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Les trois iPhone qui vous ont laissé un mauvais souvenir

Nicolas Furno

Thursday 04 February 2016 à 12:20 • 80

iPhone

Notre dernier sondage sur iGeneration s’intéressait non pas à votre iPhone préféré, mais à celui qui vous a laissé le plus mauvais souvenir. Quel est le plus mauvais téléphone d’Apple selon vous ? Il n’y a pas eu un modèle désigné en particulier, vos doigts ont pointé en masse trois modèles. Les trois iPhone qui vous ont laissé un mauvais souvenir sont le 3G, le 4 et le 5.

Les résultats du vote avec les trois gagnants… ou perdants, c’est selon.
Les résultats du vote avec les trois gagnants… ou perdants, c’est selon.

Rétrospectivement, que pouvait-on reprocher à ces trois modèles ? Petit retour en arrière sur les cancres dans la famille iPhone !

L’iPhone 3G et son plastique craquant

L’iPhone 3G est le premier téléphone Apple qui a dépassé le cercle des premiers fans et qui a connu un vrai succès. Sorti un an après l’iPhone EDGE, en 2008, il optait pour une construction simplifiée, avec un dos entièrement en plastique, et il corrigeait l’un des plus gros défauts de son prédécesseur en intégrant une puce 3G. C’est aussi avec cette génération qu’Apple a intégré un GPS et proposé deux coloris, le blanc en plus du noir.

Un iPhone 3G blanc
Un iPhone 3G blanc

Cette génération a contribué à la réussite d’Apple et alors que le premier iPhone n’était vendu que dans une poignée de pays, il a été commercialisé un petit peu partout dans le monde dès son lancement. Le constructeur a vendu un million d’iPhone 3G dès le premier week-end de vente, un record pour l’époque. Un beau succès, incontestablement, alors pourquoi le retrouver dans ce classement des mal-aimés ?

Le plastique utilisé au dos de l’iPhone était agréable, notamment parce qu’on le prenait bien en main. De l’avis de certains, c’est même le dos le plus confortable jamais conçu par Apple : aucun risque de le lâcher et il épousait parfaitement la forme de la main. Un sentiment renforcé, il faut le dire, par sa petite taille. Mais ce plastique avait un gros défaut : il cassait beaucoup trop facilement.

Sur cette photo, les marques sont profondes et il faut reconnaître que cet iPhone 3G a bien servi. Néanmoins, il n’était pas rare d’avoir de telles fissures dès la première année, souvent autour des connecteurs ou des boutons de volume. On connaît certains malchanceux qui ont eu trois modèles différents en un an, les deux premiers ayant été changés par Apple suite à l’apparition de fissures au niveau des boutons de volume.

Un iPhone 3G qui a bien vécu, et qui porte les traces de cette utilisation. Cette fissure est la plus profonde et la plus visible, mais il y en a de multiples autres, notamment au niveau des connecteurs et ports.
Un iPhone 3G qui a bien vécu, et qui porte les traces de cette utilisation. Cette fissure est la plus profonde et la plus visible, mais il y en a de multiples autres, notamment au niveau des connecteurs et ports.

Et quand ce n’était pas ici, c’était autour des vis ou du connecteur Dock 30 broches en dessous, ou bien du jack sur le dessus. Quand ce n’était pas carrément au dos, comme sur notre exemplaire. Apple a eu du mal avec le plastique utilisé à la fin des années 2000 et l’iPhone 3G n’est pas le seul concerné. On se souvient que les MacBook de l’époque souffraient aussi de plastique craqué. Avec le 3GS, le constructeur avait manifestement trouvé une solution et ce nouveau modèle tenait bien mieux le choc.

Ce plastique craquant était sans conteste le plus gros défaut de l’iPhone 3G, mais l’ajout d’une puce 3G et du GPS a aussi amené certaines critiques autour de l’autonomie. Pour un téléphone 3G en 2008, il s’en sortait pourtant assez bien (il avait une autonomie en 3G meilleure que ses concurrents), mais à en juger ces témoignages de l’époque, on était surtout surpris d’avoir à charger un téléphone tous les jours.

Je possède mon iPhone 3G depuis deux semaines à présent et je dois dire qu’être tombé sur ce fil me rassure… En effet, je commençais à être inquiet de devoir le charger tous les jours et je suis “rassuré” de voir que c’est “normal”.

