais dans une banque à cette date, et en particulier sur le développement d'un logiciel chargé de cadrer tout cela. N'ayant pas de retour des agences, je me suis inquiété. Sont-ils satisfaits par le logiciel ? La réponse fut non. Mais pas à cause de problèmes du logiciel qui marchait parfaitement. Les "conseillers" payés en partie au rendement n'étaient pas très ravis de ne plus pouvoir plus vendre n'importe quoi à n'importe qui à cause de ce logiciel... Par hasard, ma demande de crédit a eu lieu à cette époque. Le fait d'avoir pu observer la logique bancaire de l'intérieur dans une banque concurrente à la "mienne" m'a bien aidé dans ma volonté de refuser ce qu'on me proposait...

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