Sale début de semaine pour Nintendo : l'entreprise japonaise a été condamnée lundi à 35 millions d'euros d'amende par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). En cause, le problème du « joy-con drift » rendant inutilisables les manettes de la première Switch au fil du temps.
Le problème est bien connu : les joysticks des manettes de la console ont tendance à s’user rapidement, provoquant ce que la DGCCRF décrit comme « des mouvements fantômes, intempestifs ou inversés des personnages ». Autrement dit, votre véhicule peut pencher du mauvais côté sans raison sur un Mario Kart, tandis que Link a tendance à marcher à l’opposé de là où vous voulez aller dans un Zelda.
La Switch a été lancée en 2017, et l'UFC-Que Choisir a porté plainte contre Nintendo en France dès 2020. Dans sa décision, la DGCCRF reproche au constructeur d’avoir tardé à informer clairement les consommateurs, alors qu'il avait connaissance du problème. L’administration y voit une pratique commerciale trompeuse sur la période allant de 2018 à 2023 : cette communication jugée trop tardive aurait pu décourager certains clients de passer par le SAV, les poussant parfois à racheter de nouvelles manettes.
Nintendo a depuis revu sa position. En 2023, le groupe s'était engagé à prendre en charge ses manettes défectueuses pour tous les clients de l'Espace économique européen ainsi que les Suisses et les Britanniques. Vous pouvez initier une réparation à ce lien après avoir effectué quelques vérifications sur la console, que vos manettes soient sous garantie ou non.
Aucun problème n'a été détecté pour le moment sur la Switch 2, qui s'apprête à souffler sa première bougie. Cependant, Nintendo n'a pas particulièrement fait d'effort sur la réparabilité de sa nouvelle machine, qui avait écopé d'un maigre 3/10 chez iFixit. Les choses pourraient changer, Nintendo ayant récemment confirmé l'arrivée d'une Switch 2 plus réparable pour l'Europe, afin de se conformer aux standards de l'Union européenne. La batterie des manettes devrait également être réparable selon Nikkei Asia.
Avec son approche transversale inaugurée pendant ce keynote de la WWDC, il est bien difficile de savoir ce que chaque plateforme nous réserve comme nouveautés. C’est d’autant plus difficile que cette année étant placée sous le signe du Snow Leopard, elles ne sont pas forcément nombreuses, surtout dès lors qu’on quitte la champ d’influence d’Apple Intelligence.
Cela n’a pas empêché Apple de communiquer pêle-mêle sur les « plus gros changements » apportés à son système. Alors, bien évidemment, la vedette de l'année demeure Siri AI. Mais tout le monde a bien compris qu’à l'exception notable de la Suisse, cette révolution ne sera pas pour tout de suite de notre côté du Vieux Continent. Heureusement, il reste quelques ajustements bienvenus pour occuper nos iPhone en attendant.
Apple Plans s'offre une cure de détails
Apple Plans bénéficie d'une refonte visuelle dans iOS 27. Le constructeur a prévu d'introduire de nouvelles images aériennes couplées à ses modèles de Visual Intelligence. Apple promet des détails beaucoup plus nets, allant de la forme individuelle des arbres jusqu'aux reflets de la lumière sur les façades en verre des gratte-ciel.
La fonction Flyover permet déjà de survoler plus de 350 villes en 3D, devrait particulièrement en profiter. Il faudra toutefois s'armer d'un peu de patience pour admirer le résultat, puisque ces visuels enrichis ne semblent pas encore avoir atterri dans la première bêta d’iOS 27.
Une fonction 5 à 7 dans Localiser
Le partage de position s'affine sérieusement. Dans l'application Localiser, il est enfin possible de définir une durée sur mesure pour le partage de ses coordonnées, comme quatre jours et sept heures, ou même d'entrer une date et une heure d'expiration précises. Pratique pour suivre l'avancée d'un proche sur un événement précis, comme un mariage, sans pour autant garder le canal ouvert indéfiniment. Une nouvelle option fait également son apparition pour mettre en pause ce partage jusqu'à la fin de la journée avec des contacts spécifiques.