D’autres, comme ced68, avaient bien compris ce qui se passait en fait :

Et niveau autonomie, si je l’utilisais comme j’utilisais mon ancien téléphone (juste pour téléphoner donc), je tiendrais facilement 3–4 jours avec. Sauf que mes habitudes d’utilisation d’un téléphone ont radicalement changé du jour en lendemain grâce à (ou à cause) de l’iPhone.

Pour aller plus loin :

L’iPhone 4 et le fameux Antennagate

L’iPhone 4 est le premier produit Apple à intégrer un écran Retina. Un concept nouveau pour désigner la définition quatre fois supérieure de son écran, qui reste à 3,5 pouces, mais affiche des graphismes bien mieux définis. C’est utile pour les photos, mais aussi pour le texte que Steve Jobs vantait comme étant aussi précis que sur du papier.

Ce modèle introduisait aussi le premier changement de design majeur et c’est peut-être le téléphone le plus « précieux » du constructeur. Avec ses deux faces en verre, son contour en acier, mais aussi avec sa caméra cerclée de métal à l’arrière, l’iPhone 4 avait un côté luxueux. Le créateur d’Apple avait cité le nom de Leica et c’est vrai que l’appareil rappelait les produits du constructeur allemand.

Un bel objet, certes, mais un objet fragile. Les deux faces en verre réputées indestructibles cassaient plus souvent qu’Apple voulait le dire. À tel point que les « bumpers », ces protections minimales que le constructeur vendait une fortune et qui se contentaient d’ajouter une couche de caoutchouc au-dessus de l’acier, se sont vite avérés indispensables. Et pas seulement pour protéger le verre un peu trop fragile en cas de chute, mais aussi pour maintenir la qualité de réception.

L’iPhone 4 est en effet synonyme d’Antennagate, sans conteste la plus grande polémique affrontée par le constructeur depuis le retour de Steve Jobs. Petit rappel des faits : sur ce modèle, les antennes cellulaires sont placées autour de l’appareil. Le contour en acier n’est pas seulement esthétique, il est aussi pratique : le métal sert en fait d’antennes. Une bonne idée sur le papier… mais qui a un inconvénient majeur : quand on tient le téléphone dans la main, on peut très facilement atténuer, voire bloquer, la réception.

Le téléphone est sorti au mois de juin 2010 et le scandale s’est construit très rapidement pendant les premières semaines de commercialisation et au cœur de l’été. Des milliers de vidéos montraient comment, en tenant simplement l’iPhone 4 dans la paume de sa main, on pouvait perdre l’accès au réseau, y compris en plein appel. Il y avait manifestement un problème, mais le vrai scandale, ce fut le silence d’Apple puis sa réponse déplacée.

Il a fallu attendre le milieu de l’été pour que le constructeur réagisse enfin. Steve Jobs a interrompu ses vacances en famille à Hawaï pour inviter quelques journalistes à une conférence qui a eu lieu le 16 juillet 2010. Une demi-heure, sans véritables excuses, mais avec quelques justifications techniques et surtout un doigt accusateur contre la concurrence qui ne faisait pas mieux. Ce qui était vrai, mais ce n’était pas une défense très futée et même si le problème de l’Antennagate a probablement été exagéré, cette arrogance de la part d’Apple n’a jamais vraiment quitté l’entreprise.

Steve Jobs, sur la scène du keynote organisé en catastrophe suite au scandale. Le patron d’Apple avait alors détaillé le fonctionnement des antennes sur l’iPhone 4 et tenté de justifier les choix de l’entreprise.
Steve Jobs, sur la scène du keynote organisé en catastrophe suite à la polémique. Le patron d’Apple avait alors détaillé le fonctionnement des antennes sur l’iPhone 4 et tenté de justifier les choix de l’entreprise.

À l’époque, la seule solution trouvée par Apple pour se sauver la face a été de distribuer des bumpers gratuitement. En ajoutant une couche de plastique, les antennes étaient mieux protégées et on évitait le problème. Un an plus tard, l’iPhone 4s sortait avec la vraie solution : des séparateurs supplémentaires qui évitaient le court-circuit des antennes provoqué en plaçant le téléphone dans le creux de la main.

Comme quoi, Apple avait bien fini par trouver un moyen de contourner les lois de la physique… Et depuis cet incident de parcours, la réception des iPhone a été irréprochable, quitte à susciter quelques critiques sur les antennes trop visibles au dos des téléphones, mais ça, c’est une autre histoire...

