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Heypster 6 : l’app pour les mordus de GIF s’améliore sur toutes les plateformes Apple

Stéphane Moussie

mardi 26 mai à 18:35

App Store

Si vous cherchez souvent un GIF pour faire passer un message, jetez un œil à Heypster. Cette application disponible depuis plusieurs années bénéficie depuis peu d’une mise à jour majeure. Développée par une petite équipe française1, elle est proposée sur quasiment toutes les plateformes Apple : iPhone, iPad, Mac, Apple Watch et Vision Pro. Il ne manque finalement que l’Apple TV, mais au vu de l’objectif de l’app, cette absence est logique.

Heypster sur iPhone. Image iGeneration.

L’application permet de rechercher des GIF puis de les insérer rapidement dans un email, une messagerie instantanée ou n’importe quelle autre app prenant en charge ces images animées. En plus du moteur de recherche, il est possible de découvrir des GIF via un classement par tags ou par catégories.

La version 6 de Heypster se met à la page du Liquid Glass et gagne en fluidité sur toutes les plateformes. Pour simplifier le partage de contenu, l’application propose un clavier tiers sur iOS. Celui-ci ne sert pas à saisir du texte, mais à accéder à la bibliothèque depuis n’importe quelle app, sans devoir revenir dans Heypster. La mise à jour réduit les temps de chargement et améliore la recherche de ce clavier.

Dans la même veine, Heypster dispose aussi d’une extension iMessage permettant de rechercher rapidement des GIF sans passer par le clavier dédié. Avec cette version 6, l’extension gagne également en fluidité et en raffinement visuel.

Le clavier tiers pour iOS (ici dans Mail) et l’app iMessage. Image iGeneration.

L’application ne contient pas de publicité et ne collecte aucune donnée personnelle. Après avoir ouvert la porte à des GIF sponsorisés à ses débuts, Kevin Choleau a finalement choisi un modèle économique reposant uniquement sur des API payantes destinées aux développeurs qui souhaitent intégrer un moteur de recherche de GIF dans leur propre application. Le créateur d’Heypster espère d’ailleurs attirer ceux qui seront bientôt touchés par la fermeture de l’API de Tenor par Google. L’application sert de vitrine pour son catalogue de GIF de haute qualité.


  1. Florent Morin, qui a signé plusieurs articles axés sur le développement dans nos colonnes, a contribué à cette mise à jour.  ↩︎

Cet AirTag destiné à être planqué sous le capot est alimenté par la batterie 12 V d’une voiture

Nicolas Furno

mardi 26 mai à 17:32

Accessoires

Quand on n’a pas encore de voiture connectée capable de vous indiquer sa position depuis une app, caler un AirTag dans l’habitacle est une bonne manière de la retrouver plus facilement. Le traqueur vendu par Apple n’offre qu’une autonomie d’environ un an, ce qui n’est pas pratique si on veut planquer l’objet dans un coin discret. Il faut penser à le ressortir de temps en temps pour changer sa pile CR2032, une contrainte qui a motivé un ingénieur dans l’automobile à trouver une meilleure solution. Il a eu une idée étonnante : alimenter un AirTag caché sous le capot avec la batterie 12 V du véhicule.

Le système imaginé par cet ingénieur consiste en une petite carte qui récupère l’alimentation de la voiture pour la rendre compatible avec l’AirTag, ainsi qu’un couvercle qui se referme solidement. Image @NorioDelux@x.
Le système imaginé par cet ingénieur consiste en une petite carte qui récupère l’alimentation de la voiture pour la rendre compatible avec l’AirTag, ainsi qu’un couvercle qui se referme solidement. Image @Norio_Delux@x.

Toutes les voitures, même les électriques1, intègrent encore une batterie dite accessoire ou auxiliaire. C’est elle qui gère les systèmes bas niveau du véhicule, notamment l’ouverture des portes, puis le démarrage du moteur thermique ou l’activation de la batterie principale sur un électrique. Elle reste toujours active et c’est pourquoi cet ingénieur installé au Japon a eu l’idée de l’utiliser pour alimenter le traqueur conçu par Apple.

