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Batteries amovibles : l’Europe dévisse la tech dès 2027

Christophe Laporte

jeudi 04 juin à 08:00

Ailleurs

Petit à petit, l’Union européenne façonne la tech. Depuis quelques semaines, tous les ordinateurs portables commercialisés sur le Vieux Continent doivent pouvoir se charger en USB-C grâce à la norme Power Delivery. L’une des prochaines étapes, programmée pour le 18 février 2027, s'annonce au moins aussi structurante pour l'industrie.

L’USB-C s’impose aussi aux ordinateurs portables en Europe

L’USB-C s’impose aussi aux ordinateurs portables en Europe

Le principe est simple : d'ici là, les utilisateurs devront pouvoir retirer et remplacer la batterie de leurs appareils à l'aide d'outils basiques, ou d'outils spécifiques fournis gratuitement dans la boîte. Par ailleurs, les accumulateurs de rechange devront rester disponibles à la vente pendant au moins cinq ans.

Concrètement, s'il ne sera pas forcément question de revenir aux coques clipsables d'antan, l'opération ne devra pas être beaucoup plus complexe que de retirer quelques vis standards. Des consoles portables aux liseuses, en passant par les casques audio, presque tout ce qui embarque une batterie est visé.

Nintendo prend les devants pour sa prochaine console

Les constructeurs vont devoir revoir leurs chaînes de production, tout comme ils ont dû s'y plier pour généraliser l'USB-C. Certains préfèrent même anticiper le mouvement. C'est le cas de Nintendo, qui prépare le terrain en concevant des versions spécifiques de sa future Switch 2 pour l'Union européenne, pensées justement pour faciliter ce fameux remplacement.

Image : Petar - Unsplash

Une petite révolution en soi, quand on sait que l'opération sur le modèle actuel n’est pas donné à tout le monde, exigeant une à deux heures d'intervention minutieuse. Avec un maigre 4 sur 10 en réparabilité décerné par iFixit à sa sortie, la console japonaise avait en effet une belle marge de progression.

L’industrie tout entière se met en ordre de marche

Le fabricant nippon est loin d'être un cas isolé et c'est toute l'industrie qui se prépare activement à ce changement de paradigme. Si les casques audio dotés d'accumulateurs interchangeables ont longtemps fait figure d'exception, les lancements de cette année esquissent une nouvelle tendance de fond. Fender avait montré la voie avec son casque Mix, dissimulant un accès rapide sous l'un des coussinets, talonné de près par Sennheiser et son récent Momentum 5, dont la batterie s'extrait d'un simple coup de tournevis cruciforme.

Le pionnier en la matière reste évidemment Fairphone, qui milite depuis des années pour cette approche avec sa gamme de smartphones, dont le récent Fairphone 6, mais aussi avec ses écouteurs Fairbuds. D'autres entreprises se préparent, à l'image d'Amazon qui prépare des liseuses Kindle adaptées, ou de Microsoft, dont les fuites autour de la future manette Xbox Elite 3 suggèrent également un retour de la batterie facilement amovible par l'utilisateur.

Des exceptions sur mesure pour l'iPhone

Si le marché va devoir s'adapter dans les mois à venir, l'écosystème d'Apple bénéficie de sérieuses dérogations. La Pomme parvient à soustraire ses iPhone et iPad à ce texte grâce à une clause protégeant les appareils dont la batterie conserve 80 % de sa capacité après 1 000 cycles. Une règle taillée sur mesure pour éradiquer l'électronique jetable d'entrée de gamme.

iPhone 16 : une pile pour remplacer la batterie

iPhone 16 : une pile pour remplacer la batterie

L’Apple Watch et les AirPods pourraient également passer entre les mailles du filet, l'Europe envisageant des exemptions pour les appareils si compacts qu'une intervention risquerait d'endommager la cellule. Cela n'a toutefois pas empêché Cupertino de procéder à des changements récents sur les iPhone par exemple avec un nouvel adhésif sensible au courant électrique, permettant de décoller la batterie d'une simple décharge externe.

