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RCS 4.0 continue de combler son retard sur iMessage

Nicolas Furno

vendredi 27 mars à 08:57

Télécoms

RCS, le standard qui doit succéder aux SMS, continue d’évoluer régulièrement et la GSMA, l’organisation en charge de son développement, vient justement d’annoncer une mise à jour majeure. RCS Universal Profile 4.0 a été finalisé, et il contient plusieurs nouveautés qui vous seront familières si vous avez l’habitude d’utiliser Messages d’Apple. C’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui ont des connaissances sous Android, puisque cela signifie que l’on devrait pouvoir retrouver à terme une expérience similaire à celle offerte par iMessage.

Pour les utilisateurs, deux nouvelles fonctionnalités sont au programme, avec tout d’abord la possibilité de basculer sur un appel en vidéo depuis une conversation RCS. Le standard parle de MIVC pour Messaging‑Initiated Video Calls, que l’on pourrait traduire par « appels vidéo initiés depuis la messagerie » et c’est sûrement ce que vous imaginez. Depuis une conversation individuelle comme depuis le fil d’un groupe, on pourra commencer un appel vidéo avec son correspondant unique ou avec tous les membres. C’est l’équivalent du bouton dédié à FaceTime de l’app Messages, élargi au monde Android.

Le bouton en haut à droite de Messages est réservé aux conversations via iMessage et aux appels via FaceTime pour l’heure. Avec RCS 4.0, il pourrait être ouvert à d’autres solutions de visioconférence. Image iGeneration.

Pour les groupes, MIVC s’assurera que tous les membres d’une conversation peuvent rejoindre la visioconférence en cours, même s’ils n’ont pas répondu à l’appel initial. La GSMA a aussi prévu l’ajout d’un journal d’appels dans la chronologie de la conversation, exactement comme Apple le fait avec Messages et FaceTime. On pourrait avoir une expérience similaire, même si on ne sait pas encore quelles solutions de visioconférence pourraient être compatibles. Techniquement, FaceTime peut déjà fonctionner sous Android, alors peut-être que cela restera la seule option sur l’iPhone.

La deuxième nouveauté pour les utilisateurs est visuelle, avec l’ajout d’options de mise en forme pour les textes. RCS 4.0 permettra d’ajouter du gras, de l’italique ou encore du texte barré dans ses messages, à l’image de ce qu’Apple a fait dans sa messagerie instantanée. Pour ne pas casser la rétrocompatibilité vers les SMS et anciennes versions de RCS, le GSMA a prévu des mécanismes, notamment en indiquant à l’utilisateur de vérifier le texte sans mise en forme avant envoi.

Les options de mise en forme de Messages. RCS 4.0 ne devrait reprendre que la première ligne, avec le gras, l’italique et les autres styles. Image iGeneration.

Autre amélioration, la qualité des médias transmis avec RCS devrait encore progresser. Dans le cadre de la nouvelle version du standard, un appareil pourra identifier les formats gérés par le terminal du correspondant et automatiquement transmettre son contenu avec l’encodage le plus adapté à chaque conversation. Même si cela a bien progressé, la qualité des images envoyées et reçues avec RCS reste un problème par rapport aux envois internes à l’écosystème Apple, alors toute évolution dans le domaine sera positive.

Le troisième changement concerne uniquement les entreprises qui utilisent RCS pour communiquer. Le standard va définir des cartes enrichies avec la possibilité d’intégrer des vidéos qui seront lues en streaming et non plus téléchargées entièrement en local. Il sera aussi possible d’ajouter des liens qui s’ouvriront dans l’app de messagerie et d’autres qui afficheront au contraire une app dédiée. L’exemple donné par l’organisme est celui d’un restaurant, dont le menu serait présenté directement dans la messagerie, tandis que son app serait ouverte pour gérer le paiement de la commande.

Apple suit les changements apportés par la GSMA à RCS, même si elle ne le fait pas aussi rapidement qu’on pourrait le souhaiter. Le chiffrement de bout en bout, ajout principal de la version 3.0 du standard, n’est pas encore actif, bien que cela ne devrait plus tarder après les premiers tests menés avec les bêtas d’iOS 26.4. Les changements évoqués ici attendront peut-être un an de plus, mais ils devraient finir par arriver.

