Sony lance Sony One, une offre de streaming gratuite pour les TV Samsung et LG

Pierre Dandumont |

Sony Pictures, la branche dédiée aux contenus de la société japonaise, vient d'annoncer le lancement de Sony One, une offre de vidéos en streaming. Mais la mise en place est un peu particulière, loin de Disney+, Netflix ou Apple TV+. En effet, le service de Sony va être gratuit (dès avril en France) et seulement utilisable sur les téléviseurs de quelques marques… sans les Bravia dans la liste1.

Le logo de Sony Pictures.

Comme rapporté par 01Net, Sony One est un service qui se rapproche plus des offres de chaînes de télévision : un service gratuit financé totalement par de la publicité (FAST, pour Free Ad-Supported Streaming TV). Le communiqué n'est pas très clair sur le fonctionnement des 54 chaînes, mais il semble indiquer implicitement que les différents canaux diffuseront des séries et des films gratuitement de façon linéaire, c'est-à-dire sans laisser à l'utilisateur la possibilité de choisir exactement ce qu'il regarde. La liste comprend des comédies (Seinfeld, etc.), des thrillers (Justified, Breaking Bad, etc.), des films, etc.

Sur Pluto TV, vous ne choisissez pas ce que vous regardez : les chaînes diffusent juste en boucle des séries et des films.

Sony One devrait être lancé en France en avril, uniquement sur les téléviseurs de Samsung (dans la section TV Plus) et LG (dans la section Channels). La disponibilité est aussi prévue sur l'application Tivo+. Si l'absence des appareils de Sony (que ce soit les téléviseurs Bravia ou la console PlayStation 5) peut étonner, il faut rappeler que Sony Pictures est une société indépendante. Reste à voir si Sony arrivera à trouver le succès avec son offre : les rares services de ce type (comme Pluto TV) n'ont pas réussi à percer dans le monde du streaming.


  1. Non, il ne s'agit pas d'un poisson d'avril en retard.  ↩︎

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Et si l'Europe obligeait Apple à permettre la désinstallation de l'app Photos ?

Pierre Dandumont |

Visiblement, les problèmes d'Apple avec le DMA ne sont pas terminés. Dans une des déclarations récentes de Margrethe Vestager, dont la transcription est disponible, le cas de l'application Photos est évoqué. Et un point est mis en avant : il s'agit d'une des apps de l'iPhone qu'il n'est pas possible de désinstaller, ce qui n'est pas conforme au DMA. Et ce n'est pas anodin.

L'icône de Photos.

L'application Photos n'est pas un cas aussi simple que celui de l'application Bourse1. Comme John Gruber l'explique bien, il ne s'agit pas uniquement d'une application qui affiche les images stockées sur l'iPhone : c'est le point d'entrée pour l'accès aux images dans le système d'exploitation. Les différentes permissions, la gestion des albums par les autres applications, les conversions automatiques et de nombreuses fonctions d'iOS reposent en fait sur Photos.

La possibilité de désinstaller réellement l'application pour la remplacer par une autre — ce que risque d'imposer l'Europe — n'est donc pas un changement bénin. Il obligerait Apple à déplacer de nombreuses fonctions et API et éventuellement à permettre à d'autres applications d'effectuer les mêmes tâches. Gruber considère la demande comme étant exagérée et imagine (avec un peu de mauvaise foi tout de même) que l'Europe pourrait suivre la même logique pour l'écran d'accueil de l'iPhone (le Springboard) ou même l'OS directement, en obligeant Apple à permettre l'installation d'un autre système d'exploitation pour des questions d'ouverture à la concurrence. Et il imagine même un scénario où Apple abandonnerait l'Europe, étant donné que les amendes possibles (10 % du chiffre d'affaires) dépassent ce que rapporte l'Europe à Apple (environ 7 % du CA).

Reste que les deux solutions possibles pour permettre une désinstallation de l'app Photos et son remplacement ne sont pas très engageantes, au moins pour Apple. Déplacer et adapter toutes les API demanderait un gros travail de la part de la société, et permettre à d'autres applications de gérer les permissions et l'accès aux photos pose d'évidents problèmes de confidentialité, surtout sur un sujet comme les photos.


  1. Que vous avez probablement désinstallée, après l'avoir cachée dans un dossier pendant des années.  ↩︎

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Apple continue d'ajouter de vieux films sur Apple TV+… mais pas en France

Pierre Dandumont |

De façon assez régulière maintenant, Apple ajoute des films à son offre Apple TV+ aux États-Unis. La voie choisie est assez particulière dans le monde du streaming : Apple se limite à quelques films plus ou moins vieux et ne les propose que pendant un mois. C'est un choix qui tranche avec ceux des autres services, qui tendent à acheter les droits pour plusieurs mois ou années et à fournir une large sélection.

La sélection comprend de nombreux films et de nombreux genres.