MacBook Neo : iFixit n’avait pas vu un Mac portable aussi facile à réparer depuis 2012

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Le dogme de la durabilité selon John Ternus

Malgré ces subtilités techniques, ce cadre réglementaire européen risque de raviver certaines tensions avec la firme de Cupertino, dont la philosophie diffère radicalement. Le futur patron d'Apple, John Ternus, l'expliquait en 2024 avec conviction en opposant deux concepts souvent jugés incompatibles : la durabilité et la réparabilité.

Pour structurer sa pensée, il invite à imaginer deux extrêmes. D'un côté, un appareil théorique indestructible. De l'autre, un produit fragile dont chaque composant se changerait en un tournemain. Le choix d'Apple est clair : un produit qui ne tombe pas en panne reste, par définition, la meilleure option pour l'utilisateur comme pour l'empreinte environnementale.

iPhone : John Ternus tranche entre réparabilité et longévité

iPhone : John Ternus tranche entre réparabilité et longévité

Cette logique purement statistique défend l'idée que le gain de fiabilité global d'un design scellé compense largement les désagréments d'une réparation complexifiée. En réduisant drastiquement le taux de panne matériel, Apple diminue mécaniquement le besoin d'interventions. Une vision d'ingénieur qui devra inévitablement trouver un compromis avec les législateurs de Bruxelles.

Pourquoi Apple abandonnerait (temporairement ?) ses serveurs maison pour le nouveau Siri ?

Christophe Laporte

jeudi 04 juin à 06:45

iOS

Décidément, dans la grande offensive d’Apple pour réinventer Siri à l’heure de l’intelligence artificielle générative, rien ne s’est passé comme prévu. Incapable de faire évoluer son assistant en s'appuyant uniquement sur ses propres modèles de langage, Cupertino pouvait au moins s’enorgueillir de son fameux Private Cloud Compute. 

Cette architecture promettait de traiter les requêtes les plus complexes sur des serveurs maison ultra-sécurisés, propulsés par des puces Apple Silicon. La cerise sur le gâteau étant que ces dernières sont en partie produites sur le sol américain, pour le plus grand bonheur de Donald Trump.

Capture vidéo : Apple / WSJ
Des images des serveurs Private Cloud Compute d

Des images des serveurs Private Cloud Compute d'Apple Intelligence (les « Xserve M5 ») 🆕

Malheureusement, la belle promesse technologique se heurte au mur de la réalité. Les bruits de couloir s'accumulent et pointent tous dans la même direction : Apple a bien tenté de faire tourner une version modifiée de Gemini sur son infrastructure serveur en interne. Le verdict est tombé, sans appel : les performances n’ont pas été jugées assez bonnes.

Google et Nvidia en roue de secours

Ne pouvant décemment plus se permettre de repousser cette refonte cruciale, la Pomme a dû changer son fusil d’épaule. Lorsque les iPhone, iPad ou Mac manqueront de puissance brute pour traiter une tâche en local, ils déporteront le calcul vers une infrastructure Google Cloud spécialement taillée sur mesure pour Apple.

WWDC 2026 : Apple insisterait sur l’IA locale, tout en dépendant largement des serveurs de Google

WWDC 2026 : Apple insisterait sur l’IA locale, tout en dépendant largement des serveurs de Google

Dans les faits, l'entreprise va s'appuyer sur la puissance de frappe de son partenaire, et plus spécifiquement sur des puces Blackwell B200 signées Nvidia. Pour rassurer ses utilisateurs et sauver les meubles sur le front de la confidentialité, le constructeur exploitera la fonction de calcul confidentiel de Nvidia, chargée de chiffrer les données en temps réel pendant leur traitement. C'est la parade technique retenue par Apple pour garantir le maintien de ses sacro-saints standards de sécurité, alors même que les données de ses clients iront mouliner sur les serveurs d'une autre entreprise.

Le logo Apple sur le sol d’un centre de données Google Cloud. Image MacGeneration, photo de base Google

Le moins que l’on puisse espérer désormais, c’est qu’après tant d'errements et de compromis, la nouvelle mouture de l’assistant d’Apple offre enfin le niveau de réactivité et d'intelligence promis lors de son lancement.