Il explique sur X avoir créé un petit circuit qui adapte la tension en reprenant la même forme que la pile d’origine et qui est relié à deux fils branchés aux bornes de la batterie. Il a aussi imaginé un capot, en plastique sur son prototype, pour refermer l’AirTag avec un bon maintien. C’est important pour que la balise s’active correctement (c’est le couvercle en métal d’origine qui l’allume), et pour que l’ensemble reste bien en place dans un véhicule en mouvement. Les vibrations peuvent être importantes sous le capot, alors mieux vaut un système qui tient solidement.

Ce premier prototype devrait mener à un produit commercial qui pourrait être vendu dès le mois de juin, comme il l’annonce également sur X. C’est plutôt astucieux, même s’il faut garder en tête qu’un AirTag n’est pas l’idéal pour se prémunir contre un vol. Le malandrin recevra rapidement une notification pour lui indiquer qu’un traqueur le suit et il connaîtra ainsi assez vite l’existence de la balise. Même planqué sous le capot, l’accessoire restera facile à retrouver pour quelqu’un d’un minimum débrouillard.

Ajoutons qu’il existe sur le marché des solutions plus simples et surtout plus universelles pour ajouter une autonomie géante à un AirTag. Des boîtiers utilisent des piles plus grosses, en général AAA ou AA, pour allonger la durée de vie de cinq à dix ans selon les modèles. Avantage supplémentaire, le traqueur est alors bien protégé dans un étui costaud, ce qui n’est pas le cas du bricolage présenté ici.

ElevationLab imagine un boîtier qui doit protéger et alimenter un AirTag pendant… 10 ans

ElevationLab imagine un boîtier qui doit protéger et alimenter un AirTag pendant… 10 ans

AirTag : cette coque promet jusqu’à cinq ans d’autonomie avec deux piles AAA

AirTag : cette coque promet jusqu’à cinq ans d’autonomie avec deux piles AAA


  1. Et à quelques très rares exceptions près, notamment chez Tesla… qui n’ont de toute manière pas besoin d’AirTag.  ↩︎

Source :

L’iPhone pliant rencontrerait de nouveaux problèmes de production

Félix Cattafesta

mardi 26 mai à 16:06

iPhone

Apple fait visiblement face à de nouveaux problèmes de production pour son premier iPhone pliant. Selon Fixed Focus Digital, Cupertino rencontrerait des difficultés de rendement en phase de préassemblage. Le souci serait lié à la technologie de montage en surface, une technique servant à fixer des composants électroniques directement sur un circuit imprimé.

Cette étape compliquerait le préassemblage et empêcherait Apple d’atteindre les rendements espérés. La situation serait préoccupante pour Apple, même si le fuiteur ne va pas jusqu’à dire que le lancement de septembre est menacé.

Cette nouvelle rumeur arrive quelques jours après une autre indiscrétion signée Instant Digital selon laquelle la charnière de l’iPhone pliant ne satisferait toujours pas pleinement les exigences d’Apple. Elle échouerait notamment à passer certains tests d’ouverture et de fermeture prolongés à haute fréquence. Le fuiteur affirmait toutefois lui aussi que ces difficultés ne devraient pas forcément repousser la fenêtre de lancement.

La charnière de l’iPhone pliant ne serait toujours pas suffisamment résistante pour Apple

La charnière de l’iPhone pliant ne serait toujours pas suffisamment résistante pour Apple

Selon les rumeurs, la production aurait déjà pris un à deux mois de retard. La commercialisation à l’automne 2026 ne serait pas en danger pour autant, avec une production de masse qui resterait prévue pour juillet. Mark Gurman de Bloomberg, indiquait de son côté en avril que l’iPhone pliant restait attendu pour une présentation en septembre, aux côtés des iPhone 18 Pro, avec une mise en vente dans la foulée ou légèrement plus tard.

La production de l’iPhone pliant serait en retard, sans remettre en cause une sortie à l’automne

La production de l’iPhone pliant serait en retard, sans remettre en cause une sortie à l’automne

Apple semble donc avoir rencontré quelques embûches, ce qui n’a rien de très surprenant au vu de la complexité de l’engin. Pour son premier iPhone pliant, le constructeur devrait chercher à éviter les compromis visibles, avec une charnière robuste, un pli aussi discret que possible et un châssis particulièrement fin. Autant de détails qui peuvent compliquer le passage du prototype au produit fabriqué à grande échelle.