Plus radical encore, un bouton permettant de masquer temporairement sa position pendant douze heures a été glissé sous votre carte personnelle. Son activation est totalement furtive : le système se contente d'afficher « Aucune position trouvée » sur l'appareil de votre contact, sans lui envoyer la moindre notification. Fini les choix binaires imposés par iOS 26, la discrétion devient à la carte.
Un portefeuille numérique grand ouvert
Du côté de l'application Cartes, Apple s'attaque enfin à nos vieux morceaux de plastique. Grâce à un mode Siri dédié dans l'appareil photo, il suffit de pointer son iPhone vers n'importe quelle carte de fidélité ou d'adhérent dotée d'un code-barres pour la dématérialiser.
L'utilisateur garde la main sur la personnalisation de ces laissez-passer avec une douzaine de couleurs unies ou des fonds thématiques adaptés au cinéma, au sport ou au théâtre, tout en filtrant les champs d'informations à conserver. Cette fonction devrait mettre un coup de frein au business des apps - souvent hors de prix - permettant de générer des cartes de fidélité pour le portefeuille numérique d’Apple. Enfin les clefs d'hôtels compatibles s'enrichissent également des détails de votre séjour et des activités réservées.
L'interface d'Apple Pay évolue elle aussi, aussi bien sur le web que dans les applications, avec un design repensé facilitant le passage d'une carte à l'autre d'un simple balayage, tout en affichant plus d'informations sur les soldes et récompenses. Quant à la fonction Tap to Pay, elle se dote d'un volet Tap to Share, permettant de transmettre en toute sécurité ses informations de livraison ou son adresse e-mail à un commerçant par un simple contact entre deux iPhone.
L’ouverture inattendue d'iCloud
C'est sans doute l'une des belles surprises de cette mise à jour : les albums partagés iCloud s'ouvrent enfin au reste du monde avec un partage multiplateforme en pleine définition. Les utilisateurs d'Android et de Windows peuvent désormais rejoindre ces albums via le web, et même y contribuer sans subir les affres d'une compression agressive. Apple lève ici un point de friction historique pour les familles ou les groupes d'amis équipés de différents systèmes.
Pour couronner le tout, l'application Photos gagne de nouveaux filtres, des options de réactions inédites et des outils d'invitation modernisés.
Musique, Podcasts et domotique s'affinent
L'expérience multimédia n'est pas en reste. Dans Apple Music, la fonction AutoMix gagne en fluidité pour offrir des transitions toujours plus naturelles entre les morceaux, tandis que la traduction des paroles s'étend à sept nouvelles paires de langues, incluant notamment le passage de l'anglais vers le français. Du côté d'Apple Podcasts, on notera l'arrivée d'une fonction permettant de lancer une recherche de mots-clés directement à l'intérieur d'une émission.
Enfin, GymKit débarque sur l'iPhone et les AirPods Pro 3. Il sera possible de se connecter directement à des équipements de cardio compatibles en salle pour récupérer des métriques en temps réel.
Quant à la maison connectée, Apple Intelligence s'y fait une petite place pour regrouper intelligemment les notifications et analyser le contenu des caméras HomeKit Secure Video — qui supportent d'ailleurs maintenant l'enregistrement en 4K — en générant des descriptions textuelles des événements avant même que vous n'ayez lancé la lecture.
Si vous avez l’habitude d’utiliser la télécommande virtuelle d’Apple TV intégrée à tous les iPhone et iPad depuis bien des années, les OS 27 apportent une nouveauté intéressante. Comme nous l’a fait remarquer Quentin sur le Discord du Club iGen, elle prend désormais la forme d’une app complète. On peut toujours activer la télécommande depuis le Centre de contrôle d’iOS 27, comme on le faisait exclusivement jusque-là. Néanmoins, il est aussi possible de lancer l’app « Télécommande » depuis la bibliothèque d’apps et même (en théorie) de l’ajouter à l’écran d’accueil.
L’app Télécommande dans la bibliothèque d’apps à gauche et au milieu du multitâche au centre et sur l’écran d’accueil à droite. Image iGeneration.