Promo : l’iPad Air M3 passe à nouveau sous les 530 € chez Amazon 🆕

Christophe Laporte

jeudi 04 juin à 06:30

iPad

L'iPad Air M3 dans sa version de base avec 128 Go de stockage s’affiche aujourd'hui à 529 € en coloris gris sidéral. C’est un nouveau record pour cette machine qui, malgré l'arrivée de sa successeure, n'a absolument rien d'une antiquité. À titre de comparaison, le nouvel iPad Air M4 est facturé 669 € sur l'Apple Store. Même en allant fouiller du côté de chez Amazon Allemagne — souvent généreux sur les rabais — le modèle M4 ne descend pas sous les 595 €.

L'écart de prix commence à devenir franchement significatif pour des différences qui, à l'usage quotidien, resteront invisibles pour l'immense majorité des utilisateurs. Certes, le passage au M4 apporte le Wi-Fi 7 et une louche de RAM supplémentaire (12 Go contre 8 Go), mais la puce M3 reste une bête de course pour iPadOS. Que ce soit pour du montage vidéo léger, de la retouche photo ou simplement pour dévorer du contenu, l'économie de 140 € par rapport au prix public du dernier modèle est un argument massue.

Test des iPad Air M3 : ils ne manquent pas d’air

Test des iPad Air M3 : ils ne manquent pas d’air

L’iPad Air M3 offre un rapport performance/prix très avantageux pour qui souhaite s’équiper d’un modèle « Air » sans payer le prix fort, bien que la remise soit limitée au coloris gris sidéral. Comme souvent lors de promotions importantes chez Amazon, les stocks risquent d’être limités. Si vous envisagiez de renouveler votre équipement ce mois-ci, cette offre mérite votre attention.

En promo à 504 €, l’iPhone 16e renoue enfin avec les tarifs de l’iPhone SE

Stéphane Moussie

mercredi 03 juin à 16:12

iPhone

Voici une bonne affaire si vous cherchez un iPhone neuf pas trop cher. L’iPhone 16e noir est en promotion à 504 € sur Amazon Espagne au lieu de 599 €. Vous pouvez vous connecter avec votre compte Amazon français et faire livrer l’appareil en France dans les prochains jours.

iPhone 16e. Image iGeneration.

À titre de comparaison, cet iPhone est vendu 599 € chez les revendeurs français (Amazon, Fnac, Boulanger…). Son successeur, l’iPhone 17e, coûte pour sa part 699 € chez les revendeurs et 719 € chez Apple.

À 504 €, l’iPhone 16e renoue enfin avec les tarifs attractifs auxquels la gamme SE nous avait habitués. Lancé au printemps 2025, il est nettement plus moderne que ces derniers. Il apporte Face ID pour le déverrouillage et les paiements via Apple Pay, un écran OLED plus confortable, un bouton Action personnalisable, une autonomie solide et des progrès notables en photo. Sa puce, identique à celle de l’iPhone 16, lui assure d’excellentes performances et la compatibilité avec les fonctions d’Apple Intelligence.

Ses principaux défauts sont l’unique capteur photo à l’arrière, l’absence de MagSafe (qu’une coque compatible peut compenser partiellement) et l’absence de puce UWB, utile pour la localisation précise des AirTags. Ces manques ne gêneront toutefois pas tous les clients. L’iPhone 17e a corrigé l’absence de MagSafe et doublé le stockage à 256 Go, ce qui n’est pas anodin, mais avec cette promotion, l’écart de prix d’environ 200 € est lui aussi conséquent.