Source :

Amazon lance en bêta Alexa+ en France, son assistant vocal dopé à l’IA

Stéphane Moussie

mardi 26 mai à 15:38

Domotique

Un an après son arrivée aux États-Unis, Alexa+ fait ses premiers pas en France. Amazon ouvre l’accès anticipé à son nouvel assistant vocal dopé à l’intelligence artificielle. Par rapport à l’Alexa d’origine, cette version Plus repose sur une nouvelle architecture qui oriente chaque requête vers un modèle d’IA. Parmi les plus de 70 modèles mobilisés, ce sont les modèles Nova d’Amazon qui font la majeure partie du boulot, mais on trouve aussi des technologies d’Anthropic et de Mistral.

Le géant du commerce explique cette diversité par le fait qu’une commande liée à la maison connectée ne demande pas les mêmes capacités qu’une question plus générale, par exemple. Les modèles de Mistral sont, eux, présentés comme particulièrement efficaces pour évaluer la qualité des réponses d’Alexa+ dans les langues autres que l’anglais.

Image Amazon

Cette architecture nourrit de nombreuses promesses, mais aussi plusieurs défis, car les débuts d’Alexa+ aux États-Unis n’ont pas été très convaincants. Amazon promet avant tout des conversations plus naturelles. Les phrases inachevées ou les expressions familières doivent être mieux prises en compte dans les échanges.

Et par « naturel », Amazon entend aussi « personnalisé » : Alexa+ doit apprendre vos goûts et vos routines pour vous répondre comme le ferait un proche. Son ton doit évoluer au fil des conversations : si votre équipe de foot gagne, l’assistant est supposé se montrer plus enthousiaste lorsque vous lui demandez le résultat du match. Reste à voir comment cela sera mis en œuvre, car mal exécuté, ce genre de fonction peut aussi vite paraître artificiel.

Toujours dans cette logique de conversation plus naturelle, Amazon insiste sur l’adaptation d’Alexa+ au français. L’assistant connaît par exemple le débat futile entre pain au chocolat et chocolatine1 et sait que mettre des glaçons dans du vin est interdit, sauf si c’est du rosé. Va-t-il chanter la Marseillaise avant chaque match de l’équipe de France pendant la Coupe du monde ? On demande à voir.

Amazon annonce aussi un changement qui pourrait être diversement apprécié : le vouvoiement laisse désormais place à un tutoiement plus familier. Espérons qu’une option permette de revenir en arrière pour les utilisateurs qui préfèrent garder leurs distances avec l’assistant vocal.

+ d’intelligence

En branchant des modèles d’IA à son assistant vocal, Amazon veut aussi le rendre plus intelligent et plus proactif. Par exemple, en disant simplement « il fait sombre », Alexa+ pourra allumer les lumières en comprenant que vous parlez de la pièce où vous vous trouvez. Ou encore répondre à une requête du type : « Alexa, c’est quoi ce film où une fille qui a des parents sourds chante une chanson en langue des signes ? » et lancer La Famille Bélier.

Image Amazon

Alexa+ est également censée anticiper certaines routines, comme chauffer la maison avant votre retour, lancer la machine à café au réveil ou signaler les nouveaux épisodes de votre série préférée. L’interaction avec des services tiers est aussi mise en avant. Amazon annonce de nouveaux partenaires comme TheFork pour les réservations de restaurant dans les prochaines semaines, puis plus tard dans l’année MesDépanneurs pour réserver un artisan ou encore Tripadvisor pour organiser des voyages.

Il faudra évidemment juger tout ça sur pièce, car faire évoluer un assistant vocal vers l’IA générative est loin d’être une mince affaire. Toute la logique du service doit être repensée. Une mission d’autant plus sensible qu’Amazon souligne qu’Alexa est l’assistant vocal le plus populaire en France. L’an dernier, les Français lui ont posé plus de 190 millions de questions pour obtenir des informations.

Aux États-Unis, les débuts d’Alexa+ ont été marqués par une expérience parfois frustrante au quotidien. L’assistant se montre plus lent que certaines solutions concurrentes, comme celles d’OpenAI, tout en rencontrant des difficultés sur des actions basiques que l’Alexa classique savait très bien gérer. Cette nouvelle version a aussi tendance à ignorer certaines commandes et n’échappe pas aux hallucinations des modèles d’IA.

