Après avoir installé iOS 27, l’une des premières nouveautés visuelles que vous remarquerez concerne l’icône de batterie… du moins, pour certains d’entre vous. Tout dépend du mode d’affichage que vous avez choisi pour celle-ci.
Si vous aviez activé l’affichage du pourcentage dans l’icône, rien ne change. En revanche, sans ces chiffres (c’est le mode par défaut), vous noterez une petite évolution. Sur iOS 26, l’icône de batterie sans pourcentage repose sur un contour qui encadre le niveau de charge. Dans iOS 27, elle apparaît comme un bloc noir dont la partie vide est grisée. C’est peut-être un petit peu moins lisible au premier coup d’œil.
iOS 26 : sans le pourcentage / avec le pourcentage. Image iGeneration.iOS 27 : sans le pourcentage / avec le pourcentage. Image iGeneration.
Du changement sur macOS 27 également
Cette harmonisation s’étend jusqu’à macOS Golden Gate, avec un changement supplémentaire. Là aussi, l’ancienne icône à contour disparaît au profit d’une version pleine.
macOS 26, sans pourcentage. Image iGeneration.macOS 27, sans pourcentage. Image iGeneration.
Le changement supplémentaire concerne l’affichage du pourcentage. Sur macOS Tahoe, cette information apparaît à côté de l’icône. Sur macOS 27, les chiffres sont intégrés dans la batterie, comme sur iOS 27. Cela prend moins de place dans la barre des menus, mais c’est moins facile à lire.
macOS 26, avec pourcentage. Image iGeneration.macOS 27, avec pourcentage. Image iGeneration.
C’est encore moins lisible lorsque le pictogramme en forme d’éclair indiquant la recharge vient s’ajouter dans la batterie à côté des chiffres.
macOS 26, avec pourcentage et en charge. Image iGeneration.macOS 27, avec pourcentage et en charge. Image iGeneration.
Comme il ne s’agit que de la première bêta des nouveaux systèmes, Apple a encore le temps d’ajuster ces icônes d’ici la sortie finale, mais dans un si petit espace, difficile de faire des miracles. Nous avons d’ailleurs repéré ce qui ressemble à un bug ou à un oubli sur l’écran verrouillé de macOS 27 : c’est toujours l’ancienne version de l’icône qui y est affichée.
Après des mois de négociations, les quatre opérateurs français sont finalement parvenus à un accord sur le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros. Mais l’opération est loin d’être bouclée. Elle doit désormais franchir l’étape cruciale de l’examen par les autorités de la concurrence. Et rien n’indique que celui-ci sera une formalité.
« [Le rachat de SFR] ne va pas de soi parce qu’il s’agit d’un rapprochement sur un marché déjà très concentré », prévient d’emblée le président de l’Autorité de la concurrence dans un entretien accordé au Monde. Benoît Cœuré précise toutefois que si l’Autorité avait d’ores et déjà estimé qu’un passage de quatre à trois opérateurs était « nécessairement anticoncurrentiel », elle l’aurait signalé en amont afin d’éviter à Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR de perdre du temps et de l’argent.
Image Didivo67 (CC BY-SA).
Mais le régulateur veut bien faire passer le message que le rachat n’est pas encore assuré. La question des prix sera notamment scrutée de près. « Il est impossible d’expliquer aux Français que l’on va encourager des opérations qui vont rendre plus difficile pour eux de boucler leurs fins de mois », souligne-t-il.
À ce sujet, Benoît Cœuré fait part d’inquiétudes sur une éventuelle « coordination renforcée », autrement dit une entente, susceptible d’affaiblir la concurrence. Il rappelle à ce titre qu’en 2005, SFR, Orange et Bouygues Telecom avaient été condamnés à une amende de 534 millions d’euros pour avoir échangé des informations stratégiques et coordonné leurs comportements afin de préserver leurs parts de marché.
Les trois opérateurs appelés à se partager SFR défendent l’opération en mettant en avant leur capacité à investir davantage dans l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore les centres de données, au bénéfice des consommateurs. Un argument qui devra être étayé. « Ce n’est pas à nous d’essayer de deviner ce qu’ils ont en tête », prévient Benoît Cœuré.
Une inconnue subsiste encore : quelle institution pilotera l'examen du dossier ? La mission pourrait évidemment revenir à l’Autorité de la concurrence à Paris, mais aussi à la Commission européenne, au moment même où Bruxelles révise sa politique en matière de concentration d’entreprises. Quelle que soit l’autorité compétente au final, la Commission européenne et l’Autorité de la concurrence travailleront en étroite coordination tout au long de l’examen, assure Benoît Cœuré. Et dans tous les cas, la procédure pourrait s’étendre jusqu’à 18 mois.