Après avoir offert une cinquantaine de films en mars, la liste du mois d'avril est en ligne. Elle comprend des films assez anciens comme Fight Club (1999), Bodyguard (1992) ou La Folle Journée de Ferris Bueller (1986) mais aussi des titres plus récents tels que Mad Max: Fury Road (2015), A Star Is Born (2018) ou Argo (2012). La liste n'est par ailleurs pas complète : vous en trouverez d'autres sur cette page, comme Dunkerque (2017) ou John Wick Parabellum (2019).

Assez étonnamment, Apple ne fait pas beaucoup de publicités pour cette partie de son service, et les films cités sont annoncés comme disponibles jusqu'au 30 avril, ce qui est assez court. Pour le moment rien n'indique que cette initiative va quitter les États-Unis, mais le fait que la société ajoute quelques dizaines de films deux mois de suite montre qu'il ne s'agit probablement pas d'un simple essai pour prendre le pouls du public.

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L’iPhone 14 en promotion à 702 €, son prix le plus bas

Stéphane Moussie |

Le prix de l’iPhone 14 continue de baisser. Amazon vend actuellement le modèle 128 Go lumière stellaire 702 €, soit une réduction de 167 € par rapport à l’Apple Store et le tarif le plus bas à ce jour. Les autres couleurs sont à 759 € sur Amazon. Chez Apple, l’iPhone 14 démarre à 869 €.

iPhone 14. Image iGeneration.

Bien qu’il soit à son prix le plus bas à ce jour, l’iPhone 14 reste fortement concurrencé par l’iPhone 13, avec qui il partage de nombreux points communs (puce A15, écran OLED 6,1", double appareil photo similaire à l'arrière…). L'iPhone 13 est disponible pour sa part à 639 € sur Amazon dans plusieurs couleurs.

Les nouveautés notables de l’iPhone 14 se comptent sur les doigts d’une main : détection des accidents de voiture, SOS d’urgence par satellite, mode vidéo Action et un petit peu d’autonomie en plus, mais celle du 13 est déjà satisfaisante. À vous de voir si ces améliorations valent la différence de prix.

Test de l

Test de l'iPhone 14 : un surcoût pour du surplace

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Lydia lance une seconde app plus épurée uniquement dédiée aux paiements entre amis

Félix Cattafesta |

Lydia se scinde en deux apps. Cette plateforme de la fintech spécialisée dans les paiements sur smartphone vient de lancer « Lydia », une nouvelle venue mise en ligne aux côtés de « Lydia Comptes », l’app historique rebaptisée pour l’occasion. Dans l’idée, « Lydia » tout court sert juste à effectuer des applications basiques, là où la seconde propose des services plus complexes.

La nouvelle app Lydia.

L’app Lydia se concentre sur l’essentiel, avec une page d’accueil permettant de rapidement envoyer ou demander de l’argent. On peut également y consulter un historique des transactions ou ouvrir une cagnotte, mais c’est à peu près tout. Si cette multiplication des apps peut sembler confuse, l’idée n’est pas si bête tant beaucoup d’utilisateurs de Lydia ne se servent de la plateforme que pour ces actions simples : pas besoin d’une interface surchargée et de nombreux menus pour rembourser 10 € à un proche. Reste à voir si la nouveauté ne sera pas un peu perturbante pour les clients effectuant une recherche sur l’App Store, qui se verront proposer deux apps similaires.

L’app Lydia Comptes.

De son côté, l’app Lydia Comptes continue de proposer différentes options supplémentaires : commander une carte bleue, écrire à un conseiller, surveiller ses transactions récurrentes, utiliser des outils de gestion budgétaire… On y retrouve aussi la possibilité d’envoyer ou demander de l’argent, ce qui fait que l’on pourra très bien faire l’impasse sur l’autre app Lydia.

L’entreprise profite de son communiqué pour annoncer un changement : il ne sera plus nécessaire de recharger manuellement son compte et d’avoir un solde Lydia positif avant chaque paiement, comme c’était le cas depuis un an. Elle rappelle que les cagnottes ont désormais des IBAN, permettant à un invité de participer plus facilement.

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AltStore proposera d'autres modèles économiques, dont une intégration avec Patreon

Nicolas Furno |

Les boutiques d’apps alternatives qui ouvriront dans le cadre du DMA ne seront pas seulement intéressantes pour installer des apps qu’Apple refusait sur sa propre boutique. Elles pourront aussi innover sur les modèles économiques accessibles aux développeurs et AltStore le prouve avec sa future intégration à Patreon, une plateforme de financement destinée aux artistes, musiciens, podcasteurs, blogueurs et aussi aux développeurs qui le souhaitent. La boutique pourra ainsi afficher des apps qui nécessitent un soutien sur cette plateforme, sans avoir à mettre en place une infrastructure lourde pour les abonnements.

Voici à quoi ressemblera l’intégration de Patreon dans AltStore. Image @stroughtonsmith@mastodon.social.

