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Apple Music fait remonter de vieux albums dans les Ajouts récents

Félix Cattafesta

mercredi 03 juin à 11:30

Services

Chez certains utilisateurs d’Apple Music, les « Ajouts récents » ne sont plus si récents que ça. Un bug signalé par plusieurs utilisateurs semble faire réapparaître dans cette section des morceaux ou albums déjà présents depuis longtemps dans leur bibliothèque. Un détail énervant quand on cherche justement à écouter ses albums ajoutés il y a peu.

La section en question dans Apple Music. Image iGeneration

Le souci a été remonté par un de nos lecteurs, qui a récemment réinitialisé son téléphone. Il explique avoir vu ressurgir de vieux albums dans la section « Ajouts récents », et qu'il doit désormais faire défiler la liste un certain temps avant de retrouver les titres véritablement ajoutés ces jours-ci.

S'il pensait initialement à un bug lié à la réinitialisation de son téléphone, il a écarté cette piste après la découverte d'un fil Reddit où plusieurs utilisateurs rencontrent le même problème. « Je pensais que quelqu'un d'autre utilisait mon compte », confie l'un d'entre eux. Un second explique avoir le même souci sur la version Android d'Apple Music.

Un point commun émerge de plusieurs témoignages : les « nouveaux » albums semblent pour la plupart avoir été ajoutés en 2021. C'est également le cas chez notre lecteur, qui a vu revenir plusieurs titres sortis début 2021 et probablement ajoutés au mois de mai de la même année. Sa théorie est que les serveurs d'Apple se seraient emmêlés les pinceaux, passant la date d'ajout des titres de mai 2021 à mai 2026.

Apple n'a rien confirmé pour le moment, et le problème ne semble pas toucher tout le monde. Redémarrer le téléphone ne change rien, et la seule parade trouvée pour l’instant consiste à supprimer manuellement les titres concernés de la bibliothèque. Une solution assez radicale pour un bug qui ressemble surtout à une erreur de synchronisation côté serveur.

Source :

Merci Monsieurg33k

Avec son Project Solara, Microsoft imagine des appareils IA sans apps

Félix Cattafesta

mercredi 03 juin à 10:46

Ailleurs

Microsoft a mis le paquet sur l'IA hier à l'occasion de sa grande conférence Build. L'entreprise a notamment présenté son « Project Solara », une nouvelle plateforme pensée pour faire tourner des agents IA à la place des apps. Elle ne se base pas sur Windows mais sur Android afin d'être plus légère. Microsoft espère bien l'embarquer sur de nombreux produits connectés à l'avenir.

Image Microsoft

L‘idée est de ne plus avoir à lancer une application pour chaque tâche, mais de s‘adresser directement à un agent capable de comprendre une demande avant d‘aller chercher les bons outils et de faire le lien entre plusieurs services. Microsoft veut ainsi se placer en coulisse d'une nouvelle génération d‘appareils pensés dès le départ pour l‘IA, présentés comme des objets plus simples mais capables de donner accès à Copilot ou à d‘autres agents.

Comme tout cela est encore un peu flou, Microsoft a illustré sa présentation l'aide de deux produits-concepts. Le premier est une sorte d'Amazon Echo Show, soit une enceinte avec un écran frontal à poser sur son bureau. Embarquant micro et haut parleur, l'enceinte est capable de résumer les priorités du jour, de lancer Copilot à la voix ou de servir de point d‘accès à un PC Windows dans le cloud.

Le second prend la forme d’un badge connecté, pensé pour les employés de terrain, les soignants ou les équipes en magasin. Il pourrait enregistrer une conversation, transcrire un échange ou utiliser sa caméra pour donner du contexte à l'IA embarquée. Le but serait donc de fluidifier l’expérience par rapport aux apps actuelles en évitant de multiplier les écrans, les menus et les manipulations.

Microsoft ne compte toutefois pas vendre directement ces deux appareils : ils servent surtout de produits de référence pour montrer aux fabricants tiers ce qu’ils pourraient construire avec Solara. L’entreprise indique d’ailleurs travailler déjà avec plusieurs grands noms, dont AccuWeather, Best Buy, CVS Health et Target, afin de tester de premiers cas d’usage en conditions réelles.

Le concept peut intriguer, mais doit encore faire ses preuves. Si l’IA se place au centre du système, il faudra qu’elle soit fiable, bien encadrée et sécurisée, surtout si ces appareils doivent écouter, voir ou manipuler des données professionnelles sensibles. Dans son billet d'annonce, Microsoft explique que les travaux n’en sont qu’à leurs débuts. Pour l’instant, Solara ressemble donc moins à une gamme prête à sortir qu’à une déclaration d’intention : Microsoft veut préparer l’après applications, mais l'efficacité des agents reste à prouver.