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

Source :

Accroche : Image iGeneration, photo de base Olek Buzunov sur Unsplash.

Streaming vidéo : les internautes français sont très infidèles

Christophe Laporte

vendredi 27 mars à 07:30

Services

S'abonner est devenu un réflexe, se désabonner une habitude. Une étude récente de la plateforme de partage de comptes Spliiit révèle la volatilité croissante des internautes français face à la jungle de la SVOD. Entre boulimie de contenus et infidélité chronique, le marché du streaming vire au casse-tête pour les plateformes.

Image : James Yarema - Unsplash

Les chiffres donnent le tournis. Selon une étude menée par Spliiit entre octobre 2025 et mars 2026, le streaming en France ressemble davantage à un hall de gare qu’à un club fermé. Chaque mois, ce sont plus de 3,28 millions de résiliations qui sont enregistrées. Sur une année, le calcul est vertigineux : près de 40 millions de désabonnements. Avec un taux moyen de « churn » (le taux d'attrition) flirtant avec les 9 % mensuels, la loyauté semble être une valeur en voie de disparition dans l'Hexagone.

Netflix et Disney+ : les ancres du salon

Dans ce jeu de chaises musicales, tout le monde ne loge pas à la même enseigne. Netflix confirme son statut de patron. Malgré les hausses de prix successives et la fin du partage de compte gratuit, le géant de Los Gatos affiche une résistance insolente avec un taux de départ de seulement 5,6 %. Les Français râlent, mais ils restent. Un constat qui devrait, sans l'ombre d'un doute, conforter Netflix dans sa stratégie d'augmentation régulière de ses tarifs.

Netflix augmente encore ses tarifs aux USA, un indice des mois à venir en Europe ?

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Disney+ tire également son épingle du jeu avec un taux de départ de 7,25 %. Ici, la recette est connue mais efficace : un catalogue de fond de cuve ultra-puissant (Marvel, Star Wars, Pixar) qui agit comme une doudoune numérique pour les familles. On ne se désabonne pas de Mickey, de peur de provoquer une crise de nerfs au moment du visionnage dominical.

Image : BFM / Spliiit

Apple TV+ et Prime Video : le syndrome du « One-Shot »

À l’autre bout du spectre, la situation est nettement moins rose. Prime Video décroche la palme de la volatilité avec un taux de churn culminant à 12,64 %. Plus inquiétant encore pour Cupertino, Apple TV grimpe sur la deuxième marche de ce podium dont on se passerait bien, avec 9,44 % de départs mensuels.

Pour Spliiit, le diagnostic est sans appel : ces deux services souffrent d'un déficit de catalogue perçu. On s'abonne pour LA série du moment et une fois le générique de fin de saison passé, on rend son tablier.

D’après les responsables de cette étude, « Ces deux plateformes souffrent d'un déficit de catalogue perçu, les abonnés s'inscrivent pour un contenu précis, une série ou un film, puis repartent une fois leur objectif atteint. »

Image : BFM / Spliiit

Le défi de la rétention pour Cupertino

Pour Apple, le constat est sans doute le plus amer. La firme à la pomme a toujours misé sur la qualité plutôt que la quantité, espérant que le prestige de ses productions suffirait à retenir l'abonné. Mais dans le monde de la SVOD, la "qualité Apple" se heurte à la réalité du zapping : une fois Severance ou Ted Lasso terminés, l'utilisateur ne voit plus l'intérêt de maintenir un prélèvement mensuel pour un catalogue qui manque encore de profondeur par rapport à ses concurrents.

Les dirigeants de Cupertino pensaient avoir fait le plus dur en attirant les curieux dans leur écosystème. Ils découvrent aujourd'hui que dans le streaming, la conquête n'est rien sans la rétention. Le plus dur n'est pas de faire entrer le client dans la boutique, c'est de l'empêcher d'en sortir.

Source :

iPhone Fold : un lancement en deux temps comme au temps de l’iPhone X ?

