Ce n’est pas faute de le répéter : chez Apple, quand l’iPhone va, tout va. Cette division reste le moteur principal de Cupertino, le cœur battant qui irrigue tout l'écosystème. Une division iPhone en bonne santé, c’est l’assurance de lendemains qui chantent pour les Services, auxquels elle est intimement liée. Mieux encore, les succès du smartphone servent indirectement à subventionner le MacBook Neo avec son processeur. Un véritable cercle vertueux.
Le MacBook Neo est un succès et c'est presque un problème pour Apple
Après quelques trimestres de stagnation, le téléphone à la pomme a repris sa marche en avant il y a tout juste un an. Si l'on a pu croire un instant à un simple soubresaut lié aux tensions commerciales internationales, le mouvement a pris une ampleur bien réelle avec la gamme présentée en septembre dernier.
Un plan sur trois ans
Ce regain de forme n’est pas le fruit du hasard, mais le premier acte d’une stratégie triennale méticuleusement orchestrée pour redynamiser la gamme. En coulisses, Mark Gurman décrit une feuille de route érigée en priorité absolue par l’état-major d’Apple. Ce chantier est notamment piloté par John Ternus, le patron de l’ingénierie matérielle, dont le nom revient avec de plus en plus d’insistance comme le successeur naturel de Tim Cook.
Tout a commencé en septembre dernier avec les iPhone 17 Pro. Apple a introduit un nouveau design en aluminium caractérisé par ce fameux « plateau » regroupant les trois capteurs photo, ainsi qu’un dos en Ceramic Shield optimisé pour l'écosystème MagSafe. En parallèle, Cupertino a tenté le pari de la finesse extrême avec l’iPhone Air. Si les résultats financiers globaux sont au rendez-vous, notamment grâce à une belle reprise de couleurs sur le marché chinois, le bilan est plus contrasté pour ce modèle ultra-fin qui peine encore à trouver son public.
L’iPhone Air 2 sortirait bien cette année, que les ventes soient bonnes ou pas
Pourtant, Apple ne compte pas abandonner l’iPhone Air. Ce dernier semble servir de laboratoire technologique : de nombreuses rumeurs suggèrent qu’il partage une base technique commune avec le projet le plus ambitieux de l'année.
Au tour de l’iPhone Fold
Appelez-le « iPhone Fold » ou « iPhone Ultra », le premier smartphone pliable de la Pomme est le grand dossier de 2026. Apple s’apprêterait à suivre une voie similaire à celle du Galaxy Z Fold de Samsung, avec un appareil s’ouvrant comme un livre pour offrir un écran généreux, idéal pour la consommation de vidéo et le jeu.
Mais la véritable rupture viendrait de l’interface. Avec iOS 27, Apple introduirait des fonctions de multitâche directement héritées d’iPadOS, permettant enfin d’afficher deux applications côte à côte de manière ergonomique. Ce passage au pliable impose toutefois un défi industriel de taille, ce qui n'a rien d'étonnant pour une nouvelle catégorie de produits. Malgré les complexités de production, tous les voyants sont au vert pour une commercialisation d'ici la fin de l'année.
iPhone Ultra ou iPhone Fold, septembre ou novembre : le grand flou du pliable
La barrière psychologique des 2000 dollars
Reste la question qui fâche : le prix. Pour la première fois, Mark Gurman s’est risqué à une estimation, et la facture s’annonce salée. On s’attend à ce que l’appareil franchisse le seuil symbolique des 2 000 dollars aux États-Unis. À titre de comparaison, l'actuel iPhone 17 Pro Max culmine déjà à 1 999 dollars dans sa configuration 2 To.
Si le tarif d’entrée du modèle pliable se situe effectivement autour des 2 000 dollars, les options de stockage pourraient propulser le prix final vers des sommets encore inexplorés, potentiellement jusqu'à 2 800 dollars. Un positionnement ultra-premium qui assume son statut d'objet de luxe technologique.
2027 : l’iPhone total ?
Cette montée en puissance doit mener Apple jusqu’en 2027, année du vingtième anniversaire de l’iPhone. Si l’iPhone X avait marqué les esprits en 2017, Apple préparerait un coup encore plus spectaculaire pour célébrer ces deux décennies.
Les premiers échos décrivent un design « sans couture », une sorte de monolithe de verre incurvé totalement dépourvu d'encoche ou de perforation. Pour parvenir à ce résultat, Apple devra relever son plus vieux défi : loger les capteurs Face ID et la caméra frontale directement sous la dalle de l’écran. Reste à voir si la technologie sera suffisamment mature d'ici l'année prochaine pour transformer cette ambition en réalité commerciale.
L’après-2027 : le clapet restera-t-il au placard ?
Au-delà de ces trois actes majeurs, Apple pourrait être tentée de multiplier les expérimentations pour ne pas laisser la concurrence saturer le marché des nouveaux formats. Dans les laboratoires de Cupertino, l'idée d'un « iPhone Flip » — ce format à clapet qui rappelle les grandes heures du StarTAC ou les récents succès de Samsung et Motorola — a longtemps fait l'objet de réflexions intenses.
Pourtant, le soufflé semble être retombé. Un temps pressenti pour l’horizon 2027 ou 2028, ce projet a visiblement été mis en pause, pour ne pas dire rangé au fond d'un tiroir. Entre une complexité industrielle redoutable et un potentiel commercial jugé trop incertain face au modèle « Fold », Apple semble préférer, pour l'instant, concentrer ses forces sur des produits à plus forte valeur ajoutée. Reste à voir si ce retrait est définitif ou s'il s'agit d'un simple recul pour mieux sauter, une fois que les technologies de pliage auront fait leurs preuves sur le grand frère.
L’iPhone Flip rattrapé par le spectre de l’iPhone mini ?
















