Xavier Niel est devenu un habitué des acquisitions dans les télécoms, et il le prouve encore une fois : le magnat français vient d’acquérir 16 % de Vodafone, comme le rapporte Frandroid.

Mais au fait, 16 % de Vodafone, combien ça coûte ? Et que représente Vodafone ? La première réponse fait mal au portefeuille : 5,1 milliards d’euros. Et la seconde va permettre de comprendre l’enjeu, et le tarif : 16 %, c’est ce qu’il faut pour devenir le premier actionnaire de l’entreprise, qui se trouve être un opérateur télécom britannique présent dans 15 pays, et en partenariats avec des opérateurs locaux dans 46 autres.
Si les plus « rouges » d’entre nous s’en rappelleront pour avoir flanqué les pontons des Ferrari de l’époque Schumacher, il faut rappeler ce que représente Vodafone. L’entreprise existe depuis 1984 (à l’époque sous le nom Racal Strategic Radio Limited), avant de rapidement devenir en 1985 Racal-Vodafone. Dès le départ, l’entreprise était axée sur les communications mobiles, ce qui en fait l’une des plus anciennes de ce domaine.
Actuellement, Vodafone est rien moins que le plus gros opérateur mobile britannique, après avoir fusionné avec Three en 2025. Au total, elle compte 27 millions d’abonnés, rien que sur le territoire du Royaume-Uni. Et comme si ça ne suffisait pas, les chiffres mondiaux sont encore plus impressionnants : l’entreprise compte un total de 279 millions d’abonnés mobiles dans le monde. Ses abonnés au Royaume-Uni ne représentent donc que 10 % du total, pas plus. Autrement dit, le petit Poucet Free avec ses 15,7 millions d’abonnés (52 millions au total pour Iliad), par le biais de son patron, vient de s’offrir 16 % d’un mastodonte.
Xavier Niel a ainsi mobilisé son groupe d’investissement Vega, afin de racheter des parts détenues par un groupe émirati. C’était le moment où jamais, celui-ci vendant sa participation complète dans l’opérateur britannique. Et le capital de Vodafone étant très dispersé, ces simples 16 % suffisent à en faire l’actionnaire principal. Si on rajoute en plus la perspective de reprendre une partie des actifs de SFR, Xavier Niel a maintenant entre les mains un groupe devenu un géant mondial des télécoms.
Reste la grande question : et pour le client Free, est-ce une bonne nouvelle ? Eh bien ça ne devrait pas changer grand chose. Les forfaits incluent déjà une bonne part des communications à l’international, donc il ne faut pas s’attendre à un chamboulement radical à ce niveau. En interne, en revanche, le côté tentaculaire de Vodafone devrait aider à obtenir quelques économies d’échelle. C’est là une bonne partie du plan de Xavier Niel qui se déroule devant nous au final : devenir un acteur global des télécoms.