Christophe Laporte

vendredi 27 mars à 06:44

iPhone

L’iPhone pliant n’est plus une simple chimère de laboratoire, mais son arrivée sur le marché pourrait suivre un scénario bien connu des habitués de la marque à la pomme. Si l'on en croit les dernières indiscrétions, l’iPhone Fold ferait ses grands débuts dans la foulée de la gamme iPhone 18, mais avec un léger décalage à l'allumage.

Des stocks limités jusqu’en 2027

Il y a tout juste une semaine, Tim Long, analyste chez Barclays, jetait un pavé dans la mare en suggérant que le premier smartphone à écran pliable d'Apple ne sortirait qu'après les iPhone 18 Pro et Pro Max. Une rumeur que nous accueillions avec une certaine prudence, d'autant que l'homme prédisait également un retour surprise de l'iPhone « Plus ».

iPhone : un revenant pour bousculer la gamme 2027 ?

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Pourtant, le dossier vient de prendre une épaisseur nouvelle. Mark Gurman, a profité d'une session de questions-réponses pour confirmer que l'iPhone Fold ne partagerait pas la même date de disponibilité que ses cousins en septembre. Si Cupertino compte bien occuper le terrain médiatique à la rentrée, le calendrier commercial, lui, serait plus étalé.

L’Apple Watch Series 12 s’annonce-t-elle déjà ennuyeuse ?

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Pourquoi ce décalage ? Pour comprendre, il faut se tourner vers les chaînes de production. Dès décembre dernier, Ming-Chi Kuo tirait la sonnette d’alarme en évoquant des rendements de fabrication complexes pour ce nouveau facteur de forme. L’analyste prévoit d’ailleurs des stocks très limités, avec des tensions qui pourraient s'étirer jusqu'en 2027.

Ces difficultés industrielles expliqueraient pourquoi Apple préférerait décaler la livraison finale plutôt que de risquer un lancement chaotique en plein cœur du rush de septembre.

Un remake de la stratégie « iPhone X »

Sur le papier, ce scénario n’a rien de révolutionnaire pour Apple. On se souvient qu'en 2017, Tim Cook avait présenté l’iPhone X en même temps que les iPhone 8 et 8 Plus lors de la keynote de septembre. Mais alors que les modèles classiques arrivaient rapidement en rayons, il avait fallu patienter jusqu’en novembre pour poser les mains sur le futur de l'iPhone.

Et voici l’iPhone X !

Et voici l’iPhone X !

Apple pourrait donc réitérer l'expérience : occuper l'espace médiatique en présentant les trois modèles simultanément sur la scène du Steve Jobs Theater, tout en gérant la montée en puissance de la production du Fold en coulisses.

Image : Apple

Une volonté marketing ou un problème logistique ?

Reste une question en suspens : ce lancement différé est-il subi ou savamment orchestré ? Apple pourrait y voir une opportunité marketing idéale, laissant quelques semaines de champ libre aux iPhone 18 Pro et Pro Max pour saturer le marché avant de braquer les projecteurs sur l'objet de tous les désirs.

À moins, plus prosaïquement, que la complexité de l'écran pliant ne dicte sa propre loi au calendrier de Cupertino. Une chose est sûre : si vous comptez craquer pour le premier iPhone Fold, il va falloir apparemment patienter quelques semaines de plus.

Netflix augmente encore ses tarifs aux USA, un indice des mois à venir en Europe ?

Greg Onizuka

jeudi 26 mars à 21:30

Services

C’est le printemps qui arrive, les oiseaux chantent, les jours rallongent... et les prix aussi. Netflix vient d’annoncer une nouvelle hausse tarifaire sur tous ses abonnements aux États-Unis, et comme ils se répercutent souvent quelques semaines ou mois plus tard dans le reste du monde, attendez-vous à voir l’abonnement au « N rouge » augmenter bientôt.

Le prix de l’abonnement va devenir aussi radioactif que ce malheureux incident... Capture MacGeneration.

Ah qu’il est loin le temps où l’abonnement avait commencé à 7,99 dollars par mois : c’est maintenant plus du triple qu’il faut pour avoir le top du top en 4K HDR. Et comme un symbole, même l’abonnement de base avec des publicités est maintenant plus cher !