Alors que le nouveau Siri se fait attendre, Alexa+ peine toujours à convaincre

Alors que le nouveau Siri se fait attendre, Alexa+ peine toujours à convaincre

Disponibilité

Amazon va progressivement ouvrir l’accès anticipé à Alexa+ à certains clients français disposant d’un appareil compatible. Les utilisateurs concernés seront informés par e-mail ou via une notification sur leur appareil une fois leur accès activé. Vous pouvez demander à faire partie des testeurs sur cette page.

Alexa+ est gratuit pendant la phase d’accès anticipé, au moins jusqu’au 15 septembre 2026. Ensuite, l’abonnement passera à 22,99 € par mois. Oui, par mois, et non par an. Comme Alexa+ sera inclus dans l’abonnement Prime, il sera plus intéressant d’opter pour cette formule, facturée 6,99 €/mois ou 69,90 €/an — à moins qu’Amazon n’en profite pour revoir prochainement ses tarifs à la hausse afin d’intégrer le coût d’Alexa+.

L’assistant de nouvelle génération ne sera pas compatible avec tous les appareils Amazon. Les modèles les plus anciens en seront privés, faute de mémoire suffisante. Sont concernés : Echo Dot 1re génération, Echo 1re génération, Echo Plus 1re génération, Echo Show 1re génération, Echo Show 2e génération et Echo Spot 1re génération.

Du côté des Fire TV, les appareils compatibles sont les suivants : Fire TV Stick HD, Fire TV Stick 4K Select, Fire TV Cube (3e génération), Fire TV Stick 4K Max (2e génération) et Fire TV Stick 4K Plus (2e génération). Alexa+ n’est actuellement pas prise en charge sur les tablettes Fire ni sur les appareils tiers intégrant Alexa. Amazon prévoit toutefois d’étendre l’accès à Alexa+ sur le web ainsi qu’à d’autres appareils dans le courant de l’année.


  1. C’est pain au chocolat.  ↩︎

CheckPack se refait une beauté et mise sur l’IA pour préparer vos valises

Félix Cattafesta

mardi 26 mai à 12:10

App Store

CheckPack, cette sympathique application pour s’assurer que vous n’oubliez rien dans votre valise, continue de s’améliorer. L’interface a été revue et l’app a gagné un système de création de liste générée par IA. Le concept est assez malin, CheckPack suggérant tout un tas d’objets à ne pas oublier avant le départ.

Création d’une liste dans CheckPack. Images iGeneration

L’app récupère désormais différents détails sur un voyage à la création d’une liste. On peut y entrer les dates, le nombre de personnes et les activités envisagées (randonnée, vélo, concert…). Plusieurs aspects sont demandés, comme le type d’hébergement ou le moyen de locomotion afin de suggérer des objets précis. La météo prévue sur place est aussi prise en compte, tout comme les raisons du voyage afin d’affiner les suggestions.

La création de liste par IA est rapide et les résultats pertinents. En planifiant un voyage à la mer, l’app suggère d’emporter de la crème solaire, un maillot et des serviettes. Il y a forcément dans le lot des suggestions qui ne correspondent pas, mais on peut supprimer des éléments et garder sa liste finalisée pour la réutiliser plus tard.

J’ai bien eu quelques petits oublis (l’app m’a suggéré un seul T-Shirt pour un voyage d’une semaine) et les listes générées ont tendance à être bien remplies, mais l’ajout de l’IA est plutôt pertinent. Mieux vaut trop de suggestions que pas assez, et on peut toujours croiser les propositions de l’IA avec les listes d’autres utilisateurs afin d’être sûr de ne rien oublier.

Les suggestions pour un voyage en solo d'une semaine. Images iGeneration

Sous le capot, le développeur explique avoir revu la base du code et miser sur une expérience native en s’appuyant sur les outils d’iOS. L’app est complète, avec un système de liste partagée pour les voyages à plusieurs ou de « pack » pour noter ses affaires et les réutiliser facilement. CheckPack et ses suggestions d’IA sont gratuites, mais un abonnement facturé 15 € par an permet de débloquer quelques petites fonctions pour les utilisateurs les plus investis.