En juillet 1992, France Télécom mettait en place son réseau 2G, à la norme GSM, et lançait ses offres Itineris (« Je te capte plus, là »). En novembre 2007, quinze ans plus tard, Apple lançait le premier iPhone en France. L'iPhone de première génération était certes un smartphone… mais un smartphone 2G : il se limitait à l'EDGE (une version améliorée de la 2G, pensée pour des transferts de données) et faisait l'impasse sur la 3G, qui avait été déployée dès 2004 dans nos contrées. Et le 1er avril 2026, le premier iPhone est donc devenu muet dans l’unité urbaine de Biarritz, Anglet et Bayonne (64).

Cette zone comprend vingt-huit communes et selon Orange, cité par Le Monde, « 1 900 clients sont encore sur la 2G d’Orange, dont 500 particuliers, 100 professionnels, ainsi que 1 300 dispositifs connectés. » Si vous avez un iPhone encore fonctionnel dans cette zone, vous faites donc peut-être partie de ces personnes.
La fin de 2G prévue pour fin 2026
L'Arcep donne des détails sur la fin de la 2G, qui est progressive. Chez Orange, la prochaine étape est un arrêt dans les départements 40 et 64, le 12 mai. Ensuite, les départements 09, 31, 32, 46, 47, 65 et 82 seront débranchés le 9 juin 2026. Pour les autres départements, Orange n'a pas de calendrier précis, mais annonce une généralisation entre fin septembre et fin décembre.
Du côté de SFR, la première vague est prévue du 15 au 30 novembre 2026 pour les zones denses (sans précision), et 1er au 15 décembre 2026 pour le reste du réseau. Chez Bouygues Telecom, la fin commence le 15 novembre pour Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, avant une généralisation entre le 1er et le 15 décembre. Enfin, chez Free, c'est assez simple : l'opérateur dépend du réseau d'Orange.
La fin de la 3G en embuscade
Pour la 3G, déployée dès 2004, la fin est prévue fin 2028 pour Orange et SFR et fin 2029 pour Bouygues Telecom. Et elle devrait paradoxalement poser plus de problèmes que la fin de la 2G dans certains cas : beaucoup d'appareils 4G des premières générations (les iPhone 5 et 5S chez Apple par exemple) reposent sur la 3G pour les appels et ne permettent pas les appels en 4G (VoLTE). Mais c'est un problème un peu plus lointain et moins concret que la fin de la 2G.

Notons enfin que la fin de la 2G ne touche pas uniquement les téléphones (il faudra dire adieu à votre Nokia 3310, d'ailleurs) mais aussi de nombreux dispositifs connectés qui reposent encore parfois sur la 2G, comme des alarmes, des ascenseurs, etc. Dans ce cas de figure, il est généralement possible de remplacer la carte qui s'occupe des communications… sans que ce soit totalement généralisé.