  • Standard avec publicités : passe de 7,99 dollars à 8,99 dollars par mois
  • Standard : passe de 17,99 dollars à 19,99 dollars par mois
  • Premium : passe de 24,99 dollars à 26,99 dollars par mois

Pour rappel, si l’abonnement Standard est le premier à permettre d’esquiver les publicités, il n’apporte pas pour autant la 4K : seul l’abonnement Premium « l’offre », si on peut dire.

Achat de Warner : Netflix jette l’éponge, Paramount Skydance remporte l’offre finale

Achat de Warner : Netflix jette l’éponge, Paramount Skydance remporte l’offre finale

Cette augmentation est d’autant plus surprenante que l’achat de Warner/HBO ayant capoté, il aurait semblé logique que Netflix fasse une pause dans la surenchère de tarifs, le contenu n’étant pas sensiblement amélioré, et l’entreprise ayant récupéré 3 milliards de dollars de compensation pour l’annulation du deal.

iOS 27 : Siri s’ouvrirait aux autres intelligences artificielles

Greg Onizuka

jeudi 26 mars à 20:50

Services

Alors que les premières beta d’iOS 27 devraient arriver d’ici un peu plus de deux mois (le temps passe vite...), Mark Gurman relance un pavé dans la mare, en annonçant une possible ouverture du fonctionnement actuel, à savoir le duo Siri/ChatGPT, aux autres concurrents de Sam Altman.

ChatGPT se sent bien seul dans la liste des IA disponibles... plus pour longtemps ? Capture MacGeneration.

Si Apple ne l’a jamais complètement affirmé, dès l’arrivée de ChatGPT comme complément de Siri certains ont annoncé à demi-mot qu’elle ne serait pas la seule IA à venir aider Siri, et que d’autres arriveront plus tard. Pour confirmer cette idée, une option existe même dans les Réglages, permettant de choisir pour le moment entre ChatGPT et... ChatGPT. Mais l’option est là, et montre l’intention d’origine.

iOS 27 devrait permettre l’arrivée de nouveaux intervenants, permettant à Siri de communiquer avec d’autres chatbots. Si Gemini paraît le plus logique, Apple étant en partenariat avec Google pour utiliser le moteur de son IA dans le prochain Siri boosté aux LLM, il ne devrait pas être le seul, avec en toute logique Claude ou encore Grok.

Et la version rénovée de Siri dans tout ça ? Pas de panique, elle n’est pas abandonnée. Il semble cependant qu’Apple se serve de cette béquille temporaire pour proposer à l’utilisateur la possibilité de poser ses questions au chatbot de son choix, en plus de Siri qui évoluera à son rythme.

Apple pourrait distiller Gemini pour alimenter le nouveau Siri

Apple pourrait distiller Gemini pour alimenter le nouveau Siri

Ce nouveau comportement n’a presque que des avantages pour Apple : dans un premier temps, ça lui permet de faire évoluer Siri tranquillement, sans avoir à griller des étapes, pouvant ainsi soigner la fiabilité des réponses de son assistant plutôt que d’ouvrir trop rapidement des fonctions qui comporteraient des défauts. Ensuite, l’idée permet aussi d’échapper à une multiplication des partenariats coûteux entre Apple et les fournisseurs d’IA : Apple n’est plus enfermée avec ChatGPT, et laisse l’utilisateur choisir lui-même quel chatbot il souhaite privilégier (on ne sait pas encore si n’importe quel fournisseur pourra proposer son extension Siri, ou s’il devra être certifié par Cupertino auparavant).

Bonus ultime pour Apple : si l’utilisateur décide de s’abonner à une version payante d’un chatbot à partir de son interface, Cupertino prend sa dîme... et gratte ainsi une partie du gâteau des IA, tout en prenant son temps de son côté, s’assurant que son IA ne commettra pas de gaffe trop grosse ou ne compromettra pas la vie privée de ses utilisateurs avant de la mettre en ligne.

Alors que Siri est à la traîne, Apple gagne 900 millions de dollars grâce aux IA de ses concurrents

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Avec un sacré retard à l’allumage, mais iOS 27 semble bien parti pour être enfin la rampe de lancement de l’intelligence artificielle telle qu’on la connait chez Apple. À moins que les rumeurs ne s’égarent, auquel cas il y aurait nombre de déçus. La réponse d’ici quelques mois maintenant.