Concrètement, une app pourra être mise en ligne sur AltStore en étant associée à un compte Patreon. Le cas échéant, ses créateurs pourront choisir de réserver le téléchargement aux mécènes qui les soutiennent tous les mois sur le site de financement participatif. Selon les cas, tous les abonnés pourront télécharger l’app ou alors uniquement ceux qui ont payé une somme minimale prédéfinie. Et si vous n’êtes pas abonné, AltStore a prévu un lien pour vous renvoyer vers la page Patreon, de quoi faire le nécessaire.

Sous le capot, un travail a été réalisé pour permettre aux utilisateurs d’AltStore de connecter leur compte Patreon et de faire ainsi le lien avec les comptes des développeurs. Une fois cette configuration effectuée, les utilisateurs auront accès à toutes les apps associées à leurs financements, un modèle qui n’était pas envisageable dans le cadre de l’App Store.

Riley Testut, l’un des créateurs d’AltStore, a indiqué à TechCrunch que la boutique était désormais prête de son côté et attendait les autorisations nécessaires d’Apple. Il espérait les recevoir en mars, ce devrait désormais être en avril, même si la Pomme semble prendre du retard dans ce domaine. C’est peut-être lié aux échanges menés avec la Commission européenne, qui juge insuffisants les changements effectués par Apple dans le cadre du DMA.

Apple déjà soupçonnée de violations du DMA par la Commission européenne

Apple déjà soupçonnée de violations du DMA par la Commission européenne

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Pour Google, l'IA est un gouffre à mémoire RAM et 8 Go ne suffisent pas

Pierre Dandumont |

Début mars, Google expliquait que seul le Pixel 8 Pro (la version la plus onéreuse) pourrait faire tourner son modèle d'IA en local, Gemini Nano. Le Pixel 8 et le Pixel 8 Pro étant assez proches, certains se demandaient pourquoi le premier n'aurait pas droit à cette possibilité, et Google a répondu : à cause de la mémoire vive.

Seul celui de droite à droit à Gemini Nano en local.

Le Pixel 8 n'intègre que 8 Go de RAM, comme n'importe quel Mac d'entrée de gamme, alors que le Pixel 8 Pro, lui, contient 12 Go de RAM. Et Seang Chau, un responsable de Google, l'explique bien dans un podcast : les 4 Go supplémentaires font une vraie différence. Google a donc décidé de ne pas activer Gemini Nano par défaut sur le Pixel 8 pour ne pas dégrader l'expérience des utilisateurs, même s'il sera possible de l'activer manuellement comme l'explique Ars Technica. Ce ne sera pas pour autant une option réellement accessible : elle nécessitera de se rendre dans les menus liés aux développeurs, cachés par défaut.

Une robe menthe et de nouvelles fonctions d’IA pour la gamme Pixel 8

Une robe menthe et de nouvelles fonctions d’IA pour la gamme Pixel 8

Le principal défaut des modèles d'IA vient du fonctionnement même de ces derniers et des usages : pour être efficaces, ils doivent être accessibles rapidement et donc rester dans la mémoire vive en permanence. Le système ne peut pas — comme pour les autres applications — décider de les fermer et de rechercher les données à la demande, ne serait-ce que pour des questions de performances. Charger les quelques Go nécessaires depuis le stockage interne peut en effet amener une latence assez désagréable à l'usage. Mais laisser le modèle en mémoire sur un appareil un peu limité en RAM peut amener d'autres contraintes qui peuvent expliquer les choix de Google : personne n'a envie de revenir à l'époque où chaque changement d'application nécessitait un chargement complet faute de mémoire vive.

C'est un problème qui n'est pas nécessairement mis en avant car les capacités de calcul des NPU intégrés dans les systèmes sur puce sont un peu plus visuelles et simples à appréhender, mais les modèles de calcul pour les IA demandent énormément de mémoire vive. Et c'est aussi (peut-être) une des raisons de l'absence de ce type de modèle dans les iPhone : les smartphones d'Apple1 ont peu de mémoire vive. Les iPhone 15 se limitent à 6 Go, quand les iPhone 15 Pro montent à 8 Go de RAM. Il s'agit d'une capacité respectable dans l'absolu compte tenu des limites du système d'exploitation, mais elle semble ridicule quand de nombreux modèles sous Android intègrent 12, 16 ou même 24 Go.

Nul doute qu'un représentant d'Apple viendra nous expliquer un jour ou l'autre que 8 Go dans un iPhone correspondent à 16 Go dans un smartphone Android. Et comme dans les Mac, ce sera évidemment faux.

Non Apple, 8 Go dans un Mac ne correspondent pas à 16 Go dans un PC

Non Apple, 8 Go dans un Mac ne correspondent pas à 16 Go dans un PC


  1. Tout comme les Mac ou les iPad, d'ailleurs.  ↩︎

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