Pour aller plus loin :

L’iPhone 5 et son chanfrein trop fragile

Le troisième téléphone Apple qui ressort du sondage est l’iPhone 5, un modèle sorti en 2012 et qui souffre d’une mauvaise réputation esthétique. Là encore, c’est un modèle significatif à plusieurs égards, le principal étant probablement le changement de taille d’écran. Le constructeur a longtemps été timide dans ce domaine, mais après cinq générations bloquées sur les 3,5 pouces de l’iPhone Edge, on passait à un écran de 4 pouces.

L’iPhone 5 était un joli téléphone… mais même en faisant très attention, on finissait toujours par l’abîmer, surtout sur les côtés.
L’iPhone 5 était un joli téléphone… mais même en faisant très attention, on finissait toujours par l’abîmer, surtout sur les côtés.

Le design a aussi changé et après le plastique et l’acier, c’est l’aluminium qui fait son retour, mais cette fois sur la tranche et au dos. En la matière, chacun se fera son opinion, mais le design de l’iPhone 5 est très plaisant, peut-être encore plus ce modèle « ardoise » beaucoup plus foncé que le « gris sidéral » de l’iPhone 5s. Encore aujourd’hui, ce monobloc complètement sombre fait son effet… mais un effet gâché par une finition fragile, beaucoup trop fragile.

Quoi que vous fassiez, même en laissant le téléphone en permanence dans une coque de protection, le chanfrein noir si élégant tout autour de l’iPhone 5 prenait des coups. Au fil du temps, le noir s’estompait et laissait place au métal brillant assez disgracieux. Le modèle blanc était moins touché, mais dans tous les cas, cette génération est peut-être la plus sensible aux petits chocs du quotidien. Et là encore, la solution a été trouvée l’année suivante, avec des iPhone 5s qui ne perdaient pas si facilement leurs couleurs.

Cette photo prise quelques mois après la sortie montre déjà les traces sur le chanfrein… alors que cet iPhone avait été conservé essentiellement dans un étui !
Cette photo prise quelques mois après la sortie montre déjà les traces sur le chanfrein… alors que cet iPhone avait été conservé essentiellement dans un étui !

L’appareil photo de l’iPhone 5 souffrait aussi d’un défaut parfois pénible : on pouvait assez facilement afficher des artefacts lumineux. Un halo violet apparaissait plutôt vite, puisqu’il suffisait d’avoir une source lumineuse forte dans un coin de l’image pour l’obtenir. On pouvait facilement l’éviter en changeant très légèrement le cadre, mais c’était quand même gênant au quotidien. Même s’il faut reconnaître que l’iPhone 4s souffrait du même problème, en moins accentué toutefois.

L’appareil photo de l’iPhone 5 (gauche) affichait de temps en temps un halo violet. Celui de l’iPhone 5s (droite) corrigeait ce défaut.
L’appareil photo de l’iPhone 5 (gauche) affichait de temps en temps un halo violet. Celui de l’iPhone 5s (droite) corrigeait ce défaut.

Pour aller plus loin :

Un conseil ? Privilégier les générations S…

Nous avions publié le sondage en ayant une idée des résultats attendus, mais on ne pensait pas avoir une sélection aussi franche. Les trois iPhone les moins appréciés sont tous les premiers modèles avec un nouveau design, des générations qui changent profondément le téléphone et non pas les générations « S » qui suivent l’année d’après. L’iPhone 6 n’est pas dans la liste, probablement parce qu’il n’est pas aussi courant, mais il mériterait sa place, surtout le 6 Plus qui pliait trop facilement…

Les mal-aimés : iPhone 3G en blanc en bas, iPhone 4 au premier plan et iPhone 5 derrière.
Les mal-aimés : iPhone 3G en blanc en bas, iPhone 4 au premier plan et iPhone 5 derrière.

Ainsi, s’il fallait tirer une conclusion de ce retour en arrière, ce serait bien d’éviter les premières générations. Le choix le plus raisonnable est d’attendre la version améliorée l’année suivante, qui est débarrassée de la majorité des défauts et par ailleurs beaucoup plus rapide, surtout ces dernières années.

Pour finir, on remarque aussi que sur les trois modèles relevés ici, deux ont souffert de problèmes esthétiques. Même l’Antennagate, plus grave, n’a pas suffi à nuire réellement à l'iPhone 4 dans le sondage. Au fond, le bilan est plutôt positif pour Apple : depuis bientôt neuf ans, ses téléphones ont maintenu un niveau de qualité élevé. Ce qui contribue aussi à notre exigence…

Et d’ailleurs, quel iPhone au contraire vous a laissé le meilleur souvenir ? C’est l’objet de notre nouveau sondage !

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