Une évolution majeure des moyens de validation dans les transports en commun de Paris et de sa région est bel et bien en route. Île-de-France Mobilités (IDFM) a convié la presse à une conférence le mardi 16 juin pour dévoiler l’« acte 2 de la révolution billettique ».
De quoi s’agit-il ? De la validation par carte bancaire tant demandée. « Île-de-France Mobilités va déployer, pour ces usagers [les occasionnels, dont les touristes, ndlr], une solution d'achat simple et rapide : des bornes d'achat de titres de transports par carte bancaire », indique l’autorité dans l’invitation envoyée aux médias. Et d’ajouter que « ces bornes, complémentaires aux solutions existantes, s'ajouteront à celles déjà déployées depuis novembre 2025 dans tous les bus parisiens et en petite couronne. »
Un valideur dédié aux cartes bancaires dans un bus francilien. Image IDFM.
IDFM a en effet commencé à installer de nouveaux valideurs compatibles avec les cartes bancaires à bord des bus franciliens, qui en seront intégralement équipés d’ici cet été. Mais le plus dur reste à faire : étendre la mesure aux métros, RER et Transiliens.
Les pass Navigo sur iPhone et Apple Watch, disponibles depuis 2024 et qui faisaient partie de l’acte 1 de la « révolution », ne disparaîtront pas pour autant. Comme l’autorité prend soin de le préciser dès à présent, la carte bancaire sera une solution complémentaire. D’après les premières déclarations de Valérie Pécresse, la présidente d’IDFM, les nouveaux valideurs devraient être déployés en priorité sur lignes les plus fréquentés par les touristes.
Reste à connaître les modalités précises du projet. Quel calendrier de déploiement est envisagé ? Quel sera le coût de l’opération, alors qu’un montant de 100 millions d’euros a déjà été évoqué ? Cette évolution aura-t-elle des conséquences sur le prix des tickets ? Réponses le 16 juin, soit mardi prochain.
Mise à jour à 13 h 07 : la date donnée à la base par l'IDFM était fausse, la conférence de presse aura lieu le 16 juin 2026 et non le 16 juillet. L’article a été mis à jour en conséquence.
Pour la première fois, une évolution majeure d’un système d’exploitation d’Apple pourrait bien rester durablement bloquée aux frontières de l'Europe. Si le lancement d'Apple Intelligence avait déjà subi un retard à l'allumage sur le Vieux Continent, les raisons étaient alors en grande partie techniques et linguistiques. Avec Siri AI, le blocage est d'un tout autre ordre : il est éminemment politique.
Au cœur de la discorde, une question de sécurité et d'ouverture. Apple refuse catégoriquement d'offrir aux intelligences artificielles concurrentes un accès débridé aux données de ses utilisateurs. Pour tenter de concilier ses principes avec les exigences européennes, la Pomme avait pourtant mis sur la table une solution technique : le « Trust System Agent ». Ce système intermédiaire devait faire office de douanier, n'autorisant l'accès aux données personnelles par des IA tierces que dans le strict respect du consentement de l'utilisateur. Consciente de l'ampleur du chantier, Apple proposait un déploiement graduel sur dix-huit mois.
Une main tendue que la Commission européenne a fermement repoussée. Pour les régulateurs, il n'appartient pas à Apple de décider qui a le droit d'innover en Europe, ni de dicter aux citoyens les outils d'intelligence artificielle qu'ils peuvent utiliser.
Cette semaine, Greg Joswiak s’est fait le porte-voix d'une entreprise tiraillée. S'il s'est dit « très déçu » pour les utilisateurs européens, le patron du marketing d'Apple a réaffirmé que l'entreprise ne transigerait pas sur sa philosophie : pas question de compromettre la sécurité des clients en laissant leurs données circuler sans garde-fou.
Mais au-delà du cas européen, c'est bien la contagion réglementaire qui effraie Cupertino. La crainte de voir le DMA (Digital Markets Act) faire des petits à travers le monde est palpable. « Nous espérons que d'autres gouvernements ne suivront pas l'expérience européenne ratée qu'est le DMA », a d'ailleurs cinglé le dirigeant.
Greg “Joz” Joswiak talking about why Apple won’t ship Siri AI on iPhone & iPad in the EU at launch.
EU’s rules would require Apple to give third-party AI assistants broad access to users personal context, something it believes would compromise privacy and security.
