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Arnaque au faux conseiller : Revolut vérifie l’appel en temps réel

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 16:15

Services

Face à l’augmentation des arnaques au faux conseiller bancaire, Revolut hausse le ton. La néobanque a annoncé une nouvelle fonctionnalité pour lutter contre ce type de fraude : l’app peut désormais détecter si l’utilisateur ouvrant l’application Revolut est en train de passer un appel. Elle peut ainsi lui confirmer qu’il discute bien avec un véritable conseiller… ou l’avertir d’une arnaque.

La bannière en question. Image Revolut

Dans l’idée, l’application Revolut a gagné une bannière s’affichant lorsqu’elle détecte que l’utilisateur est en train de passer un appel. Le système identifie si celui-ci provient de Revolut ou d’un autre numéro, et fournit des recommandations adaptées.

Tout devrait être très clair pour l’utilisateur. Si l’appelant est bien Revolut, la bannière confirme que l’appel est légitime. Si ce n’est pas le cas, le client aura droit à une alerte « claire et urgente » l’informant que son interlocuteur ne fait pas partie de l’établissement. Appuyer dessus le ramènera sur un parcours pour protéger son compte.

Le concept est intéressant à l’heure où de nombreux malfaiteurs arrivent à usurper des numéros officiels pour tromper les victimes les plus vigilantes. Il n’est pas totalement nouveau : au Royaume-Uni, des banques comme Monzo, Starling ou HSBC ont des systèmes similaires, tout comme Sumeria en France. Google a ajouté une alerte à Android aux États-Unis, avertissant les utilisateurs lorsqu’ils partagent leur écran pendant un appel avec un numéro inconnu.

Cette nouvelle fonctionnalité est déjà active pour tous les clients Revolut sous iOS, tandis qu’il faudra aller l'activer depuis le Centre de sécurité d’Android. Revolut en profite pour rappeler quelques nouveautés lancées cette année, comme les appels intégrés à l’application ou l’optimisation de ses algorithmes pour détecter et bloquer les transactions à risque.

Les arnaques au faux conseiller se sont fortement popularisées ces dernières années. Si vous n’êtes pas chez Revolut, gardez en tête que les malfrats sévissent souvent avant les week-ends ou les jours fériés afin de profiter de la fermeture des agences. Ils disposent généralement de quelques informations sur vous (nom, prénom et même numéro de compte), probablement récupérées sur le dark net suite à des fuites de données. Ils cherchent à vous mettre en confiance tout en vous demandant d’agir dans l’urgence. Au moindre doute, n’hésitez pas à raccrocher avant de rappeler directement le standard de la banque depuis votre application.

C’est officiel, Pixelmator Pro arrive sur iPad

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 15:25

App Store

Pixelmator Pro sera disponible très prochainement sur iPad. Apple a annoncé le portage de cette application dans le cadre du lancement d’Apple Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe plusieurs de ses outils de création.

Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.

Disponible sur Mac depuis 2017, ce puissant éditeur d’images a été adapté aux tablettes. Son interface a été repensée pour les écrans tactiles et il prend en charge l’Apple Pencil. Apple, qui a racheté l’application et son équipe début 2025, promet que l’on retrouvera sur iPad l’ensemble des outils d’édition avancés qui ont fait le succès de Pixelmator Pro sur Mac.

Au-delà des fonctions de base attendues d’un éditeur d’images, Pixelmator Pro se distingue notamment par sa fonction Super Résolution pour l’agrandissement intelligent des photos, la suppression des artefacts de compression ou encore les suggestions de composition via le recadrage automatique.

Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.

La version iPadOS de Pixelmator Pro sera compatible avec les modèles d’iPad équipés d’une puce A16, A17 Pro ou M1 (ou ultérieure) qui tournent sous iPadOS 26.

Pixelmator Pro pour iPad sera inclus dans l’abonnement Apple Creator Studio, qui sera lancé le mercredi 28 janvier au prix de 12,99 € par mois ou 129 € par an. A priori, il s’agira du seul moyen d’obtenir cette version.

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

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À Lyon, Apple Plans déraille sur les itinéraires en transports en commun 🆕

Stéphane Moussie

mardi 13 janvier à 13:49

Services

Si vous êtes de passage dans cette formidable ville qu’est Lyon, mieux vaut éviter Plans pour vos déplacements en transports en commun pour le moment. Depuis le début de l’année 2026, l’application d’Apple présente en effet d’importantes lacunes concernant le réseau TCL. Les grandes lignes apparaissent bien sur la carte, mais les moyens de transport ne sont pas tous pris en compte lors du calcul des itinéraires.

Durant les premiers jours de 2026, ni les métros, ni les tramways, ni les bus n’étaient intégrés aux calculs, ce qui donnait lieu à des trajets sans queue ni tête impliquant parfois les TER. Aujourd’hui, les bus et les tramways sont de nouveau pris en charge, mais pas les métros.

Plans (à gauche) oublie les métros dans ses propositions d’itinéraire. Image iGeneration.

Si vous êtes Lyonnais, vous remarquerez vite l’absence des lignes A, B, C et D dans les propositions d’itinéraire, mais les touristes risquent davantage de se faire piéger. Dans l’exemple ci-dessus, Plans ne propose rien de mieux qu’un trajet en bus d’au moins 32 min, alors qu’il existe pourtant des parcours en une vingtaine de minutes grâce au métro.

L’omission ne concerne que Plans : Google Maps et les apps spécialisées dans les déplacements urbains, comme l’excellent Transit, prennent correctement en compte l’ensemble des transports publics lyonnais.

Contactée en milieu de semaine dernière, Sytral Mobilités, l’autorité organisatrice des mobilités, et les TCL ne nous ont pour l’instant fourni aucune explication.

Mise à jour le 13 janvier (article publié initialement le 12 janvier) — Les TCL nous indiquent qu'il n'y a pas d'erreur de leur côté :

Après vérification de nos services techniques, nous vous confirmons que les données théoriques du réseau TCL sont correctement publiées et actualisées chaque nuit sur la plateforme Open Data de la Métropole de Lyon. Ces flux sont opérationnels et accessibles à l'ensemble des réutilisateurs. Apple, comme Google ou Citymapper, utilisent ces données publiées sur Data Grand Lyon, qui sont les mêmes que celles utilisées par notre propre calculateur d'itinéraires.
Nos équipes techniques, en lien avec les services d'Apple, sont averties de ce dysfonctionnement indépendant de notre volonté et suivent la situation pour assurer un retour à la normale dans les meilleurs délais.

Le problème semble donc se situer du côté d’Apple. En attendant un rétablissement complet des données, les TCL invitent les usagers à utiliser son application mobile ou le site tcl.fr. Mais on peut aussi se servir de Google Maps, Transit ou encore Citymapper, car seul Plans a un trou de mémoire.

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 12:29

App Store

Les choses ne s’arrangent pas pour Grok, le tchatbot d’Elon Musk qui a fait les gros titres pour sa capacité à générer des images dégradantes de stars, de femmes et de mineurs. L’Indonésie et la Malaisie ont annoncé que le service était désormais bloqué sur leur territoire. Le ministère indonésien de la Communication et du Numérique a déclaré vouloir « protéger les femmes, les enfants et l'ensemble de la communauté contre le risque de contenus pornographiques falsifiés générés à l'aide de technologies d'intelligence artificielle ».

Image iGeneration

L’affaire a fait grand bruit en ce début d’année. Début janvier, X a mis à jour son IA pour lui permettre de modifier les photos partagées sur le réseau, le tout sans garde-fous convenables. Cela n’a pas traîné : Grok a été utilisé pour générer des milliers d'images de personnes dénudées par heure, avec dans le lot des images de mineurs ou des vidéos de femmes se faisant violenter.

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

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L’évènement aura eu le mérite de mettre la question des deepfakes sur la table. Le régulateur britannique Ofcom a ouvert une enquête sur le réseau social X tandis que le gouvernement britannique a indiqué qu’une loi criminalisant la création d’images intimes non consenties (dont les deepfakes) entrerait en vigueur cette semaine, et qu’il entendait aussi s’attaquer aux entreprises fournissant des outils dédiés.

Face à tout cela, X a rendu inaccessible une partie de ses outils aux utilisateurs gratuits, mais les laisse tout de même utilisables par n’importe qui sans compte via l’app Grok dédiée. « Ils veulent simplement réprimer la liberté d'expression », a commenté Elon Musk sur son réseau. Le CEO a notamment republié plusieurs tweets critiquant la condamnation de Grok par le gouvernement britannique, dont un montrant des images générées par IA du Premier ministre Sir Keir Starmer en bikini.

Tim Sweeney n’a pas hésité à mouiller la chemise pour défendre l’homme le plus riche du monde et son tchatbot accusé de générer des images sexualisées de mineurs. Le patron de l’Epic Games Store, qui a supprimé le mois dernier un jeu arty contenant de la nudité, s’est prononcé contre un bannissement de Grok en dénonçant quelques « dérapages » sur X :

Toutes les grandes IA ont des cas documentés de dérapage ; toutes les grandes entreprises d'IA font de leur mieux pour lutter contre cela ; aucune n'est parfaite. Les politiciens qui exigent que les gatekeepers écrasent sélectivement celle de l'entreprise de leur adversaire politique pratiquent du capitalisme de copinage basique.

Et Apple dans tout cela ? L’entreprise qui défendait encore hier les profits générés par son App Store n’a pas réagi à la polémique malgré les demandes de suppression de Grok venant de plusieurs sénateurs américains. L'app est actuellement en 3e place du classement des apps gratuites les plus téléchargées en France, derrière Gemini et ChatGPT. Grok est également toujours disponible sur le Play Store.

Samsung ouvre son équivalent au Refurb en France… avec des téléphones plus chers que neufs

Félix Cattafesta

mardi 13 janvier à 11:08

Ailleurs

Samsung a désormais son équivalent au Refurb en France. Comme chez Apple, l’idée de ce programme « Reconditionné Premium » est de proposer des appareils reconditionnés directement par le fabricant. Les tarifs laissent songeurs : certains smartphones sont plus chers que ceux vendus neufs… sur le site de Samsung.

La boutique de reconditionnée de Samsung. Image iGeneration

La boutique est disponible en ligne à ce lien. Avec 256 Go de stockage, le Galaxy S25 est vendu 799 € quand le S25 Ultra est à 1 249 € en reconditionné. À configuration égale sur le site de Samsung, le S25 est à 759 € et le S25 Ultra à 1 199 €. C’est respectivement 40 € et 50 € de moins en optant pour le téléphone neuf !

Et c’est sans parler des promos : le S25 Ultra reconditionné est à 1 429 € avec 1 To de stockage quand le même téléphone est à 1 319 € neuf grâce à une promo. Les seules offres intéressantes en reconditionné concernent le S25+, qui perd de 173 € à 233 € selon le stockage.

Et sa boutique pour du matériel neuf. Images iGeneration

Samsung indique que les appareils de ce programme sont inspectés et reconditionnés par des experts « qui effectuent un nettoyage rigoureux et plus de 100 tests de qualité ». Chaque smartphone est reconditionné avec des pièces Samsung d’origine et embarque une batterie avec une capacité minimale de 97%.

Les boîtes sont légèrement différentes de celles dans le commerce, Samsung vantant un emballage fabriqué à partir de matériaux recyclables. Il contient cependant les mêmes accessoires que l’appareil d’origine. Sans surprise, ces appareils disposent des dernières mises à jour, comme les téléphones neufs.

Ce service de reconditionné Premium a initialement été lancé en Corée du Sud et aux États-Unis. De son côté, Apple propose des produits reconditionnés depuis le début des années 2000 avec son Refurb, où il vendait principalement des Mac. Les autres produits sont arrivés petit à petit, dont les iPhone en 2019.