La gamme de détecteurs de présence sur pile compatibles avec Matter s’est rapidement élargie depuis l’apparition des premiers produits et SwitchBot fait désormais partie des fabricants avec un modèle à son catalogue. Son détecteur de présence est vendu à un tout petit prix, 33 € officiellement même s’il est souvent affiché à 28. C’est un point fort même s’il faut souligner d’emblée qu’il nécessite du matériel additionnel pour l’ajouter à son installation domotique standard. Ce petit prix a-t-il réduit son efficacité pour autant ? Voyons-le ensemble.
Un petit détecteur de présence facile à vivre
Commençons peut-être avec un rappel lexical. Un détecteur de présence est un appareil conçu autour d’un radar qui émet des ondes millimétriques capables d’identifier une personne même si elle ne bouge pas, grâce à ses déplacements les plus infimes (y compris ceux liés à la respiration). C’est une évolution du détecteur de mouvements qui repose sur les ondes infrarouges pour repérer une personne qui se déplace dans une pièce, avec une précision insuffisante toutefois pour identifier une présence statique.
Si cette technologie est bien meilleure pour les automatisations, elle a longtemps souffert d’un prix et d’une consommation trop élevés, ce qui la limitait à des produits chers et surtout alimentés en permanence. C’est désormais fini, avec plusieurs appareils qui fonctionnent sur des piles et peuvent être installés n’importe où. Le prix du modèle de SwitchBot est un bon rappel aussi que les radars deviennent bon marché : certains détecteurs de mouvements sur ondes infrarouges sont vendus bien plus cher.
Si ce capteur de présence n’est pas cher, ce n’est pas pour autant qu’il est de mauvaise qualité. Le produit reprend l’aspect général de l’ancien capteur de mouvements de la marque, formant un carré blanc de 5,4 cm de côté sur 3 cm d’épaisseur. Comme toujours, le fabricant est généreux avec tous les accessoires que l’on peut imaginer pour positionner l’appareil partout et dans tous les sens, ce qui est indispensable pour un bon fonctionnement. J’aime en particulier le petit pied fourni qui est parmi les meilleurs du genre avec son aimant pour plaquer l’appareil sur une surface métallique, les deux attaches (au dos ou en dessous) et l’ajustement facile de l’angle.
Dans le paquet, on trouve encore deux piles AAA, puisque c’est le mode d’alimentation choisi par SwitchBot. Le constructeur promet jusqu’à deux ans d’autonomie, un an de moins que sur son détecteur de mouvements, ce qui prouve bien que le radar n’est plus un gouffre en matière de consommation. Il faut aussi rappeler qu’il n’est pas actif en permanence, comme en témoigne la présence de la demi-sphère en façade. Elle cache en effet un émetteur infrarouge, qui sert à d’abord identifier un mouvement avant de passer le relai au radar pour surveiller la présence maintenue.