Apple assure toutefois vouloir poursuivre les discussions avec la Commission dans l'espoir de trouver un compromis. Mais l'horloge tourne : il faudra peut-être de toute façon attendre ces fameux 18 mois pour que le Trust System Agent soit pleinement opérationnel.
Les utilisateurs, grands oubliés du débat ?
Et les utilisateurs dans tout ça ? À la fois clients et citoyens, ils assistent pour l'instant à ce match de ping-pong institutionnel depuis les gradins, sans vraiment avoir voix au chapitre. C’est tout le drame de cette affaire.
Pour remettre les utilisateurs au centre de l'échiquier, Lorenzo Ferrante, un développeur iOS basé en Italie, a décidé de lancer une pétition. Son manifeste s'articule autour de cinq principes fondamentaux, traduits ici, qui réclament une sortie de crise rapide :
I. L'accès n'est pas un privilège. Une technologie conçue pour le grand public doit être livrée à tous. Lorsqu'une fonctionnalité est lancée à l'échelle mondiale mais s'arrête aux frontières de l'Union, un demi-milliard de personnes se retrouvent reléguées au second plan.
II. Confidentialité et concurrence sont des alliées, pas des ennemies. Nous refusons d'avoir à choisir entre des marchés ouverts et des appareils sécurisés. Un cadre réglementaire digne de l'Europe se doit de protéger les deux — et une entreprise digne de notre confiance doit développer ses produits en ce sens.
III. La régulation doit protéger les utilisateurs, pas bloquer leurs fonctionnalités. Le DMA a été créé pour servir les citoyens européens. Lorsque son application les condamne à une attente indéfinie, c'est l'application — et non le principe — qui doit être corrigée.
IV. Le retard a un prix. Chaque mois passé sans ces assistants modernes est un mois durant lequel les étudiants, les travailleurs et les entreprises d'Europe prennent du retard sur le reste du monde, qui a déjà ces outils en poche.
V. L'Europe mérite le premier rang. Nous ne demandons pas de traitement de faveur ni d'exception. Nous demandons simplement à Apple et aux régulateurs de l'UE de s'asseoir à la même table pour définir une voie sûre et respectueuse de la vie privée — et de le faire sans attendre.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, l'initiative a déjà recueilli plus de 1 780 signatures à travers 25 pays. Reste à voir si cette mobilisation naissante suffira à faire bouger les lignes à Cupertino comme à Bruxelles.
Le nouveau Siri parle français ! C'est ce qu'a réalisé notre lecteur François, qui a reçu son accès à Siri AI dans la nuit. Si nous sommes toujours sur liste d'attente à la rédaction, il a effectué sa demande directement lors de la sortie de la bêta et a pu jouer un peu avec. Il se dit bluffé par la réactivité… et sa connaissance du français.
Image iGeneration
En effet, Apple a prévenu lors du keynote que Siri AI ne serait disponible dans un premier temps qu'en anglais. Or, selon François, l'assistant comprend bien le français à l'écrit. Il n'y a pas de bridage bloquant immédiatement la fonction comme cela avait pu être le cas sur les outils d'écriture à leurs débuts. C'est plutôt une bonne nouvelle : on peut imaginer que le déploiement en langue française ne sera pas particulièrement compliqué.
François nous a également fait parvenir une capture d'écran dans laquelle il demande des informations sur les caractéristiques de l'ancien MacBook de sa mère, décrite dans une conversation le mois dernier. Siri remonte l'info en français sans sourciller.
La capture a été compressée lors de l'envoi par mail. Image iGeneration
François nous a expliqué avoir aussi demandé à Siri des informations liées à son groupe sanguin dans les e-mails, messages et autres fichiers de l'iPhone, et nous confie avoir « été plutôt bluffé par le résultat et la réactivité ». Notons qu'il a un iPhone américain avec une SIM US, mais qu'il est actuellement en France. Il ajoute :
Là où j’ai été surpris vraiment, c’est la rapidité. J’ai l’impression qu’à une course de vitesse, il bat haut la main ChatGPT Plus ou Gemini Plus. Il faudra que je teste un peu plus pour vous dire, mais il y a moyen qu’il remplace pour le perso les deux logiciels susnommés.
De notre côté, nous sommes toujours sur liste d'attente sur iOS, mais avons trouvé un moyen de faire sauter celle-ci sur Mac. Nicolas vous prépare donc un aperçu, qui arrivera prochainement sur le site. Dans tous les cas, les utilisateurs français devront faire preuve de patience : Apple a confirmé que le nouveau Siri n'arrivera pas dans l'UE au lancement.