En théorie seulement, car un bug dans la première bêta d’iOS 27 rend la commande d’ajout à l’écran d’accueil inopérante. Dans mon cas, c’est le widget de suggestions d’apps que j’utilise toujours pour remplir mon écran d’accueil qui a ajouté automatiquement l’icône (qui n’est visiblement pas Retina dans cette bêta). Dans l’idée en tout cas, Télécommande est désormais une app à part entière, ce qui amène de nombreux avantages à l’usage. En particulier, elle reste au milieu des autres apps ouvertes sur l’iPhone, ce qui permet de rapidement revenir vers elle.
Avec l’ancienne implémentation proposée sous iOS 26, on ouvrait aussi la télécommande d’Apple TV depuis le Centre de contrôle. Si on changeait par la suite d’app, il fallait rouvrir cette interface pour retrouver la zone de pilotage, qui disparaissait immédiatement. Avec iOS 27, Télécommande est dans la liste d’apps récemment ouvertes et il est possible d’y revenir à tout moment en glissant sur la barre d’accueil en bas de l’écran. On peut aussi y accéder en activant la vue du multitâche et en faisant défiler la liste des apps récentes.
Autre avantage de cette bascule sur une app dédiée, Télécommande devient une fenêtre standard d’iPadOS 27. L’utilisateur peut la déplacer n’importe où à l’écran et même la redimensionner, de quoi créer une zone de contrôle dans un ratio bien différent, s’il le souhaite.
L’app Télécommande d’iPadOS 27 prend la forme d’une fenêtre standard. Merci Quentin pour la capture d’écran.
On peut rappeler pour finir que l’idée d’une app dédiée à contrôler une Apple TV n’est pas si nouvelle que cela. Bien au contraire, il n’y avait au départ qu’une app dédiée, que l’on devait même télécharger depuis l’App Store. Celle-ci avait disparu en 2020, au profit du module chargé depuis le Centre de contrôle.
Comme c'est de tradition pendant la WWDC, Apple a sorti le plumeau pour dépoussiérer les sacro-saintes règles de l’App Store. Cette année, le grand ménage cible très clairement la qualité globale du catalogue, avec en ligne de mire une pratique de plus en plus courante : le vibe-coding.
La méthode de la Pomme est d'ailleurs assez fine. Plutôt que de s'en prendre frontalement à l'usage de l'intelligence artificielle pour générer du code (une technologie qui peut tout à fait donner naissance à d'excellents logiciels), elle s'attaque sans ménagement aux dérives qui en découlent. Les apprentis développeurs qui se contentent de cloner des concepts existants à la chaîne, sans la moindre valeur ajoutée, sont désormais prévenus.
Sus aux clones et aux apps abandonnées
La fameuse règle 4.3, qui interdisait déjà de saturer la boutique avec des concepts éculés, a été sérieusement musclée. Si Apple refusait déjà par le passé d'empiler les énièmes boîtes à prout, les lampes torches ou les applications de rencontres sans originalité, la nouvelle mouture du texte se veut beaucoup plus menaçante pour l'existant.
Désormais, le constructeur se réserve le droit de purger purement et simplement l'App Store des applications qualifiées de « médiocres », « de mauvaise qualité » ou nécessitant « peu d'efforts ». Concrètement, un clone opportuniste surfant sur une catégorie populaire, qui ne reçoit aucune mise à jour ou qui ne parvient tout simplement pas à attirer le chaland, finira à la corbeille. L'objectif est clair : la création de variantes bas de gamme nuit à la découverte des vraies bonnes apps et dégrade l'expérience générale. Pire encore pour les petits malins qui s'amuseraient à soumettre de manière répétée ce genre de logiciels de pacotille, c'est l'exclusion pure et simple du programme développeur qui les guette. Apple ne veut plus seulement freiner l'arrivée de nouvelles applications inutiles, elle veut nettoyer celles qui encombrent ses serveurs.
Une clause Grok
Le coup de balai ne s'arrête pas là et concerne également les contenus générés par les utilisateurs. L'article 1.2 des Guidelines, qui avait déjà valu quelques sueurs froides à des applications comme Grok, lève toute ambiguïté : c'est au développeur, et à lui seul, qu'incombe la responsabilité de modérer et de supprimer tout contenu enfreignant les règles de la plateforme, comme la pornographie.
