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Une pétition pour libérer Siri AI en Europe

Christophe Laporte

jeudi 11 juin à 07:30

iOS

Pour la première fois, une évolution majeure d’un système d’exploitation d’Apple pourrait bien rester durablement bloquée aux frontières de l'Europe. Si le lancement d'Apple Intelligence avait déjà subi un retard à l'allumage sur le Vieux Continent, les raisons étaient alors en grande partie techniques et linguistiques. Avec Siri AI, le blocage est d'un tout autre ordre : il est éminemment politique.

Au cœur de la discorde, une question de sécurité et d'ouverture. Apple refuse catégoriquement d'offrir aux intelligences artificielles concurrentes un accès débridé aux données de ses utilisateurs. Pour tenter de concilier ses principes avec les exigences européennes, la Pomme avait pourtant mis sur la table une solution technique : le « Trust System Agent ». Ce système intermédiaire devait faire office de douanier, n'autorisant l'accès aux données personnelles par des IA tierces que dans le strict respect du consentement de l'utilisateur. Consciente de l'ampleur du chantier, Apple proposait un déploiement graduel sur dix-huit mois.

Une main tendue que la Commission européenne a fermement repoussée. Pour les régulateurs, il n'appartient pas à Apple de décider qui a le droit d'innover en Europe, ni de dicter aux citoyens les outils d'intelligence artificielle qu'ils peuvent utiliser.

Siri AI : pour Bruxelles, Apple n’a qu’à respecter les règles

Siri AI : pour Bruxelles, Apple n’a qu’à respecter les règles

Le bras de fer avec Bruxelles

Cette semaine, Greg Joswiak s’est fait le porte-voix d'une entreprise tiraillée. S'il s'est dit « très déçu » pour les utilisateurs européens, le patron du marketing d'Apple a réaffirmé que l'entreprise ne transigerait pas sur sa philosophie : pas question de compromettre la sécurité des clients en laissant leurs données circuler sans garde-fou.

Mais au-delà du cas européen, c'est bien la contagion réglementaire qui effraie Cupertino. La crainte de voir le DMA (Digital Markets Act) faire des petits à travers le monde est palpable. « Nous espérons que d'autres gouvernements ne suivront pas l'expérience européenne ratée qu'est le DMA », a d'ailleurs cinglé le dirigeant.

Apple assure toutefois vouloir poursuivre les discussions avec la Commission dans l'espoir de trouver un compromis. Mais l'horloge tourne : il faudra peut-être de toute façon attendre ces fameux 18 mois pour que le Trust System Agent soit pleinement opérationnel.

Les utilisateurs, grands oubliés du débat ?

Et les utilisateurs dans tout ça ? À la fois clients et citoyens, ils assistent pour l'instant à ce match de ping-pong institutionnel depuis les gradins, sans vraiment avoir voix au chapitre. C’est tout le drame de cette affaire.

Pour remettre les utilisateurs au centre de l'échiquier, Lorenzo Ferrante, un développeur iOS basé en Italie, a décidé de lancer une pétition. Son manifeste s'articule autour de cinq principes fondamentaux, traduits ici, qui réclament une sortie de crise rapide :

  • I. L'accès n'est pas un privilège. Une technologie conçue pour le grand public doit être livrée à tous. Lorsqu'une fonctionnalité est lancée à l'échelle mondiale mais s'arrête aux frontières de l'Union, un demi-milliard de personnes se retrouvent reléguées au second plan.
  • II. Confidentialité et concurrence sont des alliées, pas des ennemies. Nous refusons d'avoir à choisir entre des marchés ouverts et des appareils sécurisés. Un cadre réglementaire digne de l'Europe se doit de protéger les deux — et une entreprise digne de notre confiance doit développer ses produits en ce sens.
  • III. La régulation doit protéger les utilisateurs, pas bloquer leurs fonctionnalités. Le DMA a été créé pour servir les citoyens européens. Lorsque son application les condamne à une attente indéfinie, c'est l'application — et non le principe — qui doit être corrigée.
  • IV. Le retard a un prix. Chaque mois passé sans ces assistants modernes est un mois durant lequel les étudiants, les travailleurs et les entreprises d'Europe prennent du retard sur le reste du monde, qui a déjà ces outils en poche.
  • V. L'Europe mérite le premier rang. Nous ne demandons pas de traitement de faveur ni d'exception. Nous demandons simplement à Apple et aux régulateurs de l'UE de s'asseoir à la même table pour définir une voie sûre et respectueuse de la vie privée — et de le faire sans attendre.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l'initiative a déjà recueilli plus de 1 780 signatures à travers 25 pays. Reste à voir si cette mobilisation naissante suffira à faire bouger les lignes à Cupertino comme à Bruxelles.

Merci Anthony

iOS 27 : une première bêta stable et rapide (qui a des airs d'iOS 26.7)

Christophe Laporte

jeudi 11 juin à 06:49

iOS

Les premiers retours concernant macOS 27 sont très encourageants. Alors que nous n’en sommes qu’à la toute première bêta, le successeur de Tahoe a déjà redonné un sérieux coup de fouet sur les Mac des premiers testeurs. On ne peut toutefois que vous inciter à la plus grande prudence, surtout si vous comptez l’installer sur une machine de production (attendez !). Surprise : la bêta de macOS 27 redonne déjà des couleurs aux anciens Mac.

Surprise, la bêta de macOS 27 redonne déjà des couleurs aux anciens Mac

Surprise, la bêta de macOS 27 redonne déjà des couleurs aux anciens Mac

Une très longue indexation

Les premiers échos concernant iOS 27 sont exactement du même acabit. Pour une bêta 1, le système s'avère particulièrement stable et même plutôt réactif, à condition toutefois de faire preuve d'un peu de patience dans les premiers instants. En effet, juste après son installation, iOS 27 se lance dans une longue période d’indexation, un processus désormais très clairement indiqué dans les réglages du système. Apple a revu son moteur de recherche de fond en comble cette année, et cette toute première phase d'analyse en tâche de fond semble logiquement s'étirer plus longtemps qu’à l’accoutumée. Laissez donc votre iPhone branché et tranquille pendant quelques heures avant de juger ses performances.

Un air de déjà-vu (pour le meilleur)

Le contraste est d'ailleurs assez saisissant si l’on se remémore les premiers pas effectués l'an passé avec iOS 26. C’est d’autant plus vrai en Europe où, rappelons-le, de nombreuses nouveautés phares manquent toujours à l’appel.

Bref, là où l'on avait vraiment l’impression d’avoir un nouveau jouet entre les mains avec iOS 26 — pour le meilleur comme pour le pire en termes de stabilité —, on a cette fois-ci quasiment le sentiment d’installer une simple mise à jour mineure. Une sorte d'iOS 26.7 avant l'heure !

Ce qu'en pensent les premiers testeurs

Sur les forums et sur Reddit, les témoignages vont souvent dans le même sens. Si chaque expérience est unique selon le matériel et les usages, le bilan général est très positif. L'intervention de l'utilisateur JoMei9019 résume assez bien le sentiment général :

« Mon iPhone 12 mini tourne de manière bien plus stable sous la première bêta développeur d'iOS 27 que mon iPhone 16 Pro sous iOS 26.5 ! ».

D’autres possesseurs du Mini vont plus loin et estiment que la bêta 1 d’iOS 27 est d’ores et déjà plus rapide qu’iOS 26. Alors, bien entendu, la magie a ses limites et l'on n'échappe pas aux traditionnelles incompatibilités de début de cycle. Certains utilisateurs pointent du doigt des bugs spécifiques liés à des applications tierces. Par exemple, le partage direct d'un fichier PDF vers l'application Messages depuis un service cloud (comme Dropbox ou OneDrive) ne fonctionne plus pour le moment. Pour certains, cela peut être gênant au quotidien.

Ailleurs, sans grande surprise pour une première version de test, la batterie a parfois tendance à chauffer plus qu’à l’accoutumée et l’autonomie peut, chez certains, fondre comme neige au soleil. Mais dans l’ensemble, les témoignages sont positifs.

Les principales nouveauté d’iOS 27 selon Apple

Les principales nouveauté d’iOS 27 selon Apple

La prudence reste de mise

Mais c’est justement pour toutes ces petites contrariétés qu'une bêta reste une bêta. Comme chaque année à cette période, on ne peut que vous recommander chaudement de l’installer uniquement sur un appareil secondaire qui ne vous est pas indispensable au quotidien.

Si vous n’avez qu’un seul iPhone à votre disposition, préservez votre batterie et vos nerfs : le plus sage est d'attendre la première bêta publique prévue pour le courant du mois de juillet !

Avec Tap to Share, l’iPhone gère désormais bien plus que le paiement, sauf en UE

Greg Onizuka

mercredi 10 juin à 21:15

iOS

Avec iOS 27, Apple a présenté une nouvelle fonction de l’app Wallet (ou Cartes dans la langue de Molière) : le Tap to Share (ou taper pour partager). Inspirée de la fonction « Tap to Pay » déjà bien implantée pour les paiements sans contact, elle pousse le cran un peu plus loin… mais nous ne devrions pas la voir dans l’Hexagone tout de suite, comme le rapporte MacRumors.

L’idée en elle-même est bien pratique : plutôt que de devoir noter sur un coin de facture les informations de livraison du client, celles-ci sont directement enregistrées juste en approchant les deux iPhone, celui du commerçant d’un côté, celui du consommateur de l’autre. Et de la même manière que ce geste vous permet de payer, il permet maintenant d’échanger de manière sécurisée des informations comme votre adresse physique, votre numéro de téléphone ainsi que votre adresse mail.

Petit bonus supplémentaire, cette nouvelle fonction ne s’arrête pas à cet échange d’adresse de livraison : le client peut maintenant présenter sa carte de fidélité préalablement enregistrée sur le téléphone comme il le ferait à une borne de paiement, et en retour, le commerçant peut même envoyer la liste des achats effectués par le client, et y intégrer une éventuelle remise, avant que le consommateur ne valide le paiement avec Apple Pay, sans avoir à quitter la fenêtre.

Pratique, non ? Eh bien vous pourrez expérimenter cette nouvelle fonction… en dehors de l’Union européenne. Si Apple n’a donné aucune explication quant au retard qu’aurait Tap to Share en UE, celui-ci intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Apple et la Commission européenne autour du DMA, Siri AI inclus, déjà invoqué par Cupertino pour justifier le retard d’autres fonctions. De là à lier les deux…

BoursoBank va finalement adopter Wero, y compris pour les ados

Stéphane Moussie

mercredi 10 juin à 18:46

Services

Il ne manquait plus qu’elle : BoursoBank va prendre en charge Wero à son tour. La banque en ligne va permettre à ses clients d’envoyer et de recevoir de l'argent via le service européen d’ici la fin de l’année. Ce sera même le premier établissement à proposer Wero aux mineurs — à moins qu’un autre ne change sa politique d’ici là.

Image Wero

« Avec BoursoBank, nous pouvons maintenant prétendre proposer un moyen de paiement avec une couverture quasiment exhaustive sur la France, ce qui est un argument important dans la proposition de valeur que nous apportons aux commerçants », déclare Fabrice Le Gall, le responsable local de Wero, auprès des Échos. Il ne reste guère plus que CCF (ex HSBC France Particuliers) et AXA Banque qui n’ont pas encore sauté le pas, mais cela ne devrait plus trop tarder.

BoursoBank améliore et élargit son offre pour les ados

BoursoBank améliore et élargit son offre pour les ados

Wero revendique 55 millions d'utilisateurs en Europe, dont 72 % en France, où il a pris le relais de Paylib. Un chiffre qui devrait bien progresser dans les prochains mois avec l’ajout de BoursoBank, la banque en ligne française la plus populaire avec près de 9 millions de clients.

En plus des virements entre particuliers, la solution de paiement européenne est en train de s’ouvrir aux transactions en ligne. Depuis le mois dernier, une partie des clients de la Banque Populaire et de la Caisse d’Épargne peuvent utiliser Wero pour régler des achats sur les sites compatibles. Ceux-ci sont encore rares, mais plusieurs grandes marques devraient intégrer le service à terme (Air France, E. Leclerc, Orange/Sosh…).

Face à Apple Pay, Wero se lance dans le paiement en ligne et séduit déjà des commerçants

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Avec tvOS 27, l'Apple TV 4K va avoir accès à Apple Music en Hi-Res Audio, jusqu'en 24 bits et 192 kHz

Pierre Dandumont

mercredi 10 juin à 17:57

Apple TV

Si Apple propose de la musique en lossless (sans pertes) depuis un moment avec Apple Music, de nombreux appareils Apple sont incapables d'en profiter pleinement. Dans de nombreux cas, mis en avant sur la page dédiée chez Apple, la fréquence d'échantillonnage est limitée à 48 kHz, alors que le service peut fournir des morceaux encodés jusqu'en 24 bits à 192 kHz (ce n'est pas systématique). Il y a une bonne nouvelle pour les utilisateurs de l'Apple TV : tvOS 27 va permettre d'accéder aux flux avec une fréquence d'échantillonnage de plus de 48 kHz.

Le logo Hi-Res Audio.
Le HomePod, l’Apple TV et tvOS 27, les grands oubliés de la WWDC 2026 🆕

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Pour le moment, donc, les différents modèles d'Apple TV se limitent à une fréquence d'échantillonnage de 48 kHz avec une quantification sur 24 bits. Cette nouveauté a été annoncée en douce dans un des communiqués d'Apple. Il y a peu de détails pour le moment, Apple parle juste de l'Apple TV 4K. Il s'agit probablement de la dernière version en date, mais peut-être aussi de la seconde génération d'Apple TV 4K.

L'Apple TV va offrir un « meilleur » son. Image Apple.

Pour profiter des morceaux encodés en audio Hi-Res Audio, il faudra bien évidemment du matériel adapté, c'est-à-dire probablement pas les enceintes de votre téléviseur. Avec un récepteur HDMI moderne, il est généralement possible de travailler jusqu'à 192 kHz en 24 bits, ce que la norme permet. Et rappelons que tous les morceaux ne sont pas disponibles en 24 bits et 192 kHz, certains se limitent à 44,1 kHz, 48 kHz ou 96 kHz et d'autres sont uniquement encodés en 16 bits. Nous vous laissons juges sur le fait d'entendre une différence entre la qualité dite CD (44,1 kHz et 16 bits) et ces morceaux en HD.