Spliiit ne veut pas faire pschitt !

Christophe Laporte

mercredi 03 juin à 09:40

Services

Lourdement condamné par le tribunal judiciaire de Paris, Spliiit ne s’avoue pas vaincu et décèle même quelques lueurs d'espoir dans les méandres du jugement. Rappelons que la start-up française, poursuivie par Apple, Netflix et Disney, a été condamnée à provisionner plus de 800 000 euros, dans l'attente d'un calcul précis du manque à gagner subi par ces différents services.

Spliiit lourdement condamnée : cette fois, l’addition ne se partage pas

Spliiit lourdement condamnée : cette fois, l’addition ne se partage pas

La notion de « famille » a ses limites

Plusieurs points d’achoppement étaient au cœur de la décision de justice rendue la semaine dernière. Le premier, particulièrement défavorable au service de co-abonnement, remet les pendules à l'heure sur ce qu'est un foyer. Le tribunal a balayé toute ambiguïté en statuant que la notion de famille n’est pas extensible à l’infini. La justice a clarifié que ce terme ne saurait en aucun cas englober des personnes totalement étrangères les unes aux autres, dépourvues de tout lien affectif ou d’une communauté de vie.

Face à ce camouflet, la plateforme tente de voir le verre à moitié plein et s'accroche à une lecture plus indulgente du jugement. La direction fait en effet valoir que le tribunal s'est refusé à assimiler le simple partage de frais à une commercialisation illicite d'abonnements. Selon la grille de lecture de l'entreprise, la justice ne remettrait donc pas en cause l'existence même de son modèle économique ni le principe de la division des coûts. Le véritable nœud du problème résiderait uniquement dans le respect des conditions générales d’utilisation (CGU) édictées par chaque ayant droit.

Une zone grise de plus en plus étroite

C'est dans cet interstice que Spliiit espère continuer à opérer. Pour justifier de sa bonne foi et de l'existence de cette ligne grise, la société fait remarquer que les politiques inflexibles des géants de la SVOD ont elles-mêmes fini par évoluer. Elle souligne notamment que le partage de compte en dehors du domicile est désormais toléré techniquement par des acteurs comme Netflix (depuis le printemps 2023) ou Disney (depuis 2025), pour peu que l'abonné souscrive à des options payantes dédiées.

Aux yeux de Spliiit, ce glissement commercial prouverait que le partage d'abonnements a encore droit de cité, à condition de s'inscrire dans les clous fixés par les plateformes. Mais le problème de fond demeure : est-ce qu’une majorité de ces services le désirent vraiment ?

En attendant que la justice ne se prononce en appel, la plateforme a préféré jouer la carte de la prudence sur certains fronts en retirant de son catalogue les offres d’Apple. Les abonnements à Disney et Netflix, en revanche, restent pour le moment à l’affiche.

Partage de fichiers : l'interopérabilité entre Quick Share et AirDrop gagne du terrain

Christophe Laporte

mercredi 03 juin à 07:15

iOS

Cela fait plus de six mois que Google a mis à jour sa technologie Quick Share pour la rendre interopérable avec AirDrop. La nouvelle avait pu surprendre à l’époque, soulevant des interrogations sur la réaction d'Apple.

Les Pixel 10 de Google partagent des données avec les iPhone via AirDrop 🆕

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Depuis, Cupertino n’a toujours pas communiqué officiellement et n’a pris aucune mesure pour bloquer l'initiative de son partenaire et adversaire. Avec le recul, on peut légitimement supposer l'existence d'un accord tacite entre les deux géants. C’est sans doute également une habile manière pour eux de montrer patte blanche face aux régulateurs, tout particulièrement en Europe. Pendant ce temps, la prise en charge de Quick Share ne cesse de s’étendre. Google a d'ailleurs profité de l'occasion pour communiquer à nouveau sur le sujet, se vantant de cette compatibilité avec les terminaux d'Apple.

AirDrop : Apple va-t-il fermer la porte à Android ?

AirDrop : Apple va-t-il fermer la porte à Android ?

Une compatibilité Android qui s'étoffe massivement

La liste des terminaux Android pris en charge englobe désormais la quasi-totalité des fleurons récents du marché. On y retrouve notamment :

  • Samsung : les gammes Galaxy S24, S25 et S26, ainsi que les derniers modèles pliables (dont l'étonnant Z TriFold).
  • Google : les Pixel des séries 8, 9 et 10.
  • Autres constructeurs : les modèles récents haut de gamme chez Xiaomi (17T Pro), Oppo, Vivo, OnePlus et Honor.

Ce déploiement continuera de s'étendre dans les prochains mois sur de futures références, à l'image du Motorola Razr Fold 2026 ou de la série OPPO Find X8.

Image : Sam Grozyan - Unsplash

Un pont invisible entre les deux écosystèmes

Dans la pratique, la mécanique d'envoi et de réception s'avère d'une redoutable fluidité, calquant tout simplement l'expérience que l'on connaît déjà. Côté Android, il suffit de s'assurer que l'option de partage avec les appareils Apple est bien activée. Le propriétaire de l'iPhone doit quant à lui ouvrir son centre de contrôle et régler temporairement la visibilité d'AirDrop sur "Tout le monde pour 10 minutes". Une fois ce prérequis rempli, le transfert vers l'iPhone se déroule de manière identique à un échange classique.

Le cheminement inverse est tout aussi transparent. Depuis un appareil iOS, le partage vers un terminal Android s'effectue directement via l'interface native d'AirDrop. La seule condition requise est que le destinataire ait pris soin d'activer le mode de réception de Quick Share. Le smartphone apparaîtra alors comme par magie dans la liste des appareils à proximité.

Si par malchance le téléphone d'en face est trop ancien pour intégrer ce protocole, une solution de repli astucieuse est prévue : la génération d'un QR code permettant de récupérer le fichier via le cloud. Enfin, bien que la communication de Google se concentre presque exclusivement sur la passerelle avec l'iPhone, il est bon de rappeler que cette interopérabilité est tout aussi efficace pour s'échanger des documents avec un iPad ou un Mac.

Source :

Apple Music : bon dernier des grands services de streaming en France

Christophe Laporte

mercredi 03 juin à 06:48

Services

Certaines technologies et produits d'Apple ont fini par s’imposer dans le langage courant. Il n’est d'ailleurs pas rare d’entendre une expression comme « on se fait un FaceTime ». Pourtant, d'autres services de la marque peinent sérieusement à trouver leur public. C'est indéniablement le cas d’Apple Music, qui reste toujours à la traîne en France, comme le souligne une récente étude du cabinet BearingPoint.

Image Vu Nguyen - Unsplash

Cette enquête, qui se penche sur nos habitudes en matière d’abonnements numériques, révèle une pratique globalement moins ancrée dans l'Hexagone que chez nos voisins européens. Avec 3 abonnements en moyenne, les Français sont en effet en retrait par rapport à l'Allemagne (3,8) ou au Royaume-Uni (4,9), des marchés historiquement bien plus matures sur ce segment, tout particulièrement lorsqu'il s'agit de consommer de la musique en ligne.

Spotify règne, Apple Music ramasse les miettes

Sur le terrain du streaming musical, Spotify mène la danse de la tête et des épaules avec 20 % des foyers français abonnés à son service. Dans sa roue, on retrouve logiquement Deezer, l’acteur historique du marché national qui fait jeu égal avec Amazon Music avec 12 % chacun. Et Apple dans tout ça ? La firme de Cupertino doit se contenter de partager les restes avec YouTube Music, les deux plateformes plafonnant à un maigre 5 % de parts de marché chacune. Force est de constater que la déclinaison musicale d'Apple n’arrive toujours pas à se faire une place au soleil chez nous.

La vidéo dominée par Netflix, Apple TV+ sous les radars

Le constat n'est guère plus reluisant du côté de la vidéo à la demande. Le service Apple TV+ brille tout simplement par son absence dans les grands classements. Il faut dire que le mastodonte Netflix écrase la concurrence en s'imposant dans 64 % des foyers français — une domination d'ailleurs bien plus prononcée qu'outre-Rhin ou qu'outre-Manche. Prime Video suit de loin (46 %), talonné par Canal+ (26 %).

La situation hexagonale demeure toutefois singulière et offre une bouée de sauvetage à Cupertino : la chaîne cryptée agit désormais comme un agrégateur massif de contenus, englobant justement les productions originales d’Apple. Une béquille indispensable pour offrir une vitrine au catalogue californien sur un marché ultra-compétitif.

Image : Dima Solomin - Unsplash

Un décalage flagrant entre la perception et le portefeuille

Face à cette multiplication des offres, les Français ont logiquement tendance à réduire la voilure. L'étude pointe un budget moyen alloué aux abonnements de 41 euros mensuels, ce qui représente une baisse de 8 euros par rapport à 2025. Le détail le plus croustillant réside cependant dans la perception de cette dépense : alors qu’ils déboursent bel et bien une quarantaine d'euros chaque mois, les sondés sont persuadés de n’en dépenser que 28. Une illusion d'optique tarifaire qui explique peut-être pourquoi les services les moins indispensables ou perçus comme tels sautent les premiers quand vient l'heure de faire des économies.