Si les équipes de validation de Cupertino tombent sur des contenus litigieux, l'éditeur devra non seulement les retirer, mais aussi fournir un véritable plan d'action pour prouver sa capacité à modérer sa communauté. Sans réponse satisfaisante et détaillée, l'application sera retirée de la vitrine jusqu'à ce que le tir soit corrigé. Et en cas d'infraction grave ou répétée, la sanction sera sans appel, avec un bannissement immédiat.
Les Activités en direct sous surveillance
Enfin, une dernière retouche (la règle 4.5.3) vient encadrer une fonction de plus en plus utilisée par les développeurs : les Activités en direct (Live Activities). Il est désormais formellement interdit d'utiliser cet espace privilégié sur l'écran verrouillé pour spammer l'utilisateur, tenter de l'hameçonner ou lui envoyer des messages non sollicités. Une précision bienvenue pour que cette interface ne se transforme en un énième panneau publicitaire envahissant
Chez Apple, on voit plutôt le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Le Liquid Glass a reçu un accueil très mitigé l’année dernière ? C’est normal, s’est défendu Shubham Kedia, le responsable des interfaces utilisateurs à la WWDC 2026. Comme pour chaque redesign majeur, le processus consiste à réaliser « une avancée audacieuse », pour ensuite l’affiner.
En tenant compte des retours des utilisateurs et des développeurs, Apple assure avoir peaufiné son style pour le rendre plus lisible et plus personnalisable. Ce raffinage est essentiel, car le Liquid Glass va bientôt devenir incontournable dans les applications. L’ajustement est-il réussi ? Découvrons ceci dans iOS 27 et macOS Golden Gate 27.
Image Apple
Un Liquid Glass (et une lisibilité) personnalisable
Le gros point noir du Liquid Glass dans les OS 26, c’était sa lisibilité. Même après de multiples essais au cours des bêtas, Apple n’était pas parvenue à trouver la formule magique. Avec son aspect à la fois transparent et réfractant, le Liquid Glass pouvait rendre les boutons et les barres difficilement lisibles, le contenu à l’arrière-plan venant se mélanger avec les éléments au premier plan. Apple a rapidement ajouté une option dans les versions 26.1 pour « teinter » son matériau virtuel, sans corriger le défaut de fond du verre.
Avec iOS 27, macOS Golden Gate et les autres OS 27, Apple prend finalement le problème à bras le corps. Le Liquid Glass a été ajusté pour qu’il diffuse mieux les contenus « complexes » à l’arrière-plan. Par « complexes », il faut comprendre chargés : par exemple, dans l’application Musique, des pochettes bariolées à l’arrière-plan rendaient difficile la lecture du titre et de l’artiste dans la barre inférieure.
Sur les nouveaux systèmes, par défaut, les éléments réfractés sont un petit peu moins distrayant visuellement et la transparence est moins prononcée. Le changement est assez subtil, il ne sautera pas aux yeux de tout le monde. À noter que cette évolution, comme toutes les suivantes, s’applique automatiquement à toutes les applications ayant déjà adoptées le Liquid Glass.
Malgré cet ajustement, vous n’appréciez toujours pas l’effet de transparence ? Ou au contraire, vous le trouvez désormais trop timoré ? Vous avez maintenant le choix ! C’est l’un des plus grandes évolutions pour le Liquid Glass dans les OS 27 : au premier démarrage, une fenêtre vous permet de modifier l’intensité de la transparence de façon bien plus précise et plus large qu’avec les OS 26. Cette option de personnalisation est ensuite disponible dans Réglages > Apparence > Liquid Glass.
Vous pouvez ainsi avoir un Liquid Glass très transparent, très opaque ou bien entre les deux, selon l’intensité que vous préférez. Un aperçu est affiché pour juger immédiatement le résultat.
Du plus transparent au plus opaque. Image iGeneration.
Le réglage choisi s’applique partout, ou presque. Vous pouvez voir « votre » Liquid Glass sur le centre de notifications, sur les barres d’onglets et sur les boutons. En revanche, le niveau de clarté ne change pas pour le centre de contrôle ni les dossiers d’applications — à voir si cela évolue au fil des bêtas.