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

Test de l’iPhone 16e : pour tout le monde, ou presque

SwitchBot lance une station météo géante qui fait aussi calendrier familial

Nicolas Furno

mercredi 03 juin à 16:00

Domotique

SwitchBot a présenté une nouvelle station météo… même si ce nom dessert quelque peu ce produit pourtant bien plus ambitieux. Le fabricant le nomme exactement « Station météo intelligente E-Ink », et pour cause : avec son grand affichage de 7,5 pouces, l’appareil ne se contente pas d’afficher les prévisions météorologiques. Il peut faire office de calendrier partagé au sein d’une famille, il est capable d’afficher du texte et s’intègre aussi à la domotique. L’ensemble est vendu 110 € et un hub maison sera nécessaire pour certaines fonctionnalités.

Image iGeneration/SwitchBot.
Image iGeneration/SwitchBot.

Le cœur du produit reste le climat, avec à la fois des prévisions météorologiques sur cinq jours et l’état de l’air intérieur. Sur ce point, le constructeur a intégré deux capteurs directement dans la station météo, avec un thermomètre et un hygromètre. Ces valeurs peuvent s’afficher sur l’écran et remonter dans la domotique à condition d’avoir un hub SwitchBot compatible avec Matter (à partir de 70 €). Le principe reste identique aux autres stations météo du fabricant, y compris la reprise de données fournies par d’autres thermomètres de la marque. On pourra afficher jusqu’à trois mesures prises dans d’autres pièces, voire à l’extérieur.

SwitchBot ajoute un thermomètre connecté plus complet et compatible Matter à sa gamme

SwitchBot ajoute un thermomètre connecté plus complet et compatible Matter à sa gamme

La connexion à la domotique se fera en Bluetooth, comme le reste de la gamme SwitchBot. Néanmoins, cet appareil dépend aussi d’internet et c’est pourquoi il intègre également du Wi-Fi (2,4 GHz seulement). Pour prolonger son autonomie, il se connectera ponctuellement au réseau sans fil pour récupérer les dernières données météorologiques, ainsi que le calendrier. En effet, l’autre axe majeur de la Station météo intelligente E-Ink est sa capacité à récupérer un planning à partir de calendriers en ligne. Trois services sont gérés au départ : iCloud d’Apple, Google Calendar et le calendrier intégré à Outlook. Jusqu’à cinq sources peuvent être combinées en un gros planning familial et l’écran peut afficher des alertes en grand à l’heure des événements. Le cas échéant, une alarme peut retentir grâce au haut-parleur intégré.

En plus de la météo et du calendrier, le produit peut faire office de contrôleur domotique avec deux boutons placés en bas. Ces boutons peuvent activer des automatisations au sein de l’environnement SwitchBot, ou alors remonter via Matter… à condition encore une fois d’avoir un hub. Si je n’ai pas encore pu tester le produit, il me semble que c’est très similaire dans l’esprit à ce que SwitchBot propose avec sa télécommande universelle, soit une solution assez limitée, mais qui peut rendre service.

Test de la télécommande universelle de SwitchBot : la Logitech Harmony a-t-elle enfin un successeur ?

Test de la télécommande universelle de SwitchBot : la Logitech Harmony a-t-elle enfin un successeur ?

Quelques autres fonctionnalités ont été prévues, comme l’affichage d’un texte de votre choix ou encore d’un compteur de jours restants avant un événement. Comme on est en 2026 et qu’un produit doit forcément avoir de l’IA, SwitchBot met en avant une compatibilité avec l’outil d’automatisation OpenClaw pour afficher des messages dynamiques, comme les prochains horaires d’un bus. La fonctionnalité est assez mystérieuse, mais même sans OpenClaw, on pourra obtenir un résumé météo généré par IA. C’est fort heureusement une option qui peut être désactivée.

L’écran peut être rétroéclairé de nuit et la batterie intégrée de 5 000 mAh doit offrir jusqu’à un an d’autonomie, à condition de ne pas mettre à jour l’écran trop fréquemment. Rappelons en effet que les affichages à encre numérique ne consomment rien une fois un élément affiché, c’est la mise à jour qui demande de l’énergie. Ici, il ne faudra pas non plus trop abuser du rétroéclairage et du haut-parleur, même si la Station météo intelligente E-Ink peut servir de réveil sur la table de nuit, avec son alarme pour vous